Bonjour à toutes et à tous ^^

mimibou: J'ai éclaté de rire en lisant ta review XD Mes chapitres (sur DRAP) sont d'une longueur de 6 000 à 7 000 mots maximum, ceux de ma soeur sont trois fois plus longs XD XD Mais je peux comprendre ^^ Alors je ne sais plus si je m'étais arrêtée sur un prénom, je sais comment va s'appeler le fils de Severus. Faudrait que je recherche dans mes archives mais je n'en dirais pas un mot XD J'avoue qu'on sait peu de choses sur Kingsley, Filius et Hagrid ^^

Je vous laisse avec le nouveau chapitre :)

Bonne lecture ;)


Chapitre 18 : Nouveau professeur et sentiments

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22 septembre

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Après l'annonce de l'arrivée du nouveau professeur de Métamorphose, Harry attendait Draco à la sortie de la Grande Salle. Son petit-ami arriva rapidement.

_ Comment vas-tu ? demanda Harry.

_ Plutôt bien, allons dans mon dortoir si tu veux bien, proposa le Serpentard. Cela fera plaisir à Blaise et Théo.

_ Nous ne devions pas passer la soirée ensemble ?

_ Si, mais je ne vois pas vraiment où nous pourrions aller.

_ Suis-moi, répondit Harry en souriant malicieusement.

Ils montèrent les étages les uns après les autres. Arrivés devant la tapisserie de Barnabas le Follet, Harry fit les cent pas en passant trois fois devant quand une porte apparut soudainement. Ils entrèrent dans la salle et Draco observa autour de lui. Les murs étaient de couleur vert sapin avec des bandes rouges, la lumière était tamisée et un canapé se tenait devant la cheminée. Draco trouvait l'ambiance très romantique.

_ On y était déjà allés ensemble mais je ne t'ai pas demandé depuis quand tu connaissais la Salle sur Demande et comment tu l'as connue, observa Draco.

_ Depuis l'année dernière seulement, j'y allais avec Cédric. Et toi ?

_ C'était il y a cinq ans je crois. Oui, le soir où je t'avais donné rendez-vous dans la salle des trophées, se rappela Draco.

_ Où tu n'es jamais venu, remarqua Harry.

_ Si je ne m'étais pas trompé de chemin, j'y serais allé.

_ Entre le troisième et le septième étage, il y a une différence.

_ Quand on a onze ans et qu'on ne connaît pas les revers du château, on se perd facilement. Et tu dis ça, mais tu es arrivé en retard au premier cours de métamorphose.

_ On arrête de trouver les défauts de l'autre durant notre première année ou…

_ J'avoue qu'il y a beaucoup à dire mais tes lèvres sont plus attirantes, répondit Draco en s'emparant des lèvres de Harry.

Celui-ci lui prit la main et l'emmena vers le canapé. Ils s'y assirent et Harry se blottit contre Draco.

_ Cela me paraît être une éternité que nous ne nous sommes pas retrouvés seuls, soupira Harry de bien-être.

_ C'est vrai que ça a été assez mouvementé ces dernières semaines. Mais au moins ici, je peux faire cela.

Draco leva la tête de Harry en exerçant une légère pression sur le menton du Gryffondor et l'embrassa tendrement. Harry répondit au baiser et quémanda l'accès à la bouche de son petit-ami afin d'approfondir le baiser qui devint vite passionné. Ils s'allongèrent sur le canapé tandis que leurs mains fourrageaient dans les cheveux de l'autre ou caressaient le dos de leur moitié. Draco entreprit le premier d'enlever la robe de sorcier de Harry, qui en fit de même. Leurs pulls et chemises finirent rapidement par les rejoindre. Alors que Draco se rallongeait et commençait à déposer des baisers sur le torse de son petit-ami, ce dernier sursauta brusquement, manquant de faire tomber le Serpentard.

_ Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Draco, inquiet. Tu as un problème ?

_ Non, excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur. J'ai peut-être eu tort de revenir ici, avoua Harry. Disons que le souvenir de la dernière fois que je suis venu ici dans un cadre intime me renvoie à un mélange de sentiments que j'aimerais bien oublier.

_ Ta rupture avec Diggory ?

_ Ce qui l'a causée. Et il est bien trop tard pour songer à aller dans le dortoir de l'un ou de l'autre.

_ Si on ne se fait pas prendre, on peut passer la nuit ensemble dans le tien.

_ Si Remus et Severus le savent…

_ Ils me passeront un savon et alors ? Je dois les prévenir à chaque fois que j'ai envie de dormir avec mon petit-ami ? Ils ont d'autres Fléreurs à fouetter. S'il te plaît…

_ On va d'abord aller chercher quelques affaires, capitula Harry en souriant. Et c'est moi qui dormirai chez toi.

_ Et pourquoi cela ?

_ Parce que nous sommes plus proches de mon dortoir et que faire un aller-retour avec la ronde des professeurs est assez dangereux.

_ Surtout que c'est Severus qui la fait ce soir, apparemment.

_ Raison de plus. Allez, viens.

Ils se levèrent et se rhabillèrent. Une fois sortis de la salle, ils parcoururent deux couloirs avant d'arriver devant le portrait de la Grosse Dame qui dissimulait la salle commune et les dortoirs de Gryffondor. Quand Harry entra dans l'antre, il trouva Hermione près de la cheminée avec Ron et Ginny.

_ Hermione, cela te dérange si je te laisse la salle commune ce soir ? Ron sera ravi de t'aider avec les plus petits.

_ Cela n'a rien à voir avec un certain Serpentard ? questionna avec humour Ginny.

_ C'est ma faute. Ce n'était pas prévu que je dorme avec lui et…

_ Va pour ce soir, répondit Hermione. On a bien le droit à un peu de détente. Mais tu as intérêt de prendre tes cours aussi, il serait dommage que tu arrives en Sortilèges sans tes affaires.

_ Tu as raison. Merci, Hermione. Ron, tu es sûr que…

_ On en a déjà discuté et la réponse est non. Allez, file.

Harry les remercia et monta dans son dortoir. Il prit ses affaires de toilettes, ses cours de Sortilèges, sa cape d'invisibilité et la Carte du Maraudeur. Quand il sortit de la salle commune, il ne vit pas Draco. Harry activa la carte du Maraudeur et le trouva au bout du couloir. Il s'y rendit et vit effectivement son petit-ami.

_ Pourquoi te caches-tu ? demanda-t-il doucement pour ne pas lui faire peur.

_ Parce que même si nous sommes en couple, les tensions entre nos deux maisons existent toujours. Je n'avais pas vraiment envie de me retrouver dans un guet-apens improvisé, même si je suis Préfet.

_ Surtout qu'ils en auraient profité. Bien, si nous voulons passer incognito, mieux vaut mettre la cape de mon père et garder un œil sur la Carte.

Draco hocha la tête et se rapprocha de Harry qui les recouvrit de la Cape d'invisibilité. Ils descendirent les étages lentement pour ne pas se faire repérer par des professeurs qui rentraient dans leurs appartements. Ils évitèrent de justesse Severus et le professeur Vector qui enseignait l'Arithmancie. Ils entrèrent dans la salle commune de Serpentard une demie-heure après avoir quitté le septième étage. Personne ne se soucia de voir un Gryffondor traverser leur espace. Ils montèrent aussitôt dans le dortoir des garçons de sixième année.

_ Enfin arrivé, murmura Draco.

La porte s'ouvrit, le Serpentard tourna la tête.

_ Qu'est-ce qu'il disait ? Que Harry ne viendrait pas tout de suite ? Et deux heures plus tard, on le retrouve dans le lit du Préfet. Quel exemple ! lança Blaise, en essayant de se retenir de rire.

_ Concours de circonstances, répliqua Draco à son ami avant d'ajouter sur un ton doux à son petit-ami : tu manques encore plus à mes camarades de dortoir, tu te rends compte ? Je vais finir par être jaloux.

_ Remarque, il n'y a que Blaise qui peut être tranquille. C'est le seul hétéro du dortoir, enfin je crois, remarqua Harry. Mais si je lui manque, c'est qu'il…

_ Non, non, non, s'écria Blaise. D'ailleurs, tu tombes bien, Harry. J'ai une question à te poser, une question un peu… personnelle.

La porte s'ouvrit brusquement, laissant apparaître deux filles et un garçon.

_ Draco, viens vite, il y a une bagarre dans le dortoir des deuxième année. Daphné a besoin d'aide.

_ J'arrive. Excuse-moi, dit Draco en volant un baiser à Harry.

Il sortit à la hâte, laissant Harry seul avec Blaise.

_ Maintenant que nous sommes seuls, je t'écoute, dit le Gryffondor.

_ Voilà… Je ne sais pas comment te parler de ça, mais… c'est au sujet de la sœur de Weasley.

_ Ginny ? s'étonna Harry.

_ C'est ça. Depuis la dernière fois où elle m'a tenu tête, je… je ne cesse de penser à elle. Je me demandais juste si… tu… oh et puis non, laisse tomber !

_ Ginny t'intéresse ?

Même si Blaise était métis, Harry devina aisément qu'il était gêné.

_ Je ne sais pas, je peux toujours me renseigner.

_ Merci, murmura Blaise.

Harry sourit et se mit à défaire son sac. Il alla prendre sa douche et en sortant de la salle de bains, il vit que Draco n'était toujours pas revenu. Il remarqua également que Blaise s'était volatilisé, ses rideaux étant ouverts sans qu'il ne se trouve derrière. Il revint quelques secondes plus tard.

_ Harry, peux-tu aller chercher le professeur Rogue ? Tu sais où sont leurs appartements, demanda-t-il.

_ Le professeur Rogue est en pleine ronde à l'heure qu'il est. Pourquoi ne pas demander au professeur Slughorn ? Il est également votre Directeur de Maison.

_ Un élève est allé le chercher mais il dit qu'il n'a pas répondu.

Harry soupira.

_ Très bien, j'y vais.

Il mit sa cape par-dessus son pyjama et sortit du dortoir. Il n'eut pas besoin d'aller jusqu'aux appartements de Severus et de Remus car il fut interpellé par l'un d'eux avant d'y arriver.

_ Que fais-tu dans les couloirs à cette heure ?

Harry tourna la tête et vit Severus qui descendait le Grand Escalier.

_ Il y a un problème dans le dortoir des garçons de deuxième année. Personne n'a trouvé le professeur Slughorn, donc on m'a demandé d'aller te chercher.

_ Je ne suis pas le Directeur de la Maison Gryffondor, tu t'es trom… Attends, à moins que tu n'étais pas dans ta salle commune ?

Harry rougit sans baisser les yeux.

_ Nous réglerons ça plus tard. Allons-y.

Ils se dirigèrent vers les cachots et arrivèrent rapidement à la salle commune de Serpentard. Ils montèrent au deuxième étage des dortoirs des garçons quand un élève fit un vol plané et tomba sur Harry.

_ Pardon, Harry, s'excusa Draco en venant vers eux, sa baguette à la main. Bonsoir, professeur.

_ Puis-je savoir ce qu'il se passe ici ?

Draco aida Harry à se relever et garda sa baguette pointée vers l'élève.

_ Trois élèves sont venus me chercher parce qu'il y avait une bagarre entre deux élèves dans ce dortoir. En arrivant, j'ai remarqué que cet élève s'en prenait à un plus jeune sans savoir pourquoi. Sauf que quand il m'a vu, j'ai aussitôt été attaqué. J'ai paré toutes ses attaques et j'ai ainsi pu protéger la victime et un de ses camarades qui était resté auprès de lui. Je venais de maîtriser enfin l'agresseur quand vous êtes arrivés.

_ Il ne t'a pas loupé, remarqua Severus en voyant des trous dans la robe de sorcier de Draco. Libère l'élève, je vais m'assurer que la victime va bien.

Severus entra dans le dortoir tandis que Draco libérait l'élève et l'attrapait rapidement par le bras.

_ Tu ne bouges surtout pas, prévint-il. Le professeur Rogue est là, alors pas de vagues, tu en as assez fait pour ce soir.

_ Ne me dis pas ce que j'ai à faire, cela ne te regarde pas ! Laisse-moi passer, s'écria l'élève en essayant de se dégager. Mais lâchez-moi !

Harry venait de lui prendre le second bras et lui prit sa baguette qu'il avait à la main.

_ Tu n'as pas le droit ! Tu n'es pas chez toi ici ! Que tu couches avec le Préfet ou non, tu n'as rien à faire ici ! Tu ne mérites même pas ton badge ! rugit le Serpentard. Rends-moi ma baguette !

L'élève continua de se débattre quand Severus sortit du dortoir avec deux élèves.

_ Calmez-vous et suivez-moi. Mr Malefoy, Mr Black, veuillez emmener cet élève à l'infirmerie. J'y accompagne la victime et un de ses amis, ordonna-t-il fermement.

L'élève cessa de bouger et suivit docilement Severus, encadré par Harry et Draco. Ils sortirent de la salle commune et allèrent jusqu'à l'infirmerie. Ils durent attendre que Mrs Pomfresh ait fini avec la victime pour qu'elle s'occupe de l'agresseur. Quand ce dernier partit avec l'infirmière, Severus se tourna vers le couple.

_ Vous viendrez dans nos appartements après le dîner demain.

_ Pour un soir, franchement ? S'il n'y avait pas eu ce problème, vous n'auriez jamais rien su, répliqua Draco. Je comprends à la rigueur pendant les vacances, mais ici, vous ne pouvez pas nous surveiller tout le temps ! Faites-nous confiance un peu !

_ Baisse d'un ton, Draco. Nous n'allons pas épiloguer là-dessus maintenant, vous avez besoin de repos. Je vous raccompagne. Je suppose que tes affaires sont dans le dortoir de Draco, Harry ?

Ce dernier acquiesça.

_ En route.

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Dix minutes plus tard, Harry et Draco entraient dans leur dortoir tandis que Severus rejoignait Remus qui l'attendait, inquiet.

_ Mais qu'est-ce que tu faisais ? Je me suis fait un sang d'encre ! s'écria-t-il quand il vit son mari entrer.

_ Calme-toi, nous allons très bien, répondit Severus, amusé.

Même si Remus le couvait beaucoup depuis l'annonce de sa grossesse, Severus appréciait ses petites attentions et le fait qu'il s'inquiétait pour lui.

_ La ronde s'est très bien passée et en revenant par ici, je suis tombé sur Harry qui sortait de la salle commune de Serpentard. Il y avait un problème entre plusieurs élèves donc il a été chargé de venir me chercher.

_ Que faisait-il avec Draco ce soir ? demanda Remus, surpris.

_ Passer une nuit ensemble, je suppose.

Remus soupira et s'assit sur une chaise.

_ Je veux leur faire confiance, mais je n'ai pas envie qu'ils fassent passer leur couple avant leur travail scolaire ou leurs devoirs de préfets.

_ Je le sais et je te rejoins là-dessus. Mais nous ne pouvons pas contrôler leur vie. Il est essentiel que nous leur fassions confiance.

_ Je le sais. Bon, raconte-moi ce qu'il s'est passé dans le dortoir.

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Le lendemain matin, Harry grogna quand le réveil sonna.

_ Allez, il faut se lever, murmura Draco en déposant des baisers dans le cou de Harry.

_ La nuit a été trop courte, marmonna le Gryffondor.

_ On se rattrapera la prochaine fois. Déjà que Severus et Remus veulent nous voir ce soir, autant ne pas leur donner de raisons de ne pas nous faire confiance.

_ Merci, tu viens de plomber ma journée. Dis-moi, tu es à jour dans tes devoirs ?

_ Il me reste juste le devoir de Botanique à finir, et toi ?

_ Les devoirs de Métamorphose et Botanique aussi, j'en finirai un après les Sortilèges et l'autre après les Potions, vu que je n'ai pas d'entraînement.

_ D'accord. Mais pourquoi me poses-tu cette question ?

_ Nous aurions pu profiter du début d'après-midi pour être seuls, songea Harry. Et pour éviter de tomber sur un de tes camarades ou les miens, je pensais retourner dans la Salle sur Demande.

_ Tu es sûr ?

Harry sourit et l'embrassa tendrement.

_ Très bien, mais si tu changes d'avis, on se réfugie dans ton dortoir, capitula Draco.

_ Ça me va très bien, répondit Harry en s'extirpant des draps. Allez, habillons-nous.

Il se leva, tout comme Draco. Ils allèrent ensemble dans la salle de bains et Harry dut s'avouer que n'être plus que trois garçons dans le dortoir avait des avantages concernant l'utilisation de la salle de bains. Chez les Gryffondor, c'était souvent la course le matin pour prendre sa douche. Aussi, Harry avait pris l'habitude de la prendre le soir et de faire une toilette rapide le matin, tout comme le faisaient Neville et Dean.

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Une demi-heure plus tard, Draco, Harry, Théo et Blaise sortirent du dortoir puis de la salle commune. Alors qu'ils arrivaient près des cachots, ils croisèrent un groupe d'élèves de Poufsouffle de leur année. Se trouvant parmi eux, Susan vit son frère entouré de Serpentard.

_ Ôte-moi d'un doute, ils ne t'ont pas enlevé ? demanda-t-elle, un sourire moqueur aux lèvres.

_ Voilà, c'est pour ça que j'ai croisé la route de Severus hier soir, je savais bien qu'il venait à mon secours, s'exclama Harry en riant. Non mais plus sérieusement, bien sûr que non, voyons ! Blague à part, ça me fait plaisir de te voir. Nous ne nous sommes presque pas vus depuis la rentrée.

_ C'est vrai, nous sommes un peu débordés. Tu as cours après les Sortilèges ?

_ Un devoir à finir mais je peux faire ça ce soir.

_ On s'attend à la fin du cours ?

_ D'accord, dit Harry tandis qu'ils arrivaient dans le Hall. Excuse-moi, Draco, je t'ai un peu laissé seul.

_ Je comprends que ta sœur passe avant moi. C'est normal.

_ Non, au contraire. Je devrais passer autant de temps avec toi qu'avec Susan et depuis la rentrée, j'ai l'impression de n'avoir le temps pour personne. Je n'ai eu mon père qu'une fois depuis la rentrée !

_ C'est ça, la sixième année. On a peut-être moins de cours mais plus de travail, analysa Draco. Si tu n'arrives pas à t'organiser, tu peux demander à Remus de t'aider, il est aussi là pour ça, c'est son rôle en tant que Directeur de Maison.

_ Tu as raison. Je lui demanderai ce soir. À tout à l'heure.

Harry alla vers la table des Gryffondor pour prendre son petit-déjeuner tandis que Draco rejoignait ses amis.

_ Pourquoi n'est-il pas venu directement ici ? demanda Pansy, visiblement déçue.

_ Parce qu'il est Préfet et que c'est un Gryffondor, donc il doit être à sa table, répondit Draco, gêné.

_ Un petit-déjeuner, ce n'est rien.

_ Disons que nous préférons faire profil bas jusqu'à ce soir. Mais ce ne sera pas une raison pour qu'il vienne tous les jours, déclara fermement le Serpentard en voyant son amie trépigner d'impatience.

Pansy soupira et termina son petit-déjeuner. Draco n'aimait pas se montrer ferme avec ses amis mais il connaissait Pansy, s'il lui tendait la main, elle lui prenait le bras entier.

_ Excusez-moi, mais je crois qu'Hugo a de nouveau des problèmes, annonça un élève que Draco reconnut immédiatement : il s'appelait Patrick et était en première année à Serpentard.

_ Nous nous en occupons, répondit aussitôt Draco. Vous venez ? ajouta-t-il à l'adresse de Blaise et Pansy. Crabbe et Goyle s'en sont encore pris à Hugo, je vais avoir besoin de bras pour les neutraliser. Théo, va chercher le professeur Slughorn, ou le professeur Rogue, ou les deux.

_ Et je leur dis quoi ?

_ Qu'Hugo Wayne a de nouveau des ennuis. Blaise les attendra au bout d'un couloir et Pansy viendra à leur rencontre, déclara Draco en se levant tandis que Théo se dirigeait vers la table des professeurs.

Blaise, Daphné et Pansy se levèrent également et sortirent de la Grande Salle, mais ne virent personne.

_ Ils sont peut-être allés dans les cachots, supposa Blaise.

_ Non, Crabbe et Goyle ont dû se faire convoquer par Severus, c'est pour ça qu'ils sont venus parler à Hugo, ou plutôt l'intimider, répondit Draco. Ils ont pu très bien sortir ou aller…

_ Pour qui vous prenez-vous ? Je suis Préfète, vous n'avez aucun droit de m'attaquer ou de m'insulter !

_ Ce n'est pas Black ? devina Daphné.

_ Si, c'est bien Susan ! s'exclama Draco qui avait reconnu la voix de la sœur de son petit-ami. Allons-y !

Ils accoururent vers l'éclat de voix qui provenait des toilettes des filles au rez-de-chaussée et évitèrent de peu un sortilège en entrant. Daphné sortit sa baguette et intervint, Draco se tenant derrière elle pour assurer ses arrières. Draco vit que Susan essayait de protéger Hugo tant bien que mal tandis que les deux Serpentard qu'il reconnut facilement se tenaient de dos.

_ Stop ! Baissez vos baguettes immédiatement ! s'exclama Daphné, faisant sursauter Crabbe et Goyle.

_ Daphné, attention ! s'écria Susan.

Un éclair rouge vint frapper le bras de Goyle, lui faisant lâcher sa baguette. Daphné n'eut pas le temps de désarmer Crabbe qu'il lui jeta un sortilège qui lui fit une entaille sur le bras.

_ Mais tu ne vas pas bien, ma parole ? s'écria Draco. Expelliarmus !

Le sortilège frappa la main de Crabbe qui fit mine de hurler de douleur. Draco ramassa les deux baguettes et pointa la sienne sur ses deux anciens acolytes pour qu'ils reculent afin que Susan et Hugo puissent sortir.

_ Daphné, tu vas bien ?

_ J'ai mal mais ça va.

_ Ça va ?! Mais tu saignes, il faut vite te faire soigner à l'infirmerie, répliqua Susan.

_ Mais que se passe-t-il ici ? demanda la voix froide de Severus. Veuillez baisser votre baguette, Mr Malefoy, Mr Crabbe et Mr Goyle sont sans défense.

Draco abaissa sa baguette et donna celles des deux Serpentard à son Directeur de Maison. Il regarda les nouveaux arrivants : Severus, le professeur Slughorn et Remus. Ce dernier vint s'occuper de Daphné.

_ Vulnera Sanentur, murmura Remus en pointant sa baguette sur la blessure de Daphné. Cela va stopper le saignement, mais mieux vaut que Mrs Pomfresh vous examine quand-même.

_ Mr Wayne, comment vous êtes-vous retrouvé dans ces toilettes ? demanda Severus.

_ Je venais prendre mon petit-déjeuner quand ils me sont tombés dessus. Ils m'ont dit que j'étais une balance et qu'ils allaient me le faire payer, répondit Hugo d'une voix tremblante.

_ Miss Black, pouvez-vous nous éclairer sur la présence de ces jeunes gens dans les toilettes pour filles ? demanda le professeur Slughorn.

_ Je venais d'en sortir quand cet élève m'a appelé au secours. Il a dû reconnaître mon badge. Crabbe et Goyle l'ont alors jeté sur moi et ils nous ont fait entrer dans les toilettes. Quand ils ont sorti leurs baguettes, j'ai aussitôt pris la mienne pour me défendre et protéger le jeune élève de Serpentard. Puis Draco et Daphné sont arrivés, Daphné a été blessée après avoir désarmé Goyle tandis que Draco a désarmé Crabbe.

_ Savez-vous pourquoi ils vous ont également agressée?

_ Ils m'ont reproché d'avoir envoyé leur père à Azkaban car j'étais au Ministère à ce moment-là. Et ils ont reproché au jeune Serpentard de trahir son père et d'être également un traître.

_ Vous commencez bien l'année, messieurs, répliqua froidement Severus. Mr Malefoy, Miss Parkinson, Mr Zabini, veuillez emmener Miss Black, Miss Greengrass et Mr Wayne à l'infirmerie pour s'assurer qu'ils n'ont rien eu et pour soigner Miss Greengrass. Mr Crabbe, Mr Goyle, veuillez me suivre.

_ J'ai été blessé également ! Malefoy m'a frappé à la main, on voit encore la marque du sortilège ! s'exclama Crabbe.

_ Ne jouez pas à ce jeu avec moi, vous n'avez rien du tout. Et ce n'est pas pour le peu que vous écrivez en cours qu'un hématome imaginaire vous empêcherait d'écrire, rétorqua Severus alors que Susan, Draco et Daphné dissimulaient leur rire. Suivez-moi.

Alors que Severus sortait avec ses collègues et les deux Serpentard, les élèves se dirigèrent vers l'infirmerie.

_ Pas un mot à Harry et Ron, demanda Susan à Draco. Je ne veux pas les inquiéter pour rien.

_ Il se doutera forcément de quelque chose. À moins que Mrs Pomfresh se dédouble pour s'occuper de toi en même temps que Daphné, tu arriveras sans doute en retard en Sortilèges, grimaça Draco. Et tu n'as rien, je pourrais rassurer Harry.

_ Tu as raison, soupira Susan. La priorité est de soigner Daphné.

_ Je vais mieux depuis que le professeur Lupin m'a soigné. Ça ne saigne plus, c'est le principal, rétorqua Daphné.

Arrivés à l'infirmerie, ils entrèrent et tombèrent sur Mrs Pomfresh.

_ Par Merlin ! Mais que s'est-il passé ici ?

_ Deux Serpentard ont voulu se faire justice eux-mêmes, en quelque sorte. Susan et Hugo sont davantage choqués qu'autre chose mais Daphné s'est fait entailler le bras. Le professeur Lupin a stoppé le saignement mais a quand-même voulu qu'elle se fasse examiner.

_ Quels cours avez-vous ? demanda l'infirmière.

_ Sortilèges, de huit heures à dix heures, répondit Daphné.

_ Et moi Défense Contre les Forces du Mal et Sortilèges, déclara timidement Hugo.

_ Le professeur Lupin était là, donc il n'aura pas besoin que tu justifies ton absence, le rassura Draco. Et je me chargerai de prévenir le professeur Flitwick pour vous, ajouta-t-il en se tournant vers Daphné et Susan.

_ Je vais les garder durant toute la matinée. Vous pouvez y aller.

Draco quitta l'infirmerie après avoir esquissé un sourire réconfortant à Susan qui semblait dépitée de passer quatre heures à l'infirmerie alors qu'elle n'avait rien.

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Draco, Blaise, Pansy et Théo montèrent les deux étages séparant l'infirmerie de la salle de Sortilèges. Harry, Ron et Hermione étaient déjà arrivés. En regardant sa montre, Draco vit qu'il ne restait que cinq minutes avant le début du cours.

_ Où étais-tu ? Je t'ai vu partir précipitamment suivi du professeur Slughorn, Severus et Remus, s'inquiéta Harry.

_ Vous vous souvenez du jeune Serpentard que j'ai aidé ? Il s'est fait de nouveau embêter par Crabbe et Goyle, mes amis et moi les avons rejoints mais les deux idiots s'en prenaient également à Susan. Pas de panique, elle va bien, elle est juste un peu choquée. Daphné a été blessée mais Remus l'a soignée, elle est restée à l'infirmerie pour être examinée.

La porte s'ouvrit et les trente élèves de sixième année entrèrent. Draco alla voir le professeur Flitwick.

_ Susan Black et Daphné Greengrass seront absentes, elles se trouvent à l'infirmerie suite à une agression. De même qu'Hugo Wayne qui est également une victime de cette agression. Il m'a dit qu'il avait Sortilèges ce matin.

_ En effet. Je vous remercie de m'en avoir informé, Mr Malefoy, je prends note.

Draco alla s'asseoir à côté de Harry.

_ Tu es sûr que Susan n'a rien ? demanda-t-il à voix basse.

_ Affirmatif. Elle restera la matinée à l'infirmerie sans doute pour prévenir une retombée d'adrénaline.

Harry hocha la tête, tendu. Draco savait qu'il irait se précipiter à l'infirmerie une fois le cours terminé, tout comme Ron. Ils travaillèrent sur les sortilèges informulés. Si Harry commençait à les maîtriser comme Draco, c'était loin d'être le cas pour Ron qui continuait de murmurer.

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La fin du cours sembla être une éternité pour Harry. Depuis que Draco lui avait dit que Susan était à l'infirmerie, il n'avait pas réussi à chasser cette idée de sa tête pour se concentrer sur son sortilège. Le professeur Flitwick avait demandé aux élèves dont les verres étaient à moitié remplis ou vides de s'entraîner aux informulés car ils passeraient au prochain sortilège le lendemain où les informulés seraient de rigueur. Quand la sonnerie retentit, Harry rangea rapidement ses affaires et se précipita à l'extérieur de la salle.

_ Harry, attends !

Il se retourna et vit Ron, Hermione et Draco venir vers lui.

_ Nous ferions mieux d'y aller ensemble plutôt qu'on arrive au compte-gouttes, suggéra Draco.

_ Tu as raison, je suis désolé.

_ C'est compréhensible, Harry, dit Hermione. C'est ta sœur, tu t'inquiètes pour elle, c'est tout à fait normal.

_ Draco !

Ce dernier se retourna et vit trois Poufsouffle venir vers le groupe.

_ Nous t'avons entendu parler au professeur Flitwick. Que s'est-il passé ? demanda Ernie Macmillan, le préfet de Poufsouffle.

Draco lui relata ce qu'il s'était passé.

_ Mais ils sont stupides ou quoi ? s'exclama Justin Finch-Fletchley. Comment peuvent-ils s'attaquer à une Préfète ?

_ Ils voient surtout qu'elle était au Ministère ce jour-là, observa Hannah Abbott. Ils vont réussir à se faire virer si ça continue.

_ Ils en sont capables, ils ne sont pas réputés pour être intelligents, sans vouloir t'offenser, Malefoy, dit Ernie.

_ Pas de problèmes. Vous voulez venir voir Susan ? proposa Draco.

Les Poufsouffle se regardèrent et acquiescèrent de la tête. C'est ainsi que ce fut un groupe de trois élèves de Poufsouffle, autant de Gryffondor et quatre de Serpentard qui se dirigèrent vers l'infirmerie. Ils descendirent deux étages afin d'y arriver. Ils attendirent cinq minutes avant que Mrs Pomfresh ne vienne vers eux.

_ Comment vont-ils ? demanda Draco.

_ Le professeur Lupin a fait du bon travail, Miss Greengrass n'aura qu'une fine cicatrice. Son bras restera cependant douloureux pendant quelques jours. Quant à Mr Wayne et Miss Black, ils vont parfaitement bien. Je garde Mr Wayne encore une ou deux heures et Miss Black peut sortir dès maintenant. Miss Greengrass et Miss Black sont derrière les paravents verts. Pas plus de trois visiteurs par personne.

_ Merci, dit Harry. Je propose que nous nous séparions en deux groupes : Draco, Ron, Ernie, Pansy et moi allons les voir en premier, puis ce sera au tour des autres. Susan et Daphné ressortiront avec le deuxième groupe.

_ Ou nous pouvons les attendre ici, proposa Pansy. Allez-y, je laisse ma place à Abbott.

_ Merci, remercia la Poufsouffle.

Ils marchèrent tranquillement vers les paravents qu'Hannah tira vers elle pour laisser passer les garçons. Draco se dirigea vers Daphné tandis que Harry et Ron allèrent étouffer la Poufsouffle en la prenant dans leurs bras. Hannah et Ernie restèrent un peu en retrait.

_ Arrêtez, je vais bien, rit-elle. Tu n'as pas réussi à les rassurer, n'est-ce pas ? demanda-t-elle à Draco.

_ Parce que tu crois qu'on ne se serait pas inquiétés ? s'alarma Hannah. Tu es une amie, une sœur, c'est normal qu'on se demande où tu es si tu disparais soudainement et qu'on entend dire que tu es à l'infirmerie.

_ Je vais bien, je peux même sortir. Si Daphné est prête, on peut sortir dès maintenant.

_ Je suis prête, confirma la Préfète de Serpentard.

Les deux filles se levèrent et sortirent des paravents. Elles furent surprises du nombre de personnes qui les attendaient.

_ Vous êtes venus avec une armée ou quoi ? pouffa Susan.

_ Si elle plaisante, c'est que tout va bien, dirent d'une même voix Justin et Harry.

Ils étouffèrent leur rire et sortirent. Ils restèrent un moment ensemble avant de se séparer.

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Lors du déjeuner, Ginny était assise avec Colin qui discutait avec son frère, Dennis, qui était en troisième année.

_ Ginny, tu nous écoutes ? demanda Colin.

Ginny, qui observait la table des Serpentard, tourna la tête vers son ami.

_ Que disais-tu ?

_ Je disais justement à Dennis que je te trouve un peu trop dans la lune en ce moment. Qu'est-ce que tu as ?

_ Rien, mentit Ginny. J'étais juste perdue dans mes pensées.

_ Moi, je dirais qu'elle observe un garçon chez les Serpentard, répondit Dennis qui était du même côté que la jeune fille qui rougit.

_ Sérieux ? s'exclama Colin. Il est de notre année ? Il est plus vieux ? Plus jeune ?

_ Je ne sais même pas si je suis amoureuse. Il m'intrigue, c'est tout.

_ C'est déjà un début. Depuis que tu es sortie avec Harry, on ne t'a plus vue avec un garçon.

_ Tu es intéressé ? demanda Ginny, surprise.

_ Non, bien sûr que non, nous sommes juste amis, se justifia Colin, gêné.

_ Attends, tu es sortie avec Harry ? Harry Potter ? demanda Dennis, admiratif.

_ Ce n'était qu'une amourette avant qu'il ne s'aperçoive qu'il était gay. Mais nous sommes restés en de très bons termes. Je dois remonter à mon dortoir, j'ai oublié mon livre de Métamorphose. Je doute que le professeur Lee accepte dès le premier jour un oubli. Je vous rejoins devant la salle.

Ginny se leva et sortit de la salle. Au moment où elle allait tourner vers les escaliers, elle heurta quelqu'un.

_ Pardon, je ne faisais pas attention où j'allais, dit une voix masculine.

Ginny releva la tête et saisit la main que Blaise Zabini lui tendait pour se relever. Elle se demandait quand il était sorti de la Grande Salle, l'ayant observé tout au long de son déjeuner. Le Serpentard avait dû quitter la salle quand elle discutait avec les Crivey.

_ Comment vas-tu ? demanda Blaise, visiblement timide.

_ Très bien, j'allais à mon dortoir, j'ai oublié mon livre de Métamorphose. Je n'ai pas envie de me prendre une retenue pour le premier cours du nouveau professeur.

_ Attends-moi là, il me semble que j'ai pris mon ancien manuel avec moi.

Ginny n'eut pas eu le temps de répondre que Blaise courrait déjà vers sa salle commune. Elle patienta difficilement, se demandant si ça ne valait pas mieux d'aller jusqu'à son dortoir pendant qu'il en était encore temps. Blaise revint après dix minutes, visiblement les mains vides, ce qui agaça Ginny.

_ Je suis désolé, je ne l'ai pas et je n'ai pas croisé d'élèves de troisième ou quatrième année qui auraient pu te dépanner.

_ Et à cause de toi, j'ai perdu un quart d'heure ! s'écria Ginny. Si je me prends une retenue, ce sera entièrement ta faute !

_ Attends, on va bien trouver un moyen, plaida Blaise. Tu n'as pas des amis qui pourraient t'aider ?

_ Tu es complètement idiot ou quoi ? Mes amis sont dans la même année que moi, donc non, ils ne peuvent pas m'aider !

_ Ou des amis qui auraient des frères et sœurs en troisième ou quatrième année ?

Ginny le regarda, surprise.

_ Rien ne me dit qu'ils ont Métamorphose aujourd'hui ! Désolée, mais je dois vraiment y aller !

_ Un problème, Ginny ? demanda Luna qui venait vers eux.

_ J'ai oublié mon livre de Métamorphose et j'allais le chercher quand un abruti m'a retenue ici pour rien. Résultat, je n'ai pas de livre et il est trop tard pour aller le chercher, répondit sèchement Ginny.

_ Ton manuel est bien Manuel du cours moyen de métamorphose ? demanda Dennis.

_ Oui, pourquoi ?

Dennis ouvrit son sac et tendit le livre convoité.

_ J'ai cours à quatorze heures, tu me le donneras à ce moment-là.

_ Merci, dit Ginny, soulagée. J'y vais, encore merci, Dennis.

Sans un mot ni un regard à Blaise, Ginny monta les escaliers avec Colin et Luna. Blaise les regarda s'éloigner avant de retourner dans son dortoir où il voulait aller se coucher et ne plus en sortir. Il savait que ce n'était pas une solution mais il était persuadé d'avoir détruit sa seule chance de se rapprocher de la jolie Gryffondor. Il prononça le mot de passe et alla directement dans son dortoir où il ne fit pas attention aux trois voix qui l'appelaient. Il se réfugia dans son lit, tira les rideaux et enfouit sa tête dans ses oreillers.

_ Blaise ? appela Théo timidement.

Le Serpentard grogna, il ne voulait voir personne. Mais ce ne fut pas l'avis de son ami qui vint vers son lit.

_ Blaise, tout va bien ?

_ Fiche-moi la paix, Théo !

_ Ouh là, toi, ça ne va pas si tu me parles sur ce ton. Dis-moi ce qui ne va pas. Si Draco apprend que je t'ai laissé déprimer pendant deux heures, il va me passer un savon, tu le connais !

_ Je ne veux pas aller en cours, je ne supporterai pas de voir Weasley, je ne supporterai pas de voir le bonheur de certains !

_ Tu es au courant qu'on a Potions et que celui qui l'enseigne est encore notre Directeur de Maison ? Si Draco me passe un savon, toi, tu en auras un de la part du professeur Rogue, objecta Théo. Allez, ouvre et dis-moi tout.

Blaise soupira, se redressa et ouvrit ses rideaux. Théo vint s'asseoir à côté de lui.

_ Pourquoi m'as-tu parlé de Weasley ? Tu as eu un problème avec lui ?

_ Non, avec sa sœur. Tu te souviens de notre accrochage dans la Salle sur Demande ? Je crois que je suis tombé sous son charme.

_ C'est une bonne nouvelle !

_ Oui, sauf que j'ai réduit mes chances à zéro de sortir avec elle il n'y a même pas un quart d'heure !

Blaise lui relata ce qu'il s'était passé.

_ Tout ça à cause d'un stupide manuel ! Et elle ne m'a même pas adressé la parole quand elle est partie. J'ai tout foiré ! Je suis le pire des abrutis !

_ Laisse passer quelques jours et retourne la voir et t'excuser. Dis-lui que tu aimerais apprendre à la connaître et invite-la à Pré-au-Lard, suggéra Théo. Ce sera un terrain neutre et si ça ne le fait pas, bah tu seras fixé.

_ Tu sais être optimiste ! lâcha Blaise. Mais au fait, où est Draco ? C'est lui qui vient voir les autres quand ça ne va pas…

_ Je crois qu'il est avec Harry. Leur soirée d'hier s'est écourtée, donc ils veulent sans doute rattraper le temps perdu.

_ Oh, comprit Blaise. Et toi, comment vont les amours ?

_ Aussi plates que les tiennes. Je corresponds avec Cédric par lettres mais il y a clairement quelque chose de cassé entre nous.

_ Tu comptes lui dire pour le bébé ?

Théo détourna le regard.

_ Je n'en sais rien. J'ai dit au professeur Rogue que je le lui dirais mais… je ne veux pas le retenir si nous décidons de rompre.

_ La question est simple : est-ce que tu l'aimes toujours ?

_ Non, répondit aussitôt Théo. Je pense même que je n'ai jamais été amoureux de lui. Je venais de rompre avec Dr… avec mon ancien petit-ami et…

_ Attends, tu veux dire que tu es sorti avec Draco à l'insu de tout le monde ? Je pensais que Harry était le premier mec de Draco ! Quand les filles vont le savoir…

_ Tu ne leur dis rien ! Personne ne devait être au courant, répliqua fermement Théo. D'ailleurs, ça a été davantage un déclic pour Draco qu'une histoire d'amour. Sauf que moi, je suis tombé amoureux de lui.

_ Donc tu t'es consolé dans les bras de l'ex du petit-ami actuel de Draco et tu attends un enfant de lui… Eh bien, ce n'est pas banal comme histoire. Vous avez bien caché votre jeu. Je comprends mieux pourquoi Draco est à tes petits soins depuis le début de l'année. Mais Harry n'a aucun problème avec ça ?

Jusqu'à leur cours de potions, Blaise et Théo discutèrent de la relation entre Harry, Draco et Théo.

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25 septembre

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Quand Remus rentra après son dernier cours ce mercredi, il entendit du bruit dans sa chambre. Il sortit sa baguette et s'y dirigea. Il vit au fur et à mesure qu'il avançait des affaires joncher le sol et s'aperçut qu'elles appartenaient toutes à son mari.

_ Severus ? appela-t-il.

_ Je suis dans la chambre !

Soulagé que ce ne soit pas un cambrioleur, il rangea sa baguette et entra dans sa chambre où il reçut en pleine figure une cape noire.

_ Tu peux m'expliquer pourquoi tu jettes tes affaires ? demanda Remus, intrigué, en retirant le vêtement de sa tête.

_ Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que tout est trop petit, voilà pourquoi ! Je n'ai rien à me mettre ! Mes pantalons me serrent, mes vestes, n'en parlons pas ! Quant aux capes, elles sont trop étroites ! fulmina Severus. Cela fait deux heures que je cherche un vêtement qui ne soit pas trop petit mais ça ne sert à rien !

Remus s'avança vers son mari et l'obligea à s'asseoir.

_ Calme-toi, ce n'est pas bon pour le bébé. Et en parlant de lui… il commence à se développer en toi, donc ton corps change. Ce n'est pas que tes vêtements soient trop petits, c'est qu'ils ne correspondent plus à ton état physique, expliqua-t-il. Tu ne pensais pas mettre tes affaires actuelles jusqu'à l'accouchement, quand-même ?

_ Je n'avais pas songé à ça. Mais qu'est-ce que je peux faire, alors ?

_ Voyons voir. Les couturiers usent du charme d'extensibilité pour agrandir un vêtement. Ce ne devrait pas être compliqué de donner une taille ou deux à tes vêtements !

Remus vit Severus se détendre.

_ Tu es le plus remarquable des maris.

Remus sourit et vint embrasser son époux qui le fit basculer sur le lit, au milieu des capes, pantalons et vestes de Severus.

_ Je t'aime, dit l'ancien Gryffondor.

_ Je t'ouille ! s'exclama Severus en mettant une main sur son ventre.

_ Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux que j'appelle Poppy ?

_ Non, pas la peine, c'est passé. Par Merlin, la première fois, c'est assez surprenant !

_ Mais de quoi parles-tu ? s'écria Remus, inquiet. J'appelle Poppy, ne bouge pas !

Severus n'eut pas le temps de dire un mot qu'un loup argenté apparut avant de foncer vers le mur. Il se releva et commença à ramasser ses affaires.

_ Tu laisses ça, je m'en occupe ! répliqua Remus. Tu restes assis ou tu t'allonges, mais tu ne bouges pas !

Sachant qu'il n'aurait pas le dernier mot, Severus regarda son mari s'affairer. Il venait de terminer de ramener les affaires dans la chambre quand quelqu'un frappa à leur porte. Remus y alla et revint rapidement avec Poppy.

_ D'après Remus, vous auriez eu une violente douleur au ventre ? demanda-t-elle.

_ Oui mais c'était furtif. Je vais très bien, vous n'auriez pas dû vous déplacer.

_ On ne sait jamais. Voyons voir…

Poppy sortit sa baguette et la passa de la tête aux pieds avant de poser le bout sur un parchemin.

_ Je ne vois aucune anomalie particulière.

_ Je le lui avais dit. Oh !

Severus posa sa main sur son ventre et sourit.

_ Tu as de nouveau mal ? s'inquiéta Remus.

_ Lunard, cesse de t'inquiéter pour un oui ou pour un non. Tu viens de me dire que le bébé se développe, c'est normal qu'à un moment donné, je le sente bouger, déclara Severus.

Remus ouvrit la bouche sans prononcer le moindre mot avant de rougir et de baisser la tête, honteux d'avoir paniqué.

_ Je vois qu'on n'a plus besoin de moi. Et je préfère mille fois être dérangée pour rien plutôt que vous ne m'appeliez pas et qu'il y ait quelque chose de grave. Bonne soirée, les amoureux.

Poppy partit. Remus leva les yeux vers son mari.

_ Je suis désolé, tu dois me prendre pour un fou de m'inquiéter comme ça tout le temps.

_ Mais non. Attends un moment.

Severus enleva sa veste et ouvrit sa chemise, laissant apparaître un léger ventre rebondi. Il prit la main de son époux et la posa délicatement sur son ventre, là où le bébé s'était manifesté.

_ Oooh ! s'écria Remus en sentant un léger coup. C'est… c'est…

_ Tu vois, il n'y a rien de mal. Et moi aussi, je t'aime, Remus. Je vous aime, déclara Severus avant d'embrasser son mari.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Rapprochement et éloignement"

Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)