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Se tromper de tempête

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Résumé : Palpatine entend une conversation entre Bail et Obi-Wan, interprète mal et pense qu'Obi-Wan est son fils et tente de l'amener vers le côté obscur. Pur humour.

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« …ta mère est Stewjon mais tu ne connais pas ton père. » Palpatine entendit la voix agaçante de ce sénateur un peu trop pur pour ce monde, Bail Organa.

Attendez ? Stewjon ? Palpatine s'arrêta, curieux.

« En résumé. » C'était la voix d'Obi-Wan Kenobi.

Palpatine se retint de rager : il haïssait vraiment cet homme qui ne voulait jamais mourir malgré tous ses efforts. Un vrai impertinent ! Mais il ne voulait pas partir, il voulait écouter le passé du Jedi pour profiter de ses faiblesses comme le bon petit Sith qu'il était.

« Tu te souviens de ta mère ? »

« Moyen. » Obi-Wan ne semblait pas vraiment dérangé par la question. « Je sais juste qu'elle était rousse et que mon père était de Naboo. »

« Oh. »

« Oui, oh. »

Petit silence.

« Imagine ton père, c'est le Chancelier. »

« Ce serait un scénario digne d'un film. »

« J'imagine déjà la scène : 'Obi-Wan, je suis ton père' et toi tu réponds, 'non, c'est impossible…' et tu sautes dans le vide pour éviter une vie de politicien. »

« Je rêve où tu viens de faire une réplique anachronique ?... »

« Excuse-moi, Obi-Wan, on n'a pas tous la capacité de voir dans le futur ! »

Les deux amis passèrent devant le Chancelier caché – ou coincé, cela dépend du point de vue – entre une armoire tristement grise et une plante verte paradoxalement verdoyante et disparurent dans le couloir. Palpatine était stupidement figé. Disons plutôt qu'il tentait de bouger mais la plante était une vaillante adversaire qui voulait seulement un peu de réconfort et câlinait joyeusement le Chancelier entre ses lianes. Finalement, après un rude combat duquel Palpatine parvint à se sortir grâce à la terrible menace de dépoter la plante si elle continuait de le câliner (on ne câline pas un Sith !), Palpatine se dépoussiéra et fit comme si de rien n'était, prenant un air particulièrement innocent (spoil : il avait le visage d'un pédophile en chasse).

Palpatine réfléchit finalement à la conversation lorsqu'il fut tranquillement assis sur son siège rouge, derrière sa table rouge, dans son bureau rouge. Et il paniqua. Ses souvenirs de jeunesse vinrent le hanter. Il se rappela de cette fois, alors qu'il venait de finir une mission sur Stewjon (son Maître lui avait gentiment recommandé d'aller sur cette planète paumée au milieu de nulle part pour terroriser les pauvres petits habitants innocents). Après avoir complété sa mission avec brio, il était tombé sur un petit bar tout aussi paumé que la planète et s'était bourré la gueule. Pour sa défense, ils y faisaient du très bon alcool !

Enfin bref, après s'être bourré la gueule dans le bar, qui se trouvait être en réalité une boite de nuit pour jeunes rebelles en quête d'indépendance, Palpatine tomba nez à nez avec une très jolie rouquine. Et comme on pouvait s'y attendre de deux jeunes adultes complètement torchés, ils s'étaient retrouvés au lit, passant une nuit torride. Et disons qu'il en avait profité pour montrer ses talents dans la Force. Non, il ne voulait absolument pas donner plus de détails sur ce détail embarrassant. Après cette nuit, il était reparti vivre sa vie de futur sénateur, Chancelier Suprême, Seigneur Sith et futur Empereur.

Et il avait oublié cette nuit.

Jusqu'à maintenant…

Oh putain de bordel de merde, il était le père du Jedi le plus agaçant de tout l'Univers !

Et Sheev Palpatine entra en mode mise à jour pendant une semaine.

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« Bon…je peux le faire. Tout va bien se passer. Je suis le meilleur. J'ai juste à manipuler mon propre fils pour le mener vers le côté obscur pour qu'il règne avec moi. Simple, non ? » Marmonna Palpatine pour lui-même alors qu'il était en train de vider les placards de ses plus forts alcools. « C'est pas comme si je devais soudoyer le Jedi le plus aimé du Temple, le Jedi le plus lumineux et le plus fervent à l'Ordre. » Palpatine avala d'une traite son verre et sanglota pitoyablement. « Je suis vachement dans la merde… »

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« Maître Kenobi, quel plaisir de vous voir ! » Fit Palpatine avec le plus d'entrain possible dans sa voix.

Obi-Wan le regarda de travers comme s'il avait pris de la drogue. Palpatine se retint de grimacer devant cette insolence : il devait prendre son mal en patience. Ce n'était pas de sa faute si les deux hommes ne s'aimaient pas avant qu'il n'apprenne la vérité.

« Chancelier, quelle surprise de vous voir vous balader parmi la plèbe ! » Fit Obi-Wan avec une voix faussement enjouée. « Que me vaut l'honneur de votre visite dans cette ruelle sombre et crade dans les bas-fonds de Coruscant alors que je suis en pleine mission importante et indispensable pour l'Ordre ? »

« Vous avez une mission pour l'Ordre qui implique un restaurant dans les bas-fonds ? »

« Dex fait les meilleures frites de la galaxie. Je vous interdis de critiquer la suprématie des frites de Dex ! »

« Mais…une mission pour l'Ordre ? »

« Vous croyez vraiment que les membres du Conseil peuvent faire des réunions interminables et particulièrement ennuyeuses sans reprendre des carburants ? »

Palpatine regarda l'énorme paquet de frites dégoulinant de gras dans les bras du Jedi avec mépris.

« Je vous assure, Chancelier, ces frites sont nécessaires pour rester éveillé suffisamment longtemps pour signer les nombreux rapports particulièrement inintéressants du Sénat. » Obi-Wan grignota une frite avec beaucoup d'intérêt. « Vous êtes au courant qu'un rapport voulait interdire la production illégale de frites ? Inadmissible ! Les Jedi ont besoin de frites pour survivre ! Imaginez une galaxie sans frites ? Un cauchemar ! »

Et Palpatine observa le Jedi disparaître dans la ruelle sombre et poussiéreuse en marmonnant des théories du complot anti-complotistes-de-frites-grasses-bonnes-pour-la-santé-mentale-des-Jedi. Obi-Wan oublia même la présence suspecte du Chancelier dans la ruelle sombre et poussiéreuse, les frites étant un sujet bien plus passionnant.

Pour mieux comprendre son fils, Palpatine alla goûter les frites de Dex.

Par la Force, c'étaient d'excellentes frites avec beaucoup trop de calories pour le ventre d'un vieil homme en manque d'activités physiques.

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« Anakin, mon garçon, quel plaisir de te voir ! » Dit Palpatine alors que l'adolescent entra dans le bureau.

« Chancelier ! » S'écria Anakin, sautillant joyeusement et innocemment vers lui.

Palpatine se ferait une joie de réduire cette innocence en colère pour en faire son apprenti et dominer la galaxie comme tout bon Sith qui se respectait ! Mouahahahaha, qu'est-ce qu'il était maléfique !

« Comment vas-tu ? » Fit le Chancelier, avec un faux intérêt. « Ton entraînement se passe bien ? »

Sérieusement, il avait bien d'autres choses plus intéressantes à écouter que les ragots d'un gamin de 14 ans ayant un manque de confiance en lui mais avec une grande arrogance ! Même les débats incessants sur des lois inutiles – comme la loi sur la couleur des toilettes du Sénat – étaient bien plus intéressantes ! Mais pour le bien de son plan à long terme, il devrait se farcir l'ado rebelle qui était le chouchou de son fils. Par la Force, il devait se coltiner les deux Jedi les plus frustrants de l'Ordre !

« J'ai réussi à faire des toasts sans les cramer ! » Fit Anakin avec beaucoup de conviction et de fierté.

« C'est…bien ? » Palpatine cligna stupidement des yeux.

« Mon ambition est de faire les meilleurs toasts du monde ! »

« C'est…bien ? »

Non ! Ce n'était pas bien du tout ! Ce n'était pas le plan ! Anakin devait devenir un terrifiant Sith ! Pas un cuisinier de toasts ! Sérieusement, quelle était la relation que les Jedi avaient avec la bouffe ? (Il devait avouer que ces frittes étaient excellentes, mais quand même !)

« J'ai l'impression que les Jedi ont l'ambition de former un culte à base de nourriture… » Marmonna Palpatine pour lui-même alors qu'Anakin fanfaronnait, montrant des photos des toasts qu'il avait faits ce matin. « Comment vais-je faire pour former un coup d'état et blâmer les Jedi si les Jedi ouvrent un restaurant de frites et de toasts ? »

« Vous voulez goûter mes toasts ? » Demanda innocemment Anakin. « Je peux vous inviter demain matin ! »

« N… »

Attendez une minute…s'il était invité…il pourrait voir son fils, le manipuler vers le côté obscur pour faire de lui un Sith et mener l'Ordre Jedi à sa perte ! Mouhahaha, il avait vraiment un plan maléfique infaillible !

« Je suis libre ! »

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« Donc vous êtes là pour manger des toasts à demi-grillés faits par mon Padawan qui est incapable de faire la cuisine ? » Obi-Wan, l'air dubitatif, à moitié endormi, en pyjama, les cheveux ébouriffés, avachi lamentablement contre la porte de son appartement. « Vous ? Le Chancelier ? »

« Oui ? »

A l'inverse, Palpatine brillait presque avec ses vêtements fluos et riches et parfaitement bien en place.

« A 4h30 du matin ? » Obi-Wan étouffa un bâillement pas très poli.

« Il parait que ce sont de très bons toasts. »

« Vous avez écouté quand j'ai dit : 'toasts à demi-grillés' ? »

« J'aime les toasts ? »

« Vous êtes vraiment le Chancelier ? »

« Pas à 4h30. »

Silence. Puis…

« Maître ! J'ai fait brûler les toasts ! » Cria la voix d'Anakin depuis l'intérieur de l'appartement et Palpatine pouvait sentir l'odeur de brûler.

« Ma cuisine ! » S'écria Obi-Wan totalement réveillé et abandonna Palpatine devant la porte comme une vieille chaussette. « Pourquoi fais-tu des toasts à 4h30 ? »

« Euh…pour ta santé mentale, Maître, il vaut mieux que tu ne saches pas pourquoi… »

« Ma cuisine adorée ! » Pleura Obi-Wan alors que la porte se fermait devant le visage figé de Palpatine.

Pourquoi les Jedi semblaient avoir une obsession pour la bouffe ?

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« Chevalier Kenobi, vous êtes en mission ? » Palpatine intercepta Obi-Wan avec Anakin dans les couloirs du Sénat.

« Non, je suis là par pur plaisir de voir les sénateurs se bagarrer subtilement à coup de langue acérée et de coups de poignard dans le dos. »

« Je sens le sarcasme… »

« Vous croyez ? » Obi-Wan lui envoya un regard pointé, manquant de se manger un pauvre employé qui courait en dérapant dans les couloirs, les bras chargés d'étranges objets suspects. « Je suis pourtant le maître de la subtilité. »

« Maître, tu es subtil seulement le vendredi et le lundi, de 14h12 à 18h27, mais seulement si c'est un jour pair. » Indiqua Anakin, manipulant un pauvre petit objet mécanique.

« Euh ? » Fit seulement Palpatine, complètement perdu.

« Ani ! Un peu de respect pour les personnes qui travaillent à l'administration ! » Fit Obi-Wan, les sourcils froncés.

« Quel est le rapport entre subtilité et administration ? » Demanda Palpatine, de plus en plus perdu : il voulait juste amener son fils dans le côté obscur ! Pas l'écouter blablater sur les problèmes administratifs et de subtilités !

Obi-Wan et Anakin levèrent la tête en même temps pour fixer Palpatine en même temps, clignant des yeux en même temps et pour dire en même temps :

« Vous voulez pas savoir. »

Palpatine préféra fuir subtilement.

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Palpatine attendait, caché au détour d'un couloir du Sénat. Il savait qu'Obi-Wan et Anakin devaient passer par là pour voir le sénateur Organa. Comme le Jedi semblait vouloir l'éviter, Palpatine devait recourir à la plus vieille stratégie : l'embuscade.

« …et j'ai réussi à faire cuire des pâtes sans oublier de mettre de l'eau avant ! » Termina Anakin avec fierté.

« Bravo, mon jeune Padawan ! Bientôt, tu deviendras le Roi des pâtes ! »

Palpatine imagina le sourire victorieux sur le visage de l'ado. Sérieusement…encore de la nourriture ? Les Jedi étaient des guerriers ou des cuisiniers ? Et le gamin ne savait vraiment pas faire cuire des pâtes ?

« La prochaine leçon est d'apprendre à couper du pain sans se couper. » Fit Obi-Wan alors que le duo s'approchait de la position de Palpatine.

Palpatine sortit soudainement de sa cachette :

« Maître Kenobi, Ana- »

« KYAAAAAA ! »

Un hurlement strident et aigu l'interrompit et Palpatine se retrouva propulsé à travers la fenêtre pour terminer sa chute dans le grand bac de lessives sales du Sénat, amortissant sa chute.

« Je crois, Anakin, que tu as balancé le Chancelier par la fenêtre. »

« Oups ? »

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« Chancelier ! Je dirais que je suis surpris de vous voir mais je mentirais. » Fit Obi-Wan alors qu'il dévorait avec beaucoup d'attention sa plaque de chocolat.

« Vous pourriez vous montrer plus poli et me respecter. » Palpatine siffla : il restait le Chancelier et son père (même si le Jedi ne le savait pas).

« Ça tombe bien : je ne vous respecte pas. Allez, ouste, Anakin m'a offert le meilleur chocolat de Coruscant, je dois être seul pour le savourer. »

Et Obi-Wan claqua la porte au nez de Palpatine qui regarda la porte comme si elle était la porte la plus offensante qu'il ait jamais vue.

Il venait d'être refusé pour du chocolat.

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Bon. Palpatine devait revoir son plan. Si s'approcher doucement d'Obi-Wan ne fonctionnait pas, si convoiter Anakin ne fonctionnait pas, il devait se montrer un peu moins subtil. Il devait tenter Obi-Wan vers le côté obscur. Plus facile à dire qu'à faire : le Jedi le détestait ! (Il nierait à tout jamais qu'il avait noyé son chagrin dans du champagne de haute qualité coûtant plus cher que le Temple Jedi : il était riche, il savait noyer son chagrin avec qualité !)

Pour cette raison, il avait décidé, dans sa plus grande bienveillance, de confier une mission très risquée vers un Temple Sith à Obi-Wan. Il allait pouvoir secrètement le pervertir vers le côté obscur ! Son plan était infaillible ! Mouhahaha !

Sauf que…

« Non. »

« Comment ça, non ? »

« Vous êtes au courant que je suis un Chevalier Jedi spécialisé dans les négociations avec un Padawan immature de 14 ans ? »

« Oui ? C'est un problème ? »

« Vous voulez envoyer deux personnes avec zéros connaissances d'artéfacts Siths dans un Temple Sith ? »

« Oui ? »

« On vous a déjà dit que vous êtes drôlement incompétent comme Chancelier ? »

« Euh ? »

« Donc, non, je ne veux pas aller dans un Temple Sith. »

« Je suis le Chancelier, je peux vous obliger à aller dans cette mission ! » Palpatine était frustré que son fils ne veuille pas lui obéir.

« Très bien, j'y vais. »

« Vous allez à cette mission ? » Demanda Palpatine, plein d'espoir, imaginant déjà son Empire avec son fils à ses côtés.

« Bien sûr que non ! » Obi-Wan roula des yeux. « Je voulais juste être poli et vous dire que le Conseil nous a déjà donné une mission inintéressante dans un village paumé, dans une région paumée, sur une planète paumée, dans un système solaire tout aussi paumé, dans un coin paumé de cette galaxie. Ne me demandez même pas où c'est parce que même moi, je ne sais pas. »

Et Obi-Wan sortit du bureau, l'air triomphant, alors que Palpatine évacuait sa frustration sur un pauvre Dooku totalement confus.

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Il était temps de passer au plan C. Le plan parfait. L'incroyable plan. Le plan ultime. En vérité, il avait eu l'idée de ce plan après s'être bourré la gueule, la veille, après un autre rejet de la part de son fils et avait écrit son idée sur un vieux morceau de PQ, dans les toilettes, alors qu'il était en train de cracher son estomac. Mais son plan était infaillible. Bien mieux que ses plans A et B (il devait avouer, il ne se rappelait pas de ses autres plans).

Pour cette raison unique, il était dans un très chic (et un peu trop cher pour le budget inexistant des Jedi) restaurant.

Et il patientait. Ou plutôt, il s'ennuyait. Il attendait Obi-Wan. Qui avait environ 3 heures, 46 minutes et 34 secondes de retard. Précisément. Il avait compté. Enfin non, il n'avait pas compté parce que ça serait beaucoup trop long mais il avait mis un chronomètre sur sa montre excessivement chère.

Palpatine avait vraiment l'impression que son fils lui foutait un vent. Encore. Même les serveurs lui envoyaient des regards remplis de pitié. Il avait la folle envie de brûler ce restaurant mais ce n'était pas très poli. Il était poli.

Enfin, enfin, son fils entra. Et Palpatine se retint de pleurer et chanter sa joie. Enfin ! Une minute de plus et le serveur qui venait de lui apporter son 537e café irait rejoindre le monde merveilleux des Ewoks. Il n'avait aucune pitié pour ce serveur. Et pour les Ewoks. Mais les Ewoks n'avaient aucune importance pour lui avant le 6e film (l'auteure de cette histoire effaça cette information du cerveau de Palpatine pour éviter de créer un paradoxe temporel).

« Maître Kenobi ! Enfin vous voilà ! Je ne vous attendais plus. » Sourit Palpatine après avoir avalé d'une traite son 537e café (il s'était amusé à mettre des petites barres sur la serviette à chaque nouveau café pour établir un compte : il avait un record de café à boire dans une journée !)

« Je m'excuse de mon léger retard. » Fit hypocritement Obi-Wan.

« Léger… » Marmonna Palpatine. « Un problème Jedi urgent, peut-être ? » Il voulait savoir pourquoi, lui, la personne la plus importante de la galaxie avait été relégué au second plan. Et pas son fils !

« Ah mais pas du tout ! Je n'ai eu aucun problème Jedi urgent ! »

« Mais…et votre retard ? »

« J'ai pas validé mon ticket de transport… »

« Vous…n'avez pas validé votre ticket de transport ? » Répéta bêtement le Chancelier-Sith.

« Il n'était plus valide. »

« Votre ticket n'était plus valide ? »

« Oui, difficile de prendre les transports en commun vers les quartiers les plus chers sans ticket valide. » Obi-Wan bouda et commanda le repas le plus cher de la carte.

« Mais pourquoi ne pas avoir acheté un nouveau ticket ? »

« Les Jedi sont pauvres. »

« Pas faux… » Palpatine voulait se frapper la tête sur la table mais il se retint. « Mais un ticket coûte seulement 4 pauvres petits crédits. »

« Oui. »

« Mais…pourquoi ne pas prendre un nouveau ticket ? »

« On m'a volé mon porte-monnaie. »

« On a volé un porte-monnaie…à un Jedi ? » Palpatine avait de plus en plus l'impression qu'Obi-Wan lui racontait un énorme mensonge.

« Le voleur était vraiment doué. » C'était lui ou Obi-Wan semblait vraiment fier ?

« Pourquoi n'être pas allé à sa poursuite ? »

« Pourquoi croyez-vous que je sois en retard ? »

Palpatine nota le sarcasme profond. Mais il était intrigué. Et curieux. Il observa Obi-Wan dévorait avec appétit le repas le plus cher du restaurant (évidemment, Palpatine payait pour montrer à quel point il était riche, pas comme ces Jedi qui ne pouvaient même pas se permettre d'acheter un nouveau ticket).

« Un gamin m'a fait les poches pendant que je menais une conversation extrêmement intéressante sur la grande recette sacrée et secrète du pain aux noisettes. Quand j'ai remarqué le vol, j'ai foncé à la poursuite du petit impertinent dans une course-poursuite digne des plus grandes scènes d'action des films d'action réputés pour leurs actions. Petit impertinent qui a fugué pour s'acheter une glace à la pistache et à la cacahouète dans les bas-fonds de Coruscant – oui, il y a un marchand de glace dans les bas-fonds de Coruscant. J'ai fini par rattraper le sale gosse un peu trop tard : mon argent avait été remplacé par de la glace. Avec beaucoup de tristesse et plus de crédits, j'ai fait le chemin à pied. Et en sautant. En brisant quelques lois de circulation au passage. Pour être plus ou moins à l'heure. »

Silence.

« Ce petit impertinent… » Palpatine avait soudainement mal à la tête devant ce gros mensonge. « Il est en prison ? »

« Pourquoi je mettrais un gamin en prison s'il a juste acheté une glace ? »

« Il vous a tout de même volé de l'argent ! »

« Bien sûr. »

« Et cela ne vous scandalise pas de voir le crime cibler les Jedi ? »

« Vous savez, je voulais vraiment cette grande recette sacrée et secrète du pain aux noisettes. »

« Vous…vous avez préféré vous laisser voler pour une recette ? »

« Ecoutez, le cuisinier faisait un cours particulier pour les Jedi en manque de pain aux noisettes ! Je n'allais certainement pas manquer cette rare occasion d'avoir du pain gratuit ! »

C'était quoi cette relation que les Jedi avaient avec la bouffe ? Cela devenait malsain ! C'était vraiment aussi simple de capturer et stopper les Jedi ? Leur offrir de la bouffe et ils se rendaient volontiers ? Palpatine voulait vraiment se bourrer la gueule…

« Et…qu'est devenu ce petit impertinent ? » Soupira Palpatine, les mains sur ses tempes.

« Que voulez-vous que je lui fasse ? Je l'ai récompensé avec le reste de mon argent que j'avais dans mon autre poche pour son audace ! »

Silence. Palpatine se fracassa la tête contre la table, attirant la pitié de ce serveur qui allait vraiment finir sa vie dans une poubelle.

« Vous allez avoir une bosse, Chancelier. Heureusement que vous avez la tête dure. » Obi-Wan tapota sereinement l'épaule du Chancelier, comme pour se moquer de lui. « Regardez ! Vous avez fissuré cette pauvre table qui coûte beaucoup trop cher pour que je puisse la rembourser ! »

Palpatine ne cria pas de désespoir. Non. Il ne cria pas. Mais il gémit entre ses doigts.

« Pour votre santé mentale déclinante, Chancelier, je vous conseille de ne pas poser d'autres questions au sujet de ma petite escapade de ce matin. » Sourit Obi-Wan avec un peu trop d'amusement à son goût.

Palpatine apprécia malgré lui le conseil et prit une grande gorgée de l'alcool le plus fort – et le plus cher – du restaurant.

« Pourquoi avoir récompensé cet impertinent ? » Finit par demander Palpatine, curieux.

Le regard blanc que lui envoya Obi-Wan le fit frissonner (son fils était vraiment si terrifiant que ça ?).

« Franchement…je croyais que vous étiez intéressé par le cursus Jedi… » Obi-Wan secoua la tête, déçu. « Tout Jedi qui se respecte doit savoir voler sans se faire remarquer. Et c'est par le plus grand des hasards que j'ai décidé de faire une leçon sur le pickpocket à Anakin exactement le même jour où je devais vous voir ! Et par le plus grand des hasards, Anakin a réussi à me voler exactement au moment où je devais partir. C'est vraiment une malchance de ma part. » Se lamenta faussement Obi-Wan.

« Les Jedi…ont des leçons sur comment voler sans se faire repérer ? » S'étouffa Palpatine qui n'arrivait pas à croire que les Jedi (les gars les plus à fond sur le respect de la loi !) avaient ce type de leçons.

« On est pauvres, Chancelier. » Fit Obi-Wan, le ton plat. « Comment croyez-vous qu'on finance nos projets, nos vêtements et notre nourriture ? »

« Vous…volez… ? »

« Exactement ! Et Maître Windu est actuellement le membre dirigeant du programme 'comment voler sans être des voleurs : ne surtout pas se faire repérer !' Il donne un entraînement épique ! »

« Je suis actuellement perturbé. » Marmonna Palpatine, la sueur coulant le long de ses tempes.

« Attendez de voir les cours sur comment assassiner quelqu'un en faisant passer le crime pour un suicide. »

« Quoi ? »

« J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? » Obi-Wan cligna innocemment des yeux.

Silence durant lequel Palpatine se demandait si le côté lumineux était vraiment le côté lumineux.

« Très bon repas, Chancelier, je vous remercie. » Obi-Wan se leva avec un sourire vicié sur ses lèvres. « La prochaine fois que vous m'invitez, je vais faire mon possible pour que mon emploi du temps soit le plus chargé possible pour que je sois malencontreusement en retard. »

Obi-Wan disparut hors du restaurant, tout heureux de son repas extrêmement coûteux, digne d'un chef trois étoiles, nommé dans le guide Michelin galactique TM. Et ce ne fut que lorsque la porte du restaurant se ferma que Palpatine se rendit compte de quelque chose : il avait totalement oublié de corrompre son fils au côté obscur ! Quel mauvais père il faisait !

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Bon. Récapitulons. Il n'avait vraiment pas de chance. Les Jedi ne disaient-ils pas que la chance n'existait pas, qu'il y avait seulement la Force ? Eh bien, ils étaient des gros menteurs. Il n'avait vraiment pas de chance.

Aucun de ses plans ne marchait.

Son fils profitait toujours de leurs entrevues pour lui donner des recettes plus étranges les unes que les autres ou lui vanter l'incroyable goût subtil de cette épice qu'il avait volé à 'un pauvre petit Mandalorian en armure paumé dans les bas-fonds de Coruscant' (pas ses mots).

C'était frustrant.

Il était pourtant un Mastermind, le plus grand Sith de tous les temps. Et il était complètement incapable d'aborder Obi-Wan sur les bienfaits du côté obscur. Ce petit impertinent sans respect pour son père changeait toujours la conversation vers de la bouffe à chaque fois que le sujet approchait. A croire qu'Obi-Wan savait qu'il était le Sith. Ce qui était juste impossible.

Voilà donc Palpatine, assis dans son bureau après une terrible séance au Sénat qui voulait augmenter des lois protectrices contre les vols en augmentation dans les grandes demeures des riches. Ainsi que d'augmenter les aides psychologiques pour freiner le taux de suicide angoissant. Palpatine avait une vague idée de qui étaient les coupables. Et il n'avait aucune idée de comment le prouver.

Frustrant !

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« J'ai une question, Chancelier ? »

« Demandez toujours, Maître Kenobi. »

« Êtes-vous un stalker ? »

Palpatine cracha son thé sur ses précieux documents qui devaient réformer le Sénat pour qu'il puisse prendre tranquillement le pouvoir.

« Je vous demande pardon ? »

« Je vous autorise à me demander pardon. » Obi-Wan sourit, amusé, mais Palpatine commençait à connaître cet être démoniaque.

Palpatine se retint tout juste de l'envoyer valser à travers la fenêtre de son bureau. Ce n'était pas très poli de vouloir assassiner son fils. Notamment avec autant de témoins. En fait…ce n'était pas très poli d'assassiner les gens. Oui. Il était un Sith. Mais il avait une morale à respecter.

« Je ne suis pas un stalker, je suis ton… »

Pour des raisons purement scénaristiques et anachroniques, Palpatine ne put jamais terminer la très célèbre réplique venant d'un certain film de la même sage mais 30 plus tard.

« Vous êtes un stalker. »

« Je ne suis pas un stalker. »

« Si. »

« Non. »

« Si. »

« Même pas vrai ! »

« Si. »

« Vous êtes sacrément têtu ! »

« Oui. Et si. »

Silence.

« J'ai la vague impression que vous ne m'aimez pas ? » Souffla Palpatine, fatigué.

« C'est juste une impression. »

Ah ! Palpatine avait une idée pour amener son fils vers le côté obscur ! Qu'est-ce qu'il était démoniaque !

« Vous savez, ne pas aimer quelqu'un est le début de la colère, qui mène à la haine, qui mène vers le côté obscur… » Fit Palpatine, plus ou moins subtilement (il en avait vraiment assez d'être subtil).

« J'ai la vague impression que vous tentez de m'envoyer subtilement un message. » Lança Obi-Wan qui dégustait un toast offert par Anakin.

« C'est juste une impression. »

Silence pesant entre les deux antagonistes mais l'un des deux ne savait pas que l'autre était l'antagoniste de l'histoire tandis que l'autre tentait subtilement de faire de son antagoniste son protagoniste. C'est vrai que vue comme cela, l'explication avait l'air bien compliquée mais Palpatine comprenait ces pensées complexes de manipulateurs perfides. C'était le principal.

« Sinon…je sais que vous êtes libre ce soir pour un dîner ? » Tenta Palpatine.

« Ah ! Vous voyez ? Un stalker ! »

Palpatine ne balança pas Obi-Wan à travers la fenêtre. Non. Mais il y pensa très fort.

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« Je suis juste un élément décoratif. Personne ne me voit. Les humains n'y voient que du feu. »

« … »

« … »

« Je suis invisible. »

« … »

« … »

« Un maître dans l'art du camouflage. »

« On lui dit qu'on le peut le voir, Maître ? »

« Voyons, Anakin…ne brisons pas les rêves du Chancelier, c'est malpoli. »

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« Je suis désabusé. »

« Vous avez du mal à vous remettre de votre tentative d'infiltration du mois dernier ? » Obi-Wan dit, distrait, son attention rivée vers l'annonce d'un nouveau restaurant qui venait d'ouvrir à deux rues du Temple.

« Je voulais juste montrer que mes pouvoirs sont puissants. » Marmonna Palpatine qui ne comprenait pas où son plan avait foiré.

« Ce restaurant est vachement cool ! Il fait même des brunchs ! » S'écria joyeusement Obi-Wan, ignorant totalement les tentatives de Palpatine pour l'amener vers le côté obscur.

« Pour devenir plus puissant, je pourrais vous aider à… »

« Oh ! Et ce restaurant est gratuit pour les Jedi ! » Obi-Wan sauta sur ses pieds, basculant une tasse de café sur les nombreux écrans et plans secrets de Palpatine pour prendre le pouvoir. « Il faut que j'appelle les potes ! »

« Et si vous venez avec moi je suis persuadé que personne ne pourra sous-estimer l'un des Jedi les plus prometteurs de l'Ordre… »

« Quinlan ! Ramène ton cul ! » Obi-Wan cria dans son holocom. « Oui, kidnappe Anakin et Aayla. Et Bant. Nan, oublie Mace. Qui kidnappe Mace ? Quoique. C'est vrai que Mace pourrait se laisser kidnapper s'il entend parler d'un restaurant gratuit pour les Jedi…je vais l'appeler ! A plus tard, Quin ! »

« Et c'est comme ça que les Siths ont le pouvoir de ramener les morts à la vie… » Continua Palpatine en arrière-plan, qui n'avait toujours pas remarqué qu'Obi-Wan n'écoutait pas du tout ce qu'il disait.

« Mace ! Quelle surprise de vous recevoir ! » Fit joyeusement Obi-Wan. « Vous êtes en pleine séance de Conseil ? Ah ! Maître Yoda ! Oui, je vous promets que j'irai faire une soirée sabacc avec vous en pariant des bonbons ! Promis. Alors, Mace, j'ai une nouvelle. Oui, c'est une bonne nouvelle ! Je ne ramène pas que des mauvaises nouvelles ! Arrêtez de rire, Maître Depa, je vous entends ! Oui, je disais, un nouveau restaurant gratuit pour les Jedi vient d'ouvrir ! Je sais ! Génial ! Bref ! Si Quinlan vous kidnappe, Mace, vous ne lui en voudrez pas ? Oh, bien sûr, je lui dis tout de suite ! Bonne séance vous autres ! »

« …pendant la guerre Sith-Jedi, les Siths ont perdu seulement parce que… » Continuait Palpatine, oublié de tous.

« Quin ! C'est encore moi ! J'ai l'autorisation pour que tu kidnappes Mace ! Il s'ennuie pendant le Conseil ! Oui, oui ! Par contre, il m'a dit de te dire que tu devras lui dire la raison pour laquelle tu as mis du liquide vaisselle dans la fontaine. Oui, il sait que c'est toi et promis, j'ai rien dit. Je suis un ange, Quin. Par contre, Ani est un démon. Mais nan, il ne t'a pas trahi, il s'est juste fait subtilement corrompre par Mace contre des bonbons. La routine. A plus tard ! Et ne tue pas mon Padawan ! J'en ai encore besoin ! »

« …la raison de mon nouvel Empire est pour venger mes semblables, une histoire bien triste… » Poursuivit Palpatine, dans son monde.

« Bon ! Je dois y aller ! Un nouveau restaurant m'attend ! » Obi-Wan se précita dehors, oubliant quelque chose – ou quelqu'un.

« Et c'est ainsi que tu régneras avec moi, mon fils ! » Termine Palpatine, bienheureux, avant de balayer le bureau vide du regard, confus. « Bah…où est-il ? »

Plus loin, dans les couloirs du Sénat, on pouvait entendre :

« Qui est le génie qui a décidé de faire enfin un restaurant gratuit pour les Jedi les plus fauchés de la galaxie ? »

OoO

Palpatine boudait dans son bureau. Oui. Il boudait. Mais pouvait-on lui en vouloir ? Obi-Wan ne répondait plus à aucun de ses appels. En fait, aucun Jedi ne répondait au Sénat. Ils étaient tous surexcités par l'ouverture du restaurant gratuit pour les Jedi. A un tel point que le restaurant n'arrivait même plus à faire entrer un seul Jedi.

Un seul restaurant avait réussi à mettre la République dans un état de mini-crise.

Et Palpatine voulait juste étrangler tout le monde. Pourquoi les Jedi étaient totalement et complètement et incroyablement et splendidement pas normaux ? Il voulait juste son Empire, son fils et son côté obscur…

Il était si désespéré qu'il avait tenté de corrompre son fils avec de la nourriture trois étoiles mais le petit filou profitait juste de son argent pour s'empiffrer et disparaitre dès qu'il avait terminé, le tout sans qu'il n'ait le temps d'expliquer son plan de domination galactique.

Il était à bout…

Et Obi-Wan était un excellent Jedi. Un parfait Jedi. Il était aimé de tous, réussissait ses missions avec brio, Anakin l'adorait, il était frustrant, il négociait comme un parfait politicien, il était terriblement frustrant. En bref, son fils avait la classe !

Mais il était tout de même à bout…

OoO

« Ma vie est nulle ! » Pleura Palpatine sur l'épaule de Dooku qui le regardait avec un dégoût évident.

« Tiens donc ? » Fit Dooku, avec une grimace intéressante placardée sur son visage. « Que me vaut…cette démonstration d'émotions dégoûtantes ? »

« Tu n'as aucun cœur, mon Apprenti… » Continua à se lamenter Palpatine.

« Depuis quand les Siths ont un cœur ? » S'étonna Dooku, prenant un air confus. « Quand j'ai signé le contrat, je n'ai jamais vu la petite clause qui indiquait que les Siths devaient avoir du cœur… »

« Tu n'as vraiment aucune imagination pour les métaphores… » Grogna Palpatine, en essuyant ses larmes.

« Allons, allons, tout va bien se passer, Maître. » Soupira Dooku qui n'avait très certainement pas signé pour réconforter un Seigneur Sith. « Vous êtes le Seigneur Sith, le futur Empereur de cette galaxie, celui qui vengera les pauvres Siths innocents massacrés par les méchants Jedi démoniaques. » Même Palpatine pouvait lire le sarcasme dans le ton de Dooku.

« Peut-être, mais ma vie c'est de la merde ! » Pleura à nouveau Palpatine au plus grand agacement de Dooku : il n'était pas là pour faire du baby-sitting !

« Quel est le problème ? » Finit-il par demander.

« Mon fils m'ignore… »

Silence perturbé seulement par des pleurs dramatiques.

« Vous avez un fils ? Vous ? »

« Pourquoi prends-tu cet air surpris, moi aussi j'ai le droit à une vie privée ! »

« Excusez-moi de ma surprise mais vous êtes…vous ? »

« Surtout, sois condescendant… »

Dooku cligna seulement des yeux et reprit un air impassible pour cacher sa surprise avant qu'il ne soit électrocuté.

« Bon. Qui est votre fils ? »

« Obi-Wan Kenobi. »

Silence toujours perturbé par le spectacle dramatique de Palpatine.

« Euh…on parle bien d'Obi-Wan Kenobi, le gars le plus frustrant de la galaxie même quand il était un gamin ? Ce même gamin qui se trouve être, par le plus grand des hasards mon petit-fils ? »

« Oui…celui-là même…tu en connais d'autre, des Obi-Wan Kenobi ? » Ironisa Palpatine.

« Maintenant, que vous le dites, il y a bien un vieux Ben Kenobi qui doit trainer quelque part sur Tatooine… »

« … »

« Okai, je viens tout juste d'inventer. » Dooku regarda son Maître continuait à se lamenter. « Vous êtes sûr que c'est votre fils ? »*

« Bien sûr ! Sa mère est de Stewjon et son père est de Naboo ! »

« Attendez…vous avez décrété que c'est votre fils seulement sur ce critère ? »

« Pourquoi ? Y a un problème ? »

Dooku ne savait pas s'il devait applaudir la stupidité de son Maître ou de seulement rejoindre son meilleur ami dans l'au-delà.

« Vous n'avez pas pensé à faire un test ADN ? Juste au cas où ce n'est pas votre fils ? Je dis ça, je dis rien… »

Silence.

Long silence.

« Ah ! Je me disais que j'avais oublié quelque chose ! »

OoO

C'était le moment de vérité.

Le moment qu'on attendait tous.

Ou plutôt le moment qu'il attendait vu qu'il était tout seul dans son bureau. C'était vraiment triste. Mais qui était-on pour le plaindre ?

Enfin bref, Palpatine regardait ses mails, attendant les résultats du test ADN. Il avait plus ou moins subtilement volé du sang d'Obi-Wan lorsqu'il s'était coupé maladroitement avec un verre cassé. Palpatine attendait.

Puis, le 'bip' annonçant l'arrivée du mail tant attendu se fit entendre. Palpatine se précipita pour lire le mail et…

« NOOOOOOOOOOON ! »

OoO

C'est ainsi que très tôt dans la matinée du lendemain, Obi-Wan fut très surpris de voir un Palpatine tout déprimé et dépressif devant sa porte, la tête baissée et les vêtements dépareillés.

« Euh ? » Fut tout ce que pu dire Obi-Wan. « Bonjour ? »

« Vous n'êtes pas mon fils. »

« Bah…non ? Pourquoi ? Je devrais ? »

« Vous n'êtes pas mon fils caché. »

« Bah…je le saurais si j'étais votre fils caché…enfin, je crois ? »

« Vous n'êtes mon fils caché que j'essayais de corrompre vers le côté obscur pour en faire un Sith et mon Apprenti pour mon futur Empire après avoir exterminé les méchants Jedi de cette galaxie… »

« Euh… Je crois que vous vous êtes trompé de porte, Chancelier…»

« Mon fils n'est en fait pas mon fils… »

Palpatine marmonna et repartit vers d'où il venait, hagard, tel un fantôme. Il n'avait pas du tout remarqué qu'il venait tout juste d'expliquer son plan à un Jedi totalement stupéfait.

« Maître ? Que vient-il de se passer ? » Demanda Anakin, tout aussi déboussolé que son Maître.

« Je crois, mon cher Ani, qu'on vient d'avoir une confession d'un Seigneur Sith complètement bourré. »

OoO

Et voilà le travail ! Je me suis beaucoup amusée à écrire cette fic bordélique qui n'a aucun sens ! Le pauvre Palpatine était juste trop déprimé pour remarquer sa bourde. Autant dire les Jedi ont rapidement découvert la supercherie et détruit Palpatine.

A bientôt !