Résumé : Anakin et Obi-Wan, accompagnés des Maîtres Jedi Cordova et Yoda se rendent au domicile de la Sénatrice Amidala pour leur révéler les visions de l'Holocron. Alors que leur discussion les mène à de nouvelles entreprises, Amidala souhaite voir une vision de l'Holocron. Celui-ci leur révèle une part de la petite enfance de son futur bébé, Angie, mais également des faits bien étranges : une force obscure en a après la petite fille et Padmé semble pouvoir revenir sous forme d'esprit. Maintenant, Skywalker et sa compagnie doivent réfléchir à ce qu'ils ont vu.
Avis aux commentaires : (Nina) Toujours fidèle jusqu'au bout ! (Pleins de bisous!) Merci pour ton commentaire^^ Je suis trop contente que tu aimes la berceuse de Shmi (petit spoil, elle va avoir un impact important). Pour Padmé, bah... Je ne peux rien dire. Mais c'est une fic dans la catégorie mystère, donc il faut considérer tout ceci comme une enquête : ce qui veut dire que j'ai laissé des indices un peu partout dans les chapitres précédents. Une piste : dans le chapitre 5, il y a un élément qu'en à la nature de ce qui a attaqué Angie au moment de l'attaque et à la fin lorsqu'elle revient à elle. Et c'est lier à la cause du décès de Padmé. Un Vador personnel ? C'est quooooi o_O ? No Spoilers 8DDDDDDDDDDDDDDD (sadique)
Mais la réponse à cette question arrive bientôt ^^
Mais une autre piste devrait t'aider, c'est une phrase de Cordova dans le chapitre 1 lorsqu'il raconte son expérience du sanctuaire et des miroirs.
Mon Yoda est plus proche de celui de l'épisode 5 que de l'épisode 3 mais je l'aime ainsi.
J'espère je serais encore à la hauteur et sur ce, bonne lecture !
Avis aux lecteurs : Chers amis lecteurs, j'ai mis du temps pour poster ce chapitre 6 en français pour deux raisons : les fautes en français sont tellement plus fourbes et aussi, je suis partie en voyage cette semaine et je viens de rentrer. Je suis aussi entrain d'écrire la mythologie de la Force et je dois bien me caler dessus avant de lancer le chapitre 7, sinon je vais tout déglinguer -_-''' Je vous préviens, cela apportera pleins de changements par rapport à des personnages de Star Wars sur lesquels nous sommes déjà bien posé. Mais je veux que ça soit des changements qui bouleversent dans le sens où l'on voit un impact cohérent avec ce que nous connaissons déjà d'eux. ça peut ne pas vous plaire, mais si vous voulez lire, je vous demande une ouverture d'esprit. Je ferais en sorte que nos personnages ne nous deviennent pas étrangers non plus. Je sais que c'est important.
Je vous remercie et que la Force soit avec vous à jamais !
Personne n'osait bouger. Tous s'étaient assis maladroitement à l'exception d'Anakin et d'Obi-Wan, qui se tenaient respectivement à deux extrémités de la pièce. Enfin, Skywalker ne put tenir davantage en place.
- Je reviens, dit-il.
Personne ne le força à rester. Padmé le regarda partir vers la véranda du dessous. Elle ne savait que faire. Comment le pouvait-elle ? Elle avait juré à son mari qu'elle ne mourrait pas en donnant la vie. Et la vision semblait lui montrer de façon flagrante combien elle n'avait pas pu tenir cette promesse.
L'âme dans les talons, elle baissa la tête, berçant son ventre. À la vue de son trésor protégé, tout ce qu'il avait été révélé lui revint en mémoire. Mais…
- Je ne comprends pas… Tout ceci…n'a aucun sens…
Cordova inspira, se passa les mains sur les yeux avant de les ramener sur le nez et la bouche. Puis il sortit un petit calepin de son manteau avec un morceau de fusain.
- Si vous le permettez, je vais écrire tout ce dont je me souviens. Ce sera plus facile pour faire le point ensemble après, dit-il en commençant à griffonner tout en se levant et se dirigea vers l'un des balcons pour retrouver un peu de calme.
Padmé hocha de la tête avant que son regard ne se perde de nouveau dans le vide. Elle pensa à Angie et à la force maléfique qui avait tenté de s'en prendre à elle. Ne s'aurait-elle jamais ce que c'était ?
- De ruminer, cela ne vous aidera pas, Sénatrice, dit doucement Yoda.
La jeune femme releva les yeux vers lui.
- Dans l'idéal, certes, ce sera mieux, Maître. Mais il y a parfois des forces qui nous submergent. Et il faut du temps pour s'en libérer.
- A la force maléfique, vous pensez…
- Oui. Mais aussi à cette vision de moi-même. Je veux dire… Il est évident que je n'ai pas survécu dans ce futur et pourtant, d'une façon qu'aucun de nous ici ne sommes encore capable d'expliquer, je serais restée sous forme d'esprit pour veiller sur ma fille. Et c'est le « comment » que je n'arrive toujours pas à saisir.
Yoda hocha de la tête.
- Nous autres, Jedi, qu'il n'y a pas de mort, nous disons, mais la Force. De toute chose, la Force émane et nous entoure tous. Partout, elle est. Mais il y a la Force Vivante et la Force Cosmique. Un cycle cela est. Quand quelque chose naît, de la Force Cosmique, il provient. Et quand il meurt, de la Force Vivante, il part pour s'en retourner à la Force Cosmique. Les Jedi, toujours tenus pour acquis que maintenir sa conscience après la mort, que cela était impossible, ont toujours tenus. Mais démontré le contraire, mon voyage a.
Padmé le regarda, la curiosité allumée au fond ses yeux. Yoda décida de lui divulguer une partie de son périple.
- Il a de cela quelques mois, une voix, j'ai entendu. La voix d'un vieil ami que je n'avais pas entendu depuis longtemps. La première fois, ce n'était pas. Il y a trois ans, il m'avait semblé l'avoir entendu, durant le vote de la création de la Grande Armée Républicaine. Lorsque Skywalker, l'on vous a assigné pour votre protection.
Padmé retint un tressaillement. Le temps durant la mort de Shmi… Le massacre commis par Anakin…
- Au début, lorsque j'en ai fait part à mes pairs, un tour des Sith, nous avons cru. Et la méfiance du Conseil, je me suis attiré. Mais convaincu, j'étais. Aidé à quitter le Temple, Skywalker m'a et entrepris mon voyage, j'ai pu. Les personnes qui m'ont guidé, décédées sont. Mais pourtant leurs consciences, elles ont maintenu.
- Mais je suppose que c'étaient des personnes sensibles à la Force, argumenta Padmé.
- Vrai. Mais encore une fois - et cela pourra expliquer ce que nous avons vu -, la Force émane de toute chose et toute personne. Même de vous, Sénatrice. Saviez-vous que, pour des êtres extérieurs à l'Ordre et au Temple, nous proposons des exercices de médiations et des formes de combat, même s'ils n'auront jamais le niveau d'un Jedi.
Padmé fut prise par surprise, ne connaissant pas du tout cet aspect du Temple. Les oreilles de Yoda s'affaissèrent.
- Depuis le début de la guerre, laisser de côté ces enseignements et partages, nous avons dû. Pas de temps, pas assez de Jedi, nous disposons.
- Je vois.
- Cela pour dire que, même si vous n'êtes pas sensible, à la Force, vous êtes liée.
La jeune femme considéra en silence ses mots. Pouvait-elle lui dire ? Elle n'en avait même pas encore parlé à Anakin.
- Maître Yoda… Je dois vous avouer quelque chose…
Le vieux Jedi la dévisagea, attendant ce qu'elle s'apprêtait à révéler. La jeune femme inspira.
- Mais je préfère d'abord en parler à Anakin. Il m'a confié ses visions à contrecœur, je me dois de lui dire mes préoccupations à lui en premier.
Yoda hocha la tête.
- Alors le trouver, vous devez. Parlez-lui. Personne ne doit être plus amène que vous de pouvoir comprendre les tréfonds de son cœur.
La jeune Sénatrice hocha la tête et puis, avec soin, elle se leva du canapé et se dirigea vers la véranda, sous le regard d'Obi-Wan et Yoda. Le Négociateur vint se rasseoir là où Padmé était installée plus tôt.
- J'ai cette étrange sensation d'errer dans un rêve et pourtant…, confia le Maître Jedi.
Il tourna la tête, cherchant comment décrire ses sentiments.
- Et pourtant, jamais je ne me suis jamais senti aussi éveillé.
- Toujours présent, le linceul du Côté Obscur est. Mais indéniable que l'Holocron Blanc souffle un vent de clarté dessus.
- Maître, croyez-vous que l'Holocron Blanc nous révèlera l'identité du Seigneur Sith ?
- Impossible à dire, cela est. Mais déjà plusieurs éléments nous avons en notre possession. Foi en la Force, j'ai encore.
Obi-Wan se caressa la barbe, fouillant dans les tréfonds de sa mémoire pour analyser toutes les informations qu'ils avaient à disposition.
- Nous savons que Dark Sidious, le Maître Sith, est derrière tout le schéma de la Guerre. Qu'il est issu d'une lignée ayant survécu à la dernière guerre opposant les Jedi et les Sith, il y a mille ans de cela. Durant tout ce temps, ils ont œuvré dans l'ombre, tâtant les failles du système jusqu'à passer à l'action avec la Bataille de Naboo il y a treize ans. C'est à ce moment que nous est venu Anakin. Nous savons que Maul était l'apprenti du Sith. Que le croyant mort de ma main, Sidious a cherché un nouvel apprenti et qu'il l'a trouvé en la personne de Dooku après que celui-ci ait quitté l'Ordre lorsque qu'il a appris la mort de mon maître, son apprenti, Qui-Gon.
Obi-Wan fit une pause dans ses réflexions. Au fond, Dooku était passé du Côté Obscur à cause d'une grande blessure. Il avait été déçu plusieurs fois par le passé par les agissements de la République et du Sénat. Plus encore lorsque trois illustres Jedi ont été renvoyés l'Ordre pour des raisons qu'il lui avait paru obsolètes. Exactement de la même façon avait été renvoyé Ahasoka. Les paroles de Maître Jocasta Nû lui revirent en tête.
Il avait ses propres idéaux… Un peu comme votre Maître Qui-Gon Jinn…
Je suppose que s'il a quitté l'Ordre… C'est qu'il n'avait plus foi en la République…
Qu'il n'avait plus foi… Combien de gens et de systèmes n'ont plus foi en les Jedi et en la République ? Des milliers. Et les seuls personnes qui maintenant encore cette foi en les Jedi et la République, c'était…
Anakin et Padmé… réalisa Obi-Wan.
Tout à coup, la représentation qu'incarnaient ses amis prit une proportion considérable et plus que tout le fait qu'ils étaient des cibles pour les Sith prenaient tout son sens ! Les Sith voulaient créer un Empire pour dominer la Galaxie. Pour ce faire, ils devaient conquirent la République. Ils avaient commencé en corrompant des milliers de représentants au Sénat, puis ils déchiraient les populations à travers la Guerre des Clones pour diviser les peuples. Par-là, ils avaient réussi à mettre les Jedi dans un angle très peu populaire. De plus en plus de gens étaient contre les Jedi et voulaient quitter la République. Et seuls Anakin et Padmé suscitaient encore de l'admiration dans le cœur des gens.
Anakin était le Héro sans Peur, celui qui venait toujours au secours des gens et sauvaient tout le monde même quand la situation est désespérée. Il avait une force prodigieuse et une ingéniosité pour résoudre des désastres que beaucoup le voyait comme un dieu guerrier. Et en plus, il avait ce cœur tendre qui ne manquait jamais d'en surprendre plus d'un.
Anakin était populaire après des clones, du Sénat, des peuples de la Galaxie, et même, il parvenait à inspirer ses ennemis.
Il était le visage des Jedi.
Et Padmé était, aux yeux de tous, la voix de la raison au Sénat. Elle incarnait tout ce que devait être la politique. Elle était souveraine, mais la souveraine qui se mettait au service de son peuple, non celle qui dominait. Elle était comme Anakin, une personne au cœur pur et noble qui aimait les gens et voulait les aider.
Elle était loyale et forte.
Ils étaient des symboles que les Sith avaient besoin d'éliminer. Si Anakin et Padmé tombaient, alors le cœur même de la République… Que pensait-il ! Le cœur même de la liberté tomberait !
Les Sith poussaient la République dans ses derniers retranchements pour lui arracher ses dernières inspirations.
Obi-Wan se rendit compte à quel point le garçon du désert et la jeune fille cachée qu'il avait toujours connu se ressemblaient tellement. De bien des façons, Anakin et Padmé semblaient être opposés. Lui toujours explosif comme le feu des météores, sillonnant le ciel au gré des vents qu'il connaissait mieux que personne, brillant et chaleureux comme l'éclat du soleil et elle, fluide et douce comme les rivières des montagnes, avec des principes aussi ancrés que ne peuvent l'être les racines des plus grands arbres Majo… Mystérieuse et belle comme la lune changeante dont seul Anakin semblait en connaître toutes les facettes. Mais en réalité, ils étaient complémentaires l'un à l'autre.
Tous deux ont été des enfants, arrachés trop tôt à leur enfance, entre Anakin vivant comme un esclave et Padmé qui s'est préparée à diriger une planète entière. Ils étaient l'un comme l'autre des prodiges et cela leur avait valu à tous les deux d'être isolés du reste de leurs pairs.
Ils ont dû se reconnaître l'un dans l'autre, sachant que l'un n'aimerait pas l'autre pour le titre ou le service rendu, mais bien uniquement pour ce qu'ils étaient.
Et puis, plus que tout, Anakin et Padmé aimaient les gens. Ils s'étaient dévoués à leur plus jeune âge à venir en aide à autrui. Ils avaient ce rêve de voir une Galaxie devenir un meilleur endroit où les gens seraient heureux et en paix.
Chaque jour, ils se battaient pour que ce rêve devienne réalité.
Mais aussi… Ils ont ce rêve de fonder une famille…, réalisa Obi-Wan.
Au final, ils auront eu le courage qu'il n'aura pas eu avec Satine.
Yoda le dévisagea.
- Perdu dans tes pensées, tu es, Maître Kenobi ?
Le Jedi réprimanda un sursaut.
- Ce n'est rien, Maître. Je crois avoir réalisé pourquoi Anakin et Padmé sont des cibles pour les Sith.
Le petit Maître vert acquiesça.
- Des sources d'inspiration pour tous, le jeune Skywalker et son épouse sont. Du courage, de la force, ils donnent. Oui, comme tu dis, des cibles, ils sont…
Obi-Wan terra au plus profond de lui, cette boule d'angoisse.
- Maître, je sais qu'un Jedi n'est pas censé connaître la peur, mais je ne peux m'empêcher de m'inquiéter pour le destin de mes amis. Si Padmé est vraiment condamnée, je ne donne pas cher de l'avenir d'Anakin.
Yoda inspira profondément.
- Toujours en mouvement est l'avenir… Rien n'est gravé dans les étoiles. Mais si tel est le destin de la Sénatrice, alors besoin de toi plus que jamais, ton ancien apprenti aura…
oO0Oo
Pendant ce temps, Padmé descendit silencieusement les escaliers menant vers la véranda.
Anakin était là. À la même place qu'hier soir. Et comme hier soir, il contemplait la ville-planète, le joyau de toutes les galaxies. Mais il semblait plus abattu que jamais.
Oh mon amour…, gémit intérieurement la Sénatrice à la vue de son compagnon.
Cette fois, elle ne pourrait pas dire que tout ira bien. L'ennemi était bien là, tapis dans l'ombre, attendant de leur porter le coup fatal. Et Angie serait certainement toujours traquée.
Doucement, elle vient s'installer près de lui, prenant sa main de fer dans la sienne. Elle savait qu'il ne pouvait pas ressentir la chaleur avec celle-ci, mais elle savait également qu'Anakin appréciait qu'elle traite sa main prothétique comme sa vraie main de chair.
Elle ne parla pas. Elle laisserait son amour venir à son rythme. Pendant ce qui parût être un bon quart d'heure, ils restèrent ainsi, côte à côte, à regarder l'infinité de la planète grouillante de vie qui pensait ses blessures. Elle écouta silencieuse, le souffle de son mari, contrôlé alors que lui, paradoxalement, était perdu dans ses pensées. Elle pouvait sentir la tension de ses muscles rien que dans l'infime pression de sa main mécanique. Il portait tellement sur lui. Puis enfin, il parla.
- Je ne te quitte plus.
La jeune femme releva la tête vers lui. Elle ne dit rien l'instant d'un souffle, analysant sa décision. Puis elle hocha la tête, ne voyant rien qui puisse contrer cet argument.
- D'accord.
Elle réfléchit encore.
- J'ai bien peur que cela ne soit la fin de notre secret…, soupira-t-elle.
- Il fallait que cela cesse un jour…
Le silence plana de nouveau entre eux, ne laissant que le bourdonnement incessant de la ville.
- Ani, je…
Mais il la coupa, ne voulant pas entendre tout ce qu'elle pourrait dire qui lui ferait accepter son destin. Parce que jamais il ne l'accepterait. Jamais.
- Je trouverai un moyen de te sauver, Padmé. Je le jure.
Le regard de la jeune femme vacilla avant de se durcir comme l'éclat des diamants.
- Non, Anakin.
- Qu'est-ce que… ?! grinça-t-il, se tournant vivement vers elle, mais à son tour, elle le coupa.
- Non. Nous allons trouver un moyen. Ensemble. Ne prends pas tout sur toi, Anakin. Surtout pas quand cela me concerne en premier.
Son corps se détendit un tant soit peu. Un instant, il avait cru qu'elle allait l'encourager à renoncer. Elle s'inspira de nouveau, continuant :
- Je l'admets, je n'ai eu beaucoup de mal à croire ce que tu me racontais de ta vision au début. Je me suis dit que tu devais être stressé – tu viens à peine de rentrer d'une des plus virulentes batailles que nous ayons jamais essuyée – et t'annoncer l'arrivée d'Angie a dû inconsciemment t'ajouter beaucoup de pression. J'ai pensé que cela devait être normal pour toi d'avoir peur pour nous dans cette atmosphère de danger. J'ai donc jugé que ta vision devait être obsolète… Et qu'avec la naissance d'Angie, tu verrais que tout irait bien…
Elle avait honte d'elle-même en disant tout cela, mais il fallait être honnête et elle savait que son mari voudrait la vérité. Hier soir, elle n'avait pas voulu en rajouter une couche, elle s'était dit qu'elle attendrait que cela passe, mais les événements ne lui avaient pas donné raison. Sous le regard inquisiteur de son mari, elle continua, sentant sa retenue de l'empresser à continuer.
- Mais je dois reconnaître l'évidence. Quelque chose… Quelqu'un en veut à Angie… Sûrement plusieurs ennemis… Et ce sont probablement les mêmes qui me ciblent… Ou qui nous ciblent, toi et moi…
Le front de Skywalker se contracta de frustration, sa main serrant un peu plus celle de sa femme. L'autre le démangeait d'attraper son sabre, d'aller pourchasser ses ennemis dans l'ombre et les terrasser une bonne fois pour toutes, qu'ils les laissent en paix lui et sa famille. Padmé posa son autre main sur leurs doigts enlacés, l'incitant à la regarder dans les yeux. C'est ce qu'il fit.
Et il y vit toute la détermination du monde.
- Et c'est pour cela que dorénavant, je redoublerai de vigilance, mais, Anakin, il y a une chose dont je suis certaine, ce n'est qu'ensemble que nous vaincrons.
Le jeune Jedi regarda cette femme qui était sienne et sentit un déferlement de fierté et de galvanisation le traverser de part et d'autre.
Doucement, sa main libre vint se glisser dans ses boucles sombres, remontant vers sa nuque d'albâtre et d'un geste fin, il la rapprocha de son visage, ses pupilles la parcourant avec un enivrement à peine contenu.
- Tu es toujours aussi passionnée… Et tellement belle…
- Oh Ani…
Il l'attira dans un baiser, lui transmettant tout son amour par cette union de leurs lèvres. La jeune femme vint à manquer d'air. Reprenant son souffle, elle en profita pour dire :
- Vraiment, mon mari… Tu sais encore comment me faire frémir…
- Et ce n'est pas prêt de s'arrêter…
Ils rirent, collant leurs fronts alors que leurs nez continuèrent de se caresser, comme prolongeant le baiser qu'ils venaient à peine de partager.
Mais l'atmosphère lourde revint, écartant cet échange léger qui ne fût que trop éphémère. Le sentant, Padmé caressa de ses doigts gelés, la joue de son époux.
- Tu as toujours eu ce besoin de tout faire par toi-même. J'admets que cela vaut également pour moi aussi, mais Anakin, tu as beau être fort, tu n'es pas invincible. Et parfois, ta force seule ne suffit pas. Tu dois me laisser t'aider. Je ne ferais rien qui puisse me mettre sciemment en danger et je suivrai avec soin tes recommandations, mais en échange, tu ne dois pas m'exclure. Après tout, j'ai… Je veux dire… L'autre moi… de la vision… Elle a dit « votre puissance est votre union ». Si j'ai pu dire ça à notre fille dans le futur, saches que c'est quelque chose à laquelle je crois fermement maintenant. Pour nous deux.
Anakin ne dit rien, regardant en face de lui. Mais il ne tarda pas à hocher de la tête. Cependant, la jeune femme sentit un doute subsister chez lui.
- Cet Holocron est une chance, Ani. Tu avais raison en disant que tes prémonitions ne sont pas à prendre à la légère. Et la Force t'a envoyé un cadeau en te permettant de voir le futur plus en détails.
Le jeune homme soupira, ses paupières s'affaissant.
- Peut-être, mais pour l'instant, l'Holocron nous donne plus d'interrogations que de réponses. Et le temps nous est compté. Et tu as entendu Maître Cordova… Il est très difficile de changer le futur que nous présente un Holocron.
- … À moins de travailler sur ses faiblesses et de les changer en force. Qu'est-il donc arrivé au jeune homme du coin de la cheminée qui me clamait avec ferveur que « rien n'est impossible » ? demanda-t-elle non sans une pincée de taquinerie.
Il sourit, se remémorant à cette soirée, il y a trois ans, où il n'était qu'encore un Padawan immature qui faisait le fanfaron devant la femme qui hantait ses pensées depuis dix ans. Il avait bien cru qu'il devrait faire une croix définitive sur la femme de sa vie, ce soir-là. Mais elle avait raison. Rien n'était impossible. Toute sa vie a été creusée de fossés que le monde entier aurait clamé comme impossibles à franchir. Et pourtant, il les avait franchis : il avait gagné une course dans laquelle aucun humain n'aurait pu concourir, il avait été libéré de sa condition d'esclave, il avait gagné et survécu à d'innombrables batailles, sauver un nombre incalculable de vies et de planètes, capturé plus d'ennemis en une guerre que ne l'a fait toute une armée de Jedi et il avait épousé une reine.
Mais il n'avait pas réussi à sauver sa mère.
Il n'avait pas pu convaincre Ahsoka de ne pas partir.
Il avait échoué en tant que fils et en tant que professeur.
Mais il avait déjà sauvé Obi-Wan et Padmé de plus de dangers qu'il n'en fallait.
Cependant… Est-ce que cela pourrait continuer encore ?
Padmé le ramena à la réalité, prenant sa joue dans le creux de sa paume.
- Nous y arriverons, mon amour. S'il y a bien quelque chose que je connais de nous, c'est que nous ne renonçons jamais sans combattre.
C'était vrai. Ils étaient butés tous les deux. Toujours déterminés et tellement têtus qu'eux-mêmes ne savaient lequel était le pire du couple. Rien ne pouvait les faire plier quand ils avaient les moyens d'atteindre leurs objectifs. Ils ont toujours été ambitieux et jamais fainéants dans ce qu'ils entreprenaient. Non, quand ils avaient décidé quelque chose, ils allaient jusqu'au bout.
Et ils continueraient. Ensemble.
Anakin envisagea tout ce qui les attendait une fois qu'ils retourneraient aux Maîtres Jedi.
- Nous allons devoir faire face au Conseil…, soupira-t-il, las d'avance.
- Et à la Reine. Et au Sénat. Sans compter le public…
Ça faisait beaucoup de monde d'un seul coup… Mais les doigts fins de sa femme enlacés dans les siens lui donnaient à eux seuls un courage dépassant l'inconcevable.
- Peu importe ce qui nous attend, Padmé, je ne regretterai jamais ma décision de t'avoir épousé. Tu vaux toutes les guerres. Et je les traverserai encore et encore pour toi…
Et bon sang, qu'est-ce qu'elle savait que ce n'était pas des paroles en l'air.
- Oh Anakin…
Elle était douée avec les mots. Mais quand il parlait comme ça, elle se retrouvait totalement démunie, comme s'il lui avait jeté un sort et rendu chaque mot défectueux face à tous ses sentiments. Une fleur de lumière semblait s'ouvrir au sein de sa poitrine et inondait tout son corps de sa chaleur pure, la transposant vers les havres du paradis.
- Mon amour… Es-tu bien sûr de toi ? Être Jedi, c'est toute ta vie…
- J'ai donné ma vie à l'Ordre Jedi, mais tu es la seule raison avec Angie pour qui j'y renoncerai.
Il se détourna secouant la tête. Non, il avait déjà dit cela avant et cela ne l'avait pas convaincu pour autant. Il chercha une autre façon de formuler.
- Tu sais… Quand j'étais petit, j'entendais toujours dans les cantinas les histoires des pilotes et les exploits des Jedi. Ils étaient toujours dépeints comme des êtres bons, mettant leurs forces et leurs pouvoirs au service de la justice et de la liberté. Et la liberté, Padmé, pour un esclave, c'est… C'est inestimable… Ça veut dire pour la première fois de ta vie : pouvoir choisir. Choisir comment s'habiller, comment se coiffer, choisir ce que tu veux manger, où tu voudrais aller, faire ce qui te plaît de faire… Sans être menacé de mort, sans que la vie de tes proches ne soit menacée, sans que l'on te menace de vous séparer pour ne plus jamais se revoir… Être libre, c'est avoir devant soit une infinité de possibles.
Les sourcils de la jeune femme frémirent, écoutant son mari. Elle avait toujours eu une idée concrète de ce que devait être le fait d'être esclave. Elle en avait fait libérer des milliers, bien que jamais elle n'ait retrouvé Shmi. Elle s'était jurée que jamais elle ne le dirait à Anakin, savoir cela le ferait trop souffrir. Mais son mari ne lui a jamais fait un récit de comment il avait vécu sa vie d'esclave ou de comment il avait ressenti sa libération.
- J'arrive sur Coruscant et qu'est-ce que je découvre : un Ordre trop imbu de lui-même pour reconnaître son arrogance. Loin de l'image des héros à l'arme élégante et des défendeurs de justice. Aucun d'entre eux n'a connu l'esclavage et tous se sont mis à critiquer mes émotions et mes sentiments envers ma mère, que j'avais laissé seule, esclave sur cette planète lointaine, grinça-t-il entre ses dents.
La jeune femme soupira. Elle aurait voulu dire que les Jedi étaient le repart de la préservation de la République. Si les Jedi tombaient, alors c'en était fini d'eux tous.
- C'est vrai, Anakin. Mais… Nous ne pouvons pas nous permettre de nous passer de l'alliance des Jedi.
Le jeune homme se tourna vers elle, les traits de son visage durcis.
- C'est moi qui sauve toujours les autres. Je suis plus puissant qu'eux tous réunis.
- Ani… Je suis la première à pouvoir en témoigner. Tu as une puissance qui te distingue de tous les autres. Mais comme je l'ai dit, tu n'es pas invincible et ta puissance à elle seule ne suffit pas toujours.
Elle baissa la tête se demandant si elle pouvait évoquer le fait que si elle avait été avec lui au camp Tsuken, elle aurait peut-être pu l'empêcher de commettre ce massacre. À la place, elle préféra prendre un autre fait plus lumineux :
- Regarde Obi-Wan, Maître Yoda et Maître Cordova. Ils sont prêts à te défendre en dépit de l'interdit que nous avons commis. Ne t'avais-je pas dit qu'Obi-Wan pourrait nous venir en aide ?
Anakin secoua la tête avec un sourire. Oui, cette fois, force était de constater qu'elle avait eu plus que raison.
- Je dois te donner raison sur ce coup-là, agréa-t-il humblement. Et pour Maître Yoda et Maître Cordova, je n'aurais jamais pu imaginer leur alliance, même dans mes rêves les plus fous.
- Alors tu vois. Tout ne va pas si mal. Je doute même que sans l'Holocron, tu n'aies jamais parlé avec eux.
- C'est Obi-Wan qui a fait le premier pas. J'ai jugé inutile de continuer de jouer la comédie.
Elle se blottit contre lui.
- Tu as très bien fait, mon amour. Je suis très heureuse que tu l'aies fait.
Ils restèrent ainsi un instant avant que Padmé ne se souvienne de ce qu'elle avait voulu dire à Maître Yoda, mais qu'elle avait préféré dire d'abord à Anakin. Le jeune Jedi sentit l'inconfort de son épouse et se tourna vers elle.
- Padmé ?
Elle acquiesça de la tête, sachant qu'il avait senti qu'elle voulait dire autre chose.
- Mon amour, je ne sais pas si c'est pertinent, mais j'aime mieux t'en parler. On ne sait jamais quels détails pourraient nous donner des indices.
Il attendit patiemment qu'elle continue.
- Depuis… Depuis que je suis tombée enceinte, il m'arrive des choses. Pour lesquelles je n'ai jamais accordé d'importance. Mais ça a commencé avec des petites choses. Par exemple, les premiers mois, je parvenais à sentir quelques secondes en avance avant que quelqu'un ne vienne me trouver. Puis progressivement, j'étais capable de rattraper des objets en plein vol ou sur le point de se briser. Comme si, tout à coup, mon environnement m'était apparu en plus grande clarté.
Skywalker demeura interdit. Ce que sa femme était en train de décrire ressemblait en tout point aux réflexes des êtres sensibles à la Force. Se peut-il que les femmes attendant un enfant sensible à la Force se retrouvent affectées par des effets secondaires ? Pour autant qu'il sache, jamais ce genre détails ne leur avaient été rapporté. Mais il était un être à part entière de tous les autres. Angie, faisant partie de son sang, l'était tout autant.
- Puis, depuis quelque temps, continua la jeune femme. Au moment de m'endormir, je ne sais pas pourquoi, mais j'entends le bruit de gouttes d'eau tomber.
- Des gouttes d'eau ? répéta le Jedi, interloqué.
La belle Sénatrice baissa la tête, gênée.
- Je sais, c'est absolument ridicule. Mais je ne sais pas pourquoi, ce bruit me stresse beaucoup.
Anakin devait admettre que le concept de gouttes d'eau ne paraissait pas menaçant en soi, mais sachant que le danger pouvait provenir de n'importe où, il décida de ranger cette information pas trop loin dans un coin de sa tête.
- Et la nuit dernière… Je ne te l'ai pas dit parce que je ne voulais pas t'inquiéter, mais j'ai rêvé d'un œil qui me regarde.
Cette fois, tous les sens de Skywalker furent en alerte. Par la Force ! Mais pourquoi ne l'avait-elle pas averti plus tôt ?
- Comment était-il ? demanda le jeune époux en faisant preuve de sang-froid.
- Je ne suis vraiment pas certaine, tu sais comme j'ai du mal à me souvenir de mes rêves, mais il m'a semblé briller d'une lueur jaune rougeâtre dans l'obscurité, expliqua-t-elle alors qu'un frisson de répulsion lui parcourra la colonne vertébrale. Il n'avait pas l'air humain ou faisant partie d'une autre espèce de nos mondes. On aurait plutôt dit une bête. La pupille paraissait fendue.
Le jeune Jedi ne dit rien, encaissant ces informations. La jeune femme observa son époux avec inquiétude. Finalement, Skywalker prit une décision.
- Écoute, dorénavant, si tu as ces sensations et ces rêves, je veux que tu me le dises. Nous allons en parler avec Obi-Wan et les autres. Je crois que nous pouvons aussi faire une lecture d'esprit avec Maître Yoda afin d'explorer tes pensées pour trouver plus d'indices sur ces capacités et des détails que tu perçois.
- Une lecture d'esprit ?
- C'est une technique Jedi. Il s'agit de toucher dans notre œil spirituel l'esprit de l'autre personne. De la même façon que je t'ai expliqué que les pouvoirs Jedi ne marchent que sur les esprits faibles et non sur les forts, ce que tu es, il est plus ou moins facile de lire une personne. En revanche, si tu ouvres ton esprit, - je t'indiquerai comment faire - alors la lecture n'en sera que plus facile.
- Et tu pourras voir mes rêves et mes souvenirs ?
- Oui.
La jeune femme concéda ceci avant d'hocher la tête, d'acceptant le plan.
- Très bien. Si cela peut nous aider à élucider ces mystères, je suis d'accord.
Le jeune homme sourit, sentant qu'ils avançaient. Peut-être que cette fois, ce serait différent. Peut-être que cette fois, ça se terminera bien…
Ils discutèrent encore de ce qu'ils allaient planifier. Inutile de dire qu'ils allaient continuer à cacher leur secret quand l'Holocron pouvait le révéler n'importe quand à leur dépend. Et puis, sachant que la République et l'Ordre Jedi étaient sur le point de vivre leur dernier instant, la révélation de leur mariage était vraiment le cadet des soucis. Padmé proposa de parler d'abord avec la Reine Jamilla de Naboo. C'était une collègue de longue date de Padmé et elle savait que la Reine la tenait en haute estime. Peu importe ce qu'elle penserait de leur mariage, elle ne serait pas assez suffisante pour ne pas leur donner une réponse directe. Au moins, ils seraient fixés sur ce point et en fonction de la réponse de la Reine, ils pourraient préparer leur défense face au Conseil Jedi.
L'autre question était, est-ce qu'ils informeront le public ?
Le Jedi et son épouse pesèrent les pour et les contres. À la fois, il y avait tout le scandale que provoquerait cette annonce du siècle, mais plus que tout, cela dévoilerait au grand jour leur relation et nombre d'ennemis en profiteront pour les atteindre au travers de l'autre. Cependant, Anakin et Padmé étaient habitués depuis bien longtemps à être pourchassés et persécutés. Non, la vraie cible fragile était incontestablement Angie. Après… Il se pouvait bien que les Sith soient déjà au courant de son existence, ce qui revenait à dire que peu importe que la Galaxie sache ou non, elle serait toujours en danger…
- Nous nous basons sur trop de spéculations, dit Padmé en soupirant. Nous n'avons pas assez d'éléments pour en tirer des conclusions. Je crois que le mieux est d'aller en discuter avec nos amis. Peut-être nous donneront-ils davantage de conseils.
Le jeune Jedi soupira aussi, sa tête lui faisant mal. Ce serait tellement soulageant de ne plus avoir à faire semblant si tout le monde savez pour eux. Mais pas au prix de la sécurité de sa fille.
- Tu as raison, concéda-t-il. Allons les trouver.
Ils remontèrent le vestibule, le jeune homme veillant à ce que sa femme se tienne bien à son bras afin qu'elle ne trébuche pas avec leur précieux trésor. La jeune femme, touchée, lui sourit de gratitude.
Enfin, ils atteignirent le salon où Yoda et Obi-Wan étaient plongés dans une grande discussion, Cordova n'étant toujours pas revenu du balcon. Lorsqu'ils les virent approcher, ils s'arrêtèrent, accueillant le couple. Intérieurement, Obi-Wan soupira de soulagement. Anakin semblait s'être apaisé, et ce n'était vraiment pas pour lui déplaire, quand on savait à quel point son vieil apprenti pouvait être instable émotionnellement.
- Anakin ! Padmé ! Vous revoilà, les reçut-il chaleureusement.
- D'autres choses à discuter, nous avons, leur empressa Yoda.
Les futurs parents prient place sur le canapé.
- À quel propos ? demanda Padmé.
- Du Seigneur Sith, Dark Sidious. C'est lui le maître marionnettiste de cette guerre et très certainement lui qui vous prend tous les deux pour cible, répondit Obi-Wan, croisant les bras devant sa poitrine à l'intérieur des larges manches de sa cape Jedi.
Le visage d'Anakin se renfrogna. Du fait que les Jedi l'avaient appelé Élu de la Prophétie (bien que pendant longtemps, il ne s'était pas intéressé à ce concept qu'il ne comprenait absolument pas), les Sith s'étaient tout particulièrement intéressés à lui. Et maintenant, à cause de lui, Padmé et Angie étaient en danger.
- Sur Geonosis, Dooku m'a dit que Dark Sidious avait pris le contrôle du Sénat. Que des milliers de systèmes rattachés à la majorité du Chancelier étaient maintenant sous sa coupe.
Padmé soupira.
- Je ne vais rien nier. Depuis le début de cette guerre, il est impossible de se dire que nombre de Sénateurs cherchent la fin de la guerre avant leur enrichissement personnel. Je résume très grossièrement, mais c'est une réalité indéniable. Cela ne rend le combat pour la paix d'autant plus difficile. Mais jamais je n'aurais pu dire que cela est dû à l'influence du Sith.
Elle inspira, repensant à tout ce qui aurait pu lui évoquer quand cette dégradation de la République avait débuté.
- Mais si je suis tout à fait honnête, je considère que cette corruption est arrivée avant cela, lors du mandat du Chancelier Valorum. Je croyais que sa destitution permettrait une réforme profonde de cette corruption mais force est de constater que rien n'a changé.
Obi-Wan hocha la tête.
- Je sais que nous ne vous en avons jamais fait part, Padmé et pour cela, j'en suis désolé. Nous avons refusé de croire les dires de Dooku, mais de plus en plus de preuves venaient appuyer ses dires. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous nous méfions du Sénat. Mais il devient clair qu'à titre personnel, cela ne vous concerne pas.
Padmé savait qu'elle aurait dû être offensée que les Jedi ne fassent pas confiance au Sénat et de l'avoir mise dans le même panier. Mais c'était la guerre. Et il devenait de plus en plus difficile d'accorder sa confiance dans un tel climat. Anakin ne dit rien, sachant désormais qu'ils étaient tous alliés ici, bien qu'il sut que dans un autre contexte, il aurait été offusqué.
- Je vous remercie de votre confiance, dit la jeune Sénatrice. Je vous assure que beaucoup de Sénateurs restent fidèles à la République et veulent sa préservation. J'espère que nous allons pouvoir faire alliance pour démasquer au plus vite le Seigneur Sith.
- De prudence, nous allons devoir user, intervint Yoda. Car se cachant parmi les Sénateurs, Dark Sidious est. Avec le Conseil Jedi, ce soir, nous devrons en discuter.
Anakin n'aimait vraiment pas ça. Savoir que leur ennemi était aussi proche de sa femme le mettait dans un état de terreur qu'il ne parvenait qu'à contrôler à sa seule volonté. S'il s'écoutait, il interdirait à sa femme de continuer à exercer pour l'enfermer à double tour en sécurité. Mais jamais il ne la forcerait à un tel impératif. Il lui en parlerait, mais jamais ne l'obligerait. Et il avait la conscience plus tranquille avec cette promesse qu'elle écouterait attentivement ses recommandations.
Padmé s'agita sur son dossier. S'apprêtant à leur dévoiler le plan qu'elle et son mari avaient réfléchi. Les deux Jedi acquiescèrent, approuvant cette démarche. Ils en vinrent à la question de la divulgation de leur relation auprès du public. Obi-Wan se caressait la barbe, évaluant les avantages et les inconvénients.
- Je crois qu'au point où nous en sommes, votre secret va sortir d'une façon ou d'une autre. Partons du principe que tout se passe dans le pire des scénarios : la Reine renvoie Padmé du Sénat et que le Conseil vote en majorité l'expulsion d'Anakin, le public voudra des explications pour ces renvois et donc il n'y aura plus de secrets. Vous deviendrez certes encore plus vulnérables auprès des Séparatistes, et on risque de voir de plus en plus de chasseurs de primes à vos trousses cependant, du fait qu'Angie et Anakin sont des Élus, jamais le Conseil ne vous laisseront sans protection.
Obi-Wan avait raison. Même sans l'amitié de tous leurs alliés, le Conseil ne pouvait se permettre de perdre leurs armes suprêmes contre la destruction des Sith.
- Mais qu'en est-il pour la sécurité d'Angie ? interrogea Anakin.
Tous se tournèrent vers lui.
- Nous ignorons si la Galaxie sait pour Angie dans les visions que nous avons vu. Au mieux, une force maléfique du Côté Obscur la recherche. Mais il y a une vraie différence entre un ennemi qui recherche seul et une Galaxie collée aux trousses.
Obi-Wan hocha la tête, reconnaissant qu'il n'avait pas tort.
- Avec ce que tu dis, je crois que je commence à comprendre pourquoi Angie serait sur Tatooine : c'est une planète éloignée de tout. Personne ne s'intéresse à personne. S'il y a un endroit où l'on veut faire profil bas, c'est bien une planète comme celle-là.
Eh bien, Anakin aurait bien voulu que ça en soit une autre.
- Plus de visions de l'Holocron, nous devrons consulter, conclut Yoda, mettant fin à ce débat. Pour faire machine arrière, trop tard, il est. Seulement aller de l'avant, nous ne pouvons que faire.
- Ce qui nous ramène à ce que nous avons vu dans la dernière, dit Obi-Wan.
C'est à ce moment précis que Cordova fit irruption dans le salon principal.
- C'est bon ! J'ai terminé de rédiger !
Le groupe accueillit le Maître Explorateur à venir se rasseoir parmi eux. Il se racla la gorge, tenant le carnet devant ses yeux :
- Permettez que je résume : nous nous sommes de nouveau retrouver sur Tatooine. Nous avons vu votre fille, mais cette fois dans sa petite enfance. J'aimerais souligner que j'ai trouvé assez impressionné qu'une enfant soit capable d'avoir un dialecte aussi bien aligné et enrichi pour cinq ans. Par la conversation de votre beau-frère et votre belle-sœur, nous avons appris que les Jedi sont devenus des parias traqués par l'Empire.
- C'est un génocide, grinça Anakin.
Cordova hocha tristement la tête. Comment les Sith étaient-ils parvenus à corrompre à ce point le cœur des gens au point de les laisser faire des exécutions publiques ? Pire ! De les pousser à applaudir ces exécutions ? Il se racla la gorge, cherchant une façon d'amortir le coup des mots qui allaient suivre.
- Je crains qu'il n'y a que peu de doutes quant à votre survie, Sénatrice Amidala.
Padmé baissa les yeux un instant avant de se ressaisir. Non, elle devait être forte. Ce n'était pas dans ses habitudes à se laisser abattre. Son époux avait bien assez de stress comme ça, elle devait être un plié fort elle aussi. Pas question d'être un fardeau !
- Maintenant, ce qui me trouble - et je sais que c'est le cas pour tout le monde ici - c'est comment vous soyez revenue sous forme d'esprit. On a jamais vu cela avant. Et plus inquiétant, c'est l'origine de cette force du Coté Obscur que nous avons ressenti à travers le fruit et l'aura maléfique qui a tenté de s'emparer de votre enfant.
- Serait-ce possible que ce soit Dark Sidious ? demanda Padmé.
Les oreilles de Yoda s'agitèrent.
- De cela, pas si certain, je ne suis.
Tous se tournèrent vers le petit être vert. Ce dernier inspira avant de s'expliquer.
- Senti la présence de Sidious, j'ai, au cours de mon voyage. Tenté de me corrompre avec Dooku, il a. Mais les êtres m'ayant guidé dans mes épreuves, en garde m'ont mis.
- Voulez-vous dire que vous avez affronté Dark Sidious et que vous ne nous l'avez même pas dit ?! s'exclama Obi-Wan, incrédule.
- En esprit, cette bataille s'est déroulée.
- Oui, mais pour nous Jedi, nous savons que beaucoup de batailles se déroulent en esprit ! Je veux dire, vous auriez pu ne jamais nous revenir, Maître. Ou pire ! Ils vous auraient fait basculer de leur côté !
Padmé haussa un sourcil, se tournant vers son époux.
- Les Sith peuvent rallier quelqu'un en infiltrant leur esprit ?
Anakin hocha sombrement la tête.
- Oui, c'est possible dans la mesure où la victime tombe dans leur piège. Et malheureusement, ces pièges ont des milliers de formes.
Cela ébranla la jeune femme.
- Mais alors, il aura pu faire la même chose avec les Sénateurs !
Cordova soupira.
- Vous voyez pourquoi il nous ait devenu difficile d'accorder la confiance au Sénat…
- Mais le plus souvent, par des paroles et de la manipulation de faire croire que ce sont leurs victimes qui ont le choix, les Sith emploient d'abord, intervint Yoda. Comme faire une brèche dans la carapace, cela est. Parce que convertir un être au Côté Obscur par la seule force mentale, beaucoup d'énergie cela est. Par de nombreux rituels noirs.
- Moi ce qui m'intéresserait tout de suite, Maître, c'est de savoir quelle épreuve vous avez passez avec Sidious, dit Obi-Wan, réorientant la conversation.
Les yeux de Yoda glissèrent vers Anakin.
- Autour de toi, cette bataille se disputait, Skywalker.
Le jeune homme fronça les sourcils.
- Que voulez-vous dire Maître ?
Le petit Maître Jedi baissa la tête.
- Les Prêtresses, ainsi, se nommaient celles qui m'ont guidé, m'ont mises en gardent, me prévenant que les Sith de mon temps cherchaient à reprendre ma destinée. Dans un rêve, l'épreuve s'est déroulée. Un commando, guidé par toi, je me suis retrouvé. Traquer Sidious et Dooku, nous étions. Et trouver, nous les avons.
Le Grand Maître plongea dans ses souvenirs.
- Une présence gigantesque et huileuse, c'était. Comme une marée noire avalant tout sur son passage. Une bataille, il y a eu. Puis contre Sidious, j'ai pris le duel tandis que toi, jeune Skywalker combattait Dooku. Vaincu, tu l'avais, mais Sidious s'est enfui. Poursuivis, nous l'avons mais parvenu à te mettre hors d'état de nuire, il avait. Mourir, tu allais. Te protéger, j'ai tenté.
Il fit une pause dans son récit, s'armant de courage.
- Alors… parlé, Sidious m'a.
Il s'arrêta une nouvelle fois. Les autres sentirent une pointe d'effroi s'insinuer en eux.
- Qu'a-t-il dit, Maître ? demande Anakin, n'y tenant plus.
- « Laisse le mourir …»
Tous retinrent leurs souffles.
- « Laisse le mourir… Et à néant, tu réduiras tout ce que j'ai planifié… »
- Quoi ? souffla Padmé, n'en revenant pas.
- Ça n'a aucun sens ! répliqua Obi-Wan, scandalisé.
Anakin était complètement déconcerté. Qu'est-ce que les Sith avaient-ils bien pu planifié avec lui ? Avaient-ils prévu de l'utiliser dans leur plan ? Si c'était le cas, ils étaient mal tombés. Jamais il ne deviendrait un pion dans leur jeu.
- Mais je suppose bien que vous n'êtes pas tombé dans le panneau, Maître ? dit alors Cordova avec un air plus optimiste.
Yoda hocha la tête.
- En effet, je lui ai répondu que ce futur n'était pas encore à lui. Aidé Skywalker, j'ai, puis précipité contre Sidious, je me suis. Tenté de lui arracher sa capuche, j'ai. Mais disparu, il a, comme volatilisé. Et du rêve, je me suis éveillé.
Tous prirent ces informations avec gravité. Anakin était donc la clé de voûte du plan des Sith ? Mais comment ? Comment celui qui était désigné pour les détruire pouvait être l'éclat de leur victoire ?
Obi-Wan se passa une main dans les cheveux, lâchant un lourd soupir.
- Nous pataugeons dans les énigmes…
Padmé protesta.
- Non. Nous avons des indices ! Si je comprends vos dires, Maître Yoda, selon vous la présence que j'ai… Je veux dire, la présence que la « moi de la vision » a combattu ne serait pas Dark Sidious ?
- Très similaires, les auras sont, mais oui, indéniable, je suis à ce sujet. Sidious, ce n'était pas.
Mais cela signifiait qu'ils avaient un autre ennemi. Un ennemi de l'ombre. Un ennemi qu'ils ne connaissaient pas encore, songea sombrement Skywalker. Il fit part de ses pensées à ses amis, ce à quoi Cordova acquiesça.
- Je crois que nous devrons de nouveau nous en remettre à l'Holocron pour acquérir davantage d'informations. Comme l'a très justement souligné la Sénatrice, nous devons nous centrer sur les informations que nous possédons déjà. Ce qui me ramène à mes notes.
Il tourna quelques pages de son petit carnet, s'arrêtant à un passage en particulier.
- J'ai ruminé plusieurs fois dans ma tête ce titre que vous a attribué la force du Côté Obscur de « Septième Sage ». J'étais persuadé de ne jamais avoir entendu ce nom, jusqu'à ce que cela me fasse penser à un passage de l'Éveil de l'Esprit.
- L'Éveil de l'Esprit ? interrogea Padmé interloquée.
- C'est un ouvrage qui a été rédigé par les moines de l'Église de la Force sur Jeda. L'Eveil de l'Esprit ou Shippô, est une pratique ancienne que les Jedi ont adoptée d'une tribu nomade entièrement constituée de femmes. Pour atteindre la voie du Jedi, la pratique des Sept Joyaux doit être appliquée pour atteindre l'Éveil Spirituel. Pour cela, il faut acquérir les vertus du Cœur, de la Technique, du Savoir, de l'Envol, du Mouvement, de l'Endurance et de la Grâce.
Cela semblait évoquer quelque chose à l'ancienne Reine de Naboo.
- Ce sont exactement les mêmes vertes que chaque souverain choisi de Naboo se doit d'acquérir lors des Épreuves Royales ! Pour être éligible auprès du peuple, chaque candidat se doit de passer les épreuves avant de pouvoir être élu.
- Tu as passé ses épreuves alors ? dit Anakin, impressionné, sans pour autant être étonné, sa femme était capable de tellement de choses.
Cette dernière sourit avec un air entendu.
- Bien sûr. Ce n'était pas une mince affaire, mais j'ai réussi. Et ensuite, le peuple à décidé lequel des candidats deviendrait leur prochain souverain.
Cordova agréa les dires de la jeune femme.
- Cela n'est pas étonnant, car beaucoup de mondes se sont inspiré de la pratique des Sept Joyaux, ce sont des vertus auxquelles chaque chef se doivt d'être dévoué corps et âme. Aldeeran par exemple, a une lignée royale dont l'héritage se transmet par le sang, mais si l'héritier échoue aux épreuves, alors un tournoi est ouvert afin qu'un autre élu se présente.
Obi-Wan se racla légèrement la gorge, faisant subtilement comprendre que certes tout ceci était très intéressant, mais ils avaient d'autres choses sur lesquelles se concentrer, ce que Cordova comprit tout de suite et s'empressa de conclure.
- Enfin, revenons à la vision. Je crois que ma théorie vient d'être validée quant au fait que le troisième Élu est un garçon qui semble avoir le même âge que votre fille.
- Donc cela voudrait dire qu'il n'est pas encore né lui non plus, souffla Anakin, pensif.
- Et nous n'avons pas plus d'éléments sur lui, soupira Obi-Wan. Nous ne savons même pas à quoi il ressemble précisément si ce n'est qu'il a semblé humanoïde avec des oreilles de chat.
- Vrai cela est, mais foi en la Force j'ai. La vision l'a dit : le destin de cet enfant et de la petite Angie, liés, sont.
J'ai l'impression de le connaître ! résonna la voix de sa fille dans la tête d'Anakin. Se pouvait-il que les deux enfants se rencontrent dans leur futur enfance ? Ou y avait-il quelque chose de plus mystique dont seule la Force en connaissait les secrets ? Mais pour l'heure, il devait laisser de côté ces questions.
Ce fut le moment que choisi Obi-Wan pour planifier la suite des évènements.
- Voici ce que je vous propose : nous nous en tenons au plan d'Anakin et Padmé et nous contactons la Reine de Naboo. Ce sera une bonne chose de faite. Je propose de remettre à plus tard l'annonce de votre mariage auprès du public, c'est plus diplomatique aussi bien pour l'Ordre Jedi que pour le Sénat. Après nous irons aux Archives pour en savoir plus sur l'Éveil de l'Esprit et tout ce que nous pourrons trouver sur la Prophétie.
- Je ne quitte pas Padmé, Maître, spécifia Anakin, intransigeant.
Obi-Wan aurait dû le voir venir. Aussi, il rebondit sur la réponse de son ancien Padawan.
- Bon, alors tu pourras rester ici et je te dirais tout ce que nous avons trouvé. Je pense que ce serait délicat de faire venir la Sénatrice aux Archives sans une bonne explication. Donc il vaut mieux attendre la réunion de ce soir. Serez-vous disponible pour nous accompagner, Sénatrice ?
Padmé acquiesça, une lueur de résignation au fond des yeux.
- La question ne se pose même pas, Maître Kenobi. Je dois avouer que je suis nerveuse, mais tout ceci devait prendre fin un jour ou l'autre.
Elle se tourna vers Anakin qui hocha la tête, confirmant ses dires. Yoda se leva de son siège.
- N'oubliez pas, mon soutien, vous avez. Maintenant, contacter la Reine, nous devons.
oO0Oo
Cette journée pouvait être marquée sous le seuil de la nervosité. Et pourtant, pour Anakin, rien n'avait jamais été aussi libérateur. Il lui semblait que durant trois ans, la vie était emprisonnée dans une immense toile faites de chaînes de fer et aujourd'hui les verrous sautaient les uns après les autres. Il savait alors qu'il écoutait le comlink sonné ces cycles qu'il pourra tout affronter.
Anakin et Padmé avaient choisi de se tenir l'un près de l'autre pour ne prêter à aucune confusion quant à leur union. Le jeune homme pouvait sentir sa femme nerveuse comme jamais. Il lui serra la main, caressant la paume de sa main dans l'espoir de la rassurer. Bien qu'elle ne se tourna pas vers lui, elle les lui rendit avec amour.
Tout ira bien, lui souffla-t-il à travers leur lien.
Et l'espace d'un instant éternel et précieux, il fut elle. Ils n'étaient plus qu'un. C'était comme si elle était devenue un Jedi, mais avec une intensité et une intimité comme il n'en avait jamais connu. Il la sentit vraiment dans la Force. Presque de la même façon qu'il l'avait senti dans la dernière vision, lorsqu'elle était sous sa forme de déesse où elle irradiait de puissance. Il fut les battements de son cœur et ressentit le souffle entre ses lèvres. La douceur de ses paroles était comme une prière aux étoiles…
Je t'aime… Peu importe ce qui peut arriver, je suis à toi, pour toujours et à jamais. Ne doute jamais de mon amour, Anakin…
Sa pureté, sa passion et la vérité de son amour coulaient en lui et chacun de ses atomes hurlaient à la Force sa résolution : jamais il ne la laisserait mourir.
Enfin l'hologramme de taille humaine de la Reine Jamillia apparue, dans ses apparats noir et blanc, leur faisant face à eux cinq, alors qu'ils se tenaient debout en ligne les uns à côté des autres. La Reine retint un tressaillement d'étonnement en les voyant. Ses yeux trouvèrent immédiatement son Ambassadrice au Sénat.
- Sénatrice ! Je suis heureuse de vous voir ! On m'a prévenu que Maître Yoda et vous m'attendiez, mais je ne pensais pas que vous seriez aussi nombreux.
La jeune femme sourit doucement en guise d'excuse.
- Je suis navrée, Reine Jamillia. C'est bon de vous revoir, dit-elle en s'inclinant légèrement, ce à quoi la Reine la dispensa immédiatement.
- Allons, ma chère. Pas de cérémonie. Vous êtes mon égale. Vous étiez Reine avant moi.
Elle tourna son attention vers les Jedi, les saluant les uns après les autres. Ces derniers s'inclinèrent comme il se le devait devant une personne royale. Le rapprochement entre Skywalker et Amidala n'échappa nulle aux yeux observateurs de la Reine.
- Maintenant, dites-moi, qu'est-ce donc qui vous amène vers moi ?
La Reine était connue pour être franche et ne pas avoir sa langue dans sa poche, ce qui lui a valu d'être choisie à la suite de Padmé dont les actes et les paroles étaient toujours empreintes de sincérité. Et cette fois encore la Reine Jamilla resta fidèle à elle-même et ne tourna pas autour du pot.
Les mains tremblantes, Padmé prit une inspiration silencieuse avant de se lancer.
- Je vous demande pardon, Majesté. Je vous ai déçu.
Malgré son maquillage élaboré, il était impossible de rater l'image de consternation qui s'abattit sur la figue de la souveraine. Les yeux écarquillés, c'était à peine si elle allait se retrouver la bouche bée tant elle n'en croyait pas ses oreilles.
- Voyons, Padmé ! Comment pourriez-vous me décevoir ? demanda presque en baragouinant la reine, n'y comprenant rien.
Préparation à l'impact, se dit Anakin. Respire, ressens, sois dans l'instant présent et fis-toi à ton instinct. C'est ce que Qui-Gon lui aurait dit.
- Je vous demande pardon pour vous avoir trompée durant ces trois dernières années, continua Padmé, le visage vide, mascarade de sa terreur.
Elle prit une nouvelle inspiration. Sous la peau de son ventre, elle sentit une petite pression. Intérieurement, elle sourit. Sa petite Angie lui donnait du courage. Et cela suffit pour lui rendre de la force.
- Je suis mariée. Au Chevalier Jedi Anakin Skywalker.
L'hologramme vacilla deux fois. La Reine n'avait pas bougé, si ce n'était que son regard fixa longuement le couple, avant de passer de Maître Yoda à Obi-Wan à Cordova avant de revenir sur Anakin et Padmé. Puis la Reine ouvrit la bouche.
- Ça par exemple…, souffla-t-elle dans un murmure.
Padmé baissa le regard, se préparant à la sentence logique qui allait suivre, avant de se redresser.
- Je sais où sont mes responsabilités, mais je regretterai jamais ma décision d'avoir épouser l'homme que j'aime. J'accepterai toutes vos pénitences.
C'était la première fois qu'elle disait publiquement qu'elle l'aimait et les émotions qui traversèrent Skywalker furent si brutes et ardentes qu'il dut les enterrer au plus profond de lui pour ne pas exploser comme un volcan. Mais il se ressaisit et à son tour s'avança.
- Majesté, commença-t-il, rassemblant le plus d'assurance comme jamais auparavant. Je sais que rien de nos engagements ne vous semble responsable.
Il se redressa et tous ne le virent jamais aussi solennel. Le cœur de Padmé battit dans sa poitrine.
- Je sais que je n'ai aucun droit de vous demander cela, et certainement que je dépasse les lignes de la bienséance, mais s'il vous plaît, ne condamnez pas Padmé à cause de moi. Elle n'a jamais manqué à son devoir. Tous les jours, que je sois près d'elle ou au loin sur les champs de bataille, je la vois tout faire pour servir son peuple et faire cesser cette guerre. Blâmez-moi tant que vous le souhaiterez, mais vous ferez une terrible erreur en rejetant Padmé.
La jeune femme ne s'attendait pas du tout à ce que son compagnon la défende de la sorte au point qu'elle se retrouva incapable pour la seconde fois aujourd'hui à user de la parole. Mais comment réprimander ce qui est dit du plus profond du cœur. Et elle n'était pas la seule à rester indifférente, tous furent impressionné par la maturité du jeune homme, prêt à assumer les conséquences. Obi-Wan admira son apprenti, son frère, si fier de lui et presque envieux. La Reine semblait essayer de se remettre de son choc.
- Si on m'avait dit ça un jour…
Mais elle recouvra ses esprits, se tournant vers Yoda.
- Je suppose, Maîtres Jedi, que vous êtes ici en raison du Code qui régit votre Ordre ?
Yoda choisit cet instant pour donner de plus amples explications.
- Le secret de Skywalker et Amidala, nous avons découvert, en effet. Mais dans de sombres présages de la Force, je le crains. En danger, ils sont. Des cibles de notre ennemi, nous avons découvert qu'ils étaient. Car des piliers de nos valeurs, ils sont. Indéniable, cela est. De les condamner, inutile, j'ai jugé que c'était. Notre aide, ils ont besoin et mon soutien, ils ont.
La Reine fut d'autant plus abasourdie. Padmé crut qu'elle était dépitée par son choix.
- Je suis prête à déposer ma démission auprès de vous, Majesté, dit la jeune femme.
- Non ! s'exclama la Reine, levant les mains. Padmé, vous n'y êtes pas du tout ! Je veux dire…
Elle se racla la gorge, reprenant un peu de sa dignité quelque peu écartée.
- Permettez que je résume : vous êtes tous deux mariés depuis trois ans ?
- C'est exact, dit Padmé.
- Et vous êtes en danger ?
- Ce serait trop long à vous expliquer proprement, mais en court terme, les Jedi ont eu des visions où ils m'ont vu en danger. Par ce biais, notre secret a été découvert mais Maître Yoda, Maitre Kenobi et Maitre Cordova nous ont donné leur soutient.
- Après Skywalker et Amidala, les Sith en ont. De les abandonner, nous ne pouvons pas. La décision au Conseil pour Skywalker nous devons décider, mais pour Amidala, après de vous, nous devons nous en remettre, dit Yoda avec calme et sérénité. Cependant, que je ne condamnerai pas Skywalker et Amidala, vous devez savoir.
Cordova choisit alors d'intercéder.
- Je m'excuse pour mon intervention mal amenée, Votre Majesté, cependant, je veux témoigné ici que je suis un Jedi qui s'est écarté du Code au même titre que le Chevalier Skywalker. Cela ne fait quelques heures que j'ai pu faire sa connaissance, mais je veux dire que c'est un jeune homme de dextérité et d'honneur. L'Ordre est très chanceux de l'avoir. Je serais déçu de le perdre uniquement pour un mariage qu'il n'a jamais affecté son sens du devoir envers la Galaxie.
- J'appuie les paroles de mon collègue Jedi, parla enfin Obi-Wan. Vous me connaissez comme le Maître d'Anakin. Je suis le premier à pouvoir dire que sans lui la Galaxie aurait été en bien plus piteux état.
La Reine cligna des yeux, penaude.
- Mais alors… tout va bien ?
Chacun eut la même pensée.
Hein ?
La Reine parut se dandiner un peu avant de sourire gentiment.
- Maître Yoda vous soutient et je n'ai aucun préjugé à vous porter.
Padmé se crut dans un rêve. Aussi, elle osa demander tout en contenant son espoir frénétique :
- Majesté, dois-je comprendre que vous ne me renvoyez pas ?
- Oh Padmé, jamais je n'aurais le cœur à vous renvoyez.
Elle joignit ses mains, de nouveau sereine et l'atmosphère parut s'alléger en un quart de tour.
- Il est vrai que je ne m'attendais pas du tout à pareille nouvelle et certainement pas annoncée en votre présence, Maîtres Jedi. Mais pour être tout à fait honnête, ce n'est pas surprenant de vous découvrir mari et femme quand on voyait ce regard dans vos yeux.
Les jeunes gens sentirent le rouge leur monter aux joues pendant que les trois Maîtres Jedi ricanèrent dans leurs barbes. Anakin sentit le regard de son ancien Maître dans son dos, entendant parfaitement les paroles non-dits : « Je te l'avais bien dit ». Ah celui-là…
La Reine continua :
- En effet, je suis très heureuse d'apprendre votre mariage. Mes félicitations à tous les deux, Maître Skywalker, Sénatrice Amidala.
C'est un rêve, ne les réveillez surtout pas, se dirent Anakin et Padmé. C'était vraiment trop beau pour être vrai. Mais pourtant tout était vrai. Les jeunes époux s'inclinèrent comme s'ils n'étaient qu'un même être et saluèrent la Reine :
- Merci, Votre Majesté.
- De tout notre cœur, merci infiniment.
La Reine Jamilla laissa échapper un petit rire.
- Skywalker a raison, Padmé. Jamais, en ces trois années de guerre, vous n'avez une seule fois failli à votre devoir. Je savais que j'avais bien fait en vous demandant de devenir Sénatrice. Vous êtes une visionnaire et un vrai leader, nous avons besoin de vous. Vous savez mieux que personne harmoniser les peuples les uns avec les autres et sans vous, nous aurions de depuis bien longtemps perdu le gros de nos valeurs.
- Je n'ai fait que le devoir de mon cœur, Madame…, articula tant bien que mal Padmé, la voix prise par l'émotion.
- Je peux même dire la même chose de vous, Maître Skywalker. Sans vous, beaucoup pleureraient davantage de proches. Vous connaissez l'un comme l'autre la préciosité de la vie. Et pour cela, je vous en remercie et vous offre toute mon amitié.
- Nous la recevons avec joie et honneur, Votre Majesté, répondit Anakin.
- Je subodore qu'avec mon soutien et le vôtre Maîtres Jedi, le jugement de Maître Skywalker sera plus clément et n'aura pas cette folie de se passer de lui en l'excluant de l'Ordre ?
- De cela, je ne l'espère point, bien que bon espoir, nous pouvons avoir au vu de mon rang de Grand Maître et de mon influence au sein de l'Ordre.
La Reine se tourna de nouveau vers Skywalker.
- Sachez ceci, Skywalker : si le Conseil Jedi vous exclut de l'Ordre, vous trouverez toujours une place parmi nous sur Naboo. Vous êtes notre Héros et beaucoup ici vous porte dans leur cœur. Moi, Jamilla, je m'engage à vous donner un siège dans mon gouvernement et le commandement de nos armées.
Anakin dut lutter de toutes ses forces contre la galvanisation qui lui montait à la tête. De un, ce n'était pas digne d'un Jedi, de deux, peut-être que c'était un peu précipité. Et en plus, il ne voulait pas se comporter comme un paon devant tout le monde.
- Majesté… Je suis vraiment honoré de votre considération mais je conçois bien que beaucoup n'accueilleraient pas ces décisions avec autant d'entrain que vous-même. Je souhaite rester aux côtés de Padmé mais je ne tiens pas à ce que votre générosité envers nous vous porte préjudice.
Les sourcils d'Obi-Wan se haussèrent.
- Et bien, voilà bien une première fois que mon ancien apprenti fait preuve de sagesse ! Mais plus sérieusement, Anakin a raison, il vaudrait mieux ne pas faire de précipitations. Nous avons décidé ensemble de parler de la situation de la Sénatrice et d'Anakin ce soir. Nous vous tiendrons informer de la décision du Conseil.
Padmé ne savait pas comment se comporter face à tant de générosité plus qu'inattendue. À la fois, elle était si fière que la Reine considère Anakin avec valeur, considération qu'il méritait à juste titre et en même temps, elle savait que ce n'était pas dans les mœurs des Jedi d'accepter le pouvoir et le luxe. Heureusement que son époux avait réagit avec mesure à la proposition de la Reine parce qu'il aurait pu perdre la considération de Maître Yoda.
Elle regarda son mari, se souvenant du jeune garçon qu'elle avait épousé au début de la guerre. Il avait tellement pris en maturité et en quelques heures à peine, il s'était transformé. Il était plus libéré. Toujours angoissé, mais tellement moins écrasé. Certainement qu'Obi-Wan avait dû lui faire beaucoup de bien. Et cela lui donnait tellement d'espoir.
- Majesté, dit la jeune femme. Je me sens très maladroite pour une fois, je suis très flattez de l'estime que vous accordez à mon mari, mais je pense que nous devrons prendre le temps d'en parler après la réunion du Conseil Jedi. À ce moment, nous pourrons aussi parler de l'annonce au Sénat et au bureau de la Chancellerie.
- Entendu. Nous ferons ainsi, accorda la Reine d'un gracieux hochement de tête avant d'ajouter, mystérieuse. Mais vous pourriez être surpris… Votre mariage n'est certes pas très orthodoxe, mais si on regarde du point de vue du peuple, je crois que vous allez en faire rêver plus d'un.
Allaient-ils vraiment faire rêver les gens ? C'était plus un tsunami de scandale qu'ils étaient sûrs d'obtenir. Mais ils allaient y faire face, parce qu'ils étaient ensemble.
- Mais vous disiez que vous étiez en danger ! se rappela la Reine, alarmée. Puis-je vous prêter mon aide d'une façon ou d'une autre ?
Yoda prit l'initiative de répondre à cette question.
- Peu nous pourrions vous dire pour la sécurité de Skywalker et d'Amidala, mais par un artefact de la Force, nous en avons la certitude. Les Jedi ne les abandonneront pas.
Padmé croisa le regard de son mari et rien avec le contact des yeux, ils prirent leur décision.
- À ce sujet, Majesté, il y a autre chose que vous deviez savoir, commença-t-elle, de nouveau nerveuse. Anakin et moi allons avoir un enfant.
- Mes étoiles ! s'exclama la Reine, la joie irradiant de son visage, que l'on pouvait sentir même à travers des années-lumières via l'hologramme. Anakin ! Padmé ! Toutes mes félicitations ! Oh quel bonheur ! Enfin une merveilleuse nouvelle de la vie ! Je suis si heureuse pour vous !
Sa bonne humeur était littéralement contagieuse et tous sourirent, riant avec joie pendant que les larmes de bonheur montant aux yeux des futurs parents qui la remerciaient chaleureusement. La Reine ne pouvait presque plus s'arrêter tant elle était heureuse. Padmé soupira de bonheur. Anakin avait raison. Leur bébé était vraiment une bénédiction.
- Je sais que ma réaction vous paraît sur exprimée, mais il y a si longtemps que je n'ai entendu une nouvelle de la vie au milieu de toutes ces larmes et tous ces morts. J'ai l'impression de respirer de nouveau. Chère Padmé, Maître Skywalker, recevez toute ma bénédiction. Je souhaite beaucoup de bonheur.
- Nous sommes très heureux, Votre Majesté, dit Padmé.
- Est-ce que vos parents sont au courant ?
La question était naturelle, mais pourtant, elle fut jetée telle une douche froide sur Amidala et Skywalker. Les Naberrie. Ils ne savaient rien pour eux. Padmé sentit une boule dans son ventre. Que diraient ses parents ? Eux qui avaient toujours attendu qu'elle fonde une famille ? Qui lui avaient présenté plusieurs partis ? Que penseraient-ils de son mariage ? De la future naissance d'Angie ? Que penseraient les gens de son monde ? Et ceux de la Galaxie ? Une ancienne Reine, issue de famille noble et princière, épousant un ancien esclave dont on ne connaissait même pas l'ascendance. Elle jetterait son amour dans un monde de requins.
Anakin sentit sa gorge se nouer. Que penseraient ses « beaux-parents » ? Que dirait le père de Padmé, pour qu'il ait pris sa fille sans sa bénédiction et lui avoir fait un enfant ? Pas du bien. Certainement pas du bien.
La Reine s'aperçut de l'ambiance froide et parla doucement :
- Vous allez devoir leur parler, Padmé. Ce sont vos parents. Ils seraient blessés d'apprendre la nouvelle par l'Holonet.
- Je le sais bien, Majesté. Je leur parlerai, assura la jeune femme, masquant sa détresse.
La Reine lui sourit avec gentillesse.
- Si vous le souhaitez, je leur parlerai.
- Je vous remercie, Majesté. Vous nous comblez de votre gentillesse.
Anakin la remercie également silencieusement. La Reine s'adressa à tous.
- J'attends de vos nouvelles. Je vous place en priorité sur mon canal. N'hésitez pas à mon contacter à toute heure.
- Nous le ferons certainement, Votre Majesté, dit Obi-Wan qui conclut leur entretient.
Et sur ces paroles, ils se saluèrent, terminant la communication. Cordova soupira de contentement.
- Bon. Ça s'est relativement bien passé.
- On ne pouvait pas mieux dire, accorda Obi-Wan en croisant les bras.
Yoda ricana doucement, sentant la Force s'illuminer un peu. Anakin serra Padmé contre lui, lui embrassant doucement le front. Ils avaient passé une première étape. Ils avaient gagné un nouvel allié et pas des moindres.
- Soulagés ? dit Obi-Wan à l'adresse du couple.
- Le terme est encore une fois beaucoup trop un euphémisme, rit en coin Anakin.
- Je suis de son avis, confirma Padmé.
- Armez-vous bien alors, parce que ce n'est hélas pas fini pour vous, sourit avec empathie Cordova, pensant au Conseil qui ne serait pas aussi indulgent que la Reine Jamilla.
Obi-Wan joignit ses mains pour les frotter l'une contre l'autre.
- Toutes ces émotions creusent ! Je vais passer chez Dex, manger un bon morceau avant de me coller aux fouilles de bibliothèque.
- Vous ne souhaitez pas manger ici ? offrit aimablement Padmé.
Les trois Jedi déclinèrent poliment l'offre.
- Non, merci, Padmé, une autre fois, sans fautes, promit Obi-Wan. Je pense que vous devez prendre un peu de temps, Anakin et vous.
- Le travail d'archiviste prend un temps énorme, il vaut mieux s'y mettre maintenant, ajouta Maître Cordova. Mais je prends note pour une prochaine invitation.
Il rangea l'Holocron dans sa sacoche ainsi que son petit carnet.
- Il vaut mieux que je le garde avec moi pour le moment. Ce n'est pas sûr de le laisser trop longtemps hors du Temple. Bien que personne ne puisse l'ouvrir à part toi, Anakin.
- Très bien, dit simplement le jeune homme.
Yoda s'appuya sur sa canne, se dirigeant vers la sortie.
- Au Temple, je retourne. Méditer, je vais. Et avant la réunion, dire aux membres que le deuxième Élu nous avons trouvé, et en chemin pour trouver le troisième, nous sommes. Nous aider, cela pourra pour ta défense face au Conseil, jeune Skywalker.
Le visage d'Anakin s'assombrit, pas du tout enchanté à la perspective de révéler sa fille au Conseil. Obi-Wan s'en rendit compte.
- Il vaut mieux qu'ils sachent, Anakin. Ce sont tes meilleurs alliés dans le combat contre les Sith.
Ses meilleurs alliés ? Il était le meilleur parmi eux tous. Mais un regard vers le ventre de Padmé le dissuada de prononcer ces mots.
- Je comprends, Maître.
- Alors réglé, cela est, dit Yoda. Ce soir, nous nous verrons.
Et les Jedi sortirent, accompagnés par les derniers adieux des jeunes époux. L'appartement fut plongé un instant dans un silence tranquille où ni Anakin ni Padmé ne bougèrent, leurs regards fixant toujours la sortie par où étaient partis leurs amis. Est-ce que tout cela était un rêve éveillé ? Ce fut C-3PO qui vint les tirer de leurs torpeurs.
- Maître Anakin, Dame Padmé ? Souhaitez-vous que je serve le repas ?
Les jeunes gens se tournèrent vers le droïde, de retour parmi le monde des vivants.
- Oui, 3PO. Ce serait adorable. Merci, dit gracieusement Padmé.
Le soleil était monté au haut dans le ciel urbain de Coruscant et ses rayons passaient au travers des brumes des incendies, baignant l'appartement dans une lumière enchanteresse. Une fois le déjeuner servit à la table de la salle à manger, Skywalker et Amidala mangèrent, parlant doucement. Anakin demanda si elle se sentait différente, si elle avait mal quelque part, ce à quoi Padmé le rassura, lui garantissant sa bonne santé. Ils continuèrent la conversation autour de la grossesse, planifiant un prochain rendez-vous médical et cette fois-ci pour un examen bien poussé. Quand ils eurent fini, ils allèrent s'installer blottis l'un contre l'autre sur le canapé de la véranda, regardant le centre de la Galaxie panser ses plaies.
La conversation s'était réorientée sur ce qu'ils diraient au Conseil, ce qu'il valaient mieux dire, comme il faudrait agir. Puis, ils firent une pause. Qu'Anakin rompit brusquement :
- J'ai dit à Obi-Wan pour les Tsuken…
La jeune femme releva furtivement la tête.
- Il te ressemble, soupira le jeune homme avec tristesse.
La jeune femme sourit avec une sensation douce-amère.
- C'est parce que nous te connaissons… On sait que tu es quelqu'un de bien, mon amour.
- Suis-je vraiment quelqu'un de bien ?
- Tu as sauvé des dizaines, voir des centaines de planètes au cours de cette guerre, tu vas toujours au secours de tes hommes, tu ne les laisses jamais sur le champ de bataille, tu as toujours un mot gentil pour toute personne civile, peu importe qui cela peut être, tu voles toujours à leurs secours et je ne compte plus le nombre de fois où tu m'as sauvé la vie. Donc vraiment, Anakin si tu n'es pas une bonne personne, que sommes-nous, nous autres ?
Il détourna le regard, subitement honteux.
- Il faut que je te dise quelque chose…
Le cœur de la jeune femme battit dans sa poitrine, s'attendant au pire. Mais elle connaissait son amour. Alors elle tint bon.
- Dis-moi, l'encouragea-t-elle doucement.
- Je… Sur le pont… Pendant la bataille avec Dooku. Il s'est passé quelque chose.
Elle attendit patiemment.
- Dooku… Nous nous sommes battus. Il avait attaché Palpatine dans les quartiers du Général. Il l'a laissé face au spectacle de la bataille. Il l'a laissé regarder son monde, le symbole même de la République se déchirer sous ses yeux.
Le front de Padmé s'arquait de tristesse, imaginant très bien ce qu'avant dut ressentir son ancien conseiller et ami. Elle-même avait souffert face à la famine et à l'extermination de son peuple lors du Blocus de la Fédération du Commerce. Et elle avait été si loin d'eux alors qu'elle fuyait sur son navire. Tandis que lui s'était retrouvé face aux combats, impuissant spectateur. Elle se doutait bien de la colère d'Anakin d'avoir vu son ami en détresse.
- Puis il a jeté Obi-Wan comme s'il n'était qu'un vulgaire jouet. Et il n'arrêtait pas de me narguer. Et j'étais… tellement en colère.
Elle s'en doutait bien.
- Mais tu l'as vaincu.
- Je l'ai désarmé…
Elle fronça les sourcils, pas certaine de comprendre.
- Mais je croyais…
- Je lui ai tranché les mains et je l'ai mis à genoux.
Tout à coup, elle commençait à comprendre où il voulait en venir. Il n'avait pas tué Dooku dans un duel. Il l'avait exécuté. Ce n'était pas comme avec les Tsuken où la douleur l'avait plongé dans une folie meurtrière. Où il avait perdu le contrôle de lui-même. Non, ici, il avait eu le choix. Et il a tué un homme désarmé de sang-froid. Tout se bouscula dans la tête de Padmé, elle chercha à retrouver tant bien que mal ses esprits.
- Tu l'as désarmé et tué comme ça, dans la foulée ?
Peut-être n'a-t-il pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait. Il avait été au beau milieu d'un combat, tous les coups peuvent partir très vite et garder le contrôle était un véritable défi, tout Jedi qu'on soit.
- Non. Je lui ai tranché les mains et j'ai mis ma lame et la sienne que j'avais récupérée sous sa gorge et je le tenais là. Et Palpatine m'a ordonné de le tuer. Et j'ai écouté… Alors que je savais que je ne devais pas.
- Attends ! Palpatine t'a ordonné de le tuer ?
Tout à coup, le jeune homme hésita et son regard eut un étrange mélange d'appréhension et… de méfiance.
- Oui…
La jeune femme était de plus en plus confuse.
- Mais pourquoi ? Je veux dire… Je n'étais pas là bien sûr, je ne peux pas savoir quel était le contexte exact, mais Palpatine est chef des armées et c'est le Chancelier, il devait se douter que Dooku n'avait pas à être exécuté de la sorte. Il devait passer par un procès.
- Il a dit qu'il était trop dangereux pour qu'on le laisse en vie.
- Quoi ?
- Padmé, je sais que ce n'est pas ce que j'aurais dû faire, mais d'un certain point de vue, c'était vrai. Je devais libérer Palpatine, puis prendre Obi-Wan sur mes épaules et devoir trimballer Dooku le long d'un navire qui se renversait avec des droïdes assassins à chaque coin de couloir était d'un coup plus compliqué. Je ne pouvais pas l'endormir, j'avais déjà Obi-Wan et si je l'avais pris avec moi, il aurait pu user de la Force pour se retourner contre nous. Alors, oui, il restait dangereux.
La jeune femme observa longtemps son compagnon avant de soupirer.
- Comme je le dis, je n'étais pas là et je ne peux pas estimer la situation qui t'a poussé vers cette décision. Dooku était dangereux et il était la tête pensante des Séparatistes. Avec sa mort, ils sont démunis et plus vulnérables que jamais, c'est le moment idéal pour nous d'ouvrir les négociations, même s'il aurait été plus simple de négocier avec Dooku comme intermédiaire. Mais ce qui est fait est fait et nous ferons autrement. En revanche, ce dont je suis certaine, c'est que Palpatine n'avait pas à te mettre dans une telle position. Je sais bien qu'il est notre autorité au Sénat et le chef des armées, donc je me doute que tu n'aies pas pu discuter un de ses ordres, mais lui ? Pourquoi a-t-il décidé cela ?
- Comment veux-tu que je le saches, Padmé ? répondit Anakin d'un ton mordant, n'aimant pas du tout la direction de la conversation, avant qu'il ne se calme et reprenne plus lentement. Je suppose que comme moi, il est fatigué de cette guerre. Et franchement, des heures dans une salle à regarder ton monde être massacrée… Je crois qu'il y a de quoi devenir fou…
- Peut-être… Mais c'est le Chancelier Suprême et il est juge. Et un juge doit toujours placer la raison avant la passion. Sinon, c'est le chaos. C'est la loi du plus fort.
Elle avait raison comme toujours, mais les règles n'étaient pas toujours en accord avec les situations. Parfois, les choses nous amenaient à suivre d'autres chemins…
La jeune femme plaça une main sur le genou de son mari.
- Comptes-tu en parler à Obi-Wan ?
- Oui, mais plus tard…
La jeune femme acquiesça, se caressant le ventre. Ils ne dirent rien, puis après qu'Angie donna un petit coup à sa mère, celle-ci reprit la parole.
- Je suis contente que tu m'aies dit tout ça, Anakin. J'imagine que rien n'a dû être facile pour toi, mais je suis heureuse que l'on soit honnête l'un avec l'autre.
- Tu n'es pas dégoûté par moi ? demanda-t-il.
Il n'avait laissé paraître aucune peur. C'en serait presque effrayant pour ceux qui ne le connaîtraient pas. Mais Padmé était parmi les personnes qui connaissaient le mieux Anakin Skywalker et elle n'était pas dupe. Elle tourna le cou pour le regarder droit dans les yeux.
- Anakin. Jamais, de toute ma vie, je n'ai désiré et aimé quelqu'un comme je t'aime toi.
Le jeune homme en eu des frissons rien qu'à ses paroles. Son regard sépia était plus chaud que tous les rayons de soleil.
- Aucun homme ne m'a jamais fait ressentir ce que j'éprouve quand tu me regarde, mon amour. Aucun n'a hanté mes pensées comme tu les hantes quand tu es loin de moi. Personne ne possède la force de l'amour que j'ai pour toi !
- Tu en as connu beaucoup des hommes, mon amour ? rit les jeune homme approchant ses lèvres des siennes avec un sourire narquois. Parce qu'à notre nuit de noces…
- Oui, bon, on a compris, le coupa-t-elle, la figure toute rouge.
Le jeune homme étouffa une série de rire, n'en revenant pas qu'elle soit toujours aussi prude à ce sujet lorsqu'ils en discutaient alors que dès que la porte de leur chambre était verrouillée, elle s'en donnait à cœur joie et avec bon entrain.
Mais le visage de Padmé devint un peu morose alors qu'une pensée traversa son esprit et le jeune homme s'enquit immédiatement de ce qu'il n'allait pas.
- Je n'ai pas « connu » des hommes, mais beaucoup m'ont été présenté…
Le jeune homme retint un hoquet de surprise, découvrant une part de la vie de sa femme qu'il ne connaissait absolument pas.
- Quoi ?
Padmé soupira, s'apprêtant à lui expliquer.
- C'est aussi pour cela que j'ai voulu ne rien dire à ma famille, mais tu sais que Naboo est certes une démocratie, mais les chefs élus restent des monarques. Longtemps durant, Naboo a été régie par une famille royale avant que celle-ci n'abdique et instaure la Constitution. C'étaient alors les familles princières qui avaient le droit de prétendre aux épreuves royales pour être souverain élu. Aujourd'hui, les épreuves ont pu être ouvertes aux personnes issues de milieux plus populaires tout le temps qu'ils passent les épreuves avec succès. Cependant, Naberrie est une famille noble. Et par tradition, les enfants nobles sont élevés afin d'être prêts pour les épreuves mais aussi pour conserver la « pureté » du sang.
- Qu'est-ce que tu dis ? souffla Anakin, n'en croyant pas ses oreilles.
- Aujourd'hui, les enfants ont le dernier mot quant au choix de leurs partenaires, mais malheureusement, beaucoup restent influencés par l'avis de leurs parents. Mes parents étaient un mariage arrangé, mais comme ils étaient amis d'enfance, ils n'étaient pas opposés à ce mariage et l'amour est venu. Sola a choisi le deuxième parti qui lui a été présenté. Et moi, quand j'étais plus jeune, on me faisait rencontrer tout un tas de garçons de bonne famille.
L'idée de savoir sa femme courtisée par une ribambelle de jeunes blancs-becs ne plaisait vraiment pas du tout à Skywalker. Le jeune homme inspira. Il ne servait en rien d'être jaloux d'hommes qui n'ont jamais approché sa femme et qui ne l'approcheront jamais. Mais vraiment, il n'avait pas cru que les écarts de sociétés étaient aussi importants sur une planète telle que Naboo.
- Je n'aurais jamais cru ça, avoua-t-il à sa femme.
- Ma famille avait vraiment ce soin de combler les écarts entre les sociétés et les classes. Ils ont réduit au maximum leur personnel domestique pour faire des choses par eux mêmes tel que le jardinage ou la cuisine plutôt que d'être servi. Et ce sont des valeurs qu'ils m'ont transmis toute jeune. C'est également une des raisons pour lesquelles j'ai voulu faire de la politique et que mes parents m'y ont encouragé, c'est parce que je voulais plus d'égalité pour tout le monde.
Anakin hocha la tête, se souvenant que c'était sur ce thème qu'elle était parvenue à battre l'ex-Roi Veruna, qui voulait rétablir les privilèges des nobles tandis qu'elle était dévouée à la cause publique, faisant d'elle la première Reine élue à la majorité absolue à seulement quatorze ans.
- Je t'ai déjà dit que mes parents voulaient que je m'installe une fois que j'avais terminé mes deux mandats de Reine, mais…
- Ils voulaient que tu choisisses un bon parti.
Elle détourna les yeux, attristée.
- Quand j'étais Reine, j'étais en quelque sorte libre. C'était moi qui avais le contrôle, personne pour me dire qui je devais rencontrer ou qui serait un bon mari pour moi. Quand la Reine ma proposé de devenir Sénatrice, quelque part, c'était mon refuge pour échapper à ce qu'on attendait de moi que je ne me sentais pas capable de donner. Ma mère a toujours été la plus insistante et Sola ne cessait de me dire que j'avais réussi à me convaincre que la Galaxie ne survivrait pas sans moi, mais je ne sais pas… Depuis que je suis toute petite, j'ai senti au plus profond de mon cœur que…
- …que c'était quelque chose, tu devais faire. Que tu étais née pour ça, termina Anakin, voyant très bien de quoi elle parla pour l'avoir éprouvé lui aussi.
Les jeunes époux se regardèrent, l'incrédulité et l'évidence dansant sur leurs visages. Pourtant, la réponse était bien simple : la Force. Elle leur avait confié une mission : protéger la Galaxie. Et elle les avait réunis pour qu'ils mènent ensemble ce combat.
Padmé acquiesça d'un hochement de tête. Elle fit une petite pause avant de reprendre.
- Mon père a fini par se rendre compte que tout ceci m'oppressait et il a demandé à ce qu'on me laisse tranquille. Quand mes nièces sont nées, j'ai ressenti une envie virulente moi aussi de fonder une famille, mais je voulais que ce soit par un mariage d'amour, avec un homme que j'aimerai pour ce qu'il est et qui m'aimerait pour qui je suis, pas pour mon titre, mon prestige, mes richesses ou uniquement pour ma beauté…
Elle lui serra la main, un sourire venant à ses lèvres.
- Et voilà que dix ans après avoir reçu un petit éclat de jappor d'un doux garçon au cœur grand comme la Galaxie, celui-ci revint vers moi, devenu un jeune homme beau comme un dieu et pour une fois dans ma vie, ce jeune homme que je désire de tout mon cœur, je n'ai pas le droit de l'aimer.
Cet air narquois lui revint alors que de nouveau elle flattait son ego en l'appelant « beau comme un dieu ». Il n'y tint plus et lui vola un baiser passionné alors que ses mains virent caresser ses bras et son ventre pendant qu'elle puisait ses doigts fins dans ses cheveux.
Mais cette fois, ce fut Angie qui les fit se séparer tellement qu'elle donnait des coups dans tous les sens à sa pauvre maman. Ils rirent, amusés par ce parfait timeline.
- En voilà une qui n'aime pas les bêtises de ses parents, plaisanta Anakin.
- La pauvre. On a dû la réveiller de sa sieste, dit-elle en caressant avec tendresse son ventre pour calmer son doux bébé.
- Alors on devrait lui chanter une berceuse pour la renvoyer au lit, dit le jeune homme en se réavançant vers sa femme qui lui posa un langoureux baiser dans le coup.
Ensemble, ils fredonnèrent la berceuse de Shmi. Dans le ventre de Padmé, Angie se roula de nouveau, comme pour se pelotonner et resta tranquille.
- Merci, Anakin.
- Pourquoi, mon ange ?
- Pour ce merveilleux cadeau que tu m'as fait. Pour m'avoir apporté l'amour et une famille.
- C'est moi qui devrais te remercier pour ça. Tu m'as rendu meilleur. Ma vie est belle grâce à toi.
Ils échangèrent un chaste baiser pour ne pas réveiller leur doux trésor endormi entre eux. Le jeune Jedi caressa le ventre de sa femme avec amour.
- Je veux devenir quelqu'un dont notre fille sera fière, dit-il, résolu à tout.
- Oh mon amour, elle sera fière de toi. Elle verra comment son père a traversé l'enfer et aura su préserver son cœur aimant. Elle t'aimera, Anakin. C'est ta fille et vous êtes tous les deux liés à moi pour toujours. Je vous aime plus que tout.
Une flamme d'amour s'embrasa dans la poitrine de Skywalker. Doucement, il prit sa femme dans ses bras et la couvrit de baisers, lui murmurant son adoration.
Ils restèrent ainsi longtemps. Puis le jeune Jedi reprit la parole.
- Mieux vaut parler à ta famille après le jugement du Conseil.
Elle hocha la tête, le regard dans le lointain.
- Tu as peur ? demanda le jeune homme.
- Un peu… Je voudrais que la tradition ne l'emporte pas sur leur jugement.
- Ils ne te forceraient pas à devoir choisir ?
Il eut un silence.
- J'espère que non, soupira enfin la jeune femme.
Le dragon s'immisça dans les failles de son cœur. Réveillant ses peurs. Les ruminant.
- Parce que s'ils le font, c'est toi que je choisirai, conclut sa fidèle épouse.
Et une fois de plus, il écrasa le dragon tandis que celui-ci ricana, triomphant.
Oui… Elle le choisira toujours…
Parce qu'elle est mienne.
Il fit taire ses pensées alors qu'il capturait les lèvres de la belle jeune femme avec les siennes, les plongeant une nouvelle fois dans l'ivresse de leur amour passionné. Cet amour dont ils ne soupçonnaient pas encore la capacité à embraser les étoiles…
oO0Oo
Le soir arriva bien vite à leur goût. Le soleil s'était couché depuis un moment déjà lorsqu'Anakin et Padmé arrivèrent au Temple Jedi. Ils avaient choisi d'afficher leur relation avec Padmé appuyée au bras d'Anakin, comme tout couple marié marchant ensemble.
Quand ils entrèrent dans le Temple, plusieurs Jedi se tournèrent vers eux, étonnés par un tel rapprochement entre eux, mais trop pieux pour en tirer des conclusions.
Ils montèrent en haut de la flèche principale, Obi-Wan les ayant prévenus que tout le monde les attendait. Enfin, ils arrivèrent devant la porte de la Chambre du Conseil.
Ils échangèrent un dernier regard, la détermination ayant balayé leurs derniers doutes. Main dans la main, ils furent prêts.
- Ensemble, mon amour, dit Anakin.
- Ensemble, affirma Padmé, scellant leur union éternelle.
La porte s'ouvrit et ils entrèrent.
A suivre...
Notes : Et nous y voilà !
Possessif, Anakin ? Ce n'est pas vraiment une très bonne chose (-_-' ). Méchant Côté Obscur !
J'ai été particulièrement intéressée par la dynamique entre Anakin et Padme dans ce chapitre, je trouve qu'ils sont injustement critiqués la plupart du temps, alors que je les trouve vraiment touchants.
J'ai aimé écrire sur Anakin en particulier car même s'il a de nouveaux alliés, il a toujours l'épée des ténèbres au-dessus de sa tête.
Laissez des commentaires pour que je sache ce que vous en pensez ! 8D
Merci à vous tous !
