Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Chapitre 22 :
L'éveil d'une Mère
Harry était un alchimiste dans l'âme. Il aimait faire des expériences, découvrir de nouvelles choses.
Dès son plus jeune âge, il avait manifesté des aptitudes exceptionnelles pour l'art délicat des potions. Remus, qui était celui qui s'en sortait le mieux dans cette discipline, lui avait inculqué les rudiments de base. Ses compétences s'arrêtant là, Harry avait poursuivi seul son apprentissage découvrant avec beaucoup d'émotion qu'il partageait ce don avec sa défunte mère.
Ses connaissances avaient vite été mises à l'épreuve, puisqu'Hagrid était aussi un chercheur dans son genre et créait parfois des plantes improbables et souvent mortellement dangereuses pour la flore environnante ainsi que la faune. Ce qui incluait les autres occupants de la propriété.
Trouver le remède miracle pour se débarrasser des pires mutations végétales du demi-géant avait constitué une part importante de son quotidien. Il avait acquis beaucoup d'expérience, noircit quantité de cahier et une rigueur toute personnelle qui ne l'empêchait pas « d'étaler » sa science dans bon nombre de pièce du manoir, obligeant ses parrains à lui allouer une salle où il aurait tout le loisir de laisser traîner croquis, herbier et traité d'alchimie en grecque ancien. Pas qu'ils manquaient de place, mais c'était plus une question de préservation de l'espace du reste de leur demeure.
Mais aujourd'hui l'événement avait une saveur toute particulière, car il était la source des recherches, en plus d'être un remède qui frisait l'universalité.
Pour éviter à Harry de se retrouver au plus près des appartements des Parques, il avait été décidé que leur conciliabule se tiendrait dans ceux de Severus. Stasia était retenue prisonnière, enchaînée comme un animal et passait son temps à faire claquer ses liens puisqu'elle était redevenue incapable de se plaindre verbalement. Mais pour éviter tout débordement, on n'avait pas pu trouver une autre solution. Puisqu'aucune drogue ne lui faisait d'effet. Une promiscuité aurait rendu les séances, qui nécessitaient calme et concentration, pénible.
Harry était bouche bée devant le spectacle que le laboratoire du vampire renvoyait.
Il était si surexcité en plus d'être heureux de pouvoir travailler dans un tel endroit que ses yeux pétillaient comme du vin de champagne, que son sourire lui arrivait jusqu'aux oreilles et qu'il avait toutes les peines du monde à s'empêcher de sautiller et de battre des mains comme un enfant.
Il avait aménagé son propre laboratoire à la perfection, ou en tout cas c'était ce qu'il croyait. Ici, il l'avait sous les yeux. Tout surpassait ce qu'il avait créé sur Terre, que ce soit par la taille, le confort ou la luminosité.
Une grande partie des murs était habillée d'étagères en noyer impeccablement cirée et huilée, comme de juste et emplis de centaines de bocaux multicolores. Chaque teinte était en parfait adéquation avec le mode de conservation de l'ingrédient qu'il contenait. Le tout était agrémenté d'étiquettes finement lettrées qui indiquait le nom commun et latin de chaque élément.
Au plafond, suspendu aux poutres apparentes, une prairie de fleurs et d'herbes aux vertus médicinales et magiques de tous horizons, séchaient nonchalamment.
Au centre de la pièce, de longs établis regorgeant de chaudrons glougloutants, d'alambiques fumants et d'une armée de tube à essai et autre bécher.
Sur des nattes de coton blanc, rangé de façon chirurgicale, divers instruments tel que des couteau d'argent à bout rond ou à la lame aussi affûté qu'un rasoir, des cuillères doseuses en céramique, des mortiers et leurs pilons, quelques louches et fouets, des cuillères en bois d'olivier, une balance réglée au milligramme ainsi que plusieurs paire de gant fait du plus beau cuir qui soit.
Prêt de la fenêtre trônait un livre de note tout neuf, ainsi qu'un nécessaire d'écriture : plusieurs plumes, une lame à affuter, du papier buvard, …etc.
Dans une alcôve, un petit coin de repos avec un canapé et sa paire de fauteuil tenu bien au chaud par une cheminée au feu ronflant.
Sur une petite table basse était posé un coffret d'ébène finement sculpté, incrusté d'or et d'argent. A l'intérieur reposait sur un coussin de velours, Sept pierres : un rubis grenat, une ambre, une citrine, une émeraude, une aigue marine et une améthyste parfaitement lisses et circulaires.
C'est avec elles que tout commencerait. Comme à chacune de ses incarnations, il allait devoir découvrir jusqu'où et sur quoi précisément agissait sa magie. Il se devait donc d'agir avec méthode. Il fallait commencer par les certitudes qui étaient les leurs.
Après avoir fureté dans tous les coins, comme un enfant dans un magasin de bonbon, il se reprit et se posa avec ses compagnons autour du pupitre. Severus tailla la première plume d'une main experte avant de la lui tendre. Si ils s'étaient mis d'accord pour tenir leur journal de bord à tour de rôle, c'était à lui qu'il incombait de l'inaugurer.
Après tout c'était son histoire.
Fébrile, Harry respira un grand coup avant de tremper la plume dans l'encre et de commence à retranscrire les mots que Dame Kara lui dictait.
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Les Calices peuvent, par contact, leur fluide ou leur magie, redonner force et vigueur, restaurer quelque peu la magie et soigner les blessures légères, qu'elles soient magique ou non. Ils ont un impact sur les 3 premiers corps énergétiques.
Les Maréchaux du Prince ou de la Princesse Calice guérissent les blessures physiques, guérissent les sortilèges ou maléfices, et restaure une grande partie de la magie. Ils ont un impact sur les 5 premiers corps énergétiques.
Le Dauphin ou la Dauphine du Prince ou de la Princesse Calice restaure totalement l'énergie physique et magique, guérit totalement les blessures physiques et magiques jusqu'à atténuer certaines malédictions. Il ou Elle a un impact sur les 6 premiers corps énergétiques.
Selon la légende, le Prince ou la Princesse Calice soignerait un être même sur le point de rendre son dernier souffle. Il serait l'équivalent du felix felicis et de la pierre philosophale et annulerait tous les sorts, maléfices et même les malédictions. Il ou Elle aurait un impact sur les 7 corps énergétiques.
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« Le problème avec ce genre d'hypothèse, déclara Charlie. C'est que l'on peut leur faire dire tout et n'importe quoi…
-C'est pourquoi nous allons commencer par travailler sur nos certitudes, rétorqua Severus. Nous allons fabriquer plusieurs potions qui nous permettrons de créer sur les pierres que nous a fourni Dame Kara, des Chakras artificiels qui sont à la fois la porte et le reflet des corps énergétiques. C'est une technique répandue, utilisée depuis des siècles et qui a fait ses preuves. Cela va nous permettre d'évaluer, sur une échelle bien précise, l'impact des fluides et de la magie d'Harry.
-Dans un second temps nous nous rendrons dans les hôpitaux de la cité pour voir en temps réel l'action de votre sang sur les blessures physiques, puis sur les blessures magique. Bien sûr les personnes sur qui nous ferons ces expériences seront consentantes et sous sortilège de fidelitas, conclut Dame Kara. »
Tout cela faisait beaucoup à entendre.
Si la première partie était purement scolaire, ne nécessitant que du temps et de la concentration, la deuxième touchait un point sensible : jouer avec la vie humaine. Faire comme Dieu et choisir qui devrait vivre ou mourir et uniquement dans l'intérêt de savoir s'il pouvait le faire. Et ensuite soigner des êtres triés sur le volet ? Des Déesses déchues ? Des princesses ? Des Lycans.
Même si ce dernier point était un vœu pieu que personne pas même lui n'osait évoquer à voix haute de peur de ne jamais le voir s'exaucer. Le regard du jeune sorcier se troubla, ce qui n'échappa à personne. Il avait l'air si recroquevillé sur lui-même, triturant entre ses doigts fins sa pauvre plume, qui ne lui en demandait pas temps, que ses compagnons n'osèrent pas s'enquérir du problème, préférant le noter dans un coin de leur tête.
S'il tardait à parler de lui-même, il serait bon de le pousser un peu. Parfois certains questionnements avaient besoin d'être mûrement réfléchis avant d'être partagé. Mais point trop n'en faut, car une trop grande introspection amène parfois à une mélancolie morbide qu'il ne vaut mieux pas laisser s'installer. Elle en devient trop difficile à déraciner.
Certains s'accrochent plus à leur souffrance, vieille compagne rassurante qui peut nous guider vers le tombeau si l'on y prend pas garde.
Mais Harry n'attendit pas longtemps pour apaiser ses tourments. Il décida de rendre visite à ses Maréchaux. Ces derniers c'étaient rassemblés dans les appartements de Cristale. A peine y posa-t-il un pied qu'il se crut dans un palais des mille et une nuit.
Au sol, sur des mosaïques d'un grand réalisme, des tapis persans aux couleurs chatoyantes. Les murs quant à eux étaient sculptés de lianes et de diverses plantes grimpantes lorsqu'ils n'étaient pas décorés de tentures de soies aux broderies d'or et d'argent. Un divan parsemé de nombreux coussins merveilleusement rembourrés trônait au centre du salon. Aux quatre coins de la pièce, des lanternes ouvragées diffusaient une lumière douce et chaleureuse. L'odeur de l'encens qui brulait sur l'autel en l'honneur d'une statuette d'or et d'ébène à l'effigie de Bastet, se mélangeait aux arômes de miel des pâtisseries qui se trouvaient sur une déserte, accompagné de ceux du thé à la menthe.
Cristale le reçu dans un sari bleu lavande qui épousait parfaitement ses courbes et ne laissait rien à l'imagination. Il ôta ses souliers et s'installa avec eux sur le divan tandis que Charlie accaparé par Proserpine peinait à faire de même. La nymphe l'avait enlacé sitôt arrivé et le sorcier, bien loin de se plaindre de ce genre d'accueil, l'embrassait à pleine bouche.
Après un coup d'œil complice, leurs amis prirent le parti de les laisser dans leur bulle. Harry en profita pour les remercier de leur intervention lors de Yule, chose qu'il n'avait pas pu faire de vive voix. Il se voyait mal leur envoyer un simple mot.
Leur amitié était encore toute neuve mais n'en était pas moins sincère ni animé des meilleurs sentiments. Leur destin avait parlé pour eux en les désignant comme porteur d'espoir, et ils étaient heureux et fiers de le faire aux côtés de personne qu'ils estimaient et admiraient. Si on leur avait demandé de choisir eux même leurs compagnons afin de mener à bien cette mission si lourde de responsabilité, ils n'auraient pu faire un choix différent.
Leur lien était un cadeau précieux qu'ils ne faisaient pas la naïveté de prendre pour acquit.
Bien vite leur Prince s'épancha sur la seconde raison de sa venue : ses capacités de guérison et ce qu'il estimait devoir en faire. C'était la première fois qu'il en parlait et se l'entendre dire revêtait une gravité et une réalité qui le coupait la respiration.
« Certains Calices sont trop affectés par les évènements de leur vie passé pour oser « s'offrir » au monde. Comme tu l'as déjà remarqué, le pouvoir qui dort en nous est porteurs de bien des choses et elles ne sont pas toujours agréables. Mais il est vrai que la plus part donne de leur temps, de leur magie et de leur sang auprès des nombreuses institutions qui le requiert. D'autre se laisse aimer, ou admirer par diverses sociétés, leur compagnie étant bien souvent le meilleur des baumes, que ce soit pour l'esprit ou pour la magie, commença Lysandre.
-Mais personne ne les force jamais. C'est leur droit le plus sacré de choisir de donner ou non autant de leur personne. Et chaque don librement consentit est accepté et respecté comme une offrande divine, poursuivit Proserpine.
-Accolon et nous, donnons régulièrement de notre temps ou de notre sang pour les cas médicaux ou magiques les plus graves. Comme nous l'avons fait pour toi, indiqua Cristale. Beaucoup estime que notre sang est plus précieux encore que ceux des Calices. Trop pour être donné aussi librement qu'ils peuvent le faire, les donneurs compris.
-D'après vous ils ont raison ? Nous sommes trop précieux pour que notre sang soit gaspillé pour n'importe qui ? Demanda Harry
-Je ne pense pas qu'il faille poser une telle hiérarchie. Le mieux est de ne pas s'oublier. A trop vouloir en faire, l'on finit par se perdre. Ce n'est pas de l'égoïsme de laisser les autres faire ce qu'ils peuvent faire. Chacun à son rôle à jouer dans ce monde et il est parfois difficile de savoir ce pour quoi nous sommes faits, répondit Proserpine.
-« L'homme pressé fait deux fois la même chose ». Peut-être que tu devrais laisser le temps au temps et voir ce qu'il convient de faire, conclut Charlie. »
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Le lendemain Harry et Charlie se retrouvèrent pour récolter un des ingrédients nécessaires à la préparation de la première potion. Celle destinée au Muladhara, ou le Chakra racine.
Ils se rendirent dans le Parc du Château pour y trouver une terre qui serait restée vierge de toute activité humaine. Neville était avec Severus dans la roseraie de la Reine pour couper la racine du plus vieux rosier rouge. Dame Kara irait se procurer de la roche volcanique au plus profond de la Montagne, tandis que Lysandre et Cristale iraient au marché des apothicaires dénicher de la gomme de benjoin, de la cannelle et des piments rouge. Proserpine, quant à elle devait cueillir des pommes dans le verger royal.
Tous les ingrédients étaient simples, mais ils devaient être le plus frais possible en plus de refléter à la perfection l'essence du premier Chakra, à savoir l'appartenance à un lieu l'enracinement de ses propres certitudes, le désir, le lien avec la nature, la créativité et la fortification des sens primaires.
Pour aller aussi loin dans les terres, ils devaient prendre un traîneau, les routes étant impraticables pour une quelconque monture, puisque recouvertes d'une épaisse couche de neige et de givre.
Harry fut surpris de l'aspect des chiens qui allaient les tirer. Il n'y avait pas ce genre de croisement par chez lui, les douze chiens de traîneaux avaient des airs de loups quoi qu'un peu plus petits et plus trapus. C'était la première fois qu'il montait sur un tel attelage qui, de son point de vue ressemblait plus à une luge géante.
Emmitouflé et sanglé sur le traîneau comme une malle sur un chariot de poste, Harry se laissa tranquillement conduire. Le vent et la neige lui fouettaient le visage au point de lui faire fermer les yeux une bonne partie du trajet. Mais quelle divine sensation ! Il se sentait à nouveau comme un enfant.
Une fois arrivée à destination, Charlie bloqua le traîneau à l'aide d'un pieu qu'il enfonça profondément dans la neige et aida son compagnon à se dépêtrer avant d'aller s'occuper de la meute qui méritait bien une pause.
Le Calice s'arma d'une pelle et s'en alla un peu plus loin pour creuser à son aise.
Il retira une épaisse couche de neige avant de voir la Terre cachée en dessous. Il prit bien garde de ne pas la souiller avec sa pelle et retira le peu qui restait à mains nues. Une fois fait, il invoqua sa magie et garda la paume des mains tout contre la Terre, dans le but de la réchauffer suffisamment pour récolter ce don il avait besoin.
Déjà Charlie se précipita avec une bonbonnière en verre consacrée. Il y déposa avec mille précautions une petite poignée noire avant de sceller le récipient afin que rien ne vienne le souiller.
Une fois fait, ils s'en retournèrent comme ils étaient venus.
Tandis qu'il attendait Charlie à la sortie du chenil, Harry vit venir vers lui l'amant de son Dauphin. Tout penaud, ce dernier fixait ses chaussures et se tordait les mains sans oser ne serait-ce que poser les yeux sur lui. Curieux de savoir ce qui pouvait bien mettre le bel éphèbe aussi faible d'esprit soit-il, dans un tel état, il lança :
« Vous cherchez à me voir Mr Cormac ? »
Le blond secoua la tête en signe d'assentiment et se mordit la lèvre.
« Je ne devrais pas venir vous voir, chuchota-t-il en dansant d'un pied sur l'autre. Il ne serait pas content s'il l'apprenait… Mais il est bien trop fier pour venir lui-même.
-Vous parlez d'Accolon ? »
Re-hochement de tête.
« Il s'en veut vous savez ? Il ne l'avouera jamais, mais moi je sais qu'il souffre. Il souffre plus que ce que les gens croient.
-…
-Il faut lui pardonner son comportement. Il s'est sentit si souvent abandonné. Je sais bien que je ne lui suffis pas. Il est comme un animal blessé qui attaque de peur d'être à nouveau battu… »
Son discours était si décousu que le brun avait du mal à comprendre où il voulait en venir. Accolon souffrait d'être abandonné ? Maltraité ? Si c'était vrai, il n'aurait pas dût donner autant d'importance à ce qu'il avait entendu dire. Les courtisans hypocrites n'étaient pas les meilleurs conseillers qui soient. Neville quant à lui n'avait jamais caché son aversion pour le brun qui lui rendait bien. Ils ne s'entendaient pas ? La belle affaire, on ne pouvait pas aimer tout le monde après tout. Du reste il ne se souvenait pas avoir entendu ses Maréchaux parler en mal d'Accolon. Devrait-il lui laisser le bénéfice du doute ? Il y avait tellement de peine dans son regard le jour où il l'avait croisé à la patinoire. L'ébauche de sa main tendue était peut être un indice qu'il n'aurait pas dû ignorer ?
Ce pauvre Cormac semblait désespéré. Qu'avait Accolon pour qu'il soit dans un état pareil ?
« J'en dit beaucoup trop ! S'il apprend ce que je vous ai dit, il va m'en vouloir !
-Soyez tranquille, il ne saura rien de ma bouche. Je sais ce que c'est de se sentir seul. »
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En une nuit, je suis devenue mère alors que je n'étais qu'une enfant. Déesse alors que je n'ai jamais connu autre chose qu'une vie de mortelle. SI j'étais sereine et si pleine de l'énergie octroyée par l'Univers il y a encore quelques heures, à présent je me sens plus seule et terrifiée que jamais. Plus encore que devant les deux guerriers Iroquois qui ne rêvait que de me voir morte.
J'ai contre mon sein, dépendant de moi, cinq inconnus, réincarnation des lycans originaux, que je vais devoir élever à la hauteur de leur future charge. Sans compter le petit être, que je sens déjà grandir en moi et que je sais être le véritable héritage des Dieux.
Et moi alors qui suis-je ? Une fille ? Une guerrière ? Le réceptacle de la dernière chance ? Une Mère ? Tout cela en même temps ? Je suis perdue !
J'ai à peine le temps de m'interroger sur quelque chose que l'essence divine qui m'habite me répond avec force détails, bruits et images. Tout va si vite que j'ai du mal à comprendre ce que l'on me dit. Comme si on me parlait une autre langue.
Comment peut-on se sentir si démuni en étant la plus puissante créature vivante de l'Univers ?
Je n'ai jamais autant désiré être auprès de mes parents, couvé et protégé de tout. Qu'est-ce que je vais faire sans eux ? Sans leur conseil ? Leur amour ?
Le Dieu Cerf m'a dit qu'ils m'avaient choisi. Que j'étais capable de leur faire honneur. Mais je ne vois pas comment. Je ne suis même pas capable de reprendre forme humaine ! Dans pareil situation quelles certitudes sont les miennes ?
Je contemple les louveteaux, mes enfants, qui dorment paisiblement pelotonnés les uns contre les autres, repus de lait et de chaleur, si loin du tourbillon de pensée qui m'assaille.
Soudain un formidable coup de tonnerre s'abat, éclate dans mon esprit, fait vriller mes tympans, et choc mon cœur. Je saute sur mes pattes et scrute l'horizon.
Lorsque le tonnerre frappe à nouveau, je m'élance sans effort loin de la région des Lacs, impressionnée par la puissance de mes pattes, autant que de leur précision.
La sensation est étrange, je ressens le moindre relief de terre, l'humidité de l'herbe, le léger tiraillement de mes muscles, sans pour autant avoir la conscience que j'y suis pour quelque chose. On dirait que l'esprit de Molo à prit le relais, comme pour m'apprendre les bons gestes.
Je décide de rester focalisée sur mes sensations et de faire confiance à me Déesse intérieure.
Le tonnerre frappe à nouveau.
Je saute, je dégringole d'une falaise, allant d'un rocher à l'autre, souple et vivace, sans être pour le moins dérangée par la hauteur, ou l'étroitesse de mes prises. Tout semble si simple en cet instant. Je me perds et ne vois pas le temps passer. Je sais juste qu'une dizaine de coups plus tard, je plonge ventre à terre derrière un bosquet d'arbre, aussi discrète et silencieuse qu'une ombre.
Je suis à la frontière de la forêt d'Eden. De là j'aperçois une étrange barrière magique dorée que cherche à percer une armée noire avec pour étendard une Hermine blanche aux yeux rouges.
Des vampires, me souffle une voix, tentent de pénétrer dans ce lieu sacré, au nom d'un besoin impérieux de suprématie. C'est moi qu'ils cherchent. Moi qui habite en mon sein la prochaine source du pouvoir divin. Ils veulent mon enfant et son pouvoir.
Jamais !
Un grondement sinistre se fait entendre et je peine à me rendre compte que c'est moi qui le pousse. Je sens un instinct vieux comme le monde se réveiller en moi. Hors de question que je laisse qui que soit toucher à mon enfant ou à n'importe quel membre de ma meute. J'égorgerais comme un porc le premier qui si risquera ! J'ai vu les miens disparaître sous mes yeux sans que je ne puisse rien y faire ! Il est hors de question que je laisse pareil abomination se reproduire ! Il n'est plus temps de se lamenter ! Il est temps de partir en chasse !
A présent, je sais pourquoi je ne suis pas capable de reprendre forme humaine. Il n'y a qu'une Déesse louve qui puisse subvenir comme il se doit au besoin de ses louveteaux jusqu'à ce qu'ils soient assez fort pour faire le long voyage qui nous permettra de quitter l'Eden et d'aller rejoindre ceux qui pourront m'aider. Je sais comment faire pour passer au travers des lignes ennemies sans me faire voir de quiconque.
Je sais qui je dois trouver.
La voix de Molo me chuchote un nom : Atropos.
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NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
