Bonjour à toutes et à tous ^^

Merci pour les reviews que j'ai reçues :)

Mimibou: Pour Sirius, il est au service des enfants, il les protège, les rassure quand il y a un accident magique involontaire ainsi que les parents, il leur explique les choses... C'est pour cela que j'ai voulu développer quelques fois son métier à travers différents exemples :) Pour ton choix des trois femmes fortes, j'avoue qu'il y a quelque chose qui font qu'elles auraient peut-être pu être développées ^^ Il faut bien qu'il y ait un couac quelque part XD Alors la rentrée, ils s'en rapprochent mais il va falloir attendre encore deux chapitres ^^

Merci à Lamourloi pour la correction (j'espère que le problème que tu as soulevé dans le chapitre sera plus clair maintenant ;) )

Je vous laisse avec le nouveau chapitre ;)

Bonne lecture ;)


Chapitre 10: Protection et une élève en danger

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10 août 1996

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Suite à ce qu'il s'était passé chez les Hale, Sirius avait amené les deux jeunes filles au Chaudron Baveur puis avait fait venir Amélia. Cette dernière avait alors dû envoyer leurs enfants et Draco chez Severus et Remus, Severus ayant proposé d'inviter la petite famille et leur invité pour le dîner. Amélia avait rejoint son mari et avait fait la connaissance de Ellen et Lara Hale. Après avoir pris connaissance des faits, Amélia les avait rassurées en affirmant qu'elles étaient en sécurité à l'auberge et qu'un adulte veillerait sur elle jour et nuit jusqu'à la rentrée. Ainsi, Amélia avait fait venir Tonks qui était de service ce jour-là. Quand le couple était parti, les filles riaient aux éclats suite aux anecdotes que leur racontait la jeune Auror.

Sirius et Amélia venaient de transplaner chez Remus et Severus quand ils virent le premier soigner le second à l'épaule.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Sirius, inquiet.

- Hale est entré dans une colère noire après que tu sois parti avec ses filles. Sa femme s'est éloignée rapidement et j'ai reçu quelques coups. J'ai essayé de le maîtriser à la façon moldue mais je suis un peu rouillé. Il a réussi à prendre une barre de fer et à me frapper à l'épaule. J'ai juste une éraflure, rien de grave. Je n'ai eu d'autre choix que de le saucissonner, impossible de faire autrement. À l'heure actuelle, il est au Ministère, dans la la Brigade de réparation des accidents de sorcellerie et sa femme a été mise en sécurité également. Apparemment, son mari serait un homme violent.

- C'est incroyable que des moldus soient pires que certains sorciers, répliqua Sirius.

- Que risquent ce moldu et Severus ? demanda Remus à Amélia, inquiet des éventuelles poursuites pour son mari.

- Le moldu risque une amnésie complète. Il n'aura aucun souvenir de sa famille ni des sorciers qu'il aura vus. Je ne sais pas encore ce que les Oubliators feront à sa femme, elle devra assurer la protection et l'éducation de ses filles. Il serait sage qu'elle garde ses souvenirs. Leurs filles pourront comprendre la situation avec le temps, répondit Amélia. Quant à Severus, il ne risque rien. Il a agi en légitime défense. Au pire, il aura un rappel de la loi de la part du Chef des Aurors.

- Même s'il y a une amende, cela m'est égal, répondit Severus. Tout ce qui m'importe est que ces jeunes filles soient entre de bonnes mains.

- Et elles le sont, affirma Sirius. Tonks est ravie de leur apprendre tout ce qu'elles doivent savoir sur notre monde.

- Je n'en doute pas une seconde, pouffa Remus. Bien, je vais préparer le dîner. Manon est dans le salon, elle s'est assoupie il y a une demi-heure. Les adolescents jouaient avec elle.

- Je vais aller la voir, dit aussitôt Amélia. Merci encore de les avoir gardés. Normalement, ils sont aptes à s'occuper de Manon mais je ne savais pas quand nous allions rentrer donc...

- Pas de soucis. Cela nous fait de l'entraînement et ils sont les bienvenus ici, vous le savez, déclara Severus.

- Bon, raconte-moi dans les détails ce qu'il s'est passé, s'exclama Sirius en s'installant à côté de Severus.

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Quand Sirius et Amélia arrivèrent au Ministère le lendemain, il régnait un chaos total dans le Département de la Justice Magique. Certaines personnes semblaient avoir été touchées par des sortilèges compte tenu des traces de brûlure sur les mains, le visage ou les vêtements, des impacts étaient visibles sur les murs, des Médicomages soignaient certains blessés. Sirius aperçut son collègue et bras-droit, Chester Davies qui se faisait soigner pour une légère entaille sur le visage.

- Chester ! Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? s'alarma Sirius, effaré.

- Les Aurors se sont battus contre le moldu qui résistait. Je n'avais jamais vu ça. Il arrivait toujours à prendre quelqu'un comme bouclier. Heureusement que ce n'était que des sortilèges de Stupéfixion, répondit Chester. Puis il a commencé à s'emparer de tout ce qu'il pouvait trouver dont le stock de Frisbees à dents de serpent. Finalement, le moldu a été ligoté et emmené dans la petite salle d'interrogatoire. Et nous, nous avons dû batailler toute la nuit pour venir à bout de ces frisbees qui devaient être détruits car ils étaient contrefaits.

- Pourquoi personne ne m'a prévenu? s'écria Amélia, furieuse. Au lieu de ça, le département est méconnaissable !

Elle sortit sa baguette et la pointa sur sa gorge.

- Sonorus ! Votre attention, s'il vous plaît ! Suite aux derniers événements, je reprends le contrôle de la situation. Je veux un bilan complet des blessés dans vingt minutes. Les personnes qui n'ont pas été blessées, ou aptes à travailler après avoir vu un médicomage, seront priées de remettre le service en ordre jusqu'à ce soir. Et je veux chaque Directeur de Service dans mon bureau dans cinq minutes. Merci. Et dernière chose... je serai la seule à autoriser votre départ. Je vous laisse cinq minutes pour envoyer un Patronus à vos familles.

Puis Amélia désamplifia sa voix et alla dans son bureau, sous les regards stupéfaits de ses employés et de son mari. Sirius la suivit et ferma la porte derrière lui.

- Tu es malade ? Il va nous falloir une bonne journée voire une partie de la nuit pour tout remettre en état ! Sans oublier les interventions que nous serons susceptibles de faire ! Tu ne peux pas nous contraindre à rester ici ! s'exclama Sirius.

- Tu te calmes, Sirius, répliqua Amélia. Je n'ai pas le choix ! Je ne veux pas que mes employés ou les sorciers venant chercher de l'aide travaillent ou voient mon département sens dessus dessous ! Et bien sûr que je ne vais pas interdire les interventions ! Mais je veux contrôler les entrées et sorties, c'est tout.

- Et accessoirement, tu sais que nous avons quatre enfants à la maison dont un bébé de sept mois, rétorqua Sirius.

- Je vais envoyer un message à Remus et Severus s'ils peuvent prendre Manon pour la nuit. Susan, Harry et Draco seront bien contents d'avoir une soirée entre eux, songea Amélia en souriant.

- Tu es pleine de ressources mais c'est comme ça que je t'aime.

Sirius s'approcha d'Amélia et l'embrassa tendrement quand des coups furent frappés à la porte. Sirius rompit le baiser à contrecœur et Amélia ouvrit la porte.

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Harry descendit prendre son petit-déjeuner quand il vit un chien argenté apparaître dans la cuisine où se trouvaient Susan et Draco. La voix de Sirius s'éleva :

- Devons nous absenter pour la journée et sans doute une partie de la nuit. Vous expliquerons demain. Nous vous laissons la maison, ne faîtes pas de bêtises surtout. Vous verrez avec Remus et Severus pour Manon. Bonne journée, Sirius.

Les adolescents se regardèrent, surpris.

- Donc nous sommes ses baby-sitters aujourd'hui ? comprit Draco. Le problème est que je n'y connais strictement rien !

- Il est toujours temps d'apprendre. Car entre Manon et l'enfant de Severus et Remus, tu seras entouré d'enfants en bas-âge très rapidement. Et qui sait, peut-être que l'un de vos ventres s'arrondira un jour et plus tôt que vous ne le pensez, lança Susan.

- Nous... Nous n'y avons pas encore réfléchi et puis nous sommes encore jeunes, répondit Harry, hésitant. Et pour tomber enceint, faudrait que nous ayons accès à la potion de Severus et c'est presque certain qu'il refusera de nous en donner avant la fin de nos études donc ce n'est pas pour aujourd'hui.

- Il faudrait demander si elle est compatible avec la potion contraceptive. La potion de fertilité aide surtout à avoir les hormones féminines, cela devrait pouvoir se faire, supposa Draco. De toute manière, ce n'est pas pour demain donc il n'y a pas de risques que l'un de nous tombe enceint.

Des pleurs se firent entendre.

- Leçon numéro un : prendre contact avec le bébé, dit Harry en tendant sa main.

- Je n'ai pas dit dès le petit-déjeuner non plus, marmonna Draco.

- Un bébé c'est vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Elle ne va pas se débrouiller toute seule, tu sais ? Allez viens, je te jure que ça va aller.

- Très bien, soupira le Serpentard en se levant.

- Je prépare le biberon, lança Susan en souriant.

Harry et Draco montèrent à l'étage et entrèrent dans la chambre de la petite fille. Celle-ci cessa de pleurer quand elle vit son frère qui la prit dans ses bras.

- Nous sommes là. Nous allons être tous les quatre aujourd'hui. Mais faudra être indulgente avec Draco, il n'est pas habitué aux bébés.

Harry tourna la tête vers Draco qui souriait et les couvait des yeux.

- Qu'as-tu à nous regarder comme ça ? demanda Harry, surpris.

- Vous êtes adorables tous les deux.

- Au lieu de nous regarder sans rien faire, tu vas la changer.

- Quoi ? s'écria Draco. Mais... Mais je n'ai jamais fait ça !

- Il y a un début à tout, pouffa Harry. Tu verras, ce n'est vraiment pas compliqué. Faut juste que tu aies toujours un regard sur elle, elle peut tomber et se faire très mal. Et je vais t'aider pour cette fois. Tu la mets sur le dos en prenant soin de poser délicatement la tête et tu commences à la déshabiller. Bon le souci, c'est qu'elle gigote parfois, faut vraiment faire attention...

Harry défit le body de sa sœur et laissa Draco continuer. Il lui apprit ce qu'il devait et ne devait pas faire à chaque étape et dût contrôler son fou rire quand Draco eut du mal à refermer le body.

- Mais aide-moi à la fin, s'énerva Draco. Et elle n'arrête pas de bouger aussi !

- Plus tu stresseras, plus elle le sentira et s'agitera. Dans ce cas, n'hésite pas à la taquiner un peu en lui parlant, en jouant un peu avec elle. Quand elle sera détendue, tu pourras terminer de l'habiller.

C'est ainsi qu'ils descendirent dix minutes plus tard, Susan étendant du linge appartenant à Manon.

- Vous en avez mis du temps, lança-t-elle, perplexe.

- Manon testait Draco. Il a fallu détourner un peu son attention pour qu'on puisse terminer de l'habiller sinon nous y serions encore. Je vais réchauffer son biberon et je déjeunerai après.

- Laissez, je vais m'occuper un peu d'elle, répondit Susan. En tout cas, je suis vraiment surprise que Draco ait mis la main à la patte aussi vite.

- Il ne m'en a pas laissé le choix, marmonna Draco qui fixait le bébé. Mais je dois avouer qu'elle est mignonne.

- Eh, pas touche, elle n'a que sept mois ! répliqua Harry en souriant. Et puis c'est ta petite-cousine et je suis ton petit-ami.

- Si je ne peux même plus faire de compliment !

Harry l'embrassa furtivement et se mit à table. Ils parlèrent du programme de la journée tout en incluant la petite Manon.

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Pendant ce temps, Amélia et Sirius étaient avec le Moldu et le Chef des Oubliators, Arnold Bondupois, dans le bureau de la Directrice de la Justice Magique.

- Mr Hale, en tant que Directrice du Département de la Justice Magique, il est de mon devoir de vous signifier ce que vous allez subir dans un instant.

- Vous allez me torturer, n'est-ce pas ? Comment des personnes comme vous peuvent...

L'homme continua de parler sans émettre le moindre son. Sirius détourna le regard quand Amélia tourna la tête vers lui, elle annula le Mutisme.

- Un seul son sans y être invité et je vous remets en sourdine. Comme vous le voyez, la magie ne sert pas seulement à faire du mal. Au contraire, elle est utilisée pour plusieurs tâches de la vie quotidienne. Vous l'auriez su si vous n'aviez pas commencé à frapper le professeur Lupin-Rogue. Vos filles auraient été ravies de tout vous raconter pendant les vacances.

- J'ai déjà dit à vos... collègues que je ne les emmènerai jamais dans cette école de dingues !

- C'est pourquoi nous allons vous jeter un sortilège d'Amnésie. Vous allez oublier notre existence, ainsi que celles de votre femme et vos filles. Elles sauront ce que nous avons fait en leur promettant de ne pas chercher à vous retrouver. Ceci est pour le bien de tout le monde, Mr Hale. Vous allez partir avec Mr Bondupois qui vous jettera le sortilège. Vous allez également changer de vie et d'identité. Un Portoloin vous attend. Arnold, vous en fabriquerez un pour rentrer, vous avez mon accord.

- Bien, madame la Directrice.

- Accio bouilloire, lança Amélia en pointant sa baguette vers la table.

Une bouilloire vint se poser sur le bureau.

- Portus ! Vous allez poser un doigt sur cette bouilloire puis vous n'entendrez plus jamais parler de nous. Arnold, je te le confie. Il peut être assez retord, ligote-le si nécessaire.

- Pas besoin, je m'en sortirai.

Les deux hommes posèrent le doigt sur la bouilloire qui les fit disparaître en deux secondes.

- Bon débarras, lança Sirius. Je croyais que j'avais vu le pire chez les Dursley, il est mille fois pire qu'eux. Bon je dois aller retrouver Mrs Hale et ses filles. Oh, pardon, m'autorisez-vous à aller m'occuper de mes protégées, Mrs Black ?

- File, rétorqua Amélia en écrivant un mot pour son mari.

Sirius l'embrassa puis sortit. Il présenta le mot signé de sa femme à l'Auror qui se chargeait de vérifier les entrées et sorties du Service puis Sirius se hâta de sortir du Ministère.

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Il transplana dans un village nommé Moville. Il arpenta trois rues avant de trouver un hôtel. C'était dans cet hôtel mi-moldu mi-sorcier que Sirius, Harry et Remus avaient séjourné pour assister à un match de la Ligue de Quidditch l'an passé pour l'anniversaire de Harry. Sirius entra.

- Bonjour, Monsieur. Que puis-je pour vous ? demanda la réceptionniste.

- Trois clientes sont descendues dans cet hôtel hier au nom de Hale. Je viens du Ministère, dit Sirius en montrant son badge.

- Troisième étage, suite n°4.

- Merci.

Sirius monta et salua son collègue qui le fit entrer.

- Mr Black ?

Le sorcier tourna la tête vers une femme d'une trentaine d'années. Il n'avait pas eu le temps d'observer la femme qui se tenait devant ses yeux la veille. Elle était rousse, les yeux bleus et une silhouette assez fine.

- Y a-t-il un problème avec mon mari ?

- Justement, nous devons en parler. Où sont vos filles ? Je ne veux rien leur cacher.

Mrs Hale alla chercher ses filles et ils s'assirent dans le petit salon présent dans la suite.

- Mon devoir est de protéger les jeunes sorciers comme vos filles. Des cas exceptionnels comme le vôtre font que je dois protéger toute une famille ou une grande partie. C'est pourquoi nous avons emmené votre mari dans les locaux du Ministère de la Magie pour essayer de lui faire entendre raison. Au lieu de cela, il a presque ravagé le Service de la Justice Magique. Pour éviter de vous mettre en danger et nous par la même occasion, nous avons choisi de lui effacer la mémoire. Il ne se souviendra plus de ce qui s'est passé depuis la veille... ni de vous.

- Vous voulez dire que papa ne se souviendra plus du tout de nous ? demanda l'une des jeunes filles.

- C'est exact. Il représentait un danger pour nous tous, nous ne pouvions pas le laisser retourner à sa vie normale en étant violent avec vous. C'est une décision drastique, je vous l'accorde, mais nous pensons à vos filles et à vous. Imaginez que votre mari s'en prenne à une de vos filles, qu'elles paniquent et usent de la magie accidentellement. Elles ne la maîtrisent pas encore et cela peut faire de graves dégâts. L'une de vos deux filles pourrait le tuer accidentellement.

- Je comprends parfaitement. Mais qui dit qu'il ne viendra pas nous chercher ?

- Il ne se souviendra plus du tout de vous, faîtes-moi confiance, dit Sirius d'une voix douce. Je tenais à vous en faire part. Après la décision vous revient si vous voulez conserver son souvenir ou que je modifie votre mémoire.

- Cela ira, nous ferons face aux questions, dit Mrs Hale.

- Avez-vous de la famille, des amis, des proches que vous voyiez assez souvent ?

- Mon mari nous a coupé de notre famille, cela doit faire douze ou treize ans que je n'ai plus revu personne. Nous ne fréquentions que très peu les personnes du village. Sa disparition ne sera pas un problème.

- Vous acceptez ce que nous faisons, vous ne posez quasiment aucune question. Puis-je savoir pourquoi ? demanda Sirius, perplexe et intrigué.

- Vous êtes observateur, Mr Black. Si je ne connaissais pas votre histoire, c'est parce que mes parents m'ont tenu à l'écart de votre monde. Mon père est un Moldu, ma mère une Cracmole. Elle a été confiée à des amis de mes grands-parents qui étaient de purs moldus à l'âge de douze ans. Elle a pris leur nom et elle n'a plus jamais entendu parler de ses parents. Moi-même j'ignore leur nom. Je suis tenue au secret, je ne l'ai jamais révélé à quiconque. Quand mes filles ont commencé à pratiquer la magie, j'ai tout de suite compris que leur don venait de ma famille maternelle. Cela peut sauter des générations à ce qu'il paraît. Voilà pourquoi je ne suis pas surprise de ce que vous m'annoncez. Mes parents seront très heureux de savoir que leurs petites-filles sont des sorcières. J'ai une fois par an environ contact avec ma sœur, quand je sais que mon mari ne pourra pas me surprendre. Je l'appellerai dès demain, elle sera heureuse de me revoir.

- Je ne m'attendais pas à cela, je l'avoue. Mais je suis heureux pour vous si vous pouvez vous rapprocher de votre famille. Si vous avez des questions, si vous souhaitez de l'aide pour rechercher le nom de vos grands-parents maternels, n'hésitez pas à en parler avec Mrs Finnigan qui saura comment me joindre.

- Je croyais que nous étions dans un hôtel moldu.

- Elle a une double comptabilité. Généralement, les sorciers qui viennent ici doivent assister à un match de Quidditch, notre sport le plus célèbre, près d'ici. C'est donc assez rare qu'elle ait des sorciers venant pour autre chose. J'avertirai le professeur Lupin-Rogue pour qu'il emmène vos filles acheter leurs fournitures scolaires. Des questions ?

- Qu'est-ce que le Qidich ? demanda l'une des jeunes sorcières.

- Pouvez-vous nous en dire davantage sur Poudlard ? interrogea sa sœur.

Sirius sourit et passa la matinée à répondre à toutes leurs questions.

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17 août 1996

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Une semaine plus tard, Severus et Remus eurent la surprise de recevoir la visite de Minerva McGonagall, la Directrice de Poudlard en début de soirée.

- Bonjour, Minerva. Que venez-vous faire ici ? demanda Severus qui avait ouvert la porte.

- Je suis venue vous parler d'un sujet important concernant une de nos élèves, répondit la Directrice avec une voix grave.

- Entrez donc, proposa Severus.

- Je vais vous laisser, dit Remus en se levant de son fauteuil dans lequel il était assis.

- Vous pouvez rester, Remus. Cela est l'affaire de tous les enseignants. Mais je devais en parler avec Severus avant la pré-rentrée.

- Asseyez-vous, je vais préparer le thé.

Remus se rendit dans la cuisine et les deux sorciers s'assirent.

- J'ai reçu une lettre de la mère de Miss Chase de Poufsouffle. D'aussi loin que peut remonter ma mémoire, je ne me souviens pas que Poudlard ait connu ce genre d'affaires.

- De quoi parlez-vous exactement ? s'interrogea Severus.

- Il y a un mois, Miss Chase et ses parents ont été attaqués par... par des vampires.

- Vous plaisantez ? lança Remus, ahuri. Il n'y a plus d'attaques de vampires depuis des décennies, voire des siècles. Les vampires qui sont encore en vie actuellement sont étroitement surveillés par les Ministères du monde entier !

- Je suis plutôt d'accord avec Remus. Personne n'a entendu parler d'attaques vampiriques de nos jours ! Mais si vous venez nous en parler, c'est que Miss Chase a été mordue ? supposa Severus.

- En effet. Ils opèrent de la même manière que des loups-garous sauf que les contraintes sont beaucoup plus difficiles. Mr et Mrs Chase ont tout fait pour sauver leur fille mais c'était trop tard. Même les guérisseurs de Sainte Mangouste n'ont rien pu faire. Mrs Chase sait que Poudlard a accueilli un loup-garou, elle pense donc que nous pouvons accueillir également sa fille.

- Attendez ! Leur fille est désormais un vampire, elle a dû couper tout lien avec la magie, déclara Severus. Je ne connais aucun écrit relatant un vampire qui est un sorcier.

- Parce qu'aucun écrit ne le mentionne de nos jours, intervint Remus. Si nous prenons Greyback pour exemple, il se sert très rarement de sa baguette. Pourquoi ne serait-ce pas le cas des vampires ? Ils ont été mis à l'écart de la communauté magique, ils ont dû refouler leur magie au point qu'elle a sûrement disparu au fil des siècles. Cependant, je ne vois pas comment nous pourrions trouver une solution pour leur fille. Un loup-garou n'est dangereux que pendant la pleine lune ce qui représente 12 heures dans un mois. Leur fille serait un danger permanent.

- A vous entendre, vous seriez contre, Remus.

- Bien sûr que non. Je sais mieux que quiconque ce que cela fait d'être rejeté par une communauté. Si quelqu'un devait se charger d'elle, ce serait moi, répliqua Remus. Tout ce que j'ai avancé sont les craintes des professeurs et des parents d'élèves quand ils sauront qu'un vampire se trouve parmi les élèves. Nous devons trouver une solution pour combler son besoin de se nourrir de sang et à ce qu'elle puisse assister à ses cours.

- La plupart ne devraient pas poser de problèmes, ajouta Severus. Un sortilège d'imperméabilité aux fenêtres fera amplement l'affaire. Le problème réside pour les cours de créatures et de botanique. Il faudrait déjà savoir si Miss Chase a choisi les créatures comme option et comme elle est à Poufsouffle, nous n'avons pas... Mais si !

Severus se leva d'un bond et alla dans la bibliothèque. Il revint avec un dossier intitulé "Élèves 1992-1998" Il tourna quelques sous-dossiers arrivant au nom de Alice Chase.

- Arithmancie, Divination et Runes. Elle n'a donc pas pris le cours de Soins aux Créatures Magiques. Cela fera un problème en moins. Elle va entrer en cinquième année, il faudrait que Pomona déplace les cours de cette année au rez-de-chaussée, cela éviterait à Miss Chase de sortir du Château.

- Et pour son besoin de se nourrir ?

- Il faudrait discuter avec ses parents. Nous devons savoir comment elle se nourrit actuellement. Il faudra bien sûr un moment d'adaptation, songea Severus. Je m'y rendrais dès demain avec votre permission.

- Hors de question, s'écria Remus. Tu ne te mettras pas en danger inutilement.

- Un simple Lumos la fera reculer, fais-moi confiance, je ne risque rien, le rassura Severus. Un vampire peut être aussi dangereux qu'une potion et tu me laisses faire les potions depuis qu'on sait pour ma grossesse. Alors cesse de t'inquiéter pour tout.

- Excuse-moi, c'était idiot.

Minerva les observa, un léger sourire aux lèvres.

- Vous avez ma permission, Severus. Emmenez Remus avec vous, deux sorciers aguerris comme vous ne seront pas de trop.

- Merci, Minerva, dit Severus. Avez-vous autre chose à nous dire ?

- Oui, la pré-rentrée aura lieu le 26 août à 14 heures. Vous le dire maintenant m'évite une lettre supplémentaire.

- Nous y serons, dirent les deux époux d'une même voix.

- Parfait. Bon courage, messieurs.

Minerva se leva et Remus la raccompagna. Quand il se retourna, Severus était plongé dans un livre.

- Que lis-tu ?

- Un livre sur les vampires. Certes les informations sont vieilles mais elles peuvent nous être utiles.

- Tu as raison et je sais que nous avons quelques livres traitant de ce sujet. Au travail.

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Le lendemain, Severus et Remus transplanèrent dans un village isolé d'Irlande du Nord. Ils marchèrent quelques mètres quand ils virent une maison délabrée. Ils voulurent s'approcher mais ils furent attaqués par un éclair violet.

- Ne vous approchez pas de cette maison !

Un vieil homme vint à leur rencontre.

- Pourquoi cela, monsieur ? demanda Severus.

- Depuis quelques semaines, il se passe des choses étranges dans cette maison. Elle a été inhabitée depuis des dizaines d'années et il y a un mois de cela, une famille est venue s'y installer de nuit. Mais personne ne les a jamais vu.

- Cela ne nous coûte rien d'aller voir, monsieur, lança Remus.

- Je vous aurai prévenu. Des personnes ont osé s'approcher de cette maison mais personne ne les a vus en sortir.

- Puis-je savoir votre nom, cher monsieur ? lança Severus, méfiant.

- Ulrick Chase.

Les deux époux se regardèrent, comprenant pourquoi le vieil homme cherchait à les faire fuir.

- Alors permettez-nous de nous présenter, Mr Chase. Severus Rogue, Directeur-Adjoint de Poudlard et Remus Lupin, mon mari, directeur de la maison Gryffondor et professeur de Défense Contre les Forces du Mal à Poudlard. Bien que nous sachions que Miss Chase est à Poufsouffle, nous voudrions justement discuter avec elle et ses parents pour envisager une rentrée... ordinaire à Poudlard.

Le vieil homme les regarda, stupéfaits.

- Je... Je suis désolé. Je... Je ne pensais pas que le professeur McGonagall nous enverrait deux de ses professeurs. Je suis le grand-père d'Alice. Depuis que nous avons dû faire recenser ma petite-fille, plusieurs sorciers qui en ont entendu parler sont venus par curiosité. Je les intimide avant de leur effacer la mémoire s'ils sont insistants.

- C'est-à-dire combien ? demanda Remus.

- Tous, avoua le vieil homme. Je ne veux pas qu'Alice soit considérée comme un phénomène de foire.

- Nous comprenons parfaitement. Nous avons quelques questions à vous poser à son sujet, dit Severus. Comment tout cela est-il arrivé ? Il n'y a pas eu d'attaques de vampires depuis des années et des années !

- Venez.

Ils entrèrent dans la maison délabrée et restèrent au rez-de-chaussée, là où la lumière était omniprésente.

- C'était dans la première dizaine de juillet. Nous avons entendu des cris provenant de la chambre d'Alice. Quand nous sommes arrivés, ses parents et moi, nous l'avons vue inconsciente, deux minuscules trous au niveau de sa gorge où un léger filet de sang coulait. A la fenêtre, il y avait un homme. Il a dit que la vengeance était un plat qui se mangeait froid et qu'il avait eu le temps de ruminer sa vengeance pendant cinq décennies. Il m'a rappelé qu'il agirait là où je m'y attendrais le moins.

- Pourquoi ? Que lui aviez-vous fait ? demanda Remus, surpris.

- Je travaillais pour le Service de contrôle et de régularisation des créatures magiques à ma sortie de Poudlard après une formation de quatre ans. Il y avait des meurtres un peu suspects à divers endroits de la Grande-Bretagne. Je suis parti en mission avec dix de mes collègues. Huit ont été tués dans la bataille, un grièvement qui n'a pas survécu. J'étais le seul à ne pas avoir été blessé trop grièvement. Chez les vampires, nous avions réussi à en tuer quelques-uns mais ils ont pris rapidement la fuite. Sauf celui-là. Il m'a bien fait comprendre que j'allais payer pour sa famille qui a été tuée mais que j'ignorai quand il allait frapper. Durant les cinq premières années, j'ai été sur le qui-vive, puis ça m'est sorti de la tête progressivement. Aujourd'hui, Alice est devenue l'un des leurs et... et je revois cette fameuse nuit dans mes cauchemars.

- Quel est son comportement aujourd'hui ? Il a dû être difficile les premiers jours, supposa Severus.

- Elle était incontrôlable. Nous devions garder nos Lumos allumés pour éviter qu'elle se jette sur nous. Un guérisseur de Sainte Mangouste nous a conseillé de lui donner des poches de sang une fois par jour puis d'espacer petit à petit jusqu'à une par semaine. Actuellement elle en est à une tous les cinq jours, elle se maîtrise de plus en plus mais ce n'est qu'à court terme. Où allons-nous nous approvisionner ? Comment allez-vous faire ?

- J'ai peut-être trouvé une solution mais j'ignore si mon idée marchera complètement.

- Quelle idée ? Qui est-ce, papa ?

Un homme sortit d'un couloir menant sûrement aux caves et pointait sa baguette vers Remus et Severus.

- Ce sont deux professeurs de Poudlard. Tu sais, les professeurs qui sont mariés, Alice nous en parle assez souvent.

- Que venez-vous faire ici ?

- Nous venons vous proposer une solution pour que votre fille termine ses études à Poudlard, répondit Remus. Je connais vos craintes, mes parents avaient les mêmes quand j'étais enfant. J'ai été mordu à l'âge de cinq ans et personne ne croyait que j'allais aller à Poudlard. Le professeur Dumbledore avait trouvé une solution, j'ai pu y retourner pour enseigner quelques années plus tard et aujourd'hui j'ai la chance d'être guéri. Tout ça pour vous dire que les professeurs seront prêts à travailler ensemble pour que votre fille puisse terminer ses études.

- Et comment ? s'écria Mr Chase. Tous les parents voudront qu'elle parte ou retireront leurs enfants quand ils sauront ce qu'est ma fille ! Je refuse qu'elle soit la risée de toute une école ! Vous ne croyez pas que Poudlard a eu assez de problèmes ces derniers temps ? Un meurtre accidentel, un loup-garou, la mort d'un deuxième professeur et je ne parle pas d'un garçon de 14 ans sélectionné dans un tournoi réservé aux élèves majeurs ou des attaques contre des nés-moldus ! Alors excusez-moi si je préfère de ne pas envoyer ma fille à Poudlard. Elle restera ici, nous finirons nous-même son éducation.

- Vos craintes sont fondées, je l'accorde, dit Severus d'une voix froide alors qu'il bouillonnait de rage à l'intérieur de lui. Voilà comment cela va se passer. Soit vous écrivez une lettre au Ministère et à la Directrice de Poudlard les informant du retrait de votre fille, soit Poudlard a le droit de réclamer auprès de la Justice Magique que votre fille soit scolarisée. Dans les deux cas, une enquête sera ouverte pour déterminer si la scolarisation de Miss Chase est possible. Vous portez des accusations sans savoir de quoi il en retourne, exactement de la même façon que certaines personnes le feront à l'encontre de votre fille. Une chose est sûre, nous ne cacherons pas la nature de votre fille. Notamment aux camarades de son année. J'ai une idée, je devrais attendre la rentrée pour la valider. Votre père nous a dit que votre fille ne se nourrit que tous les cinq jours. Comment se conduit-elle avec vous ? Courrez-vous un danger permanent ?

- Allez-vous-en, siffla le père d'Alice Chase. Je n'enverrai pas ma fille à Poudlard !

- Papa, non.

Les quatre sorciers se figèrent et se tournèrent vers l'entrée de la cave. Severus et Remus distinguaient à peine leur élève. Pourtant la voix qu'ils avaient entendue était bien celle de l'élève de Poufsouffle.

- Alice, retourne auprès de ta mère, ordonna son père.

- Tu vas m'écouter d'abord. Je n'ai rien dit de tout l'été car je savais que je ne pourrais pas y retourner. Mais s'il y a une chance pour que je puisse suivre mes cours, alors je veux la saisir. Les guérisseurs l'ont dit. Je dois essayer de conserver une vie normale. Si je m'écarte de mes amis, de ma vie à Poudlard, il ne me restera plus rien et je perdrai plus rapidement mon humanité. C'est la seule chose à laquelle je peux me raccrocher pour le moment. Papa, s'il te plaît, laisse-leur une chance de s'expliquer.

La jeune fille fit quelques pas vers eux sans sortir de l'ombre mais Remus et Severus pouvaient au moins distinguer la jeune fille de quinze ans.

- Tous les deux mois, Poudlard organise une collecte de sang pour Sainte Mangouste. S'il te faut ne serait-ce qu'une poche tous les cinq jours, il t'en faudrait six par mois. Avoir cinquante donneurs, qui sont tous majeurs, permettra d'obtenir facilement les six poches de sang par mois dont a besoin Miss Chase pour se nourrir, sans que le don destiné à Sainte Mangouste soit trop diminué, expliqua Severus. Cela devrait éloigner la tentation de t'en prendre à tes camarades.

- Et pour les cours ? Je me maîtrise déjà difficilement avec mes parents et mon grand-père, alors avec plus de trois cent personnes...

- Tu auras un temps d'adaptation, bien évidemment. Nous n'allons pas te lâcher comme ça dans Poudlard, la rassura Remus. Petit à petit, tu te feras aux différentes odeurs et s'il te faut davantage te nourrir pour compenser les premiers temps, nous nous adapterons. Nous t'aiderons à retrouver une vie quasi normale. Pour ce qui est de tes cours de Botanique, nous parlerons au professeur Chourave pour les faire au rez-de-chaussée. Pour les salles de classe, un sortilège d'imperméabilité permanent sur les fenêtres devrait faire l'affaire. Il filtrerait les rayons du soleil afin que tu ne sois pas incommodait par la lumière du jour et te permettre une aisance à te déplacer dans le château.

Remus se mit au centre de la pièce et leva sa baguette vers le plafond.

- Impervius Maxima. Protego Solis Maxima, prononça-t-il. Severus, peux-tu essayer de nous jeter de l'eau ?Si les rayons du soleil sont filtrés, l'eau ne pourra pas non plus toucher la maison.

Severus hocha la tête, sortit et jeta le sortilège. L'eau qui en jaillit se retourna contre son auteur qui esquiva de justesse. Remus se tourna vers la jeune fille, en souriant.

- Avancez, Alice.

La silhouette de la jeune fille se fit de plus en plus claire au fur et à mesure qu'elle avançait à petits pas. Elle tendit une main et laissa échapper une exclamation de bonheur. Elle sortit de l'ombre entièrement, les yeux remplis de larmes.

- Merci, professeur ! Regarde, papa, je ne crains rien du tout !

- Cela fait dix minutes que vous êtes en notre présence et vous ne nous avez pas attaqués. Quand avez-vous mangé pour la dernière fois ?

- Il y a trois jours. Mais je mange comme n'importe qui pour compenser. C'est ce que les guérisseurs m'ont conseillé.

- Et c'est une très bonne chose. Ces sortilèges seront appliqués à toutes les fenêtres de Poudlard dans les prochains jours, informa Severus. Nous verrons le reste peu avant la rentrée. Profitez de ces deux dernières semaines. Car une année très importante vous attend. Messieurs, Miss Chase.

- Au revoir professeurs. Et merci, s'exclama Alice d'une voix joyeuse.

- Je tenais à m'excuser de mon comportement. Il était inenvisageable pour moi que ma fille puisse retourner à Poudlard. Merci encore, remercia le père.

- De rien, dit le couple d'une même voix.

Le couple hocha la tête puis partit avant de transplaner.

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19 août, au Manoir Malefoy

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Harry était arrivé dans l'après-midi et avait retrouvé Draco qui avait invité ses amis de Serpentard. Il voulait que le Gryffondor connaisse un peu mieux ses amis s'il devait venir de temps en temps dans la salle commune de Serpentard. C'est ainsi que Harry retrouva Grégory Goyle, Vincent Crabbe, Blaise Zabini, Pansy Parkinson et Daphné Greengrass dans le jardin des Malefoy, là où avait été installé le terrain de Quidditch où Harry et Draco s'exerçaient tous les deux jours.

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A l'heure actuelle, Harry était allongé dans les bras de Draco, sur le lit de ce dernier, après le dîner. Leur après-midi avait été intense. Ils avaient livré trois matchs dans lesquels les partenaires de Harry et Draco changeaient puis les amis de Draco posèrent énormément de questions à Harry et inversement. Les invités avaient dû rentrer vers dix-huit heures et Harry avait enfin pu s'installer dans la chambre d'amis qu'il occupait lors de ses séjours.

- Ils ne sont pas si désagréables que ça au final, lança Harry. Je ne comprends pas comment tu peux être ami avec Crabbe et Goyle. Ni comment ils ont fait pour entrer dans l'équipe de Quidditch de Serpentard.

- Ils sont facilement manipulables, je l'accorde, répondit Draco. Mais surtout parce qu'ils ont une carrure imposante et que mon père ne voulait pas qu'on me fasse du mal. Mais je ne suis pas si proche d'eux que je le laisse penser. Je le suis davantage de Blaise et Daphné. Et encore, Daphné, c'est depuis Noël, avant on se parlait à peine.

- Tu m'en avais déjà parlé pour Daphné. Je trouve cela cool qu'elle soit devenue ton amie alors qu'elle était censée devenir ta femme.

- On se trompe souvent sur des personnes.

Harry se redressa légèrement.

- Draco, dis-moi si je suis indiscret mais... as-tu des nouvelles de Théo ?

Draco fronça les sourcils puis détourna le regard. Il essayait de ne plus penser à son ancien ami mais il n'y arrivait pas. Il se dégoûtait lui-même pour ce qu'il avait fait endurer à son camarade de dortoir, Théodore Nott. Draco lui avait fait croire à une potentielle histoire d'amour alors qu'il prenait conscience petit à petit de son homosexualité. Il aurait aimé avoir des nouvelles de son camarade mais chacune de ses lettres lui avait été retournée. Il appréhendait la rentrée et l'ambiance dans son dortoir.

- Non, je n'en ai pas eu. Je doute qu'il veuille me parler. J'ai été ignoble avec lui.

- N'en parlons plus, excuse-moi d'avoir abordé le sujet. C'est notre avant-dernière nuit que nous passons ensemble, je ne veux pas la gâcher, dit Harry en l'embrassant tendrement.

Le baiser devint vite passionné. Ils se dévêtirent assez rapidement et commencèrent à caresser le corps de l'autre. Les lèvres de Harry dévièrent dans le cou de Draco tandis que sa main se posa sur le sexe de ce dernier et commença à faire aller et venir sa main. Draco gémissait de plaisir quand il repoussa Harry.

- Attends...

Harry était figé. Il se demandait ce qu'il avait fait. Avait-il été trop vite ? Avait-il fait quelque chose qui avait brusqué Draco ? Mais Harry se détendit rapidement quand il vit Draco prendre sa baguette sur son bureau et lancer le sortilège d'insonorisation.

- Hors de question que ce soit nos dernières minutes ensemble, déclara-t-il. Excuse-moi si je t'ai repoussé brusquement. J'ai repensé à la mise en garde de Sirius et j'ai pris peur que ma mère débarque soudainement.

- Ce n'est pas grave, continuons là où nous en sommes arrêtés.

- Je n'attends que ça, avoua Draco en venant s'installer sur son petit-ami.

Ils se frottèrent l'un contre l'autre, leurs sexes tendus glissant contre celui de son partenaire, déclenchant des frissons et une boule de chaleur dans leurs bas-ventres. Ils jouirent rapidement tout en continuant des baisers doux, passionnés et tendres. Harry les nettoya tandis que Draco se laissait glisser aux cotés de Harry.

- J'aurais pensé que tu aurais voulu aller plus loin, songea Draco. Je m'y étais préparé.

- Demain, peut-être ? Nous avons au moins deux heures et demie avant d'aller chacun dans notre chambre et Fierno aura le temps de préparer le baume. De toute manière, je suis vraiment trop épuisé pour aller plus loin, rit Harry. Mais nous le ferons cette semaine, j'en ai autant envie que toi. Je t'aime tant.

- Je t'aime aussi, répondit Draco en embrassant une nouvelle fois le Gryffondor.

Ils parlèrent un peu de la journée et de leur semaine avant qu'ils ne sombrent chacun à leur tour dans le sommeil, blottis l'un contre l'autre.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? De cette intrigue qui commence ?

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Fin de vacances éprouvante"

Je vous souhaite une bonne semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)