Disclaimer :Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. Ce tome trois commence juste à la fin du tome deux. A partir de maintenant, l'histoire est totalement différente de celle de J.K Rowling… J'espère que ça va vous plaire…

Note de l'auteure :N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !


Chapitre 9

Avalon et Drago n'avaient pas parlé de leurs baisers, même quand Blaise avait fait quelques allusions pas si déguisées que ça. Pendant la journée, ils se comportaient normalement, marchant toute la journée en faisant quelques pauses, et le soir, ils se retrouvaient sur la couchette et s'embrassaient dans l'obscurité réconfortante de la nuit. Etant donné qu'ils devaient rester cacher et que Ava était une piètre marcheuse, ils faisaient de nombreux détours.

La jeune femme avait beau dormir comme un bébé depuis qu'elle dormait avec Drago, elle se sentait épuisée, à bout de force et elle avait perdu plusieurs kilos.

Elle mettait ça sur le compte de l'inquiétude qu'elle ressentait pour son frère, mais elle commença à obtenir des réponses alors qu'ils approchaient de Oxford, et qu'ils campaient dans Florence Park.

-ooOoo-

Avalon comprit immédiatement qu'elle rêvait.

Elle se trouvait à genoux dans le salon de la maison de Godric's Hollow, comme si tous ses rêves la ramenaient là depuis des semaines.

Sauf que cette fois-ci, elle n'était pas toute seule.

Face à elle se tenait l'homme qui avait servi de moule à son frère, l'homme qui l'avait caché pour la protéger de Lord Voldemort et qui avait été prêt à combattre le plus grand mage noir de cette génération sans baguette.

- Papa…

- Ma fille…

- Oh mon dieu, Papa !

Elle se jeta contre lui, le serrant contre elle.

Cela semblait si réel, comme s'il était réellement là, face à elle, et qu'elle le tenait vraiment entre ses bras. Il passa ses bras autour d'elle, caressant ses cheveux et quand elle recula, il prit son visage entre ses mains.

- Ma si petite fille…

- Je ne suis plus aussi petite, rit elle à travers ses larmes.

- Tu es absolument magnifique. La plus belle jeune femme que je n'ai jamais vu.

- C'est parce que je ressemble à Maman.

- C'est parce que tu es notre fille à tous les deux.

- Je suis tellement perdue, Papa… pleura-t-elle. Je ne sais pas ce que je suis entrain de faire.

- Tu es tellement forte, ma chérie. Encore plus forte que ton frère. Je suis tellement fière de vous deux, tu n'as pas idée.

- Papa, j'ai besoin de ton aide… Qu'est ce que je suis censée faire ?

- Tu fais exactement ce qu'il faut, Avalon. Tes amis et toi, vous êtes sur la bonne voie.

- J'aurais tellement aimé que vous soyez là, Maman et toi… Et Sirius…

- Nous ne sommes pas loin, mon cœur. Tu es celle qui changera la face du monde.

- C'est Harry, l'Elu, Papa.

- Vous êtes tous les deux fantastiques, et je ne dis pas ça parce que vous êtes mes enfants…

- Tu es totalement objectif sur la question, n'est ce pas ? dit elle en souriant à travers ses larmes.

- Totalement impartial, répondit il en repoussant ses cheveux en arrière. Je t'aime, ma puce. Je t'aime plus que ma propre vie.

- Je t'aime aussi, Papa.

- Si je devais refaire les choses… Je referais exactement tout de la même manière.

- Peut être que tu pourrais prendre ta baguette, cette fois-ci.

- Oui, je prendrais ma baguette, rit James en la reprenant dans ses bras.

- Je veux rester avec toi, Papa, murmura-t-elle contre son épaule. Je ne veux pas me réveiller.

- Il le faut, Ava… Il faut que tu y retournes et que tu fasses en sorte que tout redevienne comme cela aurait du l'être. Je te promets que ça en vaudra le coup.

- Dis à Maman… Dis lui que je l'aime. Et à Sirius qu'il me manque.

- Ils le savent déjà, mon cœur. (Sa voix s'éloigna et elle le serra un peu plus fort contre elle). Ils le savent déjà.

- Reste encore un peu avec moi, s'il te plait. (Elle ferma les yeux, ne voulant pas le voir partir). Reste avec moi.

- Je suis toujours là, Bébé. Toujours.

- Papa… Papa !

Quand Avalon rouvrit les yeux, elle était allongée sur la couchette, sous la tente qu'elle partageait avec Drago et Blaise, les larmes sillonnant ses joues.

Les deux garçons dormaient toujours, alors elle n'avait pas dû parler dans son sommeil.

Enjambant le blond, elle enfila ses bottes fourrées et son manteau avant d'ouvrir la porte de la tente et de se glisser à l'extérieur, suivie par Tigris qui s'éloigna un peu pour aller se dégourdir les pattes. L'air hivernal lui glaça le reste de ses larmes sur ses joues et elle réalisa que le sol crissait sous ses semelles. Baissant les yeux, elle fronça les sourcils en voyant la neige tout recouvrir et réalisa qu'elle n'avait aucune idée de la date qu'il était. Sa Niffleur avait laissé des petites empreintes dans la poudreuse.

Cela faisait plusieurs semaines qu'ils étaient sur la route et ils n'avaient pas vraiment de calendrier sous la main. Tendant la main, elle regarda un flocon tomber jusqu'à atterrir sur sa paume et elle ne put s'empêcher de sourire en le voyant rester ainsi pendant quelques secondes avant de fondre.

Le moment était presque solennel, alors elle sursauta quand elle entendit des bruits de pas dans la neige sur sa gauche. Se levant le plus doucement possible, la jeune femme s'approcha du périmètre de sécurité que les garçons avaient dressé et s'arrêta juste à la limite, cherchant du regard qui pouvait se trouver là par ces températures.

Ava se figea totalement quand elle aperçut un homme, grand et très musclé, apparaître. Mais ce qui finit de la tétaniser, ce fut son visage. Il était plutôt rond, avec des rouflaquettes qui lui mangeaient les joues, avec des yeux profondément enfoncés dans leurs orbites. S'il n'y avait eu que ça, cela n'aurait pas été bien grave. Mais son regard était profondément mauvais et bestial et ses dents étaient bizarres. Elle se faisait la remarque qu'il devrait peut être se rendre chez un dentiste, quand il s'arrêta juste en face d'elle, le nez en l'air. A ce moment là, il retroussa sa lèvre supérieure et c'est là qu'elle les vit. Ses canines étaient pointues, comme celles d'un loup et son odeur de fauve la frappa.

Elle n'eut même pas besoin qu'on le lui dise pour savoir de qui il s'agissait.

Fenrir Greyback, le loup-garou le plus féroce d'Angleterre et qui avait mordu Remus alors qu'il n'était qu'un enfant. Elle bloqua sa respiration et plaqua une main sur sa bouche pour éviter le moindre son de s'échapper de ses lèvres, n'osant plus bouger.

La rousse le regarda renifler pendant un long moment en regardant autour de lui, comme s'il cherchait quelque chose, et il finit par tourner les talons, ses grosses bottes étonnement silencieuses sur la neige.

Ce ne fut que lorsqu'il eut totalement disparu qu'Avalon se détendit enfin, relâchant sa respiration dans un souffle tremblant qui créa un grand nuage de vapeur.

- Au moins, les protections fonctionnent bien, constata une voix dans son dos, la faisant bondir de surprise.

Elle se retourna pour voir que Drago était sorti, emmitouflé dans son propre manteau.

- Qu'est ce que tu fais debout ? lui demanda-t-elle.

- Je pourrais te poser la même question.

- J'ai fait un rêve un peu… bizarre, et j'avais besoin de prendre l'air. Je ne m'attendais pas à finir nez à nez avec Fenrir Greyback.

- Il est parti. Tu es en sécurité avec nos protections.

- Je sais. (Elle s'avança vers lui avant de prendre son visage entre ses mains et de l'embrasser). Je me sens en sécurité avec toi.

Drago lui rendit son baiser et lui embrassa ensuite le bout du nez, en souriant.

- Retournons nous coucher, murmura-t-il. Tu me raconteras ton rêve bizarre demain, sur la route.

Avalon hocha la tête et le suivit à l'intérieur de la tente, rassérénée par ce sentiment de sécurité et par les mots de son père. Ils étaient sur la bonne voie.

-ooOoo-

Ava ne refit pas de rêves étranges pendant plusieurs semaines, même alors qu'elle les espérait de tout son cœur.

Ce rêve avait semblé si réel qu'elle n'arrivait même plus à savoir si ce n'était pas un peu autre chose. En temps normal, elle revivait des scènes qui avaient déjà eu lieu, comme celle avec son frère où elle avait tenu le rôle de sa propre mère. Mais là, avec James Potter, cela avait été totalement différent de tout ce qu'elle avait déjà rêvé. Elle pouvait encore sentir l'odeur de l'after-shave de son père, le contact de ses mains calleuses contre son visage, la douceur de ses lèvres contre son front.

Alors qu'ils avaient croisé la route d'un autre groupe de chercheurs au service de Voldemort, les garçons avaient décidé de faire des tours de garde à tour de rôle pour leur permettre d'éviter de nouvelles visites indésirables, le rêve tant attendu finit par arriver alors que c'était au tour de Drago.

Elle avait fini par s'endormir après avoir enfilé l'un des pulls du blond, se sentant en sécurité enveloppée de son odeur.

Sur le moment, elle ne voulut pas ouvrir les yeux, juste pour retarder un peu l'instant. Quand elle le fit enfin, les larmes se mirent immédiatement à couler sur ses joues quand elle la vit. Si James avait été le moule qui avait servi à façonner Harry, Lily Evans Potter avait SON moule.

Se jetant en avant, Avalon avala l'espace qui les séparait et se jeta dans ses bras, les enroulant autour de son cou, en se sentant comme une petite fille.

A ce moment présent, elle n'était pas Ava, la sœur de Harry Potter, celle qui partait en mission pour sauver le monde. Non, là maintenant, elle n'était que Avalon, la fille de James et Lily Potter, une fille qui avait besoin de sa maman plus que de tout au monde. Elle éclata en sanglots, enfouissant son visage dans ses cheveux si similaires au sien et qui sentaient les fleurs. Ils sentaient les lys.

- Oh mon bébé, murmura Lily en la berçant doucement de gauche à droite. Oh mon si beau bébé.

- Maman…

- Je suis là, mon bébé, je suis là. Tu étais si petite la dernière fois que je t'ai tenu dans mes bras ainsi.

- Tu sens tellement bon…

- Merci, mon bébé, rit Lily en s'écartant.

- Non, reste, dit Ava en la tirant à nouveau vers elle.

- Chérie, nous n'avons pas beaucoup de temps…

- Mais pourquoi ?

- La Destinée est capricieuse…

- Qu'est ce que tu sais à propos de la Destinée ?

- Tu es proche d'avoir tes réponses, mon bébé. Et à partir de ce moment là, ce ne sera plus qu'une question de temps…

- De temps pour quoi ?

- Pour que nous soyons tous réunis à nouveau… (Lily recula pour prendre son visage entre ses mains, leurs yeux à la même hauteur). Tel que cela aurait dû toujours être.

- Tel que cela aurait dû toujours être… murmura Ava. Blaise avait raison, c'est ça ? Les failles dans la Destinée… C'est vos morts ?

- C'est bien plus que ça, mon bébé… Je ne peux rien te dire de plus, mais tu verras… Ce sera la plus belle chose que puisse nous arriver à tous.

- Je t'aime, Maman. Je vous aime tous.

- Et nous t'aimons, mon bébé. Ma petite île secrète. (Lily essuya les larmes sur les joues de sa fille). Ne pleure pas pour nous, Avalon. Pleure pour ceux qui devront en subir les conséquences.

- Au revoir, Maman.

- A bientôt, mon bébé.

Le rêve se dissout dans une brume de larmes et quand elle rouvrit les yeux, elle se retrouva plongée dans une mer de bleu.

Les yeux de Drago.

- Eh, murmura-t-il. Est ce que ça va ?

- Ça va…

- Tu as rêvé de ta mère, n'est ce pas ?

- Oui…

- C'était comme avec ton père ? (Elle hocha la tête). Comment tu te sens ?

- J'ai vu ma maman, Drago.

- Je sais, Ava. Comment était elle ?

- Encore mieux que je ne l'avais imaginé, sourit elle. Elle sentait les lys…

- Elle portait bien son nom, alors.

- Drago… Elle m'a dit quelque chose… Elle m'a dit que dès que nous aurons obtenu nos réponses, ça ne serait plus qu'une question de temps avant que nous soyons tous réunis à nouveau…

- Qu'est ce que ça veut dire à ton avis ?

- Je crois que Blaise avait raison, murmura-t-elle comme si elle avait peur qu'en le disant à voix haute, cela rende tout cela faux. Je crois qu'il avait raison quand il disait que la mort de mes parents et de Sirius étaient des failles dans la Destinée… Que les meurtres qu'a commis Tu-Sais-Qui sont ces fameuses failles.

- Vous devriez le savoir maintenant, intervint la voix de Blaise qui les prit par surprise. Je suis la Granger de notre groupe. J'ai toujours raison !

Ava explosa de rire quand Drago attrapa un oreiller pour le balancer à la figure de son ami et la bonne humeur envahit la tente comme une vague, la faisant se sentir bien.

Si réparer la Destinée avait les conséquences qu'elle pensait, elle ferait absolument tout ce qu'il faudrait pour y arriver.

Quoi qu'il en coute.

Elle était prête à tout pour pouvoir à nouveau serrer ses parents dans ses bras.

A tout.


Note de l'auteure :voilà pour ce chapitre 9…

Pas beaucoup d'action, mais deux rêves faits par Avalon qui la font doucement avancer vers les réponses tant attendues…

Le prochain chapitre va apporter un peu plus de précisions et tout ce qui ira avec…

N'hésitez pas à laisser une petite review !

A très vite pour la suite

Bye !