Disclaimer :Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Ce tome trois commence juste à la fin du tome deux. A partir de maintenant, l'histoire est totalement différente de celle de J.K Rowling… J'espère que ça va vous plaire…
Note de l'auteure :N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !
Chapitre 7
Remus les avait remis sur pieds et les avait fait asseoir à la table de la cuisine avant de leur préparer du thé.
C'était bien typiquement anglais comme réaction, penser que nous pouvions tout réparer avec du thé…
Pendant qu'il leur préparait leur boisson, Blaise et Drago lui racontèrent ce qu'il s'était passé dans la maison de Bathilda Tourdesac, principalement le fait qu'elle avait visiblement été tuée par Voldemort et qu'il avait bien failli lui mettre la main dessus.
- Ava, l'appela-t-il en posant une tasse devant elle et en s'asseyant sur la chaise à sa droite. (Elle posa les baguettes de ses parents devant lui et observa sa réaction). Est ce que ce sont…
- Je croyais qu'elles avaient été enterrées avec eux…
- Je le croyais aussi. (Il passa sa main au dessus des deux baguettes, les doigts tremblants). Où étaient elles ?
- Celle de mon père sur le canapé du salon. Celle de maman dans la chambre de Harry.
- C'est impossible…
- Elles sont bien là pourtant, Remus.
- Vous n'auriez jamais dû aller à Godric's Hollow…
- Nous avions besoin de réponses, plaida-t-elle. (Elle fronça les sourcils en le regardant). Qu'est ce que tu fais ici, d'ailleurs ?
Les deux Serpentards posèrent alors les yeux sur Remus, en le regardant réellement pour la première fois depuis qu'ils l'avaient vu.
Remus n'aurait pas du être ici. Il était censé être auprès de Tonks, à tenter de ralentir les agissements des Mangemorts.
- J'avais besoin de prendre un peu de recul, se contenta de dire l'ancien Maraudeur.
- Du recul par rapport à quoi ? lui demanda-t-elle. Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- C'est Tonks…
- Quoi ? Elle va bien ?
- Elle va bien… Elle est enceinte…
- C'est merveilleux, Remus ! s'exclama Avalon, ne comprenant pas pourquoi il ne sautait pas de joie. Je pensais que cela te rendrait heureux.
- Tu ne comprends pas, Avalon… Dans le contexte actuel… Et dans ma condition…
- Remus, le fait que tu sois ce que tu es ne change rien ! Vous vous aimez, et vous allez avoir un enfant, c'est tout ce qui compte !
- J'ai été idiot de croire que je pouvais avoir accès au bonheur…
- Bien sur que tu peux avoir accès au bonheur, Remus !
- Avoir ce bébé, c'est une erreur…
- Une erreur ?! (Elle se leva brusquement, renversant sa chaise). Est ce que tu crois que je suis une erreur ?
- De quoi parles tu enfin ?! s'insurgea-t-il. Bien sur que non, tu n'es pas une erreur !
- Pourtant, mes parents m'ont eu pendant qu'ils étaient cachés. Ma mère est tombée enceinte alors qu'ils étaient déjà à Godric's Hollow et je suis née là bas.
- Cela n'a rien à voir !
- La situation est plutôt similaire de mon point de vue ! Tout ce que je vois, c'est que tu te conduis comme un lâche ! Tu es prêt à abandonner ta femme et ton bébé, à les laisser derrière toi, sans même penser à ce que peut ressentir Tonks ! Tu veux que je te dise, Remus ? Mon père aurait honte de toi à cet instant ! Sirius aussi ! Personnellement, j'ai honte de toi !
Elle ne vit même pas la gifle venir. Tout ce qu'elle ressentit, c'est la sensation cuisante sur sa joue et sa tête qui partait sur le côté, sa nuque craquant.
La seconde suivante, Blaise s'était interposé entre eux et Drago la serrait contre lui. Remus, quant à lui, était totalement livide, regardant sa main comme s'il ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer.
- Par Merlin, Avalon, murmura-t-il. Je suis tellement désolé… Je ne sais pas…
- Tu ferais mieux de partir, répondit elle pendant que Drago passait les doigts sur sa joue brûlante. Retourne auprès de Tonks et de votre bébé.
Remus ouvrit la bouche comme pour ajouter quelque chose avant de finalement changer d'avis et tourner les talons. Ava enfouit son visage contre le torse de Drago, ses émotions partant dans tous les sens et elle avait l'impression qu'elle allait s'écrouler d'une seconde à l'autre. Le blond lui caressa les cheveux et ce fut Blaise qui rompit le silence.
- Il est tard et nous avons vécu une journée riche en émotions… Je crois que nous devrions tous aller nous coucher. Nous discuterons de tout cela demain, à tête reposée.
Avalon s'écarta de Drago en hochant la tête et se passa les mains dans les cheveux, en ayant l'impression d'avoir pris dix ans. Récupérant les baguettes de ses parents sur la table, elle traina les pieds dans les escaliers jusque dans sa chambre avant de se laisser tomber toute habillée sur son lit.
Quelle journée de merde, putain !
-ooOoo-
Ava aurait du se douter qu'elle ferait des cauchemars. La journée avait été extrêmement chargée tant en action qu'en émotion. C'était comme un film en accéléré, des flashs back de différents événements se succédant dans sa tête, lui montrant les décès de ses parents et de Sirius. Ensuite, elle se retrouva dans la chambre de son frère, à Godric's Hollow. Tournant la tête, elle remarqua que la chambre était en parfait état, comme s'il ne s'était jamais rien passé. Alors qu'elle se demandait ce que ce cauchemar allait lui réserver, elle entendit un petit gazouillement dans son dos. La jeune femme se retourna pour apercevoir un bébé, assis dans son berceau, ses beaux yeux verts semblant la transpercer. Il n'avait pas de cicatrice sur le front, mais elle le reconnut immédiatement. Elle ne connaissait qu'un seul garçon avec des yeux de cette couleur.
- Harry, murmura-t-elle en se penchant au dessus de la rambarde pour la prendre dans ses bras.
Le bébé s'accrocha à son haut, nichant son visage dans son cou. Elle colla son nez dans les cheveux en bataille et inspira son odeur typique de bébé, comme s'il s'agissait d'une drogue. Bébé Harry babilla un peu avant de finalement s'endormir entre ses bras, son petit corps se détendant totalement contre elle. Elle le reposa dans son lit, repoussant une petite mèche qui tombait sur son front, un sourire attendrit sur le visage.
Alors qu'elle pivotait sur ses talons, elle écarquilla les yeux en se retrouvant nez à nez avec une silhouette encapuchonnée. Dans une vaine tentative qu'elle savait parfaitement inutile, elle le frappa de ses deux mains sur la poitrine, pour le repousser. Il se contenta de brandir sa baguette, la pointant droit sur son visage.
Elle écarta les bras dans une tentative tout aussi vaine de lui cacher l'enfant dans le berceau, qui s'était visiblement réveillé et qu'elle entendait s'agiter dans son dos.
- Pas Harry, s'entendit elle dire.Pas Harry, je vous en supplie, pas lui !
- Pousse toi, espèce d'idiote… Allez, pousse toi…
- Non, pas Harry, je vous en supplie, tuez moi si vous voulez, tuez moi à sa place…
- C'est mon dernier avertissement…
- Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Ayez pitié… Ayez pitié… Pas Harry ! Pas Harry ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez…
- Pousse toi, idiote, allez, pousse toi…
Mais elle ne se poussa pas. Elle ne le ferait jamais, tout comme sa mère ne l'avait jamais fait, préférant sacrifier sa vie pour lui. Elle savait que les mots qu'elle avait prononcés étaient ceux que Lily avait dit à Voldemort ce soir fatidique. Elle l'avait supplié d'épargner la vie de son fils et tout ce que le mage noir avait fait, c'était lui demander de se pousser, comme si une mère digne de ce nom accepterait de laisser quelqu'un assassiner son enfant.
Elle était prête à faire une dernière tentative désespérée pour sauver Harry, mais elle n'en eut pas le temps. Une lumière verte inonda la pièce, l'éblouissant et ce fut comme si elle était projetée hors de son corps.
-ooOoo-
Elle se réveilla en sursaut, tirée du sommeil par son propre cri. Elle était trempée de sueur, son débardeur la moulant comme une seconde peau et ses cheveux lui collant sur le front et dans la nuque, grelottant de froid. La rousse repoussa les couvertures et s'assit sur le rebord, agrippant le bord du matelas.
Après une douche brûlante qui ne l'aida pas à se réchauffer, Ava enfila un vieux pantalon en flanelle et le plus gros sweet-shirt qu'elle possédait – aux couleurs et arborant le blason de Gryffondor – avec des chaussettes molletonnées et descendit dans la cuisine. Avisant l'horloge qui se trouvait à l'entrée de la maison, elle réalisa qu'il n'était que trois heures du matin et que les garçons devaient encore dormir.
Se dirigeant vers la cuisine pour se faire le café le plus corsé d'Angleterre, elle fut surprise de trouver Kreattur entrain de faire mijoter quelque chose sur la gazinière. Il tourna ses yeux globuleux vers elle et sembla surpris de la voir.
- Maitresse Avalon n'arrive pas à dormir. (Elle n'arrivait pas à se faire au fait qu'il l'appelait ainsi depuis qu'il avait eu sa longue conversation avec Harry et qu'il était revenu avec un médaillon orné d'un serpent autour du cou). Kreattur peut faire quelque chose pour Maitresse Avalon.
- Arrêter de m'appeler Maitresse, pour commencer, grogna-t-elle. Et je veux bien un café s'il te plait. Noir et sans sucre.
- Kreattur préconise plutôt un chocolat chaud, pour Mademoiselle Avalon. Le sucre l'aidera à rester éveillée, sans les inconvénients disgracieux de la caféine.
- Tant que tu m'apportes une boisson chaude, fais ce que tu veux.
- Bien, Mademoiselle Avalon. Kreattur va vous apporter votre boisson dans le salon.
Grognant tout bas devant cette soudaine sollicitude à son égard, la jeune femme alla dans le salon en récupérant le livre qu'ils avaient récupéré chez Bathilda Tourdesac et qu'ils avaient abandonné dans la cuisine quelques heures plus tôt.
L'elfe de maison avait allumé un feu et alors qu'elle cherchait à trouver le canapé le plus proche de la cheminée, Kreattur claqua des doigts et les coussins s'envolèrent pour se placer artistiquement devant le feu. Elle leva les yeux au ciel et attrapa le plaid qu'elle avait laissé là lors de sa lecture du livre de Kendra Dumbledore avant d'aller s'installer devant la cheminée. La tasse atterrit à ses côtés dans un léger cliquetis de porcelaine et elle se sentit obligée de dire quelque chose.
- Merci, Kreattur.
- Kreattur ne vit que pour servir ses maitres.
Cela changeait de « Kreattur ne vit que pour servir la noble maison des Black » au moins.
L'elfe retourna dans la cuisine et elle prit une grande gorgée du chocolat chaud, qui était, elle devait bien l'admettre, absolument délicieux.
Se réchauffant doucement grâce au feu dans l'âtre, elle commença à lire.
Bathilda Tourdesac était une historienne méticuleuse, qui aimait ne rien laisser au hasard et ne lésinait clairement pas sur les détails.
Le soleil était levé depuis plusieurs heures déjà et elle en était à sa troisième ou quatrième tasse de chocolat chaud quand les garçons descendirent, toujours en tenue de nuit. Drago la regarda en fronçant les sourcils pendant que Blaise fonçait dans la cuisine pour se servir sa tasse de café nécessaire à son bon fonctionnement et s'avança jusqu'à elle.
- Tu es réveillée depuis longtemps ? lui demanda-t-il.
- Un moment. Je n'arrivais plus à dormir, alors j'ai trouvé un peu de lecture.
- Une bonne lecture ?
- Passionnante, à vrai dire. J'ai presque terminé.
- Tu lis à la vitesse de l'éclair, la taquina-t-il.
- J'aime lire.
- C'est ce que je vois. (Il se tourna vers la cuisine et jeta un œil à Blaise qui semblait s'animer en buvant sa tasse). Je vais aller me prendre une tasse de thé et tu nous raconteras tout ça.
La jeune femme le regarda disparaître dans la cuisine et finit par se replonger dans son livre.
Quand elle le referma après avoir lu le dernier mot, elle remarqua qu'ils s'étaient tous les deux installés à ses côtés, de part et d'autre, et que Kreattur leur avait préparé un véritable petit déjeuné de roi, qu'il avait disposé entre eux et la cheminée.
- Alors ? demanda Blaise.
- Deux secondes, grogna-t-elle en se penchant pour attraper une assiette d'œufs brouillés et de saucisses. Je meurs de faim. (Ils la regardèrent engloutir son assiette avec un air un peu bizarre sur le visage et Drago ricana quand elle la reposa en se massant le ventre). Ok, alors, d'après Bathilda Tourdesac, la Destinée n'a pas toujours été une entité immatérielle.
- C'était quoi alors ? demanda Drago en s'appuyant sur un coude au travers de leur petit campement improvisé, de manière à ce qu'elle appuie son dos contre lui.
- Une personne. Une personne en chaire et en os.
- Qui ? voulut savoir Blaise.
- Morgane en personne.
- Je croyais que Morgane était la sorcière qui avait inventé la magie noire ? s'étonna le fils Malefoy.
- Entre autre. Et si vous arrêtiez de me couper la parole, je pourrais vous expliquer.
- Pardon, chuchota Blaise avec un air dépité.
- Bon… Au début des sorciers, il y avait d'un côté Merlin et de l'autre Morgane. Au début, ils travaillaient ensemble, mais ensuite, Morgane a commencé à être avide de pouvoirs, à en vouloir plus, à vouloir être meilleure que Merlin. Mais avant que tout ne parte en vrille, Merlin et Morgane étaient amoureux.
- Sérieux ? (Elle fusilla Blaise du regard). Ok, pardon, continue.
- Je disais donc qu'ils étaient amoureux et ils avaient même eu deux beaux enfants. L'ainé, Edern, et le second, Callum. Enfants, ils étaient très proches. En grandissant, ils se sont éloignés, choisissant chacun le côté de l'un de leur parent. Edern a suivi Merlin, pendant que Callum suivait Morgane. Vous avez le commencement des lignées de Gryffondor et de Serpentard.
- Attends, l'interrompit Drago. Tu veux dire que Gryffondor et Serpentard descendent directement de Merlin et Morgane ?
- Exactement. Ce qui veut dire que Vous-Savez-Qui descend de Callum et Harry et moi… Et bien de Edern.
- Potter et toi vous êtes des descendants de Gryffondor ? s'étrangla Blaise.
- Regardez. (Elle ouvrit le bouquin à la dernière page, montrant un arbre généologique que Bathilda Tourdesac avait écrit à la main, signe qu'il n'apparaissait pas dans les éditions publiées). J'ai lu les Contes de Beedle le Barbe… Et je crois que les frères du conte des Reliques de la Mort sont les frères Peverell, surtout après avoir vu la tombe d'Ignatus Peverell avec le symbole à Godric's Hollow. Ignatus Peverell était le détenteur d'une cape d'invisibilité. Une cape qui lui aurait été donnée par la Mort en personne. Les frères Peverell sont eux même des descendants directs des deux lignées, leurs parents étant des cousins à un degré éloigné. Et cette cape, mon père l'avait en sa possession et il l'avait laissé à Dumbledore juste un peu avant sa mort. Il la rendut à Harry lors de son premier Noël à Poudlard.
- C'est complètement dingue, murmura Blaise en tirant le livre sur ses genoux.
- Et c'est quoi le rapport avec la Destinée ? demanda Drago.
- C'était un petit écart dans l'histoire. (Elle glissa ses cheveux derrière ses oreilles). Donc, je disais que les enfants de Merlin et Morgane ont chacun pris le parti de l'un de leurs parents. Pendant ce temps là, Merlin essayait vraiment d'empêcher sa femme de faire n'importe quoi mais Morgane ne voulait rien lâcher. Elle voulait être meilleure que son mari, à n'importe quel prix. C'est à partir du moment où elle a décidé qu'elle était prête à absolument tout que tout a dérapé. Elle a crée un sortilège, un sort si noir et si mauvais, que pour pouvoir le lancer, il fallait sacrifier ce que nous avions de plus précieux.
- Son fils, chuchota Drago.
- Exactement. Elle a sacrifié Callum, alors que l'épouse de celui ci était enceinte de leur enfant. Elle était elle-même une sorcière très puissante, formée par Merlin et Morgane lors de leur belle époque et elle était capable de faire de grandes choses. Dévastée par le chagrin, elle a maudit Morgane, la contraignant à devenir cette entité immatérielle que nous connaissons sous le nom de la Destinée et à faire en sorte que jamais plus personne n'enfreigne les règles élémentaires de la magie. C'est Morgane qui a inventé les sorts que nous appelons Impardonnables et c'est Viviane qui les a interdit.
- Viviane, comme la Dame du Lac ? demanda Drago.
- Exactement. D'après Bathilda, le lac s'est formé à partir des larmes que Viviane a versées sur le cadavre mutilé de son mari.
- Et donc ?
- Donc Morgane est devenue la Destinée, ressentant toutes les mauvaises choses qu'elle avait faites et toute la douleur qu'elle avait provoqué. Elle s'est alors plongée dans sa mission qui consistait à faire en sorte que plus personne ne fasse les mêmes erreurs qu'elle. C'est sur ces entre-faits que débarque Lazare de Béthanie et le bordel qu'il a provoqué.
- Et c'est elle qui l'a maudit, en déduisit Blaise en observant toujours l'arbre généalogique.
- Exactement. C'est à partir de là que l'histoire devient carrément tirée par les cheveux et vous allez devoir me dire si c'est moi qui suis folle.
- Dis nous.
- Blaise, va à la page 528.
Le Serpentard fit tourner les pages à toute vitesse jusqu'à arriver à la fameuse page, qui était recouverte d'un extrait d'un article de journal, qui datait du 1ernovembre 1981. L'article qui parlait de l'assassinat de ses parents.
- D'après Bathilda Tourdesac, la dernière fois que Lazare a été vu, c'était la nuit de la mort de mes parents, alors qu'il entrait dans la maison.
- Il est entré dans la maison ? Mais à quel moment ?
- Bathilda dit l'avoir vu y pénétrer après que Sirius ait confié Harry à Hagrid.
- Alors il est juste entrer dans une maison inoccupée ? Pour quoi faire ? Voir les corps de tes parents ? questionna Drago.
- La maison n'était pas totalement inoccupée… J'y étais encore.
- Comment ça, tu y étais encore ? demanda Blaise.
- Sirius était le seul à être au courant de mon existence. Mes parents n'avaient prévenu personne de ma naissance, hormis leur meilleur ami. Dumbledore lui-même l'ignorait. Il l'a découvert en revenant dans la maison après avoir déposé Harry chez notre tante moldue. Tout ce que je sais, c'est qu'il m'a trouvé et qu'il m'a déposé dans un orphelinat, avec pour seule indication mon prénom et ma date de naissance.
- Mais d'après Bathilda, il n'est pas le seul à t'avoir trouvé ce jour là dans la maison.
- Non. Elle dit que c'est Lazare qui m'a trouvé, sans parler de moi directement, étant donné que mon existence était un secret bien gardé.
- Pourquoi Lazare serait-il venu à Godric's Hollow en premier lieu ? interrogea Drago en se redressant.
- Toujours d'après Bathilda, Lazare a vécu pendant de très nombreuses décennies. Pendant de nombreux siècles même. Il a vu des civilisations entières êtres décimées puis être reconstruites et pendant ce temps, il cherchait quelqu'un capable de réparer les erreurs qu'il avait commises. Sauf qu'entre temps, il y a eu quelques mages noirs pas très sympathiques qui sont montés au pouvoir. Dont Grindelwald et Vous-Savez-Qui…
- Qui ont fait des énormes trous dans la Destinée, termina Blaise.
- Nous pouvons même dire qu'il s'agit de véritables cratères, à ce niveau là. Kendra était déjà morte à ce moment là, mais Bathilda dit qu'après cette nuit du 31 octobre au 1ernovembre 1981, plus personne n'a fait mention de Lazare où que ce soit.
- Comme s'il était mort.
- Exactement. Sauf que le seul moyen pour lui de mourir, c'était de trouver la personne capable de réparer les failles de la Destinée.
- Et s'il est mort après être entré dans votre maison et t'avoir trouvé… en déduisit Drago.
- Ça veut dire que je suis la personne capable de réparer les failles de la Destinée.
- Il ne nous manque plus qu'à trouver en quoi consiste ces fameuses failles, termina Blaise.
C'était presque ce qu'il y avait de plus important dans leur mission.
Et Avalon savait que, par conséquent, cela allait être le plus compliqué.
Note de l'auteure :voilà pour ce chapitre 7, un peu difficile à écrire !
J'espère qu'il vous a plus et n'hésitez pas à me donner votre avis concernant l'histoire avec la Destinée !
Je vous dis à très vite pour la suite !
Bye !
