Chapitre 5 : Open wounds

"Rollo, tu vas lever ce sort immédiatement !" le talonnant dans la coursive.

"Non."

"Elle est trop jeune pour en saisir la portée !... C'est sa mort que tu vas avoir sur la conscience, n'en as-tu pas assez avec celle de ton frère ?!"

Son pas cesse. Un frémissement qui n'augure rien de bon. Il fait volte-face.

"Ne t'avise plus jamais, JAMAIS, de me parler de cette façon !" avec un geste vif du bras qui vise l'interdiction totale, index levé en guise de dangereux avertissement.

"Ou tu me livreras à la même sanction ?"

Il me fixe, dents imbriquées avec force, faisant sauter le masséter.

"Je te préviens ; je t'opposerai sans doute plus de résistance que cette pauvre gamine !" me tenant parée en cas de potentiel affrontement.

Il tourne les talons. "Enferme-toi dans ta chambre et médite profondément sur tes actes."

"Hey !" le récupérant par le bras sans le ménager. "Nous n'avons plus le temps là ! Nous avons laissé une pauvre gamine en détresse absolue dans cette tour ! Tu as certes emporté la dague mais il lui reste d'autres options pour en finir !"

Putain, bouge-toi, Rollo ! Elle va se tuer !...

"La leçon doit porter." buté.

"MESSIRE FLAMM ! C'EST TERRIBLE !" hurle un étudiant.

Je soupire.


Rollo s'avance jusqu'au corps, baigné de sang, d'Isabelle qui gît là. Elle vient de se jeter de la plus haute coursive.

Rollo tombe sur les genoux, se découvrant, plaçant son chapeau sur son visage pour la couvrir de la vue des autres.


La Bell of Salvation fait entendre son bourdon à toute la cité qui porte le deuil.

Pour l'instant, je tiens mes reproches en bride devant cette perte qui affecte profondément Rollo. Ne l'avais-je point prévenu ?... "Tu n'auras point de troisième chance, Rollo."

Il est brisé, décidé à se livrer à un sévère jeûne pour sa pénitence.

Je le pense profondément contrit. Et il l'est. Il l'est d'autant plus que je l'ai prévenu du danger imminent et qu'il a préféré se fier à son culte de la dureté qu'à mes conseils avisés.

Fort heureusement, les flammes, quelle que soit leur nature, sont incapables de faire sentir le moindre mal à Rollo. Sans quoi je le pense capable de s'immoler par le feu...

Il a donc choisi une autre arme, bien moins sévère, certes, mais qui laisse d'abominables marques dans sa chair ; un martinet aux cordes de cuir tressées.

Enfermé à double-tour dans sa chambre, il s'en frappe jusqu'à s'écrouler au sol, dos ensanglanté.

"Rollo !... ROLLO, OUVRE !" frappant à la porte de sa chambre.

Il entrouvre un œil, jeté au sol. "Va-t-en !" d'une voix brisée.

"OUVRE !" m'acharnant sur la serrure.

Je récupère une pince à cheveu et la crochète fissa, entrant, le découvrant au sol, torse nu, à moitié inconscient.

Je le traîne jusqu'au lit et l'y allonge sur le ventre. "Mais quel ... !" gardant l'insulte pour moi, récupérant rapidement de quoi le soigner, appliquant des compresses imprégnées d'un baume cicatrisant.

Il geint lorsque j'applique les bandages. Je caresse ses cheveux que la douleur a rendu moites.


Je quitte la chambre, bassine à l'eau ensanglantée entre les bras, aussitôt rejointe par le vice-président.

"Comment va-t-il ?..."

Je secoue la tête. "Il souffre beaucoup de la mort d'Isabelle."

Tristan baisse la tête, profondément affecté pour leur Président.

Je pose la main sur son épaule. "Nous allons le sortir de là."


Je me tiens là, sur le lit, dos contre le mur, jambes passées par-dessus les siennes, à la perpendiculaire, lisant alors qu'il reprend progressivement conscience.

J'avance la main pour caresser sa jolie tête. "Tu as faim ? Soif ?..."

"Tant..."

Je quitte le lit tandis qu'il tente de se redresser mais sa tête lui offre un joli vertige. "Ooooh..."

"Hey. Doucement, là." le soutenant, lui présentant un verre d'eau qu'il agrippe, doigts tremblants, buvant lentement, gorgée après gorgée.

Je caresse son front à la frange courte.

"Rollo chéri... Assez d'autodestruction, je te prie."


Je surprends un petit groupe discutant d'un sujet qui semble brûlant.

"Comment allons-nous faire sans que le Président ait recouvré la santé ?"

"Je l'ignore. Peut-être pourrions-nous ajourner ?"

"Tu sais bien que la fête coïncide avec la prochaine lune."

Je m'approche. "Messieurs."

Ils m'expliquent que dans une semaine survient la lune montante et qu'à cette période où le cerf entre en rut, il est d'usage de sacrifier à la Sainte Patronne de Noble Bell College un cerf aux cornes d'or.

"Ordinairement c'est le Président qui s'en charge. Lui seul est habilité à débusquer ce type de gibier. Et à le darder de flèches enflammées."

"Le Président n'est absolument pas en condition physique pour réaliser un tel exploit." secouant la tête, confirmant ainsi leurs craintes.


Le vice-Président se présente dans la chambre de Rollo.

"Président, dans quelques jours, la lune sera montante."

Soupir de Rollo. "Je le sais, mon bon ami. Je ne puis, hélas, m'acquitter de cette tâche dans mon état."

"J'ai une idée !... Enfin, si tu es d'accord." dis-je.


"Accepterais-tu de me rendre service ?..."

"Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t'être agréable, Princesse." me répond sa voix familière.


S'il faut chasser du gibier, Rook est l'homme le plus indiqué.

Je l'invite à se présenter à la cite et il patiente devant le porche, vêtu de la tenue si chère aux armoiries de Pomefiore.

"Merci d'être venu."

Il siffle. "J'avais entendu parler du prestige de Noble Bell College mais je ne m'attendais guère à cela." me suivant.

Rollo le reçoit dans le vaste hall de lecture, assis tant bien que mal.

Les armoiries dorées de la veste de Rook attirent immédiatement son regard. "Nous n'avons pas pour habitude de côtoyer les gens de Wonderland."

"Il s'agit d'un cas extrême, Rollo." le reprenant.

Rook fait la courbette. "Pour vous servir."

Rollo hausse le sourcil, se camouflant derrière son mouchoir, lèvres retroussées. "L'idée est très mauvaise." m'adressant un regard chargé de reproches sur le fait que je n'ai pas mentionné l'identité dudit chasseur.

"Je ne le fais pas pour vous mais parce que j'ai une dette envers cette demoiselle."

"Une... dette ?..."

"Ceci est un peu long à expliquer et il m'a semblé comprendre que vous manquiez de temps."

"Ce n'est pas le moment de tergiverser, Rollo."

Il bisque mais finit par exposer à Rook l'endroit de la forêt où il est possible de croiser ledit gibier et lui présente le seul chien de toute la meute spécialement taillé pour ce type de chasse. Un barzoï au flair en or !...

"Il faut évidemment un arsenal magique pour capturer cette bête."

"Oh, mon arc devrait suffire."


Nous voir grimper sur nos destriers lui arrache le cœur et il pose la main sur ma cuisse. "Fais très attention à toi."

Je me penche pour l'embrasser et le rassurer, sous le regard discret de Rook.

Puis nous cheminons en direction de la forêt.

"Serais-tu sous le charme de cet homme, Princesse ?"

"Rien ne t'échappe, mon cher Rook."

"Ce qu'il dégage me fait hérisser chaque pore."

"Tu ne le connais pas, Rook. Ne te fie pas aux apparences."

"Sa magie est très puissante et plonge ses racines dans un événement funeste."

Je le fixe. Petit sourire. "Oublie ce que j'ai dit."


"Quelle bête magnifique." observant le cerf et sa harde, s'abreuvant.

Il bande son arc. Son souffle s'ajuste. Il sait qu'il n'a pas droit à l'erreur.

La flèche part et frappe. La harde est en déroute tandis que le cerf s'obstine à demeurer un instant debout si bien qu'il doit le darder de plusieurs flèches magiques avant de le voir flancher.

"Parfait. Nous allons l'atteler à nos deux montures et le ramener. Il est imposant."


"Pour vous exprimer ma gratitude, je vous invite officiellement aux festivités qui suivront la cérémonie." concède Rollo.

"Je vous en remercier, c'est trop de grâce. Je partirai le lendemain." accepte Rook.


Je le rejoins sur le balcon. "Merci pour tout, Rook." faisant tinter mon verre contre le sien.

"Je te devais bien ça, Princesse." sur un petit sourire tout ce qu'il y a de plus charmant.


J'aide Rollo à s'allonger. Il dort sur le flanc, dos cicatrisant lentement.

Je l'enduis de baume.

"J'ai été très surpris que tu connaisses le Chasseur de Pomefiore. Et je m'interroge à présent sur la nature de cette dette qu'il avait envers toi."

"C'est quelqu'un sur qui je puis compter." coupant court à la polémique.

Il agrippe les draps.

"Tu as mal ?"

"Les marques les plus profondes, oui." serrant les dents.

"Guéris vite, Rollo. J'ai très envie de partir à la chasse avec toi."

Il sourit, dos tourné vers moi. Sa main cherche la mienne. "Tu me manques, petite fée. J'essaie de ne pas y penser mais... tu t'obstines à faire la farandole dans mon esprit." sur un sourire audible.

J'approche la bouche de son oreille. "Dans ton esprit, uh ?... Et ton sexe, qu'en pense-t-il, de cette farandole ?..."

"J'avoue avoir... beaucoup de mal à lui enseigner l'élémentaire patience."

"Que dirais-tu si je m'en occupais ?..."

Son souffle vacille.

"Laisse-moi... te faire plaisir, Rollo."

"Et... toi ?..."

"Tu disposes bien de mains valides, non ?..." descendant le long de sa hanche, direction ses braies de nuit.

Il stoppe mon geste. "Pas comme ça. Viens." se redressant, assis sur le lit, jambes ouvertes, m'y attendant.

Je quitte ce que je porte et m'installe avec mille précautions, jambes par-dessus les siennes, bassins proches.

Nous nous embrassons sans attendre, avec avidité. Sa langue nous gâte à nous en faire violemment pulser de concert.

Ses bras m'enserrent, mains naviguant un peu partout.

A certains gestes, il grimace un peu, douleur le ramenant brusquement sur Terre.

Nous haletons rapidement.

"Ça... va ?..."

"Oui, oui. Viens, viens." m'offrant une jolie impatience, se renflant de désir. "J'ai tellement... envie de toi..." m'embrassant à nouveau.

Je le cherche, écartant les braies pour m'en saisir. Beau, fort, gorgé.

"Haaaaah haaaaan... Ra... chel..." pupilles dérivant sous ses paupières, ravi de se retrouver entre mes mains.

Les siennes entrent à l'intérieur de mes cuisses, pouces allant cueillir l'humidité intime, suffoquant, désir partant en flèche.

Il ramène de l'humidité un peu partout autour du sexe, rendant les sensations exquises, réenfonçant lentement ses pouces à l'intérieur de l'orifice, index flattant mon excroissance gorgée.

Les prémisses de son orgasme se font chaque seconde plus évidentes mais il lutte pour ne pas y céder immédiatement.

Nos baisers n'ont pas de fin, haletants de bonheur, corps dans une tension monstrueuse.

Son gland est éclos et arbore cette teinte proche du rouge vif, signe tangible d'une jouissance proche. Il dégorge avec force.

"Je... je vais..."

"... jouir !..." lui prenant de la bouche, à point également.

Le premier jet m'atteint au menton tant il est impétueux, m'éclaboussant tout le haut du corps.

Me voici secouée par les vagues de mon propre pic.

Nous savourons ce qui nous quitte, finissant par poser le front l'un contre l'autre, souffles encore pris.


Il faut au moins un bon mois à Rollo pour se retaper entièrement et prétendre à quelques sorties. Monter à cheval lui est encore trop compliqué.

Entre temps, on lui a soumis plusieurs candidatures - qu'il a étudié avec le plus grand sérieux - pour succéder au poste d'Isabelle.

Et c'est sur Viane que se porte son choix. Équilibrée, elle ne lui accordera point la dévotion que lui portait Isabelle et Rollo s'en félicite. Elle est calme, posée, travailleuse.


"C'est pas trop mal." dis-je, notant que certaines marques, les plus profondes, se referment lentement, offrant un aspect boursoufflé que le baume atténue.

"C'est encore sensible par moment."

"Il faut dire que tu ne t'es pas loupé."

Il passe les mains derrière, cherchant à attraper mes hanches, debout, laissant passer un petit rire face à la remarque. "Je te répugne ?..."

"Il faudrait bien davantage que quelques balafres. Ceci dit, je ne peux m'empêcher de songer que tout ceci aurait pu être évité si tu m'avais écouté, Rollo."

"J'aurai dû agir dès lors que je m'étais rendu compte qu'Isabelle nourrissait ce type de sentiment à mon égard. Comme pour mon frère, j'ai été... faible." sur une grimace qui fait la part belle au mépris qu'il s'adresse.

"Hey..." levant la main pour caresser sa nuque dégagée.

"Ne t'en fais pas. J'ai mérité ce revers de bâton."


Après deux mois de convalescence, Rollo se remet en selle. Son dos est à présent bien guéri et seules subsistent les marques les plus profondes.

Il ajuste ses rênes, ne ressentant absolument plus aucun tiraillement dans le dos.

Je monte à sa hauteur.

Nous cheminons au pas, demeurant dans le périmètre de l'école.

"T'ai-je dit que je chassais à l'aigle ?..."

"Non. Et de quel nom as-tu baptisé ce rapace ? Lucifer ?"

Il rit. "Non. Pour commencer il s'agit d'une femelle. Et son petit nom c'est Diane."

"Je vois. Tu es resté classique."

"Les femelles sont bien meilleures chasseresses que les mâles."


En rentrant, nous passons par la volière.

Il enfile le gant et prépare quelques appâts.

La bestiole fait au moins deux mètres d'envergure !...

Son vol est majestueux.

"Tu veux t'y essayer ?"

Je revêts un gant et me sers de quelques appâts.

Placés à grande distance, nous faisons passer l'oiseau d'une main à l'autre, le récompensant à chaque vol.


Je tiens entre les doigts la bague de Rollo, pouvant enfin l'admirer à loisir, la tournant dans tous les sens pour en noter l'orfèvrerie somme toute basique qui la compose, la taille du rubis en biseau, serti dans l'or fin, l'essayant à mon propre doigt - elle flotte !...

Je la repose à sa place et retourne à ma lecture lorsque Rollo quitte la salle de bains, serviette nouée autour de la taille.

Petit regard, j'en glousserai presque. Ah ben hey, je le trouve canon, mon homme, que voulez-vous !...

Mon ventre commence ses loopings. Je place le marque-page et pose l'ouvrage.

"Messire Flamm, il est grand temps que vous m'honoriez."

Il tourne un regard stupéfait dans ma direction.

"Et il me semble que vous êtes dans la tenue idéale pour le faire." l'invitant à venir me rejoindre d'un mouvement répété de l'index, ne le lâchant pas du regard.

Il vient se poser à mes côtés, en appui sur un coude replié, récupérant l'ouvrage que je lisais.

"Il est très bien, je l'ai lu récemment."

Je glisse les doigts dans sa frange courte. "Je ne suis pas là pour que vous me parliez littérature."

"Il me semble que si, pourtant. Une littérature qui fait la part belle à l'érotisme brûlant. Ou me serais-je trompé sur ce point, Mademoiselle ?"

"Je peux te poser une question ?..."

"Tout dépend à quel sujet elle se réfère."

"C'était qui, ta première ?"

Il rit. "Que veux-tu savoir, au juste ?" commençant à s'intéresser à ce que je porte, défaisant un lien par-ci, un autre par là.

"Que tu t'en souviennes encore me paraît être un bon signe."

"Quand même !..." riant.

"C'était bien ?..."

"Bah. On était un peu gauches tous les deux."

"Tu étais son premier aussi ?..."

"Elle était en dernière année dans cette école. Et se réservait pour un autre que moi."

"Oooooh... vilain, vilain garçon !..."

"Pas vraiment. Ça nous est tombé dessus. On a lutté... presque une année entière. Ça a dérapé au solstice d'été alors que nos chemins allaient définitivement se séparer."

Je me cale à son niveau, sur le flanc, face à lui. "Où ?"

"J'occupais une autre chambre que celle-ci à l'époque et elle est venue m'y rejoindre en pleine nuit. Elle disait ne pas trouver le sommeil, penser à moi, qu'on ne pouvait pas se quitter de cette manière sans nous accorder au moins la moitié d'une nuit."

"C'est assez triste, je trouve." parcourant son joli torse.

"J'ai eu certains regrets après coup." fixant un coin de la pièce, souvenirs affluents.

Je fais danser mon index autour du nombril, m'étant frayé un chemin sous la serviette, le ramenant au présent.

"Moi, en tout cas, je ne me suis réservée pour aucun autre."

Il me sourit. Ces dents... je m'avance pour l'embrasser. C'est doux, joueur. Il approche sa bouche de mon oreille. "A mon tour de poser les questions..." glissant les doigts entre les pans de ma tenue pour cueillir un sein, me faisant frissonner. "Je veux tout savoir de ta relation avec le Chasseur de Pomefiore." pinçant la pointe par jeu. "Et je veux à la fois la vérité la plus absolue et les détails."

"Tu... mmm... ne veux pas qu'on discute de ça autour d'un... oooooh... café plutôt ?... Ça risque d'être un peu long..."

"Arrange-toi pour abréger et livre-moi les détails tout à l'heure."

"Nous avons été... très proches."

"Surprenant." léchotant mon cou, se faisant mordillant par moment, invitant ma main à passer sous la serviette qui commence à renfler. "Si je possède un goût pour les descendantes d'Eve qui dansent devant les flammes, toi tu me sembles plutôt apprécier les fils d'Adam intrépides et chasseurs." glissant la main sous ma ceinture, flattant là, m'arrachant des confessions geintes.

Le mouvement... régulier... appuyé... de son majeur... a tôt fait de m'éveiller, m'attisant jusqu'à la moiteur et il s'en régale, quittant un instant la place pour faire glisser son doigt dans la bouche.

Lui aussi est remarquablement tendu à présent, montant quasiment jusqu'au nombril.

Mes vêtements ouverts, il vient saluer mon buste de sa bouche, me livrant à un plaisir lancinant, pointes réactives au mouvement enveloppant de sa langue.

"Par Hadès... il est loin... le temps de ta première fois... Rollo..."

"J'ai eu le loisir... de faire du chemin depuis."

"Un chemin... remarquaaaaaaah..."

Il quitte la serviette et vient me chevaucher, écartant lentement mes jambes, gland saluant avec ferveur mon entrée humide, caressant, à pleines paumes, l'intérieur de mes cuisses avant de pousser, m'arrachant un cri de pur plaisir en le sentant comprimer mes chairs humides et gorgées.

Ses mouvements sont comme ceux de ces hommes de grande taille, voûtés lorsqu'ils vous travaillent, naissance de leur sexe flattant le capuchon gonflé, lui offrant, à chaque nouvelle poussée, de s'extasier de bonheur jusqu'à l'orgasme.

Après l'amour, je caresse cette jolie tête qui crèche sur mon épaule.

Il lève le visage vers moi et je ne résiste pas à l'envie de l'embrasser.

"Ta bouche est... superbe, Rollo... on ne te l'a jamais dit ?..." la savourant entre deux ponctuations.

"Non."

"Elle est... remarquable... douée aussi bien pour maudire que pour flatter."

Nous nous embrassons tant que nos corps sont en passe de redémarrer pour une joute supplémentaire.