Bonjour à toutes et à tous ^^
Je vous laisse avec le nouveau chapitre :)
Bonne lecture ;)
Chapitre 6 : Visite désagréable
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25 juin 1996
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Quand Harry descendit prendre son petit-déjeuner, il ne vit pas le jeune Serpentard.
- Draco n'est pas encore levé ? s'étonna-t-il en s'arrêtant au milieu des escaliers menant du rez-de-chaussée au premier étage.
- Il doit probablement stresser, supposa Sirius. Le procès de son père se déroule aujourd'hui.
- Je monte le voir, dit Harry en montant rapidement avant que quelqu'un le retienne.
Il arriva rapidement au deuxième étage et frappa à la porte de la chambre de Draco.
- Draco, c'est moi, ouvre, s'il te plaît ! Draco ! dit-il d'une voix forte en frappant à la porte.
Il n'eut aucune réponse.
- Draco ?
Inquiet, Harry sortit sa baguette et soupira. Il prit une inspiration et murmura :
- Alohomora.
Il y eut un léger clic et Harry ouvrit la porte. Draco se trouvait dans son lit, tourné vers le mur. Harry s'assit à côté de lui.
- Draco, tu dois te lever, dit-il doucement en caressant la joue de son petit-ami.
- Je n'irais pas, répondit ce dernier.
- Mais… tu dois témoigner !
- Pourquoi faire ? s'écria Draco en se tournant vers le Gryffondor. Pour l'entendre m'insulter pour ce que je suis ? Pour t'insulter ?
- C'est ça qui te fait peur ? s'étonna Harry, surpris. Draco, il y aura toujours des imbéciles qui n'aimeront pas les homosexuels. Le mieux est de les ignorer. Je sais ce que ça fait d'être rejeté par sa famille, je l'ai vécu pendant douze ans. Mais tu n'es pas seul. Il y a ta mère, mes parents, Susan, Manon, moi, Remus et Severus ! Nous serons toujours là pour toi ! Nous t'aimons pour ce que tu es, on s'en fiche que tu sois gay ou pas. Prions Merlin pour que ça arrive le plus tard possible, mais si un jour on venait à rompre, nous garderons forcément le contact, nous sommes de la même famille. Il y aura toujours quelqu'un pour t'écouter et te recueillir. N'oublie pas que c'est parce que ton père est un Mangemort qu'il est jugé. Il l'aurait été même s'il ne t'avait pas renié. Alors viens déjeuner.
- Je n'ai vraiment pas faim.
- Je sais ce qui va te mettre en appétit, dit Harry en venant l'embrasser.
Draco rougit légèrement puis répondit au baiser. S'il y avait bien quelqu'un pour lui remonter le moral, c'était bien ce jeune homme brun aux yeux émeraudes. Harry descendit rapidement ses lèvres dans le cou de Draco qui gémit. Les mains du jeune homme blond allèrent caresser le dos de son petit-ami puis glissèrent vers le torse.
- Si on enlevait nos t-shirts, ce serait mieux non ? lança Draco.
Harry releva la tête et acquiesça. Ils enlevèrent leurs hauts puis Draco en profita pour allonger Harry et plongea sa tête dans le cou du Gryffondor.
- Tiens donc, je te fais de l'effet apparemment ? lança-t-il alors qu'il palpait le short de Draco.
- La faute à qui ? rétorqua ce dernier, amusé. Mais ça a l'air assez calme de ton côté…
- Je ne veux que ton bonheur. Alors laisse-moi m'occuper de toi. Est-ce que tu serais d'accord pour enlever ton short ?
- Ce n'est pas que je ne veux pas mais...
- Ne t'inquiète pas, je ne ferai rien qui pourrait te choquer, je te le promets. Je veux juste que tu découvres un nouveau plaisir.
Intrigué, Draco acquiesça et se rallongea. Harry vint déposer des dizaines de petits baisers sur le torse de Draco qui gémit de plaisir puis descendit de plus en plus bas. Il enleva le short dévoilant la virilité du Serpentard. Le sexe de ce dernier était encore en semi-érection. Harry posa ses lèvres sur celles de Draco tandis que sa main commençait des va-et-vients sur l'intimité de son petit-ami tandis que l'autre main jouait avec les bourses de ce dernier. Le souffle de Draco se mit à être irrégulier tant le plaisir prenait le dessus sur ses réactions. Harry quitta sa bouche pour atterrir sur son cou. Draco gémit et ses mains se dirigèrent vers le torse puis le short de Harry.
- Je t'ai dit … que je… ne voulais que … ton bonheur, dit-il tout en continuant de déposer une myriade de petits baisers dans le cou de Draco.
- Har… Harry, je ne vais pas… me retenir très longtemps…
Harry accéléra ses mouvements et le caressa de sa main libre sur le torse. Draco jouit brusquement dans un cri de plaisir. Sa semence décrivit un arc de cercle en direction des draps avant de se déposer sur le torse de Draco. Ce dernier haletait rapidement. Harry prit sa baguette et voulut le nettoyer mais rien ne se produisit.
- Pas… grave… viens… m'em… brasser…
Harry sourit, vint se mettre à côté de Draco et l'embrassa tendrement et amoureusement. Ce dernier se tourna vers Harry pour l'enlacer, collant son torse souillé par son sperme contre celui de son petit-ami.
- Il va falloir que je reprenne une douche, c'est malin, pouffa ce dernier.
- Et pourquoi nous ne la prendrions pas ensemble ? souffla Draco.
- Mieux vaut la prendre séparément. Je la prendrais après toi.
Ils se levèrent et allèrent dans la salle de bains du deuxième étage.
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Soudain, quelqu'un frappa à la porte de la salle de bains.
- Je ne voudrais pas vous déranger mais l'heure avance et vous n'avez pris ni votre petit-déjeuner ni vos potions. Je vous donne cinq minutes pour descendre et nous aurons une petite conversation.
Harry et Draco se regardèrent en rougissant, mal à l'aise.
- Dépêchons-nous.
Draco se lava en premier puis se rinça avant de sortir de la douche. Alors qu'il se séchait, Harry se lava et se rinça. Ils descendirent quelques minutes plus tard, main dans la main. Ils allèrent s'asseoir et Dobby vint les servir. Sirius se trouvait à table, lisant la gazette.
- Susan est montée préparer Manon. Sarah viendra dans une heure veiller sur Manon et nous partirons ensuite pour le Ministère. Dobby vous accompagnera.
- Dobby ? Pourquoi ? lança Draco, oubliant sa gêne.
- La maîtresse de Dobby a dit que Dobby devait témoigner, Monsieur. Dobby savait que son ancien Maître avait donné le journal, Dobby savait que des événements terrifiants allaient se produire à Poudlard, Dobby avait même prévenu Maître Harry.
- Mais n'as-tu pas peur de témoigner pour ton ancien maître ? s'inquiéta Harry en regardant l'elfe.
- Dobby est fier d'être au service de la famille de Maître Sirius. Dobby n'a jamais été aussi heureux que depuis qu'il travaille ici, Maître Harry. Dobby sait des choses sur son ancien maître. Mais Dobby ne sait pas si Dobby doit tout dire ou pas.
- Dobby, tu dois tout dire, dit fermement Sirius. Tu n'as plus rien à craindre de Lucius Malefoy, tu n'es plus sous ses ordres. Donc si le Ministère te pose des questions, je t'ordonne de dire tout ce que tu sais, c'est compris ?
- A vos ordres, Maître.
Dobby s'inclina et retourna dans la cuisine. Sirius vint se placer en face de Harry et Draco.
- Je ne veux pas savoir ce que vous avez fait pendant ces quarante-cinq dernières minutes. Mais je vous demanderai à l'avenir d'éviter de prendre vos douches ensemble.
- Excuse-nous, papa, dit Harry, honteux. Je voulais juste redonner un peu le sourire à Draco et ça a un peu… dégénéré. Ce n'était pas du tout prévu mais je ne pouvais pas descendre un étage au risque que Susan me voit. Cela ne se reproduira plus.
- Bon très bien, on va être plus général. Pas plus de dix minutes dans la chambre de l'un au matin, est-ce clair ?
Les deux adolescents hochèrent la tête puis terminèrent de prendre leur petit-déjeuner. Ils prirent leurs potions, allèrent chercher leurs baguettes et allèrent se promener sur la plage jusqu'au départ pour le Ministère.
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Le procès eut lieu le matin à 10h. Narcissa, Draco, Dobby, Harry et Ginny témoignèrent les uns après les autres. Le Magenmagot déclara Lucius Malefoy coupable d'appartenance au groupe des Mangemorts, de mise en danger volontaire sur la personne de Ginny Weasley, de possession d'objets de magie noire appartenant à Voldemort, de tentative d'assassinat sur les personnes de Draco Malefoy, Ron et Ginny Weasley, Harry et Susan Black ainsi qu'Hermione Granger et le condamna à perpétuité à la prison d'Azkaban. Draco craqua dans les bras de Harry tandis que Lucius Malefoy était emmené par des Détraqueurs sans un regard pour sa femme et son fils.
Sirius emmena Harry, Draco et Susan qui était venue soutenir les amoureux chez Remus et Severus qui les avaient invités à déjeuner en apprenant la date du procès. Ils apparurent aux alentours de treize heures.
- Excuse-moi, Sirius, mais Dobby peut-il me ramener au Rêve d'été, s'il te plaît ? Je ne serai pas de bonne compagnie et je préfère rester seul, demanda Draco.
- Je ne préfère pas te savoir tout seul à la maison même si j'ai entièrement confiance en toi, répondit Sirius.
- Si tu veux t'isoler, il y a les chambres à l'étage, proposa Severus.
- Merci, Severus.
Draco monta à l'étage devant les regards inquiets des sorciers présents.
- Cela a été éprouvant ? demanda Remus.
- Oui. Draco a eu du mal à témoigner, répondit Narcissa. Je pensais qu'il avait réussi à dépasser ce qui s'était passé à Noël mais peut-être pas totalement…
- Il l'a sans doute dépassé mais envoyer son père en prison n'est pas anodin, songea Sirius. Il va falloir le surveiller de près ces prochains jours et être là pour lui.
- Pas de soucis, répondit aussitôt Harry.
- Le contraire m'aurait étonné, se moqua Severus.
Harry leva les yeux au ciel tandis que les adultes riaient. Alors que Remus apportait le repas, Severus servit une assiette qu'il monta à l'étage pour son filleul. Il frappa et entra. Draco était assis devant la fenêtre.
- Je t'ai apporté une part de lasagnes, je crois que tu aimes bien ce plat.
- Je n'ai pas faim, Severus, dit Draco, continuant de fixer l'extérieur.
- Tu manges et ce n'est pas négociable. Je reviens dans une demie-heure.
Severus partit et descendit. Il mangea peu ce qui interpella Sirius.
- Ce n'est pas bon de ne pas manger dans ton état, lança-t-il.
Severus esquissa un sourire.
- J'ai l'estomac un peu noué depuis ce matin, je préfère ne pas me forcer. Mais ne t'inquiète pas, je ne mettrai jamais ma vie et celle de notre fils en danger.
- Vous savez déjà ? s'écrièrent d'une même voix Harry et Narcissa.
Severus raconta son rendez-vous chez le médicomage puis chez le gynécomage.
- C'est merveilleux ! Je suis heureux pour vous, vraiment, déclara Sirius. Un petit garçon…
- Cela te donne envie d'en refaire un ? lança Narcissa. Vous êtes encore jeunes pour en avoir un second, ou quatrième si vous voulez.
- Attendons un ou deux ans plutôt ! Manon fait ses dents et c'est un vrai calvaire pour nous !
Severus se leva et revint avec trois fioles.
- Fais boire ceci à Manon pendant la journée, mets trois à cinq gouttes d'extrait de camomille et fais-la mâchouiller les feuilles que voici. Tu devrais voir une nette amélioration.
- Merci. Je ne te savais pas aussi doué avec les enfants.
- Je me renseigne discrètement dans les brochures depuis qu'Amélia est enceinte, enfin depuis que je l'ai su. Cela peut servir d'avoir un potionniste dans ses relations.
- En effet, confirma Sirius. Merci beaucoup pour Manon.
- Je monte voir Draco et je reviens.
Il embrassa chastement Remus puis monta. Il frappa de nouveau et entra. Draco se trouvait devant son bureau, ayant peu touché à son assiette. Severus prit un seconde chaise et vint s'asseoir à côté de lui.
- Cela a été si dur que ça ?
- Pas spécialement, répondit Draco. C'est juste que ça m'a mis un coup au moral de le revoir, de raconter ce qu'il s'était passé au Ministère, qu'il a voulu me faire enrôler par Tu-Sais-Qui… Mais je crois que le pire est quand les Détraqueurs l'ont emmené, il n'a rien dit, il ne nous a même pas regardés, maman et moi, comme si nous n'existions plus pour lui.
- Tu vas mettre un peu de temps pour passer à autre chose. Sinon, entre Harry et toi, ça va ? J'ai l'impression qu'il n'y a pas que le procès dans ta tête, je me trompe ?
- Je plains votre enfant avec un père clairvoyant comme toi, lança Draco en esquissant un léger sourire.
- Vas-y moque-toi de ton vieux parrain !
- Tu n'es pas vieux, arrête !
- Ah je retrouve enfin le Draco que je connais. Bon, je ne vais pas t'embêter plus longtemps…
- Attends, il y a bien quelque chose mais c'est assez gênant d'en parler…, avoua Draco alors que Severus se levait.
- Je t'écoute.
- Tu dois te douter que Harry et moi sommes un peu intimes… Je sais que c'est normal qu'il ait davantage d'expérience que moi mais ça me gêne. J'ai toujours l'impression qu'il veut aller plus loin alors que pas du tout, tout ça parce que je n'y connais rien !
- Je vois. J'avoue que la dernière fois qu'on a parlé de relations intimes, c'était plutôt avec une fille, se souvint Severus. Bien, je vais te parler de certaines choses dans ce cas. Qu'avez-vous déjà expérimenté ? Que je sache par où commencer.
- Cela ne t'ennuie vraiment pas ? On parle quand-même de relations vraiment intimes, que tu fais sans doute avec Remus ! J'aurais un peu l'impression de… Non, oublie, je vais me débrouiller !
- Je ne vais pas te dire non plus ce que je fais dans les détails, répondit Severus, amusé en levant les yeux au ciel. C'est normal que tu te poses des questions, c'est encore très nouveau pour toi. Et je peux comprendre que tu ne sois pas à l'aise, tu dois être intimidé de ne pas savoir quoi faire.
Draco regarda Severus d'un air étonné.
- Cela t'est arrivé… avec Remus ? supposa-t-il.
- Oui. Nous n'y connaissions rien, c'était notre première relation. Je ne l'ai su que quelques mois plus tard mais nous avions fait des recherches de notre côté pour ne pas avoir l'air idiot. Mais c'est sûr que si nous avions eu quelqu'un à qui parler, nous n'aurions pas tâtonné au début.
Draco détourna le regard.
- Cela reste gênant quand-même…
- Tu étais gêné quand je te parlais des relations entre les hommes et les femmes ?
- Pas vraiment mais peut-être parce qu'au fond de moi, je savais que j'étais gay…
- Je vais te poser deux questions très liées entre elles, dit Severus en s'asseyant à côté de lui. Réponds-moi honnêtement. As-tu déjà pris du plaisir avec Harry ? Lui en as-tu déjà donné ?
Draco regarda vers la fenêtre en rougissant. Pourquoi avait-il lancé le sujet ? Il savait que Severus ne le lâcherait pas.
- Alors tu en sais déjà beaucoup, ajouta ce dernier. Après, libre à toi de demander à droite et à gauche. Mais si Harry veut faire certaines choses, mieux vaut que tu saches de quoi il en retourne. Je vais te laisser.
Severus se leva et s'apprêta à sortir quand Draco le retint.
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Une heure plus tard, Severus descendit, un léger sourire aux lèvres.
- J'ai cru que tu t'étais endormi, pouffa Remus alors qu'ils se trouvaient dans la véranda.
- J'ai longuement discuté avec Draco. Il va bientôt nous rejoindre, dit Severus en voyant l'air inquiet de Harry.
- Comment va-t-il ? demanda Sirius.
- Mieux. Il avait besoin de s'isoler un peu et de parler. Qu'est-ce que…
Les sorciers virent des Aurors venir vers eux dont trois protégeant les autres.
- Que se passe-t-il ? lança Severus, inquiet.
- Veuillez vous mettre à l'abri immédiatement, dit Tonks d'un air grave. Ne discutez pas.
- Susan, Harry, suivez-nous, dit fermement Sirius tandis que Remus et Severus entraient dans la maison.
Tonks et Dawlish les suivirent et fermèrent les rideaux plongeant la maison dans une semi-obscurité.
- Quelqu'un peut nous dire ce qu'il se passe ? répéta Severus.
- Depuis une semaine, des collègues ont aperçu des personnes allant et venant dans les environs, expliqua Tonks. Mais ils ne les connaissaient pas et ne pouvaient pas les identifier vu qu'ils disparaissaient quelques secondes plus tard. Comme s'ils…
- Comme s'ils voulaient nous dire qu'ils nous observaient, termina Remus. Qui nous veut du mal ?
Sa voix froide inquiéta Sirius et Severus. Ce dernier savait que son mari n'avait peur de rien, il n'était pas un Gryffondor pour rien. Il avait enduré les Doloris de Voldemort deux semaines plus tôt, il avait fait face à trente années de pleine lune... Mais Severus savait qu'il n'y avait qu'une personne capable de faire peur à Remus…
- Fenrir Greyback, répondit Tonks.
- Pourquoi serait-il ici ? demanda Susan. Ce n'est pas comme si Remus était encore un loup-garou !
- Justement, c'est le problème, répondit Harry surprenant les Aurors. C'est Greyback qui l'a transformé et c'est le mari de Remus qui lui a permis de le guérir.
- Donc c'est moi qu'il veut, déclara Severus.
- Oh non, tu n'iras nulle part, répliqua Remus. Tu portes notre enfant, il est hors de question que tu te fasses tuer avec notre fils ! Il ne pourra rien me faire. Je suis désolé, Severus, c'est pour ton bien.
Remus sortit sa baguette et pétrifia Severus qui n'eut pas le temps de réagir.
- Sirius, je veux que tu raccompagnes les enfants chez vous. Tonks, Dawlish, surveillez Severus. Empêchez-le de sortir.
- Tu crois qu'on va te laisser te faire tuer ? s'écria Sirius. Même à demi-humain, Greyback est dangereux !
- Je sais ce que je fais, Sirius.
Remus ouvrit la porte et sortit devant les regards inquiets des sorciers.
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Une dizaine d'Aurors étaient désorrmais devant la maison de Remus et Severus.
- Que faîtes-vous là ? lança l'un des Aurors.
- Je souhaite m'entretenir avec Greyback. J'ai un compte à régler avec lui.
- Nous avons reçu l'ordre de vous protéger…
- Je sais ce que je fais, s'écria froidement Remus.
Les Aurors se tournèrent vers lui, surpris et effrayés.
- N'oubliez pas que j'ai été un loup-garou. Que même si je suis guéri, certaines particularités ne me quitteront jamais sauf que maintenant je peux les manier comme je le veux.
Remus franchit la ligne d'Aurors et se retrouva à découvert. Sa baguette en main, il resta sur ses gardes. Un bruit provenant de sa gauche attira son attention mais il ne bougea pas.
- Tiens donc, voyez qui vient vers nous… Un lâche ! Un lâche qui ne sait pas la chance que je lui ai donnée il y a plus de trente ans ! dit la voix rauque de Greyback semblable à un aboiement.
Un homme massif aux longs membres, avec des cheveux et des favoris gris en bataille s'approcha de Remus. Ses mains étaient crasseuses et ses ongles jaunes, ses dents étaient tout aussi pointues malgré sa forme humaine. Remus sentit une puissante odeur de terre, de sueur et de sang émanant du corps du loup-garou.
- Une chance ? répéta doucement Remus. Vous condamnez des enfants, des adultes au même sort que vous. Ce n'est pas une chance, c'est une malédiction. Je ne suis pas venu me battre contre vous. Je vous propose juste un marché. Avec le remède, les loups-garous sont voués à disparaître. Le Ministère vous traquera sans relâche. Si vous tenez à votre vie autant que moi je tiens à la mienne, acceptez d'être la première personne à en bénéficier.
- Bien sûr ! Et quand je serai vulnérable comme un pauvre humain comme toi, je serai emprisonné à Azkaban pour le reste de mes jours ! Pas question ! Je préfère mourir que de redevenir aussi misérable que toi !
- Au moins, je peux me regarder dans la glace maintenant. Ce qu'il y a de bien quand on est à la fois un loup-garou et un sorcier, c'est qu'on a accès à la magie pure. Tout le monde pense que si j'étais un bon élève, c'était grâce à mon travail personnel. La vérité venait du fait que j'étais un loup-garou à leur insu.
- Dix ans, dix ans à Poudlard et aucune attaque ! Tu fais la honte de toute notre race ! rugit Greyback. Tu veux te battre, battons-nous !
- Très bien, vous l'aurez voulu, répliqua Remus. Je voulais rester courtois et poli mais ma patience a des limites.
Greyback siffla et plusieurs hommes et femmes arrivèrent. Ils étaient sûrement une cinquantaine.
- Comme je l'ai dit, un sorcier combiné à un loup-garou fait que mes sortilèges sont assez puissants ! Ventus !
Une légère brise vint caresser le visage de Remus. Greyback eut un petit rire.
- C'est cela que tu appelles un puissant sortilège ? Laisse-moi rire ! Quand j'offre une nouvelle vie j'ai horreur qu'on la gâche !
Greyback commença à s'avancer vers Remus quand le vent commença à tourbillonner doucement autour de la meute. Remus ne bougeait pas, ne cillait pas ce qui accentua la rage de Greyback qui voulut jaillir vers lui. Il rencontra une barrière invisible.
- Vous croyez vraiment qu'il suffit d'un sortilège ? J'en lance plusieurs dans le but de renforcer le tourbillon qui vous emprisonne.
- Imbécile ! Tu crois que cela va nous arrêter ? rugit Greyback, ses yeux virant au jaune. A l'attaque !
Remus esquissa un petit sourire tandis que le vent commençait à siffler et à devenir de plus en plus violent. Il mit sa seconde main dans sa poche et prit un sachet.
- Pardon, Severus, mais je sentais que ce jour allait arriver, murmura-t-il. Ne m'en veux pas d'avoir pris ta réserve de pierre de lune pilée.
Il jeta le sachet ouvert vers le tourbillon. Les grains se mélangèrent au tourbillon formant un rideau gris et blanc. Des cris s'élevèrent et des silhouettes grises tombèrent au sol les unes après les autres. Remus essaya de chercher Greyback du regard mais il ne le vit plus. Il était pourtant impossible qu'il se soit échappé. Le vent commença à faiblir et Remus vit les loups à terre, remuant faiblement. La pierre de lune les affaiblissaient sans les tuer pour autant. Mais toujours aucune trace de Greyback. Comment avait-il pu s'échapper ?
- Derrière vous ! hurla un Auror.
Remus ne bougea pas alors qu'il était projeté en avant. Il tomba au sol et se retourna aussitôt. Greyback avançait vers lui, un sourire aux lèvres.
- Très amusant, ton tour de passe-passe. Tu croyais vraiment que de la simple pierre de lune pilée me ferait du mal ? A ces nigauds peut-être, mais pas moi ! dit-il, une lueur éclatante dans les yeux. Vois-tu, ces dernières années, je me suis fait plutôt discret. Si bien que ma partie lupine est beaucoup plus prononcée. Et tous les loups-garous sont plus ou moins des sorciers.
Il sortit une baguette magique et la pointa vers Remus.
- A quoi cela te servira de me tuer ? Tu ne tues pas, tu mords ! dit-il d'un ton calme. Vas-y, mords-moi, tu en meurs d'envie !
Greyback se pencha vers Remus, l'empêchant de bouger.
- Rappelle-moi pourquoi je t'ai mordu ? murmura-t-il. Ah oui, parce que ton père a été odieux avec moi. J'ai cru comprendre que ton mari attendait votre enfant… Tu ne sauras où ni quand je viendrais… La peur vous consumera… C'est bien plus réjouissant que de planter mes crocs dans ta peau !
- Touche à un cheveu de ma famille et tu auras à faire à moi, répliqua furieusement Remus.
Il déséquilibra Greyback en passant ses pieds derrière ceux de Greyback et le retourna. S'ensuivit une lutte entre les deux hommes tandis qu'un Auror criait de ne pas intervenir. Remus savait qu'il ne ferait pas le poids contre Greyback qui était plus fort que lui mais il n'abandonnerait pas, il n'abandonnerait jamais pour sa famille. Il donna un coup de tête à Greyback le laissant pousser un cri plaintif. Remus le repoussa et chercha du regard sa baguette qu'il avait lâchée durant la lutte. Il la vit et voulut la prendre mais Greyback lui sauta dessus. Plaqué au sol à plat ventre, Remus ne pouvait rien faire. Il pria pour que quelqu'un vienne l'aider.
- Tu as voulu jouer au plus fort, tu vas te souvenir de ma petite visite, Lupin.
Remus hurla de douleur quand il sentit les crocs de Greyback s'enfoncer dans son épaule droite. La douleur était insurmontable tandis qu'il entendait les Aurors venir à son secours. Greyback se releva et transplana. Remus perdit connaissance tant la douleur émanant de son épaule était indescriptible.
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Pendant ce temps, Severus avait été libéré du maléfice du Saucisson. Il patientait à l'intérieur avec Sirius, Harry, Draco et Susan.
- Vous devriez rentrer à la maison, Amélia vous attend, dit Sirius.
- Non, je veux savoir si Remus va bien, répliqua Harry. Tu ne peux pas me mettre à l'écart ! Remus compte autant pour toi que pour moi !
- Justement. Vous ne pouvez pas vous défendre si les loups réussissent à nous attaquer. Je ne pourrais pas me défendre efficacement si vous êtes dans les parages. Dobby !
- Nefli, appela en même temps Severus. Amène Draco et Susan au Rêve d'été, enferme-les dans leur chambre au cas où, ils ne doivent pas sortir de la maison. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'appelle.
- Même chose pour Harry, Dobby, ordonna fermement Sirius.
- Oui, Maître, dirent les deux elfes avant de saisir leurs passagers.
Un crac fit disparaître les trois adolescents et les deux elfes, Sirius ne laissant pas le choix à son fils. Severus se précipita vers son armoire à ingrédients. Il enleva les bocaux un à un, à la recherche d'un ingrédient particulier.
- Tu cherches quelque chose ? demanda Sirius, intrigué.
- La pierre de lune… J'étais sûr d'avoir fait l'approvisionnement la semaine dernière ! Nefli n'aurait jamais pris un ingrédient. Je ne vois qu'une personne et cela expliquerait pourquoi il est sorti seul, répondit Severus, irrité.
Il s'avança vers une fenêtre et ouvrit les rideaux.
- Par Salazar tout puissant !
Sirius se précipita vers lui et vit un tourbillon gris. Devant se trouvait Remus qu'ils voyaient de dos.
- Qu'est-ce qu'il fait?
- Il a encerclé les loups-garous dans un tourbillon et a lâché la pierre de lune pilée dedans. Les loups seront touchés de toute part et cela va les affaiblir. C'est une brillante idée, mais cela signifie qu'il y a pensé en amont. Pourquoi n'a-t-il rien dit ? songea Severus, mi-intrigué, mi-impressionné.
- Parce qu'il savait que tu te serais inquiété, répondit Sirius. Il voulait vous préserver. On garde davantage de choses quand sa moitié porte notre enfant. Lunard, non!
Severus laissa échapper une exclamation de peur: Remus se battait à mains nues avec Greyback, connu pour être le plus dangereux des loups-garous. Severus alla prendre sa cape et sa baguette.
- Où allez-vous ? Vous ne devez pas sortir, répliqua Tonks.
- Mon mari est en train de mettre sa vie en danger, je ne vais pas laisser Greyback le tuer alors laissez-moi passer, Tonks ! répliqua froidement Severus faisant frissonner la jeune Auror.
Severus ouvrit la porte au moment où Greyback mordait Remus.
- REMUS ! NON! hurlèrent Severus et Sirius.
Ils se précipitèrent pendant que les Aurors s'occupaient des loups-garous neutralisés. Severus s'agenouilla près de son mari, inconscient.
- Remus, réveille-toi, je t'en supplie, dit-il, la voix tremblante. Ne nous laisse pas, nous avons besoin de toi.
- Severus, nous devons l'emmener à Sainte Mangouste ! conseilla Sirius, essayant de ne pas paniquer. Il perd beaucoup de sang. Dobby !
L'elfe apparut.
- Amène Severus et Remus à Sainte Mangouste tout de suite. Je rentre à la maison pour voir si tout va bien et je vous rejoins.
Alors que Dobby disparaissait avec le couple, Sirius transplana chez lui. Amélia vint à sa rencontre.
- Sirius ! Les enfants m'ont dit qu'il y avait eu des soucis chez Severus et Remus! Que s'est-il passé ?
- Entrons, conseilla Sirius. Les enfants sont dans leurs chambres ?
- Oui, comme vous l'avez ordonné aux elfes.
Sirius hocha la tête et entra dans la maison.
- Les enfants, descendez, s'écria-t-il.
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Cinq minutes plus tard, Harry, Draco et Susan descendirent.
- Comment vont Remus et Severus ? demanda Harry.
- Quelqu'un va m'expliquer ? lança Amélia, agacée.
- Greyback et sa meute ont encerclé la maison de Severus et Remus. Nous avons envoyé les enfants ici et Remus est sorti parler à Greyback. Il s'en sortait plutôt bien quand ça a dégénéré. Greyback a pris le dessus et il… il…
Sirius tituba et s'assit dans le fauteuil le plus proche. Il plongea sa tête dans ses mains.
- Que s'est-il passé ? Papa ! Lunard va bien ou pas ? s'exclama Harry, inquiet.
- Greyback l'a mordu, murmura Sirius. Severus est avec lui à Sainte Mangouste.
- Non, c'est impossible ! Papa, dis-moi que c'est faux ! s'écria Harry, les larmes aux yeux. Papa!
Sirius fondit en larmes tandis que Harry montait dans sa chambre en montant les marches quatre à quatre. Un bruit de porte se fit entendre.
- On va aller le voir, annonça Susan avec une petite voix.
Elle aussi avait les larmes aux yeux comme Draco et Amélia. Les deux adolescents montèrent sans un bruit tandis qu'Amélia venait prendre son mari dans ses bras.
- Tu devrais aller à Sainte Mangouste, Severus a besoin de ton soutien.
- Comment le soutenir alors que je suis aussi dévasté que lui ? murmura Sirius. Je ne veux pas le perdre, pas lui.
- Je sais et il s'en sortira. Mais ce n'est pas en restant ici que tu vas savoir si Remus va bien.
- Tu as raison, j'y vais. Merci.
- Je suis là pour ça, répondit Amélia en souriant.
Elle embrassa son mari qui sortit peu après.
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Severus se trouvait dans un couloir à Sainte Mangouste, attendant des nouvelles de son mari. Il essayait de ne pas craquer, de tenir bon pour son enfant.
- Severus ! Laissez-moi passer ! Je ne suis pas un ennemi ! s'écria la voix de Sirius. Severus ! Severus, aide-moi ! Servilus, nom d'un chien !
- Vous pouvez le laisser passer, répondit Severus d'une voix froide. Il est de la famille.
Un Auror hocha la tête et Sirius put rejoindre Severus.
- Je comprends que tu sois bouleversé mais ce n'est pas une raison de ne pas venir à mon secours ! répliqua Sirius.
- Excuse-moi, je voulais rester seul, avoua Severus, la tête baissée avec une petite voix. Je m'efforce de ne pas craquer, je n'y arriverais pas si tu es ici.
- Severus, Remus va s'en sortir, tu m'entends ? Il est assez fort pour s'en sortir !
- Il a été mordu, Sirius ! Comment crois-tu qu'il va réagir en découvrant qu'il en est redevenu un ? s'écria Severus en le regardant. Combien de temps lui faudra-t-il pour me laisser tomber ? Pour abandonner notre famille ?
Sirius le regarda, stupéfait. L'amour que Severus portait à Remus le faisait frissonner. Jamais il n'aurait cru, trois ans plus tôt, que son pire ennemi allait devenir un frère pour lui. Car Sirius et Severus s'étaient haïs dès le jour où ils s'étaient rencontrés à Poudlard. Mais ces dernières années, Sirius avait découvert un nouveau Severus, un homme différent de celui qu'il avait détesté. Sirius ne comptait plus les preuves d'amour qu'il avait donné à Remus. Comment pouvait-il penser cela ? Lui qui avait tenu bon jusqu'à ce que Remus baisse sa garde et admette qu'il était amoureux du Maître des Potions, lui qui avait enduré une semaine de torture par Voldemort et qui aurait pu succomber si son amour pour Remus n'était pas aussi fort…
- Non, dit sèchement et fermement Sirius. Non, il ne vous abandonnera pas. Car vous êtes ce à quoi il tient le plus dans la vie. Il ferait tout pour vous. Car son amour est sans doute aussi fort que ton amour pour lui. Il s'en sortira.
Severus regarda Sirius un moment jusqu'à ce qu'une voix s'éleva :
- Mr Lupin-Rogue ?
Les deux sorciers se levèrent et vient un Guérisseur d'une cinquantaine d'années venir vers eux.
- Hippocrate Smethwyck, Guérisseur-en-Chef du Service. Qui est le mari de Mr Lupin ?
- Moi, dit Severus. Voici Sirius Black, un ami d'enfance de Remus et il est comme un frère pour nous.
Sirius sentit son coeur se réchauffer en entendant cela. Même si Sirius sentait que Remus allait s'en sortir, dans le pire des cas, Severus et son enfant ne seraient jamais seuls. Car ils avaient une famille désormais. Sirius ne tolérait plus Severus car il était le mari de son meilleur ami mais parce qu'il l'appréciait réellement. Il s'en voudrait toute sa vie d'avoir humilié Severus pendant leurs sept années à Poudlard.
- Je tiens à vous rassurer. Votre mari est sorti d'affaires. Il a perdu beaucoup de sang mais sa vie n'est plus en danger. Il devra rester une bonne semaine ici et aura l'interdiction de porter quelque chose de lourd pendant un mois, le temps que son épaule cicatrise.
- Mais il a été mordu par Greyback, qu'en est-il de cette morsure ? Mon mari a été un loup-garou pendant près de trente ans jusqu'à ce que je trouve un remède pour le guérir.
- Oh je vois, nous sommes amenés à nous revoir régulièrement alors, répondit Smethwyck en souriant. Puis-je vous poser une question ?
- Oui, répondit Severus, méfiant.
- Comment avez-vous su que votre remède marcherait ?
- Au cours des huit mois qui m'ont été nécessaires pour le mettre au point, j'ai fait des tests sur les cheveux prélevés sur la brosse de mon mari. Cela provoquait soit des brûlures, des explosions jusqu'au jour où cela n'a eu aucun effet. Juste le fait que le cheveu retrouvait un peu de son éclat perdu. Je l'ai testé avec la pierre de lune pilée, qui a les mêmes propriétés que la lune elle-même. Sur un cheveu malade, il se contorsionnait sur lui-même. Quant au cheveu sain, il ne se passait rien non plus. Pourquoi cette question ?
- Car je vais avancer une autre conséquence de votre remède : il empêche un loup guéri d'être contaminé à nouveau. Certes Greyback n'était pas transformé mais chaque morsure apporte quelques caractéristiques du loup. Je le garderai jusqu'à la pleine lune mais si ce que j'avance est vrai, vous avez créé plus qu'un remède mais une arme anti-lycanthrope, Mr Lupin-Rogue, annonça le Guérisseur-en-Chef.
- Donc mon mari est complètement sain ?
- En effet. Sa morsure est quasiment guérie ce qui n'aurait pas été possible si son corps avait été un tant soi peu contaminé. Il n'en gardera aucune cicatrice. Mais cela ne doit pas s'ébruiter pour le moment. Si Greyback le sait, il vous pourchassera et vous prendra pour cible, ne pouvant toucher votre époux.
- Si par malheur je suis mordu, pleine lune ou non, que se passera-t-il pour l'enfant que je porte ?
- Il a été conçu sainement, il ne devrait pas en être affecté. Si vous arrivez à le garder.
- Alors Greyback peut s'estimer être un homme mort, personne ne touchera à ma famille, déclara Severus froidement.
- Pouvons-nous voir Remus ? demanda Sirius, changeant de conversation.
- Bien sûr. Suivez-moi.
Le Guérisseur-en-Chef partit devant eux. Sirius prit le bras de Severus.
- Ne pense plus à Greyback. Pense à Remus et votre fils. Ils sont ta priorité, dit Sirius. Allez viens, allons voir Lunard.
Ils suivirent l'homme qui les mena à une chambre individuelle. Remus dormait paisiblement. Il papillonna des yeux quand il entendit des pas approcher.
- Votre mari et votre ami sont là, Mr Lupin. Dix minutes, pas plus, recommanda Smethwyck. Il doit se reposer.
Severus alla s'asseoir sur une chaise et prit aussitôt la main de Remus, celle dont le bras n'était pas en écharpe.
- Je suis tellement rassuré, dit Severus, la voix tremblante.
- Je suis plus costaud qu'on ne le pense. Si j'ai survécu à une morsure à cinq ans, ce n'est pas une égratignure qui va me tuer maintenant, répondit faiblement Remus en esquissant un sourire.
- Ne nous refais plus jamais une peur pareille, demanda Sirius.
- Promis. Je ne suis pas prêt de recommencer, croyez-moi.
- Qu'est-ce qui t'a pris de faire une chose aussi stupide ? Seul face à une cinquantaine de loups ! Tu n'avais aucune chance !
- Je te demande pardon, Sevy, murmura Remus, papillonnant des yeux. J'aurais dû te parler de mes craintes. Je me doutais que Greyback viendrait nous trouver. Je ne voulais pas qu'il vous fasse le moindre mal.
- Repose-toi, nous en parlerons plus tard, conseilla Severus en embrassant furtivement son mari. Je t'aime.
- Je t'aime aussi, répondit Remus en souriant avant de se rendormir, épuisé.
Severus déposa un baiser sur le front de Remus avant de sortir de la chambre, accompagné de Sirius.
- Hors de question que tu rentres chez toi. Tu viens à la maison, ordonna Sirius. Et s'il faut que je t'y emmène de force, je le ferais.
- Pas la peine. Je ne me sens pas de rester seul. Je me serai incrusté de toute manière.
Sirius sourit et les deux sorciers sortirent de l'hôpital avant de transplaner, chacun avec un Auror.
.
Amélia sortit, inquiète.
- Remus va très bien, annonça Sirius. Où sont les enfants ?
- Harry est resté enfermé dans sa chambre, Draco est avec Susan dans le salon. Ils n'ont pas réussi à entrer dans la chambre.
- Tu peux nous expliquer pourquoi nous sommes flanqués d'une demi-douzaine d'Aurors ? demanda Severus, perplexe.
- Greyback s'est enfui, répondit Amélia alors qu'ils entraient dans la maison. Je devais assurer notre protection. J'ai donc demandé à Scrimgeour et Robards de fournir trois Aurors chacun. Que ce soit pour Remus, Severus, Draco, Narcissa et chacun de la famille. Le tour qu'a joué Remus a permis d'arrêter la quasi-totalité des loups-garous affaiblis. Une quinzaine d'entre eux ont réussi à transplaner. On devrait bientôt retrouver leur trace. Les autres sont au Ministère sous surveillance renforcée.
- Sais-tu si ce sont tous des loups-garous ? s'inquiéta Sirius.
- Ils ont tous été sensibles au piège tendu par Remus donc oui. Nous verrons en temps et en heure si le processus de guérison peut commencer. Les Aurors vérifient dans un premier temps s'ils sont enregistrés ce qui faciliterait la tâche, mais j'ai peu d'espoir. Rare sont ceux qui vont clamer haut et fort être un lycanthrope. Greyback et ses acolytes qui ont réussi à fuir vont essayer de finir leur travail. Voilà pourquoi vous avez trois à quatre Auror pour vous protéger. Désormais, les déplacements se feront par Poudre de Cheminette. Je l'ai déjà expliqué à Narcissa, Draco et Susan mais Harry refuse d'ouvrir. Il s'inquiète énormément pour Remus.
- Il va bien, il n'aura aucune séquelle, déclara Severus. Je vais aller lui parler.
Severus monta à l'étage où il rassura Draco et Susan puis réussit à entrer dans la chambre de Harry. Pendant ce temps, Sirius raconta à sa femme et sa cousine ce que le Guérisseur-en-Chef avait dit.
Un chapitre qui annonce des difficultés pour le remède en voie de commercialisation. Qu'en avez-vous pensé ?
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Journalisme, fin de séjour et réunion professorale"
Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)
