Le lendemain fut difficile pour Emma quand le réveille sonna. Elle avait eu une nuit agitée, elle s'était réveiller à plusieurs reprises durant la nuit.
Elle se traina jusqu'à son travail, et s'engouffra dans son antre. Elle se fit quelques cafés avant de démarrer son travail.
Regina était en train de lire ses mails, installer à son bureau quand on vint toquer à sa porte
«Entrez !»
«Bonjour ! Comment tu vas ?»
«Bonjour David. Pas si bien que ça. J'ai passé une bonne partie de la soirée à l'hôpital, Henry est tombé.»
«Quoi ?! Comment va-t-il ?»
«Quelques points de suture à l'arrière de la tête et un poignet foulé. Mais tout allait bien ce matin. Il voulait quand même aller à l'école. De toute manière il est en vacances à la fin de la semaine.»
«Super, le petit bonhomme va pouvoir profiter. Ou part-il en colonie ?»
«Il part dans le Maine, près d'Augusta. La verdure et le grand air lui feront du bien.»
«Je n'en doute pas. Quand part-il ?»
«Dès le début des vacances. »
«D'accord, j'essaierai de venir lui faire un petit câlin avant qu'il ne parte. Comment tu te sens, maman poule ?»
«Ne te moque pas de moi. N'oublie pas que je suis une championne de Kempo !»
«Je n'oserai pas.» Dit-il en rigolant.
«Je suis anxieuse évidemment quant à son départ. Il va beaucoup me manquer.»
«Je serais là si tu as besoin de parler. Je pourrais peut-être t'emmener jouer au basket avec moi.»
«J'en doute fort. Mais merci.» Dit-elle en rigolant, elle qui n'avait jamais aimé ce sport.
«Je venais pour te donner les dernières nouvelles de la dernière scène de crime.»
«Je t'écoute»
« Nous n'avons pas encore reçu la totalité des résultats. Mais je t'assure que tout le monde bosse d'arrachepied. Une empreinte pleine de sang avait été découverte à l'étage. C'est l'une des plus nette que nous avons. Le model serait susceptible d'appartenir au tueur. C'est une grosse chaussure type ranger, chaussure coquée. Loin d'une model de chaussure de nos jeunes délinquants. La scientifique travail dessus actuellement. »
«Alors le sang prélever, appartient bien à la victime ? »
«Donc quelqu'un à forcément marcher dans une flaque de sang frais. »
«Exact. Donc le tueur, un complice ou encore le policier qui a découvert le corps. Mais j'ai déjà vérifié, et l'empreinte n'appartient pas au flic.»
«Qu'as-tu d'autre ?»
«En marchant sur le sang frais avec ses chaussures, le suspect à laisser des dépôts qu'il avait sous ses semelles. Il a fallu les extraire du sang.»
«Et qu'est-ce que c'est ?»
«Ça je ne sais pas encore. Emma Swan travaillait dessus tout à l'heure.»
«Elle est arrivait quand ?»
«Je ne sais pas, tôt aussi. Peut-être avant nous.»
«D'accord. J'irai la voir. On avance ! Merci, et beau travail sergent !»
Nolan se dirigea vers la sortie, puis se rappelant d'une chose, se retourna.
«J'ai oublié de te dire ! J'ai croisé McNally, tu étais au courant qu'elle était revenue ?»
«Oui...»
«Vous vous êtes vues alors ?»
«Oui... Et j'aurais préféré que cela ne se produise jamais !»
«Je suis désolé Regina. Tu veux qu'on en parle ?»
«Peut-être plus tard. Nous avons mieux à faire en ce moment.»
«D'accord à tout l'heure.»
McNally était passé au poste plus tôt dans la matinée, car l'enquête sur laquelle elle avait été mise, nécessiter une collaboration avec l'équipe de police de la brigade des stupéfiants, qui se trouvait à quelques étages au-dessus du service de la criminelle.
Mais elle avait décidé de faire un crochet à l'unité, probablement pour se rappeler le bon vieux temps, ou peut être aussi dans le but de croiser une belle brune.
Regina attendit une petite heure, avant de se décider à descendre dans les sous-sol du bâtiment. Elle avait besoin de savoir où en était le , ainsi que l'équipe de la scientifique.
Et c'est à ce moment-là qu'elle reçut un SMS de cette dernière.
«Mon SMS reste sans réponse.
Signer: L'ange gardien de la famille Mills.»
Regina lu plusieurs fois le SMS, sans comprendre sa signification.
De qu'elle SMS parlait-elle ? Elle remonta les yeux sur l'ancien SMS envoyé la vieille et le lu.
«C'est Emma.
Je sais que ce numéro, doit être utilisé seulement en cas d'urgence.
Mais au vue de mon inquiétude, je préfère me renseigner sur votre état. Ou bien je risque de faire un AVC ! Ou peut-être une crise cardiaque...
Et là, la situation deviendra urgente !
Signer: Votre docteur toujours là si besoin »
«Oh avec tout ce qui s'est passée hier je n'ai même vu ce SMS. » Dit-elle à voix haute.
Elle prit le temps de lui répondre
«J'espère que votre travail et fait. J'arrive»
Quand Emma reçu le message, elle fut déçue de ne pas trouver réel réponse à sa question. Mais était heureuse de pouvoir la revoir.
Elle se dépêcha de mettre en ordre les derniers papiers qui avaient besoin d'être trier.
Elle retira sa blouse, son masque et ses gants, et eu à peine le temps de se vaporiser quelques gouttes de parfum, que le capitaine pénétra dans son bureau.
«La morgue n'est pas un salon de beauté, Miss Swan.»
«Je le sais bien, mais je n'aime pas sentir le cadavre. Encore plus quand je suis avec de belles femmes qui elles sentent si bon.»
«Oh je le sais que trop bien. Je ne vous en tiens pas rigueur alors.»
«Comment allez-vous aujourd'hui ?»
«Ça peut aller, et vous ?»
«Ça va bien.»
«J'ai appris que vous étiez arrivez de bonne heure.»
«Oui comme souvent d'ailleurs.»
«Vous auriez dû vous reposer.»
«Je n'arrivais pas à dormir de toute façon, et je suis contente d'être venu, car nous avançons.»
«Oui, à ce que j'ai compris. Alors racontez moi tout ce travail.»
«Alors je suppose que Nolan vous a raconter le début. Avec l'empreinte, le sang, j'ai pu refaire un graphisme en 2D sur mon ordinateur. Venez que je vous montre.»
Regina était épatée de cette technique, qu'elle ne connaissait pas et du travail qu'avait fourni Emma.
«Ensuite j'ai essayé de recréer en 3D le style de semelle qu'on pouvait voir apparaitre.»
Elles se dirigèrent dans la pièce d'à côté ou était posé sur une paillasse, une semelle.
«Comment avez-vous fait ?» Demanda surprise Regina.
«J'ai réussi à me procurer une imprimante 3D, et j'y ai regroupé les informations que nous avions.»
«Incroyable. Vous m'épater !»
Emma surprise de ce compliment lui sourit de toutes ses dents.
«Alors je peux en déduire que la personne qui portait ses chaussures, chausser du 43, la semelle est neuve aucune usure.»
«D'accord, bien. Et ensuite ?»
«J'ai pu prélever dans le sang des fibres, une est encore au labo et l'autre je viens tout juste de recevoir les résultats.»
«Qu'est-ce que cela donne ?»
«C'est du Belombra»
«Un arbre ?»
«Oui, autrement appelé Phytolacca Dioica.»
«Je ne suis pas arboriculteur, alors expliquez-moi !»
«C'est un arbre d'Amérique latine donc très peu répandu ici.» Répondit le médecin légiste.
«Nous devrions peut-être contacter tous les centres de jardinerie, d'herboristerie et de pépinière dans le but de savoir où il en existe.»
«Ce serait une bonne idée, oui.»
«D'accord je vais m'en occuper. Merci.»
«Comment va Henry ?»
«Il se porte bien mieux qu'hier soir. Je voulais vous remercier une fois de plus d'avoir été là pour m'aider» Dit-elle en mettant sa main gauche sur son cœur.
«C'est tout à fait normal.»
«Et bien non en réalité ça ne l'est pas. Comment puis-je vous remercier ?»
«Mais vous l'avez fait hier en me payant un café et en me raccompagnant chez moi.»
«Mais pour moi cela n'est pas assez. Permettez-moi de vous inviter à dîner chez moi ce soir avec Henry. Comme je sais que vous n'avez pas pu finir votre restaurant d'hier soir, et tout cela par ma faute. Je souhaiterais vous offrir un bon repas.»
«C'est très gentil de votre part.»
«Avec Henry on se débrouille plutôt bien en cuisine.»
«Alors c'est d'accord, j'accepte avec grand plaisir. À quelle heure voulez-vous que je vienne ?»
«19h30, serait-il bon pour vous ?»
«Parfait.»
Elles se sourirent et la belle brune remonta à son bureau pour entamer le travail qui devait être fait.
Vers les coups de midi Graham pénétra dans le bureau de la brune pour lui proposer un bon dîner le soir même.
«Je suis désolé, j'ai déjà prévu quelques chose» Dit-elle
«Nolan ?»
«Non»
«Le substitut ?»
«Absolument pas»
«Tu ne vas pas me dire ?»
«Non»
«Bien... bon appétit» Et il partit en claquant la porte.
Pendant ce temps au tribunal McNally et le substitut du procureur Pete Kruger, faisait connaissance durant leur pause-déjeuner.
Pete Kruger ayant beaucoup entendu parler de McNally avant son arrivée à New York et n'ayant eu aucune occasion de la rencontrée auparavant, profita de son retour et de la promiscuité de leurs bureaux pour le faire.
«J'ai appris que vous étiez sur l'enquête de Regina, celle avec le tueur en série.»
«C'est exact. Depuis maintenant presque cinq ans je travaille régulièrement sur les enquêtes du Capitaine Mills»
«Quelle chance vous avez...»
«Pourquoi dites-vous cela ? J'ai pu apprendre que vous aussi vous avez travaillé avec elle et son équipe. Mais elle n'était pas encore capitaine à cette époque, c'est cela ?»
«C'est exact.»
Durant l'après-midi, tous se retrouvèrent dans la salle de pause par hasard. John était plongé dans sa tasse de café, Benjamin rattrapait son déjeuner, Nolan ne fit qu'un aller-retour pour prendre quelque chose à boire et Ruby, Tomy et Graham parlaient ensemble.
Jusqu'à ce qu'Emma apparaisse après avoir reçu un SMS de Ruby qui lui proposait de venir les rejoindre pour un café.
«Salut tout le monde !» Dit-elle en entrant dans la salle.
«Tiens je t'ai fait un café.» Répondit Ruby en lui tendant une tasse
«Merci»
«Comment ça se passe en bas ?» Lui demanda Tomy.
«Et bien ça avance, donc je suis plutôt contente.»
«Ça vous dit de sortir ce soir ?» Proposa Graham.
Et John reprit derrière «Toujours en froid avec ta petite amie secrète ?»
«Laisse-moi tranquille sur ça, ok ?»
«Oui d'accord je te laisse. Mais je suis partant pour ce soir !»
Tomy et Ruby acceptèrent aussi.
Benjamin plutôt réservé déclina, il préférait rester seul tranquillement à lire.
«Et Emma ?» Proposa Ruby
«Je ne peux pas, je suis déjà invité.»
«Ah oui ? Où ça ?» Demanda Ruby curieuse d'en connaitre davantage.
«Le capitaine Mills !»
À ses mots Graham faillit s'étouffer.
«Pardon ? Tu es invité chez le chef ? Toi ?!»
«Qu'est ce qui ne va pas avec moi ?» Reprit Emma très surprise de la réaction de l'enquêteur.
«Pourquoi elle t'inviterait ?»
«C'est simplement pour me remercier, car hier j'ai aidé son petit garçon qui s'était blesser.»
«Pff très bien» Il resta muet le reste de la conversation.
Tomy reprit «Bon disons, rendez-vous à la sortie du travail, au bar de notre hôtel ? Les bières sont super !»
«Parfait !» Répondit John et Ruby.
Graham resta même silencieux une bonne partie de l'après-midi.
Il faisait des efforts, et les seuls jours ou ils pouvaient se retrouver, le capitaine préférait inviter quelqu'un d'autre. Il bouillonnait à cette idée.
Et puis c'était sans compter sur les nuits torrides, qu'il attendait depuis trop longtemps. Beaucoup trop longtemps, à son humble avis.
Il décida donc d'aller cracher son venin à la personne concerné, le capitaine Regina Mills.
«Entrez !»
«Faut qu'on parle» Débuta Graham.
«Pas maintenant ! Le substitut ne devrait pas tarder, j'ai rendez-vous avec lui.»
«Je m'en fou !»
«Si tu commences à me parler sur ce ton, tu sors et immédiatement !»
«Non c'est bon, j'en ai marre que tu me prennes pour un abruti, alors que je te donne tout.»
«Que tu me donne tout ? Absolument rien et je ne t'ai rien demandé ! Tu n'es pas heureux, la porte t'est grande ouverte»
«Sérieux là ? Je fais plein d'effort pour toi et toi tu me traite comme ça ?!»
«De quoi parles-tu ?»
«De quoi je parle ? Pff du fait que t'invite une étrangère, cette Emma chez toi. Alors que je voulais venir !»
«Elle mérite cette invitation, hier elle m'a beaucoup apporté et je lui dois au moins ça.»
«Et tu n'aurais pas pu l'inviter ce midi, ou dans un resto ? Tu l'invite chez toi ! Alors que moi j'ai dû attendre longtemps avant de pouvoir passer tes portes.»
«Je ne te dois aucune explication» Dit-elle sur un ton détaché. Tout en se replongent dans un dossier qu'elle avait sous les yeux.
«Regarde-moi ! On parle là.» Cria l'inspecteur Stanway.
La brune retira ses lunettes pour les poser sur son bureau. Elle se leva avec toute la grâce qui lui était propre et s'approcha de Graham, jusqu'à se tenir à quelques millimètres de lui
«Je ne suis pas à toi, je ne l'ai jamais été. Cela ne te plait pas ? Qu'importe. Alors tu peux crier, cela ne me fera pas m'intéresser plus à toi, au contraire.» Siffla-t-elle.
Il serra les dents pour ne pas lui cracher les horribles mots qu'il avait en tête.
Et c'est à ce moment-là que le substitut arriva.
Il toqua, et Regina alla directement lui ouvrir.
«Je vous en prie. Entrez !»
«Bonjour Capitaine. Bonjour inspecteur Stanway.»
«Installez-vous, j'ai pu imprimer les derniers rapports. Graham pourriez-vous aller nous chercher les derniers documents ?» Cette situation lui plaisait, le retournement de situation qui venait de se produire amusait la femme.
Elle se savait dur, mais elle n'y résistait pas.
«Oui je reviens» Dit-il en essayant de cacher sa rage, mais cela ne trompait personne.
Une fois qu'il sortit de la pièce, Pete prit la parole
«Que lui arrive-t-il ?»
«J'ai refusé sa demande d'augmentation.» Répondit-elle assez rapidement, pour ne pas éveiller davantage sa curiosité.
«Je vois. Les refus sont toujours difficiles.» Conclua le substitut Kruger.
Elle prit le temps de trier deux ou trois documents, ce qui permit à l'avocat d'entamer une nouvelle conversation.
«J'ai déjeuné avec McNally aujourd'hui.»
«Bien.»
«Je ne l'avais jamais rencontré avant. C'est un vrai bout en train cette femme.»
«Effectivement oui.»
«On m'a dit que vous étiez proche avant.»
Graham arriva à ce moment-là.
«Tenez, la fin du dossier.» Il prit le chemin de la porte, tout en ralentissant pour écouter un maximum de la conversation qu'avait le capitaine et le substitut.
«Oui nous l'étions avant, quand je n'étais encore qu'inspectrice.»
«Vous avez fait du chemin depuis.»
«Oui effectivement. Revenons à l'enquête voulez-vous ?»
Le substitut compris rapidement que c'était un sujet que le capitaine ne désirait pas aborder. Il répondit donc rapidement au capitaine.
«Oui alors, qu'avez-vous à m'apporter de plus ? Des bonnes nouvelles, j'espère.»
Et pendant une demi-heure elle prit le temps de lui expliquer les nouvelles découvertes faites sur cette enquête.
Les bonnes nouvelles étaient toujours le bienvenu sur ce genre d'investigation. Il était donc ravi d'observer l'avancé de cette enquête qui avait stagner de longues semaines à Philadelphie. Pete était lui aussi quelqu'un de consciencieux, et n'aimait pas être mis de côté durant une enquête. Plaidoyer n'était pas chose facile, il aimait donc avoir toutes les cartes en main.
Après ce rendez-vous, Regina décida de ranger ses affaires. Elle voulait rentrer relativement tôt pour s'occuper de son fils et prendre le temps de cuisiner avec lui.
Mais pour Graham, il en était une autre histoire. Une fois de plus, il débarqua et stoppa ses plans, en pénétrant dans son bureau sans même avoir toquer à la porte.
«De qui tu parlais tout à l'heure ?» La jalousie lui montant à la tête.
«Qu'est ce qui ne va pas encore ?»
«Vous parliez de quelqu'un que tu as connu avant. C'est qui ?»
«J'avais oublié que je te devais un rapport quotidiennement.»
«Réponds»
«Mais qu'est-ce que cela peut t'apporter ? Dis-moi ? On parlait de l'ancienne substitut qui travaillait ici, quand j'ai commencé dans cette unité. »
«C'est d'elle, dont tu ne voulais pas parler la dernière fois au dîner ?»
«Bonne soirée Graham» Dit-elle en attrapant son sac à main et son dernier dossier poser sur le bureau.
Graham resta planter là, sans avoir essayer quoi que ce soit. Mais il eut une idée.
Il ne se connaissait pas ainsi, jaloux. D'ordinaire, les femmes lui tournaient autour. Il n'avait donc jamais connu réellement le rejet. Il venait d'une famille nombreuse, ce qui ne lui permettait pas de comprendre la solitude.
Sans vraiment réfléchir, et dans la souffrance qu'il ressentait d'être mis de côté ainsi. Son but devenait mauvais, partager sa souffrance.
Il se dit que s'il devait passer une mauvaise soirée, il en serait de même pour sa bien-aimée.
Il ne se rendait même pas compte, qu'à tenir ce comportement n'arrangerait nullement la situation. Au contraire, cela ne ferait qu'empirer la colère du capitaine.
Mais il n'était pas apte à réfléchir, s'entremêlant fatigue et jalousie.
Emma était sur le chemin de son hôtel. Elle voulait avoir le temps de prendre une douche et de s'apprêter pour le dîner.
Emma envoya un petit message texte à son capitaine, une fois arrivée à son hôtel.
«J'espère que tout va bien de votre côté. Dois-je ramener quelques choses?
À tout l'heure»
Elle reçut une réponse quelques secondes après.
«Venez comme vous-êtes.
Nous vous attendons»
Le capitaine avait à peine envoyé le texto, qu'elle comprit le double sens de son message. Elle regretta instantanément, elle qui d'ordinaire savait si bien manier les mots.
Regina espérer ne pas recevoir de retour, car elle ne serait quoi répondre.
Elle fit prendre son bain à Henry.
«Ne mets pas d'eau partout mon cœur, d'accord ?»
«Maman, y a quelqu'un qui vient manger à la maison ?» Demanda-t-il l'air curieux.
«Oui Emma. Le docteur qui est venu à la maison hier.»
«Yeah ! C'est chouette, elle est super gentille !» Se levant de sa baignoire, les bras en l'air. Il éclaboussa au passage sa mère qui était agenouiller près de la baignoire.
«Et comment tu sais ça toi ?»
«Je lui ai dit que tu étais un super-héro, et elle avait l'air de comprendre mon histoire.»
«Tu lui as dit ça toi ? Tu es un coquin !»
«Non je suis sage maman.»
«Alors fini ton bain et va t'habiller.»
Elle en profita pour aller dans la cuisine, préparer un petit apéritif, jusqu'à que son fils ne l'appel.
Elle fila dans sa chambre, elle avait en tête de prendre une douche.
Elle sortit quelques tenues de son placard, car il était de coutume chez les Mills de s'apprêter convenablement quand il recevait du monde à la maison.
Mais après quelques secondes de réflexion quant à la tenue adéquate, elle se souvint qu'elle avait oublié d'acheter du pain.
Elle sortit de sa chambre rapidement.
«Henry tu es habillé ?»
«Oui maman, je suis tout beau !»
«C'est bien mon cœur. J'ai oublié d'acheter du pain. Tu mets tes chaussures et on y va. On en a pour cinq minutes.»
«Oui, j'arrive.»
Quelques minutes après, ils étaient en chemin pour la boulangerie qui n'était qu'à quelques mètres de chez eux.
Une fois cette tâche accomplie, ils rentrèrent et eu la mauvaise surprise de trouver Graham devant la porte
«Vous étiez où ?»
«J'avais oublié que j'étais redevenu adolescente et que je devais des comptes à mes parents.»
«Ahah très drôle.» Dit-il sarcastiquement.
«Je ne rigole pas. Qu'est-ce que tu fais là ?» Dit-elle sentant encore son agacement monté.
«Je veux diner avec vous !»
«On a déjà une invitée.» Répondit Henry
«Et alors, un de plus c'est bien aussi, non ?»
Elle se dirigea vers sa porte d'entrée, un bras protecteur autour de son fils.
«Tiens entre chérie, et va déposer le pain dans la cuisine.»
«Oui maman !»
Elle resta dehors avec Graham.
«Bon, il faut que tout cela cesse. Je n'ai pas envie d'être traqué, ni d'être embêter chaque soir. Surtout si tu portes préjudice à mon fils.» Dit-elle sur un ton relativement calme, ce qui était étonnant de sa part au vu de la situation.
Graham comprit que Regina était complètement détaché de leur relation. Qu'elle voulait et pouvait rompre à tout moment.
Alors il essaya encore une fois, désespérer de la perdre.
«Mais je t'aime ! Tu es si belle !»
Emma s'approchant de l'adresse, décida de rester cacher à l'angle. Trouvant que ce n'était pas le bon moment d'arriver.
Elle en profita pour arranger ses cheveux et aplatir ses vêtements.
Emma avait mis pour cette petite occasion, un pantalon cigarette noir, et une chemise blanche avec deux ou trois boutons ouverts au niveau du col. Ce qui laisser paraitre un début de décolleté, mais cela avec discrétion.
Elle se concentrait sur la conversation qu'elle pouvait entendre de là où elle était.
«Ma beauté ? Vraiment ? C'est tout ce que tu peux citer ! Tu sais que je vieilli et que la beauté n'est pas éternelle. À d'autre Graham. Pas à moi !»
«Mais non évidemment ! J'aime tant de chose chez toi. J'aimais le cocon qu'on s'était construit il y a quelques temps.»
«S'il te plait laisse-moi, laisse-nous.» Elle prit un petit temps pour souffler. Puis elle reprit
«Je ne t'aime pas.»
«Comment tu peux me sortir ça !? Tu n'aimais pas nos moments tous les deux ? Les fleurs que je t'offrais ? Nos soirées coucheries ?»
«J'ai aimé certains moments certes. Mais j'ai besoin d'autre chose. Et je sais que ce n'est pas toi.»
«Je vois... Faudrait qu'on en reparle dans quelques jours quand je commencerais à te manquer» Lui cracha-t-il.
«On verra d'ici là. Rentre chez toi»
«A demain Regina»
«Capitaine» Le reprit-elle.
Puis il partit en sens inverse. Tandis que Emma reprit sa marche, comme si elle venait d'arriver.
«Quelle surprise. Emma !» Attaqua-t-il la femme qu'il croisa en chemin.
«Qu'est-ce que tu fais ici toi ?»
Encore plein de colère, il décida de briser les règles qu'avait poser Regina
«Rien, je viens de me faire plaquer ! Tu es contente ? Pendant que toi tu vas bouffer avec ma nana !»
«Ta nana ? Tu sortais avec le capitaine Mills ?!» Dit-elle d'un ton plus qu'étonner.
«Ça te surprends, hein ?»
«Je ne sais pas ce qu'elle te trouvait...»
«Va te faire foutre Emma» Et il partit en lui bousculant l'épaule.
Regina ne voyant pas cette scène, elle s'apprêtait à fermer la porte. Quand elle aperçut Emma arrivant, et poussant le portillon.
«Vous êtes déjà là !»
«Oui, j'ai quinze minutes d'avance. Je peux attendre dehors si vous voulez.»
«Ne dites pas de bêtise et entrez.»
«Merci»
«Je suis désolé, je suis en retard. Nous sommes allés acheter du pain avec Henry. Et en revenant j'ai eu une visite imprévue qui m'a retardé.»
«Oui je l'ai croisé.»
Regina fut très gênée, car elle ne savait pas ce que savait Emma de la situation. Elle espérait que Graham ne s'était pas permis de lui révéler, quoi que ce soit.
Elle préféra détourner le regard.
«Très bien... Je vous sers quelque chose ?» Reprit-elle.
«Qu'avez-vous ?»
«J'ai un bar plutôt complet, donc dites-moi vos préférences ?»
«Que buvez-vous ?»
«Gin méditerranéen ou vin blanc ?»
«Vin blanc merci. Où est Henry ?»
«Dans sa chambre surement.»
Emma s'installa sur l'îlot central présent dans la cuisine.
Regina se dirigea vers son bar et servi deux verres de vin blanc et prépara une limonade pour son fils.
«Tenez, nous pourrions allez nous installer dans le salon.»
«Je vous suis.»
Et Henry arriva en courant dans le salon pour les rejoindre.
«Bonjour Madame Emma !»
«Hey mon grand. Comment tu vas aujourd'hui ?»
Elle déposa son verre sur la table et se baissa à la hauteur de l'enfant qui lui sauta dans les bras.
Elle fut surprise de l'attention que l'enfant lui portait. Chose qui surprit aussi sa maman, qui regardait la scène du coin de l'œil tout en sortant des dessous de verre pour ne pas abimer sa belle table basse rustique.
«Tu peux m'appeler Emma tout simplement»
«Emma, je suis en train de te faire un dessin.»
«C'est vrai ? C'est gentil. Merci beaucoup Henry.»
«Oui je vais le finir et je reviens.»
Quand l'enfant repartit en courant Regina se sentit légèrement gêner. Venait-elle de faire une bêtise en invitant ce docteur ?
Elle venait de prendre conscience qu'il fallait faire la conversation, et en regardant de plus près la situation, elle comprit que d'ordinaire c'est son fils qui parlait et combler les vides dans cette maison. Et là il venait de partir en courant, la laissant seule sans sujet de conversation. De plus elle ne voulait pas aborder le sujet de Graham avec Emma, ni celui du travail.
«Je peux vous laisser seule cinq minutes ?» Entama la maitresse de maison.
«Oui bien sûr. Je peux peut-être aider ?»
«En réalité comme je vous les dis tout à l'heure, je suis assez en retard. Donc je vais juste aller me changer et je commencerais à préparer le dîner.»
«D'accord, pas de soucis.»
«Ce soir, je suis très mal organiser et ça ne me ressemble pas. Je vous prie de m'excuser.»
«Cela arrive à tout le monde, les imprévus. Je vous assure, tout va bien. Prenez votre temps.»
Regina prit une gorgée de sa boisson, offrit un petit sourire timide à Emma assis sur le canapé, et se dirigea vers sa chambre.
Elle regarda les tenues qu'elle avait préparé un peu plus tôt dans la soirée, et fut surprise de son choix, en les observant.
Des tenues élégantes, peut-être trop élégante pour un simple diner de remerciement. Elle se plongea dans son armoire et trouva une robe bleu nuit, robe très simple arrivant au-dessus du genou et se fermant avec une fine fermeture dans le dos. Cela restait dans ses tons et son idée d'être chic à tout moment.
Une fois la robe choisie, elle sortit une paire d'escarpin noir. Une robe se devait d'être accompagné de talon. Elle n'avait pas toujours pris autant soin de son apparence. Mais depuis quelques années, elle aimait contrôler ce qu'elle dégagé. Et cela passer par sa façon de s'habiller, de se coiffer, de se maquiller et même de se parfumer.
Pendant ce temps Emma s'était lever pour observer les photos parsemées dans le salon, et lire quelques titres de livres que possédait le capitaine et qui se trouvait dans une bibliothèque de salon.
Puis elle se demanda ce que pouvait lui dessiner le petit Henry.
Elle comprit assez rapidement l'agencement de la maison. Elle avait déjà pu visiter le hall, la cuisine et le salon qui se relier par une grande porte coulissante. Et du salon il y avait un grand couloir ou avait disparu Regina ainsi qu'Henry.
Elle s'y dirigea donc pour rejoindre la chambre du petit garçon.
Mais son regard fut attiré par une des premières pièces qui était entre ouverte, et d'où la lumière émaner.
Elle s'approcha légèrement curieuse, peut-être était-ce la chambre de Henry.
Mais en y jetant un œil, elle aperçut Regina en train de se dénuder.
Elle resta bouche-bée quelques instants. Emma essaya de se retirer, de s'éloigner. Mais elle n'y arrivait pas, elle était plantée là, tel un arbre prenant racine.
Elle put observer les quelques courbes apparentes et dénudés de cette magnifique femme brune, qu'elle désirait secrètement depuis la première fois ou ses yeux c'étaient posé sur elle, à son arrivée à New York.
Elle pouvait observer la dentelle de ses sous-vêtements, de sa peau qui paraissait si douce.
Mais quand Regina s'apprêtait à enlever son soutien-gorge, la jeune docteure reçut comme une claque de sa conscience et s'éloigna de la porte.
En se reculant elle cogna la porte se trouvant à l'arrière, ce qui fit se retourner le capitaine vers la porte, qui ne perçu qu'une ombre passer à l'entre bâillement de la porte.
Emma couru jusqu'au salon. Essayant de reprendre son souffle et de faire disparaitre le rouge de ses joues.
Elle essaya de se remémorer ce qui venait de se passer en l'espace de quelques secondes
Mais qu'avait-elle osait faire ?
Elle ne savait pas quoi ressentir. Honteuse d'avoir été curieuse alors qu'elle était invitée, mais aussi heureuse d'avoir pu observer un si beau moment, une si belle personne.
Regina se demanda l'espace de quelques secondes ce qui s'était passer. Mais elle pensa bêtement, que c'était son fils, qui était partie en courant dans le salon avec hâte, comme il le faisait très souvent.
Elle se dépêcha d'enfiler sa robe et ses escarpins. Passa en coup de vent dans la salle de bain pour se regarder et retoucher légèrement sa coiffure et son maquillage.
Puis se dirigea vers le salon, ou elle y trouva Emma assise sur le canapé, le regard plongé dans son verre.
«Henry n'est pas avec vous ?»
Emma releva la tête en entendant cette voix, et fut ébahi de la beauté que dégagé la femme se tenant en face d'elle.
«Non, mon dessin doit être en cours de préparation.»
«J'ai cru l'entendre»
La jeune femme ne répondit pas, le rouge lui remonta aux joues.
«Ça ne vas pas ?» Lui demanda inquiète Regina, qui avait remarqué l'air gêné de son invité.
«Vous êtes très élégante» Dit-elle simplement.
«Vous aussi. Très chic.»
«Est-ce un compliment ?»
«Sans doute !» Lui sourit-elle.
Regina se dirigea vers la chambre de son fils.
«Mon cœur. Tu veux m'aider à préparer le dîner ?»
«Waouh, maman tu es magnifique !» Dit-il en relevant la tête.
«Merci mon amour.»
«Oui j'arrive dans une minute.»
Elle alla en cuisine pour débuter un des repas, qu'elle aimait préparer avec son fils. Un poulet et un risotto à l'italienne, elle opta pour cela car le temps de préparation était plus court que les lasagnes, qu'elle aurait voulu préparer pour Emma.
Justement cette dernière entra dans la cuisine, suivi de Henry.
«La rescousse est là» Lança Emma sur un ton amusé.
«Maman on fait quoi alors ?»
«Alors nous allons faire un poulet et risotto à l'italienne»
«Ça a l'air super bon !» Dit la jeune femme.
«Mais rien n'est encore prêt, comment pouvez-vous le savoir ?» Dit la belle brune très intriguer.
«C'est vrai, je ne peux pas le savoir. Mais je le sais, rien que le nom me donne l'eau à la bouche.» Dit-elle en plongeant son regard dans le sien.
«Maman je peux commencer le risotto ?»
«Oui chérie, je te pose ce dont tu as besoin ici.»
«Je peux faire quelque chose pour aider de mon côté ?»
«Vous pouvez éplucher quelques légumes si vous voulez ?»
«Je vais essayer, sans blesser personne. J'avoue ne pas être experte en cuisine»
«Je vois» Dit-elle en s'amusant de la situation.
Pendant une trentaine de minutes, chacun s'adonna à sa tâche. Emma était très contente de passer du temps avec Regina et son fils. D'en découvrir un peu plus sur elle et d'observer son quotidien avec son petit garçon.
Durant tout ce temps passé dans la cuisine, elle put constater que la belle brune était dans son élément et que cuisiner été surement une de ses passions. Elle qui n'y avait jamais rien compris, envier beaucoup ses talents.
«Vous aimez cuisiner italien ?»
«J'aime cuisiner en règle générale, mais c'est vrai que j'ai une préférence pour les recettes italiennes.»
«C'est parce que maman est à moitié italienne.»
«C'est donc ça !»
«De quoi parlez-vous ?»
«Je parle de votre côté autoritaire et très exotique» Dit-elle en rigolant.
«Je ne vous permets pas. Mais vous, d'où venez-vous Miss Swan ? Quelle est votre histoire ?»
«Oh, euh... Je n'avais pas réfléchi au fait que vous alliez me poser des questions sur ma vie personnelle.»
«Vous n'êtes pas obligée de répondre.»
Emma n'était pas gêné de son passée et de sa vie, et au contraire elle aurait voulu échanger un maximum avec Regina. Mais elle fut surprise, car elle était tellement curieuse de découvrir la vie, et les émotions de la belle brune. Qu'elle ne pensa pas une seule seconde que les Mills pourraient aussi s'intéresser à elle et l'a questionné.
«Je ne pense pas avoir des origines particulières, mes deux parents sont américains. Je suis née en Géorgie. Et vous avez-vous d'autres origines ?»
«Mon père était d'origine italienne et hongroise. Ma mère en revanche est américaine.»
«Vous parlez de votre père au passer... Je suis désolé.»
«Ne le soyez pas, vraiment. Je vous assure que tout va bien» Lui répondit-elle en un sourire réconfortant, en apposant une main sur son épaule.
Regina décida de mettre la table, voyant que le repas serait bientôt prêt.
Elle laissa donc seuls dans la cuisine Emma et Henry.
«Et toi Henry, ton papa est de quelle origine ?» Lança-t-elle curieuse de savoir avec qui Regina avait-elle pu enfanter ce magnifique petit garçon.
Elle ne connaissait évidemment pas l'histoire des Mills. Elle avait juste entendu aux détours des couloirs, que la vie n'avait pas toujours était facile pour ses deux-là. Mais rien de plus.
«Je n'ai pas de papa.»
«Comment ça ?»
«Maman m'a adopté. Mes parents, de vrais ils sont morts.»
«Oh Henry, je suis désolé je ne savais pas.»
«Ce n'est pas grave, j'ai une maman super !»
Regina entra dans la cuisine.
«La table est mise et le repas ne devrait pas tarder. Passons dans la salle à manger.»
«Oui maman !»
Emma resta planter dans la cuisine tandis que le petit garçon quitta la pièce, en obéissant à sa maman.
«Quelques choses ne va pas ?» Demanda Regina tout en observant Emma, le regard dans le vide
«Je... Je me suis permise de demander à Henry de quelle origine était son père.»
«Oh, et vous venez de comprendre que mon petit garçon a été adopter ?»
«Oui»
«Et pourquoi paraissez-vous si mal ?»
«Je ne sais pas. Dois-je m'excuser ?»
«Absolument pas, ce n'est pas un tabou ici. J'ai toujours voulu qu'Henry connaisse sa propre histoire. Il n'y aucun souci avec ça.»
«D'accord. Je n'aurais pas dû être curieuse comme ça. Je suis vraiment désole.»
«C'est aussi notre curiosité qui nous rend excellent dans notre travail. Vous êtes pardonnez. Passons à table, voulez-vous ?»
«Oui évidemment. Je vous suis»
Regina apporta sur la table, le plat qu'ils avaient cuisiné ensemble.
«Je vais vous servir» Proposa Emma.
«Je vous sers un autre verre Miss Swan ?»
«Vous êtes sûr que vous ne voulez pas m'appeler par mon prénom ?»
«Je vais y réfléchir. Vous voulez boire la même chose ?»
«Oui s'il vous plait.»
Emma ne comprenait pas pourquoi la brune, gardait toujours ce filet de sécurité entre elles deux. Elle avait pourtant montré à plusieurs reprises qu'elle était digne de confiance. Pourquoi garder cette distance ?
«C'est vraiment délicieux Capitaine» Commença Emma.
«Mais maman, pourquoi elle ne peut pas t'appeler par ton prénom. C'est ton amie !»
«Henry, c'est compliqué. Nous travaillons ensemble.»
«Je ne comprends pas maman, David et Graham tu les appels bien par leurs prénoms.»
«Bon j'ai compris ! Vous vous liguer tous les deux contre moi. Qu'ai-je fait ?»
Emma se mis à rire à gorge déployée «Et cela marche-t-il ?»
«Très bien pour la peine Emma et toi, vous allez débarrasser la table à la fin du repas. Et vous Miss Swan, je tolérerais en dehors du travail un Madame Mills, au lieu de Capitaine.»
«Oh... Euh d'accord avec plaisir» Répondit la jeune femme.
Le repas fut légèrement silencieux après cette conversation.
Et Henry avec sa douceur enfantine relança la discussion, n'aiment pas le silence.
«Et toi Emma, tu as des enfants comme moi ?»
«Oh non, je n'ai pas d'enfant. Mais je rêve d'en avoir un.»
«Et pourquoi tu fais pas alors ?»
«Parce que disons que ma vie est un peu compliquée.»
«Qu'est ce qui vas pas ?» Répondu Henry, légèrement attristé de la réponse de la jeune femme.
«Chérie, laisse Emma tranquille. Tu poses beaucoup trop de question» Lui dit sa maman.
«N'est-ce pas vous qui avez dit que la curiosité était une qualité ?» Dit Emma tout en rigolant.
«Dans le travail, simplement dans le travail» Rectifia Regina Mills.
«Cela ne me gêne pas de répondre. Et bien Henry, j'aime les femmes.» A cette phrase prononcée par Emma, Regina eu un rictus. Mais n'échangèrent aucun regard à la grande déception de la jeune femme.
«Haaaaan, comme la dame dans mon école ? Tu l'as connais ?»
«Non Henry, je ne connais pas toutes les femmes dans la même situation que moi.» Répondit-elle amusé.
«Et pourquoi tu peux pas avoir d'enfant avec une femme ?»
Emma regarda Regina, suppliant par son regard une aide pour répondre à la question du petit garçon.
«Et bien Chéri. Disons que l'homme possède quelque chose, comme une graine qu'il dépose en une maman, quand ils sont amoureux. La maman garde cette petite graine dans son ventre, qui grandi en elle pendant 9 mois et qui devient un petit bébé qui sortira de son ventre»
«Ça veut dire maman, que la dame elle ne peut pas déposer des graines elles ? Elles peuvent que la garder ?»
«Oui voilà c'est exactement ça !»
«Emma, alors pourquoi tu vas pas voir un monsieur pour lui prendre ses graines ?»
Les femmes se mirent à rire aux éclats, face au mot si doux du petit garçon. Si le monde était si facile, tel que le voyait l'enfant, ce serait un rêve éveillé.
«Parce que je ne suis pas amoureuse de garçon. Et ta maman a dit qu'il fallait avoir de l'amour pour faire des bébés.»
«Je comprends maintenant !»
Emma regarda Regina, et lui mima tout bas «Désolé», que la belle brune déchiffra en détaillant ses lèvres.
Lèvres qui d'ailleurs lui paraissaient si douce, elle n'arrivait plus à décrocher son regard de ses dernières.
Elle se mit une claque intérieure. Mais que faisait-elle ? Que lui arrivait-elle ?
À la fin du repas, Regina se leva pour aller chercher le dessert dans la cuisine.
Elle fut suivie de près par Emma.
«Je voulais m'excuser encore une fois»
«Pour quelle raison ?»
«La discussion que vous avez eue avec Henry, sur la création des bébés. Je me doute que c'est un sujet important et que vous auriez voulu lui en parler, en privée.»
«Nous en avions déjà parlé, ne vous inquiétez pas. Et puis il ne faut pas en faire un sujet confidentiel. J'essaie d'éduquer mon petit garçon dans l'honnêteté et l'ouverture d'esprit.»
«Et ça se voit. Vous êtes une maman formidable, vous vous êtes bien trouvés.»
«Merci c'est un compliment qui me va droit au cœur, sincèrement.»
Puis elles retournèrent à table pour attaquer le dessert, une tarte aux pommes qu'avait pu faire rapidement Regina avant de se mettre à table.
«Oh chouette maman ! Merci pour la tarte !»
«De rien mon cœur, je sais que tu en raffole.»
Tout le monde se régala, et Regina les resservi une deuxième fois. Fière d'avoir pu faire plaisir à leurs estomacs.
Henry lança des petits sujets de conversation en rapport avec son projet sportif, et sa nouvelle amie Amalia.
«Tu es bientôt en vacances Henry ?»
«Oui ! Après demain, et je vais finir à 13h en plus.»
«Qu'à tu prévu ?»
«Je vais partir une semaine en colonie à la campagne. Et après je voudrais aller avec maman a la plage. Mais elle attend de finir mieux son travail et d'attraper les méchants.»
«Oui c'est vrai qu'on a besoin d'elle pour arrêter les méchants. Mais il faut que toi tu profites de tes vacances. Pour l'instant il faut reposer ton bras et arrêter les cascades.»
«Oui oui.»
«Bon mon ange. Je te laisser aller un petit peu dans ta chambre avant d'aller dormir. On a diné tard donc tu n'as plus beaucoup de temps. N'oublie pas que demain tu as école.»
«Mais faut que je débarrasse avec Emma.»
«Je vais le faire»
«D'accord maman. Merci !»
Et en l'espace d'un éclair, il disparut dans sa chambre pour pouvoir finir le dessin qu'il avait prévu pour la jeune femme.
«Laissez-moi vous aider»
Emma empila les assiettes et une fois dans la cuisine, les tendis à Regina qui avait ouvert le lave-vaisselle.
Leurs mains se frôlèrent, ce qui donna à la jeune docteur l'occasion de sentir la peau si douce de cette magnifique femme brune qu'elle avait observé avec minutie toute la soirée.
«Merci pour cette invitation»
«C'est normal»
«Peut-être, mais j'ai beaucoup apprécié la soirée. Ça m'a fait du bien de retrouver un endroit chaleureux comme votre maison.»
«Vous voulez un dernier verre ?»
«Je ne vais pas tarder, je ne voudrais pas vous déranger plus longtemps.»
«Vous ne me dérangez pas, au contraire.»
«Alors volontiers.»
Elles s'installèrent au salon, avec leur dernier verre. L'une en face de l'autre.
Aucune des deux ne lança de discussion, elles buvaient leurs premières gorgées dans le silence. Tout en s'observant, regardant leurs verres de temps à autre.
Puis Emma pris le courage de lancer une question qui lui brûlait les lèvres, depuis qu'elle était arrivée
«Qu'avez-vous pu trouver ou appréciez chez Graham ?»
Regina fut surprise de la question. Elle s'en douté. Graham avait parlé... Elle était en colère contre cet homme.
Elle se mit tout de suite sur la défensive. Elle ne désirait pas aborder ce sujet, encore moins avec le docteur Emma Swan.
«Vous êtes peut-être mal placé pour lui trouver quelque chose.»
«Parce que je suis lesbienne ?»
«Sans doute»
«Vous me jugez ?»
«Absolument pas. Je ne me permettrai pas cela. Mais je suppose juste que Graham n'est pas votre genre, si vous préférer les corps féminins.»
«Surement, oui. Mais Graham n'est pas fait pour vous.»
«Qu'en savez-vous ?»
«Il vous faut quelqu'un de droit, mature, quelqu'un qui puisse être à vos côtés et qui aime ce petit garçon» Dit-elle en pointant de son nez la chambre de Henry.
«Et qu'est-ce qui vous fait dire que Graham n'est pas cette personne ?»
«Je vous en prie. Soyons honnête, il ne rentre dans aucune de ses catégories ! Puis le fait que je l'ai vu à moitié enragé sur le chemin, fait, que je pense ne pas me tromper»
«Je vois... Vous n'avez pas tort. On n'aurait pu berner personne de toute évidence. Mais cela a été intéressant pendant un moment.»
«C'est fini alors ?»
«Je suppose que oui. C'est ce que j'ai essayé de lui dire, en tout cas.»
«Et comment vous vous sentez ?»
«Je vais bien pour l'instant.»
«J'espère, je... enfin... vous...»
«Oui ? Vous avez un conseil à me donner ?»
«Vous devriez sortir avec une femme.»
«Et pourquoi cela ?» Répondit-elle surprise.
«Je vous imagine assez féministe et dévouez pour la cause des femmes.»
«Je ne vois pas le rapport.»
«Je ne sais pas. J'ai le sentiment que la femme en elle-même vous intrigue, que vous avez besoin de quelqu'un de doux.»
«Mais je ne méprise pas les hommes pour autant.»
Et Henry interrompu cette conversation en arrivant avec son dessin et en se jetant sur les genoux de la jeune femme.
«Outch...» Grimaça Emma surprise de cette petite tornade.
«Henry, fais attention ! Veux-tu ?!»
«Pardon Emma. J'ai fini le dessin.»
La jeune médecin, installa plus confortablement le petit garçon sur ses genoux, et plaça une main autour de lui, et pris le dessin de son autre main pour l'observer.
«Alors là c'est maman, habillé en bleu marine. Parce que je trouve que ça lui va super bien. Là c'est la maison que je voudrais, avec une piscine. Et dedans c'est moi !»
«C'est magnifique Henry, et qui c'est l'ange à côté du soleil ?» Pointa-t-elle du doigt.
«Et bien ça c'est toi !»
«Moi ?» Dit-elle surprise.
«Oui, hier on a dit que tu étais notre ange gardien !»
«C'est adorable, je peux te faire un gros câlin ?»
Et pour réponse, il se tourna et s'accrocha à son cou pour lui faire un câlin. Elle y déposa un baiser sur son front.
«Merci petit, ça me touche beaucoup. Je l'accrocherai sur le mur de ma chambre. Ça mettra un peu de vie et d'amour !»
«Chéri, c'est l'heure d'aller au lit maintenant.»
«Oui maman»
Il fit un baiser à Emma et enlaça un long moment sa maman, qui échangea un long regard avec Emma sans un mot.
«Va te laver les dents et je te rejoins dans ton lit pour te border.»
«D'accord» Il partit en courant en direction de la salle de bain.
«Il est vraiment adorable. Cela me touche vraiment beaucoup»
«C'est vrai qu'il est extraordinaire, j'ai tellement de chance.»
«C'est grâce à vous qu'il est comme ça»
«Peut-être un peu. Mais vous savez ce qui me fait le plus peur ?»
«Dites-moi»
«Il parait voir de la joie et l'amour dans tout ce qui se présente à lui, même quand il n'y en a pas. Et j'ai envie de préserver cela, son côté enfantin... Mais...»
«Mais vous avez peur qu'il voit un jour le monde tel qu'il est vraiment ?»
«Oui, et qu'il soit déçu.»
«Je comprends. Mais vous lui offrez une enfance fantastique, pleine de magie, d'amour et de bienveillance. Vous serez là pour l'épauler quand il rencontrera les problèmes de la vie. Et je suis sûr qu'il deviendra quelqu'un de génial. »
« Je l'espère de tout cœur. »
Un silence s'installa. Avant que Emma ne suive des yeux Regina qui se lever de son fauteuil.
«Je vais le border. Ne bougez pas je reviens.»
«Oui pas de problème.»
«Alors chaton, tu es prêt à dormir ?»
«Oui maman, demain tu pourras me lire une histoire ?»
«Oui demain, promis.»
«Elle est gentille Emma.»
«Oui c'est vrai.»
«Et maman ?»
«Oui ?»
«Graham il viendra plus ?»
«Je ne pense pas, je suis désolé...»
«Pourquoi maman ? Tu lui faisais plus des bisous ?»
«C'est compliquer Henry, tu sais parfois on fait des erreurs.»
«Oui maman.»
«Et bien voilà, maintenant j'ai envie de changer de vie. Enfin je veux rendre notre vie meilleure, et je ne veux plus de problème dans notre maison.»
«D'accord maman, je suis d'accord avec ça.»
«Allez dors maintenant.»
«Bonne nuit maman, je t'aime.»
«Je t'aime aussi mon cœur»
Elle retourna rejoindre Emma, qui l'attendait patiemment dans le salon.
«Alors ?»
«C'est bon, il ne devrait pas tarder à s'endormir.»
«Je vais vous laisser»
«Vous êtes sûr ? Je ne vous mets pas dehors !»
«Je sais. Mais je préfère être en forme demain matin.»
«Vous avez raison.» répondit Regina.
Emma attrapa sa veste et son dessin, elle se dirigea vers la porte d'entrée, suivi par Regina.
«Vous voulez que je vous raccompagne ?»
«Non ne vous déranger pas. Tout va bien. Je voulais vous remercier de cette excellente soirée.»
«Je vous en prie.»
«Ça m'a fait énormément de bien de passer du temps avec vous, Madame Mills.»
«Demain nous retourneront à Capitaine, Miss Swan.»
«Je m'en doutais un peu»
«Je suis désolé. Mais je préfère»
«Ne vous inquiétez pas pour ça. Cendrillon n'aura eu qu'une seule et unique bonne soirée. Et minuit passer elle retournera gentiment dans ses sous-sols.»
«Ne soyez pas si dramatique»
«Bonne nuit Capitaine»
«A demain Miss Swan»
Emma resta planter là quelques secondes espérant probablement une accolade amicale, ou un léger baiser sur la joue. Mais rien n'arriva, elle se retourna donc et dépassa le portail.
Emma décida de marcher pour rentrer à l'hôtel, elle savait que cela lui ferait le plus grand bien.
Elle prit l'air frais du soir et essaya de calmer son cœur qui battait de mille tambours.
A contrario de ce que l'on pourrait penser. Regina se glissa dans ses draps, avec le sourire aux lèvres, malgré l'enquête, malgré le stress, et malgré la rupture survenu quelques heures auparavant.
Depuis son lit elle pouvait admirer sa robe posée sur la chaise.
Et elle repensa au moment où elle l'avait mise.
Puis ne put y réfléchir plus longtemps car son téléphone se mit à vibrer signalant un SMS.
«Je suis bien rentrée.
Je vous remercie et bonne nuit
Emma»
Elle y répondit avec un simple 'parfait'.
