Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Chapitre 21 :
Le Prince Calice
Il avait fallu donner le change. Faire comme si rien ne c'était passé. Il ne fallait en aucun cas ébruiter l'affaire plus que nécessaire. Les espions du Seigneur Noir étaient aussi vicieux que sinueux et l'absence prolongée de haut dignitaire et de Calices, un jour de Sabbat, ne manquerait pas de leur mettre la puce à l'oreille. Le peu de temps qu'ils avaient passé hors de la salle de bal, pouvait déjà en faire tiquer plus d'un ! La prudence était de mise. Ne restait plus qu'à faire bonne figure et attendre un temps plus propice aux connivences.
Harry, encore choqué par son aventure, était comme une marionnette dont on aurait coupé les fils. Perdu, il se laissa faire sans piper mot. Il n'avait même pas trouvé de réconfort à l'annonce de l'évacuation d'Accolon par quelques hommes de main du Prince. Il y avait pourtant de quoi s'en réjouir, où, en tout cas, c'était ce qu'avaient pensé les détracteurs du Dauphin. Et ils étaient bien trop nombreux pour tous les compter.
Cormac avait suivi le mouvement, en chouinant sur le sort réservé à son amant, les oreilles basses, tel un chiot abandonné par son maître.
Dans l'alcôve des Calices, l'ambiance tantôt bonne enfant, c'était muée en une joie feinte et sur jouée, mais qui heureusement faisait illusion auprès du plus grand nombre, et c'était tout ce qui importait. Pour les autres, habiles et connaisseurs en matière de dissimulation, vautours volant au-dessus d'un charnier, qui n'avaient de cesse de graviter autour des êtres influents de cette cour, pourvut qu'une information croustillante passe par là, histoire d'alimenter leur besoin inextinguible de cancans, leur rires laissaient présagés de bien sombres nouvelles…
Les secondes s'égrainaient comme une éternité, et leur jeu de dupe fini de les épuiser, aussi bien physiquement que mentalement. Pour venir à bout de cette fête qui n'en finissait plus, ils durent se découvrir un trésor de patience.
Lorsque le soleil se leva sur la cité, ils se dispersèrent sans demander leur reste, pourvu qu'ils puissent prendre un peu de repos avant la réunion au sommet qui les attendait.
Ce fut tout habillé, qu'Harry se glissa sous sa couette ce matin-là, prenant à peine le temps d'ôter ses chaussures, en nourrissant le faible espoir de trouver la sérénité qui lui faisait cruellement défaut. Mais le sommeil n'eut de cesse de le fuir ou lorsqu'il s'en venait enfin, ce n'était que pour peupler ses rêves de sinistres songes.
Il fut tiré de son lit quelques heures plus tard, par un Charlie en guère meilleur état que lui, mais qui avait au moins le mérité de s'être levé et habillé de frais. Ce qui était loin d'être son cas. Il se fit violence pour sortir de son cocon de lin et se dirigea d'un pas mou vers son pavillon des bains, pourvu qu'il puisse remédier à la situation.
Au vu du reflet que lui renvoyait son miroir, il doutait de pouvoir faire un miracle. D'immenses cernes bleuâtres lui mangeaient une partie non négligeable du visage, et sa peau était d'une pâleur cadavérique. Il se plongea rapidement dans un bain froid, dont il sortit grelottant, mais un peu plus alerte. Il se frictionna avec une serviette délicieusement chaude et s'habilla rapidement.
Sa tenue était simple, comme à l'accoutumée, aussi décida-t-il de porter une épingle d'argent finement ouvragée à sa lavallière. Il n'avait guère le courage d'en faire d'avantage et ce bijoux avait le mérite de rendre n'importe quelle tenue ou presque, plus digne. Le Roi et la Reine seraient présents, ainsi que les Parques, et il estimait important de mettre quelques formes.
Les confidences qu'il allait recevoir seraient d'une vitale importance pour son avenir. Et bien qu'il ne sache pas vraiment ce que cela signifiait, il voulait montrer qu'il se sentait plus à l'aise avec sa fonction et qu'il ferait face à ses responsabilités au mieux de ses capacités. Qu'il fallait compter avec lui et arrêter de lui cacher des choses si infimes soient-elles, s'il était concerné d'une façon ou d'une autre.
Il soupira en fixant nonchalamment son allure dans sa psyché. Il s'était répété ce joli discours une bonne partie de la nuit, ou de la matinée, il ne savait plus très bien, et il ne se trouvait toujours pas convainquant. Au moins pouvait-il faire illusion ? La lassitude peinte sur son visage lui disait le contraire, même si dans ses yeux brillait une lueur nouvelle.
Il sortit de sa chambre d'un pas qui se voulait assuré et retrouva Charlie assit dans le fauteuil crapaud, près de la cheminée, à siroter son cinquième café serré de l'heure.
Dobby, à l'écoute de ses besoins, comme toujours, lui en tendit un, de même qu'une assiette de toasts qu'il grignota du bout des dents. Il n'avait pas très faim, en plus d'être légèrement nauséeux, mais l'odeur du café le rasséréna quelque peu. Ils finirent leur petit-déjeuner dans un silence que seul le tintement des tasses vint troubler.
Une fois fait, ils prirent le chemin du boudoir de la Reine.
L'endroit était à la fois assez grand et assez intime pour accueillir leur petite bande, sans éveiller les soupçons, puisqu'assez reculé. Au grand embarras d'Harry, ils arrivèrent bons derniers. Mais à part lui, personne n'y trouva à y redire, aussi ravala-t-il la fin de ses excuses. Les circonstances étaient suffisantes.
Etaient présents, les trois Maréchaux, la famille royale, à l'exception de Luna. Neville se trouvait aux côtés de son fiancé, et pour finir Kara et sa sœur cadette, Maya, qu'Harry rencontrait pour la première fois, étaient également présents.
Après les salutations d'usages, les deux sorciers prirent place dans les fauteuils qu'on leur désigna. Presque aussitôt, les parents de Draco, s'expliquèrent sur les raisons qui les avaient poussées à garder le silence. Ils avaient estimé qu'Harry avait bien assez de responsabilités et que tant que la situation restait inchangée, il n'avait pas besoin d'être tenu informé. Sans compter que l'idée de le soumettre à une série de tests plus aléatoires les uns que les autres, leur était insupportable. De tels actes leur renvoyaient l'image de leur ennemi.
Ils avaient donc prit la décision, avec la complicité des Dames Kara et Maya de taire la « disparition » de la malédiction de Stasia. La rouquine avait eu beau tempêter, rien n'y avait fait. Il valait mieux pour tout le monde que de pareilles recherches soient menées à la seule demande du Calice. Sa curiosité sur sa nature et la limite de ses pouvoirs devaient s'exprimer librement, sans contrainte.
Dans son désir de découvrir la vérité sur le jeune sorcier, la Parque avait argué qu'être utilisé pour le plus grand bien était la raison d'être du brun. Stasia avait beau avoir ses propres démons, il fallait admettre qu'elle n'avait pas entièrement tord sur ce point.
Le Prince Calice était une bénédiction, un gage de chance et de puissance. Il était inutile et quelque peu hypocrite de nier les avantages qu'il pouvait apporter, de son plein gré ou non... De puissantes et anciennes nations s'étaient bâties sur pareil appui, profitant avec plus ou moins de sentimentalismes, des nombreux dons de celles et ceux qui l'avaient précédé.
Au fil des incarnations et des besoins du monde, l'on disait que leurs capacités différaient. Pour dire la vérité, toutes les informations que l'on pouvait trouver à leur sujet, étaient aussi volatiles que la brume d'un matin d'automne. A croire que tout ce qui concernait leurs divers miracles, disparaissaient dès qu'ils remettaient leur âme à l'Unité. Ce qui les rendait d'autant plus difficile à débusquer aussi bien qu'à comprendre ou même à protéger.
Leurs descendants étaient sous le sceau du secret et ne pouvaient, ni ne voulaient transmettre les secrets de leurs aïeuls. Créature légendaire et infiniment convoitée, le Prince, ou la Princesse Calice, était un envoyé de l'Univers, le chaînon manquant entre les Mondes, qu'ils soient magiques ou non et les Dieux.
Des Légendes faites chaire, os et magie.
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Le sort en était donc jeté, ce disait-il. Il fallait faire ces tests et découvrir de quoi son sang et sa magie étaient capables. Laisser Stasia dans cet état relevait de la cruauté. Sans compter qu'elle n'était pas la seule à avoir besoin de son aide.
Kara était sourde et verrait ses deux sœurs, derniers membres de sa famille, s'éteindre dans la fleur de l'âge. Elle qui était l'image « vivante » de la Mort qui vous prend et aspire votre essence vitale. Maya, était un petite enfant aussi fragile que du verre, à l'allure de poupée fantomatique, être éthéré, aveugle et corrodée par une vieillesse prématurée, qui affaiblissait son corps un peu plus chaque jour. Elle s'en irait la première, puis viendrait Stasia, rongée par des années de folie furieuse. Elles laisseraient leur ainée dans une tourmente aux allures d'éternité, puisqu'elle n'avait de cesse d'accumuler leurs années de vie. Les vampires étaient bénis d'une longue existence. La sienne serait trois fois plus longue. Les siècles se succéderaient avant qu'elle ne meurt et que le cycle recommence...
La Princesse Luna pouvait, elle aussi, bénéficier de ses miracles, même si personne ne le lui avait demandé.
Surtout, il y avait les lycans. Ce n'était qu'un vœu pieu, mais si ses pouvoirs répondaient à une demande de l'Univers, peut-être ferait-il une réelle différence. Peut-être son sang était-il la clé pour anéantir la marque de l'Hermine ? Peut-être pourrait-il revoir un jour sa famille ?
Bien sûr, on lui laissait tout le temps qu'il désirait pour mettre ses pensées et ses désirs au clair, mais il le refusa.
Cette longue conversation lui avait permis de dissiper ses doutes. Il allait donner son sang à Stasia, et laisser Kara et Severus, et eux seuls, mesurer le taux de magie qui l'habitait. Il permettrait tout et ce, dès le lendemain. Patience allait devoir jongler avec ses différents devoirs mondains, qu'il se devait d'honorer pour continuer de donner le change.
Les Maréchaux, rendus complices par la force des évènements, jurèrent bien inutilement de ne rien révéler à qui que ce soit et d'aider au mieux de leurs capacités.
Fier de ses résolutions, et sous le regard emplit de gratitude d'une grande partie de l'assemblée, Harry prit congé. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, ce ne fut pas Charlie qui le reconduisit à ses appartements, mais Draco, qui voulait s'entretenir avec lui en privé.
Le vampire avait rongé son frein depuis la veille au soir. Il ne se souvenait pas d'avoir été un jour aussi en colère. Que ce soit contre ses parents ou qui que ce soit d'autre. La rage l'habitait au point de faire bouillir son sang. Il avait le sentiment d'avoir été spolié. Ne pas avoir été informé d'un fait si important le renvoyait à un manque de confiance en ses capacités, que ce soit de jugement ou militaire, l'empêchant de faire son devoir.
Ainsi, pour la deuxième fois, il avait échoué. Comment se pardonner une telle négligence ? Que ce soit la sienne ou celle de ses parents ? Il aurait pu le perdre ! Encore une fois ! Cela lui était insupportable !
Il avait serré les poings à s'en planter les ongles dans la paume, pour mieux éviter de répondre vertement à ses parents. L'espace d'un instant il avait oublié que ce n'était pas eux qui avaient pris cette âpre décision, mais le Roi et la Reine, ses Souverains. Ceux à qui il devait obéissance et déférence. Il ne pouvait se permettre de faire pareil éclat et oublier sa propre position. Il était leur fils ainé, l'Héritier du trône, et il se devait à eux. Il devait accepter de n'être consulté qu'en certaines circonstances, qu'eux seuls étaient décisionnaires. Il devait leur pardonner.
Le Prince de la Cité des Rocheuses leur rendait grâce, mais l'amant d'Harry, leur garderait pour toujours, rancune. Alors il avait gardé le silence, se calant sur le brun qui n'avait fait aucun reproche. A son sens, il n'y avait pas de faute. Juste un pari hasardeux basé sur une bienveillance que peu aurait eu en la circonstance. Ce qui n'empêchait pas la frustration et la rancœur de faire leur office.
C'est dans un silence pesant qu'ils marchèrent le long des corridors. Une fois à destination, Harry s'effaça pour laisser passer le blond. Ce dernier s'en alla prendre place prêt de la cheminée, les mains tremblantes et le souffle court. On aurait dit qu'il venait de courir un marathon, alors que son combat demeurait en son esprit.
Désireux d'apaiser les tensions qui faisaient crépiter l'air ambiant, le brun sortit deux verres finement ouvragé et une bouteille d'absinthe. Quitte à avoir le feu au ventre...Après deux shoots, le vampire consentit enfin à ouvrir la bouche.
« -Je suis désolé.
-Arrêtez de répéter cela à tout bout de champs, soupira le Calice excédé. Et de quoi devriez-vous être désolé? De m'avoir ramené ici afin de m'éviter un sort pire que la mort? De faire votre maximum pour que je me sente en sécurité? De ne pouvoir contrôler les esprits libres tels que Stasia?... Ou mieux encore, de ne pas m'avoir vu quitter le bal à cause de la sangsue qui vous collait aux basques? Et croire que vous étiez sa propriété très privée?! Et qui me donnait des envies de meurtres?! »
Sonné par ses paroles autant que par l'absinthe, Draco le fixa avec des yeux ronds, bêtement heureux que ses sentiments à son égard soient la cause du drame.
Ce rendant compte de ce qu'il venait de dire et qu'il s'était juré de ne jamais révéler autrement que sous la torture, Harry se mordit férocement la lèvre, rouge de honte et détourna subitement le regard.
Le vampire eut un sourire mutin avant de se pencher au-dessus de la table basse afin de saisir le menton de son amant et de le forcer à le regarder.
«La jalousie vous sied à ravir, murmura-t-il contre ses lèvres avant de l'embrasser. »
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Dans les appartements d'Accolon, l'ambiance était sombre et poisseuse. Les rideaux étaient toujours tirés passés 3 heures de l'après midi. La gueule de bois du Calice finissait de lui broyer le crâne et d'emporter ce qui lui restait de bonhomie. Autant dire pas beaucoup. Même s'il en avait eu beaucoup étant petit.
Les années passant, elle disparaissait au profit de la colère, de la douleur et de la rancune. Il avait une revanche à prendre avec la vie. Au début de son existence, tout avait semblé lui sourire. Il était né riche, bien fait de sa personne, intelligent et de noble lignage, bien que troisième garçon d'une fratrie de cinq enfants, dont deux filles.
Très tôt, il fut remarqué pour sa beauté, en particulier ses yeux améthyste, puis, pour ses nombreuses aptitudes. Il était vif et plein d'esprit, ce qui ne manquait pas de ravir les plus fins esthètes, fusent-ils en cours ou non. Jusqu'au jour où, à force d'être montré aux foules émerveillées, il tomba sur le fin gourmet qu'était le Marquis de Lorraine, favoris de Monsieur, frère du Roi, qui le prit avec lui, comme page.
Il entrait ainsi en cours, mais également dans le lit de son bienfaiteur.
Accolon était jeune et naïf, et il était tombé amoureux de cet homme, beau comme un Dieu, mais qui possédait tous les vis du Diable, et qui prenait plaisir à l'initier à tous jusqu'à ce qu'il ne puisse faire autrement que de supplier pour en avoir d'avantage. Puis, lassé, il offrit son petit page, si bien dressé, à son royal amant, et à tous ceux qui se montrait assez généreux…
Tout Paris en faisait des gorges chaudes, au point que ses parents en furent avertis. Ils le renièrent sans sommation.
Rejeté tel une poupée qui n'amuse plus, sans fortune ni secours. Sa déchéance fut telle, qu'il crut mourir dans le caniveau, sans que cela n'émeuve âme qui vive. A bout de force et d'espoir, sa magie fut son seul recourt, bien qu'il n'en eut d'abord pas conscience. Elle le maintien en vie, lorsque la faim lui tiraillait le ventre ou que les coups lui pleuvaient dessus sans d'autre raison que sa seule existence.
La mort semblait se rapprocher inexorablement de son cœur d'enfant, autrefois si candide. Il allait se laisser emporter lorsque Blaise, le second du Prince Draconis, vint le trouver pour l'emmener avec lui en Avalon, loin de la misère du monde des Hommes.
Il s'était vu propulser en pleine lumière, de nouveau admiré de tous, jalousé et désiré. Il s'était alors fait la promesse de ne jamais plus connaître la ruine ou l'abandon. Qu'à l'image de son mentor d'autrefois, il saurait garder sa position. Il n'avait eu de cesse d'apprendre tout ce qu'il avait besoin de savoir pour ne jamais être pris au dépourvu. Il avait développé ses pouvoirs avec une facilité déconcertante. Il avait cajolé, minaudé, intrigué et il avait réussi à attirer par ses charmes et son sang si raffiné, le Prince Héritier en personne.
Il avait tout fait pour le garder, apprenant par cœur ses petites manies, anticipant ses appétits et se laissant dévorer de toutes les manières possibles, qu'importe qu'il se sente parfois souillé et honteux. Il savait qu'il réveillait les pires instincts de son amant, qui avait fini par devenir son cher bourreau. Les vieilles habitudes avaient la vie dure et il avait la fâcheuse tendance à aimer au delà du raisonnable, ce qui lui faisait le plus de mal.
Draco se détestait d'être ainsi, mais il ne pouvait s'en empêcher. Ravager le corps de son amant était la seule chose qui pouvait étancher sa soif. Il en avait honte, faisait de son mieux pour combattre ses appétits jusqu'à se transformer en bête sauvage et planter ses crocs dans la chair tendre du Dauphin.
Accolon s'était figuré que cette passion, cet appétit était le seul amour auquel il avait droit. Mais après le Sabbat en l'honneur de Yule, fort était de constater que l'amour, ce n'était pas ça. C'était ce qui se tissait entre Harry et son cher bourreau. Pourquoi n'y avait-il pas droit lui aussi ? Pourquoi se sentait-il incapable d'aimer les bonnes personnes ?
Il se retrouvait à nouveau tout seul, au banc de la société, avec pour seul compagnie Cormac. Un bel homme fort et doux, mais qui était aussi bête qu'un panier et qui semblait l'aimer comme un chien aime son maître.
« Le soleil brille ma fleur de lys ! Scanda Cormac en tirant les rideaux de son lit à baldaquin avec la force d'un troupeau de buffle. »
Accolon enfouit son visage sous sa couverture en grommelant un nombre incalculable de malédiction à son tortionnaire. Celui-ci ne s'en laissa pas compter et sauta sur le matelas, enjoint par de multiples rebonds, avant de se lover tel un boa constricteur autour de son amant.
« Si tu restes là à prendre racine, il va te pousser des feuilles sur la tête !
-Laisse-moi tranquille ! Pourquoi est ce que tu t'accroches à moi comme ça ?! Abandonne moi à mon sort ! Comme tous les autres ! Je ne suis même pas gentil avec toi !
-Je sais que tu ne m'aimes pas. Mais ce n'est pas important…Moi je t'aime pour deux ! »
Tant de naïveté et de bon sentiment lui faisait atrocement mal. Il l'aimait vraiment ? Comment ? Pourquoi ?! Si il essayait très fort, pourrait-il aimer cet imbécile heureux, rien qu'un peu ? Est ce que lui, ça le rendrait heureux ? Harry et Draconis avaient l'air heureux...
Il sortit doucement la tête de sous sa couette et murmura faiblement :
« Tu m'apprendrais ? Je … Je ne sais plus comment on fait... »
Cormac eut un immense sourire.
« Quand je t'aurais appris, tu pourras de nouveau voir tes amis et ainsi tu ne sera plus si seul !
-Des amis ? Ou ça ? Ricana-t-il.
-Les Maréchaux et Harry ? Vous avez un lien spécial non ?
-Tu crois qu'ils me laisseront entrer dans leur petit cercle privé ? Je connais un petit fifrelin qui a dût me dépeindre de façon très avantageuse à mon Prince. Et... Je n'ai rien fait pour le détromper... J'ai essayé... mais...
-C'est à cause de Draconis ? Hein ? »
Une larme coula des améthystes que Cormac s'empressa d'embrasser.
« Je peux te le faire oublier tu sais ? »
Le pouvait-il ? Avait-il envie d'essayer ?
Accolon se pendit au cou de Cormac, les yeux soudain suppliant. Il avait tellement mal !
« -Oui, fais moi oublier... S'il te plaît... »
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NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
