Bonjour à toutes et à tous ^^

Merci pour les reviews ;)

mimibou: C'est exactement ça :) Severus et Remus gardent quand-même leurs rôles de professeurs mais quand ils sont avec la nouvelle petite famille, ce sont juste des jeunes parents qui discutent avec de jeunes parents aussi *-* Lyall et Espérance vont apparaître de temps en temps, déjà dans ce chapitre puis durant l'été :) Maintenant qu'ils ont retrouvé leur fils et fait la connaissance avec la famille de Remus, ils ne peuvent plus rester éloignés d'eux ^^ Oui, ce sont les vacances de Pâques ^^ Oui, il reste encore un mois de cours environ avec les examens début juin. Mais en un mois il peut encore s'en passer des choses à Poudlard XD Mais oui, commencer à lire SAMLP maintenant que le tome 1 est terminé, c'est encore plus de courage qu'il faut XD Mais quand on commence, on ne peut plus s'arrêter XD

Non, nous n'avons pas une semaine de repos en mars mais nous avons quand-même plusieurs jours fériés ^^ J'avoue que les cultures étrangères sont intéressantes ^^ Sinon concernant les vacances en France, on en a quelques-unes. Généralement, c'est 5-6 semaines de cours et 2 semaines de vacances. Nous avons celles de la Toussaint à la fin du mois d'octobre-début novembre (seule exception avec une dizaine de jours), les vacances de Noël, les vacances d'hiver en février, les vacances de Pâques en avril et les vacances d'été (juillet-août) même si on termine les cours plus tôt (primaire-collège-lycée courant juin, à la fac on termine début mai mais il y a la session de rattrapages durant le mois ^^). Il y a juste un détail concernant les vacances d'hiver et les vacances de Pâques, c'est que la France est divisée en 3 zones, et selon la zone où on habite, nous ne tombons pas en vacances en même temps, cela évite notamment les embouteillages pour partir/revenir en vacances même s'il y en a quand-même ^^ Voilà, je crois avoir tout dit sur nos périodes de vacances scolaires ^^

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre ;)

Bonne lecture ;)


Chapitre 42 : Rencontres diverses

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15 avril

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Remus s'affairait depuis le milieu de l'après-midi dans la cuisine. Il devait recevoir ses parents le soir-même et il tenait à ce que tout soit parfait. Vers dix-huit heures, Severus vint dans la cuisine en portant son fils.

_ Regarde ça. Il est tellement stressé par le dîner avec tes grands-parents qu'il en oublierait presque sa famille. C'est nous qui devrions être stressés, tu ne penses pas ? C'est nous que Lyall et Espérance vont juger, pas Remus.

_ Très drôle, rétorqua ce dernier en se retournant. Je veux que tout se passe bien, c'est un crime ? C'est la première fois que je vais leur présenter quelqu'un. Excuse-moi d'être un peu stressé.

_ Je te taquinais, va, dit Severus en venant près de lui. Tu as fini ?

_ Oui, il restera les dernières touches à la dernière minute.

_ Très bien. Alors ton mari et ton fils adorés t'ont préparé un petit bain relaxant. Tu vas laisser la cuisine, je vais donner le biberon à Matthéo et je rangerai ensuite. Je mettrais la table ensuite et quand tu reviendras, il suffira d'attendre tes parents. Qu'en penses-tu ?

_ Tu es un mari très attentionné, répondit Remus en l'embrassant. J'y vais de suite.

Il déposa un baiser sur le front de son fils puis se dirigea vers la salle de bains. Pendant ce temps, Severus fit réchauffer le lait de son fils et le lui donna en s'installant dans un fauteuil.

_ Tu sais, je ne le dis pas à ton papa mais je suis moi aussi mort de trouille. Ils ont toujours entendu le nom de Severus Rogue comme le pire ennemi des Maraudeurs alors je suis moi aussi inquiet. Mais toi, tu n'as aucune raison de craindre que tes grands-parents te rejettent. Ils t'adoreront dès qu'ils te verront. Mais en attendant, tu vas terminer de manger et ensuite je rangerai la cuisine. Oh et puis tu sais quoi, une fois n'est pas coutume. Regarde.

Severus leva sa baguette et la pointa vers la vaisselle sale. Il fit un geste de la main et prononça une formule en informulé et la vaisselle se mit à se laver toute seule.

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Une heure plus tard, Remus revint dans le salon et vit qu'il avait été sobrement décoré et des bougies allumées flottaient au-dessus de la table.

_ C'est magnifique, observa Remus alors que Severus venait vers lui.

_ Moi aussi, je veux que cette soirée se passe bien.

_ Où est notre fils ?

_ Dans sa chambre, il ne doit pas encore dormir. S'il pleure, nous l'entendrons. Je vous aime Remus Lupin-Rogue.

_ Moi aussi, je vous aime, professeur Rogue, répondit Remus en l'embrassant tendrement.

Au même moment, ils entendirent un bruit de transplanage. Quelques secondes plus tard, Remus ouvrit à ses parents. Severus resta dans le salon, nerveux.

_ Papa, maman, bienvenue à la maison, dit Remus en prenant sa mère dans ses bras.

_ Tu es resplendissant ce soir, observa Espérance. Tu t'es fait beau pour nous ?

_ L'occasion est un peu spéciale. Entrez, entrez. Je vais vous débarrasser.

Remus prit les manteaux de ses parents et les accrocha sur le porte-manteau. Ses parents s'étaient avancés et Remus les conduisit jusqu'au salon. Il vint vers Severus et lui prit la main.

_ Je vous présente Severus, mon mari, déclara-t-il. Voici mes parents, Lyall et Espérance.

_ Enchanté de vous rencontrer, dit Severus en serrant la main de son beau-père et en embrassant sur la joue sa belle-mère. Remus m'a beaucoup parlé de vous.

_ Nous aussi, répondit Lyall. Nous avons encore du mal à croire que vous êtes ensemble aujourd'hui.

_ Cela nous surprend encore parfois, remarqua Remus. Asseyons-nous, je vais apporter l'apéritif.

Severus et les parents de Remus allèrent s'asseoir tandis que Remus allait dans la cuisine. Il sortit les petits-fours qu'il fit réchauffer grâce à un sortilège de chaleur avant de les amener sur la table basse. Il fit léviter des flûtes de champagne ainsi qu'une bouteille.

_ Remus nous a vaguement raconté comment vous êtes tombés amoureux, demanda Lyall. Remus nous a dit que les premiers mois d'enseignement n'ont pas été faciles.

_ C'est le moins que l'on peut dire. Je ne sais pas si Remus vous l'a dit mais durant notre cinquième année, je voulais prouver pourquoi Remus s'absentait lors de chaque pleine lune. J'ai suivi les Gryffondor et en entrant dans la Cabane Hurlante, j'ai vu Remus sous sa forme lupine. Pot… James Potter m'a sauvé la vie mais ma haine n'en a été que plus forte, se reprit Severus en voyant le regard de son mari. Comment voulez-vous que j'accepte à ce moment-là qu'un élève de ma promotion soit un loup-garou qui avait failli me tuer ? Puis ma meilleure amie a rompu son amitié car je l'ai insultée par mégarde, j'étais dans un mal-être et j'ai fait les pires choix et pour couronner le tout, la femme que j'aimais s'est mariée avec l'homme que je détestait par-dessus tout. Les années ont passé, la femme que j'aimais a été tuée, je me suis engagé dans un contrat qui ne m'allait pas, j'ai eu le fils de mon ennemi pendant deux ans dans ma classe et un jour, peut avant la pré-rentrée, le Directeur m'annonce que Remus sera mon collègue. J'ai cru à une blague. Cela me semblait impossible. Et pourtant…

_ J'ai l'impression d'entendre encore de la rancœur à ce sujet, songea Remus.

_ Même si je t'aime de tout mon être aujourd'hui, je ne peux pas oublier tout ce qu'il s'est passé.

_ J'espère qu'un jour, tu y arriveras.

Remus déposa un baiser sur les lèvres de son mari qui rougit.

_ C'est tout à fait normal que le passé compte toujours, déclara Lyall. Continuez, Severus.

_ Étant doué en Potions, j'ai fabriqué la potion Tue-Loup chaque mois. Parce que Remus voulait protéger Harry, on se croisait assez souvent. Puis Sirius Black a voulu entrer par deux fois à Poudlard. Lors de la deuxième fois, Remus et moi sommes allés dans le parc et nous nous sommes battus en duel. Je ne sais plus pourquoi je lui ai tout raconté : pourquoi je détestais Harry, pourquoi je devais rester professeur entre autres. Et là Remus me dit qu'il doute de la culpabilité de son ancien ami. Et tout a changé. Même si mes rapports étaient cordiaux avec Remus, je détestais tout autant Sirius Black. Et un jour, j'ai demandé à mon elfe de préparer ma maison pour l'accueillir. Et c'est ce qu'il s'est passé. Je l'ai accueilli, Remus et moi avons eu une promotion après avoir prouvé l'innocence de Sirius et nous nous sommes rapprochés. Cela s'est fait tellement en douceur que je ne sais pas exactement quand je suis tombé amoureux de votre fils.

_ Moi, je pense pouvoir te dire à quel moment.

_ Toi ? s'exclama Severus. Qui m'embrassait et me rejetait ? Qui a refusé toute relation pendant trois mois ? Avoue que tu étais difficile à suivre !

_ Pourquoi étais-tu si réticent ? Il semblerait que tu avais des sentiments pour Severus, pourquoi le rejeter ? Combien de relations as-tu pu avoir ? demanda Espérance.

_ C'est là tout le problème. Parce qu'il était dangereux, il ne voulait pas s'engager dans une relation, avoua Severus.

_ C'est toi-même qui a dit que j'avais failli te tuer cette nuit-là, répliqua Remus.

_ Vous n'allez pas vous disputer quand-même ? demanda Lyall, amusé.

_ Excuse-moi, papa. C'est un sujet assez tendu entre nous. Mais depuis que j'ai baissé mes barrières, je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie même s'il y a eu quelques passages difficiles.

_ Comme toute relation. J'avais une question qui me trottait dans la tête, comment ont pris vos parents en apprenant votre relation ? questionna Lyall.

Severus et Remus se regardèrent, gênés.

_ Mon père est décédé quand j'avais seize ans et ma mère est décédée il y a huit ans. De toute façon, je pense que ma mère l'aurait bien pris quant à mon père, il ne l'aurait jamais su. S'il n'était pas mort, j'aurais coupé les ponts avec lui dès que j'aurais eu dix-sept ans. J'aurai emmené ma mère et nous serions partis quelque part où il n'aurait pas pu nous retrouver. En plus, comme c'était un Moldu, il ne nous aurait jamais retrouvés. Mais cela n'est pas arrivé. Bref, ma seule famille c'est vous, notre fils, nos amis et tout cela me va très bien.

_ Eh bien, bienvenue dans la famille, alors, déclara Lyall en souriant et en tendant la main.

_ Merci beaucoup, Mr Lupin.

_ Appelez-nous par nos prénoms, voyons.

Soudain, ils entendirent des cris.

_ Quelqu'un veut vous rencontrer, supposa Remus. Je vais le chercher.

Sa mère le regarda partir, le sourire aux lèvres.

_ Avant que Remus ne revienne avec Matthéo, je tiens à vous prévenir. Notre fils a un don assez spécial…

_ Remus nous a expliqués, interrompit Lyall. Que voulez-vous, parents exceptionnels, enfant exceptionnel aussi.

Severus eut un petit rire et se détendit enfin.

_ Je vais aller préparer l'entrée et nous passerons à table ensuite, dit-il.

Au moment où Severus arrivait dans la cuisine, il croisa son mari et son fils.

_ Qu'en penses-tu ? Ils m'ont accepté ? demanda Severus.

_ Si tu ne les avais pas convaincu, je ne pense pas que mon père t'aurait accueilli dans la famille. Depuis mon… accident, il est très méfiant.

_ Je reviens, va présenter notre fils à tes parents.

_ Oh non, tu viens avec moi. Comme tu l'as dit c'est notre fils.

Severus sourit et embrassa son mari. Puis ils revinrent dans le salon où Espérance se leva en les voyant revenir avec un bébé dans les bras.

_ Mais qu'est-ce qu'il est mignon ! s'exclama-t-elle. Et ces habits, ils sont magnifiques !

_ Un cadeau des élèves, répondit Remus. Chaque maison y a mis du sien. Nous avons été très touchés par l'attention des élèves.

_ En tout cas, c'est ravissant. Il n'y a pas une minime marque de lycanthropie ? demanda Espérance. Je sais que Remus était guéri lors de sa conception mais il a été un loup-garou pendant plus de trente ans…

_ Non, aucun risque, répondit Severus. Quand je suis tombé enceint, nous avons fait des examens qui ont prouvé que Matthéo était totalement sain. Et nous les avons refait à sa naissance avec le même résultat. Tout est sous contrôle.

_ Comment diable avez-vous réussi à guérir Remus ? Je connais de nom la potion Tue-Loup mais…, dit Lyall.

_ J'ignore si Remus vous l'a dit, mais j'ai été un Mangemort, au service de Vous-Savez-Qui, répondit Severus. C'est notamment à cause de ça que nous nous sommes rapprochés. J'avais essayé de détruire la Marque que j'avais sur le bras mais je l'ai amèrement regretté. Je l'ai testée alors qu'elle n'était pas au point. J'avais promis à Remus de ne plus refaire d'expérience. Un jour, je faisais la potion Tue-Loup quand j'ai songé à quelque chose. La potion permettait d'atténuer le côté dangereux, moi je voulais le faire disparaître. En mélangeant divers ingrédients, en mettant davantage d'aconit et du napel et en faisant des tas de tests, j'ai fini par trouver le bon mélange. Maintenant, le but était de voir si ça faisait vraiment effet. J'ai rencontré un ancien élève qui m'a permis de le faire. Quand il m'a dit qu'il était guéri, j'ai donné le remède à Remus sans lui en parler.

_ Je peux vous dire qu'il a passé un mauvais quart d'heure mais tout s'est arrangé. Nous sommes heureux, nous avons un fils merveilleux, des emplois que nous adorons, que demander de plus ?

_ Un autre enfant ? lança Severus.

_ Je te l'ai déjà dit, pas avant un ou deux ans, répondit Remus.

_ Je le sais bien.

Severus embrassa Remus tendrement.

_ En tout cas, nous vous souhaitons tout le bonheur possible, déclara Espérance. Puis-je porter le petit Matthéo ?

_ Bien sûr, maman.

Et le dîner se déroula dans la bonne humeur. Severus et Remus racontèrent des anecdotes tout comme Lyall et Espérance racontèrent des souvenirs de l'enfance de Remus. En se couchant ce soir-là, Remus était plus qu'heureux : ses parents avaient accepté sa famille et c'était tout ce qu'il voulait.

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16 avril

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Après le déjeuner, Harry cherchait ses notes dans sa chambre quand Susan vint le voir.

_ Tu en as pour longtemps ?

_ Je ne retrouve plus mon cours de Botanique ! J'ai fait mon devoir en début de semaine, il n'a pas pu disparaître comme ça, s'énerva Harry en cherchant dans son tiroir du bureau.

_ Si tu l'as fait, tu l'as peut-être rangé dans ta malle, histoire de ne pas oublier tes cours en repartant pour Poudlard ?

Harry la regarda, surpris puis soupira.

_ Tu me connais bien plus que Ron ou Hermione, c'est dingue.

_ Je t'observe, c'est pas pareil. Et je n'ai aucun mérite, j'étais là quand tu as rangé ton cours dans ta malle.

Harry leva les yeux au ciel et mit ses cours dans son sac.

_ Voilà, j'ai tout pour Dean et Théo. Allons-y.

Susan et Harry descendirent, prêts à partir. Ils embrassèrent leur petite sœur et leur père avant de sortir pour appeler le Magicobus. Ils arrivèrent chez les Thomas vingt minutes plus tard. Ce fut Dean qui ouvrit.

_ Entrez, ma mère a préparé le thé et les gâteaux. Je me demande si on va en avoir assez. Ne parlez pas trop fort, Ellen dort dans notre chambre, dit-il.

_ Promis, on ne parlera pas fort, sourit Susan en entrant avec Harry. Comment vas-tu ? Et Théo ?

_ Nous allons bien. Fatigués mais heureux.

_ C'est ce que disent tous les jeunes parents, pouffa Harry. En tout cas, c'est très charmant chez toi.

_ À quoi ça sert ? demanda Susan en voyant un téléphone.

Harry et Dean se regardèrent et éclatèrent de rire. Une porte s'ouvrit et des pas précipités vinrent vers eux.

_ Taisez-vous, Ellen dort, siffla Théo avant de voir ses invités. Oh, bonjour, Harry, bonjour Susan. Dean, tu es incorrigible !

_ Pardon, mon amour. C'est juste que j'ai l'impression de te revoir durant les vacances de Noël où tu me posais un tas de questions sur les objets moldus.

_ Je ne t'en ai pas posé tant que ça, bougonna Théo.

_ Allons dans la cuisine, on pourra parler plus librement.

Dean et Théo emmenèrent Harry et Susan dans la cuisine au moment où la sonnette retentit.

_ Je vais finir par la transformer en sonnette en mousse, répliqua Théo.

_ Calme-toi, je vais voir qui c'est, répondit Dean en sortant de la cuisine.

_ Je savais déjà que Dean était un gentleman mais c'est aussi le petit-ami idéal, remarqua Susan. Il est toujours comme ça ?

_ Oui, répondit Théo en souriant. En tout cas, sa famille est adorable avec moi. Je suis vraiment bien avec eux. Et j'ai trouvé bien plus qu'un petit-ami et une adorable petite fille mais une famille dans laquelle je me sens bien même si beaucoup de choses me sont étrangères.

_ Ça ne fait pas bizarre d'ailleurs ? demanda Susan, le regard inquiet. J'aurais peur de faire quoi que ce soit ici. Qu'est-ce que c'est que ça ?

Elle regardait la télévision au moment où la porte de la cuisine s'ouvrit.

_ Une télévision, répondit Dean. Bon, je pense que tout le monde a eu la même idée. Il manque juste Ron et on est tous en couple.

Harry et Susan se tournèrent et virent le troisième visiteur.

_ Mais qu'est-ce que tu fais ici ? demanda Harry.

_ Qu'est-ce que vous faîtes ici ? demanda en même temps Draco.

Harry se leva et alla embrasser son petit-ami puis ils allèrent s'asseoir côte-à-côte.

_ Je suppose que nous avons eu la même idée, songea Susan. Au moins, ils auront nos cours en même temps.

_ Parce que vous ne vous êtes pas concertés ? s'exclama Théo.

_ Même pas, répondirent Harry et Draco.

Dean amena un plateau avec des gâteaux et un pichet de jus d'orange. Susan, elle, continuait de fixer la télé ce qui amusa son frère.

_ Tu sais, elle ne va pas te manger.

_ Pour toi, c'est facile de dire ça, tu as vécu chez des moldus ! Moi, c'est la première fois que je viens dans une maison moldue ! répliqua Susan. Alors excuse-moi d'être inquiète par cette grosse boîte qui semble te regarder faire tout ce que tu fais.

_ Alors techniquement, c'est le contraire, répondit Dean. C'est nous qui la regardons.

_ J'avoue que je ne suis pas rassuré non plus, indiqua Draco, inquiet. Tu es sûr qu'on ne risque rien ?

_ Mis à part de tomber accro à des images, non, pouffa Théo. J'ai eu les mêmes craintes quand je suis arrivé ici mais je vous assure que c'est inoffensif. Attendez.

Théo se leva et alla vers le téléviseur. Il sembla chercher quelque chose sur le meuble.

_ Où est la télécommande, Dean ?

_ Je te parie que Jane et Neil l'ont encore mis quelque part, soupira Dean. Attends.

Il sortit sa baguette et murmura Accio télécommande. Un objet rectangulaire sortit du canapé et heurta le front de Théo.

_ Et c'est inoffensif ? s'exclama Susan en se levant, apeurée.

_ Bon, j'avoue, je n'aurais pas dû avoir la tête dans le canapé, dit Théo. Mais je t'assure, Susan, que la télévision ne te fera rien. Mets une chaîne.

Dean esquissa un sourire et mit une chaîne. Susan et Draco poussèrent une exclamation en voyant des images et en entendant des voix.

_ Mais… mais c'est quoi ça ? s'exclama Susan.

_ C'est une chaîne d'informations, expliqua Harry. Des personnes font des reportages sur des événements dans le pays ou dans le monde. C'est un peu comme les journalistes dans le monde sorcier sauf que les moldus ont un autre moyen de communiquer. Bon après, il faut en prendre et en laisser. Mais il n'y a pas que ça, il y a des films, des séries, des dessins animés pour les enfants, des jeux télévisés…

_ Tu parles chinois là, répliqua Draco.

_ C'est simple d'utilisation et on s'y fait rapidement, déclara Théo. Franchement, je ne vois pas pourquoi les Sang-Pur ont peur du monde moldu. Certes, c'est complètement différent mais c'est ça qui rend les choses plus excitantes.

_ Et c'est quoi ça ? s'écria Susan. Pourquoi les images changent ?

Harry, Théo et Dean ne purent s'empêcher d'éclater de rire.

_ Il faut bien que les journalistes se reposent ou échangent leurs places avec d'autres collègues, expliqua Dean. C'est ce qu'on appelle des publicités. Des choses sans intérêt à part le fait de faire la promotion de nouveaux produits.

_ Mais alors pourquoi ils sont là ? lança Draco.

_ Pour l'argent, répondit Harry. Tout est une question d'argent comme partout ailleurs. Bon, et si nous allions voir la petite en toute discrétion, bien sûr.

_ À condition que cette chose soit éteinte, rétorqua Susan.

_ D'accord, je me souviendrais que Susan n'est pas fan d'une télévision, pouffa Dean. Honneur aux dames. Mieux vaut que vous y alliez l'un après l'autre. Quand elle dort, on peut enfin se reposer mais c'est trop court à notre goût. Les professeurs Lupin et Rogue nous ont dit que ça n'allait pas durer, nous avons hâte.

_ Je te comprends, c'était pareil avec Manon, répondit Susan. La semaine après sa naissance a été compliquée. Nous ne pouvions pas faire le moindre bruit. Je vous suis.

Elle jeta un dernier œil inquiet à la télévision que Théo éteignit avant de suivre les jeunes parents puis ce fut au tour de Draco.

_ Je n'arrive toujours pas à comprendre comment on a pu être aussi minuscules que ça, chuchota-t-il.

_ Je sais que ça semble surprenant mais c'est bien le cas, répondit Théo.

_ En tout cas, elle est magnifique. En même temps, je n'ai pas beaucoup de comparaison à part Manon et Matthéo.

_ Manon ? Je croyais qu'elle était née l'année dernière pendant les vacances de Noël, remarqua Dean. Tu ne sortais pas encore avec Harry, il était encore avec Cédric !

Draco échangea un regard gêné avec Théo.

_ Draco a été accueilli par les parents de Harry et Susan la veille du jour de l'an car il avait annoncé à son père qu'il était gay. C'est à partir de ce moment où…

_ Où j'ai commencé à tomber amoureux de Harry, acheva Draco. Alors que j'étais censé être en couple avec Théo.

_ Ah oui c'est vrai, dit Dean. Excusez-moi, je ne voulais pas faire remonter de mauvais souvenirs.

_ Ce n'est rien, assura Théo. Sortons avant qu'elle ne se réveille. Elle a son biberon dans quarante minutes normalement.

_ Laissons la place à Harry, murmura Draco.

Quand ils sortirent de la chambre, ils virent Harry expliquer ce qu'était le téléphone. Vu le regard de Susan, elle semblait plus emballée que par la télévision. Théo accompagna Susan et Draco dans la cuisine tandis que Dean emmenait Harry voir la petite. Les invités partirent en fin d'après-midi, après avoir fait la rencontre de la famille de Dean.

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19 avril

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Sirius et Amélia avaient aménagé leur terrasse pour accueillir leurs invités. Les familles arrivèrent petit à petit, Harry et Susan retrouvant avec joie leurs petits-amis. Après avoir salué les adultes, Harry, Draco et Susan se lancèrent dans le récit de leur visite chez Théo et Dean à Ron et Ginny tandis que Remus se tenait un peu en retrait, attendant nerveusement l'arrivée de ses parents. Quand ceux-ci apparurent sur la plage, Remus se dirigea vers eux, accompagné de Sirius et Severus, qui les avait rejoint.

_ Bonsoir, Remus. Tu es bien habillé, fais-moi voir, dit Espérance.

_ Maman, je n'ai plus dix ans, pouffa Remus.

_ Lyall, Espérance, je suis ravi de vous revoir, dit Severus en saluant ses beaux-parents.

_ Wouaf !

Remus se retourna et soupira d'exaspération. Sirius s'était transformé en chien et sautillait autour d'eux en aboyant et remuant la queue.

_ Je vous présente notre hôte, Patmol, qui risque de se faire gronder par sa femme si elle le voit ainsi, menaça Remus.

Sirius grogna et reprit forme humaine.

_ On ne peut pas s'amuser une minute avec toi, marmonna-t-il. Enchanté de vous revoir, Mr et Mrs Lupin, ajouta-t-il d'une voix enjouée en s'inclinant devant les parents de Remus.

_ Vous n'avez pas changé depuis le temps, lança Lyall. Ravi de vous revoir aussi, Sirius. J'ai entendu beaucoup de choses sur vous durant ces derniers jours.

_ Laissez-moi deviner, de bonnes choses de la part de votre fils et des moins agréables de votre gendre.

_ Sirius, répliquèrent Remus et Severus d'une même voix.

_ Roh ça va, je plaisantais. Et si nous allions retrouver mes invités et ma famille ?

_ Avec plaisir, s'exclama Espérance. J'ai hâte de voir vos enfants, Sirius et la mère de votre petite fille.

Ils se dirigèrent vers la maison tout en discutant. Sirius les mena à l'intérieur où ils trouvèrent Narcissa, Molly, Amélia, Susan et Harry.

_ Ah te voilà enfin, je suis sûre que tu faisais encore le fou quelque part, lança Amélia en voyant son mari. Prends la bouteille d'hydromel et les chopes de Bièraubeurre.

_ Ce n'était pas loin, répondit Remus. Papa, maman, voici la famille de Sirius. Sa femme Amélia, leurs enfants adoptifs Harry et Susan.

_ Et voici deux femmes remarquables, Narcissa Malefoy et Molly Weasley, ajouta Severus. Nous vous présentons Lyall et Espérance Lupin.

_ Mais oui, j'avais complètement oublié votre venue, s'excusa Amélia. Excusez-moi de mon accueil. Je suis légèrement nerveuse.

_ Détendez-vous. Je trouve votre maison charmante, dit Espérance. Remus et Severus nous ont beaucoup parlé de votre famille. Et je dois bien reconnaître qu'ils avaient raison, Harry est le portrait craché de son père, enfin de James.

_ Vous l'avez connu ? demanda Harry, surpris.

_ Il est venu une ou deux fois à la maison pendant l'été, admit Lyall. Je dois avoir quelques photos dans mon coffre à Gringotts. Je te les ferai parvenir.

_ Merci beaucoup, Mr Lupin.

_ Donc si je ne me trompe pas, Susan sort avec un de vos fils, Mrs Weasley tandis que Harry sort avec votre fils, Mrs Malefoy.

_ C'est ça, affirma Molly. Sans tenir compte que Harry et Ron sont amis depuis leur premier trajet lors du Poudlard Express. Et de par leur mariage, Sirius et Amélia ont dû choisir de nouveaux parrains et marraines. Remus et moi sommes le parrain et la marraine de Harry tandis que mon mari est le parrain de Susan.

_ Eh bien, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de liens entre vous, lança Lyall.

_ Et ce n'est pas tout. Narcissa et Sirius sont le parrain et la marraine de Matthéo, ajouta Severus.

_ Si nous allions sur la terrasse, nous serions mieux qu'ici, proposa Sirius.

Tout le monde prit quelque chose et sortirent. Les invités se turent petit à petit. Harry et Susan rejoignirent leurs petits-amis tandis que Severus, Remus et ses parents restèrent près de Sirius et Amélia.

_ Merci à tous d'être venus ce soir, dit Sirius. Je ne vais pas faire un grand discours, rassurez-vous. Il y a un an, j'épousais une femme remarquable qui m'a donné le plus grand des bonheurs : une famille. Nous ne fêtons pas seulement notre première année de mariage mais également la famille. Car vous êtes tous de la famille. Nous avons tous des liens plus ou moins étroits entre nous et mine de rien, nous sommes encore plus nombreux que les repas de famille lors de mon enfance, je ne pense pas que mon frère dira le contraire. Et en parlant de famille, le trois février dernier, notre famille a accueilli un nouveau membre : Matthéo Lupin-Rogue, le fils de Remus et Severus. Je leur souhaite tout le bonheur possible, qu'il soit aussi bon et beau que l'a été la naissance de Manon pour nous.

Remus et Severus sourirent en rougissant alors que les invités applaudissaient.

_ Et dans le même temps, elle sait combien nous sommes fières d'elle, ajouta Amélia. La famille n'est pas seulement là pour accueillir un nouveau membre ou pour célébrer un mariage, mais également l'entrée dans le monde des adultes. Si dans les trois mois à suivre, deux d'entre nous fêteront leur majorité, deux autres adolescents les ont déjà. Levons nos verres à Ron Weasley et Susan Black.

Remus regarda ses deux élèves qui rougirent, ne s'étant pas attendus à cette annonce. Puis les invités recommencèrent à discuter entre eux. Remus et Severus restèrent avec les parents de Remus, Sirius, Amélia et Narcissa.

Alors que la soirée se déroulait paisiblement, ils entendirent un transplanage alors que la nuit commençait à tomber.

_ Que fait McGonagall ici ? demanda Sirius en reconnaissant son invitée surprise.

_ Je le sens mal, dit Severus en grimaçant. Je reviens.

_ Je viens avec toi, décida Remus en le suivant ainsi que Sirius.

Les trois hommes se dirigèrent vers la plage.

_ Professeur, pour une surprise, c'en est une. Qu'est-ce que me vaut votre visite ici ? demanda Sirius.

_ Bonsoir, Sirius. Je suis désolée de vous déranger mais je dois parler avec Severus, annonça Minerva.

_ Que s'est-il passé ? s'enquit Severus. Cela ne pouvait pas attendre la rentrée ?

_ J'ai bien peur que non. Il serait préférable que vous rentriez aussi, Remus. Tous les Directeurs de Maison sont sur le qui-vive.

_ Mais pourquoi ? Que s'est-il passé ? répéta Severus, inquiet.

_ Argus Rusard a perdu la raison, déclara Minerva.

Severus et Remus se regardèrent, choqués.

_ Nous rentrons immédiatement. Nous serons à Poudlard dans quinze minutes, le temps de retourner à la maison et de faire les valises, déclara Severus.

_ Sirius, peux-tu garder Matthéo cette nuit ? Je viendrais le récupérer demain, proposa Remus.

_ Bien sûr, voyons.

_ Je vais saluer mes parents et je te rejoins à la maison. À tout à l'heure, Minerva.

Minerva hocha la tête, s'excusa du dérangement et transplana en même temps que Severus. Amélia, Narcissa, Harry, Susan, Draco et les parents de Remus vinrent rejoindre Sirius et Remus.

_ Mais que faisait McGonagall ici ? demanda Harry. Il y a un problème à Poudlard ?

_ Harry, le professeur McGonagall. Et oui, il y a eu un problème à Poudlard, Severus et moi devons rejoindre Poudlard au plus vite. Sirius va garder Matthéo cette nuit et je reviendrai demain pour le récupérer, annonça Remus. Papa, maman, je suis désolé, je dois vous laisser. Je vous enverrai une lettre régulièrement, c'est promis.

_ Ne t'inquiète pas, c'est normal que tu retournes à Poudlard, dit Lyall. Et nous sommes bien ici, nous allons rester encore un peu si tes amis sont d'accord.

_ Bien sûr, s'exclama Sirius. Va retrouver ton mari, Lunard, nous nous occupons de votre fils.

_ Merci beaucoup, dit Remus.

Il salua ses amis et transplana à son tour. Harry, Susan et Draco rejoignirent Ron et Ginny qui étaient restés avec les invités. Ils racontèrent ce qu'ils avaient entendus ce qui les intriguèrent. Qu'avait-il bien pu se passer à Poudlard ?

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Alors que la soirée se terminait, Harry et Draco étaient assis l'un contre l'autre sur une pierre sur la plage. Ils regardaient le reflet de la lune sur l'eau.

_ Je n'ai pas envie qu'on se sépare, on est tellement bien, soupira Draco. Mais je vais devoir rentrer avec ma mère.

_ Et si on demandait à ce que tu dormes ici ? proposa Harry. Après tout, c'est sans doute l'unique fois où on pourra passer la nuit sans avoir de contraintes.

_ Ce serait pas mal en effet.

_ Allons demander, s'exclama Harry en se levant.

Draco sourit et le suivit. Ils allèrent trouver Sirius et Amélia qui discutaient avec Narcissa.

_ Tu tombes bien, Draco, nous allons bientôt rentrer, déclara cette dernière.

_ C'est justement à ce propos qu'on veut vous parler, répondit Draco. Je sais qu'on s'y prend un peu à la dernière minute mais… nous aimerions passer la nuit ensemble.

_ Et pourquoi ce soir-là ? demanda Sirius, surpris. Ce n'est pas que je ne veux pas mais c'est soudain.

_ On n'a que peu d'occasions de se retrouver ensemble à Poudlard. On doit toujours s'organiser avec Hermione et Daphné pour qu'on puisse passer une nuit ensemble. On essaie une nuit par semaine mais c'est assez compliqué avec les devoirs, nos rondes et surtout nos devoirs de Préfets dans nos propres maisons, expliqua Harry. Alors, hormis la contrainte de vous demander l'autorisation, nous sommes quand-même plus libres ici. Et je ne pense pas qu'on repassera une soirée ensemble avant qu'on rentre à Poudlard.

_ Et si nous avions manqué à nos devoirs de Préfets, Remus et Severus vous auraient déjà prévenus, ajouta Draco.

_ Je ne vois pas d'objections, répondit Narcissa. Mais je veux que tu sois revenu pour onze heures demain matin, Draco.

_ Promis maman. Merci !

Draco et Harry se regardèrent, ravis. Ils allèrent rejoindre Susan qui venait de sortir de la maison et parlèrent ensemble jusqu'aux départs des invités. Le couple rejoignit alors la chambre du sorcier brun et déposèrent leurs baguettes sur le bureau. Draco s'assit sur le lit, suivi de Harry. Ils commencèrent à s'embrasser, rapidement interrompus par Harry.

_ Attends, dit-il.

Il se leva et prit sa baguette.

_ Mieux vaut lancer le sortilège d'insonorisation, je n'ai pas envie qu'ils nous empêchent de nous voir cet été ou pire, qu'ils demandent à Severus et Remus de nous surveiller à Poudlard.

_ Ils en seraient capables, songea Draco. Et garde-la de côté, on ne sait jamais.

Harry le regarda, surpris, comprenant le sous-entendu.

_ Tu voudrais réessayer ?

_ Pourquoi pas. J'en ai envie mais ce n'est pas la même excitation que quand c'est moi qui…

_ Je comprends parfaitement. Moi aussi, ce n'est pas pareil, je te l'avais dit mais je respecte ton choix de vouloir essayer. Et si ça ne fonctionne pas, pas de problèmes. On n'en fera pas un plat.

_ Et si tu te taisais ? proposa Draco en capturant les lèvres de son petit-ami.

Ils s'allongèrent et approfondirent leur baiser. Leurs langues demandèrent l'accès à la bouche de l'autre et le baiser devint de plus en plus fougueux. Leurs mains voyagèrent dans les cheveux et le dos de l'autre. Harry déplaça ses lèvres dans le cou de Draco qui gémit. Il se tortilla sous Harry qui perçut une bosse dans le pantalon de son petit-ami. Lui non plus n'était pas resté de marbre. Draco repoussa doucement le Gryffondor.

_ Si on enlevait nos vêtements, ce serait mieux, non ?

_ Si tu veux, répondit Harry.

Ils se dévêtirent lentement, admirant l'autre au fur et à mesure qu'ils se dénudaient. Alors qu'il ne leur restait que leur caleçon, Harry vint se placer sur Draco et captura à nouveau ses lèvres. Son corps s'allongea petit-à-petit sur celui du Serpentard, faisant rencontrer leurs membres sous tension. Harry commença à onduler, faisant gémir le couple, puis accéléra le mouvement, accompagné par Draco.

_ Harry… ar… rête, haleta-t-il.

Harry se redressa et plongea son regard émeraude dans les yeux gris de son Serpentard adoré.

_ Je ne… veux pas… venir comme ça, annonça ce dernier. Je ne… veux pas d'un… premier round.

_ Oh, je comprends, répondit Harry en souriant. Mais si tu es déjà tendu comme ça, je doute que ça se passe mieux que la première fois. Laisse-moi m'occuper de toi, tu te sentiras plus détendu, crois-moi.

Draco esquissa un sourire.

_ Je te fais confiance.

_ Alors enlevons ce dernier vêtement, proposa Harry en enlevant le sien.

Draco fit de même. Harry vint déposer des baisers dans le cou de Draco avant de descendre lentement vers son entrejambe.

_ Harry, je ne vais pas tenir très longtemps si tu continues comme çaaaaaah, s'écria Draco alors que Harry caressait d'un doigt son érection.

Cette caresse lui avait fait comme un électrochoc. Il avait eu le souffle coupé un instant mais il n'eut pas le temps de reprendre une respiration normale que Harry commençait à suçoter son gland qui était particulièrement sensible. S'il avait senti qu'il était proche de la jouissance quand Harry était sur lui, Draco dut faire un effort pour ne pas jouir immédiatement. Le Gryffondor dut le sentir aussi car il prit le membre tendu dans sa bouche et commença des va-et-vient rapides. Draco ne put s'empêcher de crier son plaisir tandis qu'il sentait une chose gluante près de son intimité. Il ne s'était même pas aperçu que Harry avait enduit son doigt de lubrifiant. Plongé dans son plaisir, il avait écarté ses jambes naturellement pour que Harry ait davantage de place pour s'occuper de son membre. Draco sentit le doigt masser son intimité ce qui augmenta son excitation et jouit brusquement dans la bouche de Harry. Ce dernier se retira rapidement en s'essuyant la bouche avec sa main.

Draco enlaça Harry avec ses bras et l'embrassa tendrement. Quelques minutes plus tard, l'une des mains de Harry caressa le torse de Draco, jouant avec les tétons tandis que l'autre revint près de l'intimité. Harry remit du lubrifiant et Draco sentit un doigt titiller son anus. Il frémit à ce contact et se laissa faire. Le doigt inquisiteur le massa assez longtemps et Draco sut la raison quand la première phalange s'introduisit en lui. Il n'avait pas du tout eu mal et son coeur se gonfla d'amour pour le jeune homme qu'il aimait, qui prenait soin de lui et à qui il allait se donner. Harry releva la tête vers Draco, ce dernier esquissa un sourire.

_ Ça a été ? demanda Harry.

_ Je n'ai pas eu mal du tout. Je t'aime, Harry.

_ Je t'aime aussi.

Ils s'embrassèrent de nouveau alors que Harry enfonçait son doigt en lui, le faisant gémir. C'était une drôle de sensation de sentir quelque chose en lui mais il ne trouvait pas cela désagréable. Depuis sa première fois avortée, il avait voulu s'habituer à avoir un ou deux doigts en lui et Harry s'y prêtait volontiers. Aujourd'hui, c'était différent. Il n'était pas dans les mêmes conditions et voulait vraiment que cette première fois se déroule de la meilleure des façons. Draco gémit quand Harry bougea son doigt en lui. Draco sentit l'excitation revenir, son membre qui avait perdu de la vigueur en reprit et ses gémissements se firent plus nombreux.

_ Je vais en mettre un deuxième, détends-toi, murmura Harry entre deux baisers.

Draco hocha la tête et essaya de se détendre. À chaque fois, l'introduction du deuxième doigt était difficile mais il fit tout pour ne pas avoir mal. Harry retira son premier doigt, lubrifia son majeur et son index et les reposa sur l'entrée intime du Serpentard. Harry exerça une légère pression et les recula et entreprit l'opération de nombreuses fois, exerçant une pression supplémentaire. Quand Draco sentit son anus protester, il essaya de refermer ses jambes mais le corps de Harry l'en empêchait. Harry laissa ses doigts exercer une légère pression et apparut dans le champ de vision de Draco.

_ Ça va aller, dit-il lentement. J'y vais tout en douceur, je veux que tu apprécies ce moment.

_ Mais ça tire…

_ C'est normal, il n'est pas habitué à être ouvert comme ça. Mais je te promets que ça va aller.

Draco se crispa soudainement. Pendant qu'ils parlaient, Harry avait continué sa préparation. Draco sentait les bouts des doigts entrer en lui, étirant son anneau de chair. Avant qu'il ne dise quoique ce soit, Harry l'embrassa sur le torse, mordilla ses tétons, caressa son sexe ce qui détourna l'attention de Draco qui se détendit. Il se sentit soudainement rempli : les deux doigts de Harry étaient en lui et il avait eu à peine mal. Une fois qu'il fut habitué à ses deux intrus en lui, il donna un léger mouvement de bassin et Harry commença à aller et venir en lui, le faisant gémir. Il sentit que Harry semblait chercher quelque chose jusqu'à ce que Draco fut pris d'une déferlante de plaisir et poussa un cri. Harry esquissa un sourire, retira ses doigts et les enfonça brusquement, touchant la prostate de Draco. Il recommença mais adopta une cadence trop lente pour Draco qui en voulait davantage. Harry continua ses va-et-vient et Draco comprit le subterfuge : quand Harry écartait ses doigts, il les enlevait soudainement et entra en venant percuter sa prostate en écartant ses doigts ce qui fit que Draco n'eut pas le temps d'avoir mal. Harry continua ainsi et introduisit un troisième doigt. Draco eut plus de mal à le supporter mais les attentions de Harry lui permirent de se détendre. Après une préparation lente et longue, Harry retira ses doigts et vint embrasser Draco, qui haletait sous le plaisir qu'il avait pris.

Après que Draco eut affirmé son consentement, Harry prit un oreiller et le mit sous le bassin de Draco. Ce dernier tenta de réguler sa respiration alors que la peur l'envahit peu à peu. Harry lança le sortilège de protection et lubrifia son sexe au garde-à-vous. Harry se plaça entre ses jambes et plaça son sexe contre l'anus de Draco qui frémit. Il avait tout aussi hâte qu'il craignait ce deuxième essai. Mais Harry l'avait très bien préparé et Draco savait qu'il saurait le détourner de la douleur qu'il allait avoir. Il sentit une pression constante contre son intimité et grâce à la préparation et au lubrifiant, il sentit un léger étirement quand le gland commença à entrer en lui. Mais il savait que le plus dur était à venir alors il décida d'agir lui aussi. Il bougea son bassin ce qui fit sourire Harry. Sachant que le moment tant redouté arrivait, Draco captura les lèvres du Gryffondor et leur baiser tendre et amoureux remplit Draco de bonheur. Dans quelques secondes, le sexe de Harry allait entrer en lui et il saurait s'il pouvait continuer ou pas. Draco sentit Harry se retirer, remettre du lubrifiant et revenir contre son intimité. Harry approfondit le baiser alors qu'il exerçait une plus forte pression. Draco gémit de douleur en sentant le gland forcer son intimité même si la douleur était assez minime. Harry recula un peu ce qui frustra Draco qui donna un coup de bassin vers Harry ce qui le fit hurler. Une douleur vive provenait de son derrière là où le gland était à peine engagé ce qui le faisait horriblement souffrir. Harry le rassura, attendit que la douleur disparaisse puis entra lentement en Draco. Il dut se mordre les lèvres pour ne pas crier quand le gland fut entièrement en lui mais la douceur et la patience de Harry l'aidèrent à se calmer. Contrairement à la première fois, cela lui avait fait moins mal même si cela restait assez douloureux.

Quand Draco sentit que son anus se détendait, Harry progressa en lui et Draco sentit alors le pubis de son Gryffondor contre ses fesses. Des larmes de joie coulèrent de ses yeux : il l'avait fait. Même s'il ne trouvait pas cela agréable pour le moment, il était heureux de le faire avec Harry.

_ Fais-moi l'amour, Harry. Je t'aime.

_ Je t'aime aussi, si tu savais, murmura Harry en l'embrassant tendrement.

Il fit de très légers va-et-vient afin de ne pas blesser Draco qui grimaça. Quand il put se mouvoir plus librement, Harry se retira presque entièrement, lubrifia son sexe à nouveau et le pénétra à nouveau venant percuter de plein fouet la prostate de Draco qui poussa un cri. L'étirement continu de ses chairs restaient douloureux mais la glande sensible se mêlait à ce sentiment désagréable. Peu à peu, la douleur disparut et Draco se détendit complètement. Harry dut le sentir car il accéléra ses mouvements les faisant gémir tous les deux. Draco haletait depuis un moment quand Harry prit son sexe en main qui était à moitié dur. Il sentit rapidement une vague de chaleur le submerger.

_ Har… ry… je…

Harry comprit le message et accentua ses mouvements faisant grimacer Draco. Cela devenait trop soutenu pour lui mais cela suffit à Harry pour jouir en lui, suivi par Draco peu après. Il fit de léger va-et-vient pour se retirer, faisant gémir Draco de douleur. Il sentit que son derrière était douloureux et ne voulait pas bouger. Harry les nettoya et vint se blottir contre son petit-ami.

_ Comment te sens-tu ?

_ Plutôt bien, répondit Draco en baissant les yeux.

_ Draco, c'est normal si tu n'as pas tant apprécié, moi aussi ça a été difficile, rappelle-toi.

_ Je ne sais pas si je vais retenter l'expérience mais je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi, déclara Draco. Je n'aurais jamais imaginé avoir une première fois aussi douce que ça.

Harry sourit et l'embrassa. Draco se tourna pour se blottir contre lui mais la douleur au niveau des reins le fit s'allonger de nouveau. Ce fut côte-à-côte qu'ils s'endormirent, épuisés et heureux.

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Un chapitre riche en émotions ^^ Ne vous inquiétez pas, nous en saurons plus sur Rusard dans le chapitre suivant pour le dénouement sur ce comportement mystérieux :)

Si vous étiez un sorcier en ayant grandi dans le monde sorcier depuis votre naissance, quel serait l'objet moldu qui vous ferez le plus "peur" et au contraire vous attirerait le plus ?

Pour ceux qui lisent également SAMLP (S'aimer malgré les Préjugés) de NemoBuck, n'oubliez pas de suivre sa page auteur pour être informer de la parution du premier chapitre du deuxième tome :)

Je vous donne rendez-vous le samedi 8 avril avec un nouveau chapitre intitulé "Lendemain difficile"

Je vous souhaite un bon week-end, prenez soin de vous et de vos proches ;)