Salut!

Pardon Pardon!
Ma semaine au boulot a été intense et là j'ai une bonne bronchite... J'ai mal partout!

Enfin bref, voici enfin le chapitre 15!

Merci à toutes pour vos messages, j'adore!

Guest1 : merci à toi.
Guest2 : je trouve que tu te débrouilles super bien pour les reviews ;) en tous cas ton message m'a beaucoup touché. Je suis flattée, merci :)
Guest3 : merci beaucoup.
Guest4 : Oui et ce n'est que le début ;) merci.
Jennifer : Et oui Bella est attachée même si elle lutte... mais peut-être va-t-elle enfin baisser les armes ;) Merci.

Bonne lecture! A mercredi! (promis :))

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Chapitre 15
Le coup de soleil

(Bon Entendeur)

Mes mains tremblaient quand j'ai quitté l'hôpital. Elles ne se sont arrêtées que le lendemain. J'ai passé la nuit à cogiter. Soit je m'en voulais d'avoir confié à Edward un résumé même très inachevé de ma vie, soit je m'en voulais de l'avoir fait de cette façon parce qu'il méritait un peu plus d'attention de ma part. Il s'est lui-même épanché, il l'a fait pour me mettre à l'aise, pour me prouver qu'il avait confiance en moi et que je pouvais me lancer, je l'ai bien compris. Et je l'ai laissé en plan avec ça. Je n'ai pas saisi la perche qu'il me tendait et je me demande encore pourquoi.

Un mois. Un mois entier que je n'ai pas eu de nouvelles d'Edward, pas directement en tout cas.

Chaque jour, il m'envoie un morceau de musique sur mon téléphone, que du classique.
Ces morceaux provoquent en moi plus ou moins la même sensation que son souvenir. C'est assez étrange quand on y pense mais ce sont les conclusions auxquelles je suis arrivée après quelques nuits sans sommeil. Parce que depuis notre dernière rencontre, je dors plus mal que d'habitude, mon humeur s'est renfrognée et même tatouer n'est pas d'un grand secours.

Quand j'ai écouté le morceau dans sa chambre d'hôpital, j'ai été retournée. Subitement, les larmes sont montées à mes yeux et s'il n'avait pas coupé rapidement le son, je crois que j'aurais pu pleurer.
Moi… pleurer…

Je suis à peu près dans le même état quand je pense à la dernière discussion ou dispute que nous avons eu Edward et moi. Ma poitrine se comprime un peu, ma gorge se serre et je dois me contenir face à cette émotion aussi nouvelle que désagréable.

Je crois que je m'en veux.
J'ai été stupide et même pire, je m'en rends bien compte. Il m'a confié un souvenir honteux, quelque chose qu'il juge humiliant et dont il ne parle pas facilement.
Il était émouvant. Il triturait ses mains, son regard évitait le mien, ses orteils frottaient l'un contre l'autre. A ce moment-là il avait l'air vulnérable, un air que je ne lui connaissais pas et qu'il m'offrait pour me prouver que je pouvais avoir confiance en lui, qu'il était prêt à se livrer pour que je le fasse plus facilement.
Et je ne l'ai pas fait.

Je ne suis pas fière de lui avoir répondu de la sorte mais j'étais émue, je me sentais sensible et cette émotion n'appartient pas à la palette des sensations auxquelles je suis habituée. Après réflexion, je pense même que c'est un sentiment que j'ai enfoui au plus profond de moi depuis ma naissance, depuis le moment où je me suis aperçue que pleurer ou s'apitoyer ne servait à rien.
Je déteste la sensibilité et encore moins la sensiblerie, je la fuis comme la peste. Alors découvrir qu'Edward et sa musique me ramènent à ça m'effraie.
Je ne suis pas ce genre de fille, je ne l'ai de mémoire jamais été et je n'ai pas envie de changer.

J'ai sans doute tort.

J'étais très sérieuse quand je lui ai dit qu'un gars comme lui n'avait rien à faire avec une fille comme moi. Il est brillant, solaire et je suis sombre, terne.
Par-dessus tout, je ne sais pas créer de lien avec les gens qui m'entourent. Emmett a raison à ce sujet. Je ne me laisse pas aller par peur d'être abandonnée peut-être.
Je connais peu de personnes et toutes me sont en quelque sorte tombées dessus. Je n'ai pas eu à faire d'effort pour les rencontrer et pour qu'elles m'aiment. Je n'avais pas ce sentiment de ne pas être à la hauteur.
Parce qu'il s'agit aussi de ça.
Outre le fait qu'Edward réveille une émotion enfouie depuis des années, je pense sincèrement que je ne suis pas « bien » pour lui, que je ne suis pas celle qui lui convient, trop perturbée, trop abîmée et tarée.

Enfin, et je crois que c'est la chose la plus difficile à réaliser, Edward me manque.
Les quelques jours passés ensemble nous ont rapprochés c'est indéniable mais ce qui me manque vraiment n'est pas tant sa conversation ou sa joie de vivre que quelque chose de plus diffus, de moins exprimable par des mots, quelque chose du niveau des sensations et qui n'appartient qu'à lui. J'ai beau chercher autour de moi, chez les personnes qui me sont chères, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Il n'y a que lui qui provoque ça en moi.
Edward m'est particulier, son être dans son ensemble m'est particulier et il me manque d'une façon particulière.

Tout me ramène à lui, un client qui veut faire recouvrir une cicatrice, Rosalie ou Alice qui me donnent de ses nouvelles l'air de rien, Emmett qui prévoit un rendez-vous chez lui pour boire une bière, Jasper qui a une relation amoureuse alors que c'est l'hypothèse la plus loufoque à laquelle j'aurais pu penser il y a quelques semaines de ça.
Est-ce que je fais une fixette sur lui ou est-ce que le destin m'envoie des signes ? Je n'en ai aucune idée mais les faits sont là.

Je ne baisse pas les bras, je ne m'avoue pas vaincue mais je ne peux qu'admettre l'évidence, j'ai envie de revoir Edward, même si ça me torture et même si ça ne me ressemble pas, j'en ai foutrement envie.
Je mène donc une sorte de combat contre moi-même depuis environ un mois. A la fois attendrie par la musique qu'il m'envoie et agacée par les sentiments inconnus qu'elle me procure.

Nous sommes un vendredi, un jour qui me rappelle encore Edward puisqu'il était le jour de nos rendez-vous.

Aujourd'hui, je suis encore plus troublée parce qu'il ne m'a pas envoyé de musique. C'est la première fois depuis que nous nous sommes quittés et j'ai l'impression flagrante qu'il se fatigue. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout, c'est ce que j'attendais, qu'il se fatigue de moi et qu'il comprenne que je ne suis pas faite pour lui.

Alors pourquoi suis-je à ce point déçue ?

Ce soir je sors avec les gars. J'espère me changer les idées mais je sais que ce ne sera pas le cas. Même si je lutte, Edward est toujours dans mes pensées et j'espère très secrètement qu'il sera présent au bar, sachant que Rose et Alice seront là.

Comme d'habitude, nous commençons la soirée chez Emmett avec Jasper. Ce dernier est toujours collé à sa petite amie (oui c'est maintenant plus qu'officiel) et je ne le vois plus très souvent. Quant à nos sessions de baise, elles sont désormais un souvenir et n'ont plus lieu d'être.

Nous sommes tous les trois sur le canapé d'Emmett autour d'une bière. Ils sont gais comme à leur habitude et je suis ailleurs, pas vraiment là, comme si j'assistais au déroulement des événements en tant que spectatrice.

- Hey ! Beauté ! Tu n'as pas touché à ta bière, dit Emmett.

- Oh, c'est vrai, je réponds en buvant plusieurs gorgées sans y penser.

- Tu n'es pas dans ton assiette en ce moment. Est-ce que ça a un rapport avec Edward ?

Je me renfrogne. Emmett est bien trop perspicace.

- Pourquoi est-ce qu'il y aurait un rapport ?

- A toi de me le dire.

Malgré son regard persuasif, je me renferme sur moi-même. J'essaie de clore cette discussion en me taisant mais bien sûr Emmett ne me laissera pas faire.

Il soupire avant de prendre la parole.

- Je vois Edward souvent. Il m'a dit que tu étais passée à l'hôpital quasiment tous les jours et que depuis vous ne vous étiez pas revus.

Le silence n'est pas une option alors je me lance. Je suis étonnée qu'Edward ait parlé de moi à Emmett. Ils sont plus proches que je ne l'aurais pensé.

- Est-ce qu'il t'a dit pourquoi ?

- Oui.

Le regard d'Emmett est sombre mais pas méchant. Il marche sur des œufs parce qu'il sait que ce genre de conversation peut me faire péter un plomb dans la seconde. Il sait qu'il n'y a que deux solutions possibles, soit je me confie, soit je m'énerve.

- Vous êtes des supers potes dis-moi. Vous parlez aussi de la couleur de vos strings ?

Emmett ne relève pas ma blague acerbe.

- Oui on se voit souvent. Je crois qu'Edward est perdu, surement autant que tu as l'air de l'être, mais lui au moins il ne se voile pas la face. Il sait ce qu'il veut même s'il ne se l'explique pas.

Je me redresse et mes yeux s'enfoncent dans les siens avec force.

- Très bien Emmett, maintenant on arrête de faire dans la guimauve et on regarde les choses en face. Tu connais Edward, tu me connais, tu nous vois ensemble ? Honnêtement, tu crois vraiment que je pourrais être en couple avec quelqu'un ? Et en couple avec quelqu'un comme lui ?

- Oui, intervient Jasper.

Je tourne la tête d'un geste vif, déstabilisée par l'intrusion de Jasper dans la discussion.

- Qu'est-ce que tu racontes ? je demande abasourdie en secouant la tête.

Ma réflexion n'avait qu'une seule réponse possible, « non », alors entendre Jasper répondre le contraire me stupéfait.

- Tu es une femme exceptionnelle Bella, il change de place pour me regarder bien en face. Tu es belle, libre, intelligente, drôle. Tu donnes l'impression d'être inatteignable ou insensible et c'est quand on commence à bien te connaitre qu'on se rend compte que ce n'est pas le cas. Tu te soucies des autres au point de partager leurs émotions, tu es d'une grande sensibilité même si tu ne le montres pas. Je t'assure Bella, il est facile de tomber amoureux de toi.

Ce disant, il baisse la tête et fuit mon regard.
Est-ce que je comprends bien son attitude ?

- Qu'est-ce que tu veux dire Jasper ?

- C'est vrai ça qu'est-ce que tu veux dire ? demande Emmett lui-même intrigué par son comportement.

Emmett ne sait pas ce que Jasper et moi avons vécu, il ne s'en doute même pas.

- Ça veut dire que je suis très attaché à toi Bella. Ça veut dire que ce nous avons partagé tous les deux était unique et pas seulement sexuel me concernant.

- Bien sûr que ce n'était pas que sexuel mais Jasper… nous sommes… des amis… nous l'avons été dès le départ et nous étions d'accord là-dessus.

- Si j'avais perçu la moindre brèche en toi, je me serais lancé, mais ça n'est jamais arrivé. Je ne regrette rien et ce que j'ai ressenti te concernant fait que j'ai pu me lâcher avec Alice et je suis le plus heureux des hommes.

Il prend une pause et je suis scotchée à mon siège. J'ai l'impression d'être plus lourde qu'un 33 tonnes et de m'enfoncer dans le canapé.

- Mais je te regarde et je sais que ce gars anime quelque chose en toi. Je sais que tu le combats et que tu ne l'admets pas mais ce qui t'arrive est une chance, il n'y a aucune raison de lutter contre ça.

- Vous avez forniqué ensemble ? s'étonne Emmett.

Jasper et moi l'ignorons.

- Et si je me trompais ? Et s'il en avait marre de moi ? Et s'il m'abandonnait lui aussi ?

Ma voix tremble bordel. Jasper a tapé là où ça fait mal, exactement là où il devait le faire pour réveiller cette émotion débile qui me saisit chaque fois que je pense à Edward de cette façon.

- Et alors ?

Il est très sérieux.

- Tu es une battante et tu as su te relever de situations bien plus compliquées, ce n'est pas un mec qui va te laisser à terre. En plus, si tu n'essaies pas, tu ne le sauras jamais.

Je secoue la tête de droite à gauche, pas convaincue.

- Tu ne vas pas te marier demain Bella ! Edward n'est pas un sale type tu le sais ! Fais sa connaissance, tu ne risques rien. Ça vaut le coup d'essayer.

Il prend ma main et la caresse affectueusement. Quelque chose passe entre nous. Je peux compter sur lui et sur son jugement. Il est là, il sera là quoiqu'il arrive.

- Vous avez forniqué ensemble ?! s'étrangle Emmett plus fort.

Jasper et moi éclatons de rire.

- Non ! répondons-nous en cœur.

- Mais on s'est aimé, reprend Jasper en me regardant tendrement. Pas d'une façon classique mais il y a de l'amour entre nous et une belle amitié.

Les yeux de Jasper dans les miens pétillent et pour une fois j'ai envie de le prendre dans mes bras. Je me retiens et je ne sais pas bien pourquoi. Par contre, Emmett, lui, ne se retient pas.

- Venez par-là !

Son étreinte nous écrase et nous sommes tous les trois serrés comme des sardines mais je suis heureuse et je ne rechigne pas. Je serre la chemise de Jasper dans son dos et il comprend. Il sait que je partage sa façon de voir les choses. Il est mon double depuis que nous nous connaissons et ce soir, il me montre la voie.

Nous nous détachons lentement. Emmett claque une bise sur chacune de nos joues. Je ricane.

- Vous savez que je vous aime tous les deux !

- On t'aime aussi Emmett, râle gentiment Jasper.

- Alors on y va ! lance Emmett.

Sur le chemin, mes amis m'encadrent et portée par leur humeur, je prends leurs bras. Oui je le fais, spontanément et avec joie en plus, et ce n'est pas si difficile.

- Est-ce que…

J'hésite à continuer mais comme cette soirée le prouve, je ne peux rien leur cacher alors je me lance.

- … Edward sera là ?

- Non beauté, répond Emmett. Il ne sait pas comment tu as pris votre dernière discussion alors il préfère te laisser de l'espace et ne pas se mettre sur ta route.

Je réfléchis à ça. Il est mal à l'aise, il a peur d'être allé trop loin.

- En plus, Edward a prévu de partir.

- Partir ?

Oh putain non… il ne peut pas faire ça… pas maintenant.

- Il était un peu déboussolé… l'agression… l'opération… et… toi… Il a décidé de prendre un peu le large, je ne sais pas trop où, ni combien de temps.

Je réfléchis quelques secondes en ralentissant mon pas. Emmett devine mon trouble.

- Il part demain beauté. C'est ce soir ou jamais.

Bordel !

Est-ce que je suis capable de ne pas le revoir d'un moment ? Surement, mais pour une raison inconnue je refuse cette hypothèse. Je dois le voir et puisque c'est ce soir ou jamais, ce sera ce soir.

Je lève les yeux vers mes amis, mes frères. Ils attendent patiemment que je prenne une décision.

- Je vous aime les gars, je murmure.

Leurs yeux brillent, surtout ceux d'Emmett. C'est la première fois que je leur dis, même si je leur ai souvent fait comprendre à ma manière. Ils sont émus et j'avoue que moi aussi.

- Arrête imbécile tu vas me faire chialer !

Même s'il est touché par mes mots, Emmett ne va pas pleurer, il blague et je souris parce que je me sens libre et légère, déchargée d'un poids. Ce soir, notre relation à tous les trois a encore évolué, en bien. Pour la première fois depuis longtemps, je ne me sens pas seule. Je peux compter sur eux, ils m'acceptent comme je suis, ni plus ni moins.

- Dégage beauté.

Je hoche la tête et pars en courant dans le sens opposé, vers le tram qui me permettra de rejoindre Edward.
Evidemment, je ne l'appelle pas et maintenant que je suis seule dans le véhicule, le doute refait surface.

Et s'il n'était pas seul ? Et s'il ne voulait pas me voir ? Et si…

Je balaie ces réflexions stupides d'un simple « on verra ». Je n'ai pas peur. Jasper l'a dit, je n'ai peur de rien. Si je suis débout encore aujourd'hui, ce n'est que grâce à moi, à mes choix et mon obstination. Je m'en sortirais, quoiqu'il arrive.

J'arrive devant le portail en bois. Il est un peu impressionnant. Mes convictions s'étiolent.
J'appuie sur la sonnette sans vraiment y penser. Je me jette à l'eau, je sais nager.

- Oui ? répond sa voix à l'interphone.

- C'est Bella.

Je ne parle pas très fort, je ne sais pas trop à quoi m'attendre, ni de sa part, ni de la mienne à vrai dire. Je sais juste que j'ai envie de le voir.
Il ne répond rien et après quelques longues secondes le grésillement de l'ouverture du portail retentit.

Il est là, grand, élégant malgré son jean usé et son tee-shirt élimé. Il a son éternel sourire. Il est éclatant. Mon cœur se soulève d'une façon bizarre mais plutôt agréable.
Si j'examine plus avant le sentiment que je ressens, je pense que c'est de la joie. Je suis bel et bien contente de le voir et comme soulagée aussi.

Je mets les mains dans les poches de mon sweat, un peu gênée.

- Salut, sourit-il.

- Salut, je réponds en détournant le regard.

Je ne le regarde pas mais sa présence réveille ce quelque chose de diffus et de plaisant. Cette chose indéfinissable qui trouve sa place en moi chaque fois qu'il est proche.

Il lève doucement sa main vers mon visage. Ses doigts soulèvent mon menton vers le sien. Son sourire est éblouissant quand je le regarde et tout s'efface autour de lui.

Je reste suspendue dans cette atmosphère confortable, incroyablement douce et rassurante… jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche.

- Je ne suis pas seul.

Et merde !

Je me détache de son contact. Je recule.

- Oh eh bien… je repasserai... je bégaie soudain mal à l'aise.

- Non ! dit-il brusquement. Surtout pas ! Viens je vais te présenter.

Son air est malicieux mais comme c'est souvent le cas, je ne me méfie pas. Je pénètre dans la maison sans aucune appréhension.
Deux personnes sont attablées. Je ne vois l'homme que de dos mais la femme n'est pas de notre âge.
Je me décompose en même temps que l'idée immerge en moi. Elle a la couleur de ses yeux et son pétillement, son sourire et la couleur de ses cheveux. Autant de coïncidences ne veulent dire qu'une seule chose, il s'agit de sa mère.
A ce moment-là, l'homme se lève, il a la forme de son visage, sa stature et lui aussi cet éclat jovial. Il ne peut être que son père.

Bon… je reste calme… mais je ne m'y connais pas en « parents ». Les seuls que je connaisse sont ceux d'Emmett et on ne peut pas dire que nous soyons très proches.
D'un autre côté, je n'ai pas à avoir honte de ce que je suis, Emmett et Jasper se sont efforcés de me le faire comprendre et ils y sont arrivés.

Puisqu'Edward veut me connaitre, je tiens-là l'occasion de lui donner ce qu'il attend.