Bonjour à toutes et à tous ^^

Merci pour les reviews reçues pour le chapitre précédent :)

Lamourloi: Pour la potion de contraception, je t'ai répondu par mail, (si certains se posent la question, je veux bien leur répondre par message privé ou lors d'une prochaine review :) ) Merci à vous de continuer de suivre cette fic surtout *-* Pour le problème de l'attestation, j'ai développé :) J'espère que ce sera plus clair pour toi :)

mimibou: j'aurais bien aimé la faire aussi XD Peut-être dans l'avenir quand Harry se retrouvera confronté avec son fils s'il en a un (pas de spoil juré, je n'ai pas encore réfléchi à ce point-là XD)

mamalahaye: ravie que mes histoires te plaisent *-*

Merci à Lamourloi pour la correction :)

Je vous laisse avec le nouveau chapitre ;)

Bonne lecture ;)


Chapitre 9 : Expérience déroutante et mission périlleuse

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9 août 1996

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Ce matin-là, Harry se leva de bonne heure, devant aller sur le chemin de Traverse avec sa mère, Susan et Draco tandis que Sirius devait se rendre à une réunion de service et Manon était gardée par Remus et Severus.

Harry descendit dans la cuisine, embrassa Draco et prit son petit-déjeuner. Ce dernier mit discrètement sa main sur le haut de la cuisse d'Harry et commença à la masser légèrement. Ne voulant pas que ses parents ou Susan se doutent de quelque chose, Harry écrasa gentiment le pied de Draco qui gémit.

- Un problème, Draco? s'inquiéta Amélia.

- Non, non, je me suis mordu la langue, mentit Draco tandis que Harry essayait de ne pas éclater de rire.

Durant le reste du petit-déjeuner, Draco garda ses mains près de son corps, ne venant plus titiller le jeune Gryffondor.

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Vingt minutes plus tard, Harry revenait de prendre sa douche quand Draco vint le voir.

- Tu trouves ça drôle de m'écraser le pied ?

- C'est toi qui a commencé, rétorqua Harry en hésitant sur le haut qu'il allait mettre. Beige ou blanc?

- Blanc, répondit Draco sans hésitation. Et je m'excuse pour tout à l'heure. C'était déplacé, surtout avec tes parents à côté.

- Heureusement qu'ils n'ont rien vu.

Harry se retourna vers son petit-ami, posa son débardeur blanc sur la chaise de son bureau et vint embrasser Draco passionnément.

- En quel honneur ?

- Te donner un avant-goût de ce soir, répondit Harry en esquissant un sourire.

Une lueur scintilla dans le regard métallique de Draco qui rendit le baiser.

- Harry ? Draco ? Nous partons dans dix minutes !

- On arrive, maman, répondit Harry en rompant le baiser. Je te l'ai dit, ce n'est qu'un avant-goût.

Ils descendirent quand Harry eut fini de s'habiller. Ils prirent chacun de la Poudre de Cheminette et atterrirent dans une salle près de la cuisine du Chaudron Baveur. Amélia les débarrassa de la suie et ils sortirent de la pièce. Narcissa s'y trouvait déjà avec les Aurors qui étaient présents pour assurer leurs protections.

- Je pourrais vous laisser y aller seuls, vous n'avez plus onze ans mais comme vous êtes encore mineurs et que la menace des Mangemorts encore en fuite pèse toujours sur vous, nous sommes obligés de venir avec vous, expliqua Amélia. D'après ce que vous m'avez dit hier, vous n'avez pas de besoins spécifiques vu que vous suivrez les mêmes cours à la rentrée. Alors commençons par Gringotts.

Ils se dirigèrent vers l'arrière-cour, Susan ouvrit le passage et ils traversèrent la rue principale pour se rendre jusqu'à la banque des sorciers.

- Bonjour, nous sommes venus pour récupérer l'argent demandé par Mr Sirius Black des coffres de Harry et Susan Black ainsi que celui de Draco Malefoy, demanda Amélia. Voici l'attestation provenant du Ministère de la Magie.

Deux jours plus tôt, Amélia avait expliqué aux adolescents que les Aurors n'étaient pas habilités à les suivre jusqu'à leurs coffres. Elle leur avait alors demandé le montant qu'ils souhaitaient retirer pour leurs achats et les éventuelles dépenses durant l'année scolaire pour que Sirius aille passer la commande auprès de Gringotts. Elle lui avait donné une attestation signée de sa main pour la donner au gobelin lors de la commande et l'avait récupéré pour pouvoir retirer les bourses avec les enfants. Cette parchemin qu'elle venait de donner au gobelin. Ce dernier se retira dans la pièce derrière lui et revint avec trois bourses qu'il donna à chaque adolescent. Puis les sorciers sortirent de la banque. Ils se dirigèrent vers le magasin de couture de madame Guipure, devant renouveler leurs robes de sorciers devenues trop courtes. Harry et Draco se regardèrent, en souriant.

- Un problème ? demanda Narcissa en les voyant.

- Pas du tout, répondit Draco. C'est ici même, il y a six ans, que nous nous sommes rencontrés, Harry et moi. Nous ne nous sommes pas présentés et je ne savais même pas qui il était. Si j'avais su que nous allions passer cinq ans et demi à se haïr puis finir en couple, je ne l'aurais sans doute pas cru.

- C'est un peu comme un symbole d'y retourner, ensemble, main dans la main, ajouta Harry. Mais à l'époque, je te trouvais déjà arrogant et antipathique. Je te comparais même à mon cousin.

Draco leva les yeux au ciel, amusé.

- Et moi, je pensais que je parlais à un pur moldu, tu semblais ne rien connaître de Poudlard et du Quidditch.

- Ce qui était le cas, confirma Harry.

- Comment diable es-tu arrivé à entrer dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor dès ta première année ? s'exclama Narcissa, surprise.

Harry jeta un regard vers Draco qui détourna le regard, gêné. Harry sourit.

- Lors de notre premier cours de vol, un de mes camarades de dortoir nommé Neville Londubat venait de faire une chute de balai, se cassant le poignet. Madame Bibine l'a accompagné jusqu'à l'infirmerie et un élève a ramassé le Rapeltout de Neville. J'ai essayé de le lui reprendre mais il m'a défié d'aller le chercher en s'envolant sur son balai. N'écoutant que mon désir de reprendre cet objet, je me suis moi-même envolé, bien que c'était la première fois que je montais sur un balai. Cet élève a esquivé mes brèves attaques et a lancé le Rapeltout. J'ai alors foncé vers l'objet et je l'ai rattrapé en plein vol. Voilà comment je suis devenu Attrapeur... grâce à votre fils.

Narcissa regarda Draco, surprise.

- On en apprend tous les jours.

- J'avais onze ans, marmonna Draco puis s'adressant à son petit-ami : tu ne perds rien pour attendre.

- Mais oui, mais oui, répondit Harry en riant.

Puis ils entrèrent tous les cinq avec Amélia et Susan dans le magasin. Harry reprit les quatre robes nécessaires pour Poudlard ainsi que cinq pantalons, Draco et Susan ne prenant que les robes. Ils allèrent ensuite chez Fleury & Bott pour acheter les livres. Les trois adolescents virent plusieurs de leurs condisciples de maison et discutèrent avec eux plusieurs minutes. Ils rentrèrent ensuite au Rêve d'été.

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Le soir-même, Harry et Draco montèrent dans la chambre de ce dernier. Quand Draco ouvrit la porte, Harry vint l'embrasser fougueusement et amena le sorcier blond jusqu'au lit. Celui-ci rendit son baiser avant de le rompre quelques minutes plus tard :

- Tu es vraiment sûr de toi ? Tu veux vraiment le faire ?

- Oui, Draco, je veux que tu me fasses l'amour, déclara Harry en souriant.

Draco hocha la tête avant de plonger ses lèvres dans le cou de Harry qui commença à gémir. Harry glissa ses mains sous le haut de Draco pour lui caresser le torse, les tétons et le dos. Jugeant leurs vêtements de trop, ils se retrouvèrent rapidement en caleçon. Draco continuait d'exciter Harry en parcourant son torse, en le caressant, en déposant des baisers, suçotant de temps à autre ses tétons avant de revenir l'embrasser. Profitant de ce dernier moment, Harry fit basculer Draco et prit le dessus en accentuant le baiser. Si le Serpentard avait réussi à lui faire monter le désir en lui, Harry savait que c'était assez calme chez son amant. Il descendit rapidement et enleva le caleçon, libérant un sexe en semi-érection. Harry le prit aussitôt en bouche faisant glapir Draco. Il commença par suçoter le gland avant de commencer des va-et-vient assez lentement jusqu'à ce que la verge soit dure et droite. Harry accéléra les mouvements en laissant passer sa langue sur le gland de temps en temps, faisant crier de surprise Draco. Puis Harry retira sa bouche.

- J'aimerais te faire découvrir la même chose que ce que tu fais pour moi de temps en temps.

- Mais... je ne l'ai jamais fait, s'inquiéta Draco.

- Tu me fais confiance ? Ça va tirer juste un peu mais j'irai le plus doucement possible et après tu ne ressentiras que du bonheur, crois-moi.

Draco hocha la tête et Harry prit sa baguette. Il fit apparaître un petit filet de gel sur son doigt tandis que sa bouche retrouvait le sexe de Draco. Alors qu'il recommençait à monter et descendre sa bouche, Harry posa son doigt sur l'œillet complètement vierge de Draco qui frémit lors du contact. Harry massa doucement et quand il sentit l'anus plus souple, il inséra lentement son doigt alors qu'il retirait sa bouche. Il vit Draco grimacer.

- Ça va aller, ça tire un peu mais ça passera, le rassura Harry.

- Je sais, murmura Draco. C'est juste... étrange.

Harry sourit et enfonça lentement son doigt. Il ne bougea pas pendant quelques secondes, le retira, l'enduit de nouveau de gel et le pénétra de nouveau. Cette fois, Draco gémit.

- Continue, murmura-t-il en gémissant. Occupe-toi de moi.

- N'oublie pas que c'est toi qui me l'as demandé, pouffa Harry sachant que son petit-ami allait connaître son premier orgasme.

Harry retrouva le sexe de Draco en bouche tandis que son doigt commençait de lents va-et-vient. Draco fit rapidement la connaissance de sa prostate qui le coupa de son souffle tant il avait été surpris. Il sentit la jouissance arriver et gémissait de plus en plus, perdu dans un plaisir qu'il n'imaginait pas avoir jusque-là. Harry accéléra ses mouvements, tant buccaux qu'avec son doigt et Draco cria de plaisir en jouissant dans la bouche de Harry. Ce dernier finit par se retirer, ne pouvant tout avaler d'un coup, pour une première tentative. Harry enleva doucement son doigt, nettoya Draco et son propre torse qui avait été touché par le sperme et vint s'allonger sur Draco.

- Alors ?

- Je ne pensais pas vivre... une chose aussi intense... Mais qu'est-ce que c'était ?

- Tu as eu ton premier orgasme. Tu as aimé ?

- Oh que oui alors, répondit Draco en l'embrassant. Mais je ne pense pas être capable de le revivre une seconde fois.

- Tu pourrais mais je ne veux pas t'épuiser aussi tôt.

- Ne t'inquiète pas, je compte bien te faire plaisir à mon tour.

- Qu'attends-tu alors ?

Draco sourit et bascula Harry pour prendre le dessus. Le regard et le sourire de Draco fit fondre Harry. Il y avait une telle complicité entre eux, un tel amour que cela le fit frissonner de bonheur. Le jeune Serpentard fit glisser le dernier tissu que portait Harry et mit sa main sur le sexe déjà tendu et dur de Harry. Il commença à faire des mouvements avec sa main tandis que Draco déposait des baisers sur le torse de Harry. Ce dernier ne mit pas longtemps à gémir, appréciant les intentions de son petit-ami. Celui-ci s'installa entre les jambes du Gryffondor pour venir masser l'anus de ce dernier.

- Je sais que... tu n'as mis... qu'un seul... doigt jusque-là... mais pour... me préparer... il faut... que tu en ... mettes trois ou... quatre l'un... après l'autre, souffla Harry, haletant.

- Severus m'en avait déjà parlé. Je serai aussi doux que possible, dit Draco en venant embrasser Harry alors que son premier doigt entrait en Harry.

Le baiser étouffa le gémissement de plaisir du jeune homme brun, étant habitué désormais à avoir cette petite attention entre eux. Draco délaissa le sexe de son amant pour se concentrer sur la préparation de l'anus de Harry. Celui-ci cria quand Draco vint percuter sa prostate.

- Oups, dit-il, amusé en venant de nouveau percuter la glande sensible faisant de nouveau crier Harry. Je vais tenter d'entrer un second doigt, détends-toi.

Harry hocha légèrement la tête, haletant tandis que Draco retirait son doigt et badigeonna deux doigts de gel. Il les mit au contact de l'entrée de Harry qui frémit. Cela faisait six mois que Harry n'avait pas reçu autant de doigts en lui, la dernière fois s'étant soldée par un échec. Harry ferma les yeux en sentant les deux doigts le pénétrer en douceur malgré le fait qu'il sentait ses chairs s'écarter. Il gémit et Draco arrêta sa progression. Harry souffla le temps de faire passer la légère douleur.

- Ça va, tu peux continuer... Va doucement...

- Promis, dit Draco en venant l'embrasser.

Les deux doigts finirent d'entrer en lui et Harry poussa un second gémissement, de satisfaction cette fois-ci. Draco ne bougea pas quelques secondes avant de commencer à faire des va-et-vient. Harry poussa de nouveaux gémissements, de légère douleur d'abord puis de plaisir quand Draco vint percuter sa prostate, le faisant partir de nouveau dans un autre monde. Il jouit brusquement. Harry ouvrit les yeux, haletant, alors que les doigts de Draco étaient toujours en lui.

- Maintenant que tu t'es soulagé une première fois, tu apprécieras encore plus ce que je vais te faire ressentir, chuchota Draco à l'oreille de Harry avant de déposer des baisers dans le cou.

Il recommença à bouger ses doigts, faisant gémir Harry. Au bout de quelques minutes, Draco écarta lentement ses deux doigts, essayant de créer un espace dans le fondement de Harry pour l'introduction d'un troisième doigt. Pendant ce temps, sa main libre vint cajoler le sexe de Harry, lui faisant oublier les désagréments. Cela fonctionna puisque Harry le supplia d'ajouter un troisième doigt. Draco enduit son annulaire de gel et essaya de le faire entrer. Alors que son doigt semblait se faire aspirer, Harry poussa un léger cri de douleur.

- Stop, dit-il, la voix tremblante. Ça va aller... Ça fait un peu mal... Attends un peu... Vas-y maintenant...

Draco enfonça doucement et précautionneusement son doigt, rejoignant les deux autres. Harry souffla et après quelques secondes sans bouger, Draco commença à les faire mouvoir. Le Gryffondor gémit de nouveau avant de crier de plaisir à plusieurs reprises quand Draco vint percuter sa prostate.

- Pitié, Draco... viens... Je te veux... en moi...

Draco fut surpris, il ne s'attendait pas à une telle demande aussi tôt. Il pensait qu'il aurait dû préparer Harry plus que ça.

- Mais je ne t'ai pas assez préparé, contesta Draco. Je me doute que la première fois crée des douleurs mais autant limiter l'intensité...

- Alors... écarte tes doigts lentement... et ensuite...

Draco se résigna. Harry devait savoir s'il était prêt ou pas alors il fit ce que son petit-ami lui recommanda. Cinq minutes plus tard, Draco badigeonnait son sexe de gel tandis que Harry se mettait à quatre pattes sur le lit.

- Tu es toujours sûr de toi ? demanda Draco.

- Oui, j'en suis sûr. Mais je ne veux pas te forcer la main. Je comprendrais que tu ne sois pammmmph, dit Harry avant d'être interrompu par un baiser.

- Cela répond à ta question ?

Harry hocha la tête tandis que Draco s'installait entre ses jambes. Il caressa le bas du dos du Gryffondor le faisant frémir, fit glisser sa main dans le sillon fessier de Harry puis vint masser l'intimité après avoir déposé une pointe de gel.

- J'y vais, arrête-moi si tu as mal.

Harry hocha la tête. Il prit une inspiration. Il avait plus qu'envie de perdre sa virginité avec Draco en ce moment mais il eut quand-même une petite inquiétude qui devait être courante lors de ces moments. Il essaya de se détendre quand il sentit le gland de Draco se poser contre son anneau de chair après qu'il ait posé le charme de protection. Le jeune homme blond caressait le dos de son petit-ami, essayant de le détendre un maximum alors qu'il pesait de plus en plus son sexe contre l'intimité de Harry, prêt à lui prendre sa virginité. Harry serra les dents quand il sentit le gland commencer à écarter ses chairs. Soudain, il eut une vive douleur le faisant crier. Il plongea sa tête dans l'oreiller, essayant de ne pas laisser apercevoir les larmes qui coulaient. Draco se pencha délicatement sur lui, l'embrassant dans la nuque.

- Tout va bien, Harry, respire, chuchota-t-il. Ça va passer, j'attendrais autant de temps que tu veux. Mais ne me cache pas tes émotions.

- Ça fait tellement mal, sanglota Harry. Je voudrais te dire de te retirer mais ça ferait encore plus mal. Je dois aller jusqu'au bout, j'ai fait le plus gros du travail... Mais laisse-moi le temps que la douleur diminue...

- Bien sûr, dit Draco en réussissant à atteindre les lèvres de Harry et l'embrassant tendrement.

Pendant ce temps, l'une de ses mains alla trouver le sexe de Harry qui était mou et commença à faire des va-et-vient. Petit à petit, le sexe du Gryffondor se durcit de plus en plus faisant gémir le jeune homme de plaisir. Harry fut surpris de constater qu'en réveillant son désir de ce côté-là, la douleur provoquée par l'entrée de la verge de Draco en lui le faisait moins souffrir.

- Vas-y doucement, murmura Harry assez fort pour que Draco l'entende.

Ce dernier vint embrasser le dos de Harry tout en continuant de le masturber et d'entrer en lui, surveillant la moindre réaction. Soudain, Harry souffla de soulagement. Il sentait le pubis de Draco contre ses fesses, signe que le Serpentard était entièrement en lui. Même si Harry avait encore mal dû à l'écartement intime de son fondement, il se sentait étonnamment rempli. Draco attendit quelques instants que Harry s'habitue à sa présence en lui et après l'accord de ce dernier, commença à se retirer puis revenir à l'intérieur de l'homme qu'il aimait. Mélangé par la douleur que lui procurait ce premier rapport et le plaisir procuré par la main de Draco, Harry poussait des gémissements de douleur et de plaisir mélangés. Il sentait son anus se détendre petit à petit grâce à la douceur infinie de Draco qui en profita pour faire de plus amples mouvements. Harry sentit son cœur chavirer. Il ressentit de nouvelles sensations lui donnant de plus en plus chaud, cria quelques fois quand Draco touchait sa prostate mais surtout ressentit tout l'amour que Draco lui donnait en lui offrant ce premier rapport sexuel entre eux. Draco était entré dans la partie la plus intime de Harry, là où personne n'était jamais entré, et restait toujours aussi doux et tendre dans ses mouvements. Harry en avait les larmes aux yeux. Soudain, il sentit une boule de chaleur envahir son bas-ventre.

- Draco... je... vais..., haleta Harry.

- Je vais... devoir y... aller un peu... plus vite..., prévint Draco, la respiration également saccadée.

Harry hocha la tête et Draco accéléra ses mouvements. Harry avait l'impression que son derrière était en feu tant ça commençait à l'irriter de plus en plus, ses fesses cognant contre le bas-ventre de Draco. Soudain, les deux amants crièrent en même temps en jouissant, Harry sentant le sperme de Draco envahir son ventre. Harry s'affala sur le lit, complètement vidé et essoufflé. Draco s'allongea sur lui, essayant vainement de ne pas tomber sur lui, lui aussi éreinté.

- Je vais me retirer, murmura-t-il.

Harry acquiesça et sentit le membre moins imposant de Draco quitter son intimité. Il grimaça quand il se sentit étrangement vide. Draco vint s'allonger à côté de lui, Harry tourna la tête et vit les prunelles métalliques qu'il aimait tant.

- Merci, merci pour ce moment, dit-il. Je t'aime.

- Je t'aime aussi, répondit Draco en l'embrassant tendrement.

Après avoir rompu le baiser pour reprendre leurs souffles, Draco les nettoya et se rallongea, en déposant le drap sur eux deux. Harry voulut se blottir contre Draco et poussa un gémissement, ressentant une vive douleur émanant de son derrière.

- Harry ?

- Ça va aller, le rassura Harry. Je dois juste éviter de bouger. Mais j'ai un peu froid.

- Je vais te réchauffer, dit Draco en se blottissant contre Harry qui soupira de soulagement.

Il était heureux, heureux d'avoir passé ce cap avec Draco. Certes, il n'avait peut-être pas aimé autant qu'il l'aurait voulu mais il avait réussi à apprécier la fin de leur rapport et c'était l'essentiel pour Harry : avoir réussi à prendre du plaisir. C'est donc heureux et comblé que Harry s'endormît dans les bras de son Serpentard.

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Le lendemain, quand Susan descendit, elle trouva ses parents qui prenaient leur petit-déjeuner. Elle étouffa un bâillement.

- Bonjour.

- Tu pouvais dormir plus longtemps, nous aurions compris, dit Sirius. Je crois que nous avons tous passé une nuit assez courte.

- Je ne suis pas une lève-tard, même quand je m'endors à une heure du matin. Je n'ai pas osé aller frapper à leur porte, avoua-t-elle, gênée.

- Nous non plus, grimaça Sirius. Ce n'était pas l'envie qui nous manquait mais nous savons combien la première fois est importante. Mais nous aurons une petite discussion avec les amoureux tout à l'heure. Laissons-les récupérer de leurs activités nocturnes.

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Harry ouvrit les yeux et se les protégea du soleil. Ni Draco ni lui n'avaient pensé à fermer les rideaux la veille. Il fut étonné de se sentir si fatigué. Il voulut se tourner mais une douleur se réveilla dans le bas de son dos. Il se mordit la lèvre pour ne pas crier. Il comprit pourquoi il était si fatigué, pourquoi il avait mal et surtout, pourquoi il était nu comme un ver, lui qui ne dormait jamais dans le plus simple appareil.

Harry se rappela de la soirée de la veille. Il avait fait sa première fois avec Draco. S'il avait réussi à prendre du plaisir sur la fin, il avait été assez long à venir malgré qu'il ait désiré Draco depuis le début. La douleur avait été la plus forte et Harry avait eu du mal à se détendre.

- Tu es réveillé ? murmura Draco derrière lui, le faisant sortir de ses pensées.

- Oui. Bien dormi ?

- Toujours quand je suis avec toi. Mais cette nuit, ce n'était pas pareil.

- Je ressens la même chose. Je suis tellement heureux d'avoir fait l'amour la première fois avec toi, avoua Harry. Je n'aurais pas rêvé mieux comme première expérience.

- Moi non plus. Harry, ma question va te paraître bizarre mais… as-tu aimé ? N'ai-je pas été trop maladroit ?

- Tu as été formidable, le rassura Harry. Pour répondre à ta question, je préfère me montrer honnête avec toi mais je ne veux pas que tu le prennes mal. Je pense que ce doit être normal pour une première fois.

- Tu n'as pas aimé, c'est ça ? devina Draco en grimaçant.

- Oui et non, révéla Harry. J'avoue avoir eu assez mal au début mais au fur et à mesure, j'ai commencé à ressentir de nouvelles sensations et le plaisir est arrivé petit à petit. Je pense qu'il faudra un peu d'entraînement pour que j'ai un orgasme mais je suis sûr que ce sera encore meilleur les prochaines. C'était juste la première fois, c'est normal que ce ne soit pas si terrible que ça. Mais je sais que ça peut être frustrant pour toi qui a vécu cette expérience comme quelque chose de fabuleux.

- C'est vrai. Mais comment tu… J'oubliais que tu avais déjà expérimenté ce côté-là.

Harry n'eut pas le temps de répondre que leurs estomacs crièrent famine.

- Allons prendre notre petit-déjeuner, lança Draco en se redressant.

Harry hocha la tête et voulut se redresser quand il ressentit une vive douleur au niveau de ses reins.

- Ouh, dit-il en gémissant.

- Un problème ? demanda Draco, inquiet.

- Si mes parents ne devinent pas ce que nous avons fait hier soir, ils le sauront à ma démarche. Je ne suis pas sûr de marcher droit pendant deux ou trois jours.

- Je ne pensais pas que tu aurais si mal que ça. Comment vas-tu faire ?

- Allons prendre notre douche et descendons prendre notre petit-déjeuner. On verra après.

Bien qu'elle fût laborieuse, la douche détendit Harry qui ressentit moins la douleur. Ils descendirent doucement et déjeunèrent silencieusement. Alors que Draco rangeait la vaisselle dans l'évier, Dobby apparut.

- Bonjour Dobby, dirent les deux jeunes hommes.

- Bonjour Maître Harry. Bonjour Monsieur Draco. Maître Sirius a demandé à Dobby de dire à Maître Harry et Monsieur Draco qu'ils devaient aller voir Maître Sirius après avoir pris leur petit-déjeuner.

Harry et Draco se regardèrent, surpris.

- Je suppose qu'il est dans son bureau ? demanda Harry.

- Oui Maître Harry.

- Très bien, nous arrivons. Merci Dobby.

Dobby s'inclina et disparut. Intrigués et inquiets, le couple se rendit dans le bureau de Sirius. Ils furent surpris de voir Severus.

- On dérange peut-être ? supposa Harry.

- Pas du tout. Nous avons à vous parler, répondit fermement Sirius.

Harry et Draco se regardèrent, sceptiques.

- En presque deux mois, nous n'avons pas eu le moindre problème à vous faire après que vous ayez passé la nuit ensemble. Ni même lorsque vous étiez seuls dans une de vos chambres en journée et je pense qu'il y en a eu.

Harry croisa le regard effaré de Draco. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose mais ils espéraient se tromper.

- Vous… Vous nous avez entendus ? demanda Harry d'une petite voix.

- En effet, confirma Sirius faisant rougir de honte le couple. Comme Susan, Amélia et moi sommes montés nous coucher vers 23h, nous ne savions pas où… où vous en étiez, nous n'avons pas osé vous déranger. J'ai réussi à insonoriser la chambre de Manon pour qu'elle puisse dormir même si elle n'en avait visiblement pas besoin. Mais je tiens à être clair et ferme : si vous oubliez de jeter le sortilège d'insonorisation une fois encore, vous passerez le reste de vos nuits chacun dans votre chambre et l'interdiction de se rendre dans l'une de vos chambres du réveil au coucher. Je n'hésiterai pas à venir dans votre chambre pour cesser vos ébats immédiatement. Nous vous faisons confiance, à vous de nous prouver que vous êtes sages et responsables. Est-ce que tout est clair ?

- Oui, papa.

- Oui, Sirius. Nous sommes vraiment désolés d'avoir oublié d'insonoriser ma chambre, nous le faisons toujours pourtant, s'excusa Draco.

- Nous étions deux, j'aurais dû y penser aussi, rétorqua Harry.

- Bien, j'en informerai Narcissa pour la semaine où Harry sera chez elle, révéla Sirius. Maintenant, Severus a quelque chose à vous donner. Je vous laisse.

Sirius sortit alors que Severus n'avait pas bougé depuis le début de l'échange, si bien que le couple en avait presque oublié sa présence.

- Je ne voulais pas vous en parler avant mais je suppose que Harry se sent endolori à un certain endroit de son intimité ?

Harry devint aussi rouge qu'un Souafle.

- Tu savais qu'Harry aurait mal ? Pourquoi ne nous avoir rien dit ? s'exclama Draco, stupéfait.

- Parce que vous n'en auriez pas profité pleinement. Et si je vous l'avais dit, cela vous aurait bloqué. Il est presque impossible de ne pas ressentir de douleurs intimes les premières fois. Aussi il est important de traiter rapidement le problème afin que ça ne s'infecte pas.

- Non mais tu t'entends ? s'écria Draco. Tu parles de Harry, d'une zone très intime de son corps et tu en parles comme si c'était un simple rhume !

- Baisse d'un ton, répliqua Severus. Je n'ai pas besoin de vous dire que je suis également passé par ce que vit actuellement Harry. S'il ne veut pas de mes conseils et de mon aide, je l'accepterais. Mais je pense que tu ne dirais pas la même chose si tu avais été à la place de Harry, Draco.

Draco grimaça, donnant raison à son parrain. Ce dernier s'avança vers Harry en prenant un bol posé sur le bureau de Sirius.

- Voici un baume qui soulagera tes douleurs. Mets-en deux à trois fois par jour selon l'intensité de la douleur. J'ai donné la recette à Dobby et Fierno qui sauront le préparer au cas où. Tu peux également prendre des potions de soins.

- Merci Severus. Combien de temps ?

- Jusqu'à guérison complète et je déconseille d'avoir des rapports jusque-là.

Harry et Draco hochèrent la tête.

- Severus, puis-je te poser une question ?

- Bien sûr. Si je peux y répondre.

Harry regarda Draco un moment avant de détourner le regard.

- Est-ce normal de n'avoir presque pas ressenti de…

- De plaisir ? termina Severus tandis que Harry acquiesçait silencieusement. Chaque personne est différente. Mais n'oublie pas que c'est ta première fois, c'est normal que tu n'aies pas vraiment apprécié. Ton corps n'est pas habitué à recevoir quelqu'un en lui donc il se défend. Mais avec de l'expérience, cette nuit sera un lointain souvenir. Dernière précision, vu que tu n'as pas eu ces douleurs seul, Draco peut t'aider à te soigner. Cela l'apaisera d'une culpabilité qu'il ne devrait pas éprouver. Cela marchera également dans l'autre sens. Maintenant, je voulais vous parler des potions contraceptives.

Une demi-heure plus tard, Harry et Draco entrèrent dans la chambre de Harry pour le soigner. Ce dernier s'allongea directement sur son lit, épuisé.

- J'ai l'impression d'avoir joué au Quidditch toute la journée tellement je suis fatigué, lança Harry. J'ai l'impression d'être courbaturé de partout pour éviter d'avoir trop mal.

- Tu devrais mettre le baume comme l'a conseillé Severus, proposa Draco d'une petite voix.

Harry se redressa en grimaçant et attira son petit-ami vers lui.

- Je t'interdis de t'en vouloir. Severus nous l'a dit, c'était inévitable. Le principal est que j'ai pris du plaisir hier soir et j'ai vraiment hâte de recommencer, pour ressentir encore plus de plaisir qu'hier. Et n'oublie surtout pas que je t'aime, Draco.

- Je t'aime aussi, Harry, répondit Draco en l'embrassant tendrement. Mais maintenant, à moi de réparer les dégâts que j'ai causé.

Harry pouffa et descendit son short. Il n'avait pas pu se résoudre à porter un caleçon sans avoir trop mal. Il se mit sur le ventre, laissant ses jambes pendre en dehors du lit. Draco vint s'asseoir à côté du bassin de Harry.

- Tu es sûr de vouloir que je m'occupe de toi ?

- Je ne me vois pas demander ça à mon père, vois-tu, ironisa Harry.

Draco esquissa un sourire et écarta les deux lobes de chair de Harry qui étouffa un gémissement.

- Pardon, je ne voulais pas...

- Ce n'est pas grave, je vais quand-même avoir mal pendant encore quelques jours, faut bien commencer par le début. Vas-y.

Draco prit un peu de baume avec deux de ses doigts et vint masser l'anus de son petit-ami. Si Harry gémissait de douleur au début, il finit par apprécier ce traitement.

- Voilà, je ne pense pas faire plus, déclara Draco au bout d'une demi-heure. Comment te sens-tu ?

- Plutôt bien. Mais Severus nous l'avait dit avant qu'il s'en aille. Je ne sentirai plus rien pendant trois ou quatre heures avant que la douleur ne se réveille. À nous de remettre du baume avant que je n'aie de nouveau mal. Je saurai quand ce sera moins irrité.

- Compte sur moi pour ne pas oublier, répondit Draco en venant embrasser Harry.

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Le lendemain, Sirius alla travailler quand la sonnerie prévenant d'un débordement magique chez un jeune sorcier retentit. N'ayant personne sous la main, Sirius mit un mot sur la porte de son bureau et partit en intervention. Il transplana dans un petit village irlandais où un incendie s'était déclaré dans une ferme. Sirius se précipita vers la ferme où des sorciers étaient déjà présents pour effacer toutes traces. Sirius aperçut un homme en sortir un autre de la maison en flammes.

- Severus ! hurla Sirius en accourant vers les deux hommes.

Il aida le premier à éloigner Severus qui toussait à cause de la fumée.

- Mais enfin, peux-tu me dire ce que tu fous ici ? s'écria Sirius. Pourquoi te mets-tu en danger ?

- Je ne... fais que... mon métier, toussa Severus. Et toi ? Je peux... te poser la... même question...

- J'ai été averti de la présence d'un acte involontaire de magie chez un jeune sorcier...

- Alors laisse-moi te présenter les propriétaires du lieu, dit Severus après avoir retrouvé un souffle normal quelques minutes plus tard. Mr et Mrs Hale. Et voici leurs filles, Ellen et Lara qui entreront à Poudlard le mois prochain. C'est la jeune Lara qui a mis le feu accidentellement à la maison de ses parents, expliqua Severus après avoir retrouvé une respiration normale. J'aidais Mrs Hale à sortir quand j'ai eu un malaise. Mais je te promets que je vais beaucoup mieux. Pas la peine d'avertir Remus. Promets-le-moi, Sirius.

- Et dire qu'il était mon pire ennemi il y a encore quatre ans, lança Sirius à la famille moldue. Maintenant il est marié et attend un enfant de l'homme que je considère comme un frère. Mais laissez-moi d'abord me présenter. Sirius Black, Directeur du Service de la Jeunesse au Ministère de la Magie à Londres.

- Le Ministère de quoi ? s'écria Mr Hale. Vous êtes complètement fous ! Un, la magie n'existe pas et deux, un homme ne peut pas attendre d'enfants !

- Dans notre monde, c'est possible, répondit Severus. Vous veniez de me faire entrer quand l'incendie a été provoqué. Je me présente à mon tour. Severus Lupin-Rogue, Directeur-Adjoint à l'école de sorcellerie Poudlard. Habituellement je ne suis jamais secondé, Mr Black.

Sirius leva les yeux au ciel.

- Je m'occupe de veiller à ce que les jeunes sorciers comme vos filles s'intègrent facilement à notre monde et que leur statut de sorcier soit accepté de leurs parents. Je suis le lien entre vos enfants et le monde magique jusqu'à ce qu'elles entrent à Poudlard puis elles seront sous la surveillance du Ministère et sous la responsabilité du personnel de Poudlard, expliqua Sirius.

- Et moi, je suis présent pour leur expliquer ce qu'est Poudlard et comment aller acheter leurs fournitures scolaires. Évidemment, je peux vous accompagner si besoin. Et c'est même recommandé, ajouta Severus. Je pense qu'avec Mr Black et moi-même, vous aurez la réponse à toutes vos questions. Mais avant, allons nous mettre un peu à l'ombre.

- Bien sûr, venez, dit aussitôt Mrs Hale.

- Non mais Helen, tu ne vas pas croire ces énergumènes ! s'écria son mari.

- Il a beau être un homme, je sais encore reconnaître quelqu'un qui attend un enfant ! Ce n'est pas pour rien que je suis sage-femme ! A moins que tu doutes de mes compétences !

Severus regarda Sirius qui hocha la tête.

- Vous pouvez douter de nous, c'est tout à fait logique. Laissez-moi juste vous montrer que la magie existe bel et bien, intervint Sirius.

Il regarda les deux jeunes filles et se transforma en chien. La petite famille cria de surprise alors que Patmol trottait autour d'eux, l'air joyeux. Soudain, un chat sortit de la grange. Connaissant son aversion pour les chats, Severus ne put empêcher Sirius de se lancer après le chat.

- Sirius, viens ici ! siffla Severus. Arrête de t'en prendre à ce malheureux chat !

Mais Patmol continua en aboyant.

- Tu l'auras voulu, répliqua Severus en pointant sa baguette vers Sirius.

- Qu'allez-vous faire ? s'inquiéta l'une des jumelles.

- Je vais juste stopper le chien fou. Le problème avec lui, c'est qu'il ne sait pas s'arrêter. Bien, il est temps d'arrêter cette mascarade. Stupefix ! lança Severus vers Patmol qui fit un léger vol plané.

Severus fit le contre-sort permettant à Sirius de retrouver forme humaine puis le libéra du sortilège. L'ancien Gryffondor se releva, agacé.

- Cela t'amuse, n'est-ce pas ? Tu te venges enfin !

- Ne fais pas l'idiot ! Enfin, si, tu l'es ! Courser un chat qui ne t'avait rien fait, je trouve ça complètement immature et irresponsable. Et tu veux donner une bonne image de notre monde ? Je te donne une demi-heure pour prouver que tu n'as pas obtenu ta place juste parce que la Directrice du Département de la Justice Magique est ta femme.

Les deux sorciers se toisèrent du regard puis Sirius s'avança vers la famille Hale, s'excusa de son comportement et commença à expliquer le contenu du monde magique. Severus avait tort et il le reconnaissait : Sirius savait ce qu'il faisait et s'en sortait à merveille. Il comprenait mieux pourquoi le Service avait été créé. Sirius mettait toute son énergie et son savoir dans ses interventions et savait captiver la famille qu'il voyait. Severus dut s'avouer que si cela avait été fait avant, certains élèves nés-moldus auraient su beaucoup de choses avant leur entrée à Poudlard.

- Et enfin, quand les enfants sorciers atteignent leurs onze ans, ils reçoivent une lettre de Poudlard pour les informer de leur inscription. Sachez tout de même que même si vous entrez à Poudlard et que vous allez apprendre à contrôler votre magie, vous aurez l'interdiction de l'utiliser en dehors de Poudlard, vous ne pourrez pas montrer vos progrès à vos parents jusqu'à ce que vous ayez atteint la majorité magique, c'est-à-dire dix-sept ans. Et encore, il y a des interdictions mais vous apprendrez tout cela au fil de votre scolarité. Mon service gardera toujours un œil sur vous, il n'est pas exclu que vous receviez une visite amicale durant l'été, nous voulons vraiment effectuer un suivi des sorciers nés-moldus.

- Donc votre métier est très récent ? demanda Mr Hale, sceptique.

- En effet. Le Service même a été créé il y a quelques semaines mais la mission que j'effectue dure depuis maintenant un an et demi environ.

- Qu'est-ce qui vous a poussé à travailler dans ce domaine là précisément ? Pourquoi aussi tardivement ? s'interrogea Mrs Hale, intrigué.

Sirius et Severus échangèrent un regard.

- En réalité, si vos filles demandent à leurs camardes les plus âgés qui je suis, elles risquent d'être assez surprises. Pour faire simple, il y a quinze ans, j'ai perdu mes deux meilleurs amis. Ils avaient un bébé d'un an. Ils ont été assassinés par un mage noir très redoutable. Pour une raison trop compliquée à expliquer, ce bébé qui s'avère être mon filleul a fait disparaître ce mage noir. J'ai aussitôt su qui était celui qui avait vendu mes amis. J'ai été le voir et il m'a tendu un piège, me faisant passer douze ans dans la prison des sorciers pour des crimes dont j'étais innocent. Je n'ai pas pu m'occuper de mon filleul comme je le désirais, comme ses parents le désiraient. Au lieu de ça il a été élevé par sa tante maternelle qui se trouve être aussi moldue que vous. Il a été maltraité sur de nombreux domaines. Aujourd'hui j'ai récupéré sa garde, je me suis marié, j'ai eu une petite fille qui a un peu plus de sept mois, j'ai adopté mon filleul et la nièce orpheline de ma femme. Dans notre monde, nous nous devons de travailler par passion. De plus, le mage noir est mort il y a deux mois, le monde de la sorcellerie peut dormir sur ses deux oreilles.

- Ce ne sont que des histoires à dormir debout !

Sirius soupira.

- Mr Hale, je comprends votre méfiance. Mais je me dois aussi de m'assurer que vos filles poursuivront leur apprentissage dans les meilleures conditions, répliqua-t-il. Aussi, je vais être franc avec vous. Si je perçois un quelconque danger pour vos filles, je n'hésiterai pas à demander une ordonnance temporaire pour mettre en sécurité vos filles jusqu'à la rentrée scolaire.

- Vous n'avez aucun droit de faire cela ! Si je dis que mes filles n'iront pas dans cette école de fous, elles n'iront pas !

Sirius se tourna vers Severus tandis que l'homme entrait dans sa grange.

- Je suis désolé, il va falloir que tu reviennes. Je te tiendrais informé du lieu où elles séjourneront. Elles ne peuvent pas rester ici.

- Je comprends parfaitement. Venez à la maison ce soir, si tout le monde est apte à venir.

- Cela devrait aller, répondit Sirius en comprenant le sous-entendu avant de se retourner vers les parents des jumelles. Mrs Hale, que pensez-vous de tout cela ?

- Je ne suis pas contre le fait que mes filles aillent dans cette école. Mais je sais que mon mari ne voudra jamais. Protégez-les, Mr Black.

- Je vous le promets. Mesdemoiselles, le trajet risque d'être inconfortable mais il sera très bref. Prenez chacune un de mes bras.

Inquiètes, les deux jeunes filles saisirent le bras que leur tendait Sirius.

- Ne bougez pas ! hurla le père en brandissant un fusil vers Sirius.

- Severus, charge-toi de lui et fais-lui oublier ma venue. Mrs Hale, je compte sur vous pour inventer une histoire qui tienne la route, sinon je reviendrai demain arranger tout cela. Allons-y !

Sirius transplana avec les deux jeunes filles tandis que Severus transformait l'arme en poireau. Il transplana peu après.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Hier était la Journée de la Femme, alors ma question va se poser là-dessus: selon vous, quelles sont les 3 femmes les plus fortes de la saga ?

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Protection et une élève en danger"

Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)