Bonsoir,

Voici le 18ème chapitre.

Je voulais vous remercier de lire ma fiction. J'espère qu'elle vous plait toujours.

Merci Sammii16 et Diana1306 pour votre soutien.

Bonne lecture 😉


Regina s'approcha des Nolan pour les remercier de la journée passait auprès d'eux.

David étant près de sa voiture, dans la cour de la famille Mills.

«Nous recommencerons rapidement.» Entama Nolan.

«Evidemment !»

Terence et Henry étaient en train de se dire au revoir. Le fils de Nolan était très protecteur envers Henry. Terence lui demanda de bien profiter de sa colonie, et qu'il se reverrait à son retour.

David s'approcha d'Regina et lui chuchota à l'oreille.

«Et n'hésite pas à m'appeler en cas de soucis. N'hésite vraiment pas, c'est un ordre de sergent.»

«J'en prends compte, Sergent.»

Après quelques embrassades, ce dernier et son fils prirent congés.

Ruby qui attendait devant le bar, commençait déjà à perdre patience, après dix minutes d'attente.

Elle était installée à une table proche du bar.

«Ruby ?»

« Hmm ? Shain !» Elle se retourna à l'entente de son prénom.

Elle fut surprise de voir un bel homme, fidèle à la photo présente sur le site de rencontre.

«Oui, je suis désolé du retard. Je finissais un article, et je n'ai pas vu l'heure passer.»

«Tu es excusé. Qu'est-ce que tu veux boire ?»

«Tu bois ?» Demanda-t-il songeur.

«Vaut mieux, je risque la déshydratation sinon.»

«Je parle d'alcool.»

«Je me doute bien !» Dit-elle amusait.

«Moi je ne bois pas. »

«Et bien je prendrais une vodka pamplemousse, s'il vous plait.»

«Un basilichito pour moi.»

«Boisson italienne !»

«Nous allons parler boisson toute la soirée ?»

«Vraiment ? Tu joues déjà le mec blazé ?»

«Non, désolé. Je suis un peu préoccupé.»

«Est-ce que je peux te demander pourquoi ?»

«A cause du travail. Je ne vais pas m'attarder sur ça.»

«Tu ne m'embête pas, si c'est de ça que tu veux parler.»

«C'est vrai que je parle à une flic.»

«Et tu as peur de faire fuiter une information de la plus haute importance, concernant un joueur de foot ? Tu es au courant que mon travail est mille fois plus important.»

«Bon je vois.»

Ils essayèrent pendant plus d'une demi-heure de trouver un sujet de conversation qui ne poussait pas à la dispute.

Mais Shain, voyant que cela ne menait à rien, décida de mettre fin à ce rendez-vous. Promettant comme souvent de lui envoyer un message une fois chez lui. Ruby savait qu'il n'en ferait rien.

Très déçu une fois de plus, Ruby décida de rester tout de même dans le bar, pour y noyer son chagrin.

Et dire qu'elle avait passé son après-midi à se trouver un ensemble pour essayer de plaire à cet homme. Alors que lui n'avait fait aucune remarque sur sa tenue. Tellement de travail, pour si peu de résultat.

Mais il eut un changement dans son planning, quand à peine vingt minutes après le départ de Shain. Un inconnu vint s'installer à côtés d'elle au bar.

«Bonjour mademoiselle.»

«Laissez-moi.»

«Je ne le ferais pas.»

«Et pourquoi donc ? Vous voulez que je vous arrête ?»

«Une policière ?»

«Dans un certain sens oui, inspectrice à Manhattan.»

«Je suis encore plus charmé.»

«Vous êtes ?»

«Mickael.»

«Je suis Ruby. Enchanté.»

Ils restèrent là à parler durant des heures sans voir le temps passer. Ils commandèrent à plusieurs reprises des verres ainsi que quelques petits apéritifs, pour éponger tous l'alcool qu'ils buvaient.

Ils parlèrent de tout et de rien, de leur travail respectif, de leur passion, de cinéma durant un grand moment.

Puis enfin de soirée, elle lui demanda son numéro de téléphone. Il lui paya le taxi pour qu'elle puisse rentrer en toute sécurité chez elle. Ils n'échangèrent aucun baiser, mais une grande accolade.

Rencontrer une si belle personne, sans que cela ne soit prévu. Le hasard faisait-il si bien les choses ? Peu importait à Ruby, car la soirée lui avait plus. Elle rentra le cœur heureux.

Emma qui était dans son bureau se situant au sous-sol du bâtiment avait amassé en l'espace de quelques heures une montagne de dossier, autant numérique que papiers.

Elle voulait en savoir plus, même si cela en devenait maladif.

Emma s'arrêta quelques instants pour faire le point de ce qu'elle avait pu trouver et c'est en relevant la tête qu'elle remarqua le bazar monstre qu'il y avait jonché sur son bureau.

Cela lui rappela l'appartement de son amie quelques heures plutôt.

Si Ruby créer un foutoir, c'était pour se mettre en valeur au près d'un homme. A contrario, elle savait que son capharnaüm à elle, avait un tout autre but.

Se trouvant seule, elle parla à voix haute.

«N'est-ce pas George Sand qui a dit « L'amour est une folie. Mais quand elle est incurable, il faut céder et je cède »... Et bien la folie, me voilà.»

Puis à force de courage et de persévérance elle trouva exactement ce qu'elle chercher. Le rapport du médecin qui ausculta Regina Mills à l'époque. Pas le rapport final envoyer au département de police, comme avait pu lire Ruby. Mais le contre-rendu hospitalier fait après son passage là-bas. Ce dossier n'était pas accessible aux inspecteurs, car trop détaillé et surtout incompréhensible pour quelqu'un ne faisant pas partie du corps médical. Il était donc accessible sur une base informatique faisant le relais entre le département de police et l'hôpital.

Elle se rua dessus, car elle savait que c'était le seul dossier officiel, qu'elle trouverait complet et surtout qui pourrait répondre à certaines de ses questions.

Emma Swan s'installa sur son fauteuil et entama la lecture de ce document.

Il débuta par un volet, détaillant l'état de la victime.

Elle resta quelques secondes figées sur ce mot. « Victime ».

Le fait d'associer ce prénom au mot 'victime' lui brisait le cœur. Elle ressentait un poids dans l'estomac qu'elle ne pouvait décrire, mais qui lui était douloureux.

«Femme de 40 ans. Entrée à ce jour pour agression et séquestration dans le cadre de son travail au sein de la police de New York.

Pris en charge au urgence de Bellevue Hospital à Manhattan, pour double plaies par balle. Avec et sans plaie de sortie, diverses contusions, coupures et brûlures.

Patiente aphasique, reconnu en état de choc à son arrivée.

Contexte : Prise en otage par un homme reconnu comme dangereux, durant plusieurs heures.

Rapport : Transférer directement depuis le lieu de l'agression. Patiente présentant des taches de sang à plusieurs endroits au niveau du visage, vêtements arrachés au niveau de la poitrine, plaie par balle sanguinolente au niveau de l'abdomen droit avec pansement compressif fait sur place, sans orifice de sortie. Deuxième plaie par belle au niveau de l'épaule gauche, balle sortie. Une dizaine de brûlure de cigarette au niveau de la poitrine, des bras et des cuisses, quelques plaies montrant qu'elle s'est débattue.

Etude de pièce :

Envoyer au laboratoire : Vêtement de la victime, prélèvement au niveau des ongles, de la bouche et des cheveux, kit de viol, photos prises.

Après avoir lu cela, Emma fut dévaster. Elle se demandait qu'elle pourriture était en mesure de faire du mal à une femme. Elle espérait du plus profond d'elle que cet homme soit en prison et que lui aussi souffrait.

Elle espérait de tout cœur que les photos n'apparaissaient pas dans le dossier, car elle ne savait pas comment elle réagirait face au horreur qu'elle avait subi.

Emma reprit la lecture, dans le but d'avoir les résultats de tout ce qu'il lui était arrivée.

«Entretien verbal avec la patiente : 0

Antécédent : Amygdalectomie à l'âge de 7 ans

TCA durant l'adolescence – Mise sous ttt et suivi par psychiatre

3 FIV

Fausse couche tardive – avec contraction

Plaie pénétrante et suturé MID

Appendicectomie

Anémie régulière

Examen : Prise de sang, avec recherche de sérologie hépatite et VIH. Ecouvillon vaginal pour recherche chlamydia et gonocoque

RadioX des membres inférieurs et supérieur

Prélèvement de fluide et fibre sur le corps

Suite/ résultat : Extraction de la balle en chirurgie (Anx : Compte-rendu chirurgie)

Complication durant la chirurgie/ anesthésie – Plaie hémorragique au niveau de la paroi abdominale avec complication hémorragique

Fragment de balle retrouver sur viscère creux – Estomac et intestin grêle

Balle extraite, vascularisation ligaturé, fragment retirer, organe traiter, muscle et peau traiter et suturer

Résultat examen : Absence de pénétration. Présence de liquide (sperme et liquide vaginal)

Résultat négatif pour sérologie – Présence de Chlamydiae

Radio – Fracture sans déplacement du membre supérieur gauche

Complication hémorragique durant intervention

Plaie suturée sur abdomen droit

Conclusion finale : La patiente restera en soins intensifs, puis en médecine générale jusqu'à guérison complète

Antibiotique pendant 1 semaine pour IST – ainsi que risque d'infection

Hydratation +++

Mise en place - plâtre MSG

Soins et surveillance plaie abdominale – avec pansement compressif

Surveillance psychologique – Renvoyer vers confrère»

Puis Emma arrêta la lecture ici, elle ne pouvait ni ne voulait en lire davantage. Elle avait déjà eu pas mal d'information qu'elle n'aurait pas dû lire ainsi. Le passage évoquant ses antécédents médicaux et chirurgicaux n'avait aucun lien avec l'affaire. La jeune médecin savait une fois de plus qu'elle avait été trop loin.

Mais elle ne put s'empêcher de laisser les larmes couler. Elle aurait voulu penser qu'aucune personne ne devrait être amener à vivre cela. Mais son métier, lui avait prouver que l'horreur existait, et elle y était confronté chaque jour.

Mais cette fois-ci, tout était différent. Regina était en vie, et surtout, elle en était éprise.

Elle décida de ranger et de faire du tri dans son bureau. Elle ne voulait laisser aucune trace de ses recherches. De ses fouilles qui n'aurait jamais dû être faite.

Après un long moment, elle éteignit les lumières et retourna à l'hôtel.

Une fois bien installer dans son lit, elle prit le téléphone et lu le message que Ruby venait de lui envoyer.

«Super soirée passer avec un très bel homme. Pas le bon, initialement mais heureuse malgré tout.

On en parle lundi. Biz»

Elle lui répondit sans attendre

«J'ai hâte que tu me raconte cette histoire.

Fais de beaux rêves alors et repose-toi. Lundi sera une nouvelle semaine.

Bisous»

Regina de son côté, était assise sur le rebord du lit de Henry.

«Ta journée t'a plus ?»

«Oui beaucoup maman. J'étais contente de voir Terence et David.»

«Oui moi aussi. Il a fait un très beau voyage. Je suis contente pour lui.»

«Nous aussi on va y aller ?»

«En France ?»

«Ba oui maman, ensemble.»

«Oui. Sans doute un jour, chéri.»

«Et puis c'était cool de manger que tous les deux et de regarder un dessin animé.»

«Tu es content alors ?»

«Oui maman, j'aime aussi quand on passe du temps tous les deux.»

«Je suis d'accord, on recommencera quand tu reviendras de ta colonie. En revanche, je choisirai moi-même le dessin animé.»

«Mais mamaaaan»

«Chéri, j'ai envie de changer. On regarde toujours le même. Je l'aime bien Elliot mais je suis sûr qu'il y d'autre dessin animé tout aussi mignon.»

«D'accord maman» Dit-il tout en faisant la moue.

Elle lui raconta une histoire. Il commençait à se faire tard et ses petits yeux rêveurs se fermaient déjà.

Une fois le petit garçon endormi, elle s'installa dans le salon. Un verre de vin à la main, elle parcourra sa bibliothèque à la recherche d'un livre, qu'elle trouva rapidement.

Quelques longues minutes plus tard, allongé sur le canapé, son livre à la main. Son téléphone émit une vibration. C'était un message de McNally.

«Je pense à toi. Et espère te voir le plus tôt possible.»

Puis réouvrit la conversation de Emma. Et répondit à son message envoyait plutôt dans la journée, quand elle était au parc.

«Alors il parait que j'ai un sourire envoutant.»

Emma qui était allonger dans son lit, tout en ayant repris sa série, reçu ce message.

«C'est une blague. Elle joue avec moi !» Se dit-elle

Mais ne sut résister et y répondit dans la minute.

«Il paraît oui.»

Regina qui était d'humeur joueuse ce soir, probablement à cause de ce qu'elle venait de lire dans son livre. Continua la conversation.

«A qui dois-je ses dires?»

«Je ne saurais le dire.»

«C'est bien dommage.»

«Que faites-vous?»

«Vous êtes curieuse !»

«Effectivement. Que fais-tu?»

«Ce tutoiement ! Et bien je prends le temps de lire. Car il se peut qu'hier soir, je n'ai pas pu le faire à cause d'une jeune femme égaré.»

«Une jeune femme? Dites-m'en plus, je suis curieuse.»

«Femme perdue, pour une raison que j'ignore encore...»

«Tu le sais.»

Après ce message Regina ne prit plus le temps de répondre, car son sourire s'était atténuait au fil de la conversation. Elle était d'humeur joueuse, cela arrivait rarement. Mais elle ne voulait pas entrer dans une conversation difficile, conversation que cherchait Emma de toute évidence.

Dimanche étant enfin arrivée, et elle fut très calme pour la famille Mills qui excepter la préparation du départ du petit garçon, n'avait pas grand-chose à faire.

Regina put donc avancer dans son livre, tandis qu'Henry avait décidé de faire autant de dessin pour sa maman que de jours où il serait absent.

Le dimanche fut très calme pour tous les inspecteurs.

Pete Kruger fut celui qui s'acharna le plus à sa tâche. Installer à son bureau, il revoyait tous les procès-verbaux qui avaient été recueilli par la police. Il n'aimait pas être pris au dépourvu et aimer que tout soit clair. Ils savaient que les victimes n'étant plus là, il n'aurait pas de plaignante à présenter à la barre. Ayant plus d'un tour dans son sac il avait anticipé les coups bas de la défense. Il en avait l'habitude.

Il travailla donc de longue heure installer à son bureau, revoyant les preuves, les témoignages et tout ce qui s'ensuivait.

Ainsi donc il n'aurait pas à passer trop de temps avec le capitaine de la police de Manhattan dès le lendemain. Il ne voulait pas perdre de temps, ni lui faire perdre son temps.

Il était consciencieux et savait que la finalité du procès reposait sur son travail.

Lundi arriva trop vite, beaucoup trop vite, surtout pour le capitaine qui ne voulait définitivement pas entamer cette dure semaine.

Un procès difficile qui se préparer, le départ d'Henry, le premier rendez-vous avec McNally, Nolan deviendrait protecteur et le regard de Emma.

Beaucoup trop chose qu'elle ne voulait ni voir, ni faire. Une seule envie, rester blotti dans son lit, avec son fils à ses côtés.

«Henry tu es prêt ? Valise bouclée ? Tu as tout ce qu'il te faut ?»

«Maman, tu es triste ?»

«Oui chéri, tu vas énormément me manquer.»

«Mais je reviens dimanche maman et tiens pour toi. Je t'ai fait des surprises et tu dois ouvrir une enveloppe par jour.»

«Oh mon cœur, tu veux me voir pleurer.»

«Non, c'est pour te donner du bonheur.»

Elle s'agenouilla et ouvrit ses bras pour que son petit garçon puisse lui faire un câlin. Elle l'enlaça de toute ses forces, lui transmettant tout son amour et sa tendresse.

Depuis son adoption, elle n'avait jamais été séparé de son petit garçon. Cela était une épreuve des plus difficiles pour elle.

Ils se préparèrent et prirent le chemin pour se rendre au point de rendez-vous. Une fois sur place, Regina alla rejoindre les moniteurs pour leur donner quelques consignes et surtout leur donner son numéro de téléphone, pour qu'ils n'hésitent pas à lui téléphoner en cas de besoin.

«Ne vous inquiétez pas. Nous vous contacterons dans la semaine pour vous donner des nouvelles et puis nous avons un site où nous postons des photos, un site dédié aux parents pour qu'ils puissent voir leurs enfants s'amuser.»

«Je vous remercie. Prenez soin de mon fils, je vous en conjure.»

Regina fila voir son fils, et pour lui faire un énorme baiser avant qu'il ne monte dans le bus.

«Chéri, tu es sage. D'accord ? Et prudent.»

«Oui maman, promis. Et toi tu ne m'oublie pas.»

«Hé chéri ! Comment je pourrais oublier ma vie, mon cœur et ma raison de vivre. Tu m'entends ? Jamais.»

Ils se firent un énorme câlin et Henry sans se retourner monta dans le bus.

Tandis que Regina rejoignit sa voiture les yeux pleins de larme, pour se rendre à son travail.

Elle se gara dans le parking, à la place qui lui était réservé depuis des années. Elle resta un long moment assise-là. Aucunement prête à entamer cette journée de travail qui l'attendait.

Elle envoya un message à Nolan pour lui demander de descendre, ce qu'il fit précipitamment à la réception de ce message.

Il toqua à la portière, avant de s'installer sur le côté passager de la voiture du capitaine.

«Hey ! Qu'est ce qui ne va pas ?»

«Je suis heureuse que tu sois déjà là. Je me voyais mal monter seule.»

«Tu as déposé Henry ?»

«Oui, et c'était déchirant. Je me sens vide, je me sens déjà si seule.» Dit-elle les larmes aux yeux.

«Calme toi. Tu sais que tu ne dois pas vivre qu'au travers de ton fils. Il faut que tu apprennes à vivre, et à être heureuse par toi-même. Je te le dis parce que je sais ce que c'est aussi, d'être séparé de son enfant.

Quand j'ai divorcé et que Terence est parti vivre avec sa mère, je me sentais pareil. Mais il a fallu que j'apprenne aussi à vivre par moi-même.»

«Comment as-tu fait ?»

«Je me suis mis à m'occuper. À faire des choses que je ne pouvais faire avant, des choses que mon ex-femme n'aimait pas. J'ai fait de la moto un temps, ensuite je pratiquais du sport, j'ai passé mon permis bateau, après la pêche. En fait il faut surtout se fixer de nouveaux buts, des objectifs.»

«Je vois. Je ne suis pas sûr d'y arriver. Je ne pense même pas le vouloir.»

«Mais bien sûr que si. Pourquoi ton nouvel objectif pour cette semaine ne serait pas de sourire au moins une fois par jour ? De prendre un rendez-vous avec ton psy ? De gagner ce procès ?»

«Et bien nous ne sommes pas rendus.»

«C'est le but. T'occuper au maximum pour y arriver.»

«...»

«Allez, haut les cœurs. Et au travail. Nous, nous avons besoin de toi ! Kruger arrive et on a besoin que vous donniez tout ce que vous avez, pour gagner ce foutu procès.»

«Bien.» Dit-elle dans un sourire faible, mais présent. La tête haute, elle le regarda avant de sortir de la voiture.

Ils montèrent rapidement à leur étage. David l'accompagna dans son bureau. Elle ne fit qu'un rapide crochet dans l'open-space pour saluer ses inspecteurs.

Une fois installer à son bureau, Pete Kruger arriva pour leur rendez-vous.

«Nous avons du pain sur la planche» Entama-t-il.

«Je n'en doute pas. Je compte sur vous pour faire votre travail et l'envoyer en prison.»

«Je vois que vous me faites confiance.»

«Effectivement, montrez-moi ce que vous valez.»

«Vous le savez très bien.»

«Certes, mais c'est le moment de frapper fort.» Répondit-elle.

«Soit, j'ai pu travailler hier sur le dossier pour tout organiser. Et j'aimerais le fignoler avec vous.»

«Cela relève de votre travail pas du mien.»

«Vous enquêtez, vous me ramener les preuves, et je monte un dossier et je le défends. Actuellement n'ayant aucune victime vivante, ni preuve solide, il faudra essayer d'amadouer le jury. Et c'est pour cela que j'ai besoin de vous et de votre équipe. Je vous ferais venir à la barre. Et j'espère que vous serez les amadouer avec vos belles paroles. Nous pouvons entamer le procès avec ce que nous avons, mais d'ici la fin de semaine, j'espère avoir les résultats des dernières analyses.»

« Nous avons ses aveux, et l'ADN de l'arbre.»

«Ce n'est jamais assez à la cour de justice. Avez-vous pu retrouver une ancienne victime encore en vie ? Quand il a débuté, il a dû commencer progressivement, et peut-être existe-t-il des victimes encore en vie.»

«Nous travaillons toujours dessus. Quand voyez-vous l'avocat de la défense ?»

«Cet après-midi. Le procès commence demain.»

«Avez-vous appris la dernière nouvelle ? Tamaris est à Rikers.»

«Mes bureaux m'en ont informé ce matin.»

Après plus de deux heures dans le bureau du capitaine, le substitut du procureur pu se relever de son fauteuil. Avec en main un dossier bien à jour, incluant tous les rapports, les témoignages, fiche de relevé et de saisi, ainsi que les protocoles de recherches utilisés par la scientifique.

«Merci Capitaine. J'essaierai de faire relire à ma collègue certain aspect du dossier. C'est un dossier qui pourrait l'intéresser. Et son regard pourrait m'être utile.»

«De qui parlez-vous ?»

«McNally Wells.»

«...»

«Je passerais en fin de journée. J'attends avec impatience l'arrivée de l'avocat de Monsieur Tamaris au tribunal. Je vous tiens informé.»

«Evidemment. Nous nous reverrons.»

Le substitut avait tout juste le temps, de faire le chemin jusqu'au tribunal pour s'entretenir avec l'avocat, ainsi que le juge chargé du dossier.

Il avait durant le week-end anticipé cet entretien, et avait donc penser à un accord avec la partie adverse. Un accord qui permettrait à tous d'éviter le procès, s'il était accepté par Léon Tamaris et son avocat.

Que proposait le substitut Pete Kruger ?

Prison à perpétuité, mais en chambre individuel. Et si tous les crimes étaient avoués, il pourrait être envoyé dans une prison en dehors de la ville.

Les prisons de campagne avaient souvent quelques avantages. Moins surchargé, plus calme, plus de temps en sortie, soit trois heures par jour. Au lieu des trente minutes proposées à Rikers.

S'il refusait, et que le procès allée à son terme, Kruger espérait comme le préciser la loi, de la prison ferme sans possibilité de sortie, à Rikers. Ou il avait un risque élevé d'agression et de mauvais traitements.

Ruby avait décidé pendant sa pause déjeuner d'aller rejoindre Emma, qui était cloitrer dans son bureau.

Elle revoyait chaque détail de l'enquête. Le procès commençait le lendemain. Et elle le savait, dans ce genre d'enquête, sans preuve concrète, elle serait appelée à la barre.

Cela la rendait nerveuse.

Elle n'aimait pas être mise en avant comme cela. Et avait encore moins l'habitude de grande salle d'audience, comme il en était question à New-York.

«Je t'embête ?»

«Ruby, non. Vas-y entre.»

«Alors comment tu vas ?»

«Et bien on fait avec. Et toi ?»

«Oh chérie, ça ne va pas ?»

«C'est une semaine difficile. Mais je n'ai pas envie qu'elle finisse pour autant.»

«Raconte-moi. De quoi tu parles ?»

«Non, c'est juste que rien ne va dans ma vie pour l'instant. Et comme l'enquête touche à sa fin, je vais devoir rentrer chez moi.»

«Mais c'est vrai ! Je m'étais tellement habitué à ta présence. On restera en contact !» Ruby prenait conscience que Emma ne serait pas là indéfiniment. Elle n'avait aucune envie de la voir quitter l'État de New York. Emma était devenu son amie, et ce choix ne la réjouissait pas du tout.

«Et bien, j'aime ma ville. Il y a ma famille là-bas. Mais j'ai tissé plus d'affinité avec l'équipe de Manhattan et je t'avoue que j'aurais voulu rester davantage ici.»

«Et pourquoi tu ne demanderais pas une mutation ?»

«Je n'ose pas. Et puis je ne suis même pas sûr de pouvoir reprendre le poste que j'avais ici.»

«Mais le capitaine pourrait t'aider. Puis notre médecin légiste, comme tu as pu le comprendre, est souvent overbooké. Nous aurions bien besoin d'un médecin légiste à rattaché à notre unité.»

«C'est un choix difficile et j'ai très peu de temps pour y réfléchir.»

«Ne te précipite pas. Tu peux rentrer chez-toi et y réfléchir. Tu pourras en parler au capitaine en parallèle. Elle aime les gens soigneux et travailleur. Et je ne crois pas qu'elle se soit plein de ton travail.» Dit-elle accompagner d'un clin d'œil.

«Nous verrons cela, et toi alors ? Ton rendez-vous ?»

«Et bien très sympa. Shain était un vrai rabat-joie prétentieux. Qui m'a très vite énervé et qui a décidé de filer. J'ai donc commencé à boire seule au bar, jusqu'à un séduisant gentleman vienne me parler.»

«Waouh. Comment était-il ?» Interrogea-t-elle. Contente d'en apprendre plus sur la soirée de son amie.

«Tout à fait mon type, grand, fin. Je ne suis pas fan des muscles. Il est blond, cheveux mi- long, ça donne un côté surfeur. J'adore !»

«Et alors qu'est ce qui s'est passé ?»

«Il m'a offert à boire, tel un gentleman. Et après avoir parlé de tout et de rien durant des heures, il m'a payé le taxi.»

«Un vrai gentilhomme !»

Elles se mirent à rire en cœur et continuèrent leur conversation sur des sujets qu'ils avaient pu aborder, jusqu'à ce qu'Emma pousse Ruby à reprendre contact avec lui, le plus rapidement possible.

Le reste de la journée se passa plutôt calmement, pour le grand plaisir de Regina, qui avait prévu une visioconférence avec le capitaine de l'État voisin.

Durant cette réunion, elle reçut un appel du substitut du procureur.

Elle prit le temps de terminer son rendez-vous, et promis à son confrère de Philadelphie de le rappeler dès le lendemain, pour lui détailler le procès.

Une fois raccrocher, elle rappela dans la minute, le substitut Pete Kruger.

«Capitaine Mills.» Commença-t-elle.

«Je voulais vous tenir informer des dernières nouvelles.»

«De bonnes nouvelles ? Dites-moi !» Questionna Regina Mills.

«Et bien cela dépend de notre réponse.»

«Expliquez-moi.»

«Et bien, j'ai proposé un marché à Tamaris. Perpétuité sans possibilité de sortie, si-il avouait ses crimes dans le détail au juge.»

«Sa contrepartie?»

«Cellule individuelle, dans une prison lambda.»

«Pas de haute sécurité donc... Et pourquoi cela dépend de notre réponse?»

«Parce qu'il accepte, si, et seulement si on l'autorise à faire appel d'ici cinq ans.»

«Hors de question ! Et quand devons-nous donner la réponse?»

«D'ici demain matin, avant le début du procès.»

«Qu'en pensez-vous? S'il fait appel dans cinq ans, aura-t-il des chances de sortir?»

«Et bien avec un bon avocat c'est probable. Mais j'en doute, il a peu de revenu et pas de famille. D'autant plus qu'en cinq ans vous pourrez me trouvez une victime vivante, ou davantage de preuves.»

«Ce n'est pas faux.»

«Donc qu'en pensez-vous? Cela nous éviterait à tous un procès plus qu'épuisant.»

«Je le reconnais.»

«Puis n'oublions pas votre équipe de Philadelphie, qui ne doit penser qu'à rentrer.»

À ses mots, Regina prit conscience que la fin de l'enquête arrivait. Elle comprenait que l'équipe de Philadelphie serait bientôt sur la route du retour. Cela faisait plus de deux mois, qu'elle avait côtoyer cette équipe quotidiennement, et avait apprécier leur travail. Elle n'avait pas anticipé leur départ.

Elle s'était habituée à l'équipe, et ne voulait pas la voir partir. Le travail n'avait jamais été aussi bien fait. Les inspecteurs étaient soigneux et rigoureux dans leur travail, et avoir un médecin légiste à leur disposition avait été plaisant, et avait de surcroit faciliter leurs recherches.

«Je comprends. Acceptons se marcher, et je garderais ce dossier sur mon bureau. Je pense que ce choix peut s'avérer être une opportunité pour accéder à des enquêtes non résolues. Cela permettra à des familles de faire leurs deuils.»

«Parfait. Je préviendrais la défense demain matin. Dans le doute, ne prévenais pas encore votre équipe, si cela devait changer. Je préfère qu'ils se tiennent prêt au cas où il y est un changement de dernière minute.»

«Oui évidemment.»

Ils se saluèrent, avant de raccrocher.

Regina se leva et alla chercher Graham qui était près de la machine à café.

«Vous êtes encore là.» Dit-elle soulager de le trouver.

«Oui Capitaine, vous vouliez me voir ?»

«Venez dans mon bureau.»

Il l'a suivi et une fois dans le bureau il se tourna vers elle.

«Alors ?»

«Et bien j'ai eu le temps cet après-midi de traiter le dossier, pour ta mutation... Et j'ai aussi téléphoné à la DEA d'Ithaca pour te recommander.»

«Tu as fait ça, réellement ?»

«Oui»

«Merci Regina.»

«Tu devrais recevoir une réponse dans les prochains jours. Mais sache que je ne te chasse pas.»

«C'est gentil. Je vais rentrer, j'ai bouclé mes dossiers.»

«Demain matin sur mon bureau.» Reprit-elle.

«Oui comme d'habitude.»

Henry venait d'arriver au point final de son périple. Lieu où il passerait une semaine complète en pleine forêt, dans un camp de vacances. Des enfants de tout âge, des groupes plus jeunes et plus âgés qu'Henry. Tous venaient de la côte Est des Etats-Unis. Le car d'Henry n'avait pas été le premier à arriver sur le site.

Il passa la fin d'après-midi à s'installer, à visiter les alentours pour apprendre à se repérer et fit la rencontre de certains garçons de son âge. Il espérait pouvoir se faire des amis rapidement.

Il n'avait pas eu le droit de choisir ses compagnons de chambre. Il était logé dans un petit chalet. Il se retrouvait avec trois autres garçons, dont deux plus âgés de six ans.

Alors que le petit Henry, était en train de faire son lit, pensant le faire avant d'aller manger.

Un de ses garçons se dirigea vers lui.

«Donc c'est toi le petit nouveau ? Je ne t'ai jamais vu ici en colo.»

«Oui. C'est ma première fois, moi je suis Henry.»

«Ta mère est flic apparemment.»

«Comment tu sais ? Oui, elle est chef de la police.»

Un autre adolescent, intervenu aussitôt.

«Les nouvelles vont vite par ici. Elle est comment ta mère ?»

«Je comprends pas ?» S'excusa le petit garçon ne comprenant pas la situation.

«Laisse t'es qu'un gamin. Mon père a fait de la prison, j'espère que ce n'est pas à cause d'elle, sinon elle va morfler.»

Le petit Henry, commençait à ressentir une peur l'envahir. Il ne comprenait pas, ce qui était en train de se passer. Il savait que ce que disaient les jeunes garçons n'étaient pas gentil. Et ne comprenait pas cette méchanceté gratuite qu'ils avaient envers sa mère et lui. Il ne les connaissait pas.

«Maman, elle est gentille.»

Les deux adolescents le bousculèrent, avant de quitter sa chambre.

Regina s'apprêtait à préparer ses affaires pour quitter son bureau, jusqu'à ce que son téléphone se mette à sonner.

«Capitaine Mills.» Dit-elle en décrochant sans avoir pris le temps de regarder qui l'appelait.

Elle coinça son téléphone entre son oreille et son épaule, tout en rangeant les derniers papiers dans son sac à main.

«Tu es prête ?»

« Mac ! Oui je sors du bureau.»

«Je serais chez toi dans trente minutes ça ira ?»

«Oui parfait.»