Bonsoir,
J'espère que vous allez bien ?
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Bonne lecture,
Ruby et Emma s'étaient diriger vers les toilettes du bar, la lèvre d'Emma saignant toujours.
«Je devrais aller la voir pour m'excuser.»
«Emma, non. Envoie-lui un message.»
«Elle n'a même pas répondu au dernier. Elle ne me répond pas souvent. Ce n'est pas maintenant que je dois m'attendre à une réponse.»
«Certes.»
«Tu imagines ce qu'elle doit penser de moi à cet instant. Elle doit être tellement malheureuse. Et c'est ma faute ! De ma faute ! Alors que je m'étais promis, d'être là pour elle. De la soutenir. Je suis une idiote.»
«Je comprends. Peut-être que vous aurez l'occasion d'en discuter demain.»
«Ruby ! Je repars dans seulement trois jours. Je ne veux pas attendre. Elle ne voudra jamais me parler au travail.»
«Tu n'es pas trop alcoolisé ?» Demande Ruby qui n'avait pas envie de revoir son amie alcoolisé sur le perron du capitaine Mills.
«Cette scène, ses yeux. Je ne l'oublierai jamais. Elle était tellement en colère, déçu. J'ai vu quelque chose dans son regard.»
Ruby prit quelques morceaux de papiers, et les humidifia avant de s'approcher de son amie.
«Tu penses trop là. Et à voix haute, je te ferais remarquer. Laisse-moi essuyer le sang. Ne bouge pas.»
«Mhh...» Emma se laissa faire un court instant. Avant de se relever précipitamment.
Elle se dirigea vers les miroirs présent, se recoiffa légèrement.
«Ruby. Dépose-moi, je t'en prie.»
«Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Emma.»
Cela était visiblement non négociable. Emma attrapa le bras de son amie et se dirigèrent vers la table pour y prendre leurs sacs à main.
Après quelques minutes, les voilà dans la voiture de Ruby en direction d'une grande maison que commençait à beaucoup trop connaitre Emma.
«Je ne suis toujours pas convaincu de ton idée. Elle n'a surement envie de voir personne. Mets-toi à sa place.»
«Ne t'inquiète pas. J'ai les idées claires. Je veux seulement qu'elle comprenne que ce n'est pas une information que j'avais en ma possession depuis longtemps. Je ne veux pas qu'elle pense que je me joué d'elle. Je ne veux pas qu'elle s'endorme en pensant que je suis ce genre de personne.»
«Expliqué comme ça, je comprends.»
Le reste du trajet se fit en silence. Emma était beaucoup trop concentré aux mots qu'elle pourrait lui dire pour l'apaiser, calmer ses craintes.
Le capitaine Regina Mills une fois chez elle, déposa comme à son habitude sa veste sur le porte manteau, ainsi que son sac à main et ses clés sur la console présente dans l'entrée.
Ses mouvements étaient lents. La tristesse au cœur, elle fit quelques pas en direction du salon.
N'ayant plus la force, se sentant rempli de tristesse, de colère. Et prenant conscience que son fils n'était toujours pas à ses côtés, elle s'effondra au sol.
Se sachant seule, elle se libéra et laissa les larmes couler. Elle resta assise sur son parquet, dos contre le mur, la tête dans les genoux à pleurer toutes les larmes de son cœur.
Après quelques minutes, qui lui parure une éternité. Elle releva la tête, et observa un cadre accroché au mur. Elle y voyait son petit garçon le sourire au lèvre. Elle se souvenait parfaitement de ce moment. C'est elle qui avait pu immortaliser ce moment si joyeux.
Cela lui redonna le sourire. Elle devait être forte, se relever. Elle n'était plus seule maintenant, et comme le lui avait précisé le Docteur Garnier. Son rôle de mère resterait jusqu'à la nuit des temps, et pas seulement durant l'enfance d'Henry.
Elle pensa alors qu'elle devrait s'y investir davantage.
Prendre des vacances avec son petit garçon, n'était plus une option lointaine. Elle devait peut-être en faire sa priorité. Elle en avait besoin et lui aussi.
D'autant plus que la promotion de Nolan au poste de sergent ne pouvait qu'aider à cette décision.
Après quelques minutes, qu'elle prit pour souffler, et reprendre ses esprits.
Elle retira ses talons noir. Et se releva lentement, elle se dirigea vers la salle de bain. La première chose qu'elle fit, c'est d'observer son reflet dans le miroir.
Son maquillage, plus précisément son mascara avait coulé sur ses joues.
Son rouge à lèvre avait quant à lui disparu. Par réflexe, elle porta ses doigts sur ses lèvres. Elle se surprit à penser à ce qu'elles avaient vécu en une journée.
Ce qu'elle avait fait subir à son corps en l'espace de quelques heures.
Un réveil plein de tendresse et de baisser auprès de McNally, pour finir la matinée par être embrassé par Emma.
Et se retrouver quelques heures plus tard sans rouge à lèvre, trahi par ses deux femmes qui avaient osés l'embrasser.
Elle stoppa sa réflexion. Elle savait que cela n'arrangerait rien de ressasser ce qui s'était produit. Elle devait seulement faire attention que cela ne se reproduise pas une nouvelle fois.
Une seule chose à faire, se concentrer sur son fils, sur son travail. Elle avait beaucoup trop mélangé amour et travail, et avait peur que cela empiète sur ses relations de travail, sur ses propres motivations, sur son équipe.
Il était maintenant hors de question de reproduire les mêmes erreurs.
Elle se démaquilla le visage, brossa ses cheveux qui s'était emmêler à force de danser, puis retira ses accessoires. Un petit plateau était disposé à droite du lavabo. Elle y déposa ses boucles d'oreille, ses bijoux, sa montre.
Retira sa ceinture, et sortie la chemise de son pantalon avant de la déboutonner.
Elle hésita à mettre un fond de musique. Elle avait besoin de se détendre, de penser à autre chose. Elle se dirigea vers la cuisine ou était branché une petite enceinte portative, quand on toqua à la porte.
«Ce n'est pas vrai !»
Elle se dirigea vers la porte d'entrée. Elle rabattit les pans de sa chemise sur sa poitrine, et ouvrir la porte ne dévoilant que son visage. Il était pour elle hors de question de discuter, ou de faire entrer qui que ce soit ce soir.
«Miss Swan ! Quelle surprise... Allez-vous-en. Je ne veux pas de vous ici.»
«Ecoutez-moi Regina. Je voulais discuter de ce qu'il s'est produit.»
«Je ne veux pas écoutez ce que vous avez à dire pour vous défendre. Cela est très clair pour moi.» Dit-elle en se reculant, se préparant à fermer la porte.
Emma maintenu la porte.
«Je vous en prie.»
«Cela m'est égal. Allez-vous-en !»
«Je n'en ferais rien Regina. Il m'est impossible de partir, et de penser que vous resterez sur cette idée de moi.»
Emma poussa légèrement la porte. Sentant que le capitaine ne résistait pas, elle l'ouvrir complétement. Et fit face à une Regina triste. Emma pouvait aisément deviner qu'elle avait pleuré.
Regina se retourna se dirigea vers le salon. Etant de dos, elle en profita pour reboutonner sa chemise.
Une fois dans la pièce principale, elle s'assise sur son canapé.
«Je vous écoute.»
Emma allait s'installer à côté d'elle, mais elle l'en empêcha.
«Je ne vous ai pas invité à vous asseoir.»
Emma fut très surprise de la réponse. Mais ne voulant contrarier davantage le capitaine. Elle resta debout devant elle.
Sans doute une déformation professionnelle. Mais cela donnait à la scène, un côté très dramatique.
«Regina, je suis sincèrement désolé de ce que vous devez éprouver en ce moment. Je comprends que j'y suis pour beaucoup. Mais cela n'a jamais été mon intention. Au contraire.» Elle laissa un silence se faire, laissant ainsi l'opportunité à Regina de dire quelque chose, si elle en ressentait le besoin.
Mais n'entendant aucun retour elle reprit.
«Je n'étais au courant de la situation seulement depuis quelques heures. Quand vous étiez au tribunal. J'ai flâné dans le palais, et dans un des couloirs ou je m'étais installé, j'ai entendu une conversation de Maitre Wells avec son fiancé. C'est à ce moment-là que j'ai compris, qui elle était pour vous. Je l'ai alors confronté dans son bureau. Je trouvais ça plus honnête, que ce soit elle qui vous le dise. Je ne voulais pas être la femme qui se mêle de vos affaires de cœurs. Encore plus avec la conversation que nous avions eu ce matin.»
Une fois de plus, Emma laissa un silence. Elle espérait de tout cœur que le capitaine prenne part à la conversation. Mais rien n'arriva.
Emma s'agenouilla devant Regina, toujours installé dans son canapé l'observant.
«Je vous prie de me croire, Regina. À aucun moment j'ai voulu vous faire du mal. Mais si je vous avais avoué cela, j'aurais eu trop peur de votre réaction. Vous auriez pu penser que je montais tout cela de toute pièce, pour vous éloigner d'elle. Et ce n'est pas la cas. J'aurais préféré vous voir heureuse.»
Après la tirade d'Emma, Regina la détailla. Elle n'avait pas envie de s'impliquer davantage dans cette conversation. Elle n'avait pas envie de la croire, elle voulait tourner la page sur ce qui s'était passée. Elle avait en tête que d'ici quelques jours, elle ne ferait plus partie du paysage.
Mais elle ne put s'empêcher d'observer ses lèvres, et de voir que le saignement avait repris.
«Vous saignez.»
Elle se leva, et quitta la pièce quelques instant avant de revenir avec un morceau de tissu humide.
«Tenez. Pressez ça contre votre lèvre.»
«Regina, vous m'avez écouté ?»
«Je n'ai eu d'autre choix. Vous vouliez parler, et c'est chose faite. En revanche, nous n'avons pas convenu que je devais le faire.»
Emma n'avait encore jamais connu se côté de Regina. Son comportement, elle ne le reconnaissait pas.
Elle resta plantée là. Devant le capitaine. Pressant le chiffon sur sa lèvre enflé. La regardant dans les yeux, espérant y voir quelque chose qui comblerait la peur, qu'elle ressentait grandir en elle.
«Vous n'allez donc rien me dire ?»
«Je n'ai absolument rien à dire. Actuellement, je suis déçu, triste et probablement très en colère. Pas contre vous seulement.»
«Je comprends. Mais comprenez seulement que j'étais dans une position bien délicate.»
«Pourtant cela ne vous a pas dérangé de crier cette information dans le bar, devant tout le monde. A ce moment-là, quel était votre but Miss Swan ? Mon bien-être ? Bien sûr que non.»
«Je suis sincèrement désolé. Mais la colère que j'avais envers cette femme... A ce moment-là... Elle venait de briser un moment privilégié que je partagé avec vous.»
«Vous êtes beaucoup trop impulsive, Miss Swan.»
«Je ne me connaissais pas comme ça, avant de vous connaitre.»
«Explique-vous.»
«D'ordinaire je suis plutôt calme. Voir réservé. Rien ne me tient vraiment à cœur, excepté mon travail. Mais depuis que je vous connais, depuis que j'éprouve ses sentiments envers vous. Mon comportement a totalement changé quand vous rentrez dans l'équation.»
«Vous devriez rentrée à présent.»
Dit-elle se détournant de Emma, et se dirigeant vers la porte d'entrée.
«Me pardonnerez-vous ?»
«Je l'ignore. Cela n'a plus d'important de toute façon.»
«Ne dîtes pas ça. Cela a au contraire beaucoup d'importance, pour moi. Vous savez ce que je ressens pour vous.»
Elles finirent par se retrouver toutes les deux sur le pas de la porte. Regina la main sur la poignée de la porte.
Emma prenait conscience que cela serait son dernier passage dans la maison de la famille Mills.
«Vous l'avez montré admirablement bien, ce soir.»
«Ne soyez pas si brusque.»
Regina baissa le regard un instant. Espérant sincèrement que le docteur Swan quitterait rapidement sa maison, la laissant dans sa solitude. Elle ne voulait plus être dérangé.
«Au revoir Miss Swan.» Dit-elle en ouvrant la porte.
«Je vous aime Regina. Je vous aime profondément.»
Regina referma la porte brutalement.
«Comment osez-vous me faire ça. Après cette soirée affreuse que je viens de vivre. Je viens de vous accueillir, pour vous laisser la possibilité de vous expliquer. Pourriez-vous me montrer un tant soit peu de respect ?»
«Prenez conscience que je pars dans quelques jours. Je ne veux pas que vous soyez fâché contre moi, même si je le comprends.»
«Arrêtez, arrêtez Miss Swan ! Cela suffit !» Cria-t-elle sous son propre toit, en faisant quelques pas dans son entrée.
«Mais je ne peux arrêter ce que je ressens au plus profond de moi, Regina !» Lui répondit-elle, en y mettant elle aussi le ton.
«Vous pensez me connaitre ? Sachez Miss Swan, que vous ne me connaissez absolument pas.»
«Quand savez-vous ?»
«Je le sais, voilà tout ! Si vous me connaissiez-vous ne pourriez dire ça.» Hurla-t-elle.
Emma pouvait entendre la colère dans la voix de cette femme. Mais ce n'était pas la seule émotion qui ressortait. Dans son regard, la jeune femme y voyait de la peur, elle n'avait pas le regard assuré comme à son habitude.
Emma se rapprocha de la brune, et attrapa les bras. La bloquant ainsi dans ses mouvements, elle voulait capter le regard de Regina Mills.
«Dîtes moi. Dites-moi ! J'ai besoin de savoir. Pourquoi vous pensez que les gens de sont pas à même de vous aimer ? »
Il n'y avait rien de violant, rien de brutal. Emma voulait comprendre, elle voulait des réponses.
La tension était palpable. Les deux femmes se faisaient face. Elles étaient poussées à bout, ne comprenant le comportement de l'autre.
Regina sentait en elle un trop plein d'émotion. Un trop plein d'incompréhension.
Pourquoi cette femme blonde, l'intriguait autant ?
Pourquoi s'intéresser-t-elle autant à elle ?
Personne jusqu'à la ne l'avait si bien comprise, ne s'était autant intéresser à ce qu'elle ressentait.
Regina le savait très bien, elle réaliser qu'elle n'avait jamais autant était tirailler par ses émotions, par une personne, par un comportement tel que le sien.
Elle planta son regard dans celui de la jeune femme. Elle put y lire son intérêt, et son inquiétude envers elle.
Le ton avait effectivement monté, mais le doux regard de Emma, lui prouver qu'il n'y avait aucune colère. Que la conversation entre elle deux, ne pousser qu'à mieux se comprendre.
Regina savait que la jeune femme était tenace, qu'elle ne démordrait pas.
Une larme coula le long de sa joue. Vivant ses émotions, ressentant les yeux de Emma la transpercer.
Elle s'abstenu de toute réflexion, et se libéra. Pour la toute première.
«J'ai été séquestrer Miss Swan. J'ai été abusé. Physiquement, psychologiquement. Brutalisé, battu, brûler. Est-ce que vous pouvez imaginer la peur que j'ai ressenti. Je ne vous parle pas d'une peur qui se rationalise, mais une peur démesurer...»
Elle laissa un petit silence se faire. Essayant de contenir ses larmes. Elle commença à trembler.
Emma le remarqua bien vite, elle lui prit les mains. Lui prouvant par ce geste, qu'elle était là, qu'elle ne partira pas.
Elle observa Regina, reprendre sa respiration.
«Mais je n'ai jamais eu peur pour moi. Seulement pour mon fils, mon Henry. Etre loin de lui mets insupportable !»
À la seule pensée d'Henry, elle s'effondra au sol, retenu par les bras de Emma.
Qui essaya tant bien que mal, de la suivre dans sa chute, de l'accompagner dans ses mouvements, lui évitant ainsi de se faire mal.
«Vous comprenez pourquoi, je n'accord que peu ma confiance. J'ai peur à chaque instant de mon existence. Pas seulement pour ma vie, mais pour celle d'Henry. Voilà pourquoi aussi je n'aime pas les auscultations, pourquoi je n'aime pas qu'on me dévisage. Que je n'aime pas qu'on s'approche de ma famille. »
Emma, après ses longues recherches avait pu lire certains faits dans les dossiers médicaux. Cela l'avait bouleversée. Mais l'entendre de la bouche de Regina était une autre affaire.
Elle se sentait meurtri. Elle n'avait jamais vu le capitaine si vulnérable, qu'à cet instant.
Pourtant, elle ne l'avait jamais autant désiré qu'à ce moment.
Elle baissa la tête, et regarda leurs mains jointes.
Regina, quant à elle, resta surprise. Elle ne s'était jamais permise cette confidence à qui que ce soit en dehors des rapports de police, et de son psychiatre.
Elle avait imaginé pendant des années, que si un jour elle se permettait de raconter cela à un quelqu'un en dehors du corps médical, elle serait vu comme une paria. Qu'elle aurait été abandonnée par cette même personne.
Observer Emma, devant elle, lui maintenant les mains. Elle n'y croyait pas.
Elle n'aurait jamais imaginé cette scène, même dans ses plus beaux rêves.
«Emma ?»
À l'entente de son prénom, la jeune médecin releva le visage. Il était rare pour elle, d'entendre son prénom dans la bouche du capitaine.
Regina pouvait y voir de la tristesse, des larmes couler.
«Regina. Vous n'avez pas idée à quel point je suis terriblement désolé. Je dois vous paraitre odieuse de me comporter avec vous de la sorte. Après les traumatismes que vous avez vécus.»
«Je n'ai pas besoin de votre pitié.» Dit-elle, en essuyant ses propres larmes. Essayant par la même occasion de se relever.
Emma se releva rapidement et lui tendit la main pour l'aider.
Sans un mot de plus, elles se dirigèrent vers l'entrée.
Emma pu voir Regina se pencher sur sa console pour y attraper son sac à main et décrocher une longue veste en laine poser sur le porte manteau, avant d'ouvrir la porte.
Ne comprenant pas ce qu'il se passait, elle l'a suivi à l'extérieur.
«Vous allez quelques part ?»
«Je vous raccompagne.» Dit-elle en fermant la porte à clé.
«Ne vous dérangez pas. Je vais prendre un taxi pour rentrer à l'hôtel. Quoi que marcher me ferais le plus grand bien.»
«Il n'en ai pas question. Pas à cette heure, si tardive.»
Elles se dirigèrent vers la voiture du capitaine.
«Allez-y, montez.»
Elle installa son sac à main sur la banquette arrière, après en avoir sortie un étui.
Elle enfila sa veste noire en laine et s'installa à la place du conducteur.
Regina alluma le moteur, ainsi que les phares. Elle sortit de l'étui des lunettes de vue et les enfila.
Emma assise à ses côtés était spectatrice de tous ses gestes, de tous ses mouvements.
Elle était admirative de cette femme. C'était une force de la nature, qui était à ses yeux, diablement attirante.
En chemin Regina se proposa de la déposer devant le pub. Mais Emma déclina.
Elles continuèrent donc la route, jusqu'à l'hôtel ou était installé Emma depuis maintenant trois mois.
Une fois devant elle se gara, laissa la moteur tourner et se tourna vers Emma.
«Nous sommes arrivées. Bonne nuit Miss Swan.»
«Nous nous voyons demain ?»
«Au travail. Au travail seulement.»
Emma Swan savait que l'heure n'était plus aux grandes conversations. Elle remercia la brune, et descendit de la voiture.
«J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop longtemps. Bonne nuit Regina.»
Elle retira le frein à main rapidement. Et retourna dans sa demeure, ou une douche bien chaude l'attendait.
Mais la nuit fut très courte pour le capitaine. Qui n'avait réussi à dormir que quelques heures.
Elle avait tenté de calmer ses angoisses soudaine, en entamant un roman acheter quelques mois auparavant. Mais rien n'avait suffi pour la distraire, de ce qu'elle pouvait vivre sur le moment.
C'est donc tout naturellement qu'elle arriva à son bureau dès l'aube.
Le capitaine Mills était assisse derrière son bureau, les coudes et ses mains maintenant sa tête.
Elle avait durant des années espérait voir quelqu'un la soutenir et partager ses inquiétudes, ses peurs et son lit.
Comme beaucoup, elle avait essayé de croire en l'amour. Espérer vivre une fois dans sa vie un coup de foudre, sans que cela tourne au drame.
Elle qui d'ordinaire, dans son travail était très terre à terre, très rationnel. Il en était tout autre dans sa vie privée.
Regina s'était empêcher durant de nombreuses années de s'ouvrir aux autres.
Elle s'était convaincu que si elle se permettait un jour de raconter son histoire à quelqu'un qu'elle appréciait, le regard amoureux ou amical, pourrait se transformer en regard de pitié.
C'était pour elle, la seule et unique option.
La réaction que Emma avait eu à l'entente de son histoire, de son traumatisme, l'avait alors beaucoup surpris.
Installer sur son fauteuil, elle ressasser une fois de plus la conversation, eu quelques heures plus tôt avec le médecin légiste.
À aucun moment durant ces années de souffrance, elle n'eût pensé à cette option-là, à cette possibilité.
Le capitaine Mills, était en train de rédiger un rapport détaillé qui aurait pour but d'être numériser pour les archives de la criminelle.
Cela permettrait ainsi, de résoudre avec les temps des enquêtes non classées.
Elle fut coupée dans son travail, par la réception d'un mail provenant des ressources humaines de Philadelphie.
Ce mail contenait des informations concernant une demande de transfert pour le médecin légiste, Emma Swan. Un dossier qu'elle devait remplir et transférer à sa propre hiérarchie.
Emma avait visiblement fait la demande auprès de son capitaine.
Le capitaine mit le mail de côté. Il était impératif qu'elle termine ce qu'elle avait commencé. Elle se chargerait de ça plus tard. Elle n'avait pas encore réfléchi à cette proposition. Elle savait qu'avec le départ de Emma Swan, des deux inspecteurs et de Graham, ses bureaux serait bien calme. Mais le travail ne manquant pas, elle devrait remplacer l'inspecteur Graham.
Regina Mills avait beaucoup apprécier le travail du médecin légiste. Avoir un médecin de la scientifique détachée pour son unité serait une grande chance pour son travail et la rapidité de leurs enquêtes.
Elle devait en parler à Nolan.
Après une petite heure supplémentaire de travail, elle s'accorda une petite pause, dans l'optique de boire un café et de se dégourdir les jambes.
Après cela, elle téléphona au capitaine de l'Etat voisin, pour le remercier de sa collaboration. Mettre un terme à cette enquête. Lui précisant aussi, que ses inspecteurs devaient être sur la route du retour.
De son bureau elle pouvait observer ses inspecteurs arrivés, au fur et à mesure que le temps passait. Ils la saluèrent de loin, ne voulant la déranger davantage.
Ce n'est qu'à l'arrivée de Nolan, qu'elle lui fit signe d'entrer dans son bureau. Ce qu'il fit dans immédiatement.
«Bonjour Regina. Comment vas-tu aujourd'hui ? Tu as l'air épuisé.»
«Je le suis. Je n'ai absolument pas dormi de la nuit. Et toi ?»
«Nous sommes rentrés un peu plus tard que prévu. Mais tout va bien. Tes yeux sont enflés, tu as pleuré. Tu as besoin de parler ?»
«Je pense que oui. Mais pas aujourd'hui, pas maintenant.»
«Tu sais qu'il ne faut pas attendre. Tu veux que je te prenne rendez-vous avec Garnier ?»
«J'ai surtout besoin de temps pour digérer certaines choses. Ne t'inquiète pas.»
«J'ai vu que nous avions reçu un mail concernant la demande pour un éventuel transfert pour Emma.»
«Oui effectivement. Qu'en penses-tu ?»
«Ruby ne parle que de ça, donc je m'attendais à le voir arrivée. Je pense que ça pourrait être une bonne idée. Elle effectue un travail formidable, c'est quelqu'un d'acharné, qui ne refuse pas le travail supplémentaire. Elle est bien intégrée à l'équipe. Et toi qu'en penses-tu ?»
«Je te fais confiance. Je ne m'en suis pas encore occupé. Je voulais t'en parler d'abord.»
«Tu veux que je le fasse ?»
«Si le cœur tant dis. Je veux bien.»
«Ote moi d'un doute. Hier soir après ton départ, j'ai vu Emma et Ruby quittaient le pub. Emma n'est pas venu te voir ?»
«On ne peut rien te cacher. C'est presque agaçant.» Dit-elle levant les yeux, sous le sourire de son ami.
«J'aime ta sympathie aujourd'hui. Que t'a-t-elle dit ?»
«Elle s'est excuser à mainte reprises. Et m'a expliqué qu'elle ne l'avait appris que quelques heures avant la sortie au pub. Qu'elle avait surpris une conversation entre McNally et son fiancé.»
«Qu'est-ce que tu en penses ?»
«Je n'en sais rien encore.»
«D'accord. Prends le temps que tu as besoin. Et n'oublie pas que je suis là.»
John et Graham passèrent une bonne partie de la matinée dans les archives de la police se trouvant dans les sous-sols. Pour y ranger soigneusement toutes les preuves, documents et autres recherche faite par la police.
Graham prévoyant de quitter dans les prochains jours, son unité. Il avait donc prévu sur les jours prochains jours, de transférer toutes ses affaires en cours, ainsi que de débarrasser son bureau. Laissant ainsi sa place à une future recrut.
Ruby observait son co-équipier plongeait sur son ordinateur.
«Qu'est-ce que tu fais de si passionnant ?»
«J'essaie de soulager au maximum Regina de ses tâches administratives. Le département des légistes de Philadelphie, nous ont envoyé un dossier à préremplir pour une demande de transfert.»
«Pour Emma ? La hiérarchie a approuvé ?» Dit-elle le sourire au lèvre.
«Ce n'est pas vraiment comme ça que ça se passe. Si le capitaine veut un nouveau médecin légiste. Elle doit en faire une demande directe auprès de la hiérarchie et des ressources humaines. Et doit monter un dossier prouvant l'intérêt de la prise d'une nouvelle personne pour cette fonction. Si à partir de là, ils estiment que ce serait une aide supplémentaire, un avantage pour l'unité et que nous suggérons Emma Swan. Ils doivent mener une sorte d'investigation.»
«Regina a pu rédiger une demande ?»
«Je n'en sais rien. Seulement le fait qu'elle m'est suggérer de préremplir ce dossier concernant Emma.»
«Je sais que tu es l'ami de Regina et moi celle de Ruby. Et tu es mon équipier. Mais qu'est-ce que tu penses de ce qu'il se passe entre elle deux ?»
«Je me doutais que tu m'en parlerais à un moment donnée. Vous deviez bien parler Emma et toi ! J'espère que quand je te dis quelque chose ça reste entre nous.»
«Bien sûr ! Les équipiers avant tout !» Dit-elle en lui posant la main sur l'épaule.
«Je pense que la situation n'est facile pour personne.»
«C'est clair ! Je sais que le retour à Philadelphie va être très dur pour Emma. Je crois qu'elle est véritablement éprise du capitaine. À ce que j'ai compris, elle n'a jamais ressenti ça en tout cas pour quelqu'un d'autre.»
«On verra ce que le temps nous réserve. Mais je préfère qu'e Regina prenne du temps pour elle. Elle en a besoin. On a besoin d'elle ici, je ne veux pas la voir souffrir. En tant qu'ami, et en tant que sergent.»
«Je comprends.»
La fin de semaine arriva rapidement. Les jours passèrent à vive allure, et une nouvelle enquête arriva bien trop vite pour l'unité de la criminelle de New-York, qui n'eut à peine le temps de prendre du repos.
Graham et John furent envoyer dès les premiers moment sur la scène de crime. Ruby et David eux, durent faire du porte à porte.
Un corps avait été retrouvé par une patrouille. Personne n'avait signaler quoi que ce soit.
Le quartier n'était pas un des plus agréable. Les clans y voyant une zone de trafics de drogue et de sexe. C'était une zone de passe, ils se trouvaient bien loin des quartiers résidentielles de Manhattan.
Récolté des témoignages seraient donc difficiles, voire impossible pour les deux inspecteurs. De toute évidence Nolan le savait, mais il n'avait pas eu le choix.
Le médecin légiste en chef de Manhattan avait donc dû mettre de côté certaines enquêtes. Et replanifier son emploi du temps, de façon stratégique dans le but de prioriser ses affaires et ses recherches.
Sachant encore le docteur Swan présente dans les locaux, il lui avait déléguée quelques analyses à faire, pour des enquêtes antérieures.
Emma Swan se voyait donc renvoyer au second rôle. Elle n'était plus le médecin légiste de cette enquête. Elle était seulement là en appuie pour les recherches encore quelques heures.
Emma n'avait plus d'interactions avec le capitaine. Les ordres venaient directement du médecin légiste en chef. Chose qu'elle n'appréciait que moyennement.
Le vendredi soir arriva bien trop vite, au grand désarroi de la jeune femme. Qui devrait reprendre la route dès le lendemain.
Regina Mills avait pu de son côté, recevoir dans son bureau son ex-amant, Graham. Ils avaient ensemble convenu d'une date de départ. Il ne lui restait donc plus qu'une semaine à faire, au sein de cette unité.
Les fins de semaine avaient toujours été difficile pour le capitaine de criminelle de New York, qui ne savait comment allier repos le temps d'un week-end et le suivi de ses dossiers, de ses enquêtes.
Cette fois-ci, elle savait qu'il serait facile pour elle de profiter de son week-end. Car Henry devait rentrer dimanche.
C'est donc sur cette pensée qu'elle quitta son bureau, son sac à main sous le bras et son manteau à la main.
Elle prit l'ascenseur, puis se dirigea d'un pas assuré vers sa voiture.
Mais de loin, elle put apercevoir une silhouette près de sa voiture.
Emma se trouvait ici, elle l'attendait patiemment.
«Bonsoir capitaine.»
«Bonsoir Miss Swan.»
«Comment allez-vous ?»
«On fait avec.»
«Vous m'éviter ?» Demanda-t-elle.
«Pourquoi dites-vous cela ?»
«Votre médecin légiste m'a donné beaucoup de travail ses derniers jours. Mais j'ai tenté de monter vous voir à plusieurs reprises. J'ai tenté de vous chercher à plusieurs reprises.»
«Je suis une femme occupé. Miss Swan.»
«Je le sais. Mais nous devrions peut-être parler avant mon départ. Qu'en dites-vous ?»
«Vous vous êtes déjà exprimer.»
Emma resta là un temps, à l'observer. Elle ne voulait pas croire qu'elle ne reverrait plus cette femme.
L'envie de la toucher une nouvelle fois, de sentir son odeur, l'a poussa à faire un pas vers elle.
Il était inconcevable pour Emma de partir dans de telle circonstance. Elle voulait être pardonner, elle voulait être désirer par cette autre femme, elle avait l'envie grandissante de l'embrasser fougueusement, de lui crier une fois de plus son amour.
Elle était obnubilée par sa beauté, son charisme. Elle se sentait si mal d'avoir fait souffrir cette femme.
Son cœur était meurtri à la simple idée de penser à son retour à Philadelphie.
La belle brune savait o combien il été difficile de jongler entre désir et réalité. Et voyant la jeune femme se rapprocher d'elle, décida de se reculer.
Elle ne voulait pas se lancer dans quelques choses d'aussi dangereux que l'amour. Elle avait bien trop souvent souffert.
«Je vous souhaite un bon retour chez vous, Miss Swan. Je vous remercie pour votre travail, pour ce que vous avez pu faire. Vous êtes excellente dans votre domaine.»
Elle la contourna, déverrouilla sa voiture, et démarra.
Regina Mills, assisse derrière son volant s'en voulait terriblement d'avoir paru si froide. Elle savait que cela lui ferait du mal.
Mais elle ne connaissait pas meilleur moyen, pour éloigner les gens d'elle, de sa vie.
Il lui fallait à tout prit reprendre le contrôle sur ses sentiments, sur son torrent d'émotion, et sur sa vie.
Emma Swan ne ferma pas l'œil de la nuit. Vivant une des plus grosse déception de sa vie. Elle souffrait terriblement de cette distance. De ce manque, qui envahissait déjà tout son être.
Elle prit dès l'aube, la route du retour.
A bord de sa voiture, radio éteinte, c'est le cœur lourd qu'elle passa la frontière.
Elle ne lui en voulait pas. Elle ne ressentait aucune colère.
Seulement une cassure, qu'elle ne pourrait réparer.
