RARs :

Cosmo : Hello ! Je suis ravie que l'histoire te plaise, vraiment ! J'ai longtemps été à la recherche de fictions à propos d'Uzushio et j'avais d'ores et déjà oublié la communauté française dès lors que je les ai entamées… ^^', mais le problème avec celles qu'on trouve, c'est qu'elles ne sont généralement pas terminées. Pourtant, il y a tellement de potentiel que la frustration me monte à la gorge à chaque fois, si tu vois ce que je veux dire. Alors, lorsque je suis tombée sur celle-ci, ça a été le coup de cœur :) C'est pour ça que je veux vous la faire partager, et je continuerai à poster, c'est une vraie promesse, peu importe le temps que cela prendra, je n'abandonnerai pas cette fiction, pas celle-là. Et ça, c'est dû à une chose : peu importe le nombre de fois que je relie des écrits de cette auteure, je suis chaque fois fasciné par son imagination et je ne m'ennuie jamais. Je vois que c'est votre cas aussi, et cela me pousse à continuer. Alors, c'est à toi, à vous que je dois des remerciements. J'espère en tout cas que ce chapitre va te plaire. Je te fais de gros bisous et une bonne lecture à toi ^^

Yuugure : Tu es toujours aussi adorable… merci beaucoup pour ton message encourageant, je me suis bien reposé, mais il est temps pour moi de m'y remettre, surtout si je dois jongler entre trois traductions à la fois ! C'est moi qui me suis mis dans ce trou après tout, haha, mais je n'ai pas de regrets, surtout chaque fois que je reçois vos messages ^^ Quoi qu'il en soit, nouveau chapitre, enfin, j'espère qu'il te plaira. Je t'embrasse fort fort, et je te souhaite une très bonne lecture !

Nosh : Avec des coéquipiers comme Jiraiya et Orochimaru, il vaut mieux avoir un bon instinct, en effet ! Et puis, n'oublions pas qui est son grand-oncle : Tobirama, il y a des liens partout dis-donc XD Pour ce qui est de détruire les ennemis de Naruto, je pense que Kabuto s'en charge déjà (*larme à l'œil*) X) Je ne dirais rien par rapport à la manière dont ils vont s'arranger, si arrangement il y a . , la réponse à cette question viendra tôt ou tard (tard, TARD) Merci beaucoup pour tes encouragements en tout cas, et encore désolé pour le retard… Des bisous et une bonne lecture à toi !

Raph1978 : Je dois t'avouer que, même si l'auteure ne les développe pas - les histoires graveleuses de Sasuke -, il y a encore de quoi se moquer de Sasuke à venir X) Surtout avec Naruto ! Haha, j'adore Tsunade dans cette fiction, et comment l'auteure l'a décrit en général dans ses histoires, elle est juste incroyablement puissante ! Dans le sens où elle m'étonne toujours ! Quoi qu'il en soit, merci beaucoup pour tes encouragements également, je t'embrasse fort, une bonne lecture et encore désolé pour le retard !

AngelCry0o : Je réponds à tes questions (même si tu es parti lire la VO entre deux, ce que je comprendrais vu mon retard). Dans le ch.2, Sasuke pense effectivement au baiser qu'ils ont "partager" dans la salle de classe (trop mignon)... Pour ce qui est de la cartographie, je ne pense pas que l'auteure ait modifié quoi que ce soit. Après tout, que savons-nous de la localisation exacte d'Uzushio ? Dis-moi si je me trompe, mais il ne me semble pas qu'il y ait des informations précise là-dessus. Pour moi, elle se trouve effectivement par-delà le Pays des Sources Chaudes, quelque part au milieu de l'océan un peu avant le Pays de l'Eau, du moins, c'est comme ça que je me le suis toujours imaginé, mais peut-être que je me trompe. Dis-moi en plus sur ta théorie ? certitude ? Pour ce qui est de Danzo, l'auteure originale aime creuser loin dans la personnalité des personnages et trouver leurs réelles motivations afin de s'en servir pour écrire, et moi-même, je détestais Danzo et Orochimaru avant de lire ses histoires, sauf qu'elle n'a pas tort, les actions de Danzo et d'Orochimaru sont à demi pardonnables, car il y a une RAISON ou plusieurs derrière tout ce bordel. A présent, Orochimaru est l'un des personnages qui me fascine le plus (je rigole comme une idiote lorsqu'il apparaît ^^') et lire des fictions à propos de Danzo ne me dérange plus, même si je ne le fais presque jamais délibérément, notons le presque…. ;) J'ai VRAIMENT hâte que tu me dises que que tu penses de leur expédition lorsque je publierai les chapitres en question, car personnellement, je ne m'en lasse jamais, ils sont juste excellents XD Mais, pour le moment, je te fais plein de bisous et je te laisse à ta lecture, à bientôt !

Tsuki Banritt : Tu n'imagines MÊME PAS les retournements de situation qui t'attendent ! J'ai tellement hâte d'avoir ton avis sur la suite, je pense que ça ne va pas manquer de rebondissements pour toi ! Je te laisse donc à ta lecture, plein de bisous et encore désolé pour le retard ^^'


Une bonne année à tous... !


chapter 16: twin-tone rendezvous

[Ton : L'intonation, la tonalité, la modulation de la composition exprimant la signification, le sentiment ou l'attitude que prend la musique.]

– Airi, reprend-toi ! J'ai beau ne pas être une experte en kenjutsu, même moi je peux dire que tu te relâches ! Yuriko, ne te dégonfle pas à la moitié du chemin et prend ton courage à deux mains ! N'hésite pas, surtout ! Kenshin, tu es un ninja ou une poule mouillée ? Arrête de rêver, viens par ici et va aider tes coéquipiers !

Gaara se souvenait, si ce n'est que vaguement, d'un temps où le volume sonore de Fû n'était pas activé en mode 'rugissement'. Lorsqu'elle était arrivée, amenée à Uzushio par un Naruto quelque peu réticent, il l'avait vu comme une personne brillante, un esprit libre et enthousiaste tout en prudence, mais toujours… gérable. La plupart du temps.

(En toute honnêteté, elle s'était acclimatée à la liberté qu'offrait Uzushio comme un poisson dans l'eau. Gaara était de ceux qui pensait qu'elle l'avait même pris trop bien. Après tout, Naruto et elle s'entendaient comme larrons en foire - laissant derrière eux des dégâts considérables, un bon nombre de spectateurs traumatisés et une égale chance de goûter soit à une mort douloureuse, soit à la gloire éternelle.

Ils étaient encore à ce jour banni de reprendre une mission en duo.)

Puis Naruto avait présenté Fû à son équipe de Genin, et la partie 'gérable' était passée à la trappe après les premières vingt secondes de présentations. Fû s'était adaptée, une bonne année après avoir ouvert la bouche pour accueillir ces trois gamins et avoir été perdue aux mains de trois gosses de onze ans, exubérant et bavard au possible. Désormais, donc, au lieu de monter doucement dans les tons, elle beuglait directement.

La kunoichi de Gaara, Aki, lui passa devant dans un tourbillon, suivit de près par l'experte en kenjutsu de Fû, Airi. Les deux jeunes filles criaient des insultes, et alors qu'Airi plongeait vers l'avant avec son long tachi peint en noir, Aki s'écarta de son chemin et se prit presque dans les jambes de Gaara avant d'avoir pu mettre assez de distance pour s'assurer une marge de sécurité. Gaara, habitué aux problèmes de concentration de son élève lors d'un combat, roula simplement les yeux, recula et dit d'une voix un peu plus haute que son ton habituel :

– Aki, fais attention à ton environnement.

– Pardon, sensei ! lui renvoya-t-elle, toutefois son sourire fut absolument impénitent lorsqu'elle se précipita en direction d'un énorme rocher sur leur gauche.

Les autres Genin de Fû faisaient face aux garçons de Gaara, les deux pairs démontrant un respectable esprit d'équipe, et Gaara ressentit que la situation était suffisamment sous contrôle pour qu'il se pose sur un morceau de bois flotté abîmé perdu dans le sable. Fû se joignit à lui dans la seconde, s'affalant sur le sol et croisant les jambes. Elle souriait, d'un sourire vif et plein de chaleur, et Gaara l'observa pendant plusieurs secondes avant de détourner les yeux.

– Ils s'en sortent bien, dit-elle, et il y avait un adorable contentement dans sa voix. Tu sais, je… Lorsque Naruto m'a informé que j'allais devenir sensei, il faut avouer que je pensais qu'il était devenu dingue. Enfin, plus qu'il ne l'est déjà, si tu vois ce que je veux dire. Mais ils s'en sortent bien. C'est plutôt agréable, tu ne trouves pas ?

Fû était autant un hôte que l'était Gaara. Leur passé se ressemblait, leur fardeau était le même. Jamais avant de venir ici, avant de rencontrer Naruto, n'aurait-il pu dire cela pour une autre personne avec le moindre soupçon de vérité. Mais maintenant… maintenant, il n'arrivait pas à imaginer sa vie sans. Ne pouvait pas s'imaginer revenir À sa vie d'avant, redevenir celui qu'il était.

– Naruto a toujours réussi à être... surprenant, fit-il après un battement. Mais en général… il est aussi rare qu'il se trompe.

Elle éclata de rire, lisant entre les lignes le "Je pense la même chose" que Gaara n'exprimait pas explicitement.

– C'est sûr, consentit-elle, levant la tête au mouvement du vent et prenant une profonde inspiration dans la brise marine. Il est cinglé, compliqué et c'est un fourbe, mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime.

Il y eut un silence, puis elle expira et s'appuya contre le rondin de bois, étendant ses jambes devant elle et croisant les bras sur sa poitrine.

– Bon sang, j'ai hâte qu'on puisse y aller. Six jours, c'est trop long. Naruto est probablement en train de bien s'amuser à mettre de l'huile sur le feu là-bas.

Intérieurement, Gaara était tout à fait d'accord avec elle et se demandait sans cesse ce qui resterait de Konoha lorsqu'ils arriveraient.

– OÏ, KENSHIN, ARRÊTE DE LOUCHER SUR CE PAPILLON ET GARDE TES YEUX SUR TON ADVERSAIRE ! CE SERAIT TROP DEMANDER QUE TU TE CONCENTRES ?!

Gaara s'autorisa le plus bref des sourires lorsque Fû se releva d'un coup, furax, et fonça sur ses Genin qui s'étaient mis à palir comme s'il faisait face à une terrible tempête et non à une kunoichi d'une taille très moyenne. Même les membres de l'équipe de Gaara reculèrent, et il les laissa volontiers à la tendre merci de Fû, détournant le regard pour le plonger sur l'océan dont le vagues venaient s'écraser sur la côte. La marée commençait à monter et un peu plus loin, juste à la limite du périmètre de la barrière d'Uzushio, deux bateaux de pêche était sous la garde d'une équipe de Chûnin. En dépit de la puissance des sceaux protégeant la cité, personne ne prenait de risques avec le navire de la flotte de Kiri qui continuait de faire des tours de patrouille.

Il y avait une étincelle dans le ciel, un éclat luminescent, et ce qui ressemblait à une bulle de savon descendit en direction de la plage, éclatant à quelques centimètres du sol pour libérer Utakata. L'homme atterrit sans effort, déplaçant à peine les grains de sable, et s'approcha de Gaara. L'habituelle sérénité dans son expression était voilée d'une ombre, ce qui n'avait rien de normal pour lui, et Gaara fronça les sourcils en se redressant.

– Utakata, le salua-t-il dans l'expectative.

Utakata inclina la tête, puis sortit un rouleau de la manche de son yukata.

– Le faucon que tu as envoyé à Naruto est revenu, commença-t-il. Je pensais qu'il valait mieux t'en informer immédiatement.

Ses yeux se plissèrent de suspicion et Gaara accepta le rouleau avant de le dérouler, pas très rassuré de voir l'écriture précise et nette d'Haku au lieu du gribouillage distrait de Naruto. Les mots y étant inscrits ne firent rien pour le rassurer non plus, accentuant son froncement et sa poigne sur le parchemin. Cela n'annonçait définitivement rien de bon...

– Naruto nous renvoie Haku, dit-il platement lorsqu'il réalisa qu'Utakata le scrutait toujours de près. Le "tout seul" était seulement sous-entendu, mais il ne faisait pas moins mal. Il arrivera avant dix heures au sceau spatio-temporel à la frontière et il nous demande d'être prêts à le recevoir.

Une rapide vérification de la position du soleil lui indiqua qu'il était tout juste l'heure - l'entraînement avait pris un peu plus de temps que prévu. Ou peut-être pas finalement, en comptant la présence de Fû. Elle était… déconcertante.

Mais ça - Naruto, à Konoha, faisant face à Danzo, sans le moindre soutien - c'était encore pire.

Gaara avait un grand respect pour la force de Naruto. Le blond n'avait pas encore dix-neuf ans et avait déjà reconstruit un village caché entier, avait acquis un titre que la plupart des ninjas convoitaient toute leur vie sans jamais parvenir à l'atteindre, avait gagné l'alliance de quatre des shinobi les plus puissants au monde, avait créé des liens avec le petit-frère du Raikage, leur plus puissante kunoichi et le Sannin Orochimaru, avait rappelé à lui un peuple éparpillé aux quatre coins du monde et avait réussi à maîtriser son propre pouvoir, force non-négligeable. Indépendamment de sa précédente vie, de ses souvenirs, ce qu'il avait déjà accompli durant sa courte existence méritait plus que de simples louanges.

Pourtant, Naruto pouvait être véritablement stupide une fois confronté aux menaces planant sur ceux qui lui tenait le plus à cœur, et Konoha, pour tous ses défauts, rassemblait tous ceux avec qui Naruto avait grandi, avait combattu durant les douze premières années de sa vie. Il se souciait d'eux et ça le rendrait imprudent.

Danzo était un ennemi très dangereux. Si Naruto ne faisait pas vraiment très attention, il creuserait sa propre tombe.

Le délicat grain du papier se déchira sous ses doigts recourbés et Gaara prit une lente et régulière inspiration, sentant le sable s'agiter nerveusement autour de lui. Dès qu'il sut qu'il en avait retrouvé pleinement le contrôle, il releva les yeux pour croiser ceux d'Utakata et hocha une fois la tête.

– Juste après Naruto, c'est Fû la meilleure en Fuinjutsu, déclara-t-il. Je vais l'y accompagner. Pourrais-tu ramener les plus jeunes au village ?

– Bien sûr, acquiesça Utakata en retour avant de s'éloigner en direction de Fû qui faisait faire aux plus jeunes plusieurs exercices, le pas gracieux et habile sur le sol irrégulier. Son visage se fendit dans un sourire lorsqu'il inclina la tête pour lui parler, puis elle le salua joyeusement avant de sautiller vers Gaara.

– Tu peux amorcer la connexion ? lui demanda Gaara tandis qu'il faisait appel à son sable et le laissa tourbillonner et durcir sous leurs pieds.

Fû renifla, levant le nez comme si elle se sentait offensée par sa question, cependant Gaara pouvait percevoir le sourire qu'elle dissimulait.

– Tu te fiches de moi ? Ça fait trois mois que je suis coincée au village à causes des morveux et de ces malades qui nous tournent autour. J'ai tellement de chakra en réserve que ça me surprend qu'il n'y en ait pas un peu qui m'en coule par les oreilles, et puis Chomei est super agitée. Nous y arriverons sans problème.

Gaara ne questionna pas sa certitude, parce qu'elle ressemblait énormément à Naruto là-dessus. Ou plutôt, elle était un mélange de Naruto et de lui-même, avec de l'énergie à revendre, ses interactions avec les autres pleines de gaieté, mais tempérées par une attitude cynique et la cruauté d'une âme habituée à être seul face au reste de l'humanité.

– Naruto souhaite que l'on reste à distance de l'Akatsuki pour le moment, fut tout ce qu'il dit. Il faut qu'on soit à l'origine de toutes les batailles que nous allons mener contre eux.

Fû fit une grimace, se laissant tomber sur le sable en tailleur aux pieds de Gaara sur le plateau mouvant.

– J'étais là pendant la leçon aussi, tu sais, lui rappela-t-elle en passant ses doigts dans ses cheveux vert clair. Celle de Naruto comme celle de Rôshi.

Rôshi avait été… vraiment furieux d'apprendre le triste sort de Han, celui dont-il avait souffert quelques semaines à peine avant que Naruto et Haku ne viennent le chercher. Han et Yagura étaient, pour le moment, les seuls hôtes que l'Akatsuki avait réussi à se procurer grâce aux avertissements d'Orochimaru et la connaissance qu'avait Kabuto de leurs déplacements, néanmoins, l'organisation était très loin d'être sur le point d'abandonner la chasse. Ils continuaient de les traquer, et même si les jinchûriki d'Uzushio accomplissaient toujours des missions, agissaient toujours comme les banales shinobi qu'Uzushio leur permettait d'être, ils restaient sur leur garde. Aucuns d'entres eux n'avaient envie de mourir. Pas comme ça, pas alors qu'ils avaient enfin trouvé un endroit qu'ils pourraient appeler sans la moindre hésitation leur foyer.

Ça pourrait être bien pire, cependant. Gaara, Naruto et Haku étaient partis tous les trois chercher Fû et l'avaient trouvée prenant la fuite, deux membres de l'Akatsuki à ses trousses. Kakuzu et Hidan, se rappela Gaara. Contre trois hôtes furieux avec un contrôle plus ou moins correct de leurs capacités et un utilisateur de Hyoton surprotecteur, ils avaient tenu à peine une demi-heure. Clairement, leur immortalité était surfaite.

Les shinobi gardant le mur les saluèrent lorsqu'ils passèrent et Fû les leur rendit gaiement, puis elle s'appuya sur ses mains et se mit à sourire, balayant du regard la cité sous leurs pieds. Sous le soleil de midi, les toitures rouges et les rues ambrées paraissaient étinceler, faisant un superbe contraste avec l'écume des pierres des bâtiments. Il y avait du monde partout, des civils dans leurs robes aux couleurs vives et des shinobi se mélangeant à eux, chacun de ces derniers portant l'emblème d'Uzushio sur leur hitai-ate. L'air du milieu de la période estivale était chaud, la brise de l'océan permettant tout juste qu'ils n'étouffent pas, et l'odeur de la nourriture leur parvenait depuis les étals et les maisons. Gaara observa ce qu'il avait devant les yeux, se gorgea de la vue et se sentit… satisfait.

C'était chez eux.

Le Centre Administratif s'élevait devant eux, le plus grand bâtiment de tout Uzushio à l'exception des tours de garde sur le mur, et Gaara les firent descendre, son plateau de sable se posant sur le sol et se dispersant, les grains revenant se glisser dans sa gourde. Fû bondit en s'étirant souplement et se fit immédiatement un chemin jusqu'au sceau obscur dessiné au centre de la cour tandis que Gaara la suivait à distance. Le sceau en question était incroyablement complexe ; le travail de Naruto qu'il avait développé en l'espace de deux vies. Il était large aussi avec ses trois mètres de diamètre, chaque centimètre couvert de détails. Il fallait tellement de chakra pour l'activer que seul un hôte pouvait le faire sans souffrir de mortelles conséquences.

Mais Uzushio, contrairement à d'autres nations, avait des jinchûriki en excès et ne ressentait pas le besoin de se contraindre aux limites du reste du monde.

Laissant une lente expiration lui échapper, Fû ferma les yeux et appela à elle son chakra, en abreuvant l'air comme le bourdonnement des ailes d'une libellule au crépuscule. Un kunai transperça sa main, faisant jaillir un liquide rouge, et elle la frappa contre la couronne extérieure du sceau, faisant ainsi s'illuminer les lignes les unes après les autres jusqu'à ce que l'entièreté de la matrice soit luminescent. Gaara plissa les yeux, tentant de voir quelque chose à travers la lumière éblouissant, et réussit tout juste à percevoir une silhouette en plein centre. Après une seconde à peine, Haku apparut au milieu du sceau, la visière relevée dans ses cheveux et l'expression forcée dans des traits les plus lisses possible, mais il y avait une étincelle dans ses yeux, quelque chose ressemblant à la frustration d'un impuissant.

Garra connaissait très bien ce sentiment, surtout lorsque Naruto était concerné.

Gaara, salua Haku poliment.

– Je tiens à signaler que ce n'était pas mon idée.

Malgré lui, Gaara renifla. Il ne l'avait pas pensé une seule seconde.

Un petit sourire hésitant fleurit sur les lèvres de Haku alors que la tension quittait ses épaules. Il tourna son attention ailleurs, offrant à Fû un hochement de tête polie et sa main pour l'aider à se relever. Elle l'ignora dans un reniflement de dédain, se redressant et lissant hautainement sa jupe.

– C'est bon de voir que tu es revenu en un seul morceau, Frosty, dit-elle avec un sourire en coin. Il faisait bon et chaud sans toi pour faire descendre la température, tu sais. Il faisait tellement chaud que Kiri a décidé d'en prendre avantage pour nous payer une petite visite.

Haku roula les yeux dans sa direction.

– Fû, retourna-t-il, d'une patience à toute épreuve, puis son regard se porta sur Gaara. Je présume que le navire de Kiri est toujours dans les parages ?

– Oui.

Gaara croisa les bras sur son torse, luttant contre un froncement de sourcils. Les shinobi à bord n'avaient pas encore pris d'initiatives pour le moment, pas même pour essayer de briser la barrière de protection. S'il était enclin à douter de l'allégation d'Utakata, il aurait plus d'une certitude tournées vers l'idée que l'ancien ninja de Kiri se trompait.

Mais Utakata était quelqu'un d'intelligent et d'observateur, et, on notera, entraîné à Kiri, et Gaara lui faisait pleinement confiance.

– Il faut que tu partes immédiatement avec une équipe de diplomates pour les confronter, informa-t-il Haku, sachant très bien que peu importe l'équipe que rassemblait Haku, celle-ci serait bien moins équipée en mots de diplomatie qu'en démonstrations de force. La population est… agitée. Il vaudrait mieux mobiliser nos forces le plus vite possible.

La bouche de Haku se pinça à ces mots, son mécontentement très clair quant à la tournure des événements.

– J'espérais, dit-il sur un ton à la légèreté trompeuse tout en vérifiant le compte de ses senbon dans sa sacoche, que Terumi Mei ne serait pas faite du même bois que Yagura, surtout sans l'influence de Tobi. Comme ça peut être décevant.

Gaara considéra lui rappeler qu'ils n'avaient encore aucune idée des motivations de Kiri pour l'instant. Mais devoir laisser Naruto seul dans un dangereux village ennemi étranger avait attisé la colère de Haku - pas que Gaara en soit davantage ravie - et ses mots tomberaient sans le moindre doute dans l'oreille d'un sourd. Et comme Gaara n'était pas du genre à perdre son temps avec des mots qu'ils pourraient mieux utiliser ailleurs, il inclina simplement la tête, lui concédant la remarque.

– Est-ce que tu as encore suffisamment de chakra pour intégrer l'escouade ? demanda Haku à Fû en l'étudiant de près, à la recherche du moindre signe d'épuisement.

La jeune fille bougonna et roula les yeux devant cet once de maternité. Malgré tout, son sourire était presque sanguinaire.

– Pour qui tu me prends, Frosty ? Essaie donc de me laisser derrière.

Haku opina, la satisfaction tordant son visage juste derrière son masque de gentillesse et de placidité, celui que tous, à Uzushio, avait appris à ne pas prendre à cœur. Haku était quelqu'un de poli, prudent et de bienveillant jusqu'au jour où il plantait une aiguille dans la gorge de l'ennemi, et des fois, même après ça encore. Il ne laissait rien paraître, sauf si c'était nécessaire, se mouvait comme un fantôme et ne cherchait jamais aucune gloire lors d'un affrontement. Gaara était… méfiant à son encontre, même si vaguement seulement, puisqu'au vu de la manière dont il a été élevé, Haku n'avait qu'un concept très abstrait de ce qu'était un village. Naruto était son seul foyer. Il leur était loyal à tous, à chaque personne vivant à Uzushio, mais même si Naruto ne le lui demanderait jamais, le blond était la seule personne pour qui il tuerait sans la moindre hésitation.

Et tout ça - protéger le village, garder les habitants d'Uzushio à l'abri du danger - c'était la tâche de Naruto.

Gaara comprenait entièrement ce sentiment.

.

Danzo était un petit merdeux complètement parano.

Naruto jura entre ses dents, se plaquant contre le tronc de l'arbre, caché par l'obscurité, tandis qu'une escouade entière de la Racine lui passait derrière. Une vingtaine de fausses pistes, une trentaine de tentatives de diversion pour le mener à en arriver à la mauvaise conclusion, deux douzaines de gardes dans une petite station de recherche tout à fait anodine à quatre bons kilomètres de Konoha, mais il avait réussi à tous les passer. Il l'avait fait et les documents dont il avait besoin, les preuves que Danzo avait traité avec tout le monde, depuis Hanzo, en passant par Orochimaru, jusqu'au mystérieux leader de l'Akatsuki, étaient rangées en sécurité dans l'un des sceaux de Naruto. Des années d'expérimentation, des douzaines de shinobi conditionnés pour ne servir que Danzo, d'obscures missions, que ce soit des assassinats ou des exfiltrations… tout était là.

Un merdeux consciencieux aussi, au moins. Méticuleux lorsqu'il s'agissait de la tenue des registres, et c'était un soulagement comme peu de choses l'étaient. Naruto avait eu peur qu'il n'y ait pas d'archives du tout, qu'il y n'aurait que quelques dossiers louches qui ne voudraient pas dire grand chose, en dépit de l'insistance d'Orochimaru quant au contraire. Mais Danzo pensait être le plus grand défenseur du village, croyait qu'il faisait la bonne chose, la meilleure chose pour Konoha, et malgré le fait qu'il agissait dans l'ombre, il y avait une part de lui - celle qui considérait Sarutobi comme son rival, celui qui avait tenté pendant des années d'obtenir la place du Hokage - qui se voyait lui-même comme un héros.

Tout était archivé. Tout depuis le début, toutes les missions de la Racine, tous leurs agissements, même les tentatives d'assassinats contre le Sandaime et la tentative pour pousser Ame à une guerre contre Iwa.

Tous les crimes de Danzo avec Kiri, les informations sur les effectifs d'Uzushio et ses moyens de défenses contre l'annihilation totale de la cité.

Cela rendait Naruto malade, il avait l'impression que des petites bêtes pleines de poison grouillaient dans son estomac, à lui en faire mal. Tellement de morts, tellement de vies ruinées, et pour quoi ? Pourquoi ? Pour faire en sorte que Konoha reste puissant ? Mais ça avait toujours été le village le plus fort des cinq, il n'avait jamais perdu une seule guerre ou même une seule bataille majeure. Pour s'assurer de la sécurité de ses habitants ? Mais combien de ses habitants Danzo était-il prêt à sacrifier en son nom ? Serait-il satisfait, contenté de régner sur un village fantôme ?

Serrant les dents et dominant le furieux chakra pourpre qui tentait de lui échapper, Naruto jeta un regard aux alentours et sortit de sa cachette, se déplaçant aussi vite que possible tout en gardant un certain degré de discrétion. Il était entré dans la base sans encombres, était parvenu à rassembler tous les dossiers dont il avait besoin et à laisser des copies qui disparaîtraient d'ici quelques heures à leurs places, mais sur le chemin inverse, il avait été repéré. Un garde qui n'avait pas respecté le roulement habituel, une seconde d'attention là où il n'y aurait jamais dû en avoir, et tout le travail qu'il avait fait avait été réduit à néant.

Mais ça importait peu. Il n'allait pas se faire attraper. Pas maintenant. Pas comme ça, alors qu'il était si proche de la victoire finale.

Il était le Dieu de la Tempête d'Uzushio, avait eu deux vies pour apprendre à maîtriser tout ce qu'il savait et perfectionné sa puissance. S'il le voulait, Naruto ne doutait pas qu'il puisse entrer à visage découvert dans la demeure de Danzo et en finir avec lui, juste comme ça. Peu importait le nombre de gardes dont l'homme s'entourait, Naruto était rapide et fort, et il avait tant de colère et de rage enfouies que ce serait presque facile.

Mais ce n'était pas une revanche, c'était une vengeance. Ce que voulait Naruto, c'était que justice soit faite. Il voulait qu'on sache qui avait détruit son village et pourquoi. Il voulait que l'on regarde Danzo et que l'on voie les vies de centaines de civils, celles de centaines de shinobi soufflées à cause d'un seul et unique homme. Un homme et sa quête de pouvoir, pour lui et lui seul, peu importe ce qu'il pouvait bien en dire. Des innocents morts dont le sang coulait sur ses mains, des gens pervertis, brisés, rongés pour qu'il puisse parvenir à ses fins malsaines. Naruto voulait que tout le monde sache.

Après ça, Tsunade pouvait bien tuer Danzo si elle le voulait. Après ça, Naruto s'en ficherait complètement. Un tel gâchis, pensa-t-il avec quelques regrets, car Danzo aurait pu être quelqu'un de grand, mais ce n'était… pas suffisant.

Il y avait certaines limites qu'on ne pouvait pas franchir et Danzo les avait toutes ignorées, encore et encore.

Peu importait à quel point il pouvait être miséricordieux, car, à cet homme-là, Naruto ne pouvait pas pardonner.

Il y eut un cri derrière lui, quelqu'un donnait l'alerte, et Naruto jura entre ses dents, se retournant brusquement pendant un saut pour attraper au vol un kunai lancé dans son dos et le retourner à l'envoyeur avec les intérêts. L'un de ses poursuivants s'effondra, mais Naruto ne se reposa pas sur ses lauriers pour autant, tâtant les senbon et envoyant voler ses projectiles. Les longues aiguilles percèrent nettement la chair, ne faisant même pas couler de sang tandis que deux des shinobi perdirent connaissance comme si leurs ficelles s'étaient rompues, et Naruto bondit dans l'autre direction, reprenant son chemin dans les arbres. Il en sentait de plus en plus autour de lui, le bourdonnement distrayant des sceaux qui leur imposait le silence comme de multiples chardons contre sa peau, mais il ne l'avaient pas encore vu, ne l'avaient pas encore retrouvé, et…

Une main sortit des ténèbres, empoigna son épaule et le tira avant qu'il ne puisse réagir. Naruto s'écrasa contre le tronc d'un arbre suffisamment brusquement pour lui faire grincer des dents, et il s'apprêta à s'élancer pour cribler son attaquant de ses aiguilles lorsque celui-ci attrapa ses poignets de ses deux mains et força ses doigts à s'écarter, le plaquant de son corps avec pour avantage la taille et le poids. Dans un grondement, Naruto fut sur le point de faire appel à son chakra, peu importait à quel point il s'était empêché de le faire jusqu'ici - car le vent et l'eau n'étaient pas des éléments communs à Konoha et qu'il serait trop facile pour certains de rassembler les pièces du puzzle s'il commençait à donner de tels indices - lorsqu'il réalisa pleinement l'identité de la personne l'ayant immobilisé, et son cœur manqua un battement.

Sasuke.

Sasuke, ses yeux noirs encore plus sombre dans l'obscurité, son visage couvert d'un masque de pale fureur tandis qu'il grondait en retour à son intention et qu'il aplatissait Naruto contre l'épais tronc d'un arbre. Une autre secousse et des mèches blondes vinrent cascader en-dehors de son capuchon de camouflage et chutèrent sur le visage de Naruto, laissant peu de doutes que Sasuke ne réalise pas qu'il était en fait Youko, s'il ne le savait pas déjà en amont, et cette journée entière pouvait bien aller se faire foutre, parce que Naruto en avait plus qu'assez…

Une seule bonne raison, grogna Sasuke, et peut-être que c'était l'imagination de Naruto qui faisait des siennes, mais il avait l'impression de voir des étincelles d'électricité autour des doigts de Sasuke là où ils maintenaient ses poignets. Donne-moi une seule bonne raison de ne pas les appeler et les laisser t'emmener, sale petit rat d'espion.

La respiration de Naruto se coinça dans sa gorge. Ce n'était pas comme ça qu'il avait voulu que les choses se passent Ce n'était pas à ça qu'il pensait lorsqu'il s'imaginait la manière dont Sasuke découvrirait sa véritable identité. Mais il n'avait pas d'autres choix. Il n'allait pas faire de mal à Sasuke - ne pouvait pas, il ne pouvait pas, ils étaient amis autrefois, Sasuke était parti à sa recherche, et pour Naruto, cela voulait dire quelque chose - il n'allait pas le blesser, mais il ne pouvait pas non plus laisser Sasuke donner suite à sa menace et qu'il prévienne la Racine.

– C'est bon, dit-il calmement, même si sa voix devint légèrement rauque et enrouée. C'est bon. Tu as gagné. Juste… laisse-moi faire ?

Les yeux de Sasuke se plissèrent, mais il libéra tout de même la main gauche de Naruto. Doucement, s'assurant qu'aucun de ses gestes ne puissent être considérés comme menaçants, Naruto leva la main jusqu'à ses yeux et retira maladroitement ses lentilles de contact de couleur, clignant plusieurs fois des yeux pour faire partir la sensation de ne plus les avoir tandis qu'il les laissait négligemment tomber. Ça n'avait plus d'importance, de toute manière.

Une expiration, puis il releva les yeux vers Sasuke, qui s'était complètement figé, le regard vissé sur son visage. Une autre, et il plia un doigt à l'intérieur de son masque et le retira lentement, révélant les six marques en forme de moustaches que personne à part lui dans le reste des nations ne portait.

Le souffle de Sasuke lui manqua, mais ses yeux étincelèrent d'un éclat semblable à une féroce et sauvage satisfaction. La poigne sur ses poignets s'accentua jusqu'à lui en laisser des bleus, puis devint lâche. Il émit une sorte de son, quelque chose d'aigu, de peiné, d'euphorique, tout à la fois, puis il plongea sur lui. Naruto tenta de reculer, en vain, s'attendant à un coup-de-poing, de tête, une boule de feu en plein visage - n'importe quoi, puisque Sasuke l'avait cherché pendant presque sept ans, et sûrement, sûrement y avait-il de quoi être furieux.

Ce qu'il reçut à la place fut ses lèvres sur les siennes, sa langue, ses dents, et sa chaleur, un baiser si passionné que s'il l'était juste un peu plus, l'un d'entre eux risquait bien d'y laisser un peu de son sang. C'était du désir, de la satisfaction, de la rage et un Tu m'as manqué, où est-ce que tu étais, pourquoi est-ce que tu m'as laissé seul, le tout mélangé et entortillé ensemble jusqu'à ce que Naruto les accepte et ne puisse plus les départager.

Sasuke est en train de m'embrasser, pensa Naruto, hébété, alors que ses jambes lâchaient sous son poids, alors que Sasuke le plaquait contre le tronc et qu'il mêlaient leurs lèvres dans une chaude danse à couper le souffle et prenait tout à sa portée, et Naruto s'appuya contre le tronc et lui donna absolument tout ce qu'il avait. Il s'agrippa au cou de Sasuke et le fit se rapprocher davantage, et franchement, il n'avait jamais pensé à ça avant, ne s'était jamais imaginé faire ça avec quelqu'un d'autre même lorsqu'il était complètement obsédé par Sakura et les rendez-vous galants.

Mais il en avait envie, et ça le surprenait plus que tout autre chose. Il avait envie de Sasuke. Il avait tellement envie de lui que c'était comme si on lui compressait les poumons, comme une douleur prenante à la poitrine. Comme du métal, de la soie et des éclairs submergeant ses sens d'un seul coup jusqu'à ce que plus rien autour de lui n'existe, si ce n'est pour l'odeur de la pluie printanière et la plus faible senteur d'ozone, rien si ce n'est pour la bouche brûlante et dévastatrice de Sasuke sur la sienne, leurs corps parfaitement enchevêtrés.

Il voulait, et il prenait, comme s'il n'y avait plus aucune inquiétude sur laquelle se pencher dans le monde. Et Sasuke l'embrassait et pénétrait sous sa peau comme un homme en train de se noyer alors que ses mains se promenaient sur toutes les parcelles de peau qu'il arrivait à atteindre, abandonnait tout et prenait en retour, puisque c'est comme ça que ça avait toujours été entre eux.

Naruto glissa ses doigts dans les cheveux souples de Sasuke, pencha sa tête jusqu'à ce que leurs bouches s'alignent parfaitement, et, juste comme ça, le baiser s'adoucit, s'apaisa. Un effleurement de leurs lèvres, un glissement de leurs langues qui envoyait de petite étincelles virevolter le long de la colonne vertébrale du blond, et il ouvrit les yeux qu'il ne se rappelait pas avoir fermés, aspira une longue et tremblante bouffée d'air tandis que Sasuke se détachait à contrecœur de lui. Il n'alla pas loin, juste assez pour poser leurs fronts l'un contre l'autre et rendre son regard à Naruto, les yeux sombres et insondables.

Mais juste pour cette fois, ses mains dans les cheveux de Sasuke et le goût de ses lèvres sur les siennes, Naruto était certain de pouvoir quand même lire en lui comme dans un livre ouvert.

Teme, souffla-t-il, et si cela sortit de manière haletante et légèrement étourdie, il pensait pouvoir en être pardonné. Tu le savais déjà.

Et Sasuke grogna un simple "Hn", perçant et nonchalant, mais ses yeux étaient rieurs et sa bouche était courbée aux extrémités dans un sourire qui était sans le moindre doute aux dépens de Naruto.

La seule option qu'il lui restait, évidemment, était de l'embrasser jusqu'à ce que cet air suffisant disparaisse, et Naruto se pencha vers lui pour faire exactement ce qu'il avait en tête.