L comme…

Kageyama Tobio revenait tout juste du National Youth Training Camp et il lui tardait de voir ses coéquipiers, surtout un en particulier. Lorsqu'il était rentré, il était trop tard pour appeler le rouquin. Comme il devait le voir en cours aujourd'hui, il s'était dit que ça irait, sauf que ce n'était pas le cas.

Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais se sentait fébrile. Aucune envie de suivre des cours, ni même de se dépenser au volley, ni à quoi que ce soit qui ne soit pas l'objet de son obsession. Celle-ci l'avait empêché de trouver le sommeil, la veille. Totalement out of character, out of control et tout ce qui se trouvait out. C'était le mot : il était out. Tout ce qu'il voulait, ce dont il avait besoin, c'était de sa dose d'Hinata.

— Qu'est-ce t'as à soupirer comme ça ? lui demanda justement, le susnommé.

Le rouquin se tenait près de lui, les mains dans les poches, manifestement amusé par son attitude pensive.

Kageyama le dévisagea si longuement qu'Hinata Shôyô se mit sur la défensive.

— T'es occupé, après les cours.

— C'est une question ou… ?

— Pardon. Je t'informe que tu es occupé après les cours.

— Oui, bien sûr Kageyama-kun que j'accepte que tu… Attends, t'es sérieux ?

— Oui.

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— Désolé du dérangement ! s'annonçât le corbeau roux en entrant chez le passeur.

— Te fatigues pas, y a personne.

— Où est ta famille ?

— En vacances à Hokkaidō. répondit Kageyama avant de jeter son sac sur le canapé.

Le passeur parti à la cuisine pour se prendre une bouteille d'eau, qu'il vida derechef. L'ayant suivi dans la cuisine, son coéquipier s'adossât contre le chambranle.

— OK, donc tu vas pouvoir me dire ce qu'il t'arrive ? T'es tout bizarre, depuis ce matin. Ils t'ont fait quelques chose, dans ton camps de super génies ?

— Non, c'est pas eux.

— …

— C'est toi.

— Quoi ? Qu'est-ce que je t'ai fait encore ? s'insurgea le rouquin, avant de se faire bâillonner par les lèvres de Tobio.

Le brun commençât lentement. Caressant ses lèvres des siennes, et collant la moindre parcelle de lui contre le corps de l'aillier qui venait de se hisser sur la pointe des pieds pour mieux profiter lui aussi du baiser. Soupirant lourdement, Kageyama glissa une jambe entre celles du corbeau, et remonta le genoux afin de le hisser lui aussi, plus haut. Shôyô laissât échapper un vague hoquet de surprise mêlée d'autre chose avant que Kageyama ne lui demande d'ouvrir la bouche, d'un coup de langue charmeur.

Le brun grogna lorsque l'autre lui accorda l'accès sans fioritures. Leurs langues se mêlèrent, s'entrelacèrent, dans une danse effrénée, arrachant des gémissements des deux côtés et accélérant leurs respirations, faisant monter la pression. Le passeur s'arrachât à leur étreinte pour respirer de grandes goulées d'air avant de reprendre voracement la bouche de son nain, ébahi et émoustillé. Il passât les mains sous le t-shirt de son ami pour le caresser fébrilement. Comme pour rappeler à ses mains, la sensation de la peau de l'attaquant qu'il n'avait pas touché depuis près d'une semaine. Leurs langues s'entremêlèrent avec violence encore une fois, avant que le passeur ne s'écarte. En nage, rassasié, excité, essoufflé et frustré. Shôyo quant à lui, était affalé contre le mur, les lèvres gonflées, et l'air alangui. le brun dû se faire violence pour ne pas le plaquer à nouveau contre le frigo. Ou sur la table. Ou par terre.

— Y a quelque chose qui tourne pas rond chez toi. soupira le roux avec bonheur. Et c'est en quel honneur ?

— Pour le devoir. répondit seulement Kag avant de l'embrasser à nouveau. Et parce que j'en avais envie.

L comme Langue.