Sang Noir version 2.0

( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)

NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI

Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !

MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !

En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !

Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.

Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.

Alors partez du principe que vous êtes prévenu.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Chapitre 20 :

Yule

Avalon toute entière était en effervescence. Chacun s'affairait pour que la fête organisée au Palais pour le solstice d'Hiver soit une réussite.

Depuis plusieurs jours, les elfes et les serviteurs qui s'occupaient des repas, faisaient ronfler les fourneaux. Les diverses maisons de coutures faisaient leur ultimes livraisons ou réajustaient en hâte, un galon, un revers, ou un bouton. Les fées chargées de la décoration peaufinaient les derniers détails. De nombreuses pièces allaient être ouvertes aux publics et tout devait être parfait. Là une fleur ou une branche de gui. Ici une guirlande mal accrochée ou abîmée. Le tout sous la houlette du comité des fêtes dont Harry faisait maintenant partit.

Les balcons et les plafonds étaient décorés de guirlandes de pin torsadées de dentelles d'argent. Les colonnades étaient recouvertes de même, mais avec des roses et des bâtons de cannelles qui diffusaient un parfum délicat et subtil. Les sapins étaient agrémentés de décorations de cristal, d'or et d'argent, de perles de cultures ou de fines dentelles.

Dressés sur d'immenses tréteaux, les mets emblématiques du solstice. Du nougat, des pommes, des poires, des oreillettes, des fruits confits, des calissons, des fougasses, des pâtes de fruits, des tourtes chaudes, des noix, des amandes grillées, des tartes au citron meringuées, des dattes, du vin cuit, de l'eau de coin, des pistaches, des sorbets, des confitures, des brioches, de la pâte d'amande et plusieurs assortiments de fromages. Sans oublier assez d'alcool pour saouler une colonie de troll des montagnes…

Au milieu de ce décor enchanteur, Harry, accompagné de Charlie, qui devenait son ombre, alors que Neville se faisait de plus en plus rare, aidait une équipe de fées qui peinait à raccrocher une guirlande de pin récalcitrante, dans la salle où il avait fait sa présentation, mesuré par les essais de l'orchestre qui finissait de se préparer dans une des alcôves qui avait été privatisée à leur intention.

Lorsqu'ils eurent finit de poser l'ultime épingle, ils redescendirent de leur perchoir et soupirèrent de contentement, heureux d'avoir apporté leur humble contribution à l'évènement.

Harry tout particulièrement, qui retrouvait l'ambiance de fête qui l'avait bercé durant toute sa vie, tandis qu'il aidait à organiser les diverses commémorations, que ce soit avec ses gens ou sa famille. Alors qu'il allait aviser l'heure tardive, les portes claquèrent, dévoilant Marie-Louise Weasley et Lady Zabini.

L'assemblée sursauta de concert, les violons crissèrent, le piano fit une fausse note, les cors manquèrent de souffle et les fées se recroquevillèrent derrière le calice. En les voyant encore là, tout débraillés et échevelés, les deux mères de familles manquèrent s'étouffer d'indignation. Désapprobatrices, elles firent les gros yeux en marchant vers eux avec un pas d'éléphant en train de charger.

Les deux compères firent aussitôt un pas en arrière, avant de se ratatiner sur eux même comme des enfants pris en faute, ce qu'ils étaient presque sûr de ne pas être…

« Que faites-vous encore là ?! Tout le monde est partit se préparer pour la fête et vous, vous suez sang et haut pour quelques pauvres guirlandes ?!

-Mais maman, il nous reste bien assez de temps pour….

-Assez de temps ?! S'offusqua la vampire. Vous déraisonnez ! Vous aurez de la chance si vous n'arrivez pas en retard !

-FILEZ ! Ordonnèrent-elles dans un bel ensemble. »

Leur instinct de survie les mit en branle et ils se sauvèrent sans plus de protestation. Pour arriver jusqu'aux appartements du calice, ils durent slalomer entre les différents corps de métiers qui s'affairaient encore dans les couloirs. Le maître mot était « perfection » et la perfection était dans les détails !

Une fois à destination, Dobby et Patience les apostrophèrent avec véhémence. Comme quoi les deux matrones n'étaient pas les seules à déplorer leur retard.

Ils les poussèrent presque tout habillé dans les bassins emplis d'eau chaude et parfumée, au risque de les ébouillanter comme deux homards. Si Harry riait devant leur état de nerf, qu'il trouvait un peu sur-joué, Charlie, lui, commençait à voir rouge et finit de se mettre en colère lorsque Patience voulu le laver elle-même, soi-disant pour aller plus vite…

Il se redressa dans toute sa suprême virilité et leur intima d'une voix tonitruante de colère, de les laisser se débrouiller seul s'ils ne voulaient pas finir noyer.

Ce besoin d'urgence lui donnait l'impression d'être en plein conflit armé. Ce qui était loin d'être le cas, ou en tout à son sens. Mais cela n'empêchait pas la pression de s'accumuler au point de le faire suffoquer. Il ferait beau voir qu'un bal de Yule, si important soit-il, finisse d'entamer sa patience, autant que sa bonhomie. Il bougonna encore quelques instants, sous les gloussements du brun, pas dupe quant à la véritable raison de son mouvement d'humeur.

Charlie était le cavalier tout désigné de Proserpine pour le bal. L'évènement finissait de donner le ton à leur idylle, la rendant officielle. Il allait la présenter dans les formes, ou en tout cas, autant que possible, à sa famille et tout soldat qu'il était, il en tremblait d'appréhension. Il avait eu son lot d'histoires sans conséquences, ni lendemain, mais aujourd'hui, avec la jeune calice, c'était loin d'être le cas et cette évidence effritait son courage, de même que son indépendance. Bien sûr, il dépendait de son chef d'état-major, et d'Harry, mais à présent, il allait falloir compter avec la nymphe et c'était quelque chose qui le ravissait et le faisait frémir en même temps. Son monde se réduisait à une seule personne. Cette constatation lui donnait le vertige.

Cette magnifique rencontre, il la devait en partie au brun à ses côtés. Comme Neville, qui rendrait son couple officiel ce soir, lors du bal, il avait acquis cette certitude : La Légende était vraie. Le Prince Calice portait chance !

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Quelques minutes avant le coucher du soleil, tous les membres de la cour, domestiques compris, se donnèrent rendez-vous dans les jardins. Il était de bon ton de saluer l'astre divin à la fin du jour le plus court de l'année.

Le lendemain, lorsqu'il resplendira de nouveau, ce sera pour prendre le pas sur la nuit. Ce soir, le Déesse Louve mettrait au monde le Dieu Cerf ressuscité.

Tandis que le dernier rayon de soleil disparaissait à l'horizon, les sortilèges apposés sur les candélabres, chandeliers et toutes les sources de lumières du palais s'illuminèrent d'un coup. On aurait dit que les sapins prenaient feu et que les lustres en cristal qui ornaient les plafonds étaient parés d'or, conférant au moindre recoin du palais une ambiance douce et enveloppante.

Les premières notes de musique s'élevèrent dans les airs et tout ne fut que joie et effervescence. Les convives se pressèrent à l'intérieur, là où les cheminées ronflaient d'un feu d'enfer, nourrit par des buches gravées à l'effigie du Dieu.

Harry, accompagné de Charlie et de ses Maréchaux, se tenait dans une petite alcôve à siroter du vin chaud à la cannelle et à grignoter quelques amandes. De là, il avait une vue imprenable sur la table de la famille royale, où Neville était officiellement présenté à celle-ci, chaperonné par sa grand-mère.

Emu et tremblant, le jeune homme avait les larmes aux yeux et le rouge aux joues. Une fois les félicitations données, ainsi que les embrassades de rigueur, le couple vint les saluer, avant de s'installer aux places laissées vacantes.

Harry prit son suivant dans ses bras et le félicita chaleureusement. Proserpine fit de même avec son enthousiasme habituel. Le reste de leur petit groupe se contenta de solennelles félicitations et autres vœux de bonheur sincères.

Ils dinèrent copieusement, sous les rire et les visites de courtisans qui venaient à tour de rôle présenter leurs hommages et leur respect pour cette nouvelle année, pour l'heureux couple ainsi qu'au prince Calice et ses Maréchaux.

La musique, jusqu'alors douce et lente, changea de rythme. L'heure était à la danse !

Chacun partit avec son cavalier ou sa cavalière, pour mieux tourbillonner sur la piste.

Harry accepta de danser avec nombre de courtisans et alla de bras en bras durant une bonne partie de la soirée. Lorsqu'il n'en puit plus, il alla se réfugier à la table qu'occupait Augusta Londubat, qui à cause de sa jambe, ne pouvait se permettre ce genre d'exercice de style.

Il lui teint compagnie un moment, appréciant que sa présence fasse reculer tous ceux qui oseraient encore l'inviter. Ils causèrent sur le mode badin, après que la cheftaine des petites mains l'ait remercié de son aide.

Son vieux cœur de grand-mère était au comble de la joie de voir son unique petit-fils au bras de l'homme qu'il aimait. Elle ne cessait de féliciter la providence de l'avoir mis à son service. Nul doute qu'ils se morfondraient encore comme deux âmes en peine sans son intervention.

Elle fut coupée dans son élan par l'arrivée de Draco. Ce dernier avait, comme le brun, accepté nombre d'invitation à danser, ainsi que nombre de conciliabule avec différents ministres et diplomates. Chacun profitait de la fête et il voulait en faire autant en invitant son amant.

Il s'inclina devant lui en claquant les talons, dans le pur style militaire, avant de lui prendre tendrement la main et de la baiser. Le Calice rougit jusqu'aux oreilles sous l'œil goguenard d'Augusta. Electrisé par le contact de leurs deux paumes, il resta sans voix lorsque le vampire fit sa demande.

Il hocha la tête en signe d'assentiment et le suivit docilement jusqu'à la piste.

Cela faisait si longtemps qu'ils s'étaient vus, que le Prince ne put s'empêcher de se pencher à son oreille pour mieux lui murmurer à quel point il lui avait manqué. Le ton de sa voix était si rauque, son souffle sur sa nuque si doux, que le brun en frissonna de la tête aux pieds.

La réciproque était on ne peut plus vraie et pour le faire savoir, il lui jeta un regard pétillant de malice, agrémenté d'un sourire en coin. Il leur tardait d'être à nouveau seuls tous les deux. En attendant, ils devaient se contenter de frôlements et d'œillades enfiévrées.

Leur manège, bien que discret, ne passa pas inaperçu auprès d'une personne qui, malgré le cavalier accroché à son bras, ne pouvait s'empêcher de les regarder. A l'affût du moindre de leur mouvement, il n'en ratait pas une miette. Leur intimité toute relative ne faisait que rajouter de l'eau à son moulin. Il devenait évident que son cher bourreau avait cédé à ses appétits et que la petite merveille y avait répondu avec délice. Mais contrairement à ce qu'il avait connu entre ses bras, il n'y avait que douceur, romantisme et passion.

N'est pas le Prince Calice qui veut après tout. Pourtant ils s'étaient aimés eux aussi... Ou avait-il été le seul à le faire ? Pourquoi ne pouvait on pas lui rendre ce qu'il donnait ? Ou alors donnait-il trop ? Surtout lorsqu'il n'y avait que peu d'espoir de retour ?

Blessé et en colère, Accolon décida qu'il était grand temps pour lui de prendre l'air, accompagné non pas par son cavalier, qu'il repoussa avec méchanceté, mais par une bonne bouteille… Ou deux. Englué dans sa douleur, il ne remarqua pas l'ombre de l'espion de Voldemort qui hantait inlassablement ses pas.

Il avait cru qu'Accolon serait bientôt dans les petits papiers du Prince Calice, surtout avec le geste qu'il avait eu envers lui à la patinoire. Mais il souffrait encore trop de son ancienne relation pour cela. Quel dommage, car il était le seul capable de lui fournir l'opportunité de mener sa mission à bien, en plus de faire un coupable idéal. Qui de mieux que le Dauphin, amant éconduit, diva sur le déclin, pour lui servir de bouc émissaire ?

Sans compter que ce ne serait pas la première fois que ce dernier tenterait quelque chose…

C'était son métier de savoir et même si comme le Prince Draconis et ses lieutenants, il n'avait aucune preuve pour étayer sa théorie, il était convaincu d'avoir raison. Une attaque de plus ou de moins à son actif ferait-elle une différence ?

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Harry et Draco dansèrent jusqu'à ce que la tête leur tourne. Comblés et heureux, ils prirent congés l'un de l'autre avec regret, le temps de reprendre souffle et de faire leur devoir envers la vie mondaine ou presque.

Le Calice se réfugia ventre à terre jusqu'à la table où Augusta l'attendait avec une gigantesque part de tarte au citron meringué, prétextant que l'exercice requiert des forces et qu'il en avait bien d'autre à venir…

« Suis-je donc un livre ouvert ? Se plaignit-il sans grande conviction.

-Si peu mon petit ! Mais je commence à vous connaître et il y a ce petit quelque chose dans vos yeux qui ne saurait tromper une vieille femme comme moi ! J'ai eu votre âge, quoique certaines mauvaises langues en disent ! »

En guise de réponse, le jeune homme se contenta d'un gloussement amusé, avant d'enfourner sans cérémonie un gros morceau de meringue dans sa bouche.

Tandis qu'il dégustait sa pâtisserie, ses yeux dérivèrent entre les différents convives, à l'affut de la silhouette de son amant. Ce dernier discutait avec un ministre quelconque et semblait préoccupé par ce qu'il lui disait. Il fut interrompu dans son investigation par le retour du reste de la tablée, désireux, eux aussi, de se poser quelques instants et de faire un sort aux douceurs laissées là à leur intention.

Entre deux bouchées gourmandes, une partie de belote se matérialisa. Les tours s'enchainèrent jusqu'à ce que leurs jambes endoloris par la danse soient de nouveau opérationnelles. Proserpine fut la première à quitter la table, entraînant, comme de coutume, Charlie dans son sillage. Les Weasley venaient de faire leur entrée, avec un retard qui mettait la matriarche aux bords de la crise d'apoplexie, et la Maréchale avait grande hâte de les rencontrer.

C'est en les suivants des yeux, qu'Harry découvrit Accolon dans les bras d'un Draco peu amène, qui peinait à s'en défaire sans provoquer un esclandre. Le Dauphin s'accrochait désespérément à lui, l'esprit embué par l'alcool. La situation commençait à devenir gênante. De plus en plus de monde les observait en chuchotant, à tel point qu'on pouvait les confondre avec un essaim d'abeille.

Le visage d'Harry restait de marbre, alors que son esprit bouillonnait d'indignation. Il n'avait qu'une envie : arracher cette sangsue du cou du vampire, qui commençait à approcher dangereusement ses lèvres des siennes ! La colère montait en lui, de même qu'une jalousie malsaine et destructrice qui voilait le monde derrière une tenture rouge sang.

Sur la table, les flammes des chandelles vacillèrent, jusqu'à finir par s'éteindre tout à fait. Un vent glacial souleva la nappe de fine dentelle. Sa respiration se faisait plus rapide et plus brusque alors qu'il faisait son possible pour ne pas répondre à ses plus vils instincts.

Il se répétait qu'il n'avait aucune légitimité à faire valoir ses droits sur Draco. Qu'une nuit entre ses bras n'était pas une raison suffisante pour égorger son Dauphin sans sommation, pour avoir piétiné ce que sa rancœur appelait « territoire ». Il n'était pas un vulgaire animal qui pissait sur ce qu'il estimait lui appartenir.

Tremblant de rage, il se leva et sortit de table aussi discrètement que possible, avant de perdre définitivement toute conscience. Il marcha d'un bon pas au travers des différents salons et corridors, pour atterrir dans une petite salle d'étude abandonnée. Il ferma la porte et se permit de respirer profondément, loin des chuchotements incessants et des prunelles inquisitrices.

Son cœur battait si fort dans sa poitrine, qu'il avait l'impression qu'il n'allait pas tarder à en jaillir. Son sang bouillonnait à un point tel, qu'il en faisait fondre ses barrières mentales.

L'inimité qu'il ressentait pour Accolon était en train de se transformer en une haine farouche qui lui faisait peur. Il était jaloux de son charisme et de son passé avec Draco, de l'intimité qui avait été la leur. Il avait conscience de leurs dissonances de même que leurs ressemblances. Il avait le même potentiel que son rival. Son besoin de reconnaissance, d'appartenance avait été si fort qu'il avait manqué le tuer sans plus de scrupule ou d'hésitation. Et cela lui était inconcevable.

Il acceptait l'idée de tuer pour préserver sa vie ou celle de ses proches. Ce qui servait de raisons aux autres, le pouvoir, la jalousie, la colère, la vengeance, étaient illusoires, démoniaques. Il devait les combattre farouchement jusqu'à l'annihilation ! Quoi que cela puisse lui en coûter.

Il dégrafa sa lavallière et défit les boutons de son col d'un geste brusque. Il devait à tout prix retrouver son calme ! Tranquilliser sa magie et refermer correctement ses barrières avant qu'un malheur n'arrive.

Il prit une lente et profonde inspiration et ferma les yeux. Il se focalisa sur son labyrinthe intérieur et consolida chaque buisson, chaque piège et colmata les fissures sur la bulle qui l'entourait. Son esprit retrouva sa sérénité salvatrice, laissant la haine disparaître. Il apprécia cette paix jusqu'à ce qu'un bruit le fasse sursauter.

Il papillonna un instant, hagard, avant de reprendre violemment pied avec la réalité.

Face à lui, tremblante et gémissante, se trouvait Stasia. Sa mise était désordonnée, ses cheveux emmêlés, et ses yeux d'or étaient emprunts de folie. Figé de stupeur autant que d'appréhension, le brun ne put esquisser le moindre geste, ni la moindre parole. Sa seule consolation était que la vampire ne pouvait pas s'introduire dans son esprit. Pas cette fois !

«Aidez-moi… Je vous en supplie. »

Sa voix était rauque et à peine audible, en plus d'être entrecoupée par des sanglots de désespoir.

Abasourdit, il lui répondit avec toute la verve dont il était capable :

« Moi, vous aider ? C'est une plaisanterie ?! Et vous aider à quoi, s'il vous plaît ?!

-A les faires taire, chouina-t-elle comme une enfant. Jour et nuit, ils ne me laissent aucun répit. Pitié ! »

Le visage inondé de larme, les mains jointes en prières, elle tomba à genoux devant lui.

« Mais de quoi parlez-vous par les Dieux ?! S'insurgea-t-il au bord de la crise de nerf.

-Les désirs ! Vous êtes le seul capable de faire taire leur voix.

-Non, je… Je ne sais pas faire ça… »

La voir si fragile, si différente de la créature qui l'avait attaqué, lui fendit le cœur. Il aurait voulu l'aider, soulager sa douleur, mais il n'avait aucune idée de la façon dont il pourrait s'y prendre. Ou plutôt, il avait peur de le savoir.

Elle se mit à ramper vers lui, sans cesser de pleurer et lui agrippa les jambes. Il chercha à se défaire de sa prise, mais manqua tomber à terre avec elle.

Parce qu'il préférait garder sur la rouquine un certain ascendant, il se garda bien de poursuivre.

« Bien sûr que si ! »

Elle saisit une de ses mains et la renifla comme le ferait un animal, puis à l'embrasser et à la lécher.

Harry eut un haut le cœur tant la sensation était dérangeante, à l'exact opposé avec ce qu'il avait ressenti quelques instants plus tôt, lorsque Draco avait eu ce geste pour lui. Il tenta une ultime fois de se débarrasser de sa poigne de fer, sans plus de succès.

Elle darda ses yeux d'or sur lui avec une telle intensité, qu'il sentit sa bulle craqueler. Ses pleurs s'étaient tus. Adieu l'angoisse et les supplications. Sa Malédiction venait de reprendre le pas sur elle, implacable. Dans un dernier murmure, elle conclue :

« Votre sang les fera taire. Juste une gorgée… »

Avant qu'il n'ait pu comprendre ce qui lui arrivait, la vampire se jeta sur lui. Ils tombèrent sur le dallage dans un bel ensemble, puis la rouquine se coucha sur lui pour l'empêcher de bouger.

Aussitôt, Harry fit comme Charlie le lui avait appris et crocheta fermement sa gorge, et la repoussa suffisamment pour caler un genou sur sa poitrine et l'envoyer au loin de toute ses forces. Stasia alla s'effondrer sur une table basse dans un craquement sinistre.

Sans attendre qu'elle se relève, le brun se campa sur ses jambes et se mit en position de combat.

La Parque se redressa en feulant, ses iris dorées empruntes de rouge. Elle s'apprêtait à bondir, lorsque la porte de la bibliothèque s'ouvrit dans un grand fracas.

C'était Lysandre !

Il ne fallut pas plus d'une minute au Maréchal pour analyser la situation et agir en conséquence. En un claquement de doigt, il transmuta et alla planter ses crocs dans le cou de Stasia. Il l'immobilisa sous sa masse, tandis qu'elle se débattait comme un beau diable, incapable de se dépêtrer.

C'est sur ces entrefaites qu'arrivèrent le Prince Draco et Charlie. A l'aide de liens ensorcelés, ils finirent d'éliminer la menace que la Parque représentait, avant de s'enquérir de la santé des deux jeunes hommes et d'Harry en particulier.

Charlie présenta une cape à Lysandre. Ce dernier ayant ruiné ses effets en se transformant et se retrouvait aussi nu qu'on puisse l'être, tandis qu'il reprenait forme humaine.

Le blond se précipita sur son amant qui était aussi pâle qu'un mort et semblait sur le point de s'effondrer. Ses mains tremblaient sans qu'il ne puisse rien y faire, et sa respiration sifflait étrangement. Le vampire s'en saisit avec la douceur d'une plume, ce qui n'empêcha pas Harry de sursauter violemment. Perdu, il se coula dans son étreinte protectrice.

Il avait eu si peur. Et pas seulement à cause de l'attaque qu'il venait de subir, mais à cause de ce que la vampire lui avait dit. Si elle avait dit la vérité, son sang pouvait faire bien plus que redonner force et vigueur, longévité ou attirer la chance. Il pouvait aussi rompre les malédictions. Pourquoi le lui avait-on caché ? Encore ? Son amant lui avait-il mentit sous couvert de le protéger ? Il devait être sûr !

Le fil de ses pensées fut interrompu par l'arrivée de Kara. Sa colère était palpable au point de faire vibrer l'air ambiant. Elle avait fait l'erreur de relâcher sa vigilance, croyant que sa sœur allait mieux et n'était plus un danger pour personne. Comme elle avait eu tort…

« Petite idiote ! Fière et bornée ! Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?! J'aurais pu t'aider ! »

Incapable de prononcer le moindre mot, Stasia se contenta de la fixer, dégouttée et affamée. Elle n'avait besoin de personne ! La solution était là, devant elle, prête à être dégustée !

« Mais enfin de quoi parlez-vous ? S'écria Draco.

-Elle parle du fait que mon sang ait fait régresser sa malédiction.

-Que signifie ? Comment se fait-il que je n'ai pas été mis au courant de cette affaire ?!

-Parce que nous en avons décidé ainsi, mon fils. »

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NDA

Hello les gens

Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^

Alors a bientôt pour la suite^^

Angel

Le28/02/2023