Moi : Salut tout le monde ! OUI PARDON POUR LE RETAAAARD ! J'ai été occupée, la famille héhé ^^'
Kyoya : Décidément, ça n'arrête pas !
Moi : Ouiii, j'ai une vie sociale u_u
Ryuga : J'ai lu le chapitre d'aujourd'hui. Sortez les mouchoirs !
Chris : Comment ça ? Qu'est-ce que t'as encore fait Wonder ?
Moi : Euh… J'ai parlé de Kyoya ? ^^'
Kyoya : Pourquoi toujours moi ?
Moi : Oui bon, plus sérieusement, je mets un petit TW pour ce chapitre : à un moment ça parle de mort et de maladie.
Ryuga : Wouhou…
Moi : Hé ho, promis vous aurez une belle surprise à la fin !
Kyoya : Je le sens encore moins là…
Moi : Tu le sens jamais Kyo ! Bon allez, disclaimer !
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bon chapitre tout le monde, essayez de pas (trop) pleurer quand même… ^^'
Ryuga : Dit-elle après avoir écrit un truc super déprimant.
Moi : C'est pour le bien de cette histoire !
Réponse aux reviews :
Coolio : Maybe Tsubasa will be there in the fic, hihi ~
I mean, getting a drink with someone IS a date for a lot of people ! XD
Marius X Maldeka : Oui, Ryuga est enfoncé très profond dans le déni ! XD
Décidément, avec vous pas de seconde chance hein ! Rika elle a pas le droit de se racheter ou quoi ? XD
Tsubasa, pas Tsubasa ? Suspense, hihi ! ^^
Komachu : En même temps, Ryuga a tellement insisté sur le fait de vouloir remercier Kyoya d'avoir gardé Sakyo, Kyoya s'est sans doute dit que s'il refusait c'était pas cool ! Et puis boire un verre avec Ryuga c'est loin d'être de la torture XD
-Bon, maintenant que tu es arrivé, on va pouvoir se commander à boire.
-C'est vrai. Qu'est-ce que tu veux boire ?
-Allons, à ton avis ?
Ryuga eut un petit ricanement amusé à cette réflexion. C'était vrai, il avait surtout demandé ça par pur politesse mais il savait parfaitement ce que Kyoya voudrait boire, c'était même pour ça qu'il l'avait invité dans ce café : la fameuse limonade maison à la mangue. Même si Ryuga et Kyoya agissaient comme si c'était le cas, la limonade à la mangue n'était pas réellement la spécialité du café, c'était la limonade maison de manière générale. La limonade à la mangue n'était qu'une des nombreuses déclinaisons possibles de cette limonade maison, il y avait plein d'autre parfums mais mangue était le préféré des deux jeunes hommes et ce depuis leur adolescence. Ils étaient loin d'être majoritaires, le parfum préféré de la plupart des gens était melon, mais en fait ça les avait toujours arrangés. Les jours de grande fréquentation, c'est-à-dire surtout l'été, il arrivait que les gens demandent tellement de limonades au melon que ça en provoque une rupture de stock. Avec leur amour des limonades à la mangue, Ryuga et Kyoya n'avaient jamais connu ce problème eux.
Après qu'une serveuse soit venue prendre leur commande, les deux jeunes adultes se retrouvèrent définitivement en tête à tête. Ils ne savaient pas trop quoi dire, enfin ils hésitaient surtout à engager la conversation de peur d'interrompre l'autre qui pourrait vouloir aussi parler. Eh bien, s'ils restaient comme ça, ils risquaient de ne pas parler de tout leur petit rendez-vous !
-Nile va bien ? Finit par demander Ryuga, se collant en même temps une baffe intérieure parce qu'on ne pouvait pas faire plus bateau comme sujet de conversation. Il était bien crevé la dernière fois que je l'ai vu.
-Oh, oui, il va bien, répondit le vert avec un petit sourire, même s'il était un peu gêné parce qu'il savait que Ryuga avait parlé à son compagnon pendant sa chaleur. Il a pris sa journée hier pour se reposer et ce matin il est parti au travail, comme d'habitude. Tu sais comment c'est de gérer des chaleurs quand on est pas alpha, c'est pas à toi que je vais apprendre ça…
-Ouais, je m'en souviens ouais, soupira légèrement l'alpha. C'était crevant, une séance intensive de muscu c'est vraiment rien à côté.
-Ah parce que tu fais de la muscu toi maintenant ? Ricana Kyoya. T'en as pas besoin pourtant, t'as toujours été musclé, enfin je t'ai toujours connu comme ça en tout cas.
-J'en ai fait pendant quelques années figure-toi, j'aimais bien ça mais j'ai dû arrêter il y a quatre ans, à la naissance de Sakyo, parce que j'avais plus le temps.
-Ah okay. Pourtant je maintiens, t'avais pas besoin de ça.
-Je faisais pas de la muscu pour me tailler un corps de ouf je te signale, c'est juste un sport comme un autre ! C'est bon pour le cardio et ça me filait un minimum de vie sociale. Bon maintenant ma vie sociale elle est au journal.
-C'est vrai que tu es journaliste maintenant. J'ai du mal à m'y faire, je pensais pas que tu ferais ça de ta vie, mais bon en même temps quand on était jeunes on savait absolument pas ce qu'on voulait faire comme métier dans le futur…
-Je te rassure, moi non plus j'pensais pas faire ça comme métier ! Si on m'avait dit il y a dix ans que je deviendrais journaliste, je l'aurais pas cru… Mais c'est cool, c'est un métier qui me plait.
Kyoya hocha la tête avec un sourire, l'air de dire que c'était tant mieux, et sourit encore plus quand il aperçut derrière le blanc la serveuse qui arrivait avec leurs boissons.
-Wow, ils mettent des grosses pailles en carton maintenant, fit remarquer Ryuga une fois la serveuse éloignée. Depuis l'interdiction des pailles en plastique je crois que j'ai tout vu, mais leurs pailles elles sont vraiment grosses.
-J'ai eu du mal à m'y faire aussi, entre les pailles en carton qui ramollissent à cause du liquide et les pailles en métal sur lesquelles faut faire gaffe de pas se cogner les dents, c'est pas toujours facile, ricana l'oméga avant de boire une gorgée de sa limonade. Ah putain, c'est toujours aussi bon… Ça a exactement le même goût qu'il y a dix ans, c'est incroyable.
-Ouais, exactement, confirma le blanc après avoir lui aussi goûté sa limonade. C'est génial, ça a changé ici depuis dix ans mais pas trop, du coup j'ai l'impression d'avoir à nouveau 16-17 ans et de sortir du lycée après une grosse journée de cours. Si la nostalgie avait un goût, ce serait celui-là !
-Haha, j'suis d'accord ouais, rétorqua Kyoya avec un grand sourire avant de prendre une expression plus pensive. Dis, Ryuga… Est-ce que je peux te poser une question un peu personnelle ?
-Bien sûr, vas-y.
-Pourquoi… Pourquoi tu es revenu vivre à MetalBey City ? Tu en avais marre de Kyoto ? MetalBey City te manquait ?
-Oh, c'était pas un choix en fait. Il y a deux ans, Rika a été mutée d'un lycée de Kyoto à celui de MetalBey City. C'était un grand changement pour elle, elle allait passer d'un grand lycée ultra moderne à un lycée beaucoup plus petit et plus… « rustique ». Elle était stressée de ce changement, elle a toujours vécu à Kyoto elle, mais elle était quand même pas mal rassurée de savoir qu'on allait s'installer dans la ville où moi j'ai grandi. Perso, j'étais à la fois stressé mais aussi incroyablement heureux de revenir vivre ici, et encore plus heureux à l'idée que mon fils allait se retrouver dans l'école où moi j'ai été. Si on reste ici pour encore plusieurs années, il se retrouvera sûrement dans le collège où on a été tous les deux il y a bien longtemps, haha !
-Si… ? Vous n'êtes pas sûrs de ne plus déménager ?
-Moi j'aimerais rester pour de bon et ne plus bouger, mais Rika pourrait peut-être être de nouveau mutée dans un autre lycée. Enfin, normalement ça n'arrivera pas parce qu'elle se plait beaucoup dans le lycée de MetalBey City !
Kyoya hocha la tête en buvant une autre gorgée de limonade à la mangue, le regard un peu pensif. Il pensait que Ryuga était revenu vivre à MetalBey City parce que la ville lui manquait, pas parce qu'il avait dû suivre sa femme qui avait été mutée dans un nouveau lycée. L'idée que le blanc puisse à nouveau déménager à cause du travail de sa femme lui serrait le cœur… Ils s'étaient retrouvés après dix ans, ils avaient l'opportunité de récréer une relation après tout ce temps, c'était inespéré ! Kyoya n'avait pas envie que tout se brise à nouveau… Certes, si Ryuga venait à déménager de nouveau ils pourraient rester tous les deux en contact cette fois-ci, ils en avaient les moyens contrairement à il y a dix ans, mais… Mais le vert ne voulait pas. Il ne voulait pas que le blanc parte une nouvelle fois, pas encore…
-Au fait, comment vont tes parents ? Lui demanda Ryuga, arrachant Kyoya à ses pensées. Tu as dit que ton père allait bien et ses affaires aussi, mais tu n'as pas parlé de ta mère.
L'oméga eut bien du mal à se retenir de déglutir de manière trop voyante et sentit les couleurs de son visage disparaître à toute vitesse. Oh, il se doutait bien que Ryuga finirait par aborder ce sujet, c'était même inévitable, mais c'était quand même…difficile. Kyoya avait beau s'y être préparé mentalement, à cet instant il avait juste envie de s'enfuir. Il fallait bien qu'il le dise, il ne pouvait pas mentir au blanc… Il avait déjà la sensation de lui cacher quelque chose d'horrible depuis qu'ils s'étaient retrouvés… Allez, il fallait être courageux, il fallait être fort. Le vert le savait, ça allait être un moment douloureux pour tous les deux, mais il fallait bien crever l'abcès à un moment.
-C'est vrai que j'ai parlé de mon père mais pas de ma mère… soupira Kyoya, l'air mal à l'aise et triste. C'est parce que… C'est parce qu'elle est… Elle est morte…
Ryuga crut sentir son cœur s'arrêter à ce moment-là. C'était comme si une partie du monde, de SON monde, s'écroulait autour de lui… S'il n'avait pas été assis, il aurait probablement perdu l'équilibre et Kyoya aurait été obligé de le rattraper. Non, c'était impossible… Ça ne pouvait pas être vrai… C'était… C'était trop injuste ! Beaucoup trop injuste… Pourquoi elle ? Tout mais pas elle…
-Je… J-Je suis désolé Kyoya, je ne savais pas… finit par bredouiller l'alpha d'une voix beaucoup plus faible que ce qu'il aurait voulu. Il sentait ses yeux piquer et sa gorge se nouer, c'était horrible…
-Je sais que tu ne savais pas, lui répondit Kyoya, peiné de voir son ancien petit-ami s'effondrer progressivement. Et je sais que ça t'affecte beaucoup parce que tu l'aimais énormément…
C'était même un euphémisme de dire ça. Ryuga n'aimait pas simplement « énormément » la mère de Kyoya, il la considérait comme sa propre mère. Rena Tategami était l'image même de la douceur et de la gentillesse, il n'avait jamais connu de personne plus douce qu'elle… C'était une femme discrète, elle l'avait toujours été, mais même si elle ne parlait pas beaucoup, il suffisait de regarder le doux sourire sur son visage plutôt pâle pour se sentir rassuré. L'alpha se souvenait exactement de comment était la mère de son ex petit-ami la dernière fois qu'il l'avait vue. Elle était en train de peindre dans son atelier, ce n'était pas son métier mais simplement une passion, ses longs cheveux noirs comme toujours ramenés sur son épaule droite et un bandeau sur le haut de sa tête pour empêcher d'éventuels petits cheveux de lui tomber dans les yeux, son regard bleu océan fixé sur sa toile et ses lèvres étirées par son éternel sourire bienveillant et heureux. Elle passait beaucoup de temps dans cet atelier, souvent quand le blanc venait chez Kyoya à l'époque c'était là qu'elle était, mais elle ne manquait jamais de sortir pour venir lui dire bonjour. Rena était si gentille avec lui… Là où le père de Kyoya était agréable avec lui mais surtout très absent, pris par son travail, la mère de l'oméga était toujours là, toujours souriante, toujours à l'écoute… Rena était tout ce que la mère de Ryuga n'était pas, alors il s'était raccroché à elle et ça avait été bien loin de l'embêter. Il ne pouvait pas croire qu'elle n'était plus là, mais surtout il se sentait terriblement mal de n'avoir jamais osé lui dire à quel point elle comptait à ses yeux. Il aurait voulu, mais maintenant il ne pouvait plus… C'était horriblement frustrant et douloureux…
Assis face à Ryuga, Kyoya se sentait vraiment mal de le voir dans cet état. Il savait que ce serait douloureux, c'était évident que ça le serait, mais il n'avait jamais vu le blanc si mal, jamais… Ryuga était quelqu'un de fort, qui ne montrait jamais quand ça allait mal, et là il avait le regard perdu dans le vide et les larmes aux yeux. La seule fois où Kyoya avait vu l'alpha pleurer, c'était quand ce dernier lui avait annoncé qu'il allait déménager à Kyoto et qu'ils devaient se séparer parce qu'une relation longue distance ne pouvait pas fonctionner, il y a dix ans de cela… Il avait espéré ne plus jamais revoir Ryuga pleurer, rien ne lui avait plus serré le cœur que de voir ça, mais là c'était malheureusement bien parti pour. Le vert sentait que si son ancien petit-ami n'arrivait pas à retenir ses larmes, il n'arriverait pas non plus à retenir les siennes…
-Elle… Qu'est-ce qui lui est arrivé… ? Demanda Ryuga après un long silence, ayant ravalé comme il le pouvait ses larmes mais sa voix toujours brisée par la tristesse. Enfin, si tu veux bien en parler… Si tu ne veux pas, je comprendrais…
-Cancer du pancréas, répondit l'oméga en soupirant, faisant de son mieux pour que sa voix ne se mette pas à vriller à cause de la douleur. Il y a trois ans… C'était fulgurant comme cancer, elle…elle n'a pas vraiment eu le temps de souffrir… Tant mieux, parce que je n'aurais pas supporté de la voir dépérir lentement…
-C'est tellement…tellement injuste… marmonna le blanc, tous ses efforts pour retenir ses larmes réduits à néant en un instant.
-Je sais, la vie est trop souvent injuste… soupira Kyoya avec peine, prenant des serviettes dans le petit distributeur sur la table pour les tendre à Ryuga, qu'il puisse essuyer ses larmes. Toi et moi, on le sait mieux que quiconque.
-Je n'ai…même pas pu lui dire au revoir… Même il y a dix ans je n'ai pas pu, je n'ai pas eu le temps… Ça fait tellement mal…
-Ryuga, tu n'y pouvais rien… T'as pas choisi de déménager il y a dix ans, et comment t'aurais pu savoir que ma mère était tombée malade il y a trois ans ? Tu n'avais aucun moyen de le savoir… Et puis crois-moi, c'est mieux…que tu n'aies pas été là… Ça t'aurait plus fait souffrir qu'autre chose de la voir…dans l'état dans lequel elle était… Elle n'aurait pas aimé ça non plus, déjà qu'elle supportait mal que Kakeru et moi on la voit dans cet état… Non, fais-moi confiance, c'est mieux que tu gardes en tête l'image de ma mère comme elle était il y a dix ans.
Toujours émotionnellement retourné, Ryuga hocha la tête et essuya ses larmes mais ne put quitter son expression triste et perdue. Il savait que Kyoya avait raison, mais il ne pouvait pas s'empêcher de ressasser le fait qu'il n'avait pas pu dire ce qu'il avait sur le cœur à celle qu'il considérait comme sa propre mère… Tout ça était injuste. Pourquoi c'était toujours quand il pensait que sa vie ne pouvait pas être plus déprimante qu'on lui prouvait le contraire ? La tristesse de l'alpha commença alors à se muer en colère. Pourquoi la femme la plus douce et gentille qu'il n'ait jamais connu était morte d'une horrible maladie, et ses parents à lui étaient toujours vivants et bien portants ? Ses enfoirés de parents qui avaient fait de sa vie un enfer et que Ryuga avait miraculeusement réussi à fuir en revenant à MetalBey City. Il était loin d'eux depuis deux ans, mais rien que l'idée qu'ils étaient toujours à Kyoto et qu'ils pourraient revenir à tout moment lui pourrir l'existence le rendait fou. Ce n'était pas juste.
-Ryuga, je sais à quoi tu penses, dit Kyoya en posant sa main sur les poings du blanc serrés sur la table, le faisant légèrement sursauter car il était perdu dans ses pensées amères. Je sais que tu préférerais que ce soit tes parents qui soient morts d'un cancer, et crois-moi je comprends ça parce que je sais à quel point tes parents sont horribles, mais tu ne fais que te faire du mal. On ne peut pas changer le cours des choses, et c'est pas en souhaitant la mort de tes parents que tu soulageras ton chagrin…
-Je sais, mais c'est plus facile à dire qu'à faire, répondit un peu froidement l'alpha, en colère.
-Ça va prendre du temps, mais tu réussiras à faire le deuil, insista le vert, poussant le verre de limonade de Ryuga vers lui. Allez, change-toi les idées, parlons d'autre chose. Ça ne sert à rien de ressasser les choses tristes, ça rend juste malheureux et amer…
Ryuga regarda d'abord son verre, toujours rempli aux trois quarts de limonade à la mangue, puis releva les yeux vers Kyoya face à lui. L'oméga fit de son mieux pour esquisser un petit sourire qu'il espéra réconfortant quand son regard croisa celui de Ryuga, sans grand espoir que ça fonctionne, mais contre toute attente si, ça fonctionna. L'alpha quitta enfin son expression fermée et triste et rendit son sourire à Kyoya avant de boire un peu de limonade pour se calmer. Très discrètement, le vert poussa un petit soupir de soulagement et sentit son cœur se calmer et se desserrer dans sa poitrine. Il avait bien cru que son cœur allait rester contracté pour toujours tellement il se sentait mal en voyant la peine de Ryuga… Il fallait vraiment qu'il lui change les idées maintenant. Ça n'allait pas être trop compliqué normalement, Kyoya savait de quoi parler pour redonner le sourire à son ancien petit-ami. Il le connaissait bien après tout.
Une demi-heure plus tard, ce fut le moment pour Ryuga et Kyoya de mettre fin à leur petit rendez-vous car le blanc allait devoir retourner au travail. Tous les deux avaient réussi à retrouver des sujets de conversation bien plus joyeux, ils avaient même bien rigolé ensemble et ils étaient assez déçus de devoir se séparer car ils avaient l'impression de n'avoir passé que dix minutes ensemble alors que ça faisait quasiment trois quarts d'heure qu'ils étaient au café. Ils auraient voulu passer encore plusieurs minutes ensemble, continuer à discuter, ils avaient encore tant de choses à se raconter ! Mais voilà, Ryuga devait bien retourner au travail. Un peu à contrecœur, les deux jeunes hommes se levèrent, Ryuga paya pour leurs limonades puisque ce rendez-vous était sa manière de remercier son ami d'avoir gardé son fils, puis ils sortirent du café. Kyoya commença à prendre la direction de l'arrêt de bus le plus proche du café tout en disant au revoir à son ami mais ce dernier le reteint et lui proposa de le ramener en voiture.
-Je veux pas te déranger Ryu, je peux rentrer en bus tu sais, toi tu dois retourner bosser, répondit le vert en rougissant très légèrement, un peu gêné.
-Ça me dérange pas de te ramener, ça me fait pas faire un gros détour et puis ça t'arrange, rétorqua Ryuga en haussant les épaules. Ça va pas me mettre en retard, t'inquiète pas.
Kyoya resta silencieux quelques secondes, semblant hésiter encore un peu, et finit par accepter la proposition de Ryuga. Ce dernier fut très heureux que le vert accepte car ça repoussait le moment où ils allaient se séparer d'encore quelques minutes, mais il n'en laissa rien paraitre pour ne pas avoir l'air…bizarre. Le blanc emmena donc son ami jusqu'à sa voiture, garée sur le parking, et prit la direction de leurs maisons une fois dedans. Assis à la place passager, Kyoya ne put s'empêcher d'observer la voiture sous toutes les coutures, poussé par sa curiosité naturelle. La voiture de Ryuga était très propre, l'intérieur sentait le cuir, la menthe et le parfum de l'alpha. Sur la banquette arrière il y avait le siège enfant de Sakyo et deux-trois jouets laissés là qui bougeaient un peu dans les virages. En dehors de ça, c'était une voiture tout à fait normale mais impersonnelle.
Quelques minutes plus tard, ils étaient arrivés chez eux et Ryuga s'arrêta devant la maison de l'oméga et de son compagnon, laissant le moteur tourner car il allait repartir directement après.
-Merci de m'avoir ramené, dit Kyoya en se détachant, souriant. C'était sympa aujourd'hui, j'ai passé un bon moment.
-Moi aussi, c'était très cool, lui répondit le blanc, souriant aussi. Tu sais… Pour ce que ça vaut, Rika est désolée pour son attitude avec toi, vraiment désolée… Je comprendrais si tu veux plus entendre parler d'elle, mais si tu arrives à la pardonner on pourrait se voir un peu plus souvent. On est voisins quand même, Nile et toi vous serez toujours les bienvenus à la maison.
-T'inquiète pas, j'ai déjà passé l'éponge. Je sais que j'étais très rancunier plus jeune, mais hé, j'ai appris à mettre de l'eau dans mon vin comme on dit, ricana l'oméga.
Ryuga sourit, rassuré et très soulagé, et laissa le vert sortir de la voiture. Pourtant, Kyoya ne sortit pas tout de suite de la voiture alors qu'il était déjà détaché et que rien ne le retenait. On aurait dit qu'il voulait dire quelque chose à Ryuga mais qu'il n'osait pas. Perplexe, le blanc voulut demander à Kyoya si tout allait bien, mais pile au moment où il comptait parler, le jeune homme aux yeux bleus se pencha subitement vers lui et l'embrassa sur la joue avant de sortir à toute vitesse de la voiture pour courir jusque chez lui. Ryuga resta interdit pendant quelques secondes, ne comprenant pas vraiment ce qu'il venait de se passer, puis reprit ses esprits et rougit violemment jusqu'à la racine de ses cheveux, se prenant le visage dans ses mains. C'était pas bon du tout ça, vraiment pas bon…
À suivre…
Moi : Fin du chapitre ! Quoi ? « Les emmerdes arrivent » vous dites ? XD
Ryuga : Mais c'était sûr en fait, c'était sûûûûûûr !
Chris : Hé, on se calme Sardoche ! XD
Kyoya : POURQUOI TU TUES TOUT LE TEMPS MA MÈRE BORDEL ?!
Moi : Pas taper, pas taper ! ^^'
Kyoya : Tu butes ma mère dans quasiment toutes tes histoires et je suis censé pas m'énerver ?! è_é
Moi : Oui bah c'est pour le drama ! Et puis j'ai fait pire dans d'autres histoires hein !
Kyoya : Je te HAIIIIIS !
Chris : Déjà que tu butes sa mère, en plus le RyuKyo arrive ! Il a des raisons d'être énervé XD
Ryuga : Au secours, ça va être le foutoir avec Rika et Nile…
Moi : Oui bon calmos ! Ils se sont rien avoués, Kyoya a embrassé Ryuga sur la joue avant de se tirer en courant, c'est pas grand-chose techniquement X)
Kyoya : Ouais bah avec toi on se méfie tout le temps !
Moi : Rooooh… Bon, laissez les reviews de l'amour chers lecteurs, et à dimanche prochain ! n_n
Kyoya : *en train de péter un câble dans son coin*
Moi : MDR, il va pas s'en remettre je crois XD
