Emma venait de recevoir le message de Regina. Elle hésita à l'ouvrir de peur de lire quelque chose qu'elle ne serait pas à même de comprendre ou de ressentir ce week-end.
Le petit déjeuner avec ses collègues l'avait apaisé et l'avait surtout occupé un moment.
Se retrouvant de nouveau seule au fond d'un canapé, elle sentait comme des papillons envahir son estomac. Voir le nom de Regina s'affichait sur son téléphone l'envahissait de deux émotions totalement différentes, de la joie, ainsi qu'une peur grandissante.
Après de longues minutes, elle se décida enfin à ouvrir le message, et se surpris une fois de plus à sourire bêtement et à coller son téléphone près de son cœur.
«Je ne m'attendais pas à une réponse Capitaine. Je suis heureuse maintenant.
Je salue Henry et sa maman.
Emma.»
David et Terence avaient donc récupérer tout ce dont Henry avait besoin, et avaient chargé la voiture avant de prendre la route pour les rejoindre.
Quelques minutes avant leur arrivée, Regina était assisse au comptoir de sa cuisine. Les yeux rivés sur son téléphone à échanger quelques messages avec Emma Swan.
«Heureuse? Quelle en est la raison?
Elle vous salue aussi.»
Emma senti que Regina était assez réceptive à ses messages, et qu'elle n'exprimer ni colère, ni rancœur. Elle essaya donc une fois de plus d'en profiter.
«Heureuse d'avoir de vos nouvelles Regina, évidemment !» Reçu-t-elle quelques secondes après.
À la réception de ce message Regina afficha un grand sourire. Elle ne pouvait le nier, Emma l'avait malgré tout beaucoup touché, et elle savait que de toutes les personnes gravitant autour d'elle, la jeune légiste était probablement la personne l'ayant la mieux comprise.
Elle décida donc de ne pas ignorer les messages de la jeune légiste de Philadelphie, de tout manière elle n'avait pas grand-chose à faire en attendant ses amis. Car Henry avait décidé de reprendre une lecture entreprise la veille.
«Il vous en faut peu de toute évidence...
J'ai beaucoup trop entendu mon prénom de votre part... Dois-je sévir mon comportement?»
Emma rigola à ce message, avant de répondre.
«Avoir de vos nouvelles n'est pas anodin. Donc je me considère comme privilégié.
Je suis professionnelle, le « Capitaine » est de rigueur au travail.
Quand est-il en privée ?
Que pensez-vous du tutoiement?»
Emma venait de rentrer dans un sujet légèrement plus sérieux, et Regina le releva.
« Ne changeons pas les bonnes habitudes.
Je préfère de loin le vouvoiement, mais je présume que vous non.»
Puis elle reçut la notification d'un message qui était toujours en attente de lecture. Regina cliqua dessus, puis se souvient d'avoir vu le nom de McNally apparaitre sur son téléphone avant d'appeler le substitut Millow le matin-même.
Elle le lut plusieurs fois, espérant trouver une réponse convenable. Puis envoya ceci :
«Bonjour Mac,
Nous pourrons dîner lundi soir ensemble. J'espère que tu seras disponible.»
Elle appuya sur la touche 'entrer', puis immédiatement après, elle retourna dans la conversation entreprise quelques minutes plus tôt avec le Docteur Swan.
«Plus tu me l'interdis et plus j'en ai envie.»
«Vous jouez avec moi, ou je rêve?» Dit-elle très surprise de l'audace de la jeune médecin légiste.
«Je ne sais pas. Et vous que faites-vous?»
«Un café.»
«Sérieusement?»
«Je le suis toujours. Je n'ai que peu dormi, je vous le rappel.»
Emma ne sachant que répondre à ce message, et craignant de la blesser renvoya un simple smiley qui faisait un clin d'œil.
Regina reçu en parallèle un appel de McNally, elle hésita un moment puis le déclina et lui envoya un message.
«Occupé avec mon fils toute la journée. Nous nous appellerons ce soir.»
Puis elle entendit la voiture de Nolan pénétrait dans la cour et entendit son fils courir pour aller leur ouvrir. Elle déposa rapidement son téléphone, et partit au pas de courses le rejoindre. Une fois sur le palier, elle vit les deux hommes sortirent de la voiture et son petit garçon leur sautait dans les bras.
Cela réchauffa son cœur. Elle aurait voulu que son fils grandisse dans une grande et belle famille unie, elle s'en voulait terriblement de ne pas pouvoir lui offrir tout ça. Elle-même n'avait jamais connu la présence d'une famille solidaire. Et le fait de savoir qu'elle pouvait compter sur Nolan, pour sa présence et son aide auprès son fils, la rassurer et lui apporter du réconfort, quant à l'entourage de Henry.
«Salut mon grand ! Comment tu vas ?»
«Salut tonton. Oui ça va et toi ? Tu m'as ramené la canne à pêche ?»
«Oui on t'a ramené tout ce dont tu avais besoin Némo !»
La voix provenait de l'autre côté de la voiture. À l'entente de la voix de Terence, Henry parti en courant à sa rencontre pour lui sauter dans les bras, a lui aussi.
«Squiz ! Tu es revenu ! Alors c'était comment ?»
Depuis qu'Henry avait l'âge de tenir une conversation, Terence et lui avaient toujours eu pour habitude de se donner des surnoms provenant du dessin animé Némo.
Un petit jeu, qu'ils avaient instaurés depuis que Terence l'avait emmené au cinéma voire ce Pixar à sa sortie.
«Content d'être rentré quand même !»
«Tu as vu la tour Eiffel ?»
«Oui !»
«Et tu as vu la pyramide en verre ?» Demanda le petit garçon curieux, et désireux de tout connaitre.
«Oui !
«Et aussi le...» Il fut coupé par sa mère qui le rappela à l'ordre.
«Chéri, laisse-les rentrer et souffler cinq minutes.»
Tous se rapprochèrent de la maison, et Regina salua David Nolan, avant d'enlacer Terence.
«Je suis heureuse de te revoir ! J'espère que tout s'est bien passer pour toi ?»
«Oui, puis j'ai plein de chose à vous raconter !»
«Je n'en doute pas.»
Ils se dirigèrent vers le salon.
«Je peux vous proposer à boire ?»
«Soda !» Lança enjouer Henry, suivi de Terence.
«Un café pour moi s'il te plait.» Répondit David.
Regina alla dans la cuisine, rejoint rapidement par Nolan qui voulait l'aider.
«Tu as l'air si paisible, si heureux.» Remarqua le capitaine.
«Evidemment, j'ai mon fils avec moi, il va bien. Nous sommes en famille. Je ne peux qu'être heureux.»
«Terence devient un vrai jeune homme, c'est impressionnant !»
«Ne m'en parle pas !» Dit-il en souriant.
«J'espère que je vais avoir l'occasion de le voir plus souvent durant ses vacances. Il a prévu de partir avec sa mère ?»
«Je ne sais pas encore.»
«Tu devrais organiser quelque chose avec lui, comme vous le faisiez avant. Peut-être louer un bateau et partir pêcher ou quelque chose d'autres que vous aimez faire.»
«Je ne sais pas si ça lui plaira encore»
« Et bien demandé le lui, n'est-ce pas plus simple ?»
«Tu sais Regina... Je n'aimerais pas qu'il me dise oui pour me faire plaisir.»
«Je comprends.»
«Tu pourrais lui demander toi ?»
«Moi ?»
«Oui, tu t'entends bien avec lui. Puis c'est avec toi qu'il avait évoqué son souhait de partir en France. Alors peut-être qu'il te dirait, il pourrait se confier.»
«Je vois. Si, et seulement si j'en ai l'occasion, je le ferais.»
«Merci, et qu'est-ce ce qui te rend plus gaie aujourd'hui ?»
«Plus gaie ?»
«Je te trouve plus radieuse.» Se permit-il.
«Pourtant je n'ai pas dormi, enfin presque pas.»
«Comment ça se fait ? Tu as besoin d'en parler ?»
«Non je vais bien. Je t'assure.» Dit-elle tout en sortant les tasses et les verres dont elle avait besoin.
«Mais il y a quand même quelque chose.»
«Pas grand-chose.»
«Hey, Regina. Malgré tout ce que tu peux penser, tu sais que je te connais bien. Tu as le droit d'en parler tu sais. Même si ce n'est pas à moi, tu devrais le faire.»
«Tu me conseil d'aller voir mon thérapeute ? Tu plaisante j'espère ?»
«Je ne plaisante pas. Pourquoi ce serait une mauvaise idée ?»
«Parce qu'il n'y a rien de grave.»
«Tu n'es pas censé y allait que quand il y a des choses gravissimes, tu peux y aller quand tu en ressens le besoin. Et le reste du temps si tu as besoin de parler, fais-le avec les gens qui t'entourent.»
«Ça se résume à toi, tu sais.»
«C'est faux. Il y a d'autre personne qui t'apprécient, tu t'en rends compte au moins ?»
«Ne parle pas de Graham, s'il te plaît.»
«Je ne pensais pas du tout à lui !»
«À qui d'autre alors ?»
«Je pensais à des collègues, ou à Emma aussi, même si ce n'est pas la seule. Mais à ce que j'ai vu, elle a essayé d'être là et de t'aider.» Fit-il remarquer, sachant qu'il avait mis le doigt sur quelque chose.
«Mais je ne peux pas me confier à elle !» Avait-elle répondu précipitamment.
«Et pourquoi ?»
«Parce que c'est elle mon problème actuellement.»
«Pardon ? Je pensais que Graham était ton problème.»
«Il ne l'est plus.»
«Tu me dois des explications, je ne comprends rien... Regina, raconte-moi.»
Regina qui craignait de perdre le contrôle de la conversation, et de devoir raconter ce qui c'était passer essaya de changer de sujet, tout en se dirigeant vers la machine à café.
«Expresso ?»
«Regina je ne comprends pas pourquoi tu te renferme comme ça. Tu sais que je ne vais pas te juger. Je veux t'aider, je veux comprendre.»
«Expresso ?»
«Oui, accompagné d'une vérité.»
«Très fin !»
«Alors ?» Attendant une réponse.
Elle s'adossa à son comptoir, tout en vérifiant légèrement que les enfants se trouvaient toujours loin d'eux dans le salon. Elle pouvait les voir installer devant la télévision.
«Avec Graham c'est fini.»
«D'où sa demande de transfert. Et le fait qu'il était plein de rage pour toi, hier lors de l'interrogatoire.»
«Exactement»
«Mais ?»
«Mais rien, absolument rien.»
«Ne mens pas.»
Regina baissa le regard «Qu'est-ce que tu veux m'entendre dire ? Que tout va mal dans ma vie privée depuis des mois ? Que je ne gère rien, que je suis seule et je me sens sale ?» Dit-elle d'une voix tremblante.
Nolan ne s'attendait ni à cette réponse, ni à ce comportement provenant de son ancienne équipière.
«Non non. Mais tu vois bien là, que ça ne va pas !»
«Je préféré faire avec...»
«Je le vois bien ! Mais tu n'as pas à faire ça seule ! Bon sang, tu sais que je suis là ! Pourquoi je te retrouve comme ça maintenant, tu aurais dû agir avant. Venir m'en parler.»
«Je le sais.»
Il l'attira vers lui pour la prendre dans ses bras, lui apportant ainsi un peu de réconfort.
«Je ne te laisserai pas tu sais» Reprit-il.
«Nolan...»
«Oui ?»
«Merci»
«De quoi ? C'est normal. Mais sache que je ne vais pas te lâcher.»
«Je le sais David, je le sais»
«Toute cette semaine où Henry n'est pas là, je tiens à te voir tous les jours. Et à t'emmener voir le médecin moi-même, si ça ne va pas. Compris ?»
«Toute la semaine ? Ça fait beaucoup non ?» Répondit-elle sur un ton ironique.
«Pourquoi quelque chose de prévu ?»
«Sûrement !»
«Mais c'est que ça commence à m'intéresser » Dit-il en rigolant.
«Lundi soir oui.»
«Avec qui ?» Questionna-t-il.
«Comment le sais-tu ?»
«A mon avis tu n'es pas très golf.»
«Amusant. Mais je dîne avec Mac.»
«McNally, intéressant ! Il me semble que la dernière fois que j'ai lancé le sujet tu ne voulais pas en parler.»
«Oui ça reste toujours un sujet que j'essaie d'éviter.»
«Pourquoi ?»
«Parce que nous nous sommes embrassées.»
«Quoi ? Pardon ? Mais Regina... Tu aurais dû en parler. Et... «
Il n'eut pas le temps de finir, quelle prit le plateau où les deux cafés et les deux verres de sodas étaient posés.
Et se dirigea vers le salon en souriant à Nolan, qui lui était totalement ébahi.
«Regina revient ici, pschit ! Hée ho !» Essaya-t-il de la retenir.
Elle apparut dans le salon.
«Qui veut un soda ?»
«Maman tu étais où ?» Questionna le petit garçon, toujours aussi curieux.
«On discutait un peu.»
«Et d'ailleurs nous n'avons pas fini ! Terence, après le dessin animé tu déchargeras la voiture avec Henry et tu lui donne ce dont il a besoin.» Entama Nolan en pénétrant lui aussi dans le salon.
«Pas de soucis Pa'.»
«Et tu lui montre aussi, comment tout s'utilise.»
«Oui, je sais.»
Nolan prit le bras d'Regina et la tira vers la cuisine, laissant son fils et son neveu sur le canapé, toujours obnubiler par le dessin animé.
Terence avait beau s'approcher de sa majorité et de devenir un jeune adulte responsable. Il aimait par-dessus tout partager des moments comme celui avec Henry. Les dessins animés représentaient une bonne partie de leur enfance.
«J'aime ses moments ou malgré leur différence d'âge ils arrivent à s'occuper ensemble»
«Moi aussi Regina. Mais nous devrions...» Il fût coupé.
«Tamaris a été transférer cette nuit à Rikkers»
«Quoi ? Mais tu te moque de moi ou quoi ? Tu vas me balancer des informations importantes comme ça, à chaque fois que je ne m'y attends pas ?»
«Probablement à chaque fois que tu seras trop curieux.» Dit-elle le regard narquois.
«Je ne le suis pas, je suis inquiet.»
«Et un peu trop curieux !»
«Soit ! Qu'est-ce qui s'est passer pour Tamaris ?»
«Il aurait essayé d'agresser une policière présente dans la nuit. Millow l'a transféré.»
«Qu'est-ce qu'il faisait là lui ?»
«Il était de garde, il a été appelé.»
«D'accord, je comprends mieux. Ça ne lui fera pas de mal de passer du temps là-bas.»
«C'est sûr.»
Un petit silence s'installa. Permettant à chacun de se préparer pour la conversation inévitable. Regina, savait qu'elle devait la vérité à son amie. Elle essaya de rassembler ses idées.
«Revenons à Mac, veux-tu ?» Entama-t-il gentiment.
«Ecoute je n'ai pas grand-chose à dire. Nous nous sommes embrassées, voilà tout.»
«Ah oui évidemment, ça t'arrive souvent d'embrasser quelqu'un comme ça toi ?»
«Non, évidemment. Et tu le sais...a Mais tu sais aussi que nous avons été très proche à un moment donner.»
«Oui mais c'était il y a tellement d'année ! Ne me dis pas que tu t'accroche encore à cette histoire ?»
«Je ne sais pas vraiment à quoi je m'accroche, en réalité.»
«Et quel est l'autre problème ?»
«L'autre problème ?»
«Tu me parlais de Emma.»
«Oui... Elle est venue hier soir, complètement ivre à la maison.»
«Ici ? Mais pourquoi ?»
«Oui ici. Je n'ai pas d'autre maison.» S'agaça-t-elle. «Hier, alors qu'elle venait m'ausculter après l'altercation avec Tamaris, nous nous sommes un peu chamaillés.»
«Comment ça ?»
«Nolan ce n'est pas facile expliquer...»
«Je me doute, et j'en suis désolé.»
«Elle a voulu m'ausculter, mais je n'ai pas voulu.»
«T'es au courant que c'est moi qui l'est fait monter pour ça. C'est son métier.»
«Je sais que c'est son métier, elle me l'a dit aussi... Mais je ne suis pas à l'aise avec ça.»
«Tes cicatrices ?»
«Oui !»
«Mais Regina, je croyais que tu avais pris du recul vis-à-vis de ça.»
«J'ai pris du recul oui, que j'ai perdu... Visiblement.»
«Comment faisais-tu avec Graham ?»
«J'ai eu du mal, beaucoup, beaucoup de mal. Je me couvrais, me cacher au maximum. Et quand nous faisions l'amour, j'éteignais les lumières.»
«Regina, tu ne devrais pas te cacher !»
«Nolan, non ! Je ne veux pas l'entendre de ta bouche s'il te plait !»
«Continue, pourquoi Emma est venu chez toi hier soir ?» Dit-il avec une voix bienveillante. Il devenait inquiet pour son amie et capitaine.
«Oui, du coup après l'auscultation je ne me sentais pas en mesure de lui parler, ou d'être aimable. Elle m'a invité par la suite à dîner et j'ai décliné.»
«Elle t'a invité à dîner ?»
«Oui. Soit... Et dans la journée elle m'a envoyé un message, et j'ai oublié d'y répondre. Elle est donc venue frapper à ma porte dans la soirée.»
«Qu'est-ce que tu lui avais fait ?»
« Absolument rien, je t'assure.»
«Qu'est ce qui s'est passé par la suite ?»
«Elle a vomi, je l'ai alors installé dans la chambre d'ami après l'avoir aidé à prendre sa douche. Et elle ensuite venu en plein milieu de la nuit s'excuser dans ma chambre. Elle a fini par me dire que je ne devais pas ignorer les autres, ni même me trouver laide.»
«Je suis assez d'accord avec elle. Mais ça me parait bizarre qu'elle te le dise.»
«Oui effectivement ! Moi aussi.»
«Tu dois bien lui plaire.»
«Pardon ? Tu plaisante ?»
«Non tu es une belle femme !»
«Qui a dépassé la quarantaine, tandis qu'elle n'a même pas trente ans ! C'est totalement absurde. »
«Tu sortais bien avec Graham !»
«Et regarde ou cela nous à emmener !»
«Ce n'est pas la différence d'âge qui vous à porter préjudice.»
«Certes. Mais la réponse est non. Puis je ne suis pas son style, elle m'a juste apporté du réconfort, parce qu'elle doit apprécier les causes perdues, voilà tout. Maintenant arrête avec Emma.»
«Et Mac ?»
«Quoi Mac ?»
«Pourquoi vous vous remettez ensemble après temps de temps ?»
«Nous ne sommes pas ensemble. J'espère seulement retrouver le confort que j'avais avec elle. Mais je n'attends rien d'elle. »
«C'est une mauvaise idée.»
«Excuse-moi ? Et pourquoi cela ?» Dit-elle surprise, d'une réponse si brusque de la part de son ami. Qui n'appréciait visiblement pas la nouvelle substitut.
«Parce qu'elle t'a déjà abandonné, donc elle pourrait le refaire.»
«Je ne l'espère pas.»
«Les gens ne changent pas, c'est toi qui me l'as appris, n'oublie pas.»
«Effectivement...»
«En tout cas ne repousse pas la sympathie que Emma peut avoir pour toi. Elle est véritablement gentille et attentionné. Puis elle fait partie de l'équipe actuellement et doit se sentir loin des siens, je n'aimerais pas que ça affecte son travail.»
«Tu deviens son avocat ?»
«Peut-être.»
Ils retournèrent dans le salon et Regina remarqua rapidement le bazar qui jonché le sol. Une canne à pêche avec une boite à côté, qu'elle imaginait contenir ce qu'il fallait pour une journée pêche. Ainsi qu'un matelas accompagner de sa pompe et tout un tas d'autre objet de camping.
«Henry ne part qu'une semaine et il n'a qu'une valise vous savez ?» Dit Regina le sourire aux lèvres.
«Il prendra ce dont il a envie, ne t'inquiète pas.»
«Merci Nolan.»
«Bon, allons au restaurant !»
Ils montèrent tous les quatre dans la voiture de Nolan. Terence et Henry à l'arrière discutait de voiture, plus précisément, de monster truck.
Graham profitait de son week-end de repos pour essayer de trouver une autre unité à intégrer, dans cette ville ou une autre, peut lui importait.
Ce qui lui manquait le plus, était les missions sous couverture, qu'il n'avait pas ici à Manhattan. Il envisageait donc d'intégrer l'ATF, soit le bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feux et des explosifs. Mais pour cela il faudrait qu'il soit recommandé par son capitaine, soit le Capitaine Mills.
Après quelques coups de fil, et beaucoup de recherche. Il décida de rester dans l'État de New York, mais de quitter Manhattan. Des anciens collègues, lui avaient relayer une information intéressante, la DEA (Drug Enforcement Administration), service de police fédéral américain qui dépend du Département de la justice des États-Unis chargé de la mise en application de la loi, cherchait un inspecteur ayant de l'expérience pour infiltrer un cartel de drogue.
Cette unité est basée à Ithaca, petite ville dans l'État de New York. Situé entre Boston et Manhattan.
Il décida d'appeler Regina pour lui demander de l'aider. Il n'en avait pas envie, il ne voulait pas non plus se rabaisser à lui montrer qu'il avait besoin d'elle. Mais si Graham voulait s'en allait, il n'avait pas le choix.
Le capitaine Mills qui était au restaurant, entendit la sonnerie et sortie son téléphone, et au vu du prénom qui s'affichait sur son écran, elle hésita à décrocher.
Elle s'excusa et sortie du restaurant.
«Allô ?» Commença-t-elle.
«J'ai besoin que tu m'aide. Tu me dois bien ça !»
«Bonjour à toi aussi !»
«Bonjour Capitaine ! Un poste devrait se libérer à Ithaca.»
«Je le sais, un poste provisoire pour l'instant. Le temps d'une mission...»
«Oui et je veux en faire partie. Je veux faire cette mission. Si tout se passe bien, ils pourront probablement me prendre à long terme.»
«Tu te sens prêt pour ça ?»
«Ne me pose pas des questions ridicules ! Je n'ai que ça à faire de tout manière.»
«C'est une mission dangereuse Graham, tu le sais ?»
«Mais c'est maintenant que tu t'inquiètes pour moi ?»
«Tu es un adulte presque responsable. Tu devrais t'en sortir. Qu'as-tu besoin ? D'une lettre pour te recommander ? »
«Oui !»
«Je ferais ça lundi. Je passerai même un coup de téléphone, si ça peut te rassurer.»
«Ce serait gentil.»
«Je n'oublierai pas.»
La conversation fut brève. Mais elle n'avait nullement besoin de s'éterniser. Graham savait que malgré la situation compliquée qu'il y avait entre son capitaine et lui, il pourrait lui faire confiance concernant l'écriture de la lettre. C'était une femme intègre, elle ne ruinerait pas sa carrière pour une mauvaise relation.
Elle retourna à table.
«Ça va maman ?»
«Oui chéri !»
«Le travail ? Tout va bien ?» Demanda Nolan curieux.
«Je t'expliquerais plus tard.»
«Pas de soucis.»
«Bon alors Terence, reprends. Tu me parlais de ce que tu avais vu à Paris.» Reprit Regina.
«Mon école pour apprendre le français était dans un joli quartier.»
«C'était où exactement ?»
«Près des Batignolles»
«Dans le 17ème ?»
«Exactement, tu te souviens bien encore !»
La conversation se déroulait surtout entre Terence et Regina, qui tous deux étaient passionner de la France et plus précisément de Paris.
Henry et Nolan étaient spectateurs de leur discussion, mais étaient tout aussi curieux qu'Regina d'en apprendre plus sur son voyage et son expérience parisienne.
«J'ai marché jusqu'à la tour Eiffel plusieurs fois. Mais y avait toujours beaucoup de monde.» Pour accompagner ses mots, il montra quelques photos provenant de son téléphone.
«Et la cathédrale de Notre-Dame ?» Reprit Regina.
«L'église ?»
«Terence, voyons ! Notre-Dame, sur l'île de Paris.»
«Oui j'y suis allée une fois ! C'est grand.»
«Oui c'est vrai.»
«J'ai fait le Louvre aussi.»
«Qu'est-ce que je t'envie. Qu'est-ce que tu as préféré ?» Demanda sa tante, curieuse.
«L'allée sur l'antiquité égyptienne, l'art décoratif, les sarcophages, les bijoux et les sculptures.»
«C'est vrai que c'est magnifique. Incroyable que tout soit comme dans mes souvenirs.»
«Et toi ? Tu avais préféré quoi ?»
«L'aile Denon, ce sont les allées ou il y a le plus de peinture italienne datant de 1250 à 1800, et peinture française du XVIIIème siècle.»
«D'accord, d'accord. Je ne me souviens pas trop de ça.»
«Tu as quand même admiré la Joconde ?»
«Oui ! Evidement que j'ai vu le portrait de Mona Lisa !»
«Tu me rassure.» Dit-elle un sourire accrocher au visage.
Cela lui faisait plaisir d'échanger avec Terence sur des sujets pareils. Cela lui rappelait aussi beaucoup de souvenirs de son adolescence.
«Maman, c'est qui Mona Lisa ?»
«On l'appelle aussi la Joconde, c'est un célèbre tableau exposé dans un musée de Paris. Il représente une femme. Il y a d'ailleurs plein de mystère qui repose sur ce tableau.»
«Et c'est qui la dame qui a peint le tableau ?»
«C'est un homme chéri, un peintre. Un homme d'esprit italien, qui s'appelait Léonard de Vinci.»
«D'accord maman.»
En rangeant son téléphone, elle remarqua un SMS qui venait d'être reçu. Il provenait de McNally et lui confirmer leur dîner de lundi.
