Sang Noir version 2.0
( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)
NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI
Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !
MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !
En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !
Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.
Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.
Alors partez du principe que vous êtes prévenu.
Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...
Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.
Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^
Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !
Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…
Chapitre 23 :
Orgueil et préjugés
Quelques semaines plus tard, alors que le mois de Janvier n'allait pas tarder à s'achever, Harry reçu une lettre l'informant de la date de la prochaine réunion du comité qui se déroulerait dans le boudoir de la Reine Narcissa, celui-là même où il avait pu apprendre tant de chose sur ses capacités.
Le jour dit, il s'y rendit donc aux côtés de Neville et de Charlie. Cette réunion revêtait une importance capitale puisqu'elle concernait l'arrivée de la Délégation Elfique après la fonte des neiges. Mais pas seulement. Magena, sa fille et leur meute serait également du voyage. La Reine le tenait de source sûre puisque l'information venait de Dame Kara en personne.
De grands cris accueillirent cette nouvelle. Tous se mirent à parler en même temps, surexcité par l'évènement autant que par la masse de travail que cela allait représenter. Mais il ne pouvait y avoir plus grand honneur !
Perdu et gêné, Harry demanda d'une voix timide qui était Magena.
Elle était le secret bien gardé du gouvernement de la Cité des Rocheuses et de leurs alliés. Ce qui incluait, le Comité, qui en plus d'organiser les plus grands évènements populaires de la cours, le faisait également pour tous les évènements diplomatiques. On pouvait s'y tromper à les voir, surtout Lady Zabini et sa propension aux babillages ou la jeunesse de Damoiselle Gabrielle et pourtant, tous étaient des personnalités triés sur le volet pour leur discrétion et leur savoir-faire. Et il en faisait dorénavant partis.
Aussi le mi-t-on dans la confidence. De même que Neville qui allait bientôt faire partit de la famille royale et de Charlie dont la loyauté, comme celle de son collègue n'était plus à démontrer.
Magena était venue à eux, voilà trois années, sous sa forme Céleste, accompagnée de 5 louveteaux et portant en son sein l'Héritier du Dieu Cerf. Elle avait demandé à voir Dame Kara, qu'elle avait citée sous le nom d'Atropos. Encore peu à l'aise avec son nouveau statut divin, elle avait tenue à garder le nom que sa mère lui avait donné, à savoir Nokomis.
Dame Kara l'avait aussitôt prise sous son aile avisant son jeune âge, tout juste16 ans et le poids des responsabilités qui pesaient déjà sur ses frêles épaules.
« Magena est la prêtresse des Dieux ? demanda Harry toujours confus.
-Non, elle est issu de leur lignée directe, celle qu'à engendrer leur dernier né Ashitaka, avec une humaine. Elle a été choisie pour incarner la Déesse Louve tandis que le Dieu Cerf lui faisait un enfant, qui serait sa nouvelle incarnation sur Terre, poursuivit la Reine.
-Une petite fille aussi belle qu'une fleur, qu'elle a prénommé Chumani, Bénies soient elles ! Psalmodia Marie-Louise. »
Après quelques mois, Nokomis avait quitté la cité des Rocheuses pour celle des Bois de l'Est, domaine des Elfes. Là-bas, elle avait gagné confiance et pouvoir avant d'embrasser totalement sa destinée et de se faire appeler par son nouveau nom.
Cette année sonnerait son grand retour !
Elle avait eu vent de la découverte du Prince Calice et y voyait le présage de la fin de la guerre. Elle avait hâte de le rencontrer
« Avec la petite Chumani, vous êtes les trois miracles que l'on espérait tant en ces temps si sombres ! »
Il allait rencontrer une Déesse ? Deux Déesse ?!
Combien de temps lui restait-il ?!
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Préparer la venue d'une Divinité était un casse-tête en soit. Mais celui de deux ?!
Une aile entière dans les quartiers de haute sécurité allait être aménagée pour toute la délégation. A l'intérieur de ces derniers, les quartiers très privés de Magena, Chumani et les membres de leur meute.
Harry était responsable de la décoration de la chambre de Magena et de sa fille. Les autres membres du conseil se partageaient le reste des tâches. Lady Zabini avait la charge des parties communes de la délégation et de la meute. Dame Astoria et Maître Granger ceux des appartements de la délégation. Dame Gabrielle celle de la Meute. La Reine et Marie-Louise se chargeait d'organiser la logistique, notamment celle des domestiques, des elfes de maison assignés à chaque invité, ainsi que la sélection des soldats qui auraient pour mission de les protéger aussi bien dans leurs appartements qu'au dehors. En cela elles seraient secondées par le supérieur de Charlie, un certain Maugrey.
Si Harry avait apprécié de pouvoir aménager ses appartements et d'aider lors des préparatifs de Yule, c'était une toute autre affaire lorsqu'il s'agissait de la chambre de deux Déesses, qu'importe que l'une est presque son âge et que l'autre n'ait que trois ans. C'était deux personnes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam et il avait peur de commettre une bévue. Il se sentait idiot, car enfin, il ne s'agissait que de choisir la couleur des tapisseries et des rideaux ! Entre autre chose…
Pourquoi ne s'en chargeaient-elles pas à leur arrivée comme il l'avait fait lui-même. Ses deux compagnons lui avait rapidement apporté, non pas une, mais plusieurs raisons. Que les hôtes s'occupent de ce genre de chose était du domaine de la tradition. Lorsqu'une délégation se présentait, la nation qui la recevait devait faire preuve de déférence et de délicatesse. Cela passait par l'accueil en lui-même, par la place que les membres allaient occuper pendant leur séjour et par le soin que l'on aurait pris à préparer leurs appartements.
Ils devaient ressentir par ces gestes, l'implication et le respect que leur venue suscitait. En plus de montrer ce qui se faisait de mieux dans la Cité. Ainsi chacun pouvait se rendre compte de ce que la relation diplomatique pouvait apporter aux deux parties. Encore plus par temps de guerre.
Convaincu, le sorcier se fit donc un devoir de suivre la tradition. Non sans en ressentir une certaine nervosité.
Pour la chambre de Chumani, qui donnait uniquement sur la chambre de sa mère, il choisit une palette de couleurs douces et pastelles. Il commanda aux frères de Charlie des automates. Les jumeaux qui savaient juste qu'ils travaillaient pour une jeune enfant, créèrent deux dizaines d'automates à l'effigie de toutes les créatures qui vivaient en Avalon, le tout dans leur diorama personnalisé. Il y avait des fées, des elfes, des nains, des gobelins, des vampires, des loups garous, des sorciers, des sirènes, des hommes verts, des Trolls et plus encore.
Ils firent de même pour les luminaires qu'ils transformèrent en lampe théâtre. Harry ensorcela le plafond pour qu'il s'illumine d'un millier d'étoiles au moment du coucher. Comme si elle n'avait jamais quitté la Cité des Bois.
Il choisit minutieusement les plus beaux livres d'images et de Contes qui orneraient sa bibliothèque personnelle.
Pour le lit, il en prit un pas trop haut, afin qu'elle puisse en descendre seule en cas de besoin. Il l'habilla des draps les plus doux et des coussins les plus moelleux.
Pour la chambre de Magena, il s'inspira des paysages de la forêt d'Eden dont Proserpine lui avait tant parlé, en particulier la région des Lacs, centre névralgique et spirituel du Sanctuaire Divin. Il les fit représenter sur tous les murs de la chambre et y accorda le lit à baldaquin qui s'enroulait de feuilles et de branches. Les voilages étaient si fins qu'on aurait pu les croire fait d'ailes de papillons.
Dans un coin de la pièce, un secrétaire d'acajou et dans un autre, tout près de la cheminée, un rocking chair où elle pourrait s'installer confortablement.
Pour leur pavillon des bains, Harry avait misé sur la simplicité. On se serait cru dans une petite clairière perdue au fond des bois, avec un réservoir et une fontaine. Enchantée, cette dernière était toujours à la température désirée.
Ainsi, sa mission était accomplie. Ne restait plus que celle qu'il s'était fixée et qui lui était toute personnelle. Il n'en avait soufflé mot à personne.
Déjà parce qu'il ne savait que trop qu'elle serait les réactions qu'il susciterait et que s'il échouait dans son entreprise, il ne voulait pas se faire entendre dire : « Je te l'avais bien dit ! »
Tandis que les tests sur les chakras artificiels se poursuivaient, Harry se rendait compte qu'Accolon aurait dû participer aux expériences, comme il l'avait fait pour celle des Maréchaux, étant le Dauphin.
Personne n'avait vraiment pris la peine de lui souligner se fait, mais il avait fini par le comprendre grâce à certains silence de bon alois, ainsi qu'à ce qu'avait dit le Roi du Trône de Quarts blanc le jour de sa présentation.
Ensemble, ils étaient les cinq piliers d'un pentagramme, forme des plus sacré, s'il en est. Et c'était sans compter sur sa rencontre avec Cormac. Bien qu'il ne sache pas trop comment prendre les révélations qu'il lui avait faites, elles étaient restées gravées en lui comme marqué au fer rouge.
Chacun avait une façon toute particulière de gérer sa propre douleur. Ce n'était pas une excuse, mais Accolon exprimait la sienne en attaquant le premier. Il évitait ainsi de s'attacher aux gens, de sorte de n'être jamais déçu. Ce qui ne l'avait pas empêché de tomber amoureux de Draco, quoiqu'en dise Neville, Harry était persuadé qu'Accolon l'aimait, ou l'avait aimé. Qu'importe que sa façon d'aimer soit si malsaine.
Sans personne pour lui accorder une seconde chance, il serait définitivement perdu et cela, il ne saurait en être question ! Une petite voix au fond de lui n'avait de cesse de lui dire qu'Accolon était trop important pour qu'on le laisse se perdre dans la jalousie, l'amertume et la haine.
Le sorcier avait mis longtemps à se faire à l'idée, mais à présent, il était prêt ! Et il avait une lettre à écrire…
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Harry était un peu nerveux. Il n'était pas très à l'aise avec le mensonge qu'il soit par omission ou non, alors le pratiquer lui-même… Mais il faisait de son mieux pour donner le change. Il s'était débarrassé de tout le monde, arguant un jour de congé bien mérité. Ne restait qu'Ernest, ou Ernie, comme il commençait à le surnommer, qui semblait camper devant sa porte. Il doutait que ce dernier garde le secret bien longtemps sur son invité mystère, mais pria très fort pour que ce soit le cas. Il se préparait tout de même psychologiquement à entendre parler de son inconscience pendant de longs jours…
Quelques minutes avant l'heure dite, il commanda une collation pour deux à Dobby, qui eut le bon goût de ne faire aucune remarque et de faire comme on lui demandait. Puis il attendit sagement sur son canapé, ses pieds dansants la gigue, que la porte s'ouvre.
Accolon fit son entrée, présenté par un Ernest aux sourcils froncés.
Sans préambule, le Calice lança :
« J'ai été surpris de recevoir votre invitation. Après tout, ce n'est pas comme si nous nous entendions bien. Je suis curieux de nature et j'avoue mettre demandé si c'était parce que vous vous retrouvez incapable de répondre à l'appétit vorace de notre connaissance commune ? »
Déstabilisé Harry mit une seconde à réagir.
« Ne vous faites pas plus grossier que vous ne l'êtes. Je ne vous ai pas fait venir pour que nous échangions ce genre d'amabilité. Si nous commencions par nous asseoir ? »
Son vis-à-vis obtempéra, la mine basse pendant un centième de seconde. Et voilà, il avait recommencé ! Décidément il ne pouvait s'en empêcher, pas même alors que son interlocuteur n'était en aucun cas menaçant, ni même méprisant.
Harry lui proposa du thé qu'il accepta grâcement avant de poursuivre. Il n'était pas là pour sucer des pralines après tout.
« Et donc ? Pourquoi m'avez-vous fait venir ?
-A cause de ce que le Roi a dit le jour de ma présentation à la cours et dont j'ai véritablement pris conscience récemment. Vous avez été choisi et ce n'est pas pour rien.
-Mes valeurs auraient enfin été reconnues ? »
Accolon avait un sourire plein de morgue auquel Harry ne put retenir un rire amusé.
« Vos valeurs ? Vous ne m'y avez guère habitué. »
L'échange devenait intéressant. Son Prince, avait la langue agile à souhait lorsqu'il s'agissait de répartie. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas pris plaisir à une joute verbale. Certains courtisans pouvaient être d'un tel ennui. Leur esprit ne volait pas bien haut.
« Je vous accorde ce point. Vous voudriez peut être que nous devions amis ? fit-il un brun sarcastique.
-Je n'ai pas cette prétention. Mais le Destin à ses raisons. Aussi j'estime que vous devriez avoir la possibilité de nous rejoindre. »
Accolon croqua dans un macaron pour se donner de l'effet.
« Vous flattez mon égo tout en faisant preuve de charité. Mais qu'est-ce que ça pourrait bien m'apporter de vous « rejoindre » ? »
Harry posa négligemment sa tasse avant de se caler dans son fauteuil et de croiser les jambes.
« Pour commencer, vous sortir de l'isolement et cesser de vous faire passer pour….
-Une Putain ?
-J'allais dire enfoiré. Ce que vous faites de votre corps ne regarde que vous. Personne ne devrait y trouver à redire.
-Votre franchise mérite au moins que j'apporte toute mon attention à votre « proposition ». »
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Plus tard dans la soirée, Draco reçu Ernest alors que ce dernier quittait son service. Il mit le vampire au courant des événements de l'après-midi, appuyant sur l'imprudence dont avait fait preuve le sorcier. Le blond, qui gardait en mémoire la liste des suspects potentiels responsables de son agression, vit rouge et se précipita dans les appartements de son amant, prenant à peine le temps de donner son congé à son subordonné.
Il franchit le seuil aussi silencieusement qu'un troupeau de buffle en train de charger, sans pour autant apeurer âme qui vive.
Dans le salon, il n'y avait aucune trace du brun, ni dans la serre. La tension montant d'un cran, il toqua comme un sourd à la porte de sa chambre, sans qu'on ne lui donne une réponse.
« -HARRY ! S'époumona-t-il au bord de la panique. »
Un filet de voix lui parvint du pavillon des bains. En y pénétrant, il avait voulu crier, mais le spectacle qu'il découvrit le coupa dans son élan. Le Calice sortait du bassin d'eau chaude, la peau délicieusement rougie, les cheveux dégoulinants et ébouriffés, une serviette nouée en hâte autour des hanches.
Draco avala difficilement sa salive, tandis qu'une goutte s'écoulait tranquillement de la naissance de son cou, puis le long de sa clavicule, jusqu'à son pectoral, avant de se perdre sur un téton qui durcissait face au brusque changement de température.
« -Tout va bien ? Vous m'avez fait peur.
-Vous êtes en train de me rendre fou, répondit-il avant de fondre sur lui pour lui ravir les lèvres. »
Si le baiser fut aussi soudain que passionné, le reste de leurs ébats fut tout autre. Draco avait décidé de les faire durer, de rendre son amant aussi fou de lui qu'il l'était. Il voulait le voir succomber au désir jusqu'à supplier pour une délivrance qui viendrait tout aussi lentement que profondément emplis de tendresse.
Ce fut confondant et délicieux, au point de les laisser fauchés par le plaisir, au bord de l'épuisement, essoufflés le corps tremblant, prêt à sombrer dans le sommeil, alors qu'ils n'avaient pas quitté le pavillon des bains.
Dans un dernier élan, le vampire souleva le Calice dans ses bras et l'emmena dans sa chambre. Il l'installa sous les couvertures et se plaça à ses côtés. L'instant suivant, le brun était blotti contre lui comme un petit animal, l'oreille tout contre son cœur, comme pour lui montrer par ce simple geste, tout l'attachement qu'il avait pour lui. Draco ne se posa pas plus de question et lui rendit son étreinte avant de le suivre au pays des songes.
Le lendemain matin, Neville les trouva dans la même position imbriqué l'un dans l'autre comme deux pièces d'un puzzle. Malgré toutes les précautions du monde, il les réveilla où tout du moins il réveilla le vampire qui remarqua sa présence uniquement grâce à ses sens très développés.
Ses mouvements, même infimes réveillèrent le sorcier qui papillonna des yeux et grogna imperceptiblement. Le blond l'embrassa tendrement sur le front avant de sortir de sous les couvertures.
« Vous m'en voulez ? demanda Harry d'une voix rauque de sommeil. »
Le Prince le regarda, pris au dépourvu. L'espace d'un instant, il avait oublié la raison de son irruption dans ses appartements la veille au soir. Il se renfrogna. Les sentiments de rage et de trahison refaisant surface avec toute la force d'une lame de fond.
« Vous m'avez souvent reproché de ne pas vous faire confiance. Hier, vous m'avez fait comprendre avec beaucoup de désinvolture pour votre propre sécurité, le peu de confiance que vous avez en moi, mais également en Charlie et Neville.
-Ce n'est pas…
-…Ce que vous vouliez, je le concède. Je ne peux prétendre savoir ce que vous voulez. Mais je vous en prie prenez garde. Ne commettez pas d'actes aussi inconsidérés sans prévenir quiconque. Les conséquences sont bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer. »
Il avait prononcé les derniers mots sur le pas de la porte du pavillon des bains, avant de fermer la porte derrière lui. Il n'était pas sûr de vouloir affronter son regard après une pareille tirade. Elle impliquait trop de choses avec lesquelles il avait encore du mal à cohabiter. Il avait été dur et il espérait que son amant ne lui en tiendrait pas rigueur trop longtemps.
De l'autre côté de la porte, Harry enfouissait son visage dans son oreiller. Il s'était attendu à des remontrances, mais il ne s'imaginait pas l'effet qu'elles auraient sur lui. Son cœur s'était serré bien plus qu'il ne l'aurait cru. Le vampire avait l'air si blessé, si bouleversé ! Il souffla un bon coup et sortit de son lit pour mieux le rejoindre.
Nu comme un verre, il ouvrit la porte avec la même douceur qu'un troupeau de bison en rut.
« Je suis désolé, cria-t-il presque. Je savais que vous n'approuveriez pas au vu de votre passé avec Accolon et de son récent comportement! Et ce n'est pas une excuse mais, j'avais besoin de le faire. »
Au milieu de sa tirade, il avait détourné le regard incapable de soutenir les yeux de glaces. A présent il se triturait les mains à se les faire rougir.
Draco soupira avant de les lui saisir avec la légèreté d'une plume.
« Je voulais juste… Je ne pouvais pas le… Il est… On se ressemble… et… »
Sans crier gare, le vampire la plaqua contre lui.
« Je comprends. Ou tout du moins je le crois. Mais je ne serais pas toujours là, alors pas pitié prenez soin de préserver votre vie. »
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Communiquer de la Cité des Rocheuses à la Cité Noire lorsqu'on était un espion devant rendre régulièrement des comptes, était une tâche aussi ardue qu'on pouvait se l'imaginer. De plus, il était préférable durant les longs mois d'hiver d'éviter de se faire remarquer lorsque seul les messagers diplomatiques volaient dans le ciel d'Avalon. Il avait donc à sa disposition, un galion très spécial qui lui permettait de communiquer avec Alec, l'âme damnée du Lord Noir. Il n'avait qu'à inscrire ce qu'il voulait dessus pour qu'un message similaire s'incruste sur le galion parfaitement identique du vampire.
Le dernier message en date était celui-ci.
« Bientôt, la petite merveille s'endormira pour toujours. »
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NDA
Hello les gens
Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^
Alors a bientôt pour la suite^^
Angel
Le28/02/2023
