Bonjour à toutes et à tous ^^
Merci pour les reviews reçues :)
mimibou: Je suis contente que le chapitre précédent t'ait plu, en effet Pomona aurait dû parler plus tôt mais elle avait peur de ce penseraient ses collègues. Maintenant, tout est rentré dans l'ordre :) Alors non Severus ne doit rencontrer personne pour l'épauler XD (pour ceux qui lisent les reviews, l'allusion à Severus qui rencontre sa future collègue fait référence à la fic de ma soeur NemoBuck XD). Je te laisse découvrir ce qui se cache derrière les "inquiétudes".
Je vous laisse avec le nouveau chapitre ;)
Bonne lecture ;)
Chapitre 22 : Inquiétudes et premier rendez-vous professionnel
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2 novembre
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Harry se leva tôt ce matin-là. Il aimait les matins de match, il y avait une certaine adrénaline qui le boostait, notamment pour le premier match de l'année. Mis à part les deux dernières années, il lui arrivait toujours quelque chose : attraper le Vif d'Or avec la bouche, se faire courser par un Cognard ensorcelé, se faire attaquer par des Détraqueurs… Même si tout pouvait arriver pendant un match, celui-là serait particulier : il jouerait contre Draco. Ce n'était pas tant le fait de jouer contre son petit-ami, il l'avait déjà fait l'année précédente quand il sortait avec Cédric, c'était surtout que les années précédentes, il y avait de réelles tensions entre Gryffondor et Serpentard. Il n'était pas rare que des joueurs des deux équipes se retrouvent à l'infirmerie car ils avaient été victimes de sortilèges ou de maléfices venant des joueurs ou des élèves de la maison adverse. Les années précédentes, il y avait toujours un ou deux absents aux entraînements ; cette année, Draco et Ginny avaient dû admettre que les tensions entre les deux Maisons s'étaient apaisées, malgré quelques blessures légères. Harry avait cependant hâte que ce match soit passé : il pourrait parler plus librement de ses entraînements avec Draco sans craindre de dévoiler une quelconque tactique au Capitaine de l'équipe qu'ils allaient affronter ce jour.
Harry se leva et descendit prendre son petit-déjeuner. Plusieurs élèves étaient levés et lui souhaitèrent bonne chance en le croisant. Quand Harry entra dans la Grande Salle, il vit Ginny à la table des Gryffondor. Il vint s'asseoir en face d'elle.
_ Bonjour, comment te sens-tu ce matin ?
_ Stressée, trop stressée, soupira Ginny. C'est le premier match de la saison, le premier en tant que Capitaine, tous les regards seront tournés vers moi.
_ Tu es plutôt avantagée par rapport à Draco. Lui est Attrapeur, donc s'il perd, tout le monde le pointera du doigt.
_ C'est vrai, songea Ginny. Je sais que tu n'es pas comme ça mais quand tu seras face à lui sur le terrain…
_ Ne t'inquiète pas, je ne le laisserai pas gagner si c'est ça qui t'inquiète. Quand nous serons dans les airs, il n'y aura que notre équipe en tête, nous en avons déjà discuté. Même si nous avons eu et aurons des remarques après le match.
_ Dans les deux cas, vous en aurez forcément, dit Ginny.
_ Ne stresse pas, tout ira bien.
_ Tu t'es levé assez tôt aujourd'hui, la pression de jouer contre ton petit-ami ? demanda la rouquine en esquissant un sourire moqueur.
_ Oh non, pas du tout. Mais Draco y est bien pour quelque chose, nous devons nous retrouver pour passer la matinée ensemble. Quant au fait de jouer contre lui, nous ne sommes pas idiots sur qui attrapera le Vif d'Or.
_ Méfie-toi, tout peut arriver. Imagine que tu vois le Vif d'Or et que Draco soit près de lui…
_ Ne nous porte pas malheur, répliqua Ron en arrivant. Personne n'a réussi à battre Harry, pas même les Serpentard quand Harry avait encore son Nimbus.
_ C'était surtout de la chance que le balai de Draco ait heurté une barre qui l'a propulsé à terre. Cela m'aurait peut-être évité de me casser le bras et de passer une nuit horrible pour faire repousser les os.
_ Pas sûr que Dubois aurait été du même avis, grimaça Ron.
_ Je vais vous laisser, dit Harry en voyant Draco sortir de la Grande Salle. À tout à l'heure.
Harry se leva et sortit à son tour. Il trouva le Serpentard qui patientait tranquillement. Il sourit quand il vit le Gryffondor.
_ On vient pactiser avec l'ennemi ?
_ Je ne vois aucun ennemi ici, pouffa Harry en l'embrassant.
_ Vous faîtes honte à votre maison, lança un élève qui passait près d'eux.
_ Qu'est-ce qui te dérange ? demanda Draco en rompant le baiser.
_ Ne rentre pas dans son jeu, il n'attend que ça, souffla Harry. Viens.
_ Non, répliqua le Serpentard. Qu'est-ce qui te dérange au juste ? Le fait que nous sommes dans deux équipes adverses qui te choquent ou que nous soyons deux gars ? Dans le premier cas, il y a beaucoup plus de couples qu'on le pense et le deuxième...bah tu n'y peux rien. Et je me méfierai. Je préfère rester détendu jusqu'au match plutôt que d'aller voir le professeur Flitwick pour lui signaler qu'un de ses élèves a fait une remarque… déplacée.
Harry se retint de rire et observait les deux élèves. L'élève semblait avoir reçu un troupeau d'hippogriffes sur lui tellement il était choqué de ce que lui avait dit Draco. Il s'en alla sans prononcer le moindre mot. Le Gryffondor regardait son petit-ami avec admiration. Six mois plus tôt, il était resté figé à la suite de remarques homophobes. Aujourd'hui, il y faisait face et surmontait l'obstacle avec force.
_ Je t'aime, tu le sais ? murmura Harry en reprenant leur tendre baiser.
Il sentit Draco sourire puis après avoir rompu leur baiser, allèrent jusqu'à la Salle sur Demande. Ils allèrent s'asseoir sur le canapé et Harry se blottit dans les bras de Draco.
_ Oh toi, tu as besoin de tendresse, dit-il, amusé.
_ J'aurai vraiment aimé être avec toi hier soir.
_ Je le sais mais comme il y a le match aujourd'hui, mieux valait qu'on fasse chambre à part. Et puis Severus nous aurait épié toute la soirée.
_ J'avoue, ce n'est pas toujours facile d'avoir son parrain à Poudlard ni d'avoir le mari de son parrain dont son filleul s'avère être le petit-ami de…
Draco le fit taire par un baiser.
_ Je crois avoir compris le sens. Je n'avais pas vraiment réfléchi à ça quand nous avons commencé à sortir ensemble. Tu n'as pas eu trop de contraintes avec ton ex ?
_ J'ai caché pendant un mois et demi ma relation avec Cédric à Remus. Severus était devenu un confident, c'est lui qui m'a aidé à assumer mon homosexualité. Mais je commençais à passer davantage de temps avec Cédric qu'à faire mes devoirs. Après avoir eu une retenue avec Dumbledore, Remus m'a convoqué et j'étais tellement à bout car il voulait à tout prix savoir pourquoi mes notes avaient chuté que je lui ai tout révélé en hurlant. Puis les vacances sont arrivées et à la rentrée, nous faisions attention. Bon au moins avec toi, ce qui est bien est que nous avons les mêmes matières donc nous avons le même temps libre même si la moitié est consacrée aux devoirs, un quart aux entraînements et l'autre…
_ Le dernier quart à toi, quand on arrive à s'organiser, termina Draco.
_ Tu m'as étonné tout à l'heure. Je ne pensais pas que tu ferais face à cet imbécile de cette manière.
_ Je ne crains plus de m'afficher avec toi, j'assume complètement être amoureux de toi.
Harry rougit face au compliment.
_ C'est dommage que nous n'ayons que quelques heures devant nous, murmura Draco. J'avais bien envie de caresser ce torse musclé…
_ Il va falloir attendre un peu.
Draco soupira et tous deux continuèrent de parler jusqu'au déjeuner.
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Pendant ce temps, Remus corrigeait les copies de ses élèves de deuxième année quand Severus entra dans les appartements.
_ Les élèves étaient intenables, soupira-t-il alors qu'il revenait d'une garde.
Il déposa un parchemin sur la copie d'un élève et alla remplir un verre d'eau.
_ Onze élèves ? Tu n'y es pas allé de main morte aujourd'hui, remarqua Remus. C'est le match d'aujourd'hui ou une mauvaise humeur…
_ Pourquoi faut-il que ce soit moi ? lança Severus, amusé. Je croyais que tu avais compris qu'il n'y avait plus de haine envers tes élèves. Alors c'est bien le match mais pas dans le sens que tu croies. Pour tout te dire, Pomona et moi avons sanctionné onze Gryffondor, huit Poufsouffle, sept Serdaigle et quinze Serpentard. Et un joueur de Gryffondor et un de Serpentard ont dû aller à l'infirmerie. Rassure-toi, ils seront sortis pour le match, dit aussitôt Severus en voyant son mari ouvrir la bouche. Mais ça va être tendu lors du match.
_ Mais je croyais que les élèves s'étaient calmés ? Nous avons eu trois fois moins de billets que les années précédentes !
_ Faut croire que non. Ou alors ils ont attendu le dernier moment. Je ne sais pas ce qui me choque le plus. Que nos deux Maisons continuent de faire la guerre ou que les Poufsouffle et les Serdaigle s'y mettent.
_ Moi, je pense qu'ils ont cru que seule la ronde des préfets aurait lieu aujourd'hui et non pas que vous alliez avancer la vôtre. Quoiqu'il en soit, je vais devoir passer toute la semaine à convoquer chaque élève, soupira Remus. Tu m'as l'air épuisé, tout va bien ?
_ J'ai eu une semaine agitée, c'est normal qu'il y ait un contre-coup.
_ Tu aurais dû te faire remplacer. Je sais, tu n'es pas malade mais juste enceint ! Tu travailles trop. Entre tes devoirs de Directeur-Adjoint et de Directeur de Maison, tes trois classes et tes potions, tu ne vas jamais tenir jusqu'aux vacances de Noël.
_ Je te jure que je vais bien, répondit Severus en souriant. Je prends soin de moi, je fais une pause toutes les deux heures. D'ailleurs, lundi j'ai rendez-vous avec Amélia et Amos Diggory pour commencer la première thérapie d'un loup.
_ Elle ne pouvait pas mettre ça un autre jour ? Je parie que le loup-garou sera présent ?
_ Remus, cesse de t'inquiéter pour moi. Et jure-moi que tu n'iras pas passer un coup de Miroir à Sirius quand j'aurais le dos tourné.
_ Mais pas... pas du tout, bredouilla Remus en rougissant.
_ Je t'aime tant, déclara Severus en l'embrassant. Je vais terminer quelques potions pour Poppy. Tu m'attends pour aller dans la Grande Salle ?
_ Si à midi une, tu n'es pas là, j'irai déjeuner seul.
_ Et on dit que c'est moi qui suis susceptible, rit Severus en quittant les appartements.
Quand la porte fut fermée, il attendit vingt minutes avant de prendre le Miroir et appeler Sirius. Le visage de son meilleur ami apparut.
_ Lunard ! Je ne m'attendais pas du tout à ton appel ! Comment vas-tu ? Et Severus ? Le bébé ? Les enfants ?
_ Oh oh oh, du calme ! s'exclama Remus. Alors pour répondre à tes questions, je vais bien, Severus aussi même s'il travaille un peu trop à mon goût, le bébé va très bien et les enfants aussi. Bref tout le monde va bien.
_ Pourtant, tu n'en as pas l'air, remarqua Sirius. Tu as beau être guéri, je vois bien quand tu es fatigué.
_ Ce n'est rien, je t'assure. J'ai eu une semaine compliquée et celle qui s'annonce ne va pas être de tout repos.
_ Raconte-moi.
_ Comment faire court ? Tu te rappelles de l'élève de Poufsouffle qui est un vampire ? Eh bien elle avait des problèmes avec sa directrice de maison, et à force de quelques investigations, nous avons réussi à trouver des compromis. Ça c'est pour la semaine qui vient de s'écouler. Et Severus vient de me donner onze noms de mes élèves qui ont chahuté dans les couloirs. Il y a de tous les niveaux sauf les quatrième et sixième année. De lundi à jeudi, je vais devoir convoquer les élèves et leur signifier leur sanction. Ça me déprime d'avance.
_ Tant que ça ?
_ Onze élèves dont six qui ont voulu s'en prendre à des élèves de Serpentard. Comme il y a le match aujourd'hui…
_ J'espère avoir Harry ce soir. Il ne m'appelle pas beaucoup ni Susan d'ailleurs. Ils nous envoient des lettres.
_ C'est plus rapide d'écrire une lettre que de parler pendant deux heures avec ses parents alors qu'ils ont leurs devoirs et leurs petits-amis.
_ Hé, j'espère qu'ils ne font pas passer Draco et Ron avant leurs études sinon ils vont m'entendre ! s'écria Sirius.
_ Si c'était le cas, tu aurais déjà eu une lettre de Pomona ou de moi.
_ Pas faux. Mais avec ce qu'il s'est passé l'année dernière avec Harry et son petit-ami, je ne veux pas qu'il remette à nouveau sa scolarité de côté.
_ Ne te tracasse pas, nous veillons sur eux sans les surprotéger. Je pense que Harry a retenu la leçon de l'année dernière, c'est pourquoi nous leur faisons entièrement confiance et les laissons vivre leur vie tranquillement… tant que cela n'empiète pas sur leurs différents postes, le rassura Remus.
_ Ce n'est pas pour me dire que mes enfants vont bien et qu'ils roucoulent paisiblement que tu m'as appelé ?
_ Non. En vérité, j'aurais aimé parler à Amélia.
_ Oh, je suis désolé mais c'est son week-end d'astreinte. Mais elle a un Miroir sur elle, tu peux la joindre. C'est important ?
_ C'est au sujet de Severus, je crois qu'il se surmène et ce n'est pas bon pour lui ni pour le bébé.
_ Je vois. Je ne vais pas te donner de conseils, d'autant plus que James et moi avons trop couverts nos épouses pendant qu'elles étaient enceintes. Ça doit être la malédiction des Maraudeurs.
Remus éclata de rire.
_ Je m'en souviens. Tu étais intenable pendant les vacances de Noël jusqu'à la naissance de Manon. Au fait, où est-elle ?
_ Dans sa chambre, tu veux la voir ?
_ Et comment ! s'écria Remus, impatient de revoir la fille de son meilleur ami.
Il vit Sirius monter au premier étage et pousser une porte. Remus vit les murs de la chambre du nourrisson de dix mois quand Sirius tourna le Miroir vers la petite fille.
_ Tu vois, c'est Lunard. Je t'en ai beaucoup parlé.
_ Bonjour, Manon. Tu as encore grandi !
_ Una, dit la petite fille.
Remus fut surpris en entendant pour la première fois la petite voix fluette de la petite fille. Il sentit son cœur se serrer et les larmes lui montèrent aux yeux. Il se souvenait comme si c'était hier le jour où Harry avait prononcé son premier mot. Ce soir-là, il dînait chez les Potter et James avait invité ses deux amis à dîner, Peter étant indisponible. Ils parlaient de l'ascension de Voldemort qui était de plus en plus fulgurante, du climat de terreur qui s'installait, du comportement étrange de Peter quand des cris se firent entendre. Sirius se leva et alla voir son filleul. Jamais Remus n'avait vu son meilleur ami être aussi gaga. La chambre du petit Harry était remplie de peluches en forme de cerf, de faon, de biche, de chien, de rat (que Lily avait caché, jugeant qu'ils étaient traumatisant pour un bébé) et de loup. Bizarrement, Harry avait pris comme doudou un chien et le faon. Il s'était passé quelques minutes quand un cri de joie fut poussé à l'étage, suivi de près par des aboiements joyeux. Inquiets et intrigués, les trois adultes étaient montés dans la chambre du petit Harry et avait découvert un chien qui sautait partout et un nourrisson qui riait aux éclats. Il fallut plusieurs minutes avant que Sirius se calme et se transforme. Il raconta alors que Harry avait prononcé son surnom, enfin une partie « Mol » et les parents ne semblaient guère étonnés. Ils avaient alors avoué que Harry avait commencé à prononcer ses premiers mots quelques jours plus tôt.
_ Je me souviens de cette soirée chez James et Lily où tu étais incontrôlable.
_ Mais je croyais à ce moment-là que c'était son premier mot ! s'indigna Sirius. Mais j'étais super heureux quand-même. Attends de voir dans un an et demi quand ton fils t'appellera papa, ça te fera un énorme choc.
Remus se figea. Il n'avait pas pensé à ça. Il savait que ce serait la plus belle aventure de sa vie après son amitié avec les Maraudeurs et son couple avec Severus, et qu'il allait en profiter chaque seconde, que chaque petit moment de la vie de son fils serait vécu comme un grand événement et qu'il en rirait des semaines, des mois, des années plus tard.
_ Remus ?
_ Pardon, j'étais plongé dans mes souvenirs. Quand a-t-elle commencé à parler ?
_ Oh il y a deux semaines environ. Amélia pestait contre moi parce que j'étais en retard et Manon m'aurait appelé à ce moment-là. Amélia m'a dit qu'elle avait arrêté net de s'emporter contre moi devant notre fille et qu'elle lui aurait fait répéter. Ce que Manon a fait, évidemment. Tu aurais dû voir la tête d'Amélia !
_ Mais tu m'as dit que tu n'étais pas encore rentré !
_ Elle a extrait le souvenir et je l'ai regardé, vu que je suis un mauvais legilimens !
_ Je vois, dit Remus en souriant. Bien, je vais essayer d'appeler l'heureuse maman.
_ D'accord, j'aurai un récit détaillé quand elle rentrera.
_ Si tu veux. Au revoir, tous les deux.
Et Remus posa le Miroir sur la table. Il le reprit et prononça le prénom de la femme de Sirius qui répondit aussitôt.
_ Remus ? Y a-t-il un problème avec les enfants ? Avec Severus ? Le bébé ?
_ Mais qu'est-ce que vous avez tous les deux à vous alarmer pour un rien ?! Tout le monde va bien, je te rassure. Mais si je t'appelle, c'est pour te parler de Severus.
_ Tu m'as dit que tout allait bien ?
_ C'est vrai. Severus travaille trop et…
_ Remus, c'est normal que tu t'inquiètes pour lui. C'est une situation tout à fait nouvelle tant pour lui que pour toi. Mais à force de le couver comme tu dois le faire, il va se sentir oppressé et votre fils le sentira. C'est ce que Sirius faisait. J'ai dû le menacer de partir s'il ne me laissait pas un peu respirer. Nous avons conclu un marché et tout s'est bien déroulé. Mais lui comme moi sommes accro au travail, il va falloir être patient quand il prendra son congé.
_ Je m'en doute.
_ Maintenant que je t'ai rassuré sur Severus, autre chose ?
_ J'aurais aimé être là lundi mais j'ai cours et…
_ Et je te jure de ne pas le mettre en danger, cela te va ? Je n'ai pas très envie d'avoir Sirius, Harry, Draco et toi sur le dos.
Remus sourit.
_ Excuse-moi de t'avoir dérangé, c'était idiot.
_ Ne t'en fais pas, je comprends. Je suis désolée, j'ai un rendez-vous qui est arrivé.
_ D'accord, je te laisse. À bientôt, dit Remus en coupant la communication.
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Le match opposant Gryffondor et Serpentard eut lieu en début d'après-midi. Remus et Severus observèrent les joueurs de leur maison et commentèrent leur jeu. Ils savaient que ce match ne serait pas le meilleur des deux équipes qui faisaient pratiquement peau neuve cette année : quatre nouveaux joueurs étaient arrivés dans l'équipe de Quidditch de Serpentard et tout autant chez les Gryffondor. C'était donc normal que le match soit un peu bancal par rapport aux autres années. Cependant, aucune des deux équipes ne lâchèrent prises. Si Ginny était mieux placée pour parler aux joueurs de son équipe afin d'ajuster leur tactique, Draco, lui, avait un point de vue extérieur et regardait à la fois ses coéquipiers et recherchait le Vif d'Or. Il demanda un seul temps mort à vingt minutes de la fin du match, gagné par les Gryffondor après que Harry soit parvenu à s'emparer du Vif d'Or. Le match se terminait donc à trois cent dix points à deux cent vingt, les Serpentard ayant marqué davantage de buts que l'équipe rouge et or.
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En rentrant dans leurs appartements, Severus vint embrasser Remus tendrement qui approfondit le baiser. Leurs mains fourragèrent rapidement dans les cheveux et le dos de l'autre, faisant monter leur chaleur corporelle.
_ Sevy, attends, murmura Remus tandis que son mari l'embrassait dans le cou, le faisant gémir.
_ Quoi ? Ne me dis pas que tu n'as pas envie, je le sens.
_ Ce n'est pas ça. Imagine qu'un élève ait besoin de l'un de nous ou un collègue ?
_ Les élèves s'attarderont à refaire le match en le commentant et critiquant, tes élèves fêtent leur victoire et nous ne sommes pas de garde après-match, nous avons largement du temps devant nous.
Remus le regarda, amusé avant de le suivre dans leur chambre. Il retrouvait le Severus qu'il connaissait. Il savait parfaitement que la libido de Severus avait diminué depuis le début de la grossesse. Ils avaient cependant continué les caresses tout au long de ces derniers mois. Voir Severus aussi demandeur allait donner un nouveau souffle dans leur vie de couple.
_ Perdu dans tes pensées ? J'espère que j'y étais, lança Severus en le regardant.
_ Je ne sais pas trop. Je pensais à un Maître de Potions qui est un amant extraordinaire.
_ Je ne pensais pas Horace de ce bord.
Remus éclata de rire et vint s'allonger sur le lit, imitant son mari. Il commença à caresser délicatement le torse de son époux, contournant du doigt le ventre arrondi.
_ Les élèves s'en sont aperçus ?
_ Pas à ma connaissance. Mais il ne passera bientôt plus inaperçu. J'ai l'impression de m'arrondir chaque jour.
_ Ce n'est pas qu'une impression mais je trouve ça très séduisant, déclara Remus en venant embrasser tendrement son mari tandis que ses doigts déboutonnaient la chemise.
Il commença par embrasser Severus tout en le caressant sur le torse, le faisant frémir. Ses mains s'attardèrent sur les tétons, dont les seins étaient légèrement apparents mais sans plus. Remus quitta la bouche de son mari qui vint triturer les petits boutons de chair tandis que Severus enlevait son haut tout en poussant des soupirs.
_ Remus… je ne vais pas tenir… si tu commences comme ça, dit-il.
_ J'ai envie de prendre mon temps, dit Remus. J'ai dû légèrement me refermer depuis la dernière fois où tu m'as fait l'amour.
_ Je m'en doute mais moi aussi et depuis plus longtemps que toi.
_ Attends, tu veux que…
_ J'ai patiemment attendu le week-end, je te veux complètement.
_ Alors on fait un marché. Je m'occupe de toi ce week-end et nous verrons samedi prochain pour moi.
_ Une semaine ? Tu étais moins farouche l'année dernière.
_ Tu n'étais pas enceint, mon amour, rétorqua Remus en souriant. J'y retourne ?
_ Je ne t'ai jamais dit d'arrêter.
Remus leva les yeux au ciel et recommença à s'occuper des petits bouts de chair tandis que sa main alla déboutonner le pantalon. Elle se glissa rapidement sous le tissu faisant gémir Severus. Remus descendit jusqu'au ventre et déposa de légers baisers faisant frémir son mari tandis que ses mains enlevaient désormais le pantalon.
_ Ar… Arrête, dit Severus en haletant. Lai… laisse-moi… m'occuper de toi.
_ Aujourd'hui, il n'y a que toi qui m'importe. Et ne t'en fais pas, j'aurais tout autant de plaisir que si tu t'étais occupé de moi. Prends ton mal en patience, je serai à toi tout le week-end prochain.
_ J'en rêve déjà…
Remus pouffa de rire et enleva le caleçon. Il se déshabilla également et vint s'allonger délicatement sur son mari qui inversa les positions avant d'onduler son bassin frottant ainsi son érection contre celle de Remus. Leurs lèvres se scellèrent de nouveau tandis qu'ils gémissaient de plus en plus, Remus alla même jusqu'à accentuer les mouvements en agrippant les hanches de son mari. Dans un concert de gémissements, ils jouirent en même temps. Severus glissa aux côtés de Remus, haletant.
_ Tu es un amant exceptionnel, souffla le Serpentard.
_ Comme si tu avais eu d'autres conquêtes avant moi, pouffa Remus en les nettoyant.
Alors que Remus commençait à reprendre une respiration normale, il sursauta quand une main douce et chaude vint s'emparer de son sexe qui s'était ramolli, le masturbant lentement. Sachant qu'il n'avait pas fait l'amour à Severus depuis quelques mois, il se redressa et positionna ses lèvres au-dessus du sexe de son mari, offrant ainsi son intimité près de la bouche de ce dernier. Remus entreprit alors une fellation tandis que Severus continuait ses va-et-vient avec sa main. L'ancien loup-garou fit apparaître du gel sur son doigt et le déposa sur l'entrée convoitée du Serpentard qui gémit au toucher. Remus y alla en douceur pour pénétrer son doigt et le faire glisser. Au vu des gémissements qu'il lui parvint, Remus se risqua à mettre un second doigt qui entra tout seul.
_ Remus, attends, murmura Severus.
Le Gryffondor s'arrêta aussitôt, s'occupant cette fois-ci de la virilité du Maître des Potions avec sa main. Quand il sentit l'anneau de chair se détendre, Remus enleva ses doigts, remit du lubrifiant et entra de nouveau en Severus qui laissa échapper un petit cri. Il sourit et recommença, d'abord lentement puis de plus en plus, venant toucher la prostate faisant partir Severus dans son plaisir. Il étira les parois en faisant des mouvements de ciseaux qui fit grimacer Severus mais Remus vint l'embrasser. Il inséra après avoir remis du gel un troisième doigt. Severus gémit de douleur, son mari stoppant tout mouvement.
_ Tu es sûr de toi ? On peut encore inverser…
_ Non, je te veux, répondit Severus. Cela fait seulement un peu mal mais c'est passager.
_ Tu m'arrêtes immédiatement si tu as mal !
_ Promis, mon amour.
Severus captura les lèvres de Remus qui commença à bouger lentement. Après plusieurs minutes de préparation, Remus se redressa et vint se positionner entre les jambes écartées de son mari. Il glissa un coussin sous le bassin de Severus et s'avança au plus près de son intimité. Remus sonda de nouveau le père de son futur enfant dans les yeux qui lui sourit. Il vint poser son gland contre l'anus de Severus et fit des va-et-vient sur l'entrée, facilitant ainsi la pénétration.
Severus grimaça quand il sentit son intimité s'étirer pour recevoir Remus en lui. Il savait que la nature avait été généreuse avec son mari, sa lycanthropie l'ayant sûrement aidée. Il se rappelait que les premières fois avaient été assez douloureuses mais il s'y était habitué. Sauf qu'après presque cinq mois sans visite intime, Severus avait l'impression d'être retourné deux ans plus tôt, quand il avait fait sa première fois avec Remus. Il ne put retenir un léger cri de douleur quand il sentit le gland de Remus entrer en lui. C'était la partie la plus volumineuse et il la sentait passer à chaque fois. S'il avait eu autant envie de son mari une heure plus tôt, c'était typiquement dans ce laps de temps qu'il se demandait pourquoi il avait cédé à ses pulsions. Il savait néanmoins que dans quelques minutes, tout cela serait oublié et qu'ils ne formeraient plus qu'un.
_ Severus ?
Ce dernier prit le temps de lui répondre. Il avait eu une vive douleur mais celle-ci commençait déjà à disparaître, sans doute que son corps se rappelait leurs ébats passés.
_ Vas-y, ça fait déjà moins mal. C'était le coup de s'y remettre, dit-il en ondulant son bassin, faisant entrer petit à petit le sexe de son mari en lui.
Remus s'allongea doucement sur Severus et l'embrassa tout en continuant de le pénétrer lentement. Après être en entier dans l'intimité de Severus, Remus se retira, lubrifia de nouveau son sexe et revint en Severus qui poussa un râle de plaisir. Il commença à se mouvoir faisant gémir son mari.
_ Remus, je ne suis pas en sucre !
Le sorcier se retira brusquement, entra de nouveau de la même manière faisant crier son partenaire et augmenta rapidement la cadence. Leurs respirations devinrent rapidement laborieuses quand Remus se retira faisant grogner Severus.
_ Pourquoi ? lâcha-t-il.
_ Je ne veux pas venir en toi, on ne sait pas ce qui pourrait arriver au bébé…
_ Tu es stupide Remus. Termine, s'il te plaît, tu ne peux pas me laisser comme ça !
_ Ne compte pas sur moi, répliqua Remus.
_ Comme tu voudras, dit Severus en se redressant.
Il fit basculer Remus sur le lit et l'enjamba pour éviter qu'il se n'échappe. Il s'aperçut que l'intimité de son mari était encore dur, aussi se positionna-t-il par-dessus et se pénétra tout seul. Remus qui essayait de se soustraire au début poussa un râle de soulagement quand Severus descendit sur son sexe.
_ Tu vois que tu en voulais encore, susurra-t-il. Crois-moi, cela ne va pas se passer comme ça.
Il commença à monter et descendre. Quand ses jambes commencèrent à protester, il se retira.
_ Mais à quoi tu joues ? s'énerva Remus.
_ J'y ai réfléchi, tu ne veux pas venir en moi mais rien ne m'empêche de venir en toi. Bon l'excitation risque de retomber alors je te propose qu'on se soulage mutuellement.
_ Tu es un vil Serpentard, marmonna Remus.
_ Je t'aime aussi, répondit Severus en souriant.
Alors que Remus prenait le sexe de Severus en bouche, ce dernier masturba le premier. Sentant qu'il allait jouir rapidement, il alla effleurer l'œillet de Remus qui jouit brusquement. Severus ne tarda pas non plus.
_ Tu m'as vidé, souffla Remus.
Severus se tourna pour pouvoir regarder son mari et sourit.
_ Je t'aime, dirent-ils d'une même voix avant de s'embrasser passionnément.
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4 novembre
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Severus était avec Horace dans son bureau ce lundi matin quand Remus entra après avoir frappé.
_ Tu es déjà au travail ? Tu n'as même pas déjeuné !
_ Remus, ne recommence pas, répliqua Severus. Et il est à peine sept heures et demie, j'ai encore le temps d'aller prendre mon petit-déjeuner dans la Grande Salle. Je voulais juste vérifier une dernière fois les doses que je vais donner à Amélia ce matin. Et comme j'ai les élèves de septième année à dix heures, c'est Horace qui me remplacera. Je devais donc le voir avant le début des cours.
_ Allez-y, je vais terminer de vérifier, dit Horace. Et Remus a bien fait de venir. J'ai tendance à oublier que vous n'êtes plus tout seul, Severus. Vous devez avoir des repas équilibrés. S'il n'était pas venu, nous aurions discuté jusqu'à neuf heures et vous n'auriez même pas pris quelque chose à grignoter avant de partir. Alors, allez-y, tout sera sur votre bureau quand vous reviendrez.
_ Merci, Horace.
Severus sortit, suivi de Remus après avoir remercié leur collègue.
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Severus quitta le château vers dix heures pour se rendre au Ministère pour son rendez-vous avec Amélia. Il tenait précautionneusement le remède à la lycanthropie dans sa mallette. Il aurait bien aimé prendre la Poudre de Cheminette mais l'arrivée était souvent chaotique et un seul choc pouvait briser plusieurs fioles. Arrivé aux grilles de Poudlard, Severus sortit de l'enceinte du château et transplana. Il tituba un peu quand il apparut dans une rue de Londres mais il ne vomit pas son petit-déjeuner, ce qui aurait pu arriver. Il entra dans une cabine téléphonique, composa le 6-2-4-4-2 sur le téléphone moldu, précisa la nature de sa venue et la cabine se mit à descendre dans les sous-sols de la capitale britannique. Une fois sorti, il traversa l'atrium et se dirigea vers un second hall, plus petit qui permettait l'accès aux ascenseurs. Il descendit jusqu'au niveau deux où se situait le Service de la Justice Magique dont Amélia était la Directrice.
Severus traversait un couloir quand il entendit quelqu'un l'appeler. Il se retourna et sourit en voyant Sirius.
_ Je ne m'attendais pas vraiment à te voir. Mais qui s'occupe de Manon si Amélia et toi travaillez ? demanda Severus.
_ Elle est chez les Weasley, Molly s'occupe très bien d'elle. Regulus et Dora travaillent, ils ne peuvent donc pas la garder. Et toi, que viens-tu faire ici ?
_ J'ai rendez-vous avec ta femme, répondit Severus. Ne t'inquiète pas, c'est purement professionnel. Et puis, elle ne m'intéresse pas.
_ Il y en a surtout un qui te tuerait immédiatement s'il savait que tu as des vues sur quelqu'un, pouffa Sirius.
Severus sourit à son tour.
_ Si au lieu de te moquer du mari de ton meilleur ami, tu m'accompagnais jusqu'au bureau d'Amélia ?
_ Avec plaisir, dit Sirius. Mmmh, je vois que tu as agrandi tes vêtements. Cela doit te sembler… étrange.
_ Ne m'en parle pas. J'ai l'impression de ne faire que ça. J'essaye de les rendre assez amples mais cela finit vraiment par se voir, dit Severus en mettant une main sur son ventre.
_ Cela te va plutôt bien, je trouve. Nous y voilà. Tu veux que je te tienne compagnie ?
_ Ta femme risque de hurler si elle te voit papoter alors que tu as du travail.
_ Tu n'as pas tort. Passe à la maison après, je finis à midi.
_ Un lundi ?
_ C'était exceptionnel que je sois là ce matin, il y avait au moins deux absents dans mon service et il faut bien quelqu'un pour réceptionner les alertes. J'enverrai un Patronus à Remus afin qu'il ne s'inquiète pas de ne pas te voir revenir.
_ Merci, Sirius.
Alors que son ancien ennemi s'éloigner en sifflotant, la porte du bureau d'Amélia s'ouvrit et une jeune femme en sortit.
_ Avez-vous rendez-vous, monsieur ?
_ Oui, avec Mrs Black à dix heures. Je suis Severus Lupin-Rogue.
_ On a dû oublier de vous prévenir mais le rendez-vous est au niveau quatre, dans le Service de contrôle et régulation des créatures magiques.
_ Cela paraît logique, je m'y rends tout de suite.
Severus regarda sa montre et soupira. Il avait cinq minutes pour arriver au rendez-vous. Il reprit l'ascenseur et arriva juste à temps.
_ Excusez-moi mais je me suis trompé de niveau, je ne savais pas qu'il se tiendrait ici, s'excusa-t-il.
_ Ne t'inquiète pas, Mr Domson n'est pas encore arrivé. Veux-tu t'asseoir ou prendre quelque chose ?
_ Non merci. Et ne t'inquiète pas pour moi, je vais très bien. À moins que tu aies eu un Miroir de Remus ?
_ Oui et non. Disons pas pour les mêmes raisons que tu le penses.
_ Il va m'entendre ce soir !
_ Je sais que c'est agaçant mais il fait cela parce qu'il t'aime. Il essaye d'être le plus présent possible. Et ce n'est pas moi qui irait m'inquiéter pour toi pour le moindre pépin. Je te demandais cela car je sais que les ascenseurs ou le transplanage ne sont pas très bien vécus dans ces moments-là.
_ Excuse-moi. Du coup, j'ai croisé ton mari qui m'a invité à déjeuner chez vous. Si on m'avait dit que je me retrouverai en tête-à-tête avec lui…
Ils éclatèrent de rire quand deux personnes vinrent vers eux. Severus reconnut le premier mais pas le second qui était un homme d'une quarantaine d'années, petit et mince. Il portait une vieille cape usée et semblait fatigué. Severus se rappela que la dernière pleine lune avait eu lieu récemment ce qui expliquait l'état de fatigue. Amos Diggory les emmena dans son bureau.
_ Bonjour, Mrs Black. Bonjour, Mr Rogue. Voici Garrett Domson qui a accepté de prendre le remède contre la lycanthropie. Nous l'avons surveillé durant ces trois derniers mois, quand il nous a donné son accord. Il a bénéficié, grâce à Mr Rogue, de la Potion Tue-Loup ce qui l'a rendu tout à fait inoffensif durant les trois dernières pleines lunes. Mr Domson, qui n'est pas le chef de la meute située au nord de l'Irlande, a la certitude que si le remède marche correctement sur lui, ses compagnons le suivront.
_ Vous êtes un peu leur cobaye, songea Severus.
_ Il faut bien un dévoué et j'avoue être le plus agressif quand je ne prends pas le Tue-Loup. Donc si cela marche pour moi, pourquoi pas sur les autres ? Votre remède fait vraiment parler de vous. Il donne des espoirs à beaucoup de loups.
_ Je comprends. Mais chacun de vos compagnons devront subir les mêmes tests s'ils veulent en bénéficier.
_ J'en suis conscient. J'ai cependant une question.
_ Bien sûr. C'est tout à fait normal, dit Severus. Je vous écoute.
_ J'ai ma famille qui vit avec les miens. Ils se protègent dès que nous nous transformons. Il y a eu de rares accidents. Si je retourne là-bas et qu'un loup me mord, redeviendrai-je un loup ?
_ Non, il n'y a aucun risque.
_ Comment pouvez-vous le savoir ?
_ Greyback a mordu mon mari à l'âge de cinq ans. Il a très mal pris le fait que son « cadeau » soit gâché. Si mon époux s'attendait à sa visite, il a été pris au dépourvu et s'est fait mordre cet été. Sainte Mangouste l'a gardé jusqu'à la pleine lune qui avait lieu trois jours plus tard et Remus n'a montré aucun signe de lycanthropie. Mon remède ne guérit pas seulement de la malédiction qui vous frappe mais vous offre également une protection contre une nouvelle morsure. Vous pourrez donc dormir sur vos deux oreilles quand vous verrez que la pleine lune n'aura aucun effet sur vous.
Domson sourit sincèrement.
_ Comment va se passer la suite ? demanda-t-il.
_ Je vais vous donner vingt-six fioles de remède, une fiole par jour. Je vous conseille après le dîner, il y a quelques petits effets secondaires mais ils sont passagers, rassurez-vous. Si cela devenait incommodant, n'hésitez pas à envoyer une lettre à Mr Diggory ou de venir le voir pour en parler, il saura me faire passer le message. Je vous recontacterai alors pour vous donner soit de nouvelles fioles qui sauront masquer les effets indésirables soit une potion en plus qui aura le même but.
_ Et après je serai guéri ?
_ Les deux loups-garous qui en ont pris étaient loin d'être actifs lors des pleines lunes. Ils refoulaient leur nature et ils n'avaient aucun mal à s'en débarrasser au bout d'un mois de traitement même s'ils ont continué le mois suivant, pour assurer le rétablissement complet. En revanche, vous m'avez dit que vous étiez plus actif. Cela va donc demander quelques mois. Mais si comme je le pense, vous devrez sentir les premiers changements lors de la prochaine pleine lune. Nous nous reverrons fin novembre pour savoir comment s'est passée la transformation, si vous avez senti des changements et pour vous donner votre deuxième mois de traitement. Je vous conseille de ne pas les partager. Cela ne serait pas efficace pour vos compagnons s'ils ne sont pas dans l'optique maximale de guérir, prévint Severus.
Amos et Amélia prirent ensuite la parole pour lui expliquer les modalités de suivi et ce qu'il encourrait s'il ne prenait pas son traitement.
_ Mr Domson, êtes-vous prêt à entamer un traitement qui vous débarrassera à vie de votre condition de lycanthrope ? demanda Amélia quand son collègue eut fini.
_ Oui, dit fermement l'homme.
_ Mr Rogue ?
Severus prit sa mallette et l'ouvrit, montrant ainsi les vingt-six fioles.
_ Si l'un de nous est dans l'impossibilité de se déplacer pour notre rendez-vous, je vous ferai parvenir les fioles nécessaires jusqu'à la prochaine date. Je ne vous abandonne pas, sachez-le. Depuis le mois de septembre, je collabore étroitement avec mon collègue pour préparer cette potion. Dès le mois de février, ce sera lui qui vous remettra les fioles, je ne pourrai me déplacer. Je vous le répète, je ne vous abandonne pas. Je reste maître du remède, c'est avec moi que Mr Diggory et Mrs Black collaborent.
_ Je comprends et merci de ces informations. Vous devez vraiment aimer votre mari pour avoir réussi à trouver un remède.
_ Bien plus que je ne le pensais. Et même si nous nous connaissons du temps où nous étions à Poudlard, notre haine s'est arrêtée il y a deux ans et demi. Rien ne me prédestinait à tomber amoureux de lui, encore moins d'un loup-garou et donc davantage à lui trouver un remède.
_ C'est un homme heureux que vous avez et c'est rare.
Severus fut troublé par ces paroles. Entendre ces mots de personnes qu'il ne connaissait pas le touchait énormément. Severus referma la mallette et la donna au loup-garou.
_ Voici pour vous. Vous avez fait le bon choix.
_ Je l'espère. Merci énormément de cette occasion unique. Merci à tous les trois.
_ Prenez soin de vous et un dernier conseil que je peux vous donner est de noter les effets indésirables que vous rencontrez. J'ai dosé plus fortement votre traitement que pour les deux traitements qui ont réussi. Cela m'aidera à revoir les dosages pour un autre traitement.
_ Je le ferai, promis.
_ Veuillez signer ici, Mr Domson, pour attester que vous avez reçu le traitement de vingt-six fioles. Nous vous donnons rendez-vous le trente novembre si tout le monde est d'accord ?
Tous acquiescèrent et Garrett Domson partit, la mallette à la main.
_ Severus, tu dois également signer pour attester que tu as bien remis le traitement, demanda Amélia.
_ Voilà, dit Severus après avoir signé. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me paye pour la potion Tue-Loup. J'ai été surpris de recevoir une lettre de Gringotts début octobre.
_ C'est entièrement normal. Nous y avons longuement réfléchi et c'est le Ministre lui-même qui a décidé de vous rémunérer pour le travail que vous faîtes.
_ Si tout le monde est d'accord, je ne peux refuser. Je vous dis donc au trente novembre.
Amos et Amélia le remercièrent encore et Severus partit. Quand il sortit, il vit qu'il était déjà midi, il transplana donc au Rêve d'été où le propriétaire l'attendait déjà.
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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
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Suite au décès de ma mère, je n'ai pas beaucoup écrit pendant deux semaines ce qui m'a énormément ralentie dans l'écriture ce qui fait que je n'ai plus une aussi grande avance pour mes fics. Actuellement, je suis au chapitre 26 pour cette fic que je terminerai dans la journée. Mais cela me laisse seulement un mois de répit et je devrai bientôt me remettre à l'écriture de ma deuxième fic pour avoir du contenu à publier toutes les deux semaines. C'est pourquoi j'ai décidé, à contre-coeur, de publier cette fic une fois toutes les deux semaines également. Pour ceux qui suivent "Cédric et Harry, un amour infini", vous aurez au moins un chapitre par semaine, si ce n'est pas DRAP ce sera CHUAI XD J'espère rattraper mon retard un maximum pour revenir à un chapitre hebdomadaire mais je ne peux rien vous garantir pour le moment.
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Je vous donne donc rendez-vous le mercredi 6 juillet avec un nouveau chapitre intitulé "Histoire de couples et directeurs de maison"
Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)
