Bonsoir ;)
Alors ?
Des avis pour l'évolution de cette fiction ? Qu'en pensez-vous ?
Bonne lecture,
Durant les jours suivants, l'enquête ralentit quelques peu. Graham avait pu réduire la liste des suspects, mais elle restait conséquente. N'étant en plus nullement persuadé que l'homme se déplaçait en voiture. Il était possible qu'il passe la frontière d'une autre façon. Peut-être en passant par d'autre Etat, ou emprunter des petites routes ou sentir peu connues.
Changeait-il de voiture à chaque trajet ?
C'est donc tout naturellement que le capitaine Regina Mills fit appel à un ancien confrère. Un médecin spécialisé en psycho-criminalité. Elle fit intervenir aussi le médecin légiste Emma Swan, pour ne rien mettre de côté.
Le capitaine avait apprécié la perspicacité de la jeune femme, et ses dossiers toujours tenus à jour.
En se basant sur les premières recherches fournis par les inspecteurs Benjamin Raleight et Tomy Montgomery, ils purent coupler les informations.
Après de longues heures de travail, ils aboutissaient à une conclusion.
Homme ayant entre 35 et 45 ans environ. Plus jeune il n'aurait pas eu autant d'expérience, et plus vieux il n'aurait plus eu l'endurance nécessaire à tout cela.
Un homme en bonne santé, au vu de tous les déplacements et des manipulations qu'il doit faire.
Parcours scolaire chaotique. Un homme ayant très peu, voir aucun entourage. Rejeter par les femmes, en amour, en amitié ou au cours de sa vie par les membres de sa famille. Un besoin énorme de reprendre le contrôle sur sa vie et celle des autres. Un besoin de domination importante. Pour inverser les rôles ? Traumatismes ?
Pourquoi amputer-t-il les mains ? Cela rester encore un mystère pour l'équipe d'enquêteur.
Regina, ainsi que son équipe se demandait pourquoi il ne profitait pas de ses victimes, sexuellement. Peut-être était-il impuissant ?
Le rapport fait par l'équipe regroupé une cinquantaine de pages. Détaillant chaque fait, chaque petit attrait qui pourrait avoir une importance pour l'avancée de l'équipe.
De l'autre côté des murs, les enquêteurs se tiraient les cheveux pour essayer de répondre à deux questions. Quelle était le point commun, et quelle était la motivation ?
Les deux enquêteurs venus de Philadelphie, Benjamin et Tomy, avaient une fois de plus fait équipe dans le but de monter le profil des victimes, d'étudier en profondeur la vie des victimes. Ayant peut-être en tête de trouver quelques choses, que leurs familles ne savaient pas.
Leur conclusion était que la majorité des femmes étaient brunes. En ce qui concerna l'âge, la était le plus gros problème, il n'y avait rien de fixe. La plus jeune avait 26 ans, et la plus âgée 52 ans. Des femmes toutes très féminines, avec apparemment selon leur entourage un caractère bien tremper, des femmes travailleuses et ayant eu des diplômes d'études supérieurs.
Pendant ses quelques jours, le tueur n'avait commis aucun crime. Était-il fatigué ? Ou les alertes qu'émettaient la police dans tous médias, inquiéter les femmes qui ne sortaient plus seules ? Commençait-il à redouter les inspecteurs ?
Les journées devenaient de plus en plus difficiles à cause de la pression que mettaient le substitut Pete Kruger et le capitaine Regina Mills à l'équipe.
Emma et Ruby continuaient de sympathiser et passer du temps ensemble hors du bureau, quand elles arrivaient à en trouver.
Emma avait avouer à Ruby, que restait enfermer à l'hôtel dans une chambre à coté de ses 2 coéquipiers de Philadelphie, n'était pas la définition du mot 'détente'.
Elles avaient donc appris à mieux se connaitre. Elles avaient en réalité pas mal de point commun, passionner toutes les deux des animaux et des balades dans le parc.
Benjamin Raleigh quant à lui parlait pas mal avec Graham et John, et tous les 3 étaient bons joueurs de billard et très grands buveurs la nuit. Quand a Tomy, jeune garçon plus réserver que ses collègues, préférer rester seule dans son coin à observer les autres ou prenait plaisir de temps en temps à échanger avec des hommes plus matures et plus centrer sur le travail, tel que Nolan et Kruger le substitut du procureur, qui de temps à autre prenait plaisir à les rejoindre.
Du côté de McNally, elle avait pu reprendre une enquête en cours et se remettait petit à petit au travail, elle reprenait ses marques assez rapidement. Elle n'avait rien perdu du métier qui avait un jour, été le sien.
En revanche, chez elle la tension était plus tendu. Steve, son compagnon canadien, avait le mal du pays, sa ville commençait à lui manquer. Il n'arrivait pas à s'habituer à la grande ville, à la rapidité du quotidien des New-yorkais, et surtout, il voyait de moins en moins souvent sa fiancée. Et McNally était intransigeante sur cela, elle ne pouvait réduire le temps passer à son travail. Certes, il était prenant, mais rien ne l'empêcherait de défendre toutes les enquêtes qui se présenterait à elle.
Le 1er juillet arrivé à grand pas, et Henry Mills n'avait qu'une hâte partir loin d'ici et profiter de sa maman.
«Maman dans quelques jours je suis en vacances !»
«Oui je sais chéri, vas prendre ta douche.»
«Mais maman, on va aller où ?»
«Mon ange, je te l'ai déjà dit. Je suis en plein travail en ce moment, je ne peux pas partir comme ça.»
«Tu vas me laisse tout seul alors ?»
«Bien sûr que non chéri. Lucy sera là ! Et j'essaierai de prendre quelques jours pour être avec toi. Mais pas tout de suite.»
«Mais ce n'est pas ça que je veux moi maman, je veux partir à la mer avec toi. Tu te souviens quand on faisait ça avant, c'était vraiment chouette. Et puis tu rigolais avec moi.»
«Oh ne dis pas ça. J'ai envie de partir moi aussi.»
«Alors on y va. Maman, ma maîtresse dit qu'il faut profiter de la vie et des gens parce qu'on ne vit qu'une fois.»
«Elle a raison, tout à fait raison. Mais ce n'est pas si facile pour moi en ce moment.»
«D'accord» Dit-il déçu, et s'en alla à la salle de bain.
Le regard triste qu'avait Henry brisa le cœur de Regina. Décevoir les gens elle ne le supporter pas, mais décevoir son fils était une autre affaire. Il n'y avait que ce petit bonhomme qui la rendait heureuse, et ne pas réussir à le lui rendre, l'achever.
Elle se promit d'essayer de trouver une solution pour passer un peu de temps avec son fils durant ses vacances. Et puis un petit week-end à la plage, ne leur ferait pas de mal après tout.
Le lendemain, il était à peine 9h que le soleil frapper déjà dans les grandes rues de New York.
Emma qui était venu à pied depuis son hôtel, se fit la remarque qu'elle avait de la chance de ne pas subir cette chaleur en journée. La morgue n'était peut-être pas un si mauvais endroit, il y faisait frais.
En entrant dans le bâtiment, elle remarqua la femme qui apparaissait régulièrement dans ses rêves depuis maintenant quelques jours. De dos en train de se diriger vers les ascenseurs. Emma accéléra le pas pour essayer de la croiser et de lui décrocher un petit mot gentil.
Emma avait apprécier le temps passer à travailler sur le profil du tueur avec cette belle brune. Certes elle était dur, et n'avait jamais un mot de gentil ou un compliment à donner. Mais elle aimait le travail bien fait et ordonner, ce qui était aussi son cas.
Puis elle remarqua qu'au fur et à mesure des jours qui passait, elle tolérer de mieux en mieux le comportement de son capitaine de substitution. Elle aimait justement son côté mystérieux, elle savait qu'un cœur se cachait là-dessous. Puis à trainer avec Ruby, elle avait appris certaines petites choses sur cette femme au regard de braise.
Il lui vint en tête durant cette course, un regard qu'avait eu le capitaine Mills envers elle. Emma avait eu l'impression de vivre quelque chose d'unique, de profond et de sincère. Des frissons parcouraient son échine quand ses yeux se posaient sur les siens, une fois arrivée devant l'ascenseur.
Elle ne savait comment expliquer ce qu'elle ressentait, elle était curieuse de la découvrir, son passé, ses pensées, ce qu'elle cachait.
Emma se persuada qu'en sa présence elle était plus motivée à travailler, à montrer le meilleure d'elle-même. Puis sans s'en rendre compte, elle avait aussi beaucoup appris ici.
«Hey Capitaine.»
«Hey ? Bonjour plutôt Miss Swan.»
«Vous pouvez m'appeler Emma vous savez, je préfère même.»
«Je préfère rester professionnelle et ne pas me disperser.»
«Je comprends. Vous allez au 5ème étage ?» Demanda-t-elle alors qu'elles entrèrent dans l'ascenseur.
«Oui, merci.»
«J'aime beaucoup votre chemisier !»
Surprise de ce compliment, Regina ne sut quoi répondre et sourit tout simplement avant de sortir de l'ascenseur et de se diriger dans la salle de repos, où se trouvait son ami.
«Bonjour David.»
«Bonjour Regina, comment tu vas ?»
«Ça peut aller et toi ?»
«Ça peut aller ? Qu'est ce qui ne vas pas ? Tu as besoin de moi ?»
«Et bien, tu sais que ce n'est pas la joie en ce moment. Mais Henry insiste pour que je prenne quelques jours de vacances pour partir avec lui.»
«Il a raison, ça vous ferait du bien. L'année n'a pas été facile.»
«Effectivement, mais avec l'enquête en cours, je ...»
«Attends je t'arrête tout de suite. Tu as devant toi le nouveau sergent qui va pouvoir t'assister, et prendre ta place durant ton absence !»
«Ce n'est pas vrai !? Tu as réussi l'examen ! Enfin bien sûr que oui, tu étais totalement prêt !»
«Grâce à toi. D'ailleurs je t'en remercie. Ses dernières semaines je sais que tu as dû gérer pas mal de choses. Entre Henry, Graham, l'enquête, la paperasse avec les inspecteurs de Philadelphie et mes examens. C'est pour cela, que si tu as besoin que je prenne ta place durant une petite semaine, il n'y a vraiment pas de problème, au contraire.»
«Je te remercie d'être là. Mais ce n'est pas prévu pour tout de suite, j'ai prévu une petite semaine de colonie pour Henry en attendant. Et je préfère attendre que l'enquête avance un peu mieux, pour partir sereine.»
«Je comprends, fais-moi signe quand tu veux.»
Elle se dirigea pour l'enlacer, pour le féliciter et le remercier de sa présence.
Cela était tellement rare d'avoir une marque de tendresse de la part du capitaine, que Nolan ne le refusa pas.
Emma qui venait elle, de s'installer et d'enfiler sa blouse souriait encore de cet échange. Elle s'amusait à essayer de déstabiliser cette belle brune qui la hantait. Cela était-il devenu son nouveau hobbie ?
Le capitaine venait à peine de déposer son sac, que son téléphone sonna.
«Capitaine Mills, j'écoute ?»
«...»
«Où ?»
«...»
«Evidemment, je vous remercie. Non, n'y touché pas.»
«...»
«Votre numéro de badge ?»
«...»
«Obéissez ! Oui, nous arrivons»
Puis reposa l'appareil sur son combiné.
Elle sortit son téléphone portable de sa poche et se dirigea vers les bureaux de son équipe. Tout en appelant Emma, pour lui demander de rappliquer, car une nouvelle victime avait été signaler, et cette fois ci dans cet État.
Au bout de quelques minutes, tout le monde fut rassemblé et elle exposa les quelques faits qu'elle avait reçu par téléphone quelques minutes plus tôt.
«Une femme morte a été découverte à quelques rues d'ici, la description de la scène de crime, faite par un agent correspond à notre enquête. Une information capitale s'ajoute à cela, pendant que l'agent faisait sa ronde, il a fait fuir le tueur. Ce qui veut dire, que ce cruel tueur n'a probablement pas eu le temps de nettoyer de fond en comble la scène de crime. Nous allons nous rendre sur le terrain et inspecter chaque millimètre de la scène de crime. Je vous rejoins pour superviser tout cela sur place. TOUT LE MONDE EN ROUTE.»
Nolan s'approcha d'elle, pendant que le reste de l'équipe sortait de la salle de réunion, et prenait la direction des rues de New York pour se rendre à l'adresse que leur capitaine leur avait donnée.
«Regina, tu penses que c'est une bonne idée ?» Commença-t-il.
«De quoi parles-tu ?»
«Le fait que tu veuilles retourner sur le terrain dans ses conditions. Ça fait un moment que tu n'y as pas été.»
«2 ans, et 11 mois exactement.»
«Et le fait que t'énumère cette date comme ça, tout te parait normal ?»
«David, je ne suis plus dans le même état qu'i ans, ça va beaucoup mieux.»
«Je suis désole, mais j'en doute. On ne guéri pas vraiment de ce que tu as vécu.»
«Et bien moi, si !»
«Tu n'es pas immortel, même si je le voudrais. Et je ne peux faire autrement que m'inquiétais pour toi.»
«C'est gentil, mais ça va aller David, je t'assure !»
«J'ai quand même envie de te redire, que je suis là. Si tu as besoin de parler, ou d'autre chose.»
«Ça va David, ça va.» Dit-elle en déposant une main rassurante sur son épaule.
«Ça ne te dérange pas si je t'accompagne»
«Tu me materne là, tu en es conscient.»
Il se mit à rire. Et ils partirent récupérer la voiture de son nouveau sergent.
Une fois sur la scène de crime, qui avait été sécurisé avant leur arriver. Le capitaine se dirigea directement vers Emma, qui était agenouillé près du corps en train de le bâcher, pour l'emmener au laboratoire de la police.
«Je veux la voir.» Dit Regina sur un ton autoritaire.
«Vous êtes sûr ?»
«Vous ne m'avez pas entendu ?»
Emma souleva lentement le tissu qui recouvrait le corps pour mettre à vue petit à petit le corps de cette 7ème victime.
À quelques mètres de là, Ruby rejoignit son collègue et coéquipier.
«Nolan, tu es venu comment ? Je ne t'ai pas vu dans le parking.»
«Je suis venu avec le capitaine»
«Ah ouais ? Elle est venue ?»
«Je crois que cette affaire est importante pour elle. Elle y tient, et elle a besoin d'être présente pour se rendre compte de la situation.»
«Je comprends.»
Puis au bout de quelques minutes, Lucas remarque que Nolan n'avait pas bougée. Il était droit comme un i, en train d'observer Regina. D'analyser ses moindres mouvements.
«Qu'est-ce que si passe mon vieux ? Tu as l'air inquiet !»
«Je le suis. Tu sais ça fait un baille qu'elle n'est pas venue sur le terrain.»
«Bien sûr que si ! Elle n'intervient pas souvent, mais nous la voyons quand même. »
« Non, pas dans ses conditions, pas près des femmes victimes, de femmes torturées. »
« Je ne comprends pas. Elle y a passé la plus grande partie de sa carrière. Je ne m'en ferais pas pour elle a ta place. Ça a été la meilleur donc...»
«Attends je t'arrête. Je ne juge pas ses capacités, elle était la meilleure et le restera. Mais... Bon tu es ma coéquipière donc je vais te dire un truc. Mais ça reste entre nous»
«Évidemment, tu sais que tu peux avoir confiance en moi.» Dit-elle avec un léger sourire qui se voulait rassurant.
« Il y a moins de trois ans, elle est tombée sur une sale affaire. Quelque chose de moche qui l'a beaucoup détruite à l'époque. Depuis elle n'a pas pu retourner sur le terrain, et vivre autant d'action que nous vivions quand elle était ma co-équipière.»
«Oh, je ne savais pas. Je suis désolé. Depuis que je suis là... Je l'ai toujours connue comme ça, je ne me suis pas posé la question. Je pensais que c'était sa façon de procéder. Je suis sincèrement désolé.»
«Je le suis encore plus que toi. J'aurais dû travailler avec elle sur cette enquête, mais j'ai eu des problèmes familiaux et je l'ai laissé avec un nouvel inspecteur qui n'a pas su faire son taff. Je m'en suis voulu longtemps »
«Mon vieux, tu n'y es pour rien. Puis le passé, c'est le passé. Je suis contente qu'elle soit capitaine. Elle gère plutôt bien notre équipe.»
«C'est vrai»
«Allez viens, on a du travail à faire. Et je n'ai pas très envie de me faire remonter les bretelles par Regina.»
Il partit donc sur la parcelle de terrain qui lui avait été donner pour tout inspecter, muni de lampe UV et de tout autre engin qui aurait pu l'aider pour la détection de fluide corporel. Tandis que Ruby se dirigea vers le bleu qui avait découvert le mort pour lui poser quelques questions. Bloc note en main, elle marche d'un pas ferme vers la jeune recrue.
Le corps avait été découvert dans un hangar industriel désaffecter, qui avait été abandonné il y a plus de six ans. D'ordinaire, durant les rondes, les jeunes recrues en uniforme de police, trouvaient des jeunes squatteurs qui venaient pour fumer, se droguer et passer des soirées loin de leurs parents.
Mais ce fut une autre histoire, qui s'y déroula quelques heures avant l'arrivée de la brigade.
Cet espace était très vaste, ce qui allait donner beaucoup de travail à l'équipe. Personne n'avait été mis sur le banc de touche, il fallait enquêter et trouver des preuves.
La victime avait été retrouvé au centre du hangar central au rez-de-chaussée. Autour d'elle se trouvait des vieilles machines, des chaises de bureau abimés, un seau, et tout un tas d'objets qui avait probablement appartenu aux anciens travailleurs ou aux jeunes délinquants qui trainer de temps à autre.
Aucune arme de crime dans les environs, mais les inspecteurs espéraient trouver une empreinte, du sang, un élément que le tueur aurait oublié d'effacer, ou aurait oublier dans la précipitation. Mais cela n'allait pas être de tout repos.
Combien de personne était venu ici ? Combien d'empreinte ou de tache de sang seraient utile à l'enquête ?
Avait-elle été apporter ici une fois morte ? Avait-elle été séquestré ici pendant ses dernières 48 heures ?
Encore des questions qui se rajoutaient à la liste initiale.
Le capitaine qui elle n'avait pas décroché son regard de la victime. Commença à se sentir mal.
Le sol paraissait trembler sous ses pieds, sa vision devint floue, et elle porta ses mains sur l'avant de son corps, comme pour prévenir d'une chute.
Emma qui voyait cette scène se dérouler devant elle, comprit rapidement qu'elle devait réagir.
«Capitaine ! Qu'avez-vous ?»
«Je ne sais p...»
Et Emma se précipita vers le capitaine pour l'accompagner dans sa chute.
Elle la positionna correctement, pour éviter qu'elle ne se fasse mal et appela un homme qui travaillait avec elle dans le laboratoire.
«Apporte-moi le brancard, et tu vas m'aider à l'installer dessus.»
Il sortit du grand bâtiment en quatrième vitesse, jusqu'à leur fourgonnette et y récupéra le brancard. Pendant que Emma était agenouiller avec la tête de Regina poser sur ses cuisses.
«Regina ? Réveillez-vous. Vous m'entendez ?»
La jeune femme avait toujours eu du mal avec les relations humaines, le contact et la proximité. C'est sans doute ce qui l'avait emmené à travailler dans cette branche, si particulière de la médecine.
Pas de plaintes, pas de gémissements, pas de complications, pas de difficultés de communication avec ses patients... Sa plus grosse crainte avait toujours été de voir mourir quelqu'un qu'elle aimait, ou un patient pour lequel elle se serait battue.
Elle ne s'occupa de patient en vie qu'au début de ses études, cela remonter à quelques années maintenant.
Elle caressa ses cheveux en attendant son collègue, qui arriva quelques minutes plus tard avec le brancard déplier.
«C'est bon. Je suis là. Je vais t'aider à l'installer»
«Merci Marc.»
Il s'approcha d'elle, abaissa le brancard et porta les jambes d'Regina tandis que Emma supportait le haut de son corps.
Marc s'en alla ensuite laissant derrière lui le Dr. Swan, qui lui avait gentiment demander de reprendre son travail.
Emma emmena Regina dans la camionnette pour l'ausculter au calme, loin des regards interrogateurs des autres inspecteurs.
Elle s'installa près d'elle pour l'auscultation. Son cœur battait, un pouls un peu ralenti mais présent. Cela devait être tout simplement une baisse de tension. Avait-elle oublié de manger ? Ou quelque chose avait dû la contrarier.
Elle retira son gilet et le mit en boule pour l'installer sous les jambes du capitaine, créant ainsi un flux sanguin important.
Quelques minutes plus tard, les yeux de la brune s'ouvrirent.
«Comment allez-vous ?» Commença le médecin.
«Ça pourrait aller mieux. Qu'est-ce qui s'est passer ?»
«Vous avez fait une belle baisse de tension, jeune fille.» Dit-elle sur un ton qui se voulait rassurant.
«Veuillez me pardonner.» Dit-elle en essayant de se lever.
«Non rester allonger quelques minutes. Je vais vous apporter quelque chose à boire et à manger.»
«Je vous attends...» Dit-elle en un sourire de remerciement.
En attendant la jeune femme, Regina se redressa doucement et observa l'endroit où elle se trouvait.
Les souvenirs commençaient à revenir. Puis elle se rendit compte qu'elle avait failli s'étaler de tout son long, près du cadavre de la jeune femme.
«Qu'elle idiote je fais !» Se dit-elle à elle-même.
C'est vrai que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu de cadavre dans cet état, sans le passage d'un médecin légiste. Et puis cette enquête lui tenait vraiment à cœur.
Elle avait passé de longs jours à décortiquer chaque indice.
Regina voulait leur donner de l'importance, leur dire dans un sens qu'on ne les oubliera pas. Même l'inconnu N°092637.
Emma s'apprêtait à ouvrir la portière de l'arrière de la camionnette pour y rejoindre le capitaine. Mais un bruit l'en empêcha, elle déposa son oreille sur la porte et y entendit la brune triste, se parlant à elle-même. Elle pouvait entendre des reniflements, preuve que le capitaine pleurer, ou avait pleurer.
Entendre ça lui fit mal au cœur. Elle se rappela qu'elle n'aurait pas aimé être vu dans cet état. Elle patienta alors quelques minutes, laissant ainsi le temps dont avait besoin le capitaine pour se remettre de ses émotions.
Puis elle toqua.
«Je peux entrer ?»
«Oui allez-y, faites.»
Et elle fut rejointe par la jeune femme qui était inquiète de son état, physique ainsi que mental.
«Je vous ai apporté un jus d'orange et quelques biscuits. Je n'ai pu trouver que ça. J'espère que ça ira.»
«Oui c'est parfait ! Merci.»
Emma regarda attentivement Regina prendre la nourriture qu'elle lui avait tendu, et remarqua que son mascara avait légèrement couler.
Elle se pencha pour attraper un mouchoir de son sac et lui donna.
«Votre maquillage à du couler dans le feu de l'action.» Dit-elle subtilement, pour ne pas gêner la femme en face d'elle.
«Je vous remercie. Je ne voudrais pas que le mascara fasse désordre sur mon visage» Dit-elle d'une voix douce en offrant un léger sourire
Emma, s'en vraiment réfléchir, lança ce qui lui venait en tête.
«Oh non, rien ne ferait tache sur votre visage. Je vous assure !» Les mots n'étaient à peine sortis, qu'elle baissa le regard pour éviter de croiser celui d'Regina, et cacher le rouge qui lui monter aux joues.
Le capitaine rigola intérieurement de la gêne de sa collègue, mais ne releva pas.
Au bout de quelques minutes et une fois qu'elle se sentit mieux après avoir mangé, elle se releva lentement.
«Nous devrions y retourner.»
«Vous êtes sur ? Je peux y aller seule, vous devez vous reposer.» Répliqua le Dr. Swan.
«C'est très gentil de votre part de vous inquiéter pour moi. Mais nous avons du travail. Nous ferions mieux d'y aller.»
«D'accord, mais prévenez-moi si vous ne vous sentez pas mieux.»
«Je le ferais, si besoin.»
Puis chacune de leur côté retournèrent à leur travail respectif.
Emma partie en direction du corps, pour y rejoindre Marc et faire les premiers prélèvements.
Tandis que Regina se dirigea vers l'inspecteur qui avait découvert le corps pour l'interroger à son tour.
«Donnez-moi le maximum de détails qui vous revienne en mémoire. L'avez-vous vu ?»
«J'ai pu l'apercevoir oui, mais très succinctement»
«Seriez-vous en mesure de faire un portrait-robot ?» Demanda-t-elle avec beaucoup d'espoir.
«Nous allons essayer.»
«Des signes distinctifs ? Tatouage, piercing, vêtement de travail, couleur de peau ?»
«Des tatouages ou des vêtements spécifiques je ne pense pas. Il était grand, blanc, cheveux mi long et foncé. Il ne faisait pas assez clair pour que je puisse voir autant de détails concernant cicatrice ou tatouage. Cela s'est passée si vite.»
«Nous allons aller ensemble au poste et vous y ferez votre rapport et je vous accompagnerai pour le portrait-robot.»
«Bien capitaine.»
Ils prirent donc le chemin en direction du poste de police de New York.
Du côté des enquêteurs, les heures passaient, et les allers-retours étaient constant. Il fallut rapatrier le matériel, ainsi que les preuves prélever.
Une fois au poste, les analyses furent lancées, les recherche déclencher, les comptes-rendus commencèrent, ...
Plusieurs mégots avaient été envoyé au laboratoire, pour y chercher des fluides ou ADN.
Le tueur était-il fumeur ?
Il faudra attendre davantage pour connaitre la réponse. Le temps d'éliminer les suspects, et tous ADN se trouvant dans le hangar, appartenant aux anciens ouvriers, ou aux jeunes squatteurs.
Des empreintes de pas, du sang avait été relevé dans différents recoins du bâtiment.
Une pièce à l'étage avait paru importante pour l'équipe d'enquêteur. Nolan ayant fait sa découverte, avait condamné rapidement son entrée.
Le sol était recouvert un parquet d'origine probablement. Très abîmé.
Mais ce qui importait au sergent, était cette énorme tache de sang, présente en plein milieu.
Était-ce le sang de la victime ? Avait-elle été torturé ici ?
Il fut obligé d'appeler un ingénieur spécialisé de la police scientifique pour le faire travailler sur les lattes de bois, qui jonchait le sol. Rien n'était à mettre de côté.
Pendant ce temps Regina et le jeune policier était dans le bureau réserver au portrait-robot.
Il détailla pendant plus de vingt minutes les traits du tueur, dont il se souvenait.
Le capitaine se mettait à bonne distance pour observer la création du portrait de l'homme qu'elle aurait voulu abattre à ce moment-là.
Les traits apparaissaient à une vitesse folle. On y décelait un homme d'une quarantaine d'année. Selon la description, mesurant environ un mètre 80 pour 90 kilos.
Brun avec une grosse barbe proéminente.
Il était habillé d'un simple jogging gris et un sweat à capuche noir, avec une paire de chaussures qui a la description du policier, paraissait imposante.
Probablement une paire de chaussures de randonnée ou de chantier.
Quelques mètres plus bas, Emma avait commencé l'autopsie de la défunte. Cela la rendait triste de n'apposer aucun prénom et nom de famille sur ce corps. Elle lui parlait, elle s'imaginait l'horreur qu'elle avait dû vivre, et la peur qu'elle avait dû ressentir.
Le médecin prenait grand soin de ses macchabés, encore plus quand l'identité n'était pas connue, car il n'y avait derrière cela, aucune famille pleurant la perte d'un être cher.
Après ce travail laborieux, Emma rejoignit le capitaine, dans son bureau pour prendre de ses nouvelles et lui faire un rapport de ce qui s'était passé sur le terrain durant sa matinée.
Le reste de la journée était passée à vitesse grand V. Regina décida de faire un crochet par le tribunal avant de rentrer chez elle. Pour pouvoir échanger avec Pete Kruger de l'avancée de l'enquête.
Juste avant de partir, elle passa voir Nolan pour le prévenir de son départ.
«A demain, et prends soin de toi surtout Regina !» Dit-il d'un ton grave.
«Pourquoi ce ton ?»
«Parce que tu pensais que je n'allais pas savoir que tu avais joué à la Belle au bois dormant ce matin !?» Répondit-il un sourcil arqué.
«Ce n'était rien, j'avais oublié de manger. Ça ne se reproduira pas, je t'assure.» Essaya-t-elle de le rassurer.
«Tu as intérêt, sinon je serais ton sac à dos ! Toujours derrière toi à te proposer ses fameuses barres protéinées que tu aimes tant.»
«Je dois te remercier ?» Dit-elle en souriant.
«Embrasse ton fiston de ma part. Et mange, veux-tu ?»
«Ce sera fait, sergent ! À demain.»
Pendant ce temps, dans les sous-sols Emma venait de terminer entièrement l'autopsie de la victime. La pesé d'organe, les prélèvements, les marqueurs, ... Toutes les actions qu'elle se devait de faire étaient terminées.
Les documents et comptes-rendus obligatoire faisant mention de ses actes étaient rédigés.
Elle déposa le corps dans le réfrigérateur mortuaire, et pris une bonne demi-heure à nettoyer et désinfecter tout son espace de travail.
Elle retira sa blouse et ses gants, et alla dans la pièce d'à côté pour prendre place derrière son bureau.
Elle prit le temps de se parfumer un petit peu, petit rituel qu'elle avait après chaque autopsie. L'odeur de la morgue, n'était réellement pas une odeur des plus agréable.
Puis une fois installé à son bureau, elle prit un petit café et essaia de se détendre cinq minutes.
Mais ses pensées se tournèrent très rapidement vers une belle brune, à qui elle avait beaucoup pensé durant la journée.
Elle s'inquiétait de savoir comment elle allait, au-delà de ce qu'elle avait pu apercevoir aujourd'hui.
Elle décida de lui envoyer un SMS. Elle se remercia intérieurement d'avoir accepté sa carte de visite, qu'elle avait récupérer à son premier jour à New York.
«C'est Emma.
Je sais que ce numéro, doit être utilisé seulement en cas d'urgence.
Mais au vue de mon inquiétude, je préfère me renseigner sur votre état. Ou bien je risque de faire un AVC ! Ou peut-être une crise cardiaque...
Et là, la situation deviendrai urgente !
Comment allez-vous ?
Signer: Votre docteur qui est là si besoin. »
Le capitaine Mills étant sur la route pour se rendre au tribunal, ne remarqua pas que son téléphone avait émis une sonnerie.
Elle prit le temps de se garer dans le parking réservé aux visites juridiques. Et elle n'eut à peine le temps de sortir de la voiture, qu'elle entendit :
«Bonjour Gina.»
Elle se retourna un instant pour découvrir McNally, se dirigeant vers elle
«Oh, quelle surprise...Mac.»
«Cache ta joie de me voir !» Lança ironiquement la substitut.
«Que fais-tu ici ?»
«J'ai repris le travail, donc si tu passes de temps en temps ici, je risque de souvent te croiser.»
Regina leva les yeux aux ciels. Quelle idée avait-elle eu... ?
La belle et grande blonde reprit la parole.
«Tu es si belle, quand tu fais cela.»
«Quoi ?»
«Lever les yeux aux ciels, ça te donne un côté autoritaire et mystérieux. Je suis contente de te voir.»
«Moi pas, en réalité.»
«J'avais cru comprendre, en effet.»
«Tu voulais me dire quelque chose ? Parce que si c'était juste pour me saluer... Tu peux considérer que c'est fait et retourner à ta voiture pour rejoindre ton cher et tendre.»
«Ne sois pas sur la défensive ! Je te signale que tu n'as toujours pas répondu à ma question ?»
«Quelle question ?»
«Qu'as-tu ressenti quand nous nous sommes embrassées la première fois ?»
«Mais vas-tu cesser de m'importuner avec ceci ! C'était il y a plus de dix ans !» Répondit Regina en élevant la voix.
«Parce que j'ai envie de savoir.»
«Savoir ? Qu'est-ce que cela va t'apporter ? À moi rien ! A part faire ressortir des souvenirs qui vont me faire du mal, une fois de plus !»
«Tu sais, avec mon cher et tendre comme tu dis. Tout n'est pas rose malheureusement.»
«C'est une plaisanterie !» La colère lui monter à une vitesse folle. Elle reprit en hurlant dans le parking oubliant à moitié les gens qui pouvait s'y trouver.
«Écoute moi Mac ! Je ne suis pas là pour combler tes vides, simplement parce que ça ne va pas avec Steve.»
«Pourquoi m'en veux-tu autant d'aimer Steve ?»
«D'aimer Steve ? Sérieusement ! Comment peux-tu l'aimer et venir me demander comment j'ai ressenti notre idylle ! Enfin si idylle il y a eu évidemment... J'aurais été heureuse pour toi d'ordinaire. Mais rien ne va dans cette situation ! Tu m'abandonne, je me reconstruis tant bien que mal, et après tu débarque telle une tempête et me demande comment je me sentais quand nous étions jeunes ?!»
«Oui vu comme ça... Ce n'est pas très intelligent de ma part, j'en conviens. Mais tu te trompes à mon sujet Gina.»
«Bien, au moins sur ce sujet nous sommes d'accord.»
«J'ai essayé de tout faire dans les règles, à l'époque. Mais la vie en a décidé autrement. Nous nous sommes éloignés pour mieux nous rapprocher et jamais je n'avais envisagé cette fin, même dans mes pires cauchemars.»
«Grand bien te fasse. Et ou veux-tu en venir ?»
«Je n'essaie pas de te récupérer Gina, même si le bon vieux temps me manque. J'ai trouvé Steve et tu ne dois pas m'en vouloir pour cela. Car toi aussi tu as trouvé quelqu'un. Mais je veux juste réapparaître dans ta vie. Devenir Tata Mac pour notre petit Henry, comme avant.»
En entendant le prénom de son petit garçon, Regina vit rouge.
Son enfant, son fils était la chose la plus précieuse au monde, et elle pouvait se montrer aussi redoutable qu'une lionne pour le protéger.
Elle s'approcha d'un pas, tout en fixant McNally.
«Ne t'approche pas de mon fils. JAMAIS. Ce n'est ni un avertissement, ni un conseil. Retiens bien cela. Les choses ont changé Mac.»
«Je prends note. Mais je sais que tu n'as pas oublié. Car ta rage est toujours là, et quand la peine ou la colère est encore présenté c'est qu'on se sent encore blesser ou menacer. Si tu m'avais vraiment oublié, ou si tu avais véritablement mis le passer de côté tu ne serais pas dans cet état.»
«Qu'en sais-tu ? Tu es psychiatre maintenant ?»
«Mieux que ça, je te connais.»
La belle brune fut troublée par ses quelques mots.
Elle contourna Mac sans un mot et se dirigea vers les ascenseurs pour aller à la rencontre du substitut, comme prévu initialement.
Mais elle entendit les talons claqués au sol derrière elle, et de manière rapide.
«Ce n'est pas vrai, vas-tu cesser de m'imp...» Attaqua le capitaine, avant d'être coupée par cette grande blonde qui lui attrapa le bras.
Et en l'espace de quelques secondes, elle approcha son visage du sien pour y déposer ses lèvres délicate contre les siennes.
Ni l'une ni l'autre ne refusa ce baiser. Il était au début timide, et doux, mais Mac l'intensifia. Elle fut extrêmement surprise de ne pas avoir été rejetée par le capitaine Regina Mills.
Au bout de longues minutes, elles se séparèrent
«Waouh...» Reprit l'avocate.
«Je... Pourquoi ?» Questionna Regina, encore toute embuée de ce qui venait de se passer.
«Gina, j'en avais envie. Et j'ai ma réponse. Tu as aimé.»
«Je ne peux pas !» Et elle reprit sa course, en s'éloignant rapidement de la blonde.
La substitut prit sa voiture, mais ne se sentait pas de rentrer chez elle pour voir l'homme qui l'attendait. Elle se dirigea vers le bar le plus proche et y passa une bonne partie de la soirée.
Tandis que Regina passa une petite demi-heure au tribunal, avant de reprendre la route pour rentrer chez elle et voir le petit homme de sa vie se jeter dans ses bras.
