Chapitre 9 : Under my skin

A cheval dans un petit chemin forestier par cette magnifique journée de printemps.

Parfois le chemin se fait si étroit que nos jambes se frôlent.

Petit jeu de regards explicites.

Nous abordons une petite clairière inondée de soleil.

"Descends de cheval." m'ordonne Rollo, faisant de même, me prenant par la main pendant que nos montures s'ébrouent à leur guise, se donnant la chasse par jeu.

Il me mène jusqu'à un endroit plus reculé de la forêt.

Là, il me jette contre un tronc, se plaquant derrière moi, paumes plaquées contre le bois, passées sous mes bras, commençant à m'embrasser sans commune mesure avec ce qu'il pratique d'ordinaire. Il me comprime tant que mes pieds manquent de décoller du sol mousseux.

"ROLLO !..." entre mouvement de panique et désir ardent pour lui.

"Je vais te montrer de quelle manière je t'aurai prise cette nuit-là si je m'étais écouté." décollant le bassin pour s'offrir de l'espace en se faisant saillir, descendant mon pantalon, remontant ma tunique courte.

Ce qui vient s'ébattre entre mes fesses est habité par un très fort et vigoureux désir.

Ses cuisses me supportent sans grand effort, écartant mes jambes pour mieux aller se glisser habilement là où il est ardemment attendu !...

"HAAAAAAH ! ROLLO !..."

Ce qui halète en retour à mon oreille ne fait aucun doute quant à l'état dans lequel ce jeu le plonge.

Ses pupilles dérivent lourdement sous ses paupières, sensations l'assaillant dans tout le bassin, devenant intolérablement aiguës à mesure que ses hanches donnent de plus en plus vivement. Son menton se lève, bouche s'entrouvrant sur des appels à l'orgasme.

Je m'agrippe à ses mains plaquées contre le bois.

Il ramène l'une d'elles devant, doigts crispant autour de mon pubis gorgé de sensations, faisant éclater ma jouissance en un cri jeté jusqu'à la cime des arbres !...

Un rauque monumental quitte alors sa gorge au moment où la première saccade émerge avec force, suivie de plusieurs autres, tout aussi glorieuses.

Complètement hors de souffle, il ploie sur moi, se soutenant au tronc, subissant les dernières sensations de son sexe qui lui refuse le repos tant il vient de se régaler.

Petit rire à mon oreille. "Mademoiselle est-elle... satisfaite ?..."

Je glousse en retour. "Dame !..."


"La promenade champêtre vous va remarquablement au teint, tous les deux." se moque Grégoire à notre retour.

Nous nous regardons, circonspects.

Rollo plisse les yeux. "Nous aurais-tu... suivi ?..."

"Non, mon cher Rollo, j'avais à faire ici."


"Tu l'aimes ? Vraiment, je veux dire." questionne Grégoire.

"Comme j'ai pu t'aimer, toi. Exception faite qu'il s'agit d'une femme. Et tu sais comme moi que les femmes doivent être maniées avec davantage de tact."

"Et de tact, tu n'en manques guère, cher Rollo."

"Elle est si... ardente." sur un petit sourire au terme choisi qui vient de s'imposer de lui-même sur le bout de sa langue.

"J'espérais bien, en arrivant ici, t'y trouver dans une forme éblouissante. Mais point épris."

"Ça m'est... un peu tombé dessus, tu sais." posant sa main sur celle de son ami - et non moins ex-amant.

"Ça tombe toujours dessus, Rollo." allant poser sa tête sur l'estomac de son ami, regardant les nuages défiler dans le ciel. "Je la respecte parce que si tu lui as fait vivre le même chemin de croix qu'à moi... et qu'elle se soit accrochée..."

"Oh je pense même avoir été pire."

"Elle n'en aura que davantage de mérite."

Rollo lève la main pour caresser la chevelure châtain de Grégoire.

"Je mets les voiles fin de semaine. Je dois monter en territoire Azur pour la noce de mon frère."

"Ah, ça y est ?"

"Oui. Ils ont mis du temps à se décider."

"Ces contrats à vie... j'en frémis à l'idée."

"Tu as une idée très libre de l'amour, Rollo. Mais par pitié, pas de mariage de raison. Tu me ruinerais. Je refuserai même d'assister à ta noce, mon vieux."

"Les sentiments sont très embarrassants dans ce genre d'accord. Je me permets donc de m'en affranchir."

"Tu... lui ferais l'amour et des enfants sans en éprouver le moindre désir ?..."

"Si nous tombons d'accord tous les deux, pourquoi pas ? Beaucoup de femmes cherchent une position sociale plutôt qu'un bon amant."


Grégoire monte en selle.

Rollo pose sa paume sur sa cuisse, caressant.

Grégoire se penche pour un baiser. "A bientôt, mon frère. Prends soin de toi d'ici là. et ne pense pas trop au passé, d'accord ?" écourtant les au-revoir en quittant la cour au grand galop.


Rollo fixe les flammes, regard vide. Il peut encore entendre la petite voix cristalline de Moddo lui dire combien il aime la magie, combien il la trouve amusante.

Le visage de Rollo se mue en une grimace amère.

"Mais la magie, vois-tu, a eu raison de toi... de ton innocence. La magie est dangereuse, mauvaise. Moddo..."

Il fait pousser l'une de ces fleurs incandescentes au centre de sa paume. "Un jour, je brûlerai tous ceux qui ne nous sont pas venus en aide, Moddo. Je te le jure. Je les brûlerai tous jusqu'au dernier. A commencer par l'un des plus puissants d'entre eux. Malleus Draconia."

Ainsi, c'est cette vengeance qui fait crépiter ton cœur, Rollo ?... Et qui te tient debout ?...


Il bascule sur le flanc après l'amour, sourire essoufflé sur le visage, yeux encore voilés couverts par son avant-bras ramené sur les paupières.

Mes lèvres s'offrent son ventre, lui offrant quelques frémissements et contractions supplémentaires.

Mon dieu, je viens de le caresser jusqu'à l'extrême, rendant son sexe aussi dur qu'une pierre chaude, si bien qu'à la fin cela lui a semblé douloureux, extrémité n'en finissant plus de suinter en demandant une grâce que je me refusais de lui accorder.

Il possède une telle force mentale pour se retenir ainsi de longues minutes, sans jouir.

Son corps abdique bien avant sa pensée.

Rollo. Mon bel amour... mon tendre, mon cher Rollo. "Je t'aime." capturant sa bouche. "Et il me tarde de te voir te baigner dans ce ruisseau... voir tes jolies fesses entrer dans l'eau... ta chute de reins disparaître dans les flots..."

Il en glousse, encore tout à son bonheur. "Petite dépravée..."


Nous nous occupons du potager. Notre école demeure autonome pour ce qui concerne les fruits et les légumes.

Rollo apprécie travailler la terre, gants enfilés jusqu'aux coudes, il remue la terre, la meuble.

Il possède un contact presque organique avec elle.


Après un lavage consciencieux des mains, nous passons à table, savourant un excellent gratin de légumes de saison.

Puis nous regagnons la chambre pour y passer la soirée.

"Je te laisse la salle d'eau ?..."

"Huh uh." secouant la tête, l'attrapant par les mains pour l'entraîner jusqu'au lit.

Il me sourit.

Je le fais asseoir en bord du lit, me plaçant à genoux derrière lui, bras noués devant ses clavicules.

"Regarde-moi." à son oreille.

Il tourne le visage dans ma direction. Je l'embrasse chaudement et il y répond avec la même intensité. Je n'ai absolument pas besoin de bousculer beaucoup Rollo pour en obtenir un démarrage rapide. Ce garçon aime tant le sexe que ses hormones sont toujours au taquet !...

Son souffle vacille lorsque ma bouche quitte la sienne. Son regard est parfaitement trouble.

J'avance une main pour remonter le pan avant de sa soutane.

Il se soutient d'un bras pour lever le bassin, me facilitant ainsi la tâche.

Ma paume échoue enfin sur ce qu'elle convoite. Sur ce que je convoite.

Il suffoque au contact.

"Mmm... Messire Flamm..." flattant là, massante. "Rollo..." m'amusant de le prononcer 'à l'italienne', la consonance de son prénom s'y prêtant à merveille.

Il caresse mes avant-bras, mes bras, tout ce qui lui est donné, serrant parfois en y crispant les doigts lorsqu'une vague le transperce, partant du bassin pour circuler dans tout le corps. Nos bouches se lient à nouveau.

Je le défais pour le chercher, me l'approprier.

"OK..." cherchant sa main directrice pour la placer autour de son joli sexe gourmand, profitant de la vue en plongée sur la scène. "Caresse-toi. Pour moi."

Il me fixe, clignant une fois puis abaissant les paupières, raffermissant sa poigne plus bas sans pour autant entreprendre un semblant de mouvement.

"Je suppose que tu souhaites que ça monte lentement ?..." pour s'assurer de répondre convenablement à mes attentes.

"Oui."

"Et... est-ce que je pourrai t'embrasser lorsque ça deviendra... trop fort ?..."

Je souris. "Oui." caressant son torse, lui donnant un signal discret pour qu'il commence.

Le poignet se met lentement en action, souple, poing serré autour de cette jolie verge assoiffée de sensations.

J'admire le spectacle sans rien en manquer, admirant le mouvement de sa bague au rubis grenat taillé en losange serti dans l'or.

Mes reins tressaillent à cette vision aussi irrévérencieuse qu'érotique. Mon regard passe de son visage pris des premiers spasmes face à la montée progressive des sensations, à sa main en action, au rythme encore sage.

Son pouce va parfois cueillir son gland qui commence à découvrir.

"Ça commence à... devenir bon..." tout son visage commençant à suinter le plaisir montant ; dans l'ordre : paupières abaissées de moitié sur des pupilles partant à la dérive quand le spasme lui offre une poussée de sensations lui traversant tout le corps, bouche s'entrouvrant sur un souffle pour le moins vacillant, visage entier se froissant par moment, revenant sur un sourire.

"Envie d'accélérer ?..."

"Et comment !..." haletant, se l'interdisant cependant, louchant sur ma bouche.

"Prends."

Nous nous embrassons fiévreusement, mes geignements faisant écho aux siens. Nos bouches n'en finissent plus.

Je glisse la main jusqu'à la sienne. "Je prends le relais." lui rendant le sourire.

Ce qui est remarquable avec Rollo c'est qu'il possède une excellente lubrification, ce qui nous régale tous les deux et rend les échanges physiques d'autant plus voluptueux, évitant les frottements inconfortables.

Mes mouvements sont plus doux, moins rudes - même s'il a tout fait pour faire lentement monter les choses.

"C'est... nettement plus..." paupières papillonnant de délice, sensations allant en s'amplifiant.

"Hmm mmm." poursuivant sans empressement.

Son visage qui se défait par instant est un pur régal !... Tous ses traits se froissent puis relâchent, généralement accompagnés d'une appréciation vocale marquée, ventre se contractant. Son corps, clairement, m'indique de poursuivre.

Ses mains dégagées en profitent pour cheminer sur moi, se laissant lentement aller en arrière sur le matelas, pieds toujours au sol. Offert.

Je passe un revers sur son ventre qui se creuse sur un geignement lascif. "Ouiiii..." souriant.

Je le chevauche, installée sur le haut de ses cuisses, vêtue, caresses se faisant plus dures sur lui, l'arrachant du matelas.

"HAAAAAH !..." avant de lâcher un rire.

"Abdique."

"Pas... encore..." m'opposant une farouche résistance.

Et je connais la force mentale de Rollo !... Bien. Puisqu'il m'offre ce challenge, autant l'exploiter avec ma meilleure arme !...

Je me laisse couler en ses jambes ouvertes, l'attrapant pour le flatter d'une langue agile, toute retenue envolée.

"Haaaah haaaaaaan !..." l'exercice se compliquant considérablement.

Son envie vient de faire un bond et il donnerait tout au monde pour pouvoir jouir au chaud. Mais las, trop fier pour le demander !...

Sorry boy but...

You're out of touch,

I'm out of time.

Ma langue le parcourt avec un appétit évident, s'introduisant dans l'orifice suintant avant de s'intéresser à d'autres parties extrêmement sensibles de lui, véritable clé de voûte du plaisir masculin.

Elle finit par triompher et c'est en accompagnant ses spasmes de tout le corps d'élans vocaux ma foi très flatteurs, qu'il rend des saccades de semence immaculée sur son propre torse.

Essoufflé, il m'accueille contre lui. "Ça, c'était... très, très vilain..." index dressé butinant mon visage.

"Tu comptes me faire fouetter ?..."

"Ooooh, ne me tente pas, jeune fille !..." me dévorant du regard, lèvre inférieure pincée, main caressante sur ma cuisse.


Nous avons droit à un nouvel arrivant. Un certain dénommé Amédée Malaspina.

Et Amédée, comme la plupart des garçons de son âge, n'a pas les yeux dans sa poche.

Coup de coude de son camarade. "Arrête de la regarder comme ça !... Imagine que Messire Flamm s'en rende compte !..." frisson le prenant tout entier à l'évocation, souvenir de la sanction au fouet infligée à Thibaut encore très présente dans son esprit.

"Désolé mais... elle est si belle..." rêveur et soupirant.

"Baisse les yeux, te dis-je !... Tu n'es sans doute pas au courant mais c'est la bonne amie de notre Président."

Yeux ronds d'Amédée. "Arrête... officiellement ?"

"Oui. Il nous l'a confirmé à la fin de l'automne dernier. Et crois-moi, se frotter à Sir Flamm, c'est pas ce qu'il y a de plus avisé quand on débute."


"Malaspina ! De quelle manière tenez-vous votre fusil ? Et vous pensez faire mouche, de cette façon ?"

"Pardon, Messire Flamm. J'ai... très peu pratiqué."

"Vous auriez dû me le signaler avant que nous décidions de vous emmener avec nous à la chasse. Donnez." tendant sa main gantée, juché sur son impressionnant destrier.

L'élève lui donne le fusil.

Rollo l'ajuste et le teste sur un tronc.

"Il est parfaitement calibré. Vous viendrez me voir lorsque nous rentrerons. Je tiens à m'occuper personnellement des cours de tir qui vous font défaut."


"Votre position, Malaspina." la rectifiant au moyen d'une baguette. "Dos droit. Respirez. Vous bloquez trop. Ouvrez vos jambes ! Souhaitez-vous donc heurter le stand avec le recul et vous blesser ?"

"Je m'excuse d'être aussi piètre tireur, Messire Flamm."

"Vos excuses, je n'en ai que faire, Malaspina ! Je veux des résultats. Votre coude, pour l'amour de notre Sainte Patronne !" y remédiant avec la baguette.

"Messire Flamm, pourrions-nous... remettre à demain ?... Je suis épuisé et j'ai encore du travail à term..."

"Vous plaisantez ?! Vous pensez que cela m'amuse, Malaspina, de vous sacrifier de mon si précieux temps pour que vous ne soyez plus aussi gauche à la chasse et donc la risée de vos camarades ? Reprenez. Visez juste, cette fois."


"Malaspina a manqué une perdrix à cinq pas de lui !..." s'amusent deux élèves.

La bribe arrive aux oreilles de Rollo. "Arpajon et Bardi. Quel bel exemple vous offrez à cette tablée en vous moquant ainsi d'un débutant." mine profondément dégoûtée, sans mouchoir svp !...

Les deux interpelés se tassent. "Pardon, Messire..."

Rollo se lève pour s'approcher d'eux, posant une main sur chaque épaule. "Ne pensez-vous point que l'encourager serait bien plus bénéfique à l'esprit d'équipe qui devrait tous nous animer ?"

Les doigts de Rollo crispent sur les épaules des concernés, losange de son rubis renvoyant sa vive lueur des chandeliers. Et connaissant la poigne de Rollo, ce geste peut causer des dommages sur l'articulation voire même la clavicule.

"J'irai même jusqu'à dire que vous auriez pu, en bons tireurs que vous êtes, vous occuper de son instruction dans le domaine. Voilà qui aurait été plus constructif que de ricaner dans votre coin."

Ils sont à présent bien penauds.

Rollo libère leurs épaules pour les tapoter. "Que cela ne se reproduise plus, Messieurs."

Belle démonstration de force.

Tristan m'offre un petit sourire. "C'est qui, le boss ?" avec un clin d'oeil.


"Messire Flamm !..." nous coursant alors que nous regagnons la chambre.

"Que vous arrive-t-il, Malaspina ? Par pitié, cessez de courir ainsi dans les coursives !..."

"Merci pour..."

Rollo évacue les remerciements d'un geste de la main. "Faites-moi plaisir et devenez vous-même capable de leur rappeler l'esprit de groupe."

Une fois dans la chambre, je souris. "L'aurais-tu pris sous ton aile ?..."

"L'occasion de leur rappeler l'esprit qui doit tous nous animer."

"Et asseoir ton autorité ?..." lisant clairement en lui, me posant sur le lit pour retirer mes ballerines.

Petit sourire. Débusqué. "Mais oui, cela aussi fait partie de ce qui est attendu d'un leader." déposant son imposant couvre-chef.

Il retire ses ornements le distinguant des autres étudiants. Puis sa lourde bague.

Je dépose mes ballerines. "Bon. On se la prend ensemble, cette douche ?"

"Comme cette idée me paraît intéressante." souriant.

Dans le petit espace dédié, nous nous défaisons face-à-face, vêtement nous quittant l'un après l'autre jusqu'à notre nudité la plus complète. Avant d'entrer dans la cabine, nous nous regardons un long moment, nous souriant.

"On t'a déjà dit que tu es plutôt joli garçon ?..."

"On m'en a déjà fait la réflexion, oui. Curieusement, ça n'a pas du tout le même impact lorsque c'est toi qui le dis."

"Et flatteur, avec ça !..." rieuse.

"Tu m'as tendu la perche."

"Et ça..." attrapant ses mains dans les miennes, les admirant sous toutes leurs coutures. "Ça, c'est... la première chose qui m'a sauté aux yeux. Ces mains, j'ai de suite eu très, très envie qu'elle me caressent."

"J'ose espérer ne point t'avoir fait trop attendre..."

"Tu as tout de même tenté de me tuer à la tâche avant." reniflé. "La... bohémienne te plaisait ?..."

Petit sourire terrible en retour. "Figure-toi que je n'y allais pas pour les beaux yeux de l'un de ses frères ou de ses cousins, ni même l'une de ses tantes." amusé.

"Tu... l'aurais fait ?... Si elle s'était offerte ?..."

"Tu sais, généralement, ce genre de... gourgandine exige de l'homme qu'il mette la main à la bourse une fois le 'service' rendu. Voire même avant." sur une petite moue révulsée.

"Messire est décidément bien trop avisé pour une vulgaire bohémienne." amusée.

"Messire n'est surtout pas né de la dernière pluie !..."

Sous la douche, nous prenons tendrement soin l'un de l'autre, profitant de la promiscuité et de la chaleur du jet.

A notre sortie, corps à peine séchés, nous échouons sur le lit pour profiter de sa belle érection.

Je me place devant lui, sur le flanc, dos tourné face à son torse.

Sa main vagabonde sur mes cuisses, notamment l'intérieur si doux au toucher.

"Tu l'as déjà fait ainsi ?..." cherchant son regard par-dessus mon épaule.

"Pas avec une fille." sourit.

"Donne-nous du plaisir, Rollo."

Il écarte davantage mes jambes, sexe passé sous mes fesses, mouvements de hanches lui permettant de se caresser tout contre le mien.

Nous en geignons d'une seule voix tant la sensation est exquise et achève de nous éveiller.

Je froisse le drap, cherchant à agripper le matelas.

Il dévore mon épaule, allant jusqu'au mordillement.

Nos sexes se communiquent leur moiteur, glissant l'un contre l'autre dans des élans organiques.

Il passe la main devant, cherchant le capuchon gorgé pour m'apporter un surplus de sensations.

L'initiative est saluée par une jolie cascades de soupirs et geignements lascifs.

Puis il entre lentement en moi, savourant l'accueil. Son majeur s'active sur l'avant, accompagné des autres doigts qui jouent tout en pression et caresses.

La course à l'orgasme est lancée !...