Pièces Montées

Résumé : Après la guerre, Harry a découvert sa passion, faire des gâteaux, … De mariage. Il reste dans l'ombre tandis que tout le monde s'arrache ses créations. Jusqu'au jour où Draco, entre dans sa cuisine et découvre son secret. Serait ce le début d'une nouvelle recette ?

Chapitre six : Tarte tatin et crème glacée vanille

Ginny et Blaise partirent en lune de miel à Florence, sous les hourras et les bravos de tous, ou presque.

Harry était aux abonnés absents, retranché au square Grimmaurd, merci Hermione !

Quant à Draco, il était dans un recoin du jardin, avec une bouteille de whisky pur feu et ce qui restait de la pièce montée, pour mieux noyer son amertume.

Re-merci Hermione !

Cette dernière s'était vu sonner clairon par une Molly Weasley, qui en avait plus que ras le chaudron.

« -Je n'ai jamais eu aussi honte de ma vie ! J'ai honte de toi et de Ron ! Avait-elle rugi, dans une pièce insonorisée par les soins de son tendre époux, qui gardait un œil sur la porte. Vous avez suivi Harry dans ses aventures ! Vous l'avez vu se sacrifier et se battre sans relâche pour le monde sorcier, tout autant que pour un peu de reconnaissance pour Sa personne et un peu d'amour sincère ! Et j'en ai autant au sujet de Draco ! Qui a fait plus qu'assez pour se racheter aux yeux de la société et prouver sa bonne foie ! Et lorsqu'ils se trouvent et tentent un rapprochement, armés d'une attirance mutuelle désarmante, que tout le monde à pu constater ! Tu brises Harry ! En soulignant, si adroitement et avec si peu de cœur ! Ce qui lui fait le plus peur ! Honte à toi ! »

Hermione avait eut le bon goût de reconnaître qu'elle avait été trop loin. Presque aussitôt, elle voulut s'excuser, mais Georges, qui avait tenu à assister à la scène, l'en empêcha.

« -Tu ne feras rien du tout ! Que ce soit à l'égard d'Harry ou même de Draco. Tu vas te contenter de te taire et d'observer, pour une fois. La seule chose que je t'autorise à baver, c'est un avertissement, autant valable pour ton cher et tendre que pour toi. La prochaine fois qu'il vous prend l'envie de faire la moindre remarque, que ce soit sur Harry, Ginny, leurs hommes ou qui que ce soit, je vous le ferais regretter ! »

Sans plus de cérémonie, il l'a laissa là.

Il avait un métamorphe a arrêter avant le coma diabétique.

Androméda ayant quitté les lieux avec sa sœur, laissant à la jeunesse, le soin de faire se retrouver, deux âmes solitaires, plus par habitudes que par réel vocation, contrairement à ce qu'ils pouvaient bien en dire.

Comme son parrain, l'avait prédit, il fallu un airbag pour faire atterrir le petit sorcier surexcité, à la fois par la fête que par toutes les sucreries qu'il avait avalé.

Un bon brossage de dent, fait sous la torture et pouf ! Il s'était endormi, à peine la tête posée sur l'oreiller.

L'occasion pour les conspirateurs de se retrouver pour mieux organiser la suite des événements.

Les elfes de maison popaient et claquaient des doigts sans discontinuer, tandis qu'ils se posaient devant un dernier verre.

Le reste des invités était soit rentré par cheminette, soit profondément endormi dans une des chambres laissées pour eux.

« -Je ne m'attendais pas à un tel revirement, déclara Denis en soupirant, épuisé. Qui aurait cru qu'ils se plaisaient à ce point ?

-De vous à moi, j'ai toujours trouvé que leur querelle incessante et leur obsession l'un pour l'autre, cachaient quelque chose, annonça distraitement Neville.

-Des âmes sœurs, énonça Luna d'une voix presque endormie, tandis qu'elle se posait gracieusement sur les genoux de son fiancé, plus que ravit de la trouver là.

-Tout ça c'est bien joli, mais si on attend après eux, on y sera encore dans 10 ans ! Se lamenta Colin.

-Fort heureusement, nous avons le feu vert de la future belle-maman, annonça Georges. Il ne nous reste plus qu'à organiser « la » rencontre. »

A ses mots, tous se redressèrent, un sourire de connivence aux lèvres.

Qui a dit que seul les Serpentards étaient rusés ?

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Ils étaient peu à connaître les habitudes d'Harry sur le bout de la baguette, et c'était tant mieux, puisque son quotidien était réglé comme du papier à musique.

Il n'était donc pas très difficile de faire en sorte que Draco le surprenne dans les cuisines du Jour J, grâce à un petit mot subtilement déposé à son attention par une des chouettes de l'agence.

Un mot qui indiquait à Draco que « le » pâtissier l'attendait, en grand secret, pour le remercier de ses si belles appréciations.

Les locaux étaient fermés pour quelques jours et vu le moral d'Harry, il viendrait y travailler la pâte à sucre.

Une technique qu'il utilisait peu, puisque les sortilèges qu'il avait mis en place fonctionnaient parfaitement sans avoir besoin de rajouter tout ce sucre superflu. Sans parler des fleurs comestibles, qui étaient sa signature.

Pourtant, elle avait le don de le détendre, ou en tout cas de lui faire lâcher prise sur ses problèmes.

En plus de le préparer au mieux à certaines demandes des clients, qui étaient toujours Roi. Certains souhaitaient un ajout de décoration en pâte à sucre.

Il sculptait donc régulièrement, en pleurant parfois, en s'agaçant souvent, et en râlant tout seul toujours.

Il le faisait seul, à l'abri des regards, en particulier ceux de Teddy.

Ce dernier étant chez son tonton préféré, à jouer dans sa boutique, à faire des choses qu'il n'aurait jamais pu faire avec son parrain, ou sa grand-mère, il allait forcément s'y rendre, bien loin de se douter de ce qui allait lui tomber sur le coin du museau.

Après être rentré de la fête, il s'était juste effondré sur son lit, tout habillé, en chien de fusil, ses bras enserrant son traversin, tel un doudou géant, qui avait recueilli ses sanglots, qu'il qualifiait de misérables.

Loin d'être indulgent envers lui-même, il continua de se fustiger.

A croire qu'il était responsable du verbe aussi cruel qu'incisif de son ancienne meilleure amie.

Elle avait toujours eu les idées très arrêtées et un esprit cartésien.

Lorsqu'on allait dans son sens, tout allait bien, mais si on sortait un peu trop du cadre...

Pendant leur scolarité, ils n'avaient pas toujours été d'accord, mais ils avaient pu compter les uns sur les autres.

La guerre, les morts, les pertes, changeaient irrémédiablement les gens.

Si lui c'était disloqué au point de se réfugier dans les travaux d'intérieur, la puériculture, les voyages et la pâtisserie, pour à la fois s'oublier et se reconstruire, Hermione s'était transformée en parangon de vertu. Son avis primant sur celui des autres. Bien plus qu'avant.

Elle s'était durcie.

Pour le mieux, elle était devenue intransigeante, vindicative.

Il en allait de même pour Ron.

Etait-ce un effet secondaire dû à leurs exploits ? Leur héroïsme glorifié ?

Comme s'ils détenaient La Vérité ?

L'un comme l'autre travaillait dans les locaux de la Justice Magique. Un milieu incapable de leur montrer qu'ils faisaient fausse route. Ou le monde était blanc et noir, sans aucune nuance de gris.

A vouloir être trop vertueux, trop droits, ils en piétinaient ceux qui ne pensaient, ni ne faisaient comme eux.

Une façon de penser qui ressemblait beaucoup trop à l'idéal de Voldemort, à bien des égards.

Le pire dans tout cela, c'était qu'ils ne se trompaient pas toujours. Là en l'occurrence, Hermione avait raison.

Oh combien ! Il avait oublié sa triste réalité !

Elle avait vu la faille et n'avait pas eu à faire grand chose pour le replonger dans ses vieux démons.

La célébrité avait cela de mal qu'en plus de son argent, il avait des difficultés à savoir lorsqu'il plaisait véritablement à quelqu'un.

Ce constat l'avait toujours fait beaucoup souffrir.

On aimait le héro, mais on oubliait l'homme solitaire caché derrière. L'enfant perdu qui voulait juste être aimé, sans que ce soit pour le prestige de son nom ou de son compte en banque.

Dépouillé de tout cela, ne restait qu'un homme ordinaire, bien loin du fantasme dépeint par Sorcière hebdo. Il était souvent décevant.

Il se sentait affreusement ridicule d'avoir imaginé que ça pourrait être différent.

C'était de Draco Malfoy dont on parlait !

Il avait eu un instant de faiblesse, un accent de folie , induit par l'ambiance, le sucre, ou la nostalgie !

Pas de quoi faire des plans sur la comète, comme il l'avait fait !

Qui était-il pour se liquéfier de mièvrerie après quelques compliments et regards appuyés ?

La naïveté de son fol espoir oubliait vite leur passé si chargé.

Il était plus qu'évident qu'il avait été un défis intéressant pour le blond et qu'Hermione avait été lucide et lui stupide.

Tel le Gryffondor frondeur qu'il était.

Une vieille habitude.

Il valait mieux tirer un trait sur cette histoire avortée.

En faire le deuil.

Il allait donc resté là un moment, avec cette douleur lancinante qui pulsait sans discontinuer, dans sa poitrine, l'empêchant presque de respirer. Comme ses sanglots incontrôlables qui ne cessaient de secouer son corps.

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Lorsque Draco se réveilla le lendemain, un orchestre symphonique avec basse et tambour jouait piano forte entre ses deux oreilles.

Quant à son estomac, mieux valait ne pas trop en parler, sinon, il n'était pas sûr d'y garder ce qui restait de la pièce montée et sut été un sacrilège, un crime de lez majesté, qui lui vaudrait une torture pire que celle qu'il subissait présentement.

Sa fin de soirée était un véritable flou artistique et la dernière chose dont il se souvenait c'était du râteau monumental qu'il avait essuyé.

Bien que ce ne soit pas son premier tango, il devait avouer que celui ci faisait très mal à son ego. A l'image de l'affront de leur deuxième rencontre dans le Poudlard express, mais en pire.

Il était persuadé d'avoir tapé dans l'œil du Sauveur.

Mais fort était de constater que ce n'était pas le cas, ou pas suffisamment, puisqu'il avait fallu un mot de Granger pour le faire fuir.

Quoi qu'elle lui ait dit, il était tombé de haut. Au point que son dos se voûte imperceptiblement, et que ses mains se mettent à trembler, avant que sa voix, à l'accent soudain bouleversée, ne passe par dessus la musique.

On aurait dit que le poids du monde venait de lui tomber dessus, comme au temps de Voldemort.

En être la cause indirecte avait de quoi refroidir.

Le brun n'était jamais revenu et lui blessé, autant que frustré, avait filé dans l'ombre avec la seule chose qui ne lui faisait jamais défaut : La Pâtisserie. Ainsi qu'une dose adéquate de whisky pur feu, pour oublier que pour beaucoup, il resterait, si ce n'est le Mangemort, le petit con arrogant de Poudlard.

Blaise avait eu sa chance, mais il semblerait que même pour le Golden Boy, il y avait des limites.

Après un ultime grognement, Draco se décida à se lever et se dirigea, château branlant, vers la salle de bain attenante, où il eut le plaisir de trouver, sur le rebord du lavabo, une potion anti gueule de bois.

Le staff du Jour J était d'une prévenance inégalable et il les bénit jusqu'à la centième génération, leur génie personnel en tête, pour lui avoir, un temps soit peu rattrapé sa soirée.

Il vida les lieux après une douche bienvenue et retrouva le Manoir Malfoy.

Alors qu'il se disait que sa journée serait d'une morosité à pleurer, une missive lui parvint en courant d'après midi.

Une missive qu'il garda précieusement pour mieux l'encadrer plus tard.

Son idole souhaitait le rencontrer dès le lendemain, au labo du Jour J. Lui qu'il considérait comme son fan numéro un.

Un insigne honneur, puisqu'à sa connaissance, aucun être humain ne foulait le pied de son très saint secteur d'activité.

Un Paradis sur terre, dont il avait la clé.

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Harry balança la pâte à sucre contre le premier mur venu.

« -Ils ont demandé un bleu roi ! Pas un bleu nuit ! Ni un bleu lavande ! Canard ! Ou Serdaigle ! Putain de bordel de merde ! »

Les Hamilton avaient fait le choix d'une pièce montée recouverte à la fois de décoration en pâte à sucre et de fleur comestibles et cela l'arrangeait bien, sur le papier. La réalité était toute autre.

Il s'acharnait depuis le début de la journée (4h00 du matin pour être exacte), pour donner à la pâte à sucre qui couvrirait chaque étage, la teinte qu'ils avaient expressément demandé. Dans un souci de contrôle et de perfection accrue par son état de nerf, ainsi que par les litrons de café qu'il avait ingurgité, le brun s'efforçait de façonner lui même la pâte sans parvenir à un résultat satisfaisant.

Ils se retrouvait donc avec de nombreux pâtons bleus, mais aucun n'avait la teinte qui convenait, et il était sur le point de craquer.

NON...

Il craquait !

Enragé, il envoya valser, le verre doseur, puis le paquet de sucre glace, quelques œufs et pour faire bonne mesure, le cul de poule en inox, qui vola à travers la cuisine, jusqu'à l'endroit où se trouvait la tête d'un Draco Malfoy médusé.

Ce dernier eut juste le temps de s'écarter avant de se faire assommer. Merci à ses réflexes d'attrapeur qu'il était presque sûr d'avoir perdu.

« -Non de Merlin ! S'écria Harry à la limite de l'apoplexie. Malfoy !? … Co-comment t'es rentré ?!

-Par la porte, énonça-t-il aussi nonchalamment qu'il pouvait. «

Il fallait bien qu'au moins l'un d'eux semble calme.

« Non, non non nonnononononon ! Ca c'est pas possible ! Personne ne peut entrer ici ! Personne ne doit... ! Personne... C'est pas possible... »

Sa litanie, à la limite de l'hystérie, eut tôt fait de le faire paniquer.

Le brun semblait sur le point d'imploser. Il tremblait de tous ses membres et n'en finissait plus de baragouiner en se tenant la tête dans les mains, ou en fixant d'un peu trop prêt, le hachoir à viande autant que le broyeur à ordure.

La lucidité de même que le calme, n'étaient pas des caractéristiques Gryffondoriennes, et si jamais il avait eut des doutes, aujourd'hui il en avait la preuve.

Avant que ça ne dégénère d'avantage et que le brun ne décide réellement de faire disparaître son corps après l'avoir découper en tout petit morceau, il devait désamorcer la situation.

« -Je ne dirais rien. A personne. »

Cette simple phrase, dit sur un ton égal, eut le mérite de tout stopper. Comme s'il avait suffit d'appuyer sur un bouton.

« -Tu ferais ça ? »

Harry le regardait avec des yeux aussi brillants que des étoiles et avec tant d'espoir, qu'il retint difficilement un sourire attendrit.

Il n'allait pas viré Pouffsouffle aussi facilement par Morgane !

« -Je te dois une dette de vie, non ? Et ton regard vissé au broyeur à ordure, m'a fait craindre pour ma santé. »

Sa petite blague eut l'effet escompté. Le brun se mit à rire, même si c'était avec une trace non négligeable de pudeur. Ce qui lui plaisait énormément.

« -J'ai peut être un peu paniqué... »

Doux euphémisme, mais il n'allait pas lui en tenir rigueur.

« -J'aime ce que tu fais. Et pour cette seule raison j'accepterais d'emporter ton secret dans la tombe. Mais plus encore, s'il y a une personne qui mérite qu'on le laisse vivre sa vie, sans rien trouver à y redire : c'est toi. A mon sens, tu en as assez fais pour plusieurs vies. Personne n'a le droit de te juger. »

Soufflé par ses mots, plus parce que c'était lui qui les disait, Harry murmura un « merci », dès plus rauque, le rouge aux joues.

« -En revanche, je suis assez curieux de savoir, comment tu peux être aussi doué en cuisine et aussi nul en potion ?

-Pourquoi ? »

L'espoir était encore plus présent dans ses yeux à présent.

« -Pourquoi quoi ?

-Pourquoi tu voudrais le savoir ? »

Draco se mit à sourire, tandis qu'Harry triturait ses doigts visiblement angoissé de connaître la réponse.

Le Serpentard accepta le défi que cela représentait et fit quelques pas dans sa direction.

« -Je pensais avoir été clair, ou bien ai-je fais preuve de trop de subtilité ?

-Heuuuuuuuuuuuuu...

-Quelle éloquence, s'amusa-t-il. »

La distance entre eux se fit si tenue que le souffle manqua au Gryffondor.

« -On ne s'est jamais... vraiment... entendu... et...

-On ne se connaît pas.

-Bien sûr que si ! »

Le blond resta planter sur ses positions et prit le menton du brun entre ses doigts.

« -Non, on ne se connaît pas. Sinon tu ne me demanderais pas « pourquoi ». Repartir de zéro, avec l'assurance que l'on se plaît vraiment, et que nous avons la pâtisserie en commun, me semble une idée aussi savoureuse qu'alléchante. Tu n'es pas d'accord, Harry ? »

Subjugué, incapable de répondre verbalement, le sus nommé se contenta d'hocher la tête.

Savoureuse, était un mot emprunt de sensualité dans cette jolie bouche, au point de lui donner une foule d'idées pas très catholique.

Pour deux personnes qui venaient de se rencontrer, se sauter dessus, pour cette seule raison, semblait légèrement inapproprié.

« -Et si on commençait par un café ? Je connais une adresse dans le Londres moldu que tu vas adorer. »

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Un café, puis un déjeuner, et un dîner, saupoudrés de séance de cinéma plus tard : ils avaient fait connaissance.

D'abord dans le sens platonique du terme.

Ils avaient pris le temps de s'apprivoiser, en discutant de tout de rien, puis en abordant les sujets vraiment importants.

Harry avait parlé de ses voyages, survolant très vite les raisons de son départ. Il avait raconté avec beaucoup d'autodérision ses approximations en matières de bricolage, avant de parvenir à faire tenir un mur debout. Il avait évoqué avec une tendresse infinie les premiers moments avec un Teddy tout bébé, et leur complicité, ainsi que l'aventure Jour J, qui le comblait chaque jour.

Draco avait fait de même en parlant de ses aspirations et de ses petits protégés. De son désir d'apporter quelque chose de durable à tout ceux qu'il ne connaissait pas, pour qu'aucun ne soit plus des dommages collatéraux vite oubliés dans un coin miteux.

Sous ses abords aristocratiques, il y avait un jeune homme loyal, à l'humour décapant et à la répartie sans limite.

Il savait être pragmatique, mais appréciait la candeur qui se dégageait du Gryffondor. Son goût des choses simples et son rire si communicatif, lui donnait des frissons dans le bas du dos, tout en lui rappelant qu'il y avait du bon dans ce monde.

Il était si passionné et inventif, autant qu'à l'écoute, et empli de bienveillance, trop pour les autres et pas assez pour lui même, que le Serpentard ne pouvait que vouloir le garder bien à l'abri. Car les gens blessaient avec trop de désinvolture les personnes comme lui. En témoigne ce qu'il s'était passé le jour du mariage avec Melle Castor, future Madame Belette.

Puis doucement, comme on déguste une pâtisserie, les contacts physiques s'étaient fait de plus en plus nombreux, de plus en plus longs.

D'abord des doigts entrelacés alors qu'ils dînaient dans un restaurant indien. Un baiser qui s'était transformé en séance de bécotage en règle, dans la salle obscure d'un cinéma de quartier. Des caresses dans un canapé, trop rouge pour les yeux d'un Serpentard, même si le reste de la décoration du salon rattrapait le tout, interrompus par un Teddy qui était rentré plus tôt de chez sa grand-mère.

A moins qu'ils n'aient pas vu le temps passer ?

Si eux étaient plus que légèrement frustrés, le petit métamorphe, bien loin de ce genre de préoccupation, était aux anges. A croire que c'était Noël avant l'heure !

Son parrain avait une grande personne dans sa vie pour s'occuper de lui. Une grande personne qui était gentille avec lui, et qui n'avait pas peur de tonton Ron et tata Hermione, qu'il voyait encore moins qu'avant depuis le mariage et qui faisait parti de la famille, puisqu'ils étaient cousins.

Tonton Georges et tata Ginny avaient tenu parole. Tout allait bien se passer maintenant, il en était sûr !

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Le déjeuner sans enfant de fin d'été qu'il avait organisé ayant tourné court, Harry se décida à réitérer l'expérience, histoire de s'envoyer en l'air après le dessert, sans être interrompu au moment où les choses devenaient plus qu'intéressantes.

Pas de louveteau jusqu'au lendemain, puisqu'il passait la nuit chez un copain.

De quoi avoir le temps de se préparer comme il se doit, à une soirée qu'il voulait romantique et sexy.

Il avait dressé la table dans le jardin, sous le pommier, où il avait suspendu nombres de photophores.

Au menu ce soir, un saumon gravlax et sa moutarde à l'aneth en entrée, cuisses de poulet braisées, accompagnées de carottes et de panais au miel Et pour finir, soufflés aux framboises.

Lorsque tout fut fin prêt, le Gryffondor se rendit compte à quel point il était nerveux.

Ce n'était pourtant pas son premier rendez vous galant !

Mais comme il se l'était figuré, tout était plus intense avec Draco.

De quoi promettre monts et merveilles pour la fin de soirée.

Son absence de libido, qu'il avait acceptée et avec laquelle il vivait plutôt bien, s'était muée en une frustration constante.

IL rongeait son frein en permanence, ne voulant pas passer pour ce que le qualifiait régulièrement sorcière hebdo : un don Juan. Parce qu'il fallait bien vendre du papier...

En plus de faire passer son désir pour le corps du Serpentard pour la raison de leur mise en couple.

Même si c'était une des raisons, et pas des moindres !

Il fallait être aveugle et fou pour ne pas voir à quel point il était une bombe anatomique !

Il aimait leur relation pour ce qu'elle lui apportait, autant pour le piquant, que pour la tendresse, sur un plan qu'il n'avait pas eu conscience de négliger, avant qu'ils ne sortent ensemble.

Il ne voulait pas prendre le risque de commettre un impair, au risque de fracasser sa relation toute neuve.

Avec tout le mal que c'était donné ses amis, pour que le blond rentre dans sa vie, et qu'il ait ainsi, une chance d'être heureux sur tous les plans de sa vie, il ne devait surtout pas gâcher sa chance !

Il n'avait pas oublié de donner leur congé à Kreatur et Winky.

Il préférait n'avoir aucun témoin de sa soirée, qu'il espérait romantique et encore moins de sa nuit, qu'il espérait longue, torride et aussi bruyante qu'il convenait.

Impatient, il tournait en rond, rodait autour de la porte d'entrée, près à bondir sur la porte au moindre signe.

« -Ayez un peu de pondération, très cher ! S'exclama Walburga, à qui il avait fini par donner le tournis.

-Pardon.

-Mon cher, je n'irais pas critiquer le choix de votre partenaire, bien au contraire. Mais de mon temps, une telle frivolité ne se concevait qu'après un mariage en bonne et due forme. »

Harry se tortilla, très mal à l'aise de parler de cela avec le portrait de la mère de Sirius, quoiqu'en vrai n'aurait pas était plus simple.

Sa relation avec la matriarche c'était grandement améliorée, mais pas à ce point !

En réponse à ses tourments, la sonnette retentit.

Il allât si vite que c'est à peine si ses pieds touchaient terre.

Les ailes de l'Amour, à n'en point douter.

Il accueillit son petit ami, le visage décoré de son plus beau sourire.

Il lui fut rendu au centuple, lorsque le blond ponctua son bonsoir d'un langoureux baisé.

Walburga émit un reniflement indigné dans un tel étalage.

Les deux tourtereaux se séparèrent avec une pointe de regret bien légitime.

Pour se faire pardonner ce manque de pudeur face à son illustre aïeule, Draco brandit un bouquet de rose rouge.

La vieille sorcière rosit de plaisir lorsqu'il les lui offrit avec d'une légère révérence et d'un compliment digne d'un gentleman.

Harry fit alors apparaître un guéridon, près du tableau agrémenté d'un vase en cristal. Ainsi, elle en profiterait tout à loisir.

« - Mr le Juge, vous avez l'art et la manière de manipuler votre monde.

-N'est ce pas ? M'en tiendrez vous rigueur ?

-Peut-être...

-Est ce parce je ne vous ai pas gâté de même ? »

Sans lui laisser le temps de répondre, il fit apparaître un bouquet de pivoines.

Harry y plongea le nez avec délectation.

Ses fleurs préférées.

Draco sourit de plus belle.

Il n'aurait pas pu faire d'erreur.

Il avait gravé dans son esprit toutes les inclinations et toutes les aversions qui étaient les siennes.

Il les relisait chaque fois qu'ils étaient séparés, s'en oublier les moindre détails de chaque instant qu'ils avaient passé ensemble.

Il ne se souvenait pas avoir été aussi fleur bleu. Ni si amoureux.

L'avait-il seulement été ?

Il aimait autant leur moment de calme, presque contemplatif, que leur joute verbale, plus proche d'un concours de rhétorique plus amical et plus animé que les vrais.

Il se saoulait de son odeur, de sa voix, et de ses baisers, jusqu'à en brûler d'un désir difficilement contenable.

Rien que de voir son visage baigné de fleur, il avait du mal à se maîtriser.

Est ce qu'il parviendrait à tenir jusqu'à la fin du repas, avant de lui faire subir les derniers outrages, comme il avait failli le faire dans son canapé trop rouge ?

Il adorait Teddy, mais ce soir-là, il l'aurait volontiers étranglé.

« -Je pourrais aisément revoir mes positions. »

Sa voix, à peine un murmure, le sortit de sa torpeur.

Docilement, il le suivit jusqu'au jardin, qu'il découvrit féerique.

Il l'invita à s'asseoir et lui proposa un verre de champagne en guise d'apéritif.

« -A quoi trinquons nous ?

-A nous ? Proposa le maître de maison.

-A nous. »

Le reste de leur repas se déroula sur le même ton, doux, enjôleur, et gorgé d'espérance.

Le cœur du blond n'en finissait plus de battre la chamade. Il recevait autant qu'il lançait des œillades enfiévrées. Ses mains, fébriles, s'agrippaient à ses couverts.

Le saumon était frais et tendre.

La poulet et croustillant dessus, souple dedans, et les légumes délicieusement parfumés.

Le pied qui glissait lentement le long de son mollet et qui remontait vers l'intérieur de sa cuisse... ?

L'homme de lois manqua s'étouffer avec sa carotte, lorsqu'il réalisa ce qui était en train de se passer sous la table.

Il braqua ses prunelles sur celles de son vis-à-vis, qui, contrairement à ce qu'il aurait cru, faisait mine de rien.

N'est pas Serpentard qui veut ? Dit-on ?

Un si parfait petit Griffon ne pouvait pas être un choixpeau flou ?

Si c'était vrai ? Il l'avait bien caché !

Le démoniaque petit pied poursuivit sa scandaleuse et divine exploration, tandis qu'il faisait de son mieux pour garder un minimum de contrôle, en la circonstance.

Les orteils s'activèrent avec expertise sur l'objet du délit, fluctuant leur vitesse de croisière jusqu'à le mettre à la torture.

Il dût se mordre la langue pour s'empêcher de gémir.

Puis aussi fugacement qu'ils étaient venus, ils disparurent.

Cette fois, il ne put empêcher un soupir entendu, passer la barrière de ses lèvres.

Innocemment, le lion débarrassa la table.

« -Un dessert ? Demanda-t-il mutin. »

Il s'éclipsa dans la cuisine sous le regard brûlant du Serpentard qui savait exactement ce qu'il voulait pour le dessert.

A l'image d'un chat qui s'apprête à fondre sur sa proie, il se faufila derrière la brun, qui s'affairait au dessus de l'évier, calant le résultat de son crime entre ses fesses.

Surpris de le trouver là, le pâtissier eut un glapissement.

« -Tu as été si prévenant. Laisse moi te montrer ma reconnaissance. »

Sans plus de préambule, il plongea une main avide dans son pantalon, défait d'un habile informulé.

Très vite, Harry ondula contre lui, pour accompagner ses mouvements, en gémissant sans retenu.

« -Tu es un vilain petit serpent qui se fait passer pour un gentil lionceau, chuchota-t-il tout près de son oreille pour finir de le mettre dans tout ses états. »

Il le sentit frissonner et s'accrocher désespérément au bord de l'évier.

Il défit les boutons de sa chemise, un par un, avant de caresser sa peau velouté qui se parsema aussitôt de chair de poule.

« -Tu es si tendre, si doux... Tu sembles si délectable... Je meurs d'envie de te dévorer... Puis-je ? »

Un gémissement étranglé lui répondit.

Le blond sourit de plus belle.

Il mit son amant face à lui et s'abreuva à la source de ses lèvres rouge et gonflées de désir, tout en l'effeuillant.

Harry voulu lui rendre l'appareil, mais il l'en empêcha.

« -Tu connais ma maniaquerie lorsqu'il s'agit de pâtisserie ? Je tiens à ce que ma dégustation soit à la hauteur de leur perfection. »

Le brun acquiesça fiévreux.

« -Les pâtisseries se dressent à table n'est ce pas ? »

Il s'assit donc sur le bord de la table de la cuisine, en prenant soin de bien écarter les jambes et de laisser libre accès à sa virilité.

Distraitement, il effleura un téton, alors que son autre main descendait sur son ventre.

« -Le chef vous souhaite un excellent appétit. »

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Hello tout le monde!

J'espère que vous allez bien et que la lecture vous a plue?

J'y ai mis tout mon petit coeur de beurre^^

Je suis bien embêtée pourtant, je m'explique

Je ne sais pas trop quoi raconter ensuite^^

A y est ils sont ensemble, ils ont consommé blabla, mais en vrai pour la suite je bloque un peu.

Pas de panique ça va bien finir par venir, mais surtout n'hésitez pas à me dire si il y a quelques choses que vous aimeriez lire en particulier sur notre amoureux du sucre?

Pour ma part je travaille sur divers écris, donc j'ai de quoi m'empêcher de faire trop page blanche et malheureusement trop de temps à ne rien foutre à mon nouveau travail, pour ne pas l'utiliser à bon escient ^^

La prochaine fic à être mise à jour sera "Le Prince et le Chasseur" le chapitre est presque fini et c'est chaud chaud chaud^^ à croire que c'est la saison^^

Pour Sang Noir il va falloir attendre un peu, je commence tout juste le nouveau chapitre^^

N'hésitez pas à laisser le com de l'amour et de la sucrerie^^

A très vite

Angel