Attention spoil ! Cet OS mentionne des éléments provenant des chapitres 189 et 190 !


Thème: cent (contrainte supplémentaire: faire des drabbles ou des suites de drabbles de 100 mots)

Visions différentes

Il y a bien cent faits que Fuyumi pourrait reprocher à son père. Ses absences, sa négligence, sa violence, ... Pourtant, quand elle le voit combattre ce monstre, quand elle le voit se faire toucher en plein visage, elle ressent juste de la peur. La peur de perdre son père. Parce que peu importe ce qu'il a fait, elle l'aime. Elle ne veut pas ressentir de la rancoeur envers lui, encore moins maintenant alors qu'il veut tant changer. Elle, elle veut juste que tout redevienne comme avant. Elle est prête à tout lui pardonner. Non, elle lui a déjà pardonné.


Il y a bien cent blâmes que Natsuo aimerait pouvoir adresser à son père. La colère lui brûle bien trop souvent la langue lorsqu'il pense à lui. Cette colère ne le quitte plus, même quand il voit son père être en difficulté dans son combat. Il y a trop de haine accumulée en lui pour qu'il puisse passer au-dessus. Il ne veut pas que son père meure, bien sûr, mais il ne veut pas non plus qu'il revienne dans sa vie. Il y a longtemps qu'il a fait le deuil de cette relation. Du moins, c'est ce qu'il aime croire...


Il y a bien cent choses que Shoto déteste chez son père. Il ne compte même plus le nombre de fois où il a espéré que ce dernier disparaisse de sa vie. Shoto a toujours été persuadé que ça réglerait tous ses problèmes, tous les problèmes de sa mère. Pourtant, lorsqu'il voit son père sur cet écran de télévision, lorsqu'il le voit tomber, quelque chose se brise en lui. Il ne le comprend pas, il ne voit même pas comment l'interpréter. Il ne sait qu'une seule chose, au-delà du monstre, son père est un humain... un humain qui peut mourir...


Il y a bien cent raisons qui poussent Dabi à sortir de sa cachette pour s'en prendre à son père. Ça fait des années qu'il ne l'a pas vu. Une rage sans nom s'empare aussitôt de lui. Il aimerait le finir ici. C'est tout ce que ce faux héros mérite. Dabi voudrait mettre à terme à son existence devant les caméras qui ne rateraient rien de la scène. Dabi sourit à cette pensée alors qu'une douce folie enveloppe son esprit. Le feu commence à lui lécher la main. Si seulement il pouvait réduire en cendres Endeavor. Ce serait tellement ironique...