Elles montèrent dans l'ascenseur. Trop occupé à discuter, elles n'appuyèrent sur aucun bouton. Ni l'une, ni l'autre ne remarqua donc pas que l'ascenseur prenait la direction des sous-sol de l'établissement.
Durant ce lapse de temps, Mac essaya de voler un baisé à Regina. Qui la stoppa net, et la réprimanda immédiatement.
«Pas sur le lieu de travail. Fais la différence entre cela et la vie privée. Je t'en conjure.»
Emma qui attendait l'ascenseur quelques mètres plus bas, entendit ses derniers mots. Et fut encore plus surprises quand les portes s'ouvrirent sur Regina Mills, accompagnait de la substitut du procureur Wells.
Elle essaya dans la seconde de faire bonne figure. Mais son teint blafarde et ses cernes enflés ne trompait personne.
«Maitre, Capitaine. Comment allez-vous ?» Commença-t-elle le regard baisser, en entrant dans la cabine.
Regina qui était de dos, à l'entente de cette voix qu'elle avait immédiatement reconnue, se retourna.
Le capitaine fut extrêmement surprise de la voir dans cet état. Sa voix paressait frêle.
«Bien, merci. Et vous ?»
«Ça pourrait aller mieux.»
Pour la belle brune, c'était une vision très triste qui s'offrait à elle. À ses yeux, Emma reflétait la jeunesse, la fougue, la joie de vivre. Et ce n'est absolument pas cela qu'elle voyait, à cet instant. Cela lui brisait le cœur. Elle se questionna sur ce qui avait pu conduire Emma dans cet état.
«Justement Miss Swan, si vous avez un instant vous pourriez nous rejoindre dans les bureaux. Nous avons à parler du procès.»
«Bien sûr. Je vous y rejoindrais dans quelques minutes. Je dois seulement faire un saut aux archives.»
«Parfait.»
«Pourrions-nous, nous voir dans votre bureau en privé, aujourd'hui ?» Reprit Emma, le regard rivé sur ses chaussures.
«Bien sûr, vous pouvez me suivre si vous le souhaitez. » Dit-elle une fois arrivée à l'étage.
«Je vous laisse arriver tranquillement, je viendrais plus tard. Peut-être après le briefing.»
Emma plongea son regard dans celui de Regina. La jeune femme blonde resta figer quelques instants ne comprenant pas ce qu'elle ressentait, quand cette femme si mystérieuse poser ses yeux sur elle.
Sans même y réfléchir, Regina posa une main réconfortante sur l'épaule du médecin légiste.
«Je vous attendrez Emma.»
Puis se tourna avant de rejoindre ses bureaux, McNally sur ses talons.
Elle entra dans son bureau pour y déposer son sac et son ordinateur. Mais Mac, ferma la porte et s'approcha d'elle.
«Qu'est-ce qui se passe ?» Commença la substitut, tout en croisant les bras sur sa poitrine.
«De quoi parles-tu ?»
«Ne joue pas à ça. La femme dans l'ascenseur.»
«Emma ? C'est notre médecin légiste de Philadelphie.»
«Merci. J'ai eu l'occasion de la croiser une fois ou deux depuis.»
«Et bien que veux-tu savoir ?»
«Gina, tu sais que je t'adore. Mais tu n'es pas très perspicace en relation humaine.»
Regina arrêta ce qu'elle était en train de faire à l'entente de ses mots. Elle se leva de son bureau, les dents serrer et s'approcha lentement de la substitut.
«Ne serait-ce pas, parce que j'ai été abandonné à plusieurs reprises ? Comment oses-tu me faire cette réflexion. J'ai réellement l'impression que tu ne me connais pas.»
«Tu ne te connais pas toi-même, Gina.»
«Parce toi que tu penses me connaitre ?»
«Tu as vu comment elle te regardait ? Tu as vu son regard ? Et ta main sur son épaule ?»
«Je n'avais souvenir que tu étais jalouse.»
«Je ne suis pas jalouse d'ordinaire. Mais la peur de te perdre me pousse à sur réagir.»
«Je ne tolère pas ça. En aucune façon !»
«Je suis désolé, je me suis emporté.»
«Je préfère que tu aille au tribunal seule.»
«Et toi ?»
«Je prendrais un taxi.»
«Gina ne te vexe pas. Je suis sincèrement désolé.»
«Et moi je suis sincèrement blessée. Sors de mon bureau, maintenant. J'ai du travail qui m'attends.»
Sans dire un mot de plus, elle sortit du bureau et se dirigea vers sa voiture pour se rendre au tribunal. Elle fut accueillie par Pete Kruger qui lui tendit un café la voyant approché de la machine à café.
«McNally ! Comment allez-vous aujourd'hui ?»
«Ça va, réveil difficile.»
«Ou s'est passer votre réveil ? Je vois que vous avez gardé les même vêtements.»
«Ce n'est pas intéressant. Je vous assure.»
«D'accord, passons à autre chose. Le procès est annulé, la journée risque d'être moins longue que prévu. Le capitaine Mills devrait me rejoindre d'ici une heure pour les aveux.»
«Oui j'ai appris cela.»
A la demande du capitaine, Nolan rassemblait l'équipe au grand complet dans la salle de réunion.
«Capitaine, vous nous avait fait venir ?»
«Vous êtes tous là, parfait. Je voulais vous tenir informer de l'évolution. Je dois me rendre au tribunal, ou le substitut Kruger à proposer un marcher à Tamaris. Nous évitant ainsi un procès houleux.
Il sera transféré dans la prison fédéral de Butner en Caroline du Nord. Si tout se passe comme prévu.»
«Quel est l'arrangement ?» Demande Ruby.
«Perpétuité. Avec la possibilité de faire appel dans cinq ans. Pas de prison de haute sécurité. Il sera placé dans l'établissement correctionnel fédéral, Butner Medium, un établissement à sécurité moyenne.
En contrepartie, nous attendons dans la journée ses aveux complets, ainsi que le détail et le nom de chaque victimes.»
«Bonne nouvelle alors ! Pas de jugement, ça veut dire qu'on peut rentrer chez nous dès demain !» Dit Tomy, le sourire aux lèvres, déjà heureux de retrouver les siens.
«Pas encore, il faut boucler vos derniers dossiers et faire les transferts de dossier à votre capitaine et à ma hiérarchie.» Reprit le capitaine de l'unité.
Emma d'une voix faible, se tourna vers Regina.
«Ils peuvent rentrer. Je resterais pour m'en occuper à leur place, leurs familles les attends.»
«C'est gentil de vous sacrifier pour eux.»
«Ce n'est pas un sacrifice.»
«Nous discuterons dans mon bureau juste après des modalités administratives.»
«Bien sûr.»
«Sachez que le dossier restera sorti, et nous continuerons de le garder dans notre viseur. Je ne souhaite pas qu'il s'en sorte dans cinq ans… Je vous laisse tous retourner au travail et Emma venez avez moi.»
La jeune femme suivi le capitaine dans son bureau.
«Fermez la porte s'il vous plait. Vous pouvez vous asseoir.» Lui dit-elle, tout en désignant le siège en face de son bureau.
«Merci.» Emma s'installa sur le fauteuil.
Regina observa un court instant la jeune femme, qui avait l'air exténué.
Et effectivement, le médecin légiste n'avait pu fermer l'œil durant le reste du week-end.
Emma Swan ne faisait que penser à ce qu'elle avait pu lire dans le dossier médical. Elle s'en voulait de l'avoir fait dans le dos du capitaine.
Elle réalisait, qu'elle devrait bientôt quitter cet Etat. Alors qu'elle commençait à s'y sentir bien. Devait-elle remettre toute sa vie en question, quant à son avenir ?
Regina voulant une conversation plus chaleur, s'approcha d'elle et lui prit la main pour l'emmener vers le canapé.
Emma semblait vivre un rêve, le temps d'un instant. Regina lui tenait-elle réellement la main ? Ou le manque de sommeil lui jouait-il un tour ?
Une fois assise, Emma posa son regard sur leurs mains jointent, quand Regina s'en rendit compte, elle retira rapidement sa main, gênée de la situation.
«Emma, que vous arrive-t-il ?» Entama-t-elle.
«Ne doit-on pas parler des dossiers pour votre hiérarchie ?»
«Plus tard, cela peut attendre. Je vois bien que rien ne va pour vous en ce moment. J'aimerais vous aidez.»
«Votre présence est déjà rassurante pour moi, merci.»
«Vous savez que vous pouvez me parler ?»
«Quand j'essaie, vous disparaissez.»
«Ne me dîtes pas que vous parlez encore des messages ?»
«Oui, de quoi d'autre ?»
«Je vois. Sachez Emma, que je n'aime pas parler de moi. Je n'aime pas me confier. Mais je veux que vous sachiez et que vous compreniez que je n'ai aucun problème avec vous. Et si vous souhaitez parler, de vous, de ce qui vous ronge, je suis là.»
«Alors si vous n'aimez pas vous confiez, pourquoi devrais-je le faire ?»
«Je comprends. Je ne vous oblige pas. Je suis simplement inquiète pour vous.»
«Inquiète ?» Répéta la jeune femme, levant les yeux.
«Depuis votre arrivée ici, je voyais en vous une personne joyeuse, pleine de vie et de répondant. Et je vous avoue être mal de vous voir dans cet état.
Vous-même m'avez aidé à plusieurs reprises. Je vous en remercie encore. Mais je ne vous comprends plus en ce moment. J'ai du mal à vous cerner.»
«Vu comme ça… Je suis peut-être seulement folle.»
«Vous ne l'êtes pas, je vous assure. J'ai toujours eu confiance en vous. Au point de vous appeler quand j'ai craint pour mon fils. La personne la plus importante pour moi.»
«Que pensez-vous de moi ?»
«Et bien je pense que vous êtes une femme remarquable, vous êtes de toute évidence très douée dans votre domaine.»
«Vous me trouvez jolie ?»
«Emma…» Dit-elle sur un ton triste, elle souffla ne sachant comment reprendre la conversation «Pourquoi me posez-vous cette question ? Vous a-t-on dit le contraire ?»
«Non, mais on ne m'a jamais vraiment complimenté non plus.»
«Alors laissez-moi vous le dire. Vous êtes une jeune femme ravissante ! J'aime beaucoup votre regard, il est bienveillant, rassurant.»
«Et mon corps ?» Dit-elle en se tournant vers Regina, pour lui faire face et plonger son regard dans le sien.
Regina resta un long moment à l'observer, à essayer de détourner son regard du sien, mais elle n'y arrivait pas.
Emma s'approcha de son visage, s'arrêtant à quelques centimètres du sien. Lui laissant ainsi le temps de se reculer, mais la brune n'en fit rien. Son regard se baissa légèrement pour observer les lèvres qui lui étaient offerte.
Regina ne pouvait nier que parcourir ses quelques centimètres lui faisait terriblement envie.
Mais elle savait qu'elle ne devait pas le faire.
Tiraillé par son envie et sa raison, elle resta immobile se trouvant dans l'incapacité de faire un choix.
Il y avait Mac qui avait fait un grand retour dans sa vie, et c'était la seule femme qu'elle devait embrasser, pensa-t-elle. Mais Emma était hypnotisante, son regard était envoûtant et ses lèvres paraissaient si douces.
Regina fut coupée dans ses pensées quand les lèvres du médecin s'écrasèrent sur les siennes, elle laissa échapper un soupir de plaisir.
Emma voulait se baiser tendre et délicat, elle voulait communiquer l'amour qu'elle lui portait, n'arrivant pas à le lui dire en face.
Mais elle fut surprise de sentir sur sa nuque la main de Regina qui la pressait un peu plus contre elle pour accentuer le baiser.
La jeune femme pouvait sentir son délicat parfum, une odeur ambré et sophistiqué. Une odeur qui l'enivrait.
Quand la brune se sépara, à contre cœur, pour reprendre son souffle, elle plongea son regard incertain dans les yeux de la jeune femme, qui avait encore du mal à les maintenir ouvert.
Emma se sentait embuer de ce baiser, elle ressentait une sensation de plénitude, d'être entière. Rien de toute sa vie ne lui avait paru si doux, si parfait.
«Je… Enfin… Pourquoi ?» Arriva à demander le capitaine.
«Pour que tu comprennes. Que tu m'attire, que je rêve de toi, que je ne supporte plus la distance entre nous, que tu es un mystère pour moi. Et que j'aime entendre mon prénom, quand il sort de ta bouche.»
Regina resta ébahie face à cet aveux.
Que devait-elle penser ? Elle n'avait rien vu venir, malgré les signaux d'alerte émis par Emma ses dernières jours.
Son monde venait de s'écrouler entrainant avec lui ses piliers et toutes les barrières qu'elle essayait de construire autour de son cœur.
Regina resta figé un long moment, essayant de comprendre. Mais elle ne comprenait pas, ce qui lui arrivait, ce qu'elle ressentait, ce qu'elle devait faire.
Elle ne pensait pas que sa journée se déroulerait ainsi en se réveillant ce matin, au côté d'une autre femme.
Comment sa vie avait-elle pu faire un cent quatre-vingts degrés ? Comment avait-elle pu laisser faire une chose pareille, elle qui avait la passion du contrôle.
«Regina, tu m'as entendu ?»
«Je… En…» Mais aucun mot, aucune phrase n'arrivait à se former.
«Je sais que tu n'es pas lesbienne. Et je comprendrais si tu avais envie de me gifler. Mais avant de partir je voulais que tu comprennes enfin que si je suis mal, c'est en partie parce que je n'arrive pas à gérer ce que je ressens pour toi.»
«Je ne suis pas sortie qu'avec des hommes, Emma.» Fut la seule chose qu'elle réussit à dire.
«Vraiment ?» Dit-elle un sourire accrochait au visage.
«Emma, il est préférable que vous rentriez chez vous avec votre équipe.»
«Tu me chasse, alors ?»
«Ce n'est pas ce que je souhaite, mais ce serait préférable, surtout pour vous.»
«Tu sais, ce matin quand je voulais venir dans ton bureau, c'était pour te demander si une mutation était possible. Un transfert pour moi.»
«Vous voulez venir travailler ici ? À New York ?»
«Oui.»
«Emma… Je…Si c'est pour vous voir chaque jour dans cet état, cela me briserait le cœur. Je préfère vous savoir entourer par votre famille.»
«Mais ce n'est pas de ma famille dont j'ai besoin.»
«Vous avez besoin de quelqu'un qui sera vous aimez tel que vous êtes, apprécier votre beauté, quelqu'un qui puisse vous le rappeler tous les jours. Une personne qui croira en vous, et qui sera vous tenir tête.»
«Je pense l'avoir trouvé.» Dit-elle en essayant de l'embrasser.
«Emma, non. Ce ne doit pas être moi. Je ne pourrais jamais vous offrir ce dont vous avez besoin.»
«Que connais-tu de mes besoins ?»
«Vous êtes encore jeune, vous avez toute une vie à construire. Des enfants à avoir. Des voyages et des projets à réaliser.»
«Et si tout cela ne me plaisait pas ?»
«Emma… Je vous en prie.» Dit-elle en se levant. Faisant les cent pas dans son bureau.
«Non, Regina. Ce n'est pas ce dont je rêve. Ma carrière avance correctement et pouvoir travailler à New York serait une chance pour moi et ma carrière. Des enfants, je n'en ressens pas le besoin. Mais j'ai besoin de toi.»
Regina essayait par tous les moyens de cacher la naissance de larmes dans le coin de ses yeux.
«Emma, je veux être honnête avec vous. Vous savez que je suis sortie avec Graham, et la différence d'âge a était une très grosse problématique pour moi. Elle l'est encore, outre cela vous méritais bien mieux que moi, bien mieux que ce que je peux vous offrir. Votre beauté, votre corps, votre intelligence, vous devriez l'offrir à quelqu'un qui aura toute sa vie pour l'apprécier.»
«Vous n'êtes pas à l'hospice. Et si vous appreniez à vous apprécier aussi ?»
«J'y travaille.»
«Je suis contente de l'apprendre. Je vais te laisser, je sais que tu as rendez-vous au tribunal. Mais promets-moi d'y réfléchir ?»
«Je dois vous dire autre chose avant, Emma. Je suis avec quelqu'un en ce moment.»
«Oh je... Je ne le savais pas.» Dit-elle sur un ton si triste.
Elle n'avait pas envie de cacher sa déception, car peut-être était-ce la plus grande de sa vie.
«J'aurais dû commencer par cela, je suis désolé, Emma.»
«Tu l'aimes ?»
Regina ne répondit pas. Elle marcha jusqu'à sa fenêtre, et regarder l'horizon un certain temps. Emma resta silencieuse, lui laissant ainsi la possibilité de réfléchir.
«Non.»
«Alors pourquoi rester avec lui ?»
«C'est une histoire très compliqué avec elle. L'amour n'a pas l'obligation d'être là dès le début.»
«Avec elle ? Sérieusement ?»
«Cela vous choque ? Ça ne devrait pas.»
«Je suis simplement surprise.»
«Nous essayons de construire quelque chose qui a était briser, il y a longtemps de cela.»
«Regina, outre l'amour que je te porte. Cela n'a jamais été une bonne idée que de se remettre avec quelqu'un qui nous a fait du mal.»
«Je le sais, je le sais très bien. Mais avec elle, je sais à quoi m'attendre. Je ne veux pas lui donner mon amour, je veux juste être apprécié et … Disons, ressentir. Vous comprenez ?»
«Tu sais, que tu es en train de te confier là ?»
«Sans doute un peu. Mais vous avez eu le courage de le faire vous.»
«Ce n'est pas faux. Mais tu mérites mieux, beaucoup mieux. J'ai appris à te connaître aussi au cours de ses dernières semaines et je sais que l'estime que tu as de toi-même est bien basse. Alors qu'elle ne devrait pas.»
«Qu'en savez-vous ?»
«Je t'observe voilà tout. Et tu n'es pas la même au travail, que lorsque tu es chez toi. Et la conversation que nous avons eu cette nuit-là, me l'a confirmé.»
«Je souhaite arrêter la conversation ici.» Répondit la brune en se dirigeant vers son bureau pour y récupérer son sac à main, ainsi que sa veste.
«Tu veux que je t'accompagne au tribunal ?»
«Cela dépend, avez-vous l'intention de remettre sur la table un sujet dont je ne souhaite pas parler ?»
«Excepté ton tee-shirt bleu de dimanche, je ne parlerais pas.»
Regina leva les yeux au ciel, mais avec le sourire aux lèvres.
Elles prirent donc le chemin du tribunal.
«Alors comme ça vous m'espionnez ?»
«Je suis tombé sur vous en réalité.»
«Je ne vous ai pas vu pourtant.»
«J'étais bien cacher»
«Vous êtes une enfant.»
«Capable de plus.» Dit-elle tout en détournant le regard de la route pour le poser sur Regina.
«Regardez la route plutôt» Grogna-t-elle en posant sa main sur la joue d'Emma pour lui faire détourner la tête.
Une fois sur place, Regina marcha d'un pas rapide directement vers le bureau du juge, après avoir remercié Emma d'avoir pris le temps de la déposer. Elles avaient été retardées à cause d'un accident sur la voie rapide.
La jeune femme, après avoir garé la voiture à quelques mètres du palais de justice, se dirigea vers ce monument. Elle aurait pu retourner au poste de police, mais elle préféra pénétrer dans la bâtisse. Elle se dirigea vers une banquette et s'y installa. Emma ne savait combien de temps pourrait durer son rendez-vous avec le juge. Mais elle voulait être là, quand le capitaine sortirait.
Elle sortit son téléphone pour regarder quelques actualités et lire ses mails mise en attente.
Mais elle fut rapidement interrompue, par un homme tenant un bouquet de fleur, toquer et entrer dans le bureau se trouvant en face d'elle.
Elle leva la tête, et pu y lire sur la plaque 'ADA McNally Wells'.
Elle tendit l'oreille, n'ayant que ça à faire. Et désireuse dans apprendre davantage sur cette substitut.
«Mais que fais-tu ici Steve ? » Entama l'avocate, surprise de le voir présent ici, dans ses circonstances.
«Passer cette nuit loin de temps, m'a fait comprendre qu'une vie loin de toi me serrait impossible. Je suis tombé fou amoureux de toi Mac. Tu es ma fiancée. Je sais que je t'ai dit que je te laisserai du temps. Du temps pour tes choix, pour que tu puisses faire du tri dans ta vie. Mais je compte bien me battre pour toi. J'ai tout abandonné pour toi, parce que je pensais ton amour sincère et véritable. »
« Steve… Assoie-toi, veux-tu ? Il faut que je te parle de quelque chose. »
Ils s'installèrent, et McNally raconta à cet homme, le tiraillement qu'elle vivait. L'amour partagée, qu'elle avait entre Regina et lui.
Elle lui mentionna aussi la nuit qu'elle avait passée.
Même s'il essayait de rester calme, et de comprendre. Il n'y arrivait pas.
Il lui en voulait d'être allée voir ailleurs si rapidement.
«Steve, calme-toi ! Nous ne sommes pas mariés. Je dois faire un choix.»
«Je pensais te laisser du temps pour réfléchir. Par pour que tu te jettes dans les bras de quelqu'un d'autre. Je pensais juste te laisser le temps dont tu avais besoin pour mieux te retrouver.»
«Steve… Je t'en prie. Ne m'en veux pas. Je n'ai pas pu résister.»
«Maintenant, as-tu fais ton choix ?»
«Tu veux une réponse définitive maintenant ? N'est-ce pas ?»
«Bien sûr. Je ne veux pas être pris pour un idiot plus longtemps. Mac, je suis fou de toi. Comment tu fais pour ne pas le voir. Je donnerai tout pour vieillir à tes côtés. »
McNally se leva, et fit des aller-retour dans son bureau. Essayant de réfléchir. Elle portait dans son cœur Regina. Mais elle savait que cela n'avait que peu de chance d'aboutir. Elle se connaissait très bien.
Elle ne tiendrait pas sa patience. Elle craignait de décevoir une nouvelle fois Regina.
Par dépit, et par peur de se retrouver une nouvelle fois seule.
Elle s'assit calmement à côté de Steve.
«Je te choisis toi, Steve. Je suis désolé, de tout cela. J'espère que tu me pardonneras vite. »
Emma qui avait pu entendre la quasi-totalité de la conversation, était étonnait.
Elle commençait à comprendre tout ce qui se passer.
Regina pensait donc sortir avec une femme, qui ne l'avait pas choisi. Et qui était fiancé à quelqu'un d'autre.
Elle repensa à ce qu'elle avait pu entendre vaguement ce matin avant d'entrer dans l'ascenseur.
Tout prenait enfin sens, mais elle se rendait compte qu'une fois de plus, Regina serait déçu.
Elle n'eut pas à patienter longtemps avec de voir cet homme sortir du bureau.
Prise de colère, elle rangea son téléphone. Toqua et sans attendre de réponse, pénétra dans le bureau.
«Vous !»
«Docteur Swan, quelle mauvaise surprise. Veuillez sortir de mon bureau, je vous prie.»
«Non, pas tant que je ne comprendrais pas.»
«Comprendre quoi ?»
«Dites-moi si je me trompe, mais vous avez passé la nuit avec le capitaine Mills ?»
«Je ne savais que je devais vous faire un rapport détailler de mes nuits.»
«Je ne vous pose pas de question sur vos anciennes nuits. Juste de cette nuit-là.» Rétorqua Emma.
«Pourquoi cela vous intéresse ? Une pointe de jalousie sans doute. Mes rapports avec le capitaine Mills ne vous regardent pas.»
«Et Steve ? Cela ne la regarde pas ?»
«Vous écoutez au porte ou je rêve ?» Dit-elle folle de rage, se rapprochant dangereusement de la jeune femme.
«Quand vous criez et que le son arrive dans le couloir, je ne peux pas vraiment dire que j'écoute au porte. Vous devriez simplement apprendre à baisser d'un ton.»
«Sortez !»
«Je vais sortir. Mais je ne vous laisse que vingt-quatre heures pour que vous lui expliquiez le changement de situation. J'espère que vous l'aimez assez pour ne pas la laisser ainsi. Elle mérite une explication clair de votre part.»
«Des menaces ? Contre moi, vous n'oseriez pas.»
«Alors regardez-moi bien. Parce qu'à contrario de vous, je n'ai absolument rien à perdre !» Son regard était plein de rage, et de mépris.
Et sans ajouter aucun mot elle sortit en claquant la porte du bureau de la substitut.
Elle se dirigea vers la sortie du tribunal, et resta assise sur les marches du grand bâtiment en marbre blanc qui surplombée l'avenue.
Emma resta assise ainsi de longues heures. Elle ne saurait dire combien. Bien trop préoccupée à penser à cette situation. À la tristesse qu'allait ressentir Regina, quand elle apprendrait que la femme qu'elle pensait avoir à ses côtés, avait fait le choix de la quitter en l'espace d'une journée.
Emma se trouvait dans une position bien délicate.
Après plus de quatre heures, le capitaine Mills sortit éreinter du bureau du juge, suivi de Pete Kruger.
«Vous avez été parfaite Capitaine.»
«Vous aussi Kruger. Merci d'avoir fait tout cela.»
«C'était normal. Nous pouvons enfin dire que nous sommes sortis d'affaire pour un moment.»
«Je l'espère de tout cœur.»
«Nous devrions sortir boire un verre ce soir avec l'équipe. Nous avons tant de chose à fêter.»
«Que voulez-vous dire ?»
«Et bien, Nolan devenu sergent, le retour de McNally, la fin du procès, le départ de l'équipe de Philadelphie, la mutation de Graham.»
«C'est vrai, qu'il y a eu beaucoup de changement en l'espace de peu de temps»
«Nous nous retrouvons donc ce soir tous au bar faisant l'angle ?»
«Oui avec plaisir. Je ferais passer le message aux inspecteurs.»
«Et moi de McNally.»
Regina se dirigea vers la sortie. Elle pensait faire un saut dans un restaurant avant de trouver un taxi pour rentrer au poste. Mais elle remarqua immédiatement une chevelure familière parmi les personnes assises sur ses grandes marches du palais de justice de New York.
«Que faites-vous là ?»
«Oh Regina, vous avez fini ? Comment cela s'est passer ?»
«Plutôt bien, merci. Vous revenez dans le vouvoiement ? Ne me dites pas que vous êtes restés ici, durant tout ce temps.»
«Si, je n'ai pas vu le temps passer.»
Regina fut surprise, mais la voyant toujours songeuse, n'osa lui en demander davantage. Elle reprit :
«Je vous invite à manger ?»
«Je n'ai pas très faim. Mais merci.» Dit la jeune femme levant le visage.
«Bon tant pis.»
«Mais je peux vous accompagner.»
Sur le chemin Emma se sentait coupable. Elle ne savait pas comment agir.
Elle savait qu'elle détenait une information importante, mais elle devait se taire au moins jusqu'au lendemain. Elle espérait de tout cœur, que McNally est le courage de lui avouer.
Elle n'imaginait pas être confrontée à cette dure réalité. Elle n'aimerait pas être obligé de lui avouer ce qu'elle avait entendu. Son regard brisé pourrait la déchirer.
Mais elle se promit d'être là pour la soutenir, pour lui montrer qu'elle pouvait compter sur elle.
