Chapitre 6 : The Fire Breathes
Rollo a repris la direction de la messe offerte à leur Sainte Patronne les dimanche matins.
Le vice-président a fait un travail remarquable durant la convalescence de Rollo. Il en est d'ailleurs félicité ce matin, se voyant offrir une bague sertie du sceau de Noble Bell College, lui assurant sa fonction pour les années à venir.
Tout le monde semble ravi de noter que Rollo a récupéré et est prêt à réassurer toutes ses tâches.
Il m'écoute lui raconter quelques épisodes de ma jeunesse, tête posée contre le mur, couvre-chef retiré, me souriant d'une douce manière.
"Tu m'écoutes ?" notant qu'il est totalement ailleurs.
"J'en ai assez de me cacher, Rachel. De nous cacher."
Je cligne. "Par... don ?"
"Dès demain, je mets un terme à notre clandestinité." caressant ma joue d'un revers doux.
C'est dans le hall de lecture bondé que nous entrons, Rollo me tenant par la main, me plaçant au premier rang avant d'accéder, seul, au pupitre.
Brouhaha dans l'assemblée.
"Puis-je solliciter un peu de silence, je vous prie ?..." avant d'entamer la lecture matinale.
Enfin, il nous est permis de nous installer sur les bancs de la cour, moi calée contre son bras ouvert.
"C'est la première fois que tu présentes officiellement quelqu'un comme ta petite amie ici ?"
"Oui." souriant. "N'as-tu point noté leurs têtes à tous ?..." caressant le dos ma main.
"Je ne pensais pas que tu trouverais cela comique." notant qu'il possède un bon fond d'humour sous sa rigueur officielle.
Viane se présente devant nous. "Rachel. Président. Au nom de mes camarades et moi-même : Félicitations."
"Nous en avions assez de nous cacher, Viane." déclare Flamm, posant les lèvres sur mon épaule, caressant mon avant-bras.
"Nous pourrions... organiser une fête officielle ?..." suggère l'assistante.
"Tu nous fiances avant l'heure ?" amusé tandis que le terme me fait frissonner. "Garde donc la fête pour la prochaine chasse." coupant court aux rêves d'avenir. "Je pense qu'elle sera couronnée d'un énorme succès."
Elle lui sourit, courbette et s'éloigne.
"Merci de ne pas lui avoir emboîté le pas." soufflant de soulagement, sentant la pression d'un possible engagement s'éloigner.
"Je pense avoir décelé chez toi une crainte séculaire, d'ordinaire réservée aux personnes de mon sexe."
"Me priver de ma liberté de mouvement ?..."
"Ton cou ne supporterait sans doute pas la tension de ce type de corde." caressant le concerné de la pulpe d'un doigt.
"Ne le prend pas personnellement, Rollo, mais ce type d'engagement ne m'a jamais réussi."
"J'en prends bonne note, petite fée. Sois rassurée, moi non plus je ne fantasme pas au sujet de tels vœux."
Je note que c'est la moitié de l'école qui participe à la chasse.
Nous quittons la cité pour les bois les plus profonds où le gibier grouille.
Nous établissons le campement dans une vaste clairière.
La chasse des petits gibiers se pratique comme Rook la chérit : à l'arc. Celui de Flamm est une pure merveille, sculpté dans un bois exotique, arborant les symboles si chers au collège.
Diane, le rapace, est sollicité pour traquer les gibiers au sol.
Son vol au-dessus des buissons fournis fait détaler toutes sortes de lapereaux et lièvres qui, pris de panique, fuient le danger.
La vision de ce Rollo, monté sur cet étalon à robe sombre, arc ramené à l'horizontal contre sa cuisse, est de toute beauté !...
Il est presque aussi bon que Hunt lui-même !...
Le soir, le campement s'anime de chants autour du feu.
Ce sont deux jours de total communion avec la nature.
Le retour est prestigieux dans la cité, carriole chargée des prises dont bénéficie une bonne partie des commerçants de la cité.
La fin de la chasse est l'occasion d'une joute à l'arc, à cheval, s'il vous plaît !...
L'animal est lancé au galop et il s'agit de cibler le cercle le plus proche du centre.
Rollo excelle dans l'exercice, se plaçant sous la tribune une fois son tour passé, se dressant sur ses étriers pour m'embrasser.
Le vice-président lui emboîte le pas, ciblant près de sa flèche. Il se positionne aux côtés de Rollo et place sa paume dans la sienne, doigts crispant les siens.
"J'ai du souci à me faire." annonce Rollo, beau prince.
"J'en suis encore loin, Président."
Cette joute est réservée aux hommes et leur donne l'occasion de se mesurer l'un à l'autre.
Chacun passe au moins six fois.
"Je n'ai jamais vu le Président dans une forme aussi éblouissante !..." discute un groupe de filles.
"L'amour lui réussit." amène une autre.
La journée se termine par un bal. Malgré l'austérité de Noble Bell College, on sait festoyer !...
"Tu viens danser ?"
"Je... n'apprécie pas particulièrement cette discipline."
"Allez !..." l'y traînant par la main.
On y joue In Taberna. Le rythme est fort entraînant !...
In taberna quando sumus,
non curamus quid sit humus,
sed ad ludum properamus,
cui semper insudamus.
Quid agatur in taberna
ubi nummus est pincerna,
hoc est opus ut queratur,
si quid loquar, audiatur.
Quidam ludunt, quidam bibunt,
quidam indiscrete vivunt.
Sed in ludo qui morantur,
ex his quidam denudantur
quidam ibi vestiuntur,
quidam saccis induuntur.
Ibi nullus timet mortem
sed pro Baccho mittunt sortem :
Primo pro nummata vini,
ex hac bibunt libertini;
semel bibunt pro captivis,
post hec bibunt ter pro vivis,
quater pro Christianis cunctis
quinquies pro fidelibus defunctis,
sexies pro sororibus vanis,
septies pro militibus silvanis.
Octies pro fratribus perversis,
nonies pro monachis dispersis,
decies pro navigantibus
undecies pro discordantibus,
duodecies pro penitentibus,
tredecies pro iter agentibus.
Tam pro papa quam pro rege
bibunt omnes sine lege.
Bibit hera, bibit herus,
bibit miles, bibit clerus,
bibit ille, bibit illa,
bibit servus cum ancilla,
bibit velox, bibit piger,
bibit albus, bibit niger,
bibit constans, bibit vagus,
bibit rudis, bibit magus.
Bibit pauper et egrotus,
bibit exul et ignotus,
bibit puer, bibit canus,
bibit presul et decanus,
bibit soror, bibit frater,
bibit anus, bibit mater,
bibit ista, bibit ille,
bibunt centum, bibunt mille.
Parum sexcente nummate
durant, cum immoderate
bibunt omnes sine meta.
Quamvis bibant mente leta,
sic nos rodunt omnes gentes
et sic erimus egentes.
Qui nos rodunt confundantur
et cum iustis non scribantur.
Io !
C'est la seule occasion pour laquelle Rollo concède de boire de l'alcool ; une bière fraîchement tirée, à l'exceptionnel goût de houblon. Évidemment, avec modération, cela va de soi !... La vue du Président du Conseil de l'École roulant sous la table ou ne marchant plus droit serait du plus mauvais effet !...
Les discussions vont bon train avec le vice-Président, Tristan Agelan.
Il accepte même de faire danser Viane.
"Tu nous l'as transformé !..." rit Tristan, s'adressant à moi. "Si bien qu'on peine à le reconnaître."
"Je n'y suis pas pour grand-chose. C'est lui qui a vaincu certains de ses anciens démons."
"Ha, tu es trop modeste, Rachel !..."
"Moi, je n'ai fait que passer par là, Tristan."
"J'aimerai beaucoup que Noble Bell s'ouvre au monde. Nous en serions plus riches."
"C'est un vœu pieu, mon cher Tristan. Mais qui sait... dans quelques années..."
"J'ai tant dansé que j'en ai omis ma visite journalière à notre Sainte Patronne." regagnant la chambre.
"Double peine t'attend demain." rieuse.
Une fois à l'intérieur, nous nous mettons à l'aise, optant pour une toilette rapide.
Puis nous nous installons, dos contre les coussins, contre le mur, jambes à la perpendiculaire du lit, lisant chacun de notre côté.
"Tu sais..." posant l'ouvrage sur mes cuisses. "On ne fera jamais des vœux aussi stupides que la fidélité à vie mais... je remercie Noble Bell de m'avoir offert un homme de ta qualité, Rollo." glissant les doigts dans les cheveux, coupés droit, qui garnissent sa tempe.
Il abaisse son ouvrage, en marquant la page, tournant le visage vers moi, approchant sa bouche de mon oreille. "J'ai bien fait de t'empoisonner la vie à ton arrivée ici. Je comptais te la rendre impossible... et chaque fois que tu tentais de plier bagages, mon cœur me hurlait de te retenir. Par tous les moyens." glissant la paume le long de ma cuisse, doigts tournés vers l'intérieur, arrivant jusqu'à mon sexe qu'il caresse sur la tenue de nuit.
Mon souffle est d'emblée pris.
"Rollo..." levant le menton, sensations commençant à poindre violemment, me faisant davantage écarter les jambes dans une invite manifeste.
"J'avais mis en place une foule de stratagèmes pour te retenir... y compris de force."
"Ooooh... vilain garçon..." sur un sourire audible.
"Certains... inavouables..."
Je fais tenaille sur ses joues, bouche allant se plaquer sur la sienne, invitant sa langue à une danse de plus érotiques, le quittant pour admirer le trouble dans ses pupilles dilatées.
"Tu veux la suite du programme ?..."
"Tu en as si bien présenté l'ouverture..." souriant.
"Je vais me couler en bas de ce lit... et te laisser m'y rejoindre." retirant ce que je porte en chemin, me plaçant haut du corps sur le lit, croupe offerte.
Il demeure statique un instant, comme frappé par ce qui se déroule sous ses yeux.
"Oh, tu n'aimes pas l'idée ?..." relevant la tête vers lui.
"Si. Si !... Beaucoup. C'est juste que... ce que tu suggères est si..." secouant la tête, paupières abaissées, sourire doux.
"Si ?..."
"Tu ignores tout de ce que tu fais souffler en ce moment même sur mon corps, n'est-ce pas, petite fée ?..."
"Hmm... un peu quand même..." notant à quel point l'idée l'érige.
Il quitte ce qu'il porte à son tour, donnant sur un sexe prêt à tous les excès.
Il se place à genoux derrière moi, s'ébattant dans la raie de mes fesses, fermant les mains sur mes poignets, voûté, se caressant en nous faisant geindre de concert.
Par Hadès, que cet homme sait habilement se servir de ses hanches et bouger !... Et les geignements de soupirs mêlés qui accompagnent ses mouvements sont un véritable régal à mes oreilles !...
Le haut de mon corps décolle du matelas par instant, sur des appels extrêmement lascifs qui lui prennent d'autant plus les reins déjà magnifiquement placés sous tension.
"Ro... Rollo !... Haaaaah..." m'agrippant aux draps et à la couverture.
Il s'attrape par la base pour se comprimer davantage, perdant totalement les pédales.
"Entre !..." l'appelant de toutes mes chairs.
"Pas... encore..." souffle complètement détraqué derrière moi, abaissant son sexe tendu pour en "frapper" mes lobes. C'est si excitant qu'il manque d'en jouir, sa jolie verge l'avertissant de l'orgasme à venir.
Mais il en veut encore, toujours plus !...
Son doigt m'explore en profondeur, aussitôt rejoint par plusieurs autres.
"HAAAAAH !" avançant le haut du corps sur le lit sous l'effet d'une véritable décharge de plaisir.
Il halète si fort dans mon dos, sexe parsemant mes fesses de jolies traînées translucides.
Son plaisir est si puissant qu'il lui contracte jusqu'à l'estomac, lui donnant l'impression de rendre son contenu dans une bouffée nauséeuse.
N'avez-vous jamais entendu parler d'un plaisir tel qu'il donne envie de rendre ?...
Il ignore même s'il sera capable de me pénétrer tant il est excité. Cette manœuvre, dans un ultime effort, de pousser entre mes chairs gorgées, lui déclenchera à coup sûr l'orgasme.
Il ajourne la proposition et m'attrape les poignets pour aller et venir à la place où son sexe se tient, m'éjaculant à pleine force dans le dos, sur un cri si fort qu'il en demeure à moitié coupé dans sa gorge déployée.
Il profite de sa raideur pour aller au fond de moi, suffoquant à l'intrusion, bougeant là pour m'offrir ma part.
"Le père Langonese est là." l'informe Tristan.
"Ah, mon père." se prosternant devant la figure religieuse, posant le front contre la bague qui représente l'autorité cléricale.
"Que Dieu soit avec vous et votre esprit, mon fils." le bénit le prêtre.
"Si vous voulez bien vous donner la peine de prendre place." l'invitant à s'installer devant une petite collation frugale.
"Vous avez, je suppose, entendu parler de cette triste nouvelle..."
"La cité en fait ses gorges chaudes, en effet, mon père. Et la nouvelle s'étend telle une véritable traînée de poudre."
"Vous qui êtes excellent chasseur, ne pourriez-vous pas vous charger de ratisser les bois pour... retrouver leurs corps ?"
"J'allais vous offrir mon aide."
"Nous devons offrir un hommage convenable, ne serait-ce que par respect pour leurs familles attristées."
Les chasseurs en titre de la cité ne sont pas revenus depuis au moins trois jours.
Tout est envisagé ; une attaque de brigands bien organisés - en quel cas, les corps doivent être enterrés ou jetés dans une fosse - ou l'assaut d'une bête sauvage.
Rollo insiste pour s'y rendre seul, ne souhaitant pas imposer la vision de ce qu'il risque de trouver à qui que ce soit de Noble Bell College.
Je suis rongée d'inquiétude !...
"Ne t'en fais pas. Au pire, je pourrai utiliser la magie."
L'envol d'une nuée de corbeaux met Rollo sur la piste et à mesure qu'il approche, l'odeur se fait plus forte. Il couvre son nez de son mouchoir, débouchant dans une petite zone rocailleuse. Ce qu'il découvre lui met un haut-le-cœur et il doit se faire violence pour ne pas vomir devant les cadavres, déchiquetés pour la plupart, affreusement mutilés.
L'œuvre d'une bête.
Satan hennit soudain, commençant à montrer tous les signes d'une grande anxiété. Il tourne sur lui-même, tant et si bien que Rollo a du mal à en conserver le contrôle. "Ho ! Hooo ! Calme-t..." ce qui se dresse soudain devant eux lui adresse un coup de patte qui envoie Rollo dans le décor des feuilles, manquant de chuter dans le charnier.
Satan fuit.
La bête, un immense ours de couleur sombre, émet un grognement tel qu'il pourrait rendre sourd !...
"Ah... te voilà, toi." sourit Rollo, dopé à l'adrénaline. "Hellfire." appelant son sceptre magique.
La bête se jette sur lui et il parvient à la retenir au bout de son sceptre mais ce dernier appuie tant sur son estomac qu'il rend son contenu, mêlé à du sang.
"Satanée... bestio... DARK FIRE !"
Les fleurs commencent à grimper le long des pattes immenses de l'ours, se changeant en flammes.
Le pelage prend feu et l'ours abandonne son assaut, se remettant sur ses antérieurs, commençant à être pris de panique.
Rollo rampe en arrière, trébuchant sur les membres en décomposition disséminés ça et là.
L'ours pivote, tourne sur lui-même, devenant une torche vivante qui hurle et grogne.
Rollo demeure là, choqué, se relevant en appui sur le sceptre, titubant, se tenant l'estomac.
Satan refait surface mais Rollo n'a pas la force de grimper sur son dos.
Il se laisse tomber contre un tronc, vision se troublant, ciel dégagé tournant soudain telle une toupie infernale.
C'est le retour de Satan sans son cavalier qui soulève l'inquiétude.
Enfermé, il fait un raffut de tous les diables, tapant des sabots contre le bois du box, tenant toute l'école réveillée.
Je me présente devant son box. "Hey... qu'est-ce que tu as ?..."
Il hennit, tapant contre la porte.
J'ouvre la porte et il circule jusqu'à la sortie des écuries, revenant sur ses pas, se plaçant derrière moi pour me faire avancer à coups vigoureux de tête dans mon dos !...
"Il veut... nous montrer quelque chose." me dit Tristan qui m'a suivie.
"OK. On y va !..." libérant Na'ir, grimpant sur son dos sans selle ni filet.
Tristan grimpe sur le dos de Satan et ce dernier nous guide au grand galop jusqu'aux bois.
Rollo crache du sang en toussant, maculant sa poitrine. "Eh bien... mon vieux Rollo... on dirait bien que c'est... la fin... crever aussi... lamentablement, haha !..." se déclenchant une nouvelle quinte ensanglantée. "... cette fois même la magie t'a... laissé tomber..." levant les yeux vers le ciel qui se couvre. "Je vais sans doute... me faire dévorer par la première bête qui passe..."
Son visage, soudain, arbore des traits extrêmement doux. "Ra... chel... merci... merci pour... tout... tu m'as rendu... très... heur..." pupilles déviant sous ses paupières, signe d'une imminente perte de connaissance.
"PRÉSIDENT !"
"ROLLO !"
"Bois, Rollo." lui faisant lever la tête, lui présentant le pansement à base de plantes.
C'est infect à avaler mais il n'a pas le choix. Généralement il le rend tant c'est amer, m'obligeant à m'y reprendre. "Essaye de le garder, d'accord ?..." caressant son visage. "Ça cicatrisera ton estomac."
Il tousse mais parvient à garder la potion.
"J'ai... faim..."
"Pas pour le moment, Rollo. Ton estomac doit d'abord guérir. Puis nous commencerons avec des bouillons puis des potages." caressant ses cheveux.
Il est fiévreux. J'espère éviter l'infection...
Je pose le plateau avec l'assiette de potage tiède pour ne pas agresser son estomac.
Ses doigts tremblent sur la cuillère tant la faim le tenaille, se jetant sur le potage.
"Doucement, Rollo." caressant son front.
Je lui fais la lecture plusieurs heures dans l'après-midi et il s'endort souvent au son de ma voix, cette épreuve l'ayant conduit à la limite de ses forces.
Les saignements ont cessé, ce qui est bon signe. Sa fièvre baisse.
Nous pouvons enfin l'asseoir dans son lit et lui offrir du pain qu'il trempe avec régal dans le potage, savourant le tout comme s'il s'agissait d'un mets de choix.
Tristan sourit. "Vous devez une fière chandelle à Satan, Messire Rollo."
Petit sourire en retour. "Brave compagnon... J'irai l'en remercier sitôt sur pieds."
Il m'écoute, paupières fermées, lui faire la lecture. "Ton latin... s'est considérablement amélioré, petite fée..." attrapant délicatement ma main. "Si nous n'avions pas, l'un l'autre, une aussi faible opinion du mariage, sois assurée que je te demanderai ta main."
