Hello tout le monde

J'ai mis du temps pour écrire cette partie, consacrée comme dit lors du dernier chapitre à Draco. Je mis suis reprise à 4 ou 5 fois, ce qui est beaucoup, mais c'est un personnage que j'ai l'habitude de faire très OCC et là pour le coup ça ne devait pas être le cas, ou aussi peu que possible.

j'ai enfin réussi à faire quelque chose qui ressemblait à ce que je voulais, sans parvenir pour autant à la taille du précédent chapitre.

Mais finalement au vue de ce qui s'en dit, c'est plutôt une bonne nouvelle. Le format prologue à rallonge n'est pas forcément ce qu'on recherche dans une histoire. Donc au prochain chapitre, on rentre dans le vif du sujet ^^ Enfin^^

Je ne sais pas trop quand je vais le publier, j'espère à la rentrée. De toute façon, ne comptez pas sur une quelconque publication courant Août, j'ai pour habitude de partir en vacances dans un lieu dit ou il n'y a pas de réseau internet^^ ce qui me laisse du temps pour lire et aussi pour écrire. Pièces Montées partie est née comme ça^^

Réponse a Christine: Je suis contente que le début de cette histoire t'es plu. J'espère que la suite te plaira tout autant. Pour dire la vérité, je n'ai jamais vraiment apprécié le personnage d'Hermione dans les romans. Dans les film c'est Emma Watson qui l'a rendu plus populaire. Du coup j'ai carencé je crois bien et j'ai laissé sortir ma désapprobation^^ Molly c'est encore autre chose. Elle est adorable quoiqu'un peu surprotectrice. C'est une maman poule, mais que dire des mamans comme ça qui parfois par excès d'inquiétude dépasse les limites?^^ la mienne peut être comme ça par fois^^ je l'aime de tout mon petit coeur^^ Bref!...^^

Pas de pâtisseries pour ce chapitre mais au prochain promis^^ Alors à très vite et merci pour le com

Bon fini le blabla en avant pour la suite

Pièces Montées

Résumé : Après la guerre, Harry a découvert sa passion, faire des gâteaux, … De mariage. Il reste dans l'ombre tandis que tout le monde s'arrache ses créations. Jusqu'au jour où Draco, entre dans sa cuisine et découvre son secret. Serait ce le début d'une nouvelle recette ?

Deuxième partie :

Le marteau du juge frappa, et le verdict tomba. Si son père avait droit à un aller simple pour Azkaban, lui et sa mère étaient libres.

Personne n'aurait à payer de sa vie pour leurs erreurs et en cela, ils étaient incroyablement chanceux. Ce n'était pas le cas de tout le monde. Mais tout le monde n'avait pas eu le droit à une plaidoirie à faire pleurer dans les chaumière par le « garçon qui a vaincu » !

Saint Potter avait su mettre en lumière ce que nombre de Mangemorts avaient déclaré être de la lâcheté, il n'avait pas de sang sur les mains, en plus de ne pas l'avoir dénoncé lors de leur retrouvaille imprévue au Manoir. Quant à sa mère, elle avait également menti sur sa mort, dans la forêt interdite, lui permettant ainsi de mettre à bas son ennemi.

Sans oublier, ce paragraphe sur les liens du sang qu'ils avaient défendu envers et contre tout même au cœur de la bataille.

Les Malfoys se battaient pour leur famille avant tout. Comme tant d'autre…

Ce dernier point avait eu raison de la colère et du désir de revanche des jurés, réduisant sa peine et celle de sa mère, à des travaux d'intérêts général : dans un orphelina pour lui, et à Sainte Mangouste pour sa mère.

L'instant d'après son père, encadré par deux Aurors, disparaissait dans les entrailles du ministère.

Comment un homme qui lui avait inculqué une fierté si démesurée pour son sang aristocratique et son désir de souveraineté, en était arrivé là ?

Les autres devaient se plier à sa volonté, lui le parfait aristocrate, toujours maître de ses émotions, brillant par son arrogance et sa perfection.

Alors comment en étaient-il venus à suivre les ordres d'un sang mêlé mégalomane ?

Sûrement parce que les vrais tyrans n'en ont pas l'air au début ?

Ils s'attardent sur comment s'attacher le plus grand nombre de fidèle avant de dévoiler leur vraie nature. En ayant pris soin d'être à la fois respecté et craint par son oration et sa puissance de feu.

Leur charisme faisait bien les choses…

Il voulait faire respecter les traditions des sorciers. Beaucoup avaient une importance capitale pour la protection de leur secret, mais également pour la survit de la Mère Magie, déjà si durement éprouvée par les cultes Moldus si prolifiques. Eux qui mettaient la nature et ses cadeaux en dessous de leur propre désir. Chaque vie créée par elle et pour elle s'était vu diabolisée.

Voilà pourquoi la communauté magique s'était refermée sur elle-même.

Les Nés moldus empreint de cette fausse légitimité, étaient devenus de plus en plus nombreux et dénigraient facilement leurs croyances, lorsqu'ils ne quittaient pas la communauté par peur de perdre leur âme ou qu'ils ne les dénonçaient pas aux autorités religieuses Moldus pour exorciser leur démon.

Par peur de voir le Monde Magique agoniser, les dirigeants de l'époque avaient fait en sorte d'amoindrir la présence des nombreux cultes, et autres préceptes très présents, notamment dans les écoles, telles que Poudlard.

Ainsi ils avaient évité un exode, en plus de mort inutile, mais créé deux camps bien distincts : ceux qui étaient pour la réforme et ceux qui étaient contre.

Les temps finirent par changer et la pression des religions monothéistes se fit moins forte, les sorciers et les créatures magiques moins diabolisée, notamment grâce aux derniers romans à succès et au cinéma. Il était temps de redonner une chance à l'ouverture d'esprit des né moldus. Leur montrer le bien-fondé de leur spiritualité et de leur culture. Peu écoutèrent ce point de vue.

La révolte grondait, galvanisée par un sentiment perpétuellement grandissant d'injustice.

Sous l'égide de Voldemort, les Sangs-Purs et nombre de Créatures Magiques, se rassemblèrent pour mieux faire entendre leur voix. Sans résultats probants.

Le besoin de reconnaissance et de respect se mua en de nombreux actes de revendication. D'abord de vandalisme, puis quelques agressions, après des rassemblements massifs, et enfin des actes de rage. Sans cesse poussés par leur meneur si charismatique, les Sorciers et les Créatures Magiques devinrent plus violents et fanatiques. Et voilà comment on en venait à se renier pour baiser les pieds d'un tyran qui réclamait l'égalité, au même titre que le pouvoir et la terreur.

Les premiers meurtres et actes de cruauté s'enchaînèrent. A croire que la violence était la seule solution. Son engrenage inextricable emprisonna des générations entières sous son joug.

Folie, ruine, mort et rien n'avait été accompli.

Ils avaient tout perdu.

Comment se retrouver dans un tel chaos ? Sur quoi baser sa vie ? Que devait-il garder de son éducation ? des préceptes dus à son rang ? ses croyances ?

Draco tourna son regard vers celui qui avait prit sa défense, avec tant d'abnégation au vue du comportement qui avait toujours été le sien. Il avait été un gosse pourri gâté, bouffi de suffisance, et dévoré par la rancune, parce qu'il avait rejeté son existence, en refusant sa main en première année. Depuis lors, il n'avait eu de cesse de le persécuter, et voilà qu'il s'épuisait à le sauver de la prison ?

A sa place, il n'était pas sûr qu'il en aurait fait autant.

Le Sauveur était pâle, presque désincarné et semblait sur le point de s'effondrer.

Il marcha vers lui, sa mère à son bras.

Ils le remercièrent avec une reconnaissance non feinte, mais le brun semblait ne pas les voir, ni les entendre.

Il se contenta de partit, poursuivit par une nuée de flash et de journalistes.

Tiendrait-il jusqu'au réseau de cheminette ?

Il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus avant que sa propre fatigue, ainsi que celle de sa mère, lui tomba dessus, comme tombe la foudre.

Epuisés, se soutenant l'un l'autre, ils rentrèrent dans ce qui restait de leur si glorieux manoir.

Demain, ils devraient payer la dette qu'ils avaient contracté envers la société…

L'orphelina dans lequel on l'envoya, était un vieux bâtiment en brique rouge, qui avait besoin d'aide pour rester debout, faute de moyen.

Le concierge se trouva donc ravit d'avoir des mains supplémentaires pour y parvenir.

Humble et repentant, Draco s'acquitta de ses tâches sans rechigner, ravit de s'oublier durant de longues heures au point de rompre son corps de fatigue.

Ainsi, les nuits lui semblaient plus courtes, moins sombres. Il lui semblait que les cauchemars avaient besoin de son attention pour se manifester.

Quant à ses pensées concernant son avenir, elles étaient reléguées au second plan. Ou tout du moins la plus part du temps…

Les premiers jours, il fit en sorte de croiser les enfants le moins possible.

Il n'était pas très doué avec eux. Il ne savait pas vraiment comment se comporter. Ses petites choses souvent rougeaudes, sales et affreusement bruyantes, lui faisaient perdre tous ses moyens.

Il n'avait jamais était en contact avec de si jeunes enfants. Même à Poudlard, alors qu'il était préfet, il se retrouvait plus souvent à leur grogner dessus pour avoir à éviter de les voir s'approcher. Et ceux là étaient des adolescents ! Alors des jeunes bambins, sachant parfois à peine marcher ou parler…

Pourtant, il intriguait nombre d'entre eux, par son allure et surtout ses cheveux. Les petites filles l'appelaient Prince Charmant, lorsqu'il passait non loin d'elle.

Les garçons le trouvaient « cool » avec son air détaché.

Dès qu'il avait un moment de pause, il n'était pas rare de voir une frimousse cachée dans un coin, pas certaine de savoir comment l'aborder.

Puis, il y avait eu la courageuse petite Lyra, qui lui avait demandé de lui lire une histoire, son pouce coincé dans la bouche.

Un groupe c'était vite formé autour de lui, lorsqu'il avait hoché la tête en signe d'assentiment, irrémédiablement piégé par cette petite fille aux airs de poupée.

Au fil des semaines, il se détendit de plus en plus à leur contact, retrouvant une insouciance qu'il n'était pas sûr d'avoir véritablement éprouvé un jour, enfermé dans le carcan d'héritier d'une noble famille au sang pur.

Il découvrit leurs histoires, toute à la fois triste et désolante.

L'un avait perdu ses parents lors d'un raid, l'autre avait vu ses parents prendre peur après une réaction magique instinctive.

Si les premiers entendaient encore les cris d'agonies, les autres c'étaient les injures.

Leurs parents les abandonnaient comme on jette un sac de vieux linge, lorsqu'ils ne les maltraitaient pas, par peur de ce qu'ils ne comprenaient pas.

Finalement ,les sorciers et les moldus n'étaient pas si différents. Et malheureusement, les seuls à payer le prix des erreurs des adultes, étaient les enfants.

En témoigne le lieu où la bataille final avait eu lieu, sa propre vie, ou celle du Sauveur du Monde sorcier, sacrifié sur l'hôtel du « pour le plus grand bien ».

Mais que faisait le Ministère exactement pour ses enfants ? N'étaient-ils pas l'avenir de la société ? une société qui se devait d'être ouverte, mixe ? Afin d'éviter que de nouvelles tragédies se perpétuent ?

En voyant l'état de l'orphelina et l'isolement de ses petits protégés, ils étaient loin de faire partis des priorités du gouvernement.

Pouvait-il le leur reprocher ? Il n'y avait pas si longtemps ce constat l'aurait laissé de marbre.

Une rage sourde ne cessait de monter en lui à mesure que les jours passaient et que la liste de ce qui n'allait pas autour de lui n'en finissait plus de s'allonger.

Il voulait faire quelque chose, quelque chose de véritablement utile pour ces enfants.

Il avait conscience que malgré tout le temps qu'il pourrait jamais leur consacrer, si le système ne changeait pas, ce ne serait qu'un cycle perpétuel d'infortune, de drame et de pleure a jamais maintenue dans l'ignorance.

Il prit le temps de discuter de ses inquiétudes à sa mère, qui avait toujours été très concernée par l'éducation donnée aux enfants.

S'est ainsi qu'il se décida pour des études de droit.

Son nouvel objectif, devenir juge spécialisé dans les affaires familiales.

Ce ne serait certes pas un chemin bordé d'arbre aussi calme qu'accueillant, mais il se sentait plus déterminé qu'il ne l'avait jamais été.

Il voulait voir les choses changer et sa famille en disgrâce n'avait plus le point nécessaire pour que son opinion soit entendue. Il se devait de faire en sorte cela change.

Il devait d'abord passer ses ASPICS.

Pendant l'occupation du Manoir par Voldemort, il s'était plongé à corps perdu dans ses études, seul échappatoire à la folie et la terreur poisseuse qui régnait autour de lui.

Lorsque ce fut fait, il passa les mois qui suivirent à lire des textes de lois aussi poussiéreux qu'ignominieux pour certains, histoire de se préparer à entrer à l'Université de Droit Sorcier l'année suivante.

Ses heures de lecture étaient sans cesse rythmées par les bruits des travaux que sa mère avait lancé dès la fin de leur peine.

Les dégâts matériels étaient innombrables et le manoir si glorieux n'en avait plus que le nom.

Sa mère avait pour dicton : un esprit sain dans un corps et un environnement sain, et elle savait allier le tout avec goût.

Prisonnier de ce chez eux qui ne leur appartenait plus vraiment, ils firent leur possible pour tout réhabiliter.

Avec un tel niveau de délabrement, il fallait faire appel à des sociétés spécialisées dans le bâtiment.

On aurait pu croire qu'elles refuseraient pareil chantier, au vu de leur passif, mais l'appât du gain, en ces temps d'après-guerre, savait convaincre les plus récalcitrants.

Elle ne se contenta pas de la supervision des différents corps de métiers qui se confondaient les uns avec les autres, et reprit de la société de son mari, en plus de sa place au conseil d'administration de Poudlard et sa chaise à la chambre des Lords.

Beaucoup pensaient, à tort, qu'elle n'était qu'une fragile sorcière à la beauté froide et racée, telle une poupée de porcelaine et qu'elle avait l'éducation d'une jeune fille de salon, bonne à être seulement une femme au foyer, plus intéressé par la couleur des rideaux du salon ou de sa prochaine garden-party qu'autre chose.

Ses parents n'avaient eu que des filles, aussi les avaient-ils élevés pour qu'elles soient aussi aptes à tenir un foyer qu'à gérer des affaires.

Narcissa avait donc été de précieux conseils pour son mari durant toutes ces dernières années, lorsqu'elle ne s'occupait pas de la bonne tenue de la maison. Elle était avisée dans ses démarches et pouvait être aussi calculatrice qu'inventive.

Lucius n'aurait pu rêver meilleure compagne et partenaire en affaires. Il était donc inutile de laisser cette responsabilité à son fils alors qu'il hésitait sur ce qu'il devait faire de sa vie.

Elle sut se faire respecter et prospérer les biens de sa famille. Elle fit des placements judicieux dans la recherche en technologie magique pour mieux voir le monde magique évoluer vers un mode de vie plus confortable et dans l'air du temps. Ainsi que des dons à de nombreuses associations caritatives.

Elle afficha publiquement ses opinions politiques, notamment celles en faveur du respect de la spiritualité de ses ancêtres pour mieux vitaliser la Mère Magie mise à rude épreuve depuis de nombreux siècle. Et également dans l'éducation. Elle, estimait que les cours d'histoire étaient d'une vital importance pour qu'on ne voit plus de telles tragédies s'opérer et qu'il était peut être temps que le Professeur prenne sa retraite. Elle voulait aussi que les cours d'étude des moldus soient obligatoire pour les sorciers vivants dans le Monde Magique et des études de sorciers pour ceux qui vivaient dans le Monde Moldu.

La connaissance gommait mieux que tout, les préjugés et la peur.

Elle préparait ainsi le terrain pour son fils.

Il y eut beaucoup de commentaires de toute nature face à ses prises de position, mais tous durent reconnaître que la nouvelle cheffe de famille était sincère. Bientôt son intégrité ne fut presque plus remise en cause.

Pendant tout ce temps, Draco retournait régulièrement à l'orphelina. Il passait du temps avec les enfants, jouait avec eux, ou leur racontait des histoires.

Il participait à divers ateliers et leur fit profiter de cette passion qu'il avait depuis tout petit : La Pâtisserie.

Il adorait au-delà de l'imaginable déguster avec une lenteur calculée une pièce de pâtisserie.

Les plus belles et les plus délicates, celles faites par les grands maîtres pâtissiers comme les plus modestes, car l'une ou l'autre pouvait receler un trésor de perfection qui le conduisait immanquablement à l'extase.

Il se méfiait de ces choses enrobées de sucre et de crème au beurre à l'excès, décorées à foison et sans aucune subtilité, venu tout droit d'Amérique.

Celles-là n'était agréable que pour les yeux. Lui, Voulait que ses papilles soient comblées. Il pouvait passer ses congés à la recherche d'une bonne pâtisserie pour s'octroyer une petite douceur.

Il les aimait toutes, aussi les choisissait-il en fonction de son humeur aussi bien que de la saison.

Il avait des listes toutes prêtes. Dans un petit carnet qu'il gardait toujours sur lui.

Cette fantaisie le rendait célèbre auprès de ses amis, qui ne manquaient jamais de lui demander son avis pour telle ou telle occasion, si d'aventure, ils avaient besoin de contacter quelqu'un. Son goût était très sûr et il ne se trompait jamais.

Il serait certainement devenu obèse depuis longtemps s'il n'avait pas une aussi bonne constitution, tant il était gourmand.

Pendant un court instant, il s'était même demandé s'il ne devait pas se lancer dans la critique gastronomique. Mais il voulait que cela reste un passe-temps. Un plaisir et non un métier pourvu de nombreuses obligations. S'il n'aimait pas quelque chose, il se contentait de ne jamais revenir dans ledit magasin. Si il aimait en revanche…

Le reste du temps, il évitait de trop sortir de chez lui. nombres de sorciers et de sorcières n'hésitaient pas à lui rappeler constamment ce qu'il avait fait ou ce qu'ils croyaient avoir fait, la marque des ténèbres qui souillait son bras comme témoin.

Il ne comptait plus les injures, les sortilèges cuisants lancer par derrière, ou les crachas, pour ne citer qu'eux…

Un jour, il avait même échappé à une agression qui aurait pu le laisser sur le carreau. Il avait eu de la chance de tomber sur son plus fidèle ami, Blaise Zabini ce jour là.

Il ne l'avait pas revu depuis sa dernière année à Poudlard. Autant dire une éternité.

Sa vie sociale était réduite à peau de chagrin depuis si longtemps !

Blaise lui en fit presque une syncope et décida, sans vraiment lui demander son avis de le sortir aussi souvent que possible. La vie ne se résumait pas à des parties de balle au prisonnier avec des marmots certes adorables et des journées à lire des livres de droits.

Il devait se souvenir ce que c'était d'être en vie, lui qui était passé si prêt de foutre sa vie en l'air, pour des idéaux qu'il n'était même pas sûr de suivre.

Il le suivit donc à des récitals, au théâtre, des boites branchées du Londres moldus ou même à des match de Quidditch.

C'était reposant de se balader parmi les moldus. Si on le fixait pour son air aristocratique et ses cheveux d'un blond presque blanc, on ne l'insultait pas pour ses mauvaises actions ou celle de sa famille.

Mais s'amuser au point de perdre tout sens du ridicule, ce qui arrivait souvent à Blaise après une folle soirée de débauche, ce n'était vraiment pas son truc.

Il aimait pouvoir garder le contrôle. Un reste de son éducation très sûrement.

Il n'était pas contre le fait d'aimer ou de partager sa vie avec quelqu'un. Et il aimait le sexe, qu'importe le partenaire, déjà à Poudlard, il était connu pour batifoler, même si toujours en retenu. Il voyait ça plus comme une activité sportive qui lui permettait de se dépenser. Ou de partager un moment de tendresse avec quelqu'un.

En vérité, il était très solitaire. Et il en avait assez d'attirer toujours des gens plus intéressés par son côté : « mauvais garçon qui avait frôlé les ténèbres qu'il en devenait sexy et dangereux ». Souvent des partenaires sexuels en mal de sensation forte, persuadé qu'il sortirait fouets et cravaches en plein milieu d'une partie de jambes en l'air. Ou bien ils n'étaient là que pour son argent.

Rien de bien inspirant en somme.

C'est ainsi qu'il passa son temps avant la rentrée Universitaire et qu'il se retrouve nez à nez avec son passé pas si lointain que cela.

« Malfoy ?! »

Il se retourna, la mâchoire serrée, s'attendant au pire. Même si il méritait ce pire, il aurait été maso d'y prendre du plaisir.

« Bonjour à toi aussi Granger. »

Son air pincé et ses sourcils froncés lui donnait envie de lui grogner dessus au mieux, l'insulter au pire. Les mauvaises habitudes avaient la vie dure…

« Qu'est ce que tu fais là ?! cracha-t-elle.

-La même chose que tous les autres à priori »

Le cynisme par contre, il était incapable de s'en débarrasser. Pourtant, il s'était juré de ne pas être désobligeant si jamais il croisait un membre du trio d'or ou quiconque avait subi ses insultes, pour ne citer que cela. Il s'était plusieurs fois demandé comment faire des excuses pour son comportement. En particulier envers les Gryffondors. Force était de constater que la théorie était toujours plus aisée que la pratique.

« Tu veux apprendre les textes de lois pour mieux les utiliser à ta convenance ? Comme ton père ?

-Bien que je ne te doives rien Granger, sache que je ne suis pas mon père. Mes projets d'avenir, s'ils ont une part de politique ne sont en rien comparables avec les intrigues qu'il a menées.»

Elle se contenta de l'observer avec insistance, avant de poursuivre son chemin. Dans sa façon d'agir, il pouvait se rendre compte qu'elle ne manquerait pas de garder un œil sur lui.

La Gryffondor avait toujours eu un côté Madame J'ordonne, se posant comme parangon de vertu, si on pouvait dire. Une Miss-je-sais-tout, comme disait Rogue, et malheureusement c'était vrai sur nombre de point.

Les premières semaines se perdirent faces aux innombrables cours, devoirs à faire. Régulièrement, il retrouvait la brune dans la grande bibliothèque du campus, à l'image de ce qu'elle faisait à Poudlard.

Ils passèrent de nombreuses semaines ainsi, à s'ignorer à moitié, mais Draco sentait régulièrement le regard de la brune sur lui.

La tension était palpable dans ces moments là et il aurait apprécié avoir un peu de répit. Il n'était pas un mage noir en dormance Non de Morgane !

Il ne put que faire preuve d'une grande résignation pour faire abstraction de ces attentions et celles des autres. Kl lui fallut du temps et infiniment de patience.

Une qualité qui lui avait longtemps fait défaut. Ne dit-on pas que c'est celle qui est la plus éloignée de la nature humaine ?

Lorsqu'il fallut faire ses preuves dans les différents niveaux de magistratures du ministère, il sut faire profil bas lorsque c'était nécessaire ou faire preuve de plus de caractère. Mais toujours son sens du devoir et des responsabilités envers les affaires qu'on lui octroyait, étaient digne d'éloges.

Il était clair qu'il vivait pour son travail.

Les enfants, les laisser pour compte du système, ceux à qui on donnait rarement une voix, étaient enfin entendus, grâce à lui.

Plus que tout, ils étaient protégés et soutenus.

Sa vie était devenue une routine où il restait peu de place à l'imprévu ou même aux distractions.

Métro, boulot, dodo, comme disait les moldus.

Après des heures de travails souvent éreintantes mais toujours gratifiantes, il profitait de ses moments de calme pour aller voir les pensionnaires de l'orphelinat, répondait aux lettres de ceux qui en étaient sortis, sortait parfois pour rencontrer quelqu'un, n'importe qui, pourvu qu'il ne passe pas la nuit seul dans son grand lit froid. Ou il vaquait à sa plus grande passion : manger des pâtisseries.

Beaucoup s'affligeaient de son mode de vie proche de l'ermite. Mais qui aurait put croire que c'était sa passion pour les sucreries raffinées qui bousculerait sa routine si bien huilée.

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Et voilà la suite à la rentrée j'espère^^

N'hésitez pas à me faire part de vos impressions ça me ferait très plaisir

je vous dis à très bientôt

Angel