Chapitre 8 : Best kept secret
Rollo a fait rassembler tous les élèves de l'établissement.
Ils se tiennent en ligne tandis que le père Lothaire les parcourt du regard, s'arrêtant soudain devant le dénommé Thibaut Duèze.
"C'est... c'est lui, Monseigneur !..." désignant l'élève d'un index tremblant.
Le désigné pâlit soudain.
"Parfait." déclare Rollo. "Regagnez votre domicile. Nous allons tenir conseil."
L'élève se tasse. La sanction sera terrible.
Viane agite la main.
Tout d'abord la réprimande publique puis la grande leçon collective.
"Que les choses soient bien claires : si je surprends l'un d'entre vous ou qu'il me soit rapporté l'utilisation d'une quelconque magie à l'extérieur des murs de cette enceinte, je me montrerai impitoyable. Notre école n'est point un repaire de sorcellerie."
Rollo... j'imagine que ceci ne tient pas pour ton cas, n'est-ce pas ?...
Thibaut tombe soudain sur ses genoux. "Je vous demande pardon, Messire Flamm !... Je n'ai pas résisté à venir en aide à cette famille !..."
Rollo vient de camoufler sa moue révulsée derrière son précieux mouchoir. "La moindre des choses aurait été d'en référer. Dois-je vous rappeler que vous ne vous appartenez pas mais à notre Sainte Patronne ? Ce manquement à la discipline est inqualifiable, Duèze !"
"Châ... Châtiez-moi, Messire Flamm, mais par pitié ne m'excommuniez pas !"
"Je ne serai point seul à décider, Duèze. En attendant, je vous consigne dans votre chambre jusqu'à nouvel ordre. Vos repas vous y seront apportés. Je viendrai moi-même vous rendre compte de la décision du conseil."
Thibaut se lève brutalement à l'entrée de Rollo dans sa chambre.
"Vous serez châtié par mes soins. Au fouet. A chaque heure du prochain jour."
"B... bien, Messire."
"Le Conseil a rendu votre sentence moins rude du fait de vos bonnes intentions. Mais, je vous en conjure... n'utilisez plus la magie de façon aussi inconsidérée."
"Vous en avez ma parole, Messire Flamm !" se tapant du poing sur la poitrine.
Il demeure assis au bureau et lit jusqu'à des heures perdues, se refusant à partager mon lit au vu de ce qui l'attend.
Le châtiment commence aux aurores, peu avant cinq heures.
Thibaut est conduit dans la tour du clocher, mains liées à un poteau, debout, torse nu.
Rollo rejoint l'estrade en bois, présentant le fouet - un puissant objet magique - à la Salvation Bell.
Au moment où le premier coup de cloche se fait entendre, le fouet entaille, de sa morsure magique, la chair de l'indiscipliné. Cinq coups qui s'emparent, à chaque nouvel impact, de la magie de Thibaut tout en flétrissant sa chair.
A six heures, la même scène se reproduit, apportant un coup supplémentaire.
Thibaut est épuisé lorsque neuf heures sonne. Il doit conserver la position, attaché au bois tel un vulgaire gibier. On lui concède uniquement de boire et d'uriner.
Rollo frappe toujours à la même cadence et force, sans aucune frénésie.
J'ignore le contenu de ses pensées au moment où le fouet lacère les chairs du fautif.
Après le calvaire des douze heures arrive le soulagement du seul coup concédé.
A dix-sept heures, le châtiment prend fin.
Rollo range le fouet dans son coffre.
Thibaut est rompu. On l'amène dans sa chambre, l'allongeant sur le ventre et Viane en prend soin.
Rollo se trouve sur la passerelle entre les deux clochers, en appui sur le muret en pierre, admirant la vue du soleil qui se couche sur la cité des fleurs.
Je l'y laisse un instant avant de monter le rejoindre.
"Rollo ?..."
Il se redresse, ouvrant le bras pour que je vienne m'y glisser. "Regarde, petite fée. La cité est magnifique." me la présentant de la main.
"Oui, Rollo." montant la main sur son torse. "Nous avons fait un peu de potage. Tu dois te nourrir."
"J'ai... l'estomac retourné, ma jolie fleur."
"Quelques cuillères avec un peu de pain, Rollo. Je n'aime pas te savoir mal." me blottissant contre lui.
Il caresse mon épaule. "Oui, je sais." embrassant le haut de ma tête, tendre. "Parce que tu tiens à moi."
"Oui. Et si tu veux tout savoir, cela fait un bon moment qu'un garçon n'était pas parvenu à me remuer autant."
Il rit. "Voilà un talent caché dont je m'ignorais totalement capable."
"Oh, arrête. Je suis sûre que tu as rendu toutes tes partenaires très heureuses."
"Je l'espère." m'invitant à quitter la passerelle, nous dirigeant vers les cuisines.
Rollo frappe à la porte de la chambre de Thibaut puis entre.
"Président." s'empresse Viane.
"Je venais prendre des nouvelles."
"Il dort. Enfin."
"Bien. Merci de veiller sur lui, Viane."
"Reposez-vous, Président, vous en avez aussi besoin."
Il se détend un peu sous l'eau chaude. Ses muscles lui font un mal de chien.
Le supplice est certes beaucoup plus douloureux pour le supplicié mais le bourreau qui l'exécute morfle également.
Ça ne badine pas avec la discipline au Noble Bell College.
L'été approchant, Rollo se glisse dans une ample chemise de lin qui lui arrive sous les genoux, boutonnée jusqu'au milieu du torse.
Je l'attends avec un baume de massage, pièce éclairée de plusieurs bougies.
"Accepterais-tu de livrer ton corps à mes soins ?..."
"C'est l'épaule surtout. Et tout le bras, en fait." s'approchant.
"Très bien." frottant mes paumes l'une contre l'autre. "Retire ça et installe-toi."
Il quitte sa pièce de lin et s'installe assis sur le lit.
Je commence par masser sa nuque puis me consacre à son épaule.
Il dodeline de la tête, sourire naissant. "C'est... vraiment agréable."
"C'est atrocement tendu." sentant ses muscles complètement crispés, parvenant peu à peu à les détendre.
Je mets près d'une heure à parvenir à un résultat.
"Merci." m'embrassant avant de réenfiler sa chemise de lin - la vue sur ses jolies fesses avant que le tissu ne vienne les couvrir me régale.
"Viens." lui ouvrant le lit.
Il se glisse sous l'unique couverture, ravi de pouvoir reposer son dos.
Je me pelotonne contre lui, ravie de la proximité.
Il lève la main pour caresser mes cheveux, finissant par être gagné par le sommeil.
"Messire Flamm ?" frappant à la porte. "Quelqu'un pour vous dans le hall de lecture."
Rollo soupire. "Ne me dites pas qu'il s'agit encore d'un habitant de la cité qui réclame un miracle."
"Non, Messire. Il s'agit de quelqu'un qu'il vous plaira sans doute de revoir."
"Tant de mystère..." se préparant à recevoir l'hôte, plaçant son imposant couvre-chef sur la tête, long pan virevoltant derrière lui.
"Je peux t'y accompagner ?..." demandais-je.
"Si tu y tiens." laconique.
Nous rejoignons l'imposant hall.
Il nous y attend, de dos, portant une armure, se retournant à notre approche.
Rollo a le souffle littéralement coupé, cœur bloqué dans sa poitrine.
"Gré... goire ?..."
"Hey, Rollo. Les stars savent toujours se faire attendre, dit-on !..." avenant, visage très plaisant et mobile, un joli brin de garçon.
Le sourire fleurit sur le visage d'ordinaire pincé de Rollo et les deux s'empoignent par l'avant-bras en une clé amicale.
"Revenu de campagne ?"
"Comme tu vois. Et intact, en prime."
"Que viens-tu faire à Noble Bell ?"
"Un petit détour pour venir te saluer." posant le regard sur moi. "Évidemment, j'en profiterai pour voir Isabelle."
Rollo frémit des pieds à la tête. Il n'est pas au courant...
Encore une lourde tâche qui s'annonce pour Rollo.
"On ne t'a pas appris la triste nouvelle..." tête se courbant lentement.
"Quelle... nouvelle ?" cligne Grégoire.
"Isabelle... nous a quittés voilà six mois."
"Elle a... quitté l'école ?..."
"Non, elle... a chuté du clocher." se planquant derrière son mouchoir.
Mmm, Rollo, je sens que tu ne vas pas lui annoncer la pleine vérité.
"Chu... té ?"
"Une chute malencontreuse. Fatale." chagriné.
Grégoire fait plusieurs pas en arrière, finissant par s'asseoir sur le banc, secoué.
"Comm... Comment est-ce possible ?..."
"Je lui avais pourtant conseillé de ne pas se pencher depuis la passerelle..."
Rollo, si tu t'appelais Pinocchio, je crois que ton nez frôlerait actuellement les deux bons mètres !
"Ma chère Isabelle..." frappé par le choc.
"Grégoire. Nous pourrons nous recueillir sur sa tombe si tu le souhaites. Laisse-moi t'offrir l'hospitalité."
"C'est gentil Rollo." sur un faible sourire, acceptant la main tendue.
Nous quittons la chambre dans laquelle Grégoire se repose.
"Je dois te dire quelque chose." m'annonce Rollo. "Avant que ça ne t'arrive aux oreilles par une autre bouche que la mienne." m'invitant un moment dans sa chambre, se défaisant de son tricorne bicolore.
"Oui ?" fébrile.
Il soupire avant de se lancer. "Grégoire et moi avons été... proches. Très proches."
Je cligne. "Par proches, tu veux dire... amants ?..."
Il hoche la tête. Je couvre ma bouche. "Je me disais bien qu'il avait une bien curieuse façon de te regarder."
"C'est... de l'histoire ancienne mais... ça a été extrêmement fort entre nous."
"Et... ça a duré longtemps ?..."
"Presque deux ans."
"Wow !..." m'asseyant sur le lit, abasourdie.
Rollo camoufle son malaise derrière son mouchoir.
"Et... il était proche d'Isabelle également ?"
"Ils étaient cousins."
"Oh."
Nous soupons en comité réduit, tous les trois, Grégoire nous racontant les affres de la guerre qui sévit aux frontières d'un pays lointain.
Malgré l'annonce du décès, ce charmant garçon demeure plein de vie !...
Un moment, alors qu'il dirige la main vers le panier à pain, celle-ci entre en contact avec celle de Rollo qui se dirigeait dans la même direction.
Les deux garçons se regardent fixement.
Grégoire lui saisit délicatement la main, la caressant, majeur filant sur l'intérieur sur poignet, sous la manche. "Tes mains ont toujours été exceptionnelles, Rollo." ramenant le dos de la main directrice de Rollo jusqu'à ses lèvres.
"Hmm mmm. Je demeure totalement de cet avis." dis-je.
Grégoire reporte son regard clair sur moi. "Elle sait ?..."
"Même si elle l'avait ignoré jusqu'à présent, le doute ne serait désormais plus permis."
Grégoire libère lentement la main de Rollo. "Désolé. Les histoires anciennes ont la vie dure. Il ne faut pas m'en vouloir, Rachel."
"Oh il n'y a pas de mal, Grégoire. Après tout, nous n'y pouvons rien si notre désir nous porte vers le même homme." caressant les cheveux qui couvrent les tempes de Rollo dans un geste tendre.
"Et... toujours dans l'idée d'un mariage de raison, mon cher Rollo ?"
"Ah..." abaissant les paupières sur un petit sourire.
"Je ne suis pas encore parvenue à chasser cette idée de la tête de Sir Flamm. Mais j'y travaille activement." dis-je.
"Si tu y parviens, nous sabrerons le champagne !... C'est une véritable tête de mule."
Rollo se planque derrière son mouchoir. "Grégoire."
"Ah mais c'est vrai !... Quand tu as décidé quelque chose, tu t'y tiens. Par contre, pour le coup, je ne pense pas que tu puisses faire triompher cette idée, cher Rollo. Tu aimes bien trop ça." sur un regard ultra-chaud.
Rollo appuie davantage le mouchoir contre son nez, pli de ses sourcils marquant un certain malaise.
Je ris. "Tu nous le gênes terriblement là."
"Comment ça ? On est deux à le savoir sur une vingtaine d'élèves !... Ton secret est bien gardé, Rollo." lui portant un toast, savourant le vin des dernières vendanges.
Rollo rend quotidiennement visite à Thibaut donc la guérison s'annonce sur la bonne voie.
Ce dernier reprend des forces.
Le destin joue parfois de terribles tours dont lui seul possède le secret : le châtiment d'un élève lui a ramené un ancien ami et amant épargné par la guerre.
Rollo lit, posé en travers du matelas, dos reposant sur un oreiller, contre le mur.
Je le rejoins, caressant ses cheveux clairs, tournée vers lui, coussin posé contre mon ventre, jambes légèrement ramenées vers moi.
"Tu m'embrasses ?..."
Il marque la page de son ouvrage et le pose sur le chevet, se mettant dans la même position que moi, nos jambes se touchant, caressant mon visage, pouce glissant le long de mes lèvres à les en faire picoter de désir brûlant. Son sourire naît et dieu sait qu'il peut être extrêmement doux dans de tels moments.
Sa jambe se fraye un chemin entre les miennes, cuisse remontant jusqu'à mon sexe, calant davantage le bassin contre le mien, cherchant le contact ultime.
Son baiser tient la distance quelques instants puis finit toujours par s'approfondir, donnant toute latitude à sa langue pour choyer la mienne, faisant naître nos appréciations.
Ses paumes, encouragées, se font plus audacieuses, vagabondes.
Nos bassins cherchent les mouvements flattant nos sexes de voluptueuses sensations.
"J'ai envie de toi... Rollo..." entre deux baisers ardents.
Il glisse la main dans ma tenue, majeur à la recherche de mon bonheur. Il caresse d'une manière vraiment incroyable, faisant s'ouvrir ma fleur, lui offrant un nectar incomparable dont il ne peut s'empêcher de goûter le fruit.
De son côté, les choses commencent à lui devenir lentement intolérables de sensations, sexe surtendu cherchant la libération.
"Ma jolie... fleur..." suffoquant presque tant le désir lui devient impératif. "Offre-moi... ton calice..." glissant le majeur entier dans mon antre chaud et humide, désir tel qu'il le fait tressaillir de tout son corps.
"Roll... ooooooh !..." dodelinant de la tête tant l'envie d'être possédée se fait grandissante.
Nous libérons nos sexes de leurs entraves.
"Viens..." l'attirant à moi par son haut, ouvrant les jambes pour l'accueillir.
Il se guide par la base pour entrer en moi, nous suscitant des sensations terribles, nous secouant pratiquement aussi fortement que l'orgasme lui-même. A point !...
Rollo bouge divinement, voûté comme peuvent l'être Satoru ou Floyd, lorsqu'ils dominent le jeu, pubis heurtant mon bouton avide à chaque nouvelle poussée.
Nous savourons la façon dont les sensations montent et gagnent.
Le final nous cueille à grands cris, incapables de nous restreindre.
Le post-coït est aussi agréable, demeurant proches, extrêmement attentionnés et câlins l'un envers l'autre, nous embrassant entre deux petits sommes.
"Je m'étais promis de ne pas... te le dire mais... désolé, c'est plus fort que moi... je t'aime, ma jolie fleur..."
"Rollo..." souriante. "Je t'aime aussi, mon bel amour." caressant son visage et ses cheveux avec dévotion. "Tu es beau..." m'en pinçant la lèvre avant qu'il ne joigne ses lèvres aux miennes pour un baiser capable de nous faire à nouveau démarrer de plus belle.
"J'aime cette idée... de te plaire." m'étreignant fortement contre lui. "Même si... cela peut paraître orgueilleux."
Rollo avance le pied dans l'étrier, se hissant à cheval, bride tenue dans une main.
Grégoire est déjà en selle, s'occupant de faire patienter Diane.
Les deux partent à la chasse la journée entière.
Une fois en selle, Rollo se penche pour m'embrasser. "A ce soir, petite fée." à mon oreille.
Petit sourire de Grégoire.
Les deux prennent la direction des bois.
"Tu as l'air de beaucoup y tenir."
Rollo abaisse les paupières. "Pourtant je lui en ai fait voir de toutes les couleurs à son arrivée ici."
"Ah, elle aussi ?" amusé. "Tu procèdes toujours de la même manière lorsque quelqu'un te plaît ; tu tentes de l'écœurer de toi et si elle ou il s'accroche, là, tu lui ouvres la porte de ton cœur cadenassé à double tour."
"Tu me connais tant que c'en est presque agaçant, Grégoire." sur un petit sourire.
"Ta manière à toi de te rassurer. A croire que tu n'assumes pas de plaire..."
Ils reviennent tard dans la soirée avec deux jolies carcasses de chevreuils.
Leur viande sera consommée légèrement faisandée, lui offrant une tendreté sans pareille.
Les deux amis viennent de se retrouver, l'occasion de quelques festivités improvisées.
Puis ils se recueillent sur la tombe d'Isabelle le lendemain.
"Elle était si jeune, Rollo... toute la vie devant elle."
Rollo camoufle son trouble derrière son mouchoir, se remémorant ce triste jour et ma mise en garde qu'il n'a pas prise au sérieux.
Grégoire se redresse après s'être signé. Il s'approche de Rollo et pose sa main sur l'épaule de son ami.
"Viens. Je n'en puis plus d'être ici." récupérant leurs montures.
"Ta sœur ne devait pas se fiancer avant ton départ pour la guerre ?" questionne Rollo alors que nous sommes à table.
"Ah. On ne t'a pas conté de quelle manière ce... cuistre l'a traitée ?..."
"Non." surpris.
"Tu sais qu'il était plus âgé qu'elle, n'est-ce pas ?"
"Comme il est d'usage, oui."
"Eh bien il a trouvé un parti plus avantageux et fortuné que ma sœur et lui l'a annoncé la veille de leurs fiançailles." amer.
Je manque de recracher le contenu de ma bouche, m'essuyant à la serviette. "Celui-là... je l'aurai pourchassé tel un vulgaire gibier pour lui faire passer cet abominable penchant."
Grégoire me fixe. Rollo se cache derrière son mouchoir.
"Oui, c'est... hem !... ce qu'il aurait sans doute mérité." concède Grégoire. "C'est une véritable harpie." en douce, à Rollo, renforçant le trouble de ce dernier.
"Il est au courant pour ta magie ?..." demandais-je à Rollo alors que nous nous trouvons dans le petit jardin et qu'il y taille les rosiers.
"Bien entendu." concentré sur sa tâche. "D'ailleurs, à ce propos, si tu n'avais pas utilisé la tienne, jamais je n'aurai répondu en usant de la mienne."
"Tu allais me broyer le poignet !"
"Me suis-je rendu coupable d'un tel affront ?... Il faut dire que tes yeux venaient d'être les témoins de quelque chose qui ne devait surtout pas s'ébruiter."
"Hmm mmm. Ton penchant pour les femmes dansant, dévêtues, devant les flammes ?... Et cela justifiait de me ruiner le poignet ?"
"Pardon, petite fleur." s'approchant, attrapant mon poignet pour déposer un doux baiser sur l'intérieur.
"Tu me l'aurais vraiment brisé, pas vrai, si je ne t'avais pas arrêté ?..." le fixant dans les prunelles.
"J'étais tellement... furieux."
"Approche ton oreille par là..."
Il se penche, attentif.
Je le saisis par les épaules, approchant ma bouche de son ouïe. "Je n'aurai, je pense, point refusé que tu me fasses l'amour dans cette même ruelle, ce soir-là."
Il fixe sur moi des pupilles dilatées par le désir que je viens d'insuffler sauvagement entre des reins.
"Si l'histoire pouvait être réécrite... je n'hésiterai point." liant ma bouche à la sienne dans un baiser aussi vif que passionné.
