Cet OS a été écrit pendant la 105ème nuit d'écriture du FoF. Il fallait le rédiger sur le thème "Disputer" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.
Les gardiens de la pierre :
« Minerva j'ai un service à vous demander.
— Je vous écoute Albus.
— Je voudrais que vous réfléchissiez à une protection pour la pierre.
— Albus, je persiste à penser que c'est très mauvaise idée de conserver cette pierre ici. Vous savez bien que la pierre philosophale est convoitée depuis des siècles. Pourquoi la placer ici ? C'est une école, bon sang !
— Je sais Minerva. Néanmoins des informateurs de Severus lui ont appris qu'un mage a pris des informations sur la pierre. Deux gobelins ont été enlevés. Celui qui cherche à s'emparer de la pierre ne reculera devant rien. La preuve : le coffre a été cambriolé peu après le passage d'Hagrid.
— Raison de plus pour ne pas mettre de potentiels otages sur le chemin de ce mage Albus.
— Les barrières de Poudlard permettent de prévenir les intrusions de façon efficace. Poudlard n'a jamais été pris. Ni du temps de Grindewald, ni même lors des dix longues années de conflit qui nous ont opposé à Tom. C'est l'endroit le plus sûr que nous avons contre ce mage.
— Qui pourrait vouloir s'emparer d'une telle arme ?
— En dehors de Tom vous voulez-dire ?
— Sa survie n'est qu'une hypothèse Albus.
— Non, il reviendra. J'en ai la preuve. Je ne peux pas développer davantage pour le moment. C'est pour cette raison que je le soupçonne. J'ai envoyé plusieurs sorciers de confiance en Albanie. Toujours introuvable. Et c'est peut-être parce qu'il ne s'y trouve plus tout simplement. Mais ne nous écartons pas du sujet. J'ai besoin de plusieurs protections successives. Il faut que vous songiez à un piège pour notre voleur.
— Vous espérez le capturer ?
— J'espère qu'il ne parviendra pas à l'intérieur du château mais partons du principe qu'il s'y introduira. Nous avons besoin de sécuriser la pierre.
— Allez-vous en ériger par vous-même Albus ? Ce serait sans doute plus sage.
— Ma chère Minerva, aussi flatteuse que soit votre remarque, je n'ai pas l'arrogance de me croire infaillible. J'ai déjà commis un certain nombre d'erreurs et j'admets être capable d'en faire d'autres.
— Avez-vous des idées de votre côté ?
— J'en ai plusieurs. Bien entendu. J'en ai déjà mis deux provisoires en place en attendant de trouver mieux. Evidemment refuser de donner la pierre à ceux qui veulent s'en servir et l'accorder à ceux qui n'en ont pas besoin serait parfait mais je ne sais comment construire une telle protection. Cela viendra peut-être. Et de votre côté ? Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit ?
— J'imagine que nous pouvons admettre que ce voleur est quelqu'un de talentueux et de puissant.
— Pour rentrer par effraction à Gringotts et en ressortir ? Très certainement. Je vous avouerai que je ne tenterais pas l'expérience même avec toutes mes connaissances.
— Alors il serait sans doute préférable de protéger grâce à des barrières qu'il faut franchir grâce à des compétences non-magiques. Qu'en pensez-vous ?
— C'est assez étonnant. Filius et Severus sont arrivés à la même conclusion mais en utilisant des raisonnements différents.
— Je vois. Rares sont les mages qui sont de bons stratèges. Je dois pouvoir creuser dans cette direction.
— Vous voulez proposer au voleur une partie d'échec ? Voilà une idée bien originale ma chère Minerva.
— Et pourquoi pas ? Mais peut-être en changeant un peu les règles du jeu.
— Je sens que vous passez beaucoup de temps à prendre le thé et discuter avec notre jeune Severus.
— Je vous en prie Albus. Quand on a affaire à des Serpentard, il faut savoir penser comme eux.
— Revenons-en à votre partie d'échec. Que voulez-vous changer ?
— L'importance des pièces.
— Mais comment faire pour que le joueur accorde de l'importance à des pièces secondaires ? Oh je vois. C'est une approche très intéressante la stratégie. Vous voulez que les joueurs prennent la place des pièces ?
— Et les défenseurs chercheraient à faire tomber le joueur plutôt que le roi.
— Non pas sacrifier des pièces mais se sacrifier soi-même. Rares sont ceux qui oseraient.
— Le courage. Ce serait probablement l'une des plus belles parties d'échec disputée à Poudlard depuis bien longtemps.
— Finalement je retire ce que j'ai dit. Vous n'avez pas encore passé assez de temps avec Severus. »
