Pièces Montées

Résumé : Après la guerre, Harry a découvert sa passion, faire des gâteaux, … De mariage. Il reste dans l'ombre tandis que tout le monde s'arrache ses créations. Jusqu'au jour où Draco, entre dans sa cuisine et découvre son secret. Serait ce le début d'une nouvelle recette ?

Chapitre 7 : Saint Honoré

Le soleil entra dans la chambre, en passant par l'espace laissé vacant par le rideau mal fermé et chatouilla malicieusement le nez du pâtissier. Il ouvrit un œil en grognant et administra le criminel d'un mouvement de la main. Sa magie répondit aussitôt à son appel, malheureusement, c'était trop tard.

Il gigota un peu, avant de se redresser mollement. Son regard se posa immédiatement sur le corps allongé à côté de lui et dont le propriétaire lui avait fait tant de bien la veille au soir. Un sentiment de contentement et de plénitude l'habitait au point de le faire sourire béatement. Il embrassa l'épaule qui se trouvait là et se pressa doucement contre le dos, digne d'un nageur olympique de son amant, avec délice.

Son odeur musqué suite à leur fougueux ébats nocturnes lui titilla le nez tandis qu'il calait son visage dans son cou. Cela dût chatouiller son homme, comme il aimait à l'appeler ainsi, car il remua dans son sommeil. Le brun cessa tout mouvement, se contentant de profiter de la sensation de son corps contre le sien.

« -Les petits lions sont tous aussi câlins de bon matin ? Marmonna-t-il d'une voix enraillée, définitivement trop sexy pour sa vertu. »

Harry sourit contre sa nuque avant de l'embrasser tendrement. Un ronronnement appréciateur répondit à son attention.

« C'est qu'on y prendrait goût. »

Il aurait voulu rester dans cette position encore de longues minutes mais un gargouillis stomacal des plus disgracieux l'en dissuada. Il en aurait rougi de honte, si un autre ne lui avait pas fait écho. Obéissant à ce bruyant rappel de la nature, il entreprit d'aller préparer le petit déjeuner.

« -Ai je carte blanche ? Ou as-tu des exigences particulières ? Demanda-t-il en passant un sarouel qui traînait là, délavé et distendu, qui lui tombait négligemment sur les hanches, vestiges de son voyage en Inde.

-Une seule... Un café au...

-Lait avec deux sucres. »

Un visage griffonné de sommeil lui sourit tendrement, avant de replonger dans les oreillers.

« -Ça y est, j'y ai pris goût. »

Harry sourit, avant de se pencher pour mieux ravir ses lèvres.

« -Moi aussi. »

Sans plus attendre, il sortit de la chambre et dévala les escaliers.

Il claqua des doigts en pénétrant dans la cuisine, allumant ainsi les lumières. Tel un chef d'orchestre, il fit quelques moulinets avec ses mains et la cuisine se mit en branle. On se serait cru dans un remake de La Belle et la Bête ou La Belle au bois Dormant. Les œufs sortirent en dansant du garde manger, de même que le pain fait de la veille et qui alla se trancher de lui-même avant de se glisser dans le toasteur. Une casserole se remplit d'eau et s'agrémenta de sel, ainsi que d'une pointe de vinaigre blanc. Les œufs n'auraient plus qu'à s'y plonger lorsqu'elle se mettrait à bouillir et tournoieraient jusqu'à en ressortir pochés. La salade se lava, se sécha et s'assaisonna, tandis que le bacon croustillait déjà dans une poêle bien chaude.

Harry sortit un plateau, qu'il garnit de vaisselle, de jus de fruits frais, et de confiture. La cafetière à l'Italienne se mit à siffler et s'envola vers deux mug, qu'elle remplit généreusement. La suivit le lait et le sucre. Curieuse et enchanteresse coïncidence ils aimaient leur café de la même façon.

Le pain, petit retardataire, sauta sur le plateau, au moment où Harry sortait les œufs de la casserole. Il les agrémenta de sel et de poivre, accompagnés de bacon et d'une salade iceberg aussi croquante que juteuse. Puis en sautillant presque, il remonta les escaliers, un sourire béa collé aux lèvres.

C'était si bon d'être amoureux ! C'était si bon d'être heureux !

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Dragon s'habitua si bien, qu'il ne voulut plus jamais repartir. Mais emménager ensemble demandait un minimum de préparation, en plus de nombreuses décisions et revendications concernant le salon, car oui le Serpentard se voyait très bien s'installer au square et laisser le Manoir à sa mère. Il ne tenait pas plus que cela à l'avoir dans les pattes et subir ses regards entendus et ses sourires en coin.

Mais avant toute chose, il fallait demander son avis, autant que son autorisation à Teddy.

« - Pure formalité ! Cet enfant m'adore. Je suis parfait !

-Et si humble, s'esclaffa Harry. »

Ce qui n'empêchait pas qu'il avait raison ! Le petit métamorphe c'était accoquiné de son grand cousin et ne jurais que par lui, rendant Harry un peu jaloux. Où était le temps où seul Harry trouvait grâce à ses yeux ? Bon Georges aussi, beaucoup. C'était son tonton préféré, chez qui il pouvait faire pleins de bêtises, donc bon il s'était fait une raison.

Pour Teddy la raison première de cette adoration c'était que Draco rendait son papa de substitution heureux, en plus de connaître plein de jeux rigolos ! L'annonce du déménagement fut donc accompagnée de son lot de cris de joie et de cheveux qui n'en finissaient plus de s' arc-en-cieliser.

« -Ça veut dire que vous allez vous marier ! »

A ces mots, Harry s'empourpra au delà du concevable et Draco manqua s'étouffer avec sa propre salive. Par Merlin ! Cet enfant n'avait décidément aucun filtre !?

Cette illustre institution avait beau être son fond de commerce, il n'avait jamais pris le temps de se demander s'il voulait se marier lui-même, longtemps persuadé qu'il finirait vieux garçon. Pendant un moment il avait pensé prendre un chat ou un chien ? Les deux ? Y avait eu une histoire de poule aussi ? Il avait eu sa période cheval aussi... Mais autant de bête à poils à la maison lui renvoyait une image de lui même à laquelle il ne préférait pas penser. Franchir le pas avec le blond avait des airs de jolis petits rêves sur fond de nuages roses en barba-papa et faisait virevolter une myriade de papillons dans son estomac. Merlin et les quatre Fondateurs ! Il était persuadé que Draco n'avait pas pu manquer le sourire niais qu'il affichait à cet instant et c'était sauver, prétextant une tarte aux myrtilles oubliée dans la four.

Pouvait-il seulement oser y songer ou était ce trop présomptueux ? Trop précipité ?

Il devait se concentrer sur leur cohabitation dans un premier temps ! Oui voilà ! S'ils parvenaient à vivre ensemble sans s'étriper, il pourrait imaginer les détails de la décoration de la salle et du gâteau qu'il prendrait un soin tout particulier à créer pour leur grand jour ! Peine perdue ! Maintenant que Teddy avait lancé sa bombe, il ne parviendrait plus à penser à autre chose !

Il dut se faire violence et décida de changer de tactique. Il fallait qu'il occupe son esprit ! Qu'il lui file un autre os à ronger ! Un truc qui avait assez bien marché ces dernières années et dont les brouillons dormaient dans un vieux carnet tout usé de son bureau. Il y avait consigné tout ce qui l'inspirait pour la décoration du manoir. S'il avait assaini et repeint la totalité de la bâtisse, elle était si grande que beaucoup de pièces étaient laissées de côté.

Si Draco investissait les lieux, il allait falloir faire des aménagements, à commencer par un bureau et agrandir le dressing ! Le quart des affaires du blond ne tiendrait même pas dans l'actuel. A croire qu'il collectionnait les fringues ! Choses incompréhensibles pour le Gryffondor !

Une des chambres adjacentes à la leur était vide, il pouvait aisément en aménager une partie. Il lui suffisait de casser quelques murs, en espérant qu'ils ne soient pas porteur sinon il allait devoir rajouter une poutre pour soutenir le plafond, prendre des mesures et faire appels à un ébéniste pour le travail soit millimétré. Il aurait put s'en occuper lui, même mais il préférait s'occuper du bureau.

Pour se faire, il pensait à l'ancien boudoir près de la bibliothèque et qui avait été celui de la tante Walburga. Il y avait un balcon qui donnait sur le jardin, avec une balustrade décorée de chèvrefeuille. Il y emmena Draco en croisant les doigts pour que la pièce lui plaise, ce qui fut le cas. Il n'y avait pas grand risque, puisque le vert Serpentard, qui faisait tant défaut dans le salon, envahissait l'espace. Il l'avait rafraichit, mais laissé aménagé comme il l'était à l'époque de la mère de Sirius. Il n'y avait qu'à la vider et faire venir les meubles et les dossiers de Draco. Il voyait bien son bureau dos à la fenêtre.

« -Il faudra refaire tapisser la méridienne, glissa nonchalamment Draco.

-Je n'aurais pas pensé que tu veuilles la garder. Elle serait plus à sa place dans la bibliothèque.

-Y en a déjà une là-bas et puis... »

Le blond se rapprocha de son amant d'une démarche féline qui le fit frissonner. Lorsque leurs corps se touchèrent enfin, il remarqua qu'il avait retenu sa respiration.

Ses grandes mains glissèrent de sa taille à ses hanches, pressèrent ses fesse ou poussèrent doucement sur son bassin pour le rapprocher du sien et rencontrer la naissance de l'érection de l'homme de lois.

La gorge soudain très sèche, Harry avala difficilement sa salive. Son sexe se réveilla de même tandis que Draco se penchait à son oreille. Il mordit doucement le lobe, tout en malaxant ses fesses délicieusement charnues de son amant avant de murmurer à son oreille. Il avait si faim de sa peau, de son corps. Il voulait le dévorer tout entier... Tout de suite !

« -Tu dois être divin, dressé sur un pareil ornement... »

Parce qu'il était soudainement affamé, lui aussi, Harry le poussa jusqu'à l'objet du délit et s'agenouilla devant le blond en défaisant la braguette de son pantalon à présent si serré.

« -Toi d'abord. »

Inutile de dire que la méridienne fut étrennée dans l'instant et plusieurs fois cette après midi là, et plusieurs autres depuis...

Restait la question du salon.

« -Je penses mettre le feu aux rideaux dans un avenir proche, déclara Draco.

-Retiens-toi ! S'ils sont rouge, ils ne sont pas rouge Gryffondor ! Et c'est la seule pièce décorée de cette façon. Même si je dois admettre qu'il serait peut-être temps de changer un peu la déco de cette pièce.

-Sainte Morgane ! Tu me donnes raison ?

-Je dis juste que je suis d'accord pour que la pièce commune soit réhabilité selon nos goûts... a tous les trois...

-C'est une idée qui me plaît, mais finissons plus tard si tu veux bien. Tu me donnes faim... »

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Ce matin-là, Draco avait un témoignage délicat à recueillir, Celui d'Anna, une sang mélée qui avait été témoin des maltraitance faite à sa mère, une sorcière, par son père un alcoolique moldu notoire, qui s'en prenait également a elle, lorsque Madame n'était plus en état de supporter un coup ou une brimade de plus. Bref un homme dès plus charmant. La maman d'Anna était à présent à Sainte Mangouste. Elle y avait été admise dans un état critique et se remettait difficilement de tant d'années de mauvais traitements physique et psychologique. Sa magie était épuisée de l'avoir maintenu en vie et soigné toutes ces années, privée d'un catalyseur, puisque Monsieur avait détruit sa baguette. Il avait été embarqué par les Aurors, interroger par leur service et par Draco durant les derniers jours.

Aujourd'hui c'était le tour d'Anna, petite puce de 6 ans, traumatisée au delà des mots par ce qu'elle avait vécue, et qu'on avait du extraire de force de la chambre de sa mère pour la conduire en famille d'accueil. Elle se méfiait des adultes et des hommes en général, et sa première rencontre avec le juge ne c'était pas passé sous les meilleurs hospices.

Heureusement, Draco avait une arme secrète, ou plutôt deux, mais il n'aurait pas la deuxième sans avoir la première... Clara Monroe. Elle semblait naïve lorsqu'on la rencontrait. Elle souriait facilement, n'était pas très grande et avait un sens de l'humour un peu décalé qui plaisait aux enfants, surtout les élevés ou nés-moldus. Elle était très pédagogue et d'une patience infinie avec les enfants et les victimes de maltraitance. Elle était organisée, investie, avec une écriture soignée, qu'il ne mettait pas trois heures à relire et faisait les meilleurs roulés à la cannelle de Londres !

Tout ceci compensait ses quelques petits défauts. Elle s'effrayait pour un rien, éternuait bizarrement et était d'une maladresse hors du commun ! Sauf qu'elle ne cassait jamais rien ! Elle avait même des trésors de réflexes pour les objets sur le pont de tomber ou les personnes sur le point de perdre l'équilibre par exemple, mais son sens de l'équilibre a elle c'était une autre affaire... Elle se cognait aux coins de meubles, de murs, aux chambranles de porte, se coupait avec les parchemins, et se retournait les ongles dans des petits cris de souris coincée dans un tapette. Elle perdait parfois l'équilibre pour un rien, trébuchait sur des marches imaginaires au point qu'il frôle la crise cardiaque lorsqu'elle courait dans les couloirs...

Du coup, il avait lancé des sorts de cousinage sur toutes les surfaces possible et imaginable du bureau et avait plusieurs trousses de secours prêtes à l'emploie dans leur locaux. Juste au cas où... Clara était sa perle personnel. Combien de cruche il avait eu à subir avant de tomber sur elle ! Il était hors de question qu'il se passe de ses services !

Beaucoup s'en étonnait. Comment un Serpentard pur souche, pouvait supporter une Pouffsouffle loyale, empathique et fleur bleue ? Mais parce que sous toute cette surface glucosée et tendre se cachait un démon ! Elle savait gérer les nuisibles avec une virtuosité digne d'un Severus Rogue dans ses grands jours et avec le sourire et toujours poli par dessus le marché ! En plus d'avoir la maléfice rapide et efficace, à l'image de son système de classement. Une main d'uranium dans un gant de guimauve !

Zoé, sa compagne -oui en plus d'être collaborateur, ils étaient amis et avaient plusieurs fois dîner chez l'un ou chez l'autre- la surnommait « sa petite bestiole » et il était assez d'accord, qu'importe que cela puisse être mièvre à souhait. Il constatait tous les jours à quel point c'était vrai ! Elle était comme un petit chat angora, tout câlin et tout doux, mais si jamais vous l'embêtiez au mauvais moment ou que vous lui marchiez sur la queue, la petite boule de poil vous écharpait lentement de haut en bas, en commençant par vos yeux... Et c'était encore pire depuis qu'elle était enceinte de leur bébé chaudron !

C'est pourquoi, ce matin-là, il se demandait qui était assez suicidaire pour venir l'asticoter, alors qu'on lui avait interdit la caféine, sa drogue légale et personnelle, grossesse oblige. On entendait la voix du nuisible depuis le couloir et la porte était fermée,

Misère ! Pourquoi lui énerver sa bestiole, pardon son assistante juridique ? Il en avait besoin en forme ! Est ce que les gens se doutaient seulement du temps qu'elle pouvait mettre à décolérer ? Il pouvait sentir les émanations de sa colère durant des heures, même à travers la sécurité de son bureau certains jours ! Il n'avait aucune envie de devoir lui chercher une remplaçante avant la date de son congés maternité, parce qu'une dinde lui aurait fait exploser son tôt de cortisol !

Devant la porte, il trouva Anna et sa maman d'accueil, avec Stitch, le staffie de Zoé et Clara, que cette dernière amenait régulièrement pour aider à détendre l'atmosphère parfois pesante de leur locaux et aider les enfants qui y venaient. Tous deux ayant fait une formation de gestion du stress et des trauma par la thérapie animale.

Il soupira discrètement et salua tout ce petit monde. Anna avait les larmes aux yeux et se contenait difficilement en caressant la tête de Stitch, posé sur ses genoux. Les cris la replongeaient dans ses mauvais souvenirs.

« -Stitch va rester hein ? Osa-t-elle demander dans un trémolo.

-Bien sûr qu'il va rester, lui répondit-il en s'accroupissant près d'elle. Il fait partit de l'équipe. Il est l'assistant de mon assistante. »

Anna renifla misérablement et Cassandre, sa maman d'accueil, lui tendit un mouchoir. Draco leur sourit encourageant et pénétra dans la fosse au lion.

« -Granger, appela-t-il doucement pour ne pas rajouter plus de stress que nécessaire en calant les décibels sur celle de l'avocate qui braillait sur une Clara qu'il voyait pianoter sur son bureau, signe que le maléfice n'était pas loin...

-Cesse de t'égosiller. Comme tu l'as dis Clara, je suis très occupé et n'aie pas de temps à te consacrer, tu serais assez aimable de quitter les lieux.

-Ce que j'ai a te dire est très important ! »

Draco soupira de nouveau. Il n'allait pas s'en sortir, autant lui donner ce qu'elle voulait.

« -Très bien... Clara, voici des scones à la lavande et si tu allais les déguster avec tout le petit monde qui nous attend dehors ? Le temps que je parle à Maître Granger ?

-Harry est un saint ! Tu le remercieras de ma part ?

-Bien sûr, même si ses scones sont pour te remercier de tes roulés. Il les a adoré ! »

Clara rougit doucement et attrapa le panier d'osier. Ses mains tremblaient un peu. Cette intermède lui fera du bien.

Elle sortit calmement, claqua des doigts et Stitch se mit aussitôt à ses pieds, tandis qu'elle proposait la fameuse collation dans un des patios du Ministère, à Anna et Cassandre. Anna prit la main que lui tendait Clara en souriant, Stitch et Cassandre sur leurs talons. L'éducation de ce chien l'étonnerait toujours ! Il était mieux élevé que certains humains, incroyable !

« -Cet animal n'a même pas de laisse ?! S'écria Granger. »

Mais la phrase ne parvient jamais au dehors, Draco avait insonorisé la pièce et fermé la porte d'un coup de baguette.

« - Tu n'as pas à venir faire la loi Granger ! Stitch a son accréditation pour être ici ! Et au moins, il n'a jamais eu un aboiement plus haut que l'autre et ce n'est pas le cas de tout le monde ! Alors dis ce que tu as à dire et vire de mon bureau !

-Je viens te parler d'Harry...

-Je me doutes, mais que ce soit de ma façon de travailler ou de ma relation avec ton meilleur ami ou ex meilleur ami devrais-je dire, je n'ai aucun compte à te rendre Granger ! Tu t'octroies des droits et ce depuis bien trop longtemps ! »

Miss Castor baissa la tête penaude et marmonna des excuses au tapis, à croire qu'elles lui écorchaient la bouche.

« -C'est déjà un début...

-Je veux juste m'assurer qu'il va bien et qu'il est heureux ?

-Il l'est et ce n'est pas grâce à toi, ni à la belette !

-Je sais que nous en avons trop fait, mais on s'inquiétait beaucoup pour lui et...

-S'inquiéter c'est une explication pas une excuse. Depuis quand tu as dépassé la limite en matière de jugement ? Vous ne détenez pas La Vérité tous les deux ! La guerre ne vous a donc rien appris ?!

-Je t'interdis de... !

-Granger ! Tu as dis ce que tu avais à dire maintenant dégage ! J'ai du travail contrairement à toi ! »

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Une fois Teddy au lit, Draco prit son courage à deux mains et raconta brièvement et sans rentrer dans les détails, à Harry, que Granger voulait avoir de ses nouvelles. Il craignait déjà de le bouleverser avec cette simple annonce, alors pas besoin d'en rajouter.

En entendant cela, le cœur d'Harry eut comme un raté. Merlin !? Qu'est ce que Hermione lui avait dit d'autre ? Il le connaissait assez pour savoir quant il faisait de la rétention d'information. Il devint soudain blême et balbutia :

« -Elle n'a rien dit de... Elle ne t'a pas... Elle est restée...

-Polie ?... »

Polie ? Quel mot bien pratique. Hermione l'était toujours, pour ce qui était du ton ou des mots employés, le sous texte était souvent assez clair, pour qu'elle n'ait pas besoin d'être vulgaire. Insultante c'était déjà une autre histoire.

« -Elle l'a été... »

Draco fixa son amant et entendit les rouages de son cerveau continué de tourner. IL s'approcha de lui, tout doucement et le prit tendrement dans ses bras. Il avait beau avoir critiquer Blaise pour son comportement avec sa rouquine, lui aussi avait des tendances Pouffsouffle. Surtout quand son Gryffondor faisait ces yeux là. Les mêmes yeux que certains des enfants de l'orphelinat.

« -Ne t'en fais pas...

-Mais...

-Non non. Rien. Tout va bien. C'est à toi de décider ce que tu veux faire ou dire à tes proches. Je serais là pour te soutenir. Mais je ne veux pas que tu te mettes la rate au court bouillon, surtout pas pour Miss Je sais tout Castor et sa Belette, okay ? »

Il le sera un peu plus fort contre lui, pour mieux lui signifier sa présence. Il n'avait jamais eu peur de ces deux-là, ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer. Il tenait son Gryffondor et il allait le garder près de lui aussi longtemps que celui_ci le voudrait. Rien à faire de l'avis non sollicité de deux empêcheurs de tourner en rond.

Harry eut un rire nerveux contre sa poitrine et fit taire doucement sa peur de perdre son amant. Il ne voulait pas risquer de le faire fuir par les dires de ses anciens meilleurs amis. Non ! Non et re non !

« -Je ne veux pas penser à eux, pas maintenant. Je veux juste... J'ai besoin... De profiter de mon temps avec toi et avec Teddy... Eux, je verrais plus tard.

-C'est comme tu le sens, Harry. On fera comme tu le sens. »

Une très longue séance de câlins plus tard, Harry était de nouveau calme et souriant. Posé dans le canapé retapissé à présent bleu canard, ils discutaient tranquillement d'une idée que Draco avait eut. Il voulait organiser une baby shower de compétition pour son assistante préférée. L'idée plus beaucoup au pâtissier qui promit d'en parler avec Ginny et le reste du staff. Les baby shower devenaient à la mode, après tous ces mariages, rien de vraiment étonnant. Ca serait une super idée de surfer sur la tendance et diversifier leurs activités.

« -Tu as commencé à éplucher les Cv qu'elle t'a donné ? Elle va devoir bientôt former sa remplaçante. Elle sera en mi temps dans quelques semaines maintenant, non ?

-Chuuuut chut chut ! Je serais prêt à faire installer une pièce pour sa grenouille, comme elle dit, à la place de la salle de repos pour qu'elle reste !... »

Harry éclata de rire.

« -Mais ça ne serait pas juste pour elle et Zoé... Alors il faut bien que je me fasses une raison ! Et puis de toute façon, elle a déjà pris les rendez vous pour les usurpatrices qui squatteront potentiellement les locaux à sa place après la naissance.

-Elle te connaît bien. Je serais presque jaloux. »

A ces mots, Draco le fit se renverser sur les coussins et le couvrit son corps, avant de lui ravir ses lèvres.

« -Nope ! Il n'y a que toi beau brun ! Que toi que j'ai envie de dévorer, tout le temps... toute la journée... Toute la nuit... »

il ponctua ses murmures de mouvements amples du bassin qui eut tôt fait de réveiller une certaine partie de leur anatomie.

« -Alors viens... Manges moi... »

Voilà mes agneaux, c'est tout bon pour aujourd'hui^^

j'espère que ce chapitre vous a plus j'ai mis un très long moment pour le pondre mes excuses^^ je suis sortie, enfin d'une longue période de creux et de moral extrémemment fluctuant.

Mais heureusement, depuis 15 jours j'écris comme j'ai rarement écris ces dernières années. Autant vous dire que je me rattrape^^

Je pense finir cette fiction dans quelques jours ou semaines, donc encore un peu de patience on y est presque^^

Je travail toujours sur mon prochain monument, dont je suis très fière pour l'instant et tente autant que possible de finir Sang Noir prions très fort, il ne me reste que 5 chapitres à écrire et on est bon

Par contre? Y a des amateurs du Prince et le Chasseur dans le coin? Si vous passez par là l'histoire est terminée depuis un moment et malheureusement je n'ai eu aucun retour, mais vraiment zéro^^

Vous cachez pas comme ça je ne mords pas hein?^^ enfin presque pas^^

sur ce a très vite

Angel