Sang Noir version 2.0

( et oui j'ai bien mis 2.0, ceci n'est pas la première version^^)

NDA : NE PAS PASSER A COTE DE CECI ! JE FAIS PART DE CHOSES IMPORTANTES ! MERCI

Cette fiction a le RATING LE PLUS ELEVE présent sur ce site, autant vous dire qu'on est pas la pour enfiler des perles !

MENTION D'AGRESSION SUR ADULTE, SUR MINEUR, VIOL, MELANCOLIE CHRONIQUE, TORTURES, MEURTRES... !

En outre, vous entrez dans une UNIVERS ALTERNATIF ! Les Personnages ne sont PAS CANON ! Il y a beaucoup de OC !

Oui je sais, on est plus proche de l'œuvre originale que de la FanFiction mais faute d'un endroit plus approprié, je vous livre mon humble travail, puisque pour moi, même si cette histoire regroupe beaucoup de thèmes différents, de supports différents, et que la mythologie de mon univers est variée et complexe, c'est Ici qu'est sa place.

Malgrè le Rating et cette note, je mettrais tout de même à chaque début de chapitre, une mention supplémentaire pour la présence de scène trop choquante, lorsqu'il y en aura.

Alors partez du principe que vous êtes prévenu.

Sur ce, je vous souhaite la bienvenue dans mon petit monde étrange...

Disclaimers: Les Personnages, l'univers D'Harry Potter et l'idée est de Phenix Noir. Je ne suis qu'une fan girl qui s'assume. Exception faite de Accolon, Alec, Ambrose, Lilith, Perséphone, Mordred, Nokomis/Magena, Chumani, Ashitaka, Mitsuki, Shizuka, Akecheta, Tiyée, Kishi, Elan, Kiyia, Maya, Stasia, Kara, Proserpine, Lysandre et Crystal.

Couple: Harry/ Draco (bien évidemment), les autres c'est une surprise^^

Rating: M ! ALORS ON FAIT ATTENTION ! LE RATING N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI !

Résumé :Harry est un jeune sorcier épris de liberté qui voit sa vie basculer le jour où un groupe de vampire venu d'Avalon attaque son village. Leur chef, Draconis, un Prince vampire, l'emmène avec lui contre la vie de sa famille. Il se retrouve enfermé dans des appartements luxueux, avec pour seul perspective d'avenir, devenir un Calice. Si le vampire est loin de lui vouloir du mal, il devra faire preuve de patience pour gagner la confiance de son protégé, et encore plus s'il veut gagner son cœur…

Chapitre 28 :

Chumani

La nuit tombait doucement sur la Cité des Rocheuses. Un calme assourdissant régnait dans les rues, de même que dans le palais. Un revirement total comparé à l'agitation créée par la recherche, puis l'arrestation de Cormac Maclaggen.

Son nom et son crime était déjà sur toutes les lèvres, qu'importe la rapidité d'action des soldats pour le mettre sous sortilège de silence. L'exultation qui avait été la sienne avait alerté nombre de gens de tous bords. Ainsi, la nouvelle c'était répandue comme une traînée de poudre.

Le Prince Calice était entre la vie et la mort. Le symbole de l'espoir et de la paix ne tenait qu'à une intervention divine, un miracle. La Cité retenait son souffle. Nombre de chandelles avaient été allumées pour lui. Le peuple ne priait plus seulement pour le retour des soldats partis pour le front, pour une meilleure récolte, ou la fin de la guerre. Il priait pour Harry. Pour qu'il survive.

Dans l'enceinte du Palais, il en allait de même et les plus fervents, ainsi que les plus nerveux à l'idée que le jeune homme s'éteigne pour toujours, étaient ceux qui le connaissait. Parce qu'ils ne voulaient pas perturber un repos qu'il ne trouvait pas, plongé dans une indicible douleur, ils venaient à tour de rôle s'enquérir de sa santé auprès de la Reine, qui les accueillait dans ses appartements privés, en faisant de son mieux pour garder bonne figure.

La santé du sorcier n'était pas la seule chose qui l'inquiétait. En effet, la compagnie vampirique qui accompagnait Magena depuis qu'elle avait quitté la cité voilà de cela trois ans, était commandée par sa jeune sœur, Androméda. Or depuis qu'ils avaient passé le premier rempart, elle était sans nouvelle.

Elle tentait de se résonner. Sa sœur était une puissante guerrière et fin stratège. Si elle ne donnait aucune nouvelle, c'était principalement pour ne pas donner d'indice aux espions qu'il y avait encore dans la cité. Combien étaient-ils à travailler pour ce tyran de Voldemort ? Quel serait leur récompense si l'un d'entre eux apportaient la tête de la Déesse Louve sur un plateau ?

Comme pour Harry, il fallait attendre. Et comme l'attente était une torture... !

Mais certes pas aussi grande que celle que subissait Cormac en ce moment. Stasia et Charlie s'étaient portés volontaires pour cette tâche, avec un enthousiasme dès plus effrayant en la circonstance. Mais qui irait le leur reprocher ? Elle aussi rêvait de pouvoir se repaître de sa douleur et de ses cris.

Dans les cachots du Palais, il en poussait de nombreux, entre rires fous et exultation fanatique pour son Roi.

S'ils l'emportaient un jour sur ce dernier, ils leur faudrait abattre sans le moindre remord tout ces partisans. Ou suffisamment pour éviter qu'une pareille monstruosité se reproduise avec pour tête de proue leur prophète martyre. Ne tomberait-il pas dans l'excès inverse ? Ne deviendraient-ils pas les artisans aveugles de la mort ? Car en vérité, n'était-ce pas elle qui les gouvernait tous ?

Alors que Lady Zabini quittait les lieux pour la laisser à ses pensées, Severus se présenta. Sa mine était sombre, ses traits tirés, et ses yeux, d'un rouge rubis, laissaient transparaître le combat qu'il avait mené pour soigner Harry du mal mystérieux qui le rongeait. Sans attendre qu'il s'asseye, elle glissa dans sa main un verre de sang, qu'il but d'une traite. Il aurait du en être quelque peu rasséréné, mais ses yeux gardèrent leur teinte carmine, ce qui redoubla les craintes de la Reine.

« De grâce Severus ! Supplia-t-elle. Quelles sont les nouvelles ?! »

Le brun se râcla la gorge avant de répondre, tant il était peu sûr de sa voix. L'angoisse autant que l'épuisement, étreignaient sa gorge au point de le faire suffoquer. Comment après toutes ses années à étudier, pouvait-il se sentir si impuissant ? Et surtout comment un être vivant pouvait souffrir à ce point, sans y perdre la vie ou la raison. Car Harry n'était pas la seule victime. Combien de temps lui restait il ?

« -Accolon a fait un miracle, mais... Son état... Son corps... Il... »

Le potioniste serra les poings jusqu'à enfoncer ses ongles dans ses paumes et les faire saigner. Il rêvait de pouvoir frapper le visage qu'il savait suffisant de Cormac avec.

« -Il était le seul à maintenir Harry... Mais... Cormac... Qu'il soit mille fois maudit ! N'a rien laissé au hasard. Et à mon grand regret, Neville a fini le travail. »

Choquée par cette révélation, Narcissa retint à grand peine un cri d'effroi.

« Ne me dis pas que nous allons les perdre tous les deux ?

-La seule à pouvoir les sauver serait Magena... Si elle arrive à temps.

-Quel Monstre ! »

A bout, la Reine se leva de son fauteuil et arpenta le salon telle une bête enragée. Elle avait besoin de se défouler sur quelque chose ! N'importe quoi ! Ce drame rallumait en elle l'ardeur du combat, tel qu'elle l'avait connu avant de se fiancer. Ses yeux se teintèrent de rouge, puis d'un geste aussi précis que puissant, elle balaya un vase de porcelaine qui eut la malchance de se trouver là.

Severus sursauta à peine. Il connaissait assez sa belle sœur pour savoir ce dont elle était capable.

L'instant d'après, un autre vase rejoignit le premier. Puis ce fut les bibelots, les chaises, les coussins. Le carnage achevé, l'on entendait plus que le bruit saccadé de sa respiration. Elle retrouva un semblant de raison, non sans crépiter de magie, au point que ses cheveux étincelaient comme parés de poussière d'étoiles.

Lucius entra sur ses entrefaites, pas plus surpris que cela. Il s'attendait même à bien pire.

« Il était grand temps de changer la décoration, mais n'est ce pas un peu salissant, ma Reine ? Demanda-t-il dans un espoir de faire redescendre l'atmosphère.

-Parfois, la situation exige que l'on se salisse les mains, n'est ce pas mon Roi ? Rétorqua-t-elle en grognant à moitié. »

Sur ce point, il ne pouvait qu'être d'accord avec elle, en témoigne leurs années de campagne, et la visite qu'il venait de faire dans les cachots. Si Stasia et Charlie s'en étaient donnés à cœur joie pour faire avouer la plus sombre des vérités de la bouche de leur hôte, il n'avait pas été en reste. Mais en dehors des ricanements et des cris d'exaltations et de dévotions pour son maître, après d'âpres râles de souffrance mal contenue, il n'avait dit qu'une seule chose.

Bien qu'elle soit intéressante, elle était loin d'apporter du réconfort. C'était plutôt le contraire.

« -Il a donné un nom, déclara le Roi après s'être frayé un chemin entre les débris. Alec. »

Cette fois, les larmes remplacèrent les cris, et Narcissa s'effondra dans les bras de son époux, tandis que Severus se prenait la tête dans les mains. Alec était un alchimiste de génie, un virtuose. Quel déchéance qu'un talent aussi indéniable soit-il, serve la mort et le chaos. Harry tout Prince Calice qu'il était, n'avait aucune chance de s'en sortir.

« -Il faut … Il faut prévenir... Draco, hoqueta la Reine. Il ne se pardonnera jamais si...

-Harry va mourir !? »

Tous se tournèrent vers la source du cris.

Luna était là, sur la pas de la porte, au même endroit que son père un instant plus tôt. Ils avaient voulu lui cacher les derniers événements, mais fort était de constater que beaucoup de choses leur échappaient. Luna était pâle comme la mort, et ses yeux s'embuèrent de larmes. Elle se mit à trembler de tous ses membres et semblait prête à s'effondrer.

Sans attendre, son oncle se précipita vers elle. Elle s'accrocha à lui et balbutia :

« -Mais s'il meurt, le bébé mourra aussi... »

L'annonce de la grossesse d'Harry, ajouta l'horreur à l'angoisse.

Les enfants étaient sacrés en Avalon. Surtout ceux de couples mixtes ou homosexuels . Sans être des raretés, ils étaient la marque d'un amour tel et d'un si grand attachement à l'autre, que la magie palliait à la nature, pour que la vie foisonne.

En ce temps de guerre, une naissance était une bénédiction, un espoir. La magie n'était pas à ce point corrompue par le Clan de l'Hermine. Elle réalisait encore les souhaits les plus intimes de ceux qui la vénérait. Et voilà qu'un de ses présents se mourait avant même d'avoir vu le jour...

Voldemort n'aurait pu porter coup plus rude que celui-là.

Qu'importe qu'ils préviennent Draco, il n'arriverait jamais à temps pour faire ses adieux à son amour. Mais devaient-ils lui parler du bébé ? Fallait-il ajouter pareil nouvelle à l'annonce de la mort d'Harry ? Draco ne s'en remettrait jamais ! Il se jetterait à corps perdus dans toutes les batailles pour mieux assouvir sa vengeance, qu'importe qu'il mette sa vie ou celle de ses hommes en danger. Il ne devait donc rien savoir. Qu'importe qu'il les haïsse pour cette décision. Il était le seul héritier de la couronne. Sa situation était déjà dangereuse, mais il avait toujours était prudent et savait lorsqu'il devait rester en sécurité.

Ils firent donc une promesse solennelle et magique. Personne ne parlerait de la révélation de Luna. Jamais !

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Alors qu'ils avaient traversé la moitié de la Cité des Rocheuses et avaient pénétré l'avant dernier rempart, la délégation elfique c'était vu bloquée par une compagnie de garde. L'alerte maximale avait été donnée et ordre était de les escorter jusqu'au Palais.

Androméda qui avait en charge la protection de la Déesse Louve et de sa famille trouva l'idée intéressante mais pas infaillible. A son sens, le mieux était de séparer le groupe et de conduire ses protégés à travers la ville, par divers chemins de traverses. Leur groupe serait moins remarquable qu'une délégation entière et s'il s'agissait d'un événement grave qui pouvait les mettre tous en danger, elle ne pouvait faire confiance qu'à ses propres soldats. Ceux qu'elle connaissait depuis des années et qui l'avait suivi dans la Cité des elfes voilà plus de trois ans.

Après avoir brièvement discutée avec Magena, la décision fut prise. Ils quittèrent leurs vêtements d'apparats et en enfilèrent d'autres, plus passe partout, tout en les laissant plus libres de leurs mouvements. Chacun dissimula ses armes sous d'amples capes noires avant de partir à vive allure.

Afin d'éviter tout type de danger, ils se déplacèrent vite et avec la discrétion d'une ombre. Ils ne faisaient que peu de pause, ce qui aurait dérangé n'importe quel ambassadeur, plus habitué à passer ses journées dans un bureau, mais les loups, même sous leur forme humaine, étaient d'une grande endurance.

Le seul qui traînait un peu la patte, était Kiyiya. Le louveteau de la portée. A peine sortit de l'enfance, à l'inverse de ses frères et de sa sœur de clan, qui étaient presque adultes. Ses cheveux roux lui collaient au visage et sa respiration était sifflante. Mais jamais il ne se plaignait. Lorsqu'il semblait sur le point de s'effondrer, Akecheta, qui était de loin le plus grand de tous, le portait sur ses épaules. Reconnaissant son compagnon se reposait sur lui quelques minutes, la tête lové dans son cou, il respirait son odeur si familière et reprenait souffle.

Lorsqu'il chuchotait doucement à son oreille, Akecheta le reposait sur le sol avec une infinie délicatesse et le couvait d'un regard tendre qui ne trompait personne. Lorsqu'il était sûr que le petit roux pouvait de nouveau suivre le rythme, il repartait comme si rien ne s'était passé.

Quand à la petite Chumani, accrochée au giron de sa mère, comme un bébé koala, elle ne faisait pas le moindre bruit, sauf pour murmurer à l'oreille de sa mère qu'elle avait faim, soif, ou envie de faire pipi. Ce qu'on lui accordait volontiers, même si elle restait toujours bien accroché au cou de Magena.

La petite Déesse était d'une douceur et d'une sérénité sans pareil. Elle savait instinctivement ce qu'il convenait de faire et semblait en contact permanent avec l'Univers, ce qui lui octroyait une aura très particulière, presque magnétique. On ne pouvait que l'aimer. Physiquement, elle avait les traits de sa mère, mais elle n'avait ni sa couleur de peau, de cheveux ou d'yeux. Sa peau était fine et délicate, nacrée, presque transparente. Ses cheveux étaient un dégradé de blanc et de rose poudré, comme certaines nymphes des bois. Et ses yeux étaient aussi flamboyants que des rubis. Le long de ses jambes, jusqu'à la plante de ses pieds toujours nus, courraient des veines toutes en arabesque, faites de racines aussi fines que des capillaires. Elle avait une marque en forme de croissant de lune sur le front, qui scintillait comme l'astre qu'il représentait dès que la nuit tombait. Elle avait la quintessence d'une fleur de lotus. Une fleur vivante, au point que les elfes l'appelaient « La fille fleur ».

Leur course effrénée les conduisit bientôt au dernier bastion, celui qui entourait la Cité Mère, siège du pouvoir en place, berceau de trône de Quarts blanc.

Androméda, en tant que membre de la famille royale y avait ses entrées. Les gardes en faction les laissèrent passer sans poser la moindre question, et firent comme si ils n'avaient rien vu.

La nuit touchait presque à sa fin, mais les rues étaient encore éclairées par les pierres incandescentes à la lueur bleuté si singulière. Un peu effrayée par cette ambiance quelque peu fantomatique, Chumani émit un petit gémissement, et serra plus fortement le cou de Magena, qui se mit à la bercer doucement.

« Ce ne sont que des lumières mon Amour. Elles n'appellent pas les mauvais esprits. Je suis là. Nous sommes tous là. Et rien ne pourra te faire de mal. »

Ils gravirent le long chemin pentu qui menait au Palais et parvinrent à une porte dérobée, connue seulement de la famille royale, alors que le soleil pointait tout juste à l'horizon. Le reste du chemin, ne fut qu'une longue succession de corridor sombre et poussiéreux, paradis des araignées.

Puis enfin, leur destination finale, le salon privée de la Reine Narcissa. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que leur arrivée ébranla les dernières forces de l'assemblée autant que les leur. On se serait cru à une veillée funèbre.

Bien sûr, elle savait que la situation était grave, qu'une attaque avait visé des personnes de haut rang, et que le clan de Magena était le prochain sur la liste, mais elle ne savait pas que cela touchait à la famille royale. Sa famille. Était ce Draco ? Le seul qu'elle ne voyait pas en ses lieux ?

Le spectacle qu'elle avait devant les yeux avait des airs de fin du monde et était signé Narcissa. IL y avait des débris de verres, de bois et de porcelaines partout, ainsi que des plumes qui volaient encore dans la pièce. Certaines étaient même accrochées aux vêtements de Lucius ou aux cheveux de Luna.

« Et bien, j'ai l'impression que nous arrivons à point nommé. »

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Pour retrouver un semblant de confort, Narcissa fit appeler ses elfes de maison pour faire disparaître les traces de sa rage.

Si le salon était quelque peu dépouillé, après quelques claquements de doigts et autre « pop », au moins on ne risquait plus de se blesser. En particulier Chumani qui put enfin descendre des bras de sa mère pour mieux se dégourdir les jambes.

Le reste du clan retira tranquillement leur cape sous les yeux à la fois admiratifs et surpris de l'assemblée.

Comme ils étaient loin les petits louveteaux duveteux et joueurs, qui ne parvenaient pas à prendre forme humaine et qui avaient allégrement mâchouillé chaque pied de chaise ou de table à leur portée, lorsque ce n'était pas une paire de charentaises, ou un coussin.

Devant eux, cinq beaux jeunes gens aux origines distinctes, d'où émanaient une force et une magie écrasante et primitive qui forçait le respect. Chacun était l'alpha de son propre clan.

D'abord il y avait Tiyée, un regard droit, emprunt de foie pour sa « Mère » et sa petite déesse, aux yeux immensément bleus, à la peau d'ivoire et aux cheveux d'un noir de nuit, qui ondulaient doucement jusqu'à ses épaules. A ses côtés, un jeune homme blonds, ébouriffés, à la stature des plus robuste et au sourire engageant : Elan. Lui tenant la main, la seule louve du groupe, en dehors de leur « Mère », Kishi, à la peau caramel et à la cascade de cheveux noirs aux boucles serrées. Ses yeux d'un bleu presque noir, ne lâchait pas une seconde la petite Chumani. Venait ensuite, Akecheta, le plus grand, et le plus fort du groupe, une peau basanée, des cheveux blanc attachés en catogan, et des yeux jaunes d'une froideur sans pareil, sauf lorsqu'il les posait sur Kiyiya, le louveteau, un petit rouquin qui promettait d'être aussi fort que ses « frères » et sa « sœur », mais qui pour le moment, semblait sur le point de s'effondrer de fatigue.

Et que dire de Magena.

Ils avaient vu partir une enfant, une fille mère, qui courbait le dos sous le poids de ses responsabilités et de ses pouvoirs. Qui avait tant à apprendre et tremblait chaque fois qu'elle pensait que personne ne la regardait. Qui avait pleuré de devoir élever un enfant, un dieu, seul, en plus de cinq louveteaux et de sauver le monde. A présent, elle avait fait corps avec Molo et la sérénité autant que l'amour et la confiance l'habitait toute entière. Sa beauté si juvénile, presque timide, s'était muée en une sensualité bestiale. Si sa fille était lunaire, elle était solaire.

Ils entamèrent à peine le récit des événements, que déjà Magena se leva et exigea de voir Harry et Accolon.

« -Maman ? Demanda Chumani, d'une voix cristalline. Je viens. »

Sans plus de cérémonie, elle sauta des genoux de Tiyée et se précipita dans les jambes de sa mère.

« -Damoiselle, il me semble que ce n'est pas votre place, déclara Severus qui avait peur de traumatiser un si jeune enfant. »

Harry hurlait régulièrement sa souffrance pendant d'interminables minutes, lorsqu'il ne convulsait pas, quant à Accolon, ses blessures déformaient complètement son visage. Un spectacle affligeant et insoutenable, même pour un adulte. La petit fille le regarda droit dans les yeux avant de répondre :

« -Je viens. »

Catégorique.

On aurait pu croire qu'elle faisait un caprice, comme n'importe qu'elle enfant de son âge, mais c'était loin d'être dans son caractère. Magena la réceptionna et l'embrassa tendrement.

« -Maman a besoin de moi. »

Magena lui sourit et acquiesça avant de partir en direction des appartements du Calice, avec le potioniste comme guide.

Dans le salon, ils découvrirent les Maréchaux comme en camping. Proserpine dormait dans l'étreinte rassurante de Cristale, tandis que Lysandre dormait devant la cheminée, roulé en boule sous sa forme lupine. La porte de la chambre d'Accolon était entre ouverte et on pouvait entendre sa respiration sifflante.

Sans faire de bruit, ils pénétrèrent la chambre d'Harry, qui était veillée par Kara. Lorsqu'elle vit entrer Magena, elle se leva d'un bond, le cœur battant la chamade. Subjuguée par la femme qu'elle était devenue, elle ne sut d'abord quoi dire ou faire. Puis elle fit un pas, une ébauche de mouvement à son encontre que la louve n'apprécia pas du tout.

« -Écarte toi Vestale, grogna-t-elle en déposant sa fille à terre. »

Ses yeux flamboyèrent d'une rancœur mal contenue, qui brisa le cœur de la Parque. Penaude, elle baissa les yeux et s'effaça. Elle méritait bien pire pour l'avoir repousser si durement la dernière fois qu'elles s'étaient vues.

Neville qui revenait du pavillon des bains avec une bassine d'eau froide, fut réceptionné par son fiancé qui lui intima l'ordre de se taire.

Elles s'assirent de chaque côté du lit, l'une posa sa petite main sur celles tremblantes d'Harry, l'autre la posa sur son front. Tandis qu'elles fermaient les yeux une douce lumière enveloppante et revitalisante les entourèrent tous les trois.

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Le poison créé tout spécialement pour le Prince Calice ne s'attaquait pas seulement au corps, ou à sa magie, mais également à l'âme. Son but était l'annihilation de l'être dans son intégralité. Chaque fois que Severus, Kara ou Accolon soignait une affliction, les deux autres redoublaient d'efforts pour re-contaminer celle qui venait d'être purifiée. Il était comme un virus qui laisse une infime trace dans le système immunitaire, tel une cicatrise qui refuse de disparaître complètement. Comme lui, il profitait d'un moment de faiblesse, de relâchement, pour se réveiller, toujours plus fort, toujours plus violent.

La grossesse d'Harry affaiblissait sa magie, puisqu'au lieu de le soutenir, elle protégeait ce petit être tout neuf, qui a lui seul représentait tous ses espoirs. Il était la partie de Draco qu'il avait gardé en lui, amoureusement et qu'il avait chéri, comme rien d'autre auparavant. La blond était devenu son roc, son tout, dans ce monde rendu flou par la perte de sa famille et du peu d'espoir qu'il avait de les revoir un jour.

Ainsi, le poison avait tout le loisir de s'en prendre à son esprit.

Ses cris de souffrance, emplissait ce démon liquide d'extase. Ses pleurs le rendaient plus fort. Ses terreurs le rendait inéluctable. Il alimentait le tout aux travers de cauchemars qui n'en avaient que le nom, tant ils semblaient réels.

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La fumée obscurcissait sa vision et irritait ses poumons, influant sur la rapidité de sa course. Il faisait de son mieux pour parvenir à la source des hurlements de terreurs et d'agonie qui montaient inlassablement du village. Plus il se rapprochait, plus ses pieds s'embourbaient dans le sol, sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Il n'avait pas plus depuis longtemps. La terre était sèche presque sableuse ce matin encore. Et voilà qu'à présent, elle semblait gluante, nauséabonde.

Les flammes rougeoyantes dansaient distinctement devant ses yeux tandis qu'il franchissait la bordure de la forêt, le laissant voir ce qui mouillait à ce point la terre.

Du sang, des rivières de sang.

Les corps des villageois s'amoncelaient à perte de vue, entre les maisons en flammes. Les rares survivants finissaient d'agoniser dans des gargouillis immondes, prisonniers de silhouettes informes aux yeux rouges.

« Les vampires ne sont pas tous des gens biens... »

Il réprima avec force une envie de vomir, incapable de soutenir un tel spectacle. Soudain, deux visages familiers s'approchèrent de lui.

« -Remus !... Sirius ! »

Soulagé de les savoir en vie, il courut au devant d'eux. Mais qu'elle ne fut pas sa surprise, lorsqu'il vit leur gorge béante et leurs yeux vitreux.

« -Tout cela est de ta faute ! L'accusa le lycan. C'est à cause de toi s'ils sont venus !

-Pourquoi n'es-tu pas mort avec tes parents ? Se lamenta son parrain. »

Harry recula comme s'ils l'avaient frappé.

« -Non, je... Je n'ai jamais... Draco a dit ... »

« -En ces lieux vous êtes en sécurité. Et pour que votre village et vos proches le soient également, votre « sacrifice » était inévitable. »

Impossible, Draco ne pouvait lui avoir mentit. Ses parrains et son village étaient en sécurité, il avait promis !

Horrifié devant cette possibilité, qu'il avait préféré ignorer, pour ne pas devenir fou, il s'effondra en pleurant.

« -Je ne vous ai pas trahi ! Je vous le jure ! »

Alors qu'il sanglotait en demandant pardon, Draco surgit dans son dos, et le prit dans ses bras. Il aurait dût se sentir rassurer, mais l'odeur métallique du sang l'enveloppait tout entier, preuve qu'il avait participé au carnage. Le vampire frotta son nez dans son cou et huma son odeur, avant de lécher sa peau.

« -Et comment appelles tu le faites de t'être offert à moi si facilement ? Telle une chienne en chaleur ? »

Sa voix était différente cruelle, moqueuse. A bout, le brun se mit à trembler dans ses bras :

« -Non ! Ça ne c'est pas passé comme ça ! »

Le blond ricana et resserra sa prise sur sa poitrine, bloquant sa respiration.

« -Bien sûr que si et tu en as redemandé tant de fois. Un tel appétit se doit d'être assouvis et tu conviendras que tu es un mets de choix qu'il faut savoir partager. »

Harry suffoqua, tandis que les silhouettes des vampires se rapprochaient d'eux inexorablement, tout croc dehors, prêt à la dévorer vivant.

Sans qu'il ne puisse rien y faire ils lui arrachèrent ses vêtements, fondirent dans ses chaires avant de les déchiqueter avec les dents, sous les rires démoniaques de son amour et des accusations incessantes de ses parrains. Alors qu'il ne cessait d'hurler sa douleur, une lueur s'éleva au dessus de lui, douce et salvatrice.

Deux silhouette nimbées de lumières en jaillirent. En un claquement de doigt, elles firent disparaître les assaillants, les flammes, les insultes et les rires.

« -C'est fini maintenant, ce ne sont que des cauchemars, murmura une petite fille qui lui faisait un peu penser à Proserpine avant de lui tendre la main. »

Sans réfléchir, Harry s'en saisit et rouvrit les yeux. Il était sauvé.

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NDA

Hello les gens

Voici la version retravaillée de Sang Noir, ou version 2.0. Ca fait un moment que je l'écris et y a deux trois choses que je voulais revoir dessus, en particulier les passages sur Accolon, qui a beaucoup évolué depuis...ben longtemps du coup^^. J'ai voulu nuancer mon propos donc, voilà!^^

Alors a bientôt pour la suite^^

Angel

Le28/02/2023