Cet OS a été écrit pour la 154ème nuit d'écriture du FoF. Il fallait rédiger en une heure sur le thème « débile » puis j'ai poursuivi le texte par la suite avec le thème « grimace ». Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.

Un spin-doctor une sorte de stratège en communication pour homme politique. Ils travaillent les discours, le style vestimentaires, les apparitions de leurs employeurs. En français on les appelle doreurs d'image. Je préfère la version anglaise. L'un des personnages principaux de l'excellente série danoise Borgen est un spin doctor.

Il y a un sommaire en tête du recueil pour vous guider à travers les textes. Comme ça, vous pourrez découvrir uniquement ceux qui vous intéressent.

Bonne lecture !


Le nouveau spin-doctor de Voldemort :

Notre trio préféré vient de s'évader du ministère avec le médaillon de Serpentard dans le tome 7

Voldemort lisait une bande dessinée en riant bêtement quand on toqua timidement à la porte de son bureau. Le mage noir sursauta violemment, fit disparaître le comics sous le trône, effaça le sourire débile qui s'étalait sur son visage et recomposa sa terrifiante façade habituelle.

— Entre Queudver ! susurra Voldemort. Entre mon cher ami. Potter a été capturé ?

— N-non maître, balbutia l'animagus. ont transplané à une ancienne maison appartenant aux Black puis ils ont retransplané. Nous avons fouillé la maison. Apparemment c'était là qu'ils s'étaient cachés depuis la rentrée. Mais…

— Mais quoi misérable incapable ? s'exclama Voldemort prêt à jeter un Doloris.

— Barnabas Cuffe demande à vous voir, répondit précipitamment Queudver.

— Et qu'est-ce qu'il veut ?

— Je… il vaut mieux qu'il vous le dise lui-même, proposa stratégiquement l'animagus en reculant vers la porte.

— Tu ne perds rien pour attendre. Trouve-moi Potter et vite, sinon je finirai par céder aux supplications de Nagini.

L'immense serpent de redressa en entendant son nom.

Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? siffla Nagini. Je suis sûre qu'il est infecte, mais sous forme de rat.

Mais il ne le sait pas ma belle. Inutile de le rassurer.

Tse tse tse, ricana Nagini en ouvrant la gueule en direction d'un Queudver terrorisé.

— Bon tu fais entrer Cuffe ? aboya Voldemort.

— Tout de suite maître ! répondit Pettigrow en prenant la fuite.

La porte pivota à nouveau et Barnabas Cuffe tremblant mais déterminé.

— Votre Majesté, salua le journaliste en s'inclinant.

— Parle, ordonna Voldemort.

— L'évasion du ministère a des répercutions sur l'opinion publique. Il se murmure que c'est bien Potter et qu'il est intervenu pour libérer les Sang-de-Bourbes et lancer l'alerte.

— Yaxley et Thickeness ne savent toujours pas pourquoi ils se sont introduits au Ministère, répliqua le mage noir. Ils ne sont pas assez fous pour avoir préparé une infraction juste pour donner une alerte. Même des Bouffondors ne sont pas assez stupides.

— Certes, my Lord, certes, mais je ne viens pas au sujet de cette enquête. L'intrusion de Potter, quelque soit le motif, est un premier coup d'éclat qui commence à redonner de l'espoir. La radio illégale s'en ai servi pour accroître son audience.

— Regrettable, grommela Jedusor. Vous avez une proposition pour inverser la tendance ?

— J'ai corrompu un jeune écrivain ambitieux, vénal et sans scrupule de rejoindre notre cause. Il est d'accord pour travailler votre image, réviser votre storytelling et vous aider à incarner encore mieux la terreur. En plus c'est un Français donc il est naturellement perfide et malveillant à souhait. Bref la recrue idéale.

— Et comment s'appelle ce spin-doctor providentiel ?

— Un certain Destrange, répondit Cuffe très fièrement. Queudver fait entrer mon invité.

— Mais je ne suis pas ton…

— Tout de suite, s'énerva Cuffe en dégainant sa baguette.

L'animagus battit à nouveau en retraite en serrant les dent.

— Le petit personnel. Ce n'est plus ce que c'était, commenta le journaliste avec fatalisme.

— Je ne vous le fais pas dire, répliqua Voldemort.

— Ah le voilà ! Votre Majesté, je vous présente Destrange.

— Seigneur Voldemort, dis-je en m'inclinant bien bas.

— Alors comme ça tu veux rejoindre notre noble cause, m'interrogea Voldemort avec un regard inquisiteur.

— Mon seigneur, je ne résisterais pour rien au monde à l'envie d'écrire une histoire captivante. Rien de mieux pour cela que de travailler l'image du sombre héros que vous êtes.

— Des suggestions ? intervint Cuffe en voyant l'air profondément sceptique de Voldemort.

— Dans la mesure où Potter c'est-à-dire le méchant vient de commettre un coup d'éclat, c'est au tour de notre héros d'entrer en scène et de jouer. Vous faites moins de massacres que pendant votre première ascension. Peut-être est-il temps de reprendre vos anciens exploits ?

— C'est pour entretenir un climat d'incertitude, répliqua Voldemort.

— Et cela fonctionne seigneur Voldemort. Je ne peux que vous en féliciter, mais il faut parfois être vu. Notamment pour faire oublier la prétentieuse petite apparition de Potter.

— Ça se tient maître. Histoire que je puisse écrire d'excellents articles qui vous mettraient à l'honneur.

— Juste un ou deux meurtres ?

— Plutôt un ou deux massacres, si je puis me permettre, répondis-je. Vous n'êtes pas un amateur et massacrer c'est un peu la version professionnelle de votre activité révolutionnaire.

— Pourquoi pas après tout. Je vais réfléchir à une cible stratégique ou symbolique. Autre chose ?

— Votre attitude pendant l'exploit, ajoutais-je. Je vous suggère d'être particulièrement imprévisible et manifester une apparente folie.

— Ça lui est déjà naturel, murmura Cuffe pour lui-même.

— Qu'est-ce que tu viens de dire ? aboya Voldemort.

— Moi ? répondit Cuffe avec une grimace horrifiée. Il faut que ça paraisse naturel ! C'est tout. Je réfléchis déjà aux articles à votre gloire.

— Je vous conseille d'adopter un style particulier pour renforcer l'effet.

— De quel genre ? se méfia Voldemort.

— Le teint blême est parfait. Pourriez-vous rajouter de fausses cicatrices. Dommage que vous soyez chauve. Des cheveux colorés auraient été parfaits. En vert par exemple. À défaut de fausses projections de sang.

— Qu'est-ce que c'est que cette caricature ? Le maquillage c'est bon Lucius ! Cuffe qui est ce guignol ? demanda Voldemort d'un ton qui promettait mille Doloris.

— C'était une simple suggestion maître, répondis-je avec un sourire rayonnant qui n'apaisa pas du tout le mage noir. Alors puis-je vous proposer de travailler votre entrée et votre démarche pendant le massacre.

— À quoi penses-tu écrivain de malheur ?

— Il faut exploiter votre grande taille. Je pense que votre cape devrait être plus longue pour tourbillonner à chaque pas. J'ajouterais également une musique. Puis-je vous faire écouter la marche impériale ? Cuffe pouvez-vous lancer le gramophone je vous prie ?

— Attends le coup de la cape, mon bras droit en a déjà fait sa signature. Je ne veux surtout pas m'inspirer de Severus. De quoi est-ce que j'aurais l'air si ce n'est pas moi qui innove.

— C'est juste et pour la musique ? demandais-je un peu découragé par les refus successifs du mage noir.

— C'est vraiment tout ce que tu as comme imagination écrivain ?

— Bon je vais sortir mon botte secrète, mais c'est bien parce que c'est vous. Je vous suggère d'alterner douceur…

— De la douceur ? s'indigna Voldemort.

— De la douceur et de violence extrême pour ménager vos effets. L'idéal est par exemple de caresser un animal mignon et innocent avant de pratiquer un acte purement impitoyable.

— Mignon et innocent ? répéta Barnabas Cuffe en se tournant vers moi avec un air ahuri.

— En effet, répondis-je avec une assurance qui commençait dangereusement à se fissurer. J'ai amené un chaton blanc tout simplement mignon. Tenez seigneur Voldemort, prenez-le, je vous en prie, dis-je en tendant le petit félin au mage noir abasourdi.

Voldemort sembla reprendre ses esprits.

— Et qu'est-ce que je suis censé en faire ?

— Eh bien caressez-le, puis faites semblant de commettre un massacre.

— C'est vraiment n'importe quoi ? Et tu te prétends spin-doctor ? Je vais sauter le passage caresses et te montrer ce que je fais le mieux.

Le mage noir plein de fureur me jeta le chaton affolé.

Nagini ! Tue-moi cet imbécile d'écrivain !

Avec plaisir !

Le serpent dénoua ses anneaux et se redressa en dardant la langue. Barnabas et moi poussèrent un hurlement. Je jetais le chaton à la gueule de Nagini par réflexe et j'écrivis frénétiquement une faille spatio-temporelle pour sauver ma peau.


Ouf que d'émotions ! Je l'ai échappé belle !

Bon j'espère qu'il n'y a pas trop de fautes. Je poste tout de suite et je relirai ce weekend. (Désolé pour vos yeux s'ils saignent.)

Et encore un chaton pour faire un clin d'œil à Almayen et fêter sa promotion en tant que modératrice :)

Vous avez peut-être reconnu mes inspirations ? Tout d'abord le Joker l'ennemi de Batman, puis Vador et sa marche impériale et enfin Blofeld l'ennemi récurrent de James Bond qui caresse régulièrement un chat avant de tuer des gens.

À bientôt !