Bonsoir,
Voici un nouveau chapitre :)
Merci pour votre soutien et vos commentaires. Cela me fait très plaisir. Et m'encourage beaucoup pour la suite.
Bonne lecture,
McNally se réveilla en sursaut à l'aube dans sa chambre d'hôtel et regarda instinctivement son téléphone, espérant de tout cœur y lire un message de la belle brune. Mais il n'en était rien. Elle avait déjà passé la soirée à espérer un appel, un message ou tout autre chose de la part de Regina.
Mais elle s'était promis, de ne pas l'a brusqué.
Assise sur son lit, son téléphone en main elle lui écrivit un message.
«Bonjour,
Ma première pensée est pour toi
Je t'embrasse et espère te voir rapidement»
La femme pensait que ce serait une bonne idée de s'occuper ce week-end. Cela éviterait de se tourmenter toute la journée, et à penser au tournant que prenait sa vie.
Dans un petit appartement, dans un style bohème, Ruby venait elle de se réveiller d'une très mauvaise nuit de sommeil. Avoir laissait Emma comme elle l'avait fait hier, la rendait malade.
Cela ne lui ressemblait pas, elle se dit qu'elle aurait dû rester. Autant pour éviter à son amie d'aggraver la situation, qu'elle envenimé avec le capitaine, que pour Regina elle-même.
Elle alluma son téléphone, pendant qu'elle se préparait un café, un bien corsé comme chaque matin. Espérant probablement avoir reçu un message d'Emma lui expliquant la situation et s'excusant de l'avoir entraîné dans cette situation.
Mais elle ne vit qu'un appel manqué vers 4h30, de son amie.
Elle voulut la rappeler remarquant qu'elle n'avait laissé aucun message vocal, puis se ravisa.
Ruby se dit que c'était préférable de laisser son amie se reposer, au vue de l'heure où avait dû s'endormir Emma.
La jeune femme blonde s'installa à son bar central, avec sa tasse et fit quelques parties de jeu sur son téléphone, avant de se décider d'ouvrir une de ses dernières applications télécharger, un site de rencontre installer dans la semaine.
Elle n'avait pas osé en parler à ses proches, de peur d'être moqué où juger. Elle savait seulement qu'elle en avait besoin. Il était dur pour une jeune femme comme elle de rencontrer de nouvelle personne.
Toujours à son travail, passant régulièrement ses soirées ou ses week-ends au poste, elle avait fait fuir beaucoup de gens.
Etant bisexuel, beaucoup l'avait cru infidèle. Ne la pensant pas stable dans ses choix sentimentaux.
Les hommes pensaient qu'elle irait forcément voir une femme à un moment donnée et les femmes pensaient l'inverse, qu'elle ne résisterait pas à l'appel d'un homme.
Elle aperçut plusieurs notifications sur l'application, et des petites icônes apparaissant dans les coins de l'écran. Elle n'était pas encore très familière avec tout cela.
Ruby avait pu le jour de son inscription regarder quelques profils qui lui avaient tapé dans l'œil. Déroulant le feed, elle pouvait y voir des visages de tout horizon, femme, homme, sans distinction de couleurs et de genre.
Puis elle alla dans l'onglet des messages, elle en avait reçu quelques-uns en l'espace de quelques jours.
Elle fut surprise d'en avoir autant, elle les ouvrit, pris le temps de réfléchir avant de répondre. Elle voulait être brève, mais fidèle à elle-même. Elle ne voulait pas non plus mentir sur sa façon de vivre. Ruby n'avait pas envie de perdre son temps, de s'attacher à quelqu'un, et de lui avouer que sa priorité était et resterait son travail. Voyant ainsi donc les gens s'enfuir. Il était donc important pour elle, de le préciser dès le début.
Elle ouvrit une conversation, déjà débuté plus tôt dans la semaine. Avec un certain Shain O'hara, un homme de cinq ans plus âgé qu'elle.
Elle remonta un peu la conversation pour lire rapidement ce qu'il s'était dit la dernière fois.
«Dans quoi tu travail?» Avait-il demandé par curiosité.
«Je suis dans la police. Et toi?»
«Je suis journaliste de sport. Mais je t'avoue ne plus m'y plaire depuis un certain temps. Et toi alors comment te sent tu? Que fais-tu exactement?»
«Je n'aime pas trop en parler, la moitié de mon travail doit rester confidentiel.»
«Et l'autre moitié?»
«Je mange des donuts.»
«Le clichés new-yorkais ahahah.»
«Ne te moque pas.»
Elle lut le nouveau message et ce journaliste l'inviter à prendre un verre le soir même. Elle fut surprise qu'en moins d'une semaine on puisse l'inviter à boire un verre. Mais elle décida d'accepter l'invitation.
«Je serais ravie ! Disons 18h30? Tu connais le bar d'Apotheke? À 9 doyers.» Lui répondit-elle.
Puis elle alla enfiler un jogging pour aller courir une petite heure avant de débuter son week-end. La course avait toujours été pour elle un défouloir, son obsession du matin, avec un bon café corsé.
Emma était en train d'ouvrir les yeux, un mal de crâne déjà bien installée, malgré le nombre de comprimés pris dans la nuit.
Par instinct elle regarda son téléphone, et ne vit aucun message de Regina, ni de personne d'autres.
Elle savait qu'elle avait dû contrarier beaucoup de monde, ses dernières heures. C'était probablement à elle de faire le premier pas et de s'excuser auprès des personnes qu'elle avait importuné.
Elle décida de commencer par Regina.
«Bonjour,
Je ne sais pas si vous envoyez un message peut aider à la situation.
Mais je voulais m'excuser encore une fois de mon intrusion, de mon comportement. Et j'espère ne pas avoir trop mis le bazar chez vous.
J'espère que nous pourrons nous voir, et parler plus calmement de tout cela. Je souhaiterais m'excuser de vive voix.
Mais je ne m'excuse pas de mes derniers mots. Car tout était vrai pour moi, et malgré mon état mes mots étaient réfléchis.
Passez le bonjour à Henry.
Emma»
Elle se laissa quelques minutes, le temps de se lever, et de trainer son corps jusqu'au petit salon de sa chambre d'hôtel. Puis écrivit un message d'excuse et surtout d'explication à Ruby.
«Bonjour,
Je ne sais pas par où commencer. Peut-être par m'excuser, mais de quoi?
Je t'avoue avoir tellement bu que je ne me rappel pas de grand-chose... Regina m'a expliqué que tu m'avais empêché, enfin que tu avais essayé de m'empêcher de faire des conneries. Je voulais te remercier.
J'ai dû passer une moitié de la nuit chez elle... C'était une grosse erreur, comme tout ce que je fais en ce moment. Mais j'aurais dû t'écouter, j'ai été envahi de peur, de colère, de dégout et surtout de solitude, enfin j'ai fait ce dont j'avais envie et pas ce que j'aurais dû faire.
Il faudrait qu'on en parle.
Comment tu vas? Tu voudrais aller boire un verre ce soir?
Emma»
Ruby de retour à son domicile après avoir couru une bonne heure dans son quartier.
Se dirigea rapidement vers sa salle de bain, pour y prendre une douche froide, avant de s'habiller et de retourner dans le salon pour récupérer son téléphone et y voir une réponse positive de Shain pour la sortie au bar New-yorkais.
Puis lu le message d'Emma, elle fut rassurée de savoir que son amie était rentrée saine et sauve.
Malgré l'inquiétude et la colère qu'elle avait contre son amie, elle prit le temps de lui répondre.
«Merci de me tenir informer... Je tiens à te signaler que je me faisais un sang d'encre pour toi, à cause de tes conneries...
Ce serait sympa oui que tu me raconte un de ses quatre. Pas aujourd'hui, j'ai déjà une soirée de prévu.
Repose-toi aujourd'hui. Je pense que tu en as besoin.
Ruby»
À la lecture de ce message, Emma compris immédiatement que Ruby était fâché et elle le comprenait, mais cela lui faisait mal au cœur.
Elle n'avait pas eu de réponse de la part de Regina, mais elle n'en attendait pas réellement.
Ce sentant une fois de plus seule dans sa chambre d'hôtel, elle décida d'appeler sa mère pour pouvoir entendre une voix familière qui ne lui reprocherait rien.
«Allô maman, c'est Emma ?»
«Oh ma chérie, quelle bonne surprise ! Comment tu vas ?»
«Pas très bien en fait.»
«Raconte-moi ! Tu es toujours à New York ?»
«Oui désolé, je ne t'ai pas tenu au courant depuis mon arrivée ici...»
«Ce n'est rien ma fille, je me suis dit que tu avais beaucoup de travail. Je suis un peu ton travail à la télévision»
«Et bien oui, mais ça commence à faire un moment que je suis ici...»
«Presque deux mois ?»
«Oui un peu après. Mais je ne devrais pas tarder à rentrer.»
«Tu as besoin que je passe à ton appartement pour faire du ménage ?»
«Ne t'inquiète pas, Kathy devait passer régulièrement pour s'assurer que tout allait bien.»
«D'accord, je suis rassurée ma chérie. Mais raconte-moi, qu'est ce qui ne va pas ?»
«Et bien je n'attire que les problèmes !»
«Oh chérie. Tu dis toujours ça. Je suis sûr que ce n'est pas si dramatique.»
«Si, en fait si ! Rien de va, heureusement que je suis bonne dans mon travail.»
«Comment avance l'enquête ?»
«Et bien je ne peux pas tout te raconter pour le moment, mais ça avance. Notre suspect va être poursuivi au tribunal par notre substitut. Nous attendons davantage de preuve.»
«D'accord, mais qu'est ce qui ne va pas ?»
«L'enquête a pris beaucoup de temps, et je pense que ça frustrer toute l'équipe. Puis je me suis embrouillé avec des personnes d'ici, que je commençais à apprécier»
«Chérie... Je suis désolé. Mais tout n'est pas figer dans le marbre, cela peut s'arranger, n'est-ce pas ?!»
«J'essaie, mais je me sens seule ici, aujourd'hui.»
«Tu rentres bientôt ! Nous ferons un grand repas en famille pour te remonter le moral»
«Oui, d'ailleurs comment va papa ?»
«Oh tu le connais, toujours râleur ! Mais c'est qu'il va bien. Et toi ? Tu as trouvé une femme à aimer dans cette grande ville ?»
«Et bien j'ai cru, mais malheureusement je tombe souvent amoureuse des femmes intouchables.»
«Quoi ? Qu'est-ce-que tu veux dire ?»
«Et bien maman... Je...»
«Tu sais que tu peux tout me dire ?! Je ne vais pas râler, ni te juger.»
«Je sais maman, je t'ai toujours tout raconté moi ! C'est juste que... Enfin cette fois c'est plus dur.»
«Plus dur ? La relation ? La situation ?»
«Moi ! A chaque fois que je tombe amoureuse, que la relation se passe ou non, j'arrive rapidement à prendre du recul pour pouvoir passer à autre chose, sans particulièrement souffrir. Mais là je n'y arrive pas ! Vraiment pas, c'est catastrophique.»
«Tu es amoureuse ma fille ! Tu es très éprise !»
«Oui, mais elle ne m'aime pas. Elle n'est pas lesbienne et est surtout très aveugle.»
«Lui as-tu dit clairement ce que tu ressentais pour elle ?»
«Non, maman ! Comment veux-tu que je fasse ça ? Je n'y arriverais jamais. Elle est beaucoup trop bien pour moi, et surtout beaucoup trop différente.»
«Mais qu'est-ce que tu racontes !? Tu es ma fille, tu es intelligente, magnifique, débrouillarde. Comment ne pourrait-on pas t'aimer ?!»
«Tout le monde ne me voit pas avec tes yeux maman.» Répondit-elle sur un ton nostalgique. La mère de Emma avait toujours eu le don pour la rassurer, lui montrer qu'elle était aimée.
«Malheureusement... Je pense que tu devrais lui dire.»
«Je crois, que tu ne comprends pas.» S'obstina Emma.
«Qu'est-ce que tu ne me racontes pas ?»
«Maman... Je ne peux pas tout te dire ! C'est gênant !»
«Tu as bientôt trente ans, mais tu es toujours une grande enfant... Ce n'est pas possible.»
«Maman !»
«Et bien dis-moi ce qui t'en empêche ? Tu dis qu'elle est différente, mais n'est-ce pas la différence qui rend l'amour merveilleux ? Moi je n'ai aucun point commun avec ton père, et pourtant nous nous aimons !»
«Elle est hétero, elle a un enfant, un poste haut placé et visiblement plein de problème.»
«N'est-ce pas toi la reine des problèmes ? Vous avez donc un point commun.»
«Ce n'est pas drôle maman.» Répondit-elle, un demi sourire au visage.
«Je suis désole chérie, mais si tu penses que ça vaut le coût, si elle en vaut la peine, tu dois le faire ! Tu regretteras plus tard de ne pas l'avoir fait. Et tu en seras malheureuse.»
«Sans doute. Oui.»
«Peu importe si elle a des enfants, du moment qu'ils t'acceptent et que tu les apprécie. Puis le poste n'a aucun rapport avec l'amour, et les problèmes tu peux sans doute l'aider, non ? Rien n'est insurmontable.»
«Ce n'est pas tout...»
«Dis-moi ?» Demanda sa mère
«Elle est plus âgée.»
«Ma fille... Ce n'est rien. Fais ce qui te rend heureuse !»
«Merci maman, tu me manques !»
«Tu nous manques à nous aussi. Tu devrais appeler Kathy aussi.»
«Oui je le ferais.»
«Je te laisse chérie, et réfléchi bien.»
«Oui, à bientôt maman.»
«Je t'aime.»
«Je t'aime aussi.»
Après cet appel, Emma se sentit apaiser. Elle s'était toujours bien entendu avec sa mère.
Etant une enfant solitaire, et n'ayant que peu d'amie, elle savait qu'elle pourrait trouver en sa famille le réconfort nécessaire.
Emma savait dans le fond que sa mère avait raison, mais elle ne se voyait pas avouer à Regina ce qu'elle ressentait, elle n'en était pas encore capable.
Elle s'installa devant la fenêtre, perdu dans ses pensées à regarder la ville qu'elle quitterai bientôt.
«Pourquoi je me risquerai à faire ça? Elle ne remarque même pas que je l'apprécie... Elle ne sort pas avec des femmes. Je ne peux pas m'immiscer entre elle et Henry. Enfin nous ne vivons même pas dans la même ville!»
Elle fut coupée par un bruit provenant de la porte d'entrer
«Oui ?» Demanda Emma
«C'est Benjamin. Tu veux venir petit déjeuner avec nous ?»
«Je vous rejoins en bas dans cinq minutes.»
«Parfait.»
John avait été mis de garde au poste, il avait dû laisser à son domicile sa femme dont il était éperdument amoureux depuis ses seize ans, et son jeune garçon âgé de moins d'un an, un petit Borias.
Durant ses week-end de garde, il était souvent relayé par ses collègues, qui priorisé la vie familiale de John, plutôt que la leur.
Chacun savait qu'être flic et avoir une vie de famille était chose difficile, surtout à long terme.
Nolan était très présent pour son collègue, pour le décharger dans ses obligations de travail, pour qu'il puisse prioriser sa famille. Ayant lui-même perdu sa famille à cause de son travail, et connaissait la situation complexe que pouvait vivre John, il avait pris la décision d'être là pour l'aider.
John était assis à son bureau, traitant un coup de téléphone. Il vit un groupe de policier en uniforme s'approcher de lui.
«Ça fait longtemps vieux, qu'on ne t'a pas vu un week-end.» Commença un jeune policier en uniforme.
«Je suis papa maintenant !»
«Félicitation mon vieux. Un petit gars ?»
«Oui, il s'appelle Borias.»
«Ah je ne connaissais pas ce prénom. Original.»
«Merci les gars.»
«Bon on va sur le terrain. À plus.»
«Bon courage !»
Puis se replongea dans son travail.
Il espérait de tout cœur n'avoir que peu de travail ce week-end.
Leur suspect, pour l'instant mis en prison à Rikers Island en attendant son procès devait y passer le week-end. John décida d'appeler le pénitencier pour s'assurer que tout allait bien avec leur prisonnier.
N'ayant pas la ligne direct du bon établissement, comme leur capitaine. Il fut renvoyé sur plusieurs lignes téléphoniques avant de trouver le bon bâtiment.
La prison de Rikers Island, possédait dix établissements, tous éparpiller sur 167 hectares, étant ainsi la 2ème plus importante prison des Etats-Unis.
Après avoir passé moins d'une demi-heure au téléphone avec le gardien de la prison, il raccrocha rassurer de savoir que tout allait bien.
Puis décida d'appeler son capitaine pour le tenir au courant de la situation, comme le protocole l'exigeait.
«Allô Capitaine ?»
«Oui ?»
«C'est John.»
«Oui, je vous ai reconnu tout de même. Tout se passe bien ?»
«Je vous appel pour vous dire que Tamaris a été envoyé à Rikkers et que...»
«Quoi ? Quand ? Pourquoi n'ai-je pas été prévenu ?»
«Cette nuit ! Le substitut de garde, un certain Millow m'a...»
«Millow... Je vois ! je comprends mieux.»
«Que voulez-vous dire ?»
«Qu'il ne fait rien comme tout le monde celui-là. Je règlerai ça moi-même plus tard.»
«Enfin il m'a envoyé un mail pour me tenir informer. Et Tamaris aurait essayer d'agresser une inspectrice cette nuit, il a donc été transférer là-bas en attendant son process.»
«Merci inspecteur.»
«Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Bon week-end.»
«Merci. Vous aussi.» Puis elle raccrocha.
Regina qui avait dû sortir du lit de Henry à toute vitesse pour répondra au téléphone, avant que la sonnerie ne réveille son fils. Se retrouva dans le salon en pyjama, assisse sur son canapé à fouiller dans son téléphone, pour y trouver un numéro qu'elle n'avait pas eu besoin de composer depuis un certain temps.
«Mh Allô ? Oui ?» Commença l'homme au bout du combiné.
«Ecoutez-moi bien ! Quand vous décidez quoi que ce soit touchant de près ou de loin à mon enquête, et surtout en pleine nuit je veux en être informer dans la seconde même. La seconde même ! Vous me comprenez ?»
«Capitaine Mills ! Comment ne pas reconnaitre cette voix délicate.»
«Je ne plaisante pas ! C'est mon affaire, mon suspect, mon enquête et par conséquent mes décisions.»
«Je ne voulais pas vous déranger en pleine nuit. D'autant plus que vous serez tous en sécurité grâce à ce transfert.»
«A la seconde même Millow.» Ce n'était de toute évidence pas une question, et n'attendant aucune réponse de la part du substitut du procureur resté d'astreinte cette nuit, elle raccrocha.
Elle jeta son téléphone sur la table, avant de se lever et de rejoindre la cuisine pour s'y préparer un café, qui elle l'espérait lui donnerait assez de force et de courage pour tenir toute la journée. Car elle n'avait malheureusement pas beaucoup dormi entre le réveil de Emma en pleine nuit et ce coup de fil matinale.
Une fois le café bu, elle alla dans la chambre d'amis pour changer les draps et nettoyer la salle de bain et remarqua que le lit avait été fait et que le pyjama avait été lui aussi plier. Elle sourit de cette gentille attention de la part de Emma. Mais elle retira tous les tissus présents sur le lit avant de les mettre à laver. Et de partir prendre une douche avant d'entamer une nouvelle journée, qui elle l'espérait, serait meilleure.
Elle resta un long moment sous la douche, laissant l'eau chaude couler sur son corps. Elle essayer de ne pas réfléchir, de simplement profiter de ce moment de détente. Elle voulait être apaiser devant Henry, ainsi que David, dans le but de bien profiter d'une journée en famille.
À la sortie de la salle de bain, elle remarqua Henry dans son propre lit, à moitié endormi avec son petit doudou du moment, qui représentait un dinosaure d'un vieux dessin aimé Disney qu'il adorait.
«Chéri, Bonjour !»
«Ça va maman ?»
«Un peu fatiguée et toi ?»
«Oui. Emma n'est pas à la maison ? Je les chercher.»
«Non mon ange, elle est rentrée chez elle.»
«J'ai entendu cette nuit, vous avez parlé.»
«Oh, je suis désolé si nous t'avons réveillé.»
«Ce n'est pas grave maman. Elle va mieux ?»
«Je suppose que oui.»
«Tu n'as pas demandé ?»
«Chéri, elle va bien et elle est rentrée.»
«Mais maman, Pourquoi ?»
«Henry, je suis fatiguée, s'il te plaît. Stop.»
«D'accord maman, tu veux faire un câlin ?»
Regina se dirigea vers son lit pour prendre son fils dans les bras et l'attira vers elle. Puis se laissa tomber en arrière dans le lit pour l'amuser, car elle savait qu'il adorait ça.
Puis après un quart d'heure passer au calme dans les bras de sa maman, Henry reprit.
«Maman, il faut faire ma valise aussi.»
«Oui, aujourd'hui nous allons la commencer, puis j'appellerai David puisqu'il a des affaires à te prêter pour ton départ de lundi. Puis comme ça, nous pourrons le voir lui et Terence.»
«Terence est rentré ?»
«Oui»
«C'est trop génial ! Tu crois qu'il m'a ramené un cadeau ?»
«Henry ! On ne demande pas de cadeau, tu le sais pourtant.»
«Oui mais maman, tu sais que là on parle de la France !»
«Je sais chéri.»
Ils s'affairaient plus d'une heure, après le petit-déjeuner, à préparer les affaires de voyage du petit garçon.
Dans son sac, il y avait des affaires pour une semaine. Regina étant très organisé, avait des pochettes, permettant ainsi à son fils de retrouver plus facilement ses affaires. De côté, était mis produits de toilettes, chaussures de randonnée, une tente et quelques jeux de société.
Elle avait établi une liste des choses qu'il manquait, soit un matelas, une canne à pêche et tout un tas d'autre chose concernant la pêche, qu'elle ne manquerait pas d'emprunter à Nolan.
Pendant qu'Henry se préparer à sa journée, la belle brune retrouva son téléphone sur le canapé. Elle remarqua le message de Emma. Elle ne l'avait pas vu plus tôt dans la matinée.
Elle ne sut au départ que répondre à ce bref message, mais dont elle supposait l'importance aux yeux de Emma.
«Bonjour Miss Swan.
J'espère que vous avez pu vous reposer.
Vous êtes pardonnée de ce qui s'est passé, nous avons chacun le droit à une deuxième chance. En revanche, je ne le permettrai pas une seconde fois.
Je me refuse de reparler de ce qui s'est passé et de tout ce que vous avez pu dire. Nous nous reverrons donc lundi au travail, tacher de ne pas être en retard, et de vous remettre de cette soirée alcoolisée.
N'oubliez pas d'utiliser 'Capitaine' au travail.
Henry vous salut.»
Après un petit temps de réflexion, elle envoya le message. Il n'était peut-être pas à son goût, mais elle le pensait direct et clair. Elle ne voulait pas s'attarder davantage sur son cas. Elle prenait conscience que son fils allait l'a quitté début de semaine, et elle n'avait jamais été séparé de lui. Regina avait prévu de profiter de son fils chaque minute durant ce week-end.
Et n'avait donc aucune envie de revenir sur ce qui s'était passée la nuit dernière.
Elle composa un numéro rapidement :
«David ? Je ne te dérange pas ?» Commença-t-elle, quand elle entendu du bruit dans le combiné.
«Regina ! Je pensais justement à toi !» Répondit son ami.
«Comment tu vas ?»
«Je suis un homme heureux.»
«Je suis sincèrement heureuse pour toi.»
«Est-ce que vous seriez disponible avec mon petit Henry?»
«Oui ! Justement, je voulais savoir si ta proposition de lui prêter quelques affaires pour sa colonie était toujours d'actualité ?»
«Evidemment Regina ! De quoi dont avez-vous besoin?»
«Eh bien, il aurait besoin d'un matelas à installer dans sa tente. Une canne à pêche et tout l'attirail qui va avec.»
«Pas de soucis. Tu veux qu'on te ramène tout ça, dans la matinée avec Terence. Et on peut en profiter pour aller manger ensemble quelque part après. Je vous invite !»
«D'accord, à une seule condition. C'est moi qui règle la note.»
«Moitié-moitié?»
«Je paie !»
«D'accord, merci Regina. Nous serons là d'ici une petite heure.»
Regina alla rejoindre son fils pour lui expliquer le nouveau programme qui s'offrait à eux. Il en fut très heureux.
