Petit mot de l'auteure : Et c'est reparti pour le SV31 ! Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, 31 jours, 31 mots, pour un seul et même duo / couple ! Ici nous mettrons à l'honneur le Marinette x Adrien (qu'ils soient sous forme de super héros ou non) ! Le mot peut être simplement placé dans le texte, servir de point de départ à l'histoire, ne pas être placé mais l'OS tourne autour de lui... C'est libre quoi. Ah oui, c'est un défi de Bibliothèque de fiction.

Comme je maîtrise pas vraiment cet univers (je n'ai pas encore terminé la série) je n'ai pas écrit pour l'instant tous les mots. La publication sera donc irrégulière mais j'espère que vous apprécierez quand même !

Je vous souhaite également une bonne année.


Jour 3 : Musique

Contexte : pas de contexte précis


Il était 17h lorsque Marinette passa sous un balcon. À cause de la chaleur qui sévissait à Paris, ses habitants avaient décidé d'ouvrir les fenêtres, laissant entendre de l'extérieur la musique qu'ils écoutaient.

Peut-être était-ce parce que Marinette avait passé une bonne journée qui l'avait laissée de bonne humeur, ou peut-être parce qu'elle avait toujours adoré cette chanson particulièrement entraînante, le résultat fut qu'elle se mit à danser au rythme du son qui lui parvenait. Elle devait avoir l'air un peu ridicule à danser toute seule dans la rue, mais elle s'en fichait. À ce moment très précis, elle se sentait bien. Le papillon, les devoirs, sa double vie... Tout était oublié. Il ne restait plus que les notes de la musique qui grandissaient en elle. Alors oui, les autres pourraient bien se moquer, elle n'en avait cure.

Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Car lorsqu'elle vit qu'on l'observait, elle se figea tout net. Et pour cause : la personne qui la fixait était Adrien.

Elle se mit alors à rougir furieusement – pourquoi fallait-il qu'il la voit dans une situation aussi gênante ? Certes, elle aimait danser comme ça, mais ce n'était pas une raison pour que son amour de toujours la surprenne ainsi ! Elle tenta alors de bafouiller une justification à son comportement mais son esprit fut vide d'excuse, ne lui laissant émettre que de pauvres onomatopées.

Comme toujours, le blond vint à son secours avec un petit sourire compatissant.

- Je suis vraiment désolé, s'excusa-t-il. Je ne voulais pas t'interrompre. Tu étais si... si belle à danser comme ça que je n'ai pas pu décrocher mon regard de toi.

Si Marinette avait déjà piqué un fard dans sa vie, cela n'était nullement comparable à celui qui naquit en entendant ses paroles. Que pouvait-elle répondre à cela ? Dans l'affolement, elle dit la seule chose à laquelle elle pensa :

- Tu veux panser avec toi ? Enfin, dans avec loi ? Euh...

Si Adrien mit quelques secondes à répondre, ce n'était pas à cause du discours confus de son amie – à force, il avait pris l'habitude. Non, s'il hésitait, c'était parce qu'il n'avait jamais fait quelque chose de la sorte. Danser dans la rue, sur le rythme d'une musique offerte par inadvertance aux passants... Son père ne lui avait jamais laissé faire quelque chose de pareil. À vrai dire, son éducation toute entière avait fait qu'il ne lui serait jamais venu à l'esprit d'agir ainsi. Mais Marinette avait semblé si libre, si heureuse d'évoluer au grès de la musique... C'était une émotion qu'il voulait connaître aussi.

Alors il fit un petit sourire timide, et pris la main de Marinette.

- J'accepte avec plaisir.