Bonjour à toutes et à tous ^^
Merci pour les reviews reçues :)
mimibou: oui, Harry a bien retenu la leçon ^^ Et merci pour le compliment, c'est toujours un plaisir d'avoir ta review à chaque chpitre :)
Je vous laisse avec le nouveau chapitre centré sur Alice :)
Bonne lecture ;)
Chapitre 38 : Une disparition inquiétante
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20 mars
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Ginny venait de sortir de la Grande Salle après le petit-déjeuner quand elle vit Colin regarder autour de lui, affolé.
_ Colin ? Que se passe-t-il ?
_ Alice a disparu !
_ Quoi ? Elle a dû sortir plus tôt, songea Ginny.
_ Non, je te jure ! Ses affaires sont sens dessus dessous, ses poches sont éparpillées partout, s'exclama Colin.
_ Ce n'est pas possible, murmura Ginny avant de se précipiter jusqu'aux appartements de son amie, baguette à la main.
La porte était ouverte et elle vit effectivement un appartement saccagé. Elle se rendit aussitôt dans la chambre dans la chambre et vit que son placard était à moitié vide, toutes les affaires de cours étaient présentes, sa malle également. Mais aucune trace de leur amie.
_ Il faut prévenir les professeurs Lupin et Rogue et Chourave et McGonagall…
_ Flitwick, Sinistra, Slughorn, Hagrid, Vector, continua Ginny en essayant de ne pas rire.
_ Moque-toi de moi ! Mais qu'est-ce qu'on peut faire ? s'affola Colin.
_ Calme-toi. Je vais aller chercher Harry et lui demander… s'il l'a vue, dit Ginny, évasive. Tu ne bouges pas d'ici, je reviens !
Ginny s'éclipsa rapidement et rejoignit la Grande Salle qu'elle avait quitté dix minutes plus tôt. Par chance, Harry était toujours présent en train de prendre son petit-déjeuner.
_ Harry, puis-je te parler un moment ? demanda-t-elle.
_ Bien sûr.
Le Préfet de Gryffondor se leva et tous deux allèrent près de l'entrée de la Grande Salle.
_ Qu'y a-t-il ?
_ Aurais-tu la Carte du Maraudeur sur toi ?
_ Oui, mais je ne vois pas pourquoi tu en aurais besoin.
_ Je… Je ne peux pas te le dire, avoua Ginny, gênée.
Harry la regarda, soupçonneux. Ginny soutint son regard.
_ S'il te plaît.
_ Ginny, dis-moi le problème. Je vois bien que tu n'es pas dans ton état normal, tu es fébrile, tu insistes et tu ne veux pas me dire la réelle raison. Ce ne sont pas dans tes habitudes.
_ Je te demande juste un service, Harry ! Je la regarde et je te la rends dans cinq minutes ! s'agaça Ginny.
_ Désolé.
_ Tu as changé, Harry. Avant, cela ne te dérangeait pas de contourner le règlement quand il le fallait. S'il arrive quoique ce soit, ce sera de ta faute.
Ginny tourna les talons et sortit de la Grande Salle quand une voix la héla.
_ Ginny, attends, dit Harry en venant vers elle.
_ Quoi ? Tu ne veux pas m'aider alors je vais faire autrement !
_ Ne sois pas idiote, bien sûr que je peux t'aider !
Ginny fronça les sourcils, sceptique.
_ Il y avait Remus et Severus à la table des professeurs, s'ils m'avaient vu te donner la Carte, ils auraient sans doute cru qu'il y avait un problème avec Alice.
Ginny détourna le regard, gênée ce qui fit douter Harry.
_ Il y a un problème, c'est ça ?
Ginny hocha la tête.
_ Son appartement a été saccagé, nous ne la trouvons nulle part, on s'inquiète pour elle.
_ Il faut prévenir Remus et Severus ! S'ils l'apprennent trop tard et que nous étions au courant…
_ Je les préviendrais uniquement si je ne la trouve pas sur la Carte. S'il te plaît.
Harry esquissa un sourire et la lui donna. Ginny sortit sa baguette et prononça « Je jure solennellement que mon intentions sont mauvaises ». Après que le message soit apparu, Ginny déplia la carte et regarda dans tous les coins du château, aidée par Harry. Mais il n'y avait nulle trace d'Alice.
_ Dans le parc ? proposa Harry.
_ Dans le parc, en pleine journée ?
_ Elle a pu partir cette nuit. Et si elle s'est réfugiée vers la Forêt Interdite, elle doit y être encore, le jour ne perce pas vraiment, c'est toujours sombre.
_ Ce n'est pas bête. Mais comment ferons-nous ? Nous avons cours toute la journée.
_ Je ne peux pas laisser Alice seule si elle court un danger, déclara Ginny. Je retourne voir Colin dans les appartements d'Alice. Tu sauras où je suis.
_ Tenez, au cas où, dit Harry en lui tendant la Carte du Maraudeur et sa cape d'invisibilité.
_ Merci, murmura Ginny.
Elle s'éclipsa rapidement tandis que Harry revenait dans la Grande Salle où il croisa Remus.
_ Bonjour, dit le jeune homme. Comment va Matthéo ?
_ Très bien, il ensoleille nos soirées. Il grandit trop rapidement, c'est impressionnant. Dis-moi, que s'est-il passé avec Ginny ?
_ Rien de spécial.
_ Je vous ai observés, tu sais. Ginny semblait furieuse avant de quitter la Grande Salle, environ trente secondes avant que tu sortes à ton tour.
_ Elle voulait avoir la Carte du Maraudeur pour retrouver Colin, elle ne le trouvait nulle part. Sauf que je ne l'avais pas sur moi, elle ne m'a pas cru, elle s'est un peu énervée et elle est sortie avant que je n'ai eu le temps de la convaincre. Ce que j'ai fait en la retrouvant près de la Grande Salle.
_ Je vois. Excuse-moi de t'avoir dérangé.
_ Pourquoi dis-tu ça ? Tu ne me déranges pas.
_ Je pensais que Ginny avait des nouvelles d'Alice, tout simplement.
_ Comment ça ? demanda Harry, surpris.
_ Nous avons entendu des cris cette nuit. Cela lui arrive parfois. Nous n'intervenons pas car si elle est en crise, elle pourrait être dangereuse. Mais cela ne dure que quelques minutes. Cette nuit, cela a duré beaucoup plus longtemps puis ça s'est calmé soudainement.
_ Vous n'êtes pas allés la voir ?
_ C'est l'une des mesures que l'on nous a imposées : en cas de crise, attendre le matin pour aller la voir. C'est ce que nous faisons depuis la rentrée. Ce matin, nous nous sommes réveillés en retard et nous avons été prendre directement notre petit-déjeuner. Nous comptions aller la voir juste après.
_ Alors vous allez être surpris, avoua Harry. Je suis désolé, Remus, je ne voulais pas te mentir. J'avais confiance en Ginny et Colin pour la retrouver et…
_ Comment ça « la retrouver » ?
_ Alice a disparu, murmura Harry.
Remus le regarda, stupéfait, avant d'accourir vers les appartements de la jeune fille, Harry sur ses talons. Remus ouvrit brusquement la porte faisant sursauter Ginny et Colin.
_ Pro… Professeur, que faîtes-vous là ? demanda Ginny, inquiète.
_ Harry vient de me dire pour Alice. Pourquoi ne m'avez-vous pas prévenu plus tôt ? répliqua son directeur de maison.
_ Je suis désolé, se défendit Harry en voyant le regard noir de son amie. C'est Remus qui m'a parlé d'Alice, il a entendu des cris cette nuit, je ne pouvais plus lui cacher la vérité.
_ Que s'est-il passé ici ?
Les quatre sorciers se retournèrent et virent Severus.
_ Alice Chase a disparu, déclara Remus avant de lui raconter comment il l'avait découvert.
_ Poudlard et ses stupides mesures, siffla Severus. Si nous sonnons l'alerte, les élèves vont paniquer.
_ Ou pas, intervint Harry. Depuis plus d'un mois, Alice vient régulièrement dans la Grande Salle, Susan m'a même dit qu'elle était venue une ou deux fois dans la salle commune de Poufsouffle et qu'il n'y avait pas eu d'incidents. Il y aura toujours des élèves pour la détester mais elle s'est faite accepter par la plus grande majorité des élèves. Si nous mettons les plus jeunes élèves en sécurité, genre les élèves de première et deuxième année, nous aurons deux cents élèves pour la chercher, nous pourrions faire des groupes de différentes maisons, de différents niveaux pour ne pas laisser les plus jeunes seuls. Et nous couvrirons la majorité du château, intérieur comme extérieur.
_ C'est une très bonne idée, déclara Severus. Je sonne l'alerte alors.
_ Allons dans la Grande Salle, informa Remus.
Alors qu'il emmenait ses trois élèves dans la Grande Salle, Severus fit fermer les portes par enchantement et lança le sortilège Sonorus sur sa voix.
_ Comme vous avez pu le voir, les portes de la Grande Salle sont fermées et le resteront jusqu'à nouvel ordre. Je demande à chaque directeur de maison, aux fantômes et aux préfets de venir dans mon bureau immédiatement. Les directeurs de maison vous montreront comment me rejoindre. Je demanderai aux autres professeurs de garder les élèves dans la Grande Salle. Pour les élèves qui ne seraient pas dans la Grande Salle, veuillez rejoindre immédiatement vos salles communes. À la fin de notre réunion, vos directeurs de maison viendront vous chercher. Nous aurons rapidement le décompte des élèves manquants, ne tentez pas de nous piéger, nous saurons où vous êtes. Merci de votre attention.
Severus vint se placer dans son fauteuil quand des flammes vertes apparurent dans sa cheminée. Minerva en sortit.
_ Que se passe-t-il, Severus ?
_ Alice Chase a disparu. Nous ne savons pas exactement depuis quand mais je dirai milieu de la nuit. Elle peut être partout, intérieur comme extérieur. Ginny Weasley a demandé à Harry de lui prêter un objet que Remus et ses amis ont fabriqué quand ils étaient élèves. Il a découvert la vérité et quand Remus lui a demandé pourquoi il avait couru après Miss Weasley, il est venu directement dans les appartements de Miss Chase avec Harry. Je suis arrivé, et nous avons discuté sur la manière d'agir. Harry a eu une excellente idée : demander aux élèves ayant atteint la troisième année minimum de participer aux recherches. Nous formerions des groupes hétérogènes, par exemple un élève de chaque niveau et de maisons confondues.
_ C'est une bonne idée, je l'avoue, remarqua Minerva tandis que Remus, Pomona, Filius, Horace et les dix préfets arrivaient.
_ Entrez. Comment l'annonce a été prise dans la Grande Salle ? demanda Severus.
_ Il y a eu des cris de panique que Remus et moi avons pu calmer, répondit Filius. Mais dans l'ensemble, la question est toujours la même : pourquoi ? J'ai bien senti que Remus connaissait la réponse mais il n'a rien voulu dire.
_ En effet. Nous savons de sources sûres qu'Alice Chase est portée disparue depuis ce matin, et plus vraisemblablement depuis le milieu de la nuit.
_ Elle se serait enfuie ? supposa Horace.
_ Elle semble être acceptée partout, ses quelques visites dans sa salle commune ont été un succès, répliqua Pomona. Je ne comprends vraiment pas comment cela puisse être possible.
_ Nous ne le savons pas non plus, déclara Severus. Mais le plus urgent est de la retrouver le plus vite possible. C'est pourquoi nous allons répartir les élèves de la troisième à la septième année dans des groupes de dix élèves, niveaux et maisons mélangés. Il faudrait un professeur à chaque étage pour qu'il puisse prévenir tout le monde si un groupe retrouve Miss Chase.
_ Professeur ? demanda Harry.
_ Qu'y a-t-il ?
_ Je discutais avec Ginny sur les endroits où Alice aurait pu se réfugier. J'ai émis l'hypothèse où elle aurait pu sortir dans le parc. Il faisait nuit, elle ne craignait rien. Si par contre, elle a été surprise par le lever du jour, elle a pu se réfugier dans la Forêt. Je sais qu'elle est interdite pour les élèves, mais il fait jour, Alice serait davantage en danger qu'un groupe de personnes. Après, je pense que si un ou deux groupes devaient se rendre là-bas, ce devraient être des élèves de sixième et septième année, ils seront bien plus expérimentés que les autres. Je sais que cette idée est complètement folle mais la Forêt Interdite est sombre et le jour perce à peine.
Harry sentit les regards de ses professeurs sur lui. Il savait qu'il n'avait pas été l'un des élèves les plus sages pendant ses deux premières années.
_ J'approuve cette idée. Nous ne pouvons écarter aucune d'entre elles, déclara Minerva. Combien d'élèves manquent-ils dans la Grande Salle ?
_ Quarante-trois élèves, répondit Pomona. Dix-sept à Serpentard, quatorze à Gryffondor, cinq à Serdaigle et sept à Poufsouffle.
_ Allez les chercher. Nous nous retrouvons dans la Grande Salle, dit Severus. Je ramène les Préfets.
_ Laissons-les aller chercher leurs camarades, proposa Filius. Après tout, d'ici trois mois, nous aurons à décider qui seront les Préfets-en-Chef de l'année prochaine. Il est grand temps de leur laisser faire leurs preuves. Car non seulement, deux d'entre eux seront promus mais ils devront se faire respecter de tous les élèves et surtout des Préfets.
_ C'est une bonne idée. Vous ferez passer vos camarades par le couloir que vous avez emprunté pour venir ici, déclara Minerva. Allons-y.
Harry, Hermione, Susan et Draco sortirent avec leurs collègues. Les binômes ne tardèrent pas à se séparer et Harry et Hermione se dirigèrent vers les grands escaliers comme Anthony et Lisa tandis que Draco, Daphné, Susan et Ernie se dirigèrent vers les cachots. Harry sortit sa Carte du Maraudeur que Ginny lui avait redonné discrètement et l'activa ce qui intrigua Anthony.
_ Qu'est-ce que c'est ?
_ Une carte du château. Trop long à t'expliquer comment je l'aie eue. Disons que c'est un objet de famille. Il permet de voir n'importe qui, n'importe quand, à toute heure de la journée. Lisa est déjà au courant, je l'utilise parfois durant les rondes. Cela va juste nous permettre de savoir si des élèves ont respecté les ordres du professeur Rogue.
Ils montèrent jusqu'au troisième étage et Harry vit deux noms sur la carte qui se promenaient dans les couloirs.
_ Lisa, Hermione, prenez ce couloir-là, ils ne pourront pas s'échapper, dit Anthony. Harry et moi allons aller à leur rencontre.
Les quatre préfets se séparèrent. Harry et Anthony ne tardèrent pas à tomber sur deux élèves de septième année. Harry les reconnut assez facilement : Roger Davies et Cho Chang.
_ Que faîtes-vous ici ? demanda Anthony.
_ Qu'est-ce que ça peut te faire ?
_ Ne joue pas sur ce ton, Davies ! Vous devriez être dans la Grande Salle ou dans la salle commune en ce moment-même ! Je répète ma question : que faîtes-vous dans ce couloir ? répliqua le Préfet de Serdaigle.
_ Tu vas te calmer, d'accord ? Nous ne faisions rien de mal. Et on a le droit de se promener tant que le couvre-feu n'est pas arrivé, il me semble.
_ Sauf que tous les élèves ont reçu des ordres stricts de la part du professeur Rogue à l'instant. Vous auriez dû les entendre aussi, ajouta Harry.
_ Ah oui, ça…
_ Ça, comme tu dis, répéta Anthony. Vous allez nous suivre, je vais voir s'il y a des élèves dans la salle commune et nous vous emmènerons dans la Grande Salle ensuite. Quant à vous, nous devrons signaler votre présence dans ce couloir au professeur Flitwick. Et vous avez intérêt à nous suivre si vous ne voulez pas avoir davantage d'ennuis.
Si Davies les fixaient toujours avec défi, Cho, elle, semblait honteuse. Ils suivirent malgré tout les quatre préfets, les filles les ayant rapidement rejoints. Ils ne croisèrent d'autres élèves dans les couloirs et allèrent chercher leurs camarades dans les salles communes. Dix minutes plus tard, ils rejoignirent la Grande Salle et allèrent s'asseoir à leurs tables respectives.
_ Maintenant que tous les élèves sont présents, nous allons vous expliquer la raison des mesures prises, dit Minerva d'une voix forte. Il y a une heure environ, nous avons appris qu'Alice Chase avait disparu. Ses appartements ont été mis sens dessus-dessous, les professeurs Rogue et Lupin ont entendu des cris cette nuit. Ils n'en savent pas plus. C'est pourquoi je demande à chaque élève de nous aider à la retrouver, excepté pour les élèves de première et deuxième année. Si vos professeurs vont ont appris à vous défendre contre Alice, nous ne voulons pas prendre de risques que vous vous blessiez. C'est pourquoi je vais vous garder ici pendant que vos professeurs et camarades chercheront Alice. Vous êtes évidemment en mesure de refuser. Sachez seulement que les élèves de troisième année feront équipe avec des élèves de quatrième et cinquième années tandis que les élèves de sixième et septième année iront fouiller le parc, les serres, l'enclos pour les Soins aux Créatures Magiques et la Forêt Interdite. Soyez extrêmement prudents. Nous vous autorisons à fouiller la Forêt Interdite car il se peut qu'Alice y soit cachée. C'est un endroit sombre, elle ne risque rien avec la lumière du jour. Avez-vous des questions ?
_ Comment ferons-nous si on la trouve ? demanda un élève de Poufsouffle.
_ Un ou deux professeurs tourneront à chaque étage, le groupe qui la trouvera devra informer le ou les professeurs. Quant aux groupes qui seront à l'extérieur, il y aura également deux professeurs en cas de besoin. Je vous demanderai d'utiliser le sortilège Periculum ou Vermillious pour prévenir d'un danger ou si vous la trouvez, vous devriez connaître ces sortilèges normalement, répondit Severus. Ne prenez aucun risque inutile. Si Alice ne veut pas vous suivre, n'engagez aucun duel avec elle, quant bien même vous seriez plus expérimenté qu'elle. Allez prévenir immédiatement un professeur. Est-ce que tout est clair ?
_ Oui, dirent les élèves.
_ Les élèves de première et deuxième année, suivez-moi, annonça le professeur McGonagall.
Elle ouvrit les portes de la Grande Salle d'un coup de baguette magique et les plus jeunes élèves sortirent, précédés de Hagrid. Severus se tourna vers les autres élèves :
_ Nous vous demandons de former des groupes de cinq élèves qui soient de différents niveaux et de Maisons mélangées, s'il vous plaît. Idem pour les élèves de sixième et septième année.
Les groupes se formèrent. Harry se retrouva avec Draco, Hermione, Neville, Katie Bell et Cho Chang. Ces deux dernières étaient en septième année et jouaient respectivement aux postes de Poursuiveur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor pour Katie et au poste d'Attrapeur dans l'équipe de Quidditch de Serdaigle pour Cho. Quand les professeurs approuvèrent chaque groupe ce qui mit un certain temps, les groupes de sixième et septième année prirent la direction du parc.
_ Je serai d'avis qu'on commence par la lisière de la Forêt, indiqua Harry.
_ Même si les professeurs nous ont donné leur accord, cela m'effraie un peu, répondit Cho.
_ Il n'y a rien à craindre, affirma Hermione. Et c'est sûrement l'endroit où Alice s'est réfugiée, je la vois mal être dans les serres.
_ Ce n'est pas faux, allons-y.
Le groupe se dirigea vers la forêt, en compagnie de six autres groupes dont l'un composé de Ron et Susan. Harry et son groupe allèrent vers la réserve de créatures magiques qui était en partie protégée du soleil. Les six élèves regardèrent dans chaque recoin avant de décider d'entrer dans la Forêt Interdite. Ils marchèrent pas à pas, observant derrière chaque feuille, derrière chaque arbre. Soudain, une flèche frôla Katie qui poussa un cri. Ses camarades levèrent leurs baguettes, faisant un cercle autour d'elle. Une ombre se dessina avant que Harry ne reconnaisse la créature qu'ils avaient devant eux, mi-humain mi-cheval. Cette dernière avait les cheveux d'un blond presque blanc et les yeux d'un bleu surprenant, comme des saphirs délavés. Son corps était plutôt clair et sa queue cuivrée.
_ Firenze, murmura-t-il.
_ Tu connais ce centaure ? demanda Draco, surpris.
_ Tu serais resté auprès de moi en première année, tu l'aurais aussi rencontré, répondit son petit-ami, amusé.
Draco leva les yeux au ciel alors que Harry s'avançait vers le centaure.
_ Harry Potter. Cela faisait bien longtemps que je vous ai rencontré. Vous étiez un jeune garçon.
_ Je n'ai que cinq ans de plus. Et je m'appelle Harry Black maintenant.
_ Je tâcherai de m'en souvenir.
_ Que faîtes-vous par ici ? Ce n'est pas le territoire des centaures, surtout à la lisière de la Forêt, objecta Hermione.
_ La forêt est en alerte, révéla le centaure. Un danger rôde. Nous avons entendu des cris durant la nuit. Nous avons voulu savoir ce que c'était, mais à chaque fois, le danger s'éloignait. Est-ce que tu aurais des informations, Harry Black ?
_ C'est possible. Nous avons l'accord de nos professeurs pour fouiller la Forêt. Cependant, elle est vaste et nous aurons besoin d'aide. Nous savons ce que c'est mais si nous vous le disons, vous en ferez une affaire personnelle. Aidez-nous, Firenze. Ayez confiance en moi comme je vous ai fait confiance il y a cinq ans.
_ Je vais t'aider. Mais si le danger est proche de nous, tu devras mettre tes amis en sécurité.
_ Elle ne vous fera aucun mal, je t'en fais la promesse, affirma le Gryffondor. Elle est terrifiée, elle a besoin d'aide. Alors c'est moi qui vous demande de ne pas intervenir.
_ Les centaures n'ont d'ordres à recevoir de personne, et encore moins de la part d'apprentis sorciers, lança une voix derrière Firenze.
Un deuxième centaure, les cheveux et le corps noirs, apparut.
_ Bane, ils veulent juste nous aider.
_ Nous, nous voulons détruire cette créature alors qu'eux, ils veulent la récupérer. Ils n'hésiteront pas à utiliser la magie contre toi.
_ Nous ne vous ferons jamais de mal, intervint Hermione. Nous ne voulons pas entrer en guerre contre vous. Nous voulons juste votre aide.
_ Vous voulez beaucoup de choses, jeune sorcière.
_ Nous devrions y aller, déclara Draco. Nous avons perdu trop de temps.
_ Tu as raison, dit Harry, allons-y. Merci, Firenze.
Les six élèves reprirent leur chemin.
_ Que ferons-nous si les centaures veulent s'en prendre à Alice ? demanda Neville.
_ Espérons que nous la trouve…, répondit Draco avant d'être interrompu par un cri. Allons-y !
Ils se regardèrent un instant avant de se mettre à courir. Ils parcoururent plusieurs mètres quand ils tombèrent sur un groupe de dix centaures dans une clairière qui pointaient leurs arcs vers une Alice terrifiée.
_ On ne sera pas assez nombreux, murmura Hermione.
_ Katie, Cho, Neville, allez chercher les autres, demanda Harry. On va essayer de protéger Alice comme on peut. Maintenant !
Les trois élèves partirent précipitamment tandis que Harry, Hermione et Draco se cachèrent parmi les feuillages.
_ Que fait-on maintenant ? Car si on n'était pas assez quand nous étions six, nous le sommes encore plus en étant trois, répliqua Draco.
_ Hermione, tu es la plus forte en métamorphose. Essaye de métamorphoser leurs arcs ou leurs flèches. Draco, tu es le plus doué en sortilèges, essaye de dévier les flèches. Et moi, je vais essayer de créer un dôme protecteur autour d'elle.
_ Mais nous l'avons à peine vu en cours, rétorqua Hermione. Je sais très bien que tu es le meilleur en Défense Contre les Forces du Mal mais pas de là à créer une barrière aussi résistante !
Harry regarda les centaures qui parlementaient quand une idée lui vint en tête.
_ Il existe bien un sortilège que nous avons vu en cours, mais j'ignore si ça va faire effet ou non.
_ Il faut tout tenter, déclara Draco.
_ Nous avons besoin d'un bouclier assez fort pour protéger Alice et je n'en vois qu'un. Le sortilège du Patronus.
Hermione et Draco se regardèrent, surpris et inquiets. Le sortilège était principalement connu pour créer une barrière contre les Détraqueurs mais également contre la magie noire. Ils espéraient juste que le sortilège parviendrait à ralentir les flèches.
_ Compte sur nous, dirent-ils d'une voix assurée.
Harry se leva et entra dans la clairière surprenant les centaures et Alice. Les créatures les regardèrent, méfiants. Du moment où Harry, Hermione et Draco ne les menaçaient pas, ils n'avaient aucune raison de les attaquer.
_ Comment vas-tu ? demanda le Gryffondor à la jeune fille. Tout le monde te cherche.
_ Je… Je suis désolée… Je ne savais pas où aller… Et le jour est venu trop rapidement… Aide-moi, Harry, sanglota Alice.
_ Viens avec moi, proposa Hermione en venant près d'elle.
_ Hors de question ! rugit un centaure qui les visa avec une flèche.
Hermione ne se retourna pas tandis que Draco l'immobilisa dans les airs.
_ Nous ne vous faisons aucun mal et vous osez vous en prendre à nous ? s'exclama-t-il. Laissez-nous partir et nous vous laissons tranquille.
_ Est-ce un menace, sorcier ? lança l'un des centaures qui les regardaient avec un air menaçant.
_ Pas si vous nous laissez partir, ajouta Harry en se mettant aux côtés de Draco.
_ Vous n'allez pas me dire que vous ne savez pas ce qu'elle est !
_ Si, nous le savons mais elle fait tout pour ne pas devenir ce monstre sanguinaire que les légendes racontent, objecta Draco. Au début, cela n'a pas été facile mais en ce moment même, plus de 200 sorciers, élèves comme professeurs, la cherchent activement. Car nous savons qu'elle sait se maîtriser, car nous avons foi en elle, nous lui faisons confiance. Si vous avez peur pour votre troupeau, nous le comprenons. Si elle vient avec nous, nous vous promettons que vous pouvez rentrer chez vous en toute sécurité.
_ Hors de question ! Elle a blessé l'un d'entre nous, elle doit être punie !
Harry regarda Hermione qui haussa les épaules. Alice, qui semblait avoir été rassurée par la présence des trois élèves, se tourna vers les garçons et les centaures.
_ Je n'ai jamais attaqué quiconque. J'étais déjà trop terrifiée pour attaquer une créature.
_ Alors comment expliques-tu que nous t'ayons retrouvée près d'une jeune centaure, inconsciente ?
_ Je courrais, je ne regardais pas devant moi, nous nous sommes heurtées brutalement. Puis j'ai été prise en chasse par vous. Je n'ai pas eu le temps de vous expliquer, se défendit Alice.
Il y eut des bruits de sabots et cinq centaures apparurent dont Firenze.
_ Les étoiles ont parlé. Nous devons punir cette créature de la nuit, déclara un centaure qui semblait âgé.
_ Hors de question, fulmina Draco en brandissant sa baguette. Vous ne la toucherez pas !
Harry et Draco lancèrent leurs Patronus au moment où les centaures commencèrent à les viser avec leurs flèches. Si Harry réussit du premier coup, son cerf fut assez fragile face aux flèches. Il essaya de le maintenir actif quand un paon resplendissant apparut, l'aidant à les protéger efficacement. Les créatures lancèrent un maximum de flèches qui ne passèrent pas le double mur produits par le cerf et le paon argentés. Les rares qui passaient tombaient avant d'avoir atteints Harry et Draco. Dans le même moment, Hermione avait envoyé des étincelles rouges vers le ciel afin de marquer leur localisation pour que les professeurs puissent les retrouver facilement.
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Pendant ce temps
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Neville, Cho et Katie courraient à travers la forêt, tombant parfois, mais continuèrent leur chemin jusqu'à arriver dans le parc. Ils virent le professeur Rogue et Hagrid qui observaient autour d'eux, restant à l'affût d'une quelconque nouvelle.
_ Professeur ! Professeur ! s'écrièrent les trois élèves.
Severus se tourna vers la Forêt Interdite.
_ Miss Chang, Miss Bell, Mr Londubat, que se passe-t-il ? Où sont Mr Black, Mr Malefoy et Miss Granger ?
_ Nous avons... retrouvé Alice Chase, expliqua Neville, essoufflé. Des centaures… se sont mis sur notre passage… Harry, Hermione et Draco essayent… de les raisonner… Il faut faire vite…
_ Si les centaures sont remontés, ce ne sont pas des élèves de seize ans qui vont réussir à les apaiser, songea Hagrid.
_ Allez à l'infirmerie, je vois que vous êtes blessés. Ce n'est probablement rien mais je ne veux prendre aucun risque, déclara Severus. Je vais prévenir les autres professeurs.
Pendant que les trois élèves rejoignirent le château, Severus ferma les yeux un instant quand huit loups argentés sortirent de sa baguette. Ils se volatilisèrent quand ils franchirent les murs du château. Dix minutes plus tard, Minerva, Remus, Pomona, Filius et Horace les rejoignirent.
_ Comment allons-nous faire pour les retrouver ? demanda Minerva.
_ Regardez, dit Hagrid en montrant la cime des arbres où des étoiles rouges scintillaient. Ils viennent de nous montrer leur localisation. Suivez-moi, je sais où ils se trouvent.
_ Attendez !
Les professeurs se retournèrent et virent trois élèves courir vers eux.
_ Nous voulons venir avec vous, affirma Colin Crivey. Alice est notre amie !
_ Je suis désolé, mais la situation est un peu périlleuse, répondit sèchement Severus. Je comprends que vous vous fassiez du soucis pour votre amie, c'est légitime, mais vous devez laisser faire les professeurs.
_ Nous savons comment s'y prendre avec Alice, si elle est prostrée, nous arriverons à la calmer. Laissez-nous venir, professeur, nous vous supplions, ajouta Ginny Weasley.
_ Ma décision est formelle : vous ne venez pas avec nous. Nous ne remettons pas en cause vos aptitudes, loin de là. Mais nous nous en sortirons, faîtes-nous confiance, rétorqua Severus.
Colin, Ginny et Luna Lovegood se regardèrent, sceptiques.
_ Rentrez au château, recommanda Remus. Nous vous faisons confiance, ne nous obligez pas à vous sanctionner si vous ne respectez pas les consignes.
_ Ils peuvent rester avec moi et si vous avez besoin d'eux, faîtes-moi un signe, proposa Horace.
_ Très bien. Attendez notre signal, déclara Minerva, allons-y.
Ils suivirent Hagrid qui les mena vers la clairière, leur indiquant quand ils devaient éviter tel obstacle. Ils arrivèrent au moment où les centaures envoyaient toutes leurs flèches vers les Patronus de Harry et Draco.
_ Je ne pensais pas qu'on pouvait utiliser ce sortilège de cette façon, observa Pomona.
_ C'est assez rare mais ils ont eu une bonne idée, au moins ils se protègent efficacement, répondit Remus.
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_ Ça suffit ! gronda une voix.
Les centaures et les élèves se tournèrent vers la forêt d'où avait retenti la voix. Il y eut plusieurs ombres avant que les professeurs McGonagall, Lupin, Chourave, Flitwick, Rogue et Hagrid apparaissent.
_ Ne te mêle pas de ça, Hagrid, lança l'un des centaures.
_ Je suis désolé, Bane, mais la jeune Alice est sous la responsabilité de l'école. Ou veux-tu que nous fassions appel au Ministère ? rétorqua Hagrid. Laisse-nous nous occuper d'Alice et nous vous laisserons tranquille. Nous ne voulons pas vous mettre à dos, vous le savez bien. Quittons-nous ici et maintenant sans heurts plutôt d'en appeler à la force. Et personnellement, je n'ai pas trop envie de voir débarquer le Ministère de la Magie sachant qu'ils n'auront pas autant de clémence que nous. Excusez-moi, Severus, j'ai un peu parlé au nom de Poudlard.
_ Il n'y a aucun souci. Vous êtes celui qui est le plus proche des créatures qui vivent dans la Forêt. Et je suis entièrement de votre avis. Comme vous le voyez, nous n'avons pas sorti nos baguettes et je demande à Mr Black, Mr Malefoy et Miss Granger de ranger leurs baguettes.
Harry et Draco se regardèrent, hésitants, avant de ranger leur bien. La plupart des centaures baissèrent également leurs arcs.
_ Bane, Hagrid a raison. Les enfants ne nous ont même pas attaqués, il n'ont fait que se défendre. Ne risquons pas notre liberté. Qu'ils se chargent de leur créature. Rentrons.
Le centaure dénommé Bane regarda les sorciers un instant avant de faire demi-tour et partit au galop, suivi des siens. Tout le monde se tourna vers Hermione et Alice. Cette dernière était assise contre un arbre et pleurait, Hermione essayant de la rassurer. Severus s'avança vers elles.
_ Alice, comment allez-vous ?
_ Elle est terrorisée, elle n'arrive pas à prononcer un mot, je n'ai absolument pas réussi à avoir ne serait-ce qu'un mot, répondit Hermione, inquiète.
Remus s'avança et s'accroupit à côté d'Alice.
_ Alice, nous allons rentrer au château. Vous allez revêtir une cape un peu spéciale, vous serez avec moi si cela peut vous rassurer, murmura-t-il. Elle devrait vous protéger du soleil, nous allons faire un léger essai. Le but est de vous ramener saine et sauve dans vos appartements.
_ Pourquoi ne pas demander à Nefli, ce serait plus simple, non ? proposa Harry.
_ C'est comme le transplanage. Si vous êtes fragilisés par quelque chose ou quelqu'un, vous pouvez vous blesser. Comme l'a dit le professeur Lupin, le but est de la ramener saine et sauve, pas blessée, répondit Minerva. N'oubliez pas cela quand vous aurez vos permis.
Harry, Hermione et Draco hochèrent la tête. Remus tendit la main vers Harry qui lui donna sa cape d'invisibilité.
_ Alice, est-ce que vous me faîtes toujours confiance ? Un signe de tête me suffira.
La jeune fille hocha discrètement la tête. Remus l'aida à se relever et la maintint au niveau de la taille. Il déploya la cape sur eux deux.
_ Et comment allons-nous savoir où ils sont ? demanda Pomona. Où avez-vous eu cette cape, Mr Black ?
_ C'est un objet qui passe dans ma famille depuis des générations, enfin les Potter. Le professeur Dumbledore me l'a offerte lors de mon premier Noël, répondit Harry.
_ Pour répondre à votre question, Pomona, Harry et Severus tiendront un très léger pan de la cape afin qu'aucune lumière ne passe, répondit un Remus invisible. Nous allons marcher jusqu'au centre de la clairière où c'est lumineux. Ne vous inquiétez pas, nous allons juste tendre un peu la main pour essayer. Sinon nous trouverons une autre solution.
Des bruits de pas se firent entendre sur le sol sec quand ils entendirent un Non de la part d'Alice. Remus et la jeune fille réapparurent près du groupe.
_ Alice, vous pouvez avancer plus rapidement que les autres ? demanda Hagrid.
_ Oui mais je ne vois pas en quoi ça va m'aider.
_ Vous allez vous réfugier chez moi, ma cabane est à la lisière de la forêt, si j'ouvre la porte arrière, vous devriez être sous les rayons de lumière que trois secondes maximum, cela devrait aller ? Et à la nuit tombée, vous rentrerez au château.
_ Nous lancerons au préalable les sortilèges filtrant la lumière, rassura Remus en voyant le regard paniqué de son élève.
_ Oui, je pense que c'est faisable. Merci.
_ De rien.
Ils se remirent en marche, les professeurs faisant un cercle autour des élèves. Remus plongea sa main dans sa poche et en sortit une tablette de chocolat.
_ Non mais tu n'es pas sérieux ? lança Severus. Tu te trimballes toujours avec ça dans tes poches ?
_ Tu ne savais pas que Remus est un admirateur du chocolat ? pouffa Harry. Merci, Remus, mais c'est contre des centaures que nous nous sommes battus, pas contre des Détraqueurs.
_ Mais l'effet est le même, vous avez épuisé votre magie, et je suis ton Directeur de Maison.
_ La pire menace au monde, dit Harry en éclatant de rire, entraînant les autres sorciers avec lui.
Remus lui donna un morceau de chocolat comme à Draco et Harry dut admettre qu'il se sentait un peu mieux, n'ayant pas pris conscience d'avoir utiliser autant de magie. Une fois arrivés près de la cabane, Hagrid, Remus et Severus entrèrent dans la maison du professeur de Soins aux Créatures Magiques. Quelques minutes plus tard, la porte arrière s'ouvrit et Remus apparut :
_ Ayez confiance en vous et mettez toute votre vitesse pour venir jusqu'à moi.
Alice regarda autour d'elle et chaque sorcier lui sourit. Elle inspira et se lança vers la cabane. Ne contrôlant pas sa vitesse, elle se heurta à Hagrid qui était dans l'axe de sa courses tandis que Remus refermait rapidement la porte. Heureusement que le demi-géant la rattrapa à temps.
_ Nous nous doutions un peu de cet effet, dit-il. Cela n'a pas été trop dur ?
_ Non, je n'ai quasiment rien senti, peut-être un peu de picotement.
Il y eut des coups contre la porte et Severus fit entrer Pomona et Minerva.
_ Comment vous sentez-vous, Miss Chase ? demanda sa directrice de maison.
_ J'ai l'impression d'être un peu confuse, j'ai la tête qui tourne.
_ Je reviens, dit Remus en sortant par la porte de derrière.
_ Asseyez-vous, proposa Hagrid en la dirigeant vers son fauteuil où deux sorciers pouvaient facilement s'asseoir.
Severus vint vers elle.
_ Est-ce que vous vous souvenez de ce qu'il s'est passé cette nuit ?
Alice baissa la tête et fit un signe de tête positif.
_ Pouvez-vous nous le raconter ?
_ Non, murmura-t-elle dans un souffle. Je ne veux plus y penser. Je n'ai rien fait de mal, je me suis juste protégée.
_ De quoi parlez-vous, Miss Chase ? demanda Minerva. Quelqu'un est venu vous agresser en pleine nuit ?
_ Je ne veux pas y répondre !
Alice se remit à sangloter en se recroquevillant dans le fauteuil. Hagrid lui déposa un oreiller et une couverture qui étaient quatre fois trop grands pour elle.
_ Allez-y, je la surveillerai, elle a surtout besoin de calme, chuchota-t-il.
Minerva acquiesça de la tête et fit signe à ses collègues de la suivre. Ils quittèrent donc la cabane au moment où Remus revint avec des poches de sang qu'il donna rapidement à Hagrid avant de suivre son mari et ses collègues retrouvant ainsi les trois élèves qui étaient restés à l'extérieur.
_ J'aimerais bien savoir ce qu'il s'est passé, dit Severus. Nous aurions dû intervenir, nous n'en serions pas là.
_ Vous ne pouviez pas savoir, Severus, répliqua Minerva. Vous n'avez fait que suivre les instructions.
_ Et nous avons perdu des heures inutilement ! Et si elle ne veut jamais nous en parler ? Personne ne pourra la forcer à tout raconter. Et à première vue, personne ne semblait blesser ce matin ! Et tout le monde était présent, rétorqua Severus, furieux.
_ Pas tout le monde, se souvint Pomona. Je n'ai pas vu Argus. L'avez-vous vu ?
Les professeurs se regardèrent, surpris. Personne ne pouvait affirmer avoir vu le concierge dans la Grande Salle.
_ Allez rassurer les élèves, je vais voir Argus, dit Severus.
_ Je viens avec toi, déclara Remus.
Après avoir rassuré les trois élèves qui étaient restés avec Horace près de la porte du château, Remus et Severus se dirigèrent vers le bureau de Rusard, au rez-de-chaussée. Ils frappèrent et la porte s'ouvrit.
_ Professeurs, que me vaut votre présence ?
_ Nous voulions savoir quelque chose. Que faisiez-vous entre deux heures et trois heures du matin cette nuit ? demanda Remus.
_ C'est une blague ? Vous venez me déranger pour savoir ce que je faisais cette nuit ? Comme vous, je présume, je dormais, répliqua Argus.
_ Très bien, nous voulions juste savoir. Ah, et quand la Directrice ou moi-même demandons un regroupement exceptionnel dans la Grande Salle, vous seriez prié de venir. Nous ne vous avons pas vus ce matin dans la Grande Salle.
_ Je ne me sentais pas bien, j'ai été à l'infirmerie. Demandez à Mrs Pomfresh, elle vous le dira.
_ Nous irons, merci Argus, répondit Severus en partant, suivi de son mari.
_ Cela ne nous avance pas vraiment.
_ Je sais. Nous verrons bien quand Alice nous expliquera ce qu'il s'est passé.
Ils allèrent dans la Grande Salle et arrivèrent à temps pour entendre le professeur McGonagall annoncer la reprise des cours à treize heures. Alice put rejoindre le château le soir-même mais resta silencieuse sur les événements de la nuit passée.
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Qu'en pensez-vous de ce chapitre ? Qui aurait pu agresser Alice ?
Je vous donne rendez-vous le samedi 11 février avec un nouveau chapitre intitulé "Parents et couple"
Je vous souhaite un bon week-end, prenez soin de vous et de vos proches ;)
