Petit mot de l'auteure : écrit en l'honneur de l'anniversaire de Michael Emerson.
Ce monstre de Martin pointe son revolver sur Alex.
Caché dans sa maison, Ben ne peut voir le visage de sa fille ; mais il n'en a pas besoin. Il imagine sans peine sa peur, sa détresse, son impuissance. Il sent son cœur bouillir de colère mais aussi de terreur. Martin aurait bien pu le menacer lui qu'il n'aurait rien ressentit.
Mais voir sa petite fille être ainsi prise pour cible... c'est tout à fait différent.
Puis, Martin pousse le vice jusqu'à faire parler Alex via le talkie.
Entendre sa fille le supplier de sortir est une torture. Plus que jamais, il sent le poids de son amour pour Alex l'envahir. Il est à deux doigts d'obéir à ce fou, de le rejoindre en courant et de faire tout ce qui lui demande.
Mais il ne le fait pas.
Malgré tout l'amour qu'il éprouve pour celle qu'il a élevé comme son enfant, il ne peut abandonner l'île. Il a un devoir envers elle ; la protéger et protéger Jacob. Quand il a été investi de cette mission, il avait conscience de ce qu'elle lui demanderait : faire passer l'île en priorité. Y compris par rapport à sa propre fille.
Alors lorsque Martin lance le décompte fatidique, Ben le supplie de la laisser partir, hurle à Alex combien il l'aime, mais il ne fait pas le moindre geste pour sortir.
Et quand le coup de feu retentit, Ben ne peut que s'effondrer.
Pardonne moi, Alex... prie-t-il mentalement.
Et il espère qu'elle aura la force de le pardonner. Car lui sait qu'il n'y arrivera jamais.
