Petit mot de l'auteure : Ce texte a été écrit pour la nuit du FoF sur le thème "Eclat". J'ai décidé de le coupler à un thème de ce recueil pour essayer d'un jour (on y croit) finir ce SV31.


Jour 9 : Soulagement

Contexte : UA du canon


Marinette aurait aimé être soulagée. Mais la vérité, c'est qu'il n'en était rien. Elle était plutôt complètement dévastée.

Chat Noir, lui, arborait un sourire éclatant.

- Et encore une bonne chose de faite, ma lady !

Afin de ponctuer ses paroles victorieuses, il effectua une petite révérence. Mais au lieu des applaudissements qu'il attendait – ou plutôt du commentaire sarcastique du la coccinelle – il ne reçu que le silence. Inquiet, il releva alors la tête vers elle. Ladybug avait les poings fermés, comme si elle essayait de contenir sa rage. Mais ce qui le marqua le plus, ce fut les larmes qui perlaient de son masque.

- Ne sois pas triste, ma lady. Tu as magnifiquement réussi cette mission, un vrai coup d'éclat.

J'en ai rien à foutre d'avoir réussis, aurait voulu hurler la coccinelle. Le Papillon peut bien akumatiser qui il le souhaite, je n'en ai plus rien à faire.

Mais elle ne dit rien ; les larmes l'en empêchaient. De toute manière, Chat Noir avait comme à son habitude lu dans ses pensées.

- Tu sais au fond de toi que tu es soulagée d'avoir réussis à désakumatiser ce pauvre innocent toute seule. Si le sort de Paris ne t'importait pas, tu ne serais pas venue.

- Bien sûr que je me préoccupe des autres, répondit en tremblant la super héroïne. Mais ce n'est pas parce que je m'inquiète pour eux que je les protège...

Et à cela, elle ne tint plus. Ses jambes la lâchèrent, la conduisant à s'effondrer au sol. Elle aurait dû s'inquiéter des bleus qu'elle venait de se faire, mais en cet instant, elle se fichait des blessures. Elle vivait déjà sous une douleur constante qui lui meurtrissait chaque parcelle de son âme. Qu'était-ce qu'une égratignure comparée à la réalisation que tout cela était bien réel ? Car elle avait beau avoir vu le corps de Chat Noir tomber, elle avait beau avoir entendu un Plagg en larmes lui dire que son porteur n'était plus, elle avait beau avoir enterré Adrien, elle avait refusé de croire qu'il n'était plus parmi eux. Mais alors qu'un nouvel akuma était apparu et que Ladybug avait été seule à intervenir, elle avait dû se rendre compte de l'évidence.

Chat Noir était partit.

- C'est de ma faute, sanglotait-elle maintenant.

- Ce n'est absolument pas de ta faute.

- Si. Je n'ai pas été à la hauteur, je n'ai pas su te rattraper. Je ne t'ai pas protégé. Alors comment je suis censée protéger Paris sans toi ? Je n'y arriverai pas.

- Bien sûr que si.

- Non ! Non, non et non ! Parce que tu sais quoi ? Je n'ai pas envie de protéger qui que ce soit ! Pas sans toi ! C'est Chat Noir et Ladybug ! Ladybug toute seule... Ca ne fonctionne pas. Ça ne peut pas fonctionner.

- Ça fonctionnera. Tu es forte.

- C'est si facile pour toi de dire ça, répondit amèrement la bleuté. T'es mort. T'as plus aucune responsabilité. C'est pour ça que tu t'es mis autant en danger ? Tu as voulu quitter toute cette merde ? T'as pensé au fait que tu m'y laissais toute seule ?

Les yeux de Chat Noir n'avaient jamais été aussi sérieux que lorsqu'il répondit tristement :

- Je n'ai pas cessé une seconde d'y penser. De penser à toi.

Et ce fut peut-être la sincérité dans son regard qui conduit Marinette à cesser de crier.

- Tu me manques, murmure-t-elle.

- Ouais. Je sais. Toi aussi tu me manques. Mais ne le prend pas mal, je n'ai pas envie de te revoir avant très longtemps. Le plus longtemps possible, d'accord ?

- D'accord, acquiesça faiblement la coccinelle.

- Bien. Alors ça va aller. Je crois en toi, ne l'oublie pas.

Et sur ce, le fantôme de Chat Noir disparut dans le crépuscule doré.