Bonjour, bonsoir tout le monde ! Veuillez pardonnez mon si long retard... J'aurais pu publier cela il y à longtemps mais j'ai eu beaucoup de mal à me remettre à l'écriture, beaucoup de stress, les études, le job à mi-temps, la pression pour réussir... etc. C'est pas de bonnes excuses mais c'est la réalité, je suis désolée... Je ne peux pas vous promettre un rythme régulier, surtout avec les dossiers pour le master qui arrivent, mais je vous promets de faire de mon mieux !
J'espère que de votre côté la vie est belle et la poursuite de vos rêves se passe bien ! Ca m'avait manqué, de publier ici. Je suis heureuse de vous retrouver, je ne sais pas si vous serez nombreux au rendez-vous mais j'ai hâte d'avoir de vos retours pour ce chapitre moins romantique que centré sur le basket. Promis, la romance arrive bientôt !
Merci infiniment pour la gentillesse des quelques retours que j'ai eu pendant cette longue pause de plus de six mois. A chaque fois, ils m'ont rappelé que je ne devais pas abandonner cette histoire.
J'espère que le chapitre d'aujourd'hui vous plaira. Bonne lecture !
Chapitre 28 : Entrée en piste
« Les formidables joueuses des deux équipes finalistes de notre tournoi lycéen international entrent sur le terrain, je vous prie, mesdames et messieurs, de bien vouloir les accueillir comme il se doit ! »
La commentatrice avait crié ces mots avec enthousiasme, déclenchant des tonnerres d'applaudissement dans les gradins. Midorima regarda avec étonnement le public se lever.
- La foule est en délire ! Cria Riko à l'adresse de son équipe pour couvrir le bruit des applaudissements.
- C'est dingue ! Approuva Hyûga, applaudissant lui aussi.
Les joueuses qui marchaient avec détermination levèrent la tête avec autant d'incrédulité vers le public. Emma à la tête du groupe adressa un signe de main au public, déclenchant encore plus de cris et d'applaudissements.
Midorima sentit son ventre chavirer en la regardant. Serina, elle, sourit en voyant sa capitaine faire.
- Ca va les chevilles ? Demanda Aoi, ironique, à l'adresse de la petite brune.
- C'est juste une question d'habitude, répondit la jeune fille en adressant un clin d'oeil à Aoi.
Risa et l'ailière rirent avant de lever leurs bras aussi.
- L'équipe japonaise semble clairement en confiance alors qu'elles jouent aujourd'hui à domicile, on le rappelle, ajouta la commentatrice.
Les équipes de Seirin et Shutoku avaient été placées côte à côte dans les gradins et Midorima s'était placé en bout de rangée à côté de Takao, place à côté de laquelle personne n'était encore installé.
- Face à nos joueuses de Tôkyô, la fabuleuse équipe nous venant tout droit de Paris ! Annonça la commentatrice. Je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour elles !
Des cris et des applaudissements secouèrent la foule des gradins. En effet, des spectateurs français s'étaient déplacés jusqu'à la capitale japonaise pour encourager leurs familles et leurs compatriotes, de même que l'équipe française s'était attirée des fans japonais.
Les équipes masculines applaudirent avec politesse alors que tous regardaient l'équipe française émerger de son couloir, menée par Célia et Olivia côte à côte. Les françaises avaient l'air aussi stressées que les japonaises face à elles mais des sourires étaient présents sur presque tous les visages.
- Je suis Tomoko Tamura de la chaine NKH Sports et je commenterai le match d'aujourd'hui, ajouta la commentatrice.
- Allez les filles, montrons leur que nous aussi on sait faire le show, dit Olivia en adressant un signe de la main au public, suivie par ses coéquipières.
- Après cette entrée, tout est dit : aucune des deux équipes ne lâchera l'affaire ! S'exclama la commentatrice.
Les deux équipes s'arrêtèrent face à face, sous les applaudissements continus. Olivia et Emma s'observaient, puis, la capitaine japonaise délaissa du regard son ancienne vice-capitaine pour se tourner vers Célia.
- Célia, la forme ? Demanda-t-elle en souriant.
- Oh que oui, approuva cette dernière en lui retournant son sourire.
- Ce qui se passe est tout bonnement bluffant ! S'exclama la commentatrice. La capitaine de l'équipe japonaise, le numéro 6 Emma Morgan parle avec son ancienne équipe montrant qu'elles sont toujours en bon termes, voilà une belle preuve de fair-play !
Midorima et Kagami froncèrent les sourcils et les applaudissements se calmèrent un peu. Emma posa ses yeux sur plusieurs de ses anciennes coéquipières, des filles qui l'avaient laissé tomber, qui l'avaient fait renvoyer. Puis, elle regarda Aoi, Risa, Haruna et tour à tour toutes ses coéquipières. Alors, elles se retournèrent toutes vers les françaises et explosèrent de rire. Shiho riait tant qu'elle en eut les larmes aux yeux.
- Ce qu'il faut pas entendre ! S'esclaffa Nozomi.
- Les joueuses ont vraiment l'air d'être en bon terme avec l'autre équipe, voilà qui est très émouvant ! Ajouta Tomoko.
Puis, les joueuses japonaises avancèrent vers les joueuses française, Aoi la première. Elles passèrent entre les joueuses afin d'atteindre leur banc, de l'autre côté du terrain. Les françaises semblèrent désarçonnées. Le grande pivot titulaire, la dénommée Lucille, les regarda avec les sourcils froncés alors qu'Aoi passait entre elle et Olivia.
- Laissez passer, annonça la grande joueuse aux cheveux bleus sans même leur jeter un regard.
- On est pas là pour rigoler, prévint Serina.
- Quand même un peu mais pas trop, rectifia Haruna en souriant, passant à son tour.
Emma avançait aux côtés de Risa et passa elle aussi à côté d'Olivia.
- Et votre équipe va goûter la défaite, conclut la capitaine japonaise.
La capitaine française la regarda s'éloigner, les points serrés, le visage plein de rage. Elle regarda Emma s'en aller, ses longs cheveux noirs battant son dos à chaque pas. Olivia serra si fort ses poings que ses jointures devinrent jaunes. Elle la détestait sincèrement.
- C'est sur ces échanges d'encouragements que nos joueuses vont s'échauffer ! Annonça la commentatrice.
Alors que les japonaises étaient arrivées à leur banc, Shiho se mit à rire nerveusement.
- Qu'est-ce qui t'arrive, la naine ? Demanda Aoi, sourcils froncés.
- C'était trop… Satisfaisant ! S'exclama-t-elle en riant à nouveau. Mais en même temps j'ai la trouille maintenant…
Aoi et Nozomi explosèrent de rire à leur tour et lui assénèrent une tape sur l'épaule. Le reste de leurs coéquipières les regarda en souriant.
—
En haut des gradins, Momoi venait d'arriver, accompagnée d'Aomine et après un rapide coup d'oeil vers l'équipe féminine de Shutoku, hilare, un sourire étira ses lèvres. Elle avait l'impression de voir se dessiner sous ses yeux l'équipe dont elle avait toujours voulu faire partie. Les dix joueuses japonaises étaient debout, près de leur banc, formant un cercle. La lumière jaune des projecteurs les illuminant, plongeant le reste du stade dans l'ombre.
- Satsuki, bouge-toi, lança son ami en partant sans elle vers les sièges, la tirant de sa rêverie.
- Oui… J'arrive, Dai-chan, dit-elle en quittant le terrain des yeux.
Puis, elle se précipita aux côtés de son ami pour trouver leurs places.
- … Pour ce dernier match du tournoi international, la capitaine de l'équipe japonaise, Emma Morgan, sera de nouveau de la partie malgré ses complications médicales au genou, expliqua la commentatrice, jetant un oeil à ses fiches.
Les yeux se tournèrent massivement vers la petite brune qui écoutait les paroles de son coach aux côtés des autres joueuses. Midorima se joignit à la foule pour observer Emma.
- Sa blessure avait été un coup dur pour l'équipe mais les japonaises ont largement assuré l'avant-dernier match, menées par leur vice-capitaine Risa Nakayama, épaulée par l'ailière Aoi Hino.
De nouveaux applaudissements retentirent en entendant les noms des joueuses.
- Morgan est donc de retour pour ce match et malgré un temps de convalescence très court, elle semble prête à en découdre, ajouta Tomoko Tamura.
Alors que Midorima écoutait la commentatrice expliquer des détails qu'il connaissait déjà en interne, des voix s'élevèrent et le groupe qui avait les places à côtés de lui se montra enfin. L'arrière de l'équipe masculine de Shutoku ne jeta pourtant pas un regard vers eux.
Le garçon qui venait de s'asseoir à côté de lui adressa la parole à un autre garçon sur sa gauche.
- Ce serait mal la connaître que de penser qu'elle pourrait abandonner, déclara-t-il avec amusement.
Une voix un peu lente et démotivée lui répondit. Midorima et Takao ouvrirent grand les yeux de surprise en reconnaissant la seconde voix.
- Tu la connais bien, nan ?
- Je la connaissais bien, reprit le premier. Mais…
Il jeta un coup d'oeil à la jolie capitaine qui parlait avec Serina, les sourcils froncés.
- Même si cela fait bien longtemps, j'ose avoir la prétention de croire qu'elle n'a pas tant changé que ça.
- Muro, tu recommences à parler d'elle avec cet air idiot, répliqua Murasakibara, lassé.
Tatsuya Himuro eut un petit rire.
- Ne te méprends pas, c'est plus de la nostalgie qu'autre chose, expliqua l'ancien amant de la jeune fille.
- Hmmm, ouais je vois, fit le grand pivot aux cheveux violets. Enfin, j'imagine…
Sur quoi, il enfourna un ourson en chocolat dans sa bouche. Himuro lui jeta un regard puis sourit avant de retourner à la contemplation du terrain sur lequel les joueuses se préparaient à l'échauffement.
Midorima ne montra pas qu'il avait remarqué leur présence et se détourna pour de bon des deux joueurs, fixant lui aussi le terrain et plus particulièrement le côté japonais.
—
- Allez les filles, on y va, en position ! S'exclama Emma, un ballon sous le bras.
Après plusieurs tours de terrain, les japonaises formèrent deux colonnes face au panier. Emma et Aoi les premières. La capitaine démarra en dribbles rapides jusque sous le panier, Aoi sur les talons. Cette dernière avança son bras pour l'intercepter mais la petite le retira à l'instant parfait, faisant deux pas en arrière. Aoi et elle se firent face et au moment ou l'ailière s'y attendait le moins, Emma recula encore et sauta, préparant un tir en cloche. L'échange était rapide et rien ne semblait pouvoir les arrêter. Mais brusquement, Aoi bâcha la capitaine et récupéra la balle. Elle retomba au sol avant de retenter un shoot. Alors qu'elle levait les bras, Emma prédit le moment exact et lui vola à nouveau la balle.
Les deux sourirent et autour d'elles, le calme tomba. Midorima et Kagami retenaient leur souffle. Plus un bruit. Riko ouvrit des yeux ronds. Shutoku, Seirin, Tôô, Yosen. Le public. Les françaises. Plus personne ne disait mot.
La capitaine fléchit les genoux et se pressa de tirer. Aoi se rua vers elle et d'un coup de la main puissant, elle envoya le ballon hors du terrain. Le souffle fut si fort que les cheveux d'Emma voletèrent en tout sens.
Un silence profond entoura le terrain. Ses gradins. Tous regardaient la balle rouler hors du terrain.
Brusquement, les applaudissement déchirèrent les gradins. La petite brune se tourna vers Aoi, ahurie.
- C'est pour ça que tu devrais t'attacher les cheveux, conclut l'ailière aux cheveux bleus.
Après quelques secondes, les deux éclatèrent de rire. Les japonaises levèrent les yeux au ciel pendant que les françaises les regardaient, désemparées. Voyant la détresse de ses coéquipières, Olivia grogna.
- Allez, on va leur montrer ce qu'on sait faire nous aussi, dit-elle avec rage.
Rina leva les yeux au ciel alors que Risa élevait la voix :
- Vous avez pas fini de vous la péter ?
La seule française qui ne bougeait pas était Célia. Elle fixait Aoi, les yeux plissé et les sourcils froncés. « Comment a-t-elle pu bâcher Emma ? », voilà la pensée qui emplissait son esprit. L'ailière aux cheveux bleus dégageait quelque chose de particulier… Sa rapidité, sa force. Et bien qu'elle soit forte, ses gestes étaient mesurés.
Alors, Aoi et Emma se tournèrent d'une femme vers la joueuse française et l'observèrent sans rien dire alors qu'autour d'elle, l'air semblait refroidir. Célia observa cette aura invisible et pourtant si lumineuse s'embraser autour d'Aoi. Elle plongea finalement ses yeux bruns dans les yeux verts de son ancienne binôme.
« Tu t'es trouvée une sacrée partenaire, Emma ».
La capitaine japonaise se détourna de Célia et de son passé.
- J'espère que tu es prête, fit-elle à l'adresse d'Aoi.
- Bien sûr, pourquoi tu dis ça d'un coup ? S'enquit l'ailière avec étonnement.
- Parce qu'au vu du regard de Célia, tu as éveillé sa curiosité et elle te laissera pas tranquille.
Alors que la meneuse quittait son binôme pour retourner auprès des autres, Aoi demeura debout, face à Célia. Elles se fixèrent avec sérieux.
- La pression, marmonna Koganei.
- C'est clair, il vaudrait mieux que personne ne s'interpose entre elles pendant le match, fit remarquer Hyûga.
Depuis les gradins, Aomine observait la lointaine scène avec attention. Que valait donc la blonde ? Aoi avait-elle à la craindre ? Voilà ce qu'il se demandait.
- Hé regardez, les françaises commencent l'échauffement aussi ! Fit un enfant assis non loin de Shutoku, pointant le terrain du doigt.
- Mieux vaut regarder ce que nos filles ont à craindre, déclara Otsubo avec sérieux.
Takao mit un petit coup de coude à Midorima.
- Ça va pas être de la tarte, pas vrai Shin ? Demanda le meneur de Shutoku.
L'ailier aux cheveux verts ne répondit pas mais en entendant le diminutif les deux joueurs de Yosen réagirent. Himuro s'en agaça et ne daigna pas regarder sur sa droite. Murasakibara, lui, se tourna complètement vers les deux joueurs de Shutoku, provoquant une grimace agacée sur le visage de son coéquipier.
- C'est toi, Midorima ? Fit Murasakibara de son même ton lent. Je t'avais même pas vu.
- Oui bonjour, répondit froidement Midorima en tournant la tête à moitié vers son ancien coéquipier.
- Vous êtes venus voir le match? Demanda le joueur aux cheveux violets.
Midorima crispa ses mains sur ses genoux pendant que Takao retenait un fou rire.
- Manifestement, rétorqua l'arrière de Shutoku.
- Je vous ai coupé dans votre conversation, pas vrai ? Re-demanda Murasakibara. C'est pour ça que tu es ennuyé, Midorima, non ?
Takao réprima un rire puis, voyant que Midorima n'était pas décidé à ajouter un mot, il répondit sérieusement :
- Non, ne t'en fais pas, c'est juste qu'il a mangé un truc pas très frais, expliqua-t-il.
Murasakibara eut l'air vraiment très étonné.
- Du coup il peut plus rien manger pour l'instant ? Fit le grand pivot.
- Hé non, répondit Takao avec toujours autant de sérieux.
Midorima commençait à s'agacer de cette plaisanterie.
- Moi je pourrais pas rester sans rien manger, ajouta le grand pivot en contemplant le plafond.
- Je lui dis à chaque fois mais il ne m'écoute jamais…
- Tu ne voudrais pas la boucler, espèce d'idiot ? Lança Midorima.
- Vous devriez tous vous taire, intervint Himuro pour la première fois, agacé par leurs enfantillages.
Les trois joueurs talentueux se tournèrent vers lui avec étonnement.
- Il y a un temps pour tout et pour l'instant, vous pourriez respecter les équipes et vous concentrer sur l'entrainement, ajouta Himuro Tatsuya.
Otsubo et Miyaji tournèrent la tête vers leur gauche, alertés par les haussements de voix. Midorima fronça un sourcil.
- Pas la peine de t'énerver Muro, fit Murasakibara, contraint.
- Ouais, renchérit Takao, y'a pas mort d'homme, c'est qu'un entrainement.
Les autres joueurs de Shutoku essayaient de se raccrocher aux bribes de conversation pour comprendre de quoi il en retournait. Finalement, Midorima se dérida.
- Ça va au-delà des plaisanteries, n'est-ce pas ? Intervint-t-il en regardant Himuro de toute sa hauteur.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Répliqua l'autre, sourcils froncés.
- C'est m'entendre parler qui te met hors de toi, ajouta Midorima. Et nous savons tous les deux pourquoi.
Le meneur de Yosen lâcha un soufflement.
- Je crois que tu te sur-estimes, cracha-t-il.
Midorima eut l'air surpris.
- Pardon ?
- Je me fiche de ce que tu as imaginé qu'il y avait entre elle et toi, répondit Himuro. Je me fiche aussi de ce que tu as à dire. Je suis là uniquement pour la voir jouer.
Takao fronça à son tour les sourcils. Midorima souffla à son tour, amusé.
- Le fait que tu aies compris de quoi je parlais me suffit à savoir que c'est bien ce qui te tourmente, conclut le grand arrière aux cheveux verts.
Himuro se tut et resserra son poing sur son genou
- On prend ce match autant au sérieux que les autres, ajouta Takao avec moins de sarcasme que d'habitude, désireux de calmer le jeu.
Cette fois, Midorima ne voulait pas laisser passer les choses : c'était le type qui avait blessé Emma au plus profond de son coeur des années auparavant qui essayait de lui faire la morale ? Il se leva et regarda Himuro de toute sa hauteur. Le joueur de Yosen grogna. Il était hors de question que ce joueur de Shutoku le ridiculise : ce type ignorait tout de ce qu'il pensait et ne connaissait pas Emma. Ainsi, il se leva à son tour. Certes il ne faisait pas la taille de Midorima mais leurs deux carrures restaient imposantes et ils semblaient tous deux puissants.
Alertés, Kimura et Otsubo se préparaient à les séparer. Takao attrapa le poignet de Midorima.
- Shin, calme-toi… Commença-t-il.
Cependant, Midorima esquissa un geste sec pour que Takao lâche son emprise. Maintenant, les joueurs de Seirin aussi s'étaient tournés vers les deux belligérants. De même pour les joueurs de Tôô. Kagami fronça les sourcils.
- De toutes les personnes présentes, tu sembles être celle à qui respecter ce match importe le moins à vouloir jouer les faux justiciers, déclara Midorima avec calme.
- Tu ne sais rien de ce que je pense de ce match, rétorqua Himuro à quelques centimètres de Midorima.
- Et tu ne sais rien de ce que j'ai imaginé entre elle et moi, je suis là pour la soutenir aujourd'hui, alors je te conseille de garder ton avis pour toi-même.
- Tatsuya, un problème ? Demanda Kagami en élevant la voix pour que son frère de coeur l'entende.
De plus en plus de spectateurs tournèrent la tête vers les deux seuls debout. Finalement, la rumeur des gradins atteignit le terrain… Rina, la grande pivot remplaçante fut la première à se tourner vers les gradins assombris.
- Il y a des gens debout qui se crient dessus, je crois, fit-elle remarquer. J'espère qu'il n'y aura pas de bagarre.
Ce fut au tour d'Emma de se tourner vers les gradins et de reconnaître très vite, malgré l'obscurité, les silhouettes de deux jeunes hommes qu'elle connaissait mieux que quiconque. Elle fit quelques pas vers les gradins, s'éloignant du centre du terrain. Remarquant que les entrainements avaient cessé, Midorima et Himuro tournèrent la tête vers le terrain et le virent clairement. Ce regard vert qui les vrillait. Cela leur fit l'effet d'un électrochoc.
- Aucun problème, répondit Himuro avec calme en reprenant sa place.
Kagami fronça les sourcils et fit la navette entre les deux. Midorima, lui, se contenta d'acquiescer rapidement et de se rasseoir. Même si l'ailier aux cheveux rouges de Seirin n'avait pas le fin mot de l'histoire, il ne pouvait que deviner ce dont il avait été question…
Voyant que le calme était retombé et que les esprits s'étaient refroidis, les entraînement reprirent et le public se détourna des deux joueurs.
Emma continua de les fixer un instant. Elle croisa chacun de leur regard. Puis, finalement elle défronça ses sourcils et se détourna des deux joueurs.
- Allez, fit-elle froidement à l'adresse de ses joueuses qui la regardaient, l'air interrogateur. On continue l'entrainement.
—
A la fin des entraînements, les coaches attendirent le retour de leurs joueuses sur les bancs avant le début du match. Lorsque les japonaises atteignirent le banc, elles s'y assirent dans un ordre et un calme parfait, prêtes à entendre les dernières directives de leur coach.
- Bien, fit-il en joignant ses mains, l'air sérieux.
Ses yeux parcoururent les différents visages installés face à lui.
- C'est la dernière ligne droite, mais ça… Vous le savez déjà.
Toutes acquiescèrent.
- Donc, qui dit dernière ligne droite dit aussi que les adversaires d'aujourd'hui seront les plus coriaces que vous ayez eues à affronter jusqu'ici dans ce tournoi, j'ose espérer que vous comprenez cela, ajouta-t-il avec sérieux, ses sourcils un peu broussailleux froncés.
Une fois de plus, toutes acquiescèrent. Bien sûr qu'elles le comprenaient. Elles le savaient même. Bien évidemment. Emma expira brusquement. Elle se rendit compte qu'elle retenait son souffle depuis quelques secondes déjà et qu'elle s'étouffait presque.
Que lui arrivait-il ?
Aoi, sa voisine sur le banc, tourna légèrement sa tête dans sa direction. Ce n'était pas très bon signe pour le match du jour.
- … Sur vous pour donner le maximum dont vous êtes capable aujourd'hui, conclut le coach.
Aoi n'avait pas entendu toute la phrase mais elle savait très bien ce qu'il avait dit. Une banalité du genre « Faites le maximum, c'est le moment où jamais ». Comme à chaque fois dernièrement d'ailleurs… En revanche, si prêter attention à ce que disait le coach était dur, la peur dissimulée de sa capitaine l'intéressa autrement plus. Emma était-elle à nouveau en détresse à l'approche de ce match décisif ? Sûrement.
Alors qu'Emma toussotait, tentant de reprendre son souffle, Aoi riva de nouveau son visage vers le coach, l'air de rien. Au fond d'elle, elle sentait que cette fois-ci c'était différent. Comme un excès de tension, à moitié entre l'excitation et le stress. Elle en était presque sûre, après tout, elle connaissait bien Emma maintenant.
A la fin du blabla du coach, les jeunes filles restèrent principalement assises. Certaines se rendirent tout de même aux vestiaires pour envoyer un dernier message à leurs parents absents. Emma, elle, se dirigea sans un mot vers la fontaine d'eau, à l'entrée du couloir des vestiaires. Il fallait qu'elle se rafraichisse et qu'elle reprenne ses esprits un instant car si le coach avait bien raison sur un point, c'est que ce serait le dernier match, maintenant ou jamais. Alors qu'elle avançait jusqu'à la fontaine, le bruit du public atténué autour d'elle, son genou avait commencé à se faire remarquer. Emma sentait sa rotule frémir. Bien sûr c'était dans sa tête mais cela ne la rassurait pas. Peut-être que c'était Kagami qui avait raison…
Non ! Elle ne pouvait se laisser affecter par cela. Pas si près du but. Elle marcha alors avec plus d'assurance, un visage de marbre. Emma arriva alors à la fontaine.
Depuis les gradins, Midorima l'observait. Par chance, la capitaine aux yeux de faucon s'était rendue à la fontaine visible depuis son siège.
La jeune fille à la longue chevelure brune se pencha et commença à boire délicatement. « Calme-toi. Calme-toi. Calme-toi. », se répétait-elle, espérant que cela pourrait, par miracle, fonctionner.
Calme-toi. Calme-toi. Calme-toi. Calme-toi…
Soudain, Emma sursauta. Quelqu'un avait posé une main sur sa taille et l'avait pincée. En tentant de redresser la tête, la capitaine japonaise déglutit de travers et s'étouffa à moitié, recrachant de l'eau sur son maillot. Avant de comprendre de qui il s'agissait, elle s'écria en français :
- Putain !
Alors qu'elle relevait la tête, essuyant sa bouche comme elle le pouvait, elle vit son visage.
- Pour faire un truc aussi con, j'aurais dû me douter que c'était bien toi, ajouta Emma, en souriant cette fois.
- Tu me connais bien, répondit la personne face à elle. Capitaine.
Emma et Célia se regardèrent.
- Pour toi c'est juste « Emma » maintenant, fit remarquer la jeune fille brune. Voilà bien longtemps que je ne suis plus ta capitaine.
Midorima, ainsi que de nombreux spectateurs, haussèrent les sourcils avec incompréhension devant la scène. La joueuse française avait-elle était hostile envers la capitaine japonaise ? De loin, l'échange n'en avait pourtant pas l'air. Midorima regardait tout de même la scène avec appréhension, habitué à ce que les adversaires d'Emma lui soient hostiles.
Célia ignora ce qu'Emma venait de dire.
- Alors, prête pour ce match ? Demanda la blonde.
- Toujours prête pour un match, rétorqua Emma avec un grand sourire.
Les deux jeunes filles se faisaient face, Emma plus petite d'une vingtaine de centimètres.
- Ça me fait plaisir de te revoir, vraiment, déclara la plus petite des deux.
- A moi aussi, tu m'avais manqué, déclara Célia, un sourire sincère sur le visage.
Elles se retrouvaient à peine et c'est comme si rien n'avait changé, comme si elles allaient jouer ensemble une fois de plus.
- Comment on a pu rester sans se donner de nouvelles aussi longtemps ? Demanda finalement Emma.
- C'est ce que j'étais en train de me demander, avoua Célia avec un petit sourire triste.
Elles se regardèrent un peu plus et finalement, elles se prirent dans les bras l'une de l'autre, Emma se hissant sur la pointe des pieds. Elles se serrèrent aussi fort qu'elle le purent.
De loin, Midorima était un peu soulagé. Au moins, elles n'allaient pas se battre. La scène en était même émouvante.
- C'est un peu comme si on ne s'était jamais quittées, fit remarquer Emma.
Célia approuva silencieusement, frottant le dos de son amie.
- Aujourd'hui jouer ensemble ce sera comme si rien n'avait changé, ajouta la blonde.
Emma s'écarta tout de même un peu de Célia.
- N'oublie quand même pas qu'on n'est plus coéquipières toi et moi.
- Tu parles, je le sais bien, rétorqua la blonde avec amertume. Saches que je ne compte pas te laisser gagner, si c'est ce que tu espérais.
Même si elle avait dit cela en riant, Emma croisa ses bras, intraitable.
- Je n'ai pas besoin que tu me laisses gagner, très chère.
- Tu n'as même pas besoin de chance, n'est-ce pas, fit Célia en souriant.
- Exactement ! S'exclama la petite brune en retrouvant un sourire ironique.
- Alors nous voilà fixées.
Elles s'observèrent à nouveau en souriant. Au fond de son coeur, Emma se sentait tiraillée et il lui restait tant d'amertume, à cause des moments qu'elle et Célia ne partageraient jamais. Bien qu'elle n'ait aucun moyen de le savoir, les yeux noisette de sa camarade avouaient qu'elle n'en pensait pas moins. Cependant… Une pensée traversa l'esprit de la capitaine brune.
C'était peut-être stupide mais… Après tout, la vie était longue et les chances de se revoir étaient nombreuses. Ce n'était pas vraiment la fin, peut-être était-ce justement un nouveau départ pour les deux joueuses.
- En plus, je vais certainement pas te laisser gagner quand votre as se la joue autant, ajouta Célia en riant.
- Elle se la joue pas, intervint Emma en souriant. Elle est juste douée.
- Et elle t'aime beaucoup on dirait, ajouta la joueuse aux cheveux blonds, se tournant vers le terrain.
Emma l'imita et constata avec incrédulité qu'Aoi les observait avec inquiétude et suspicion.
- Puisque c'est ta nouvelle binôme, je me dois de la tester et de la mettre un peu en difficulté, déclara la blonde en souriant malicieusement. La mettre un peu à genoux.
- A genoux ? Répéta Emma, les sourcils froncés. Je ne vois pas bien ce que tu cherches à accomplir.
- Tu peux sans doute comprendre, cependant, il est plus simple pour les ailiers et notamment les as de ressentir ce besoin, répondit Célia.
La blonde finit par rompre le contact visuel fort qu'elle avait noué avec Aoi.
- Quand on sera sur le terrain, elle et moi, laisse-nous nous affronter, insista la blonde à son ancienne capitaine.
Emma fronça un peu plus les sourcils, déroutée.
- Nous verrons, conclut-elle finalement.
Puis, les deux joueuses se quittèrent, retournant chacune auprès de son équipe. Si la fin de la conversation avait été déroutante pour chacune, elles savaient maintenant qu'aucune des deux n'abandonnerait la partie.
Depuis les gradins, Hyûga et Kiyoshi avaient aussi observé la scène.
- La relation des deux… Commença le capitaine à lunettes.
- Je crois que je sais ce que tu vas dire, répondit Kiyoshi.
- Ouais mais tu pourrais me laisser exprimer ce que je pense au lieu de me couper ! S'exclama le premier.
Le second leva les yeux au ciel.
- Je t'écoute alors, reprit Kiyoshi.
- J'allais dire que leur relation me fait penser à un autre duo, déclara finalement Hyûga en regardant le stade.
Son coéquipier rit.
- C'est bien ce que je pensais. Et je pense que tu as raison.
- Il me semble assez évident que leur relation est…
Les mots avaient du mal à sortir de la bouche du capitaine. Puisque cela revenait à admettre que leur relation à eux aussi l'était.
- Fusionnelle.
Kiyoshi rit à nouveau.
- Oui je vois ce que tu veux dire, approuva-t-il.
- Par conséquent, nous pouvons plutôt bien imaginer la façon dont elles peuvent se sentir. Et donc, je te demande un instant d'imaginer comment se dérouleraient les choses si toi et moi venions à devoir nous affronter sur un terrain.
Le grand pivot fronça les sourcils et les jeunes hommes s'échangèrent un regard sérieux.
- Ce serait étrange, déclara Kiyoshi.
- C'est le moins qu'on puisse dire, approuva Hyûga.
- Je pense que je pourrais me donner au maximum mais…
Le pivot s'arrêta un instant alors que la foule applaudissait brusquement un trois point d'entrainement rentré par Emma.
- Peut-être que je pourrais lire tes mouvements à l'avance beaucoup trop facilement, déclara-t-il.
- Moi aussi, reconnut Hyûga.
- Il se pourrait que t'affronter soit trop compliqué, parce que tu auras été mon coéquipier.
Les deux joueurs posèrent leurs regards tour à tour sur Emma puis Célia.
- Je crois que le problème principal posé par cette ancienne relation serait que tous les joueurs autour soient paralysés et mis de côté, reprit le capitaine.
- Parce que le match se règlerait surtout entre nous, conclut Kiyoshi qui ne peinait nullement à imaginer le match exactement comme son coéquipier.
Emma s'accroupit en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, puis se redressa pour courir vers ses coéquipières, un grand sourire sur le visage.
- Le match d'aujourd'hui répondra à notre question, déclara Hyûga.
Kagami n'avait pas participé à la conversation mais avait bel et bien entendu l'échange de ses aînés et alors qu'il n'avait même pas imaginé les problématiques que cela pourrait engendrer, il en venait à se demander lui aussi si le match tournerait bien. Il connaissait sa soeur et il avait toujours su que Célia était l'une de ses plus proches amies.
Le buzzer retentit.
- On dirait qu'il est enfin temps de passer aux choses sérieuses ! Lança la commentatrice avec énergie.
Le public répondit à la sonnerie par de puissants applaudissements. Les encouragements étaient si forts et résonnèrent avec tant de fracas que c'était comme si le coeur des joueuses s'était mis à trembler.
Risa regardait les gradins avec ahurissement.
- T'en reviens toujours pas que le stade soit plein, devina Nozomi en souriant.
Les autres rirent.
- Que les joueuses me rejoignent au centre, s'il vous plaît ! Demanda l'arbitre, puis elle siffla.
- Allez, fit Emma. C'est à nous de briller.
Toutes les joueuses de Shutoku approuvèrent et avancèrent avec détermination jusqu'au centre du terrain.
- Elles ont l'air déterminées, remarqua Otsubo.
- Ça va secouer, approuva Takao.
Haruna et la pivot française, une dénommée Jeanne, se placèrent au centre, face à face. Si la pivot japonaise souriait jusqu'à quelques secondes plus tôt, elle n'avait plus l'air d'avoir envie de rire. Plus du tout. Son visage affichait sa mine déterminée. Toute son équipe se plaça face à elle. Les sourires de chacune avaient aussi disparus. Elles n'avaient pas peur mais il était venu le moment d'être sérieuse. Pas un pas de travers ne devait gâcher ce match.
La capitaine aux yeux de faucon se plaça un peu plus en arrière de ses coéquipières. C'était la stratégie qui avait été mise en place.
- Je n'aime pas la façon dont Emma s'est placée, confia Michèle, la coach française, aux joueuses sur le banc.
- Pourquoi ça ? Demanda Camille, une ailière remplaçante.
- C'est exactement là que je me mettrai si j'avais une confiance aveugle en la pivot de mon équipe, répondit la coach.
Camille fronça les sourcils.
- Je ne suis pas vraiment sûre de comprendre, avoua la jeune fille.
- C'est un gros risque de s'éloigner autant de son panier alors que le match n'a même pas commencé, surtout si elle doit mener le match, ajouta Michèle.
Emma se tourna un bref instant vers son ancienne coach et leurs regards se croisèrent. Personne ne le remarqua. Mais venant de la capitaine de l'équipe japonaise, tout un tas de reproches passa dans ce regard guère plus long qu'un instant.
- Pourquoi fait-elle ça alors ? S'enquit Camille qui ne comprenait pas une telle prise de risque.
Michèle ne répondit pas immédiatement. Elle avait vu une lueur passer dans ce regard qu'elle avait bien connu. Une lueur presque effrayante. La coach commençait à comprendre la menace. Emma était meneuse. Elle l'avait toujours été avec ses yeux prodigieux et son sens de l'esprit d'équipe et même si elle s'était toujours beaucoup entraînée à tirer à trois points, avec brio, elle n'était pas assez bonne pour tirer de là d'où elle se trouvait alors…
Emma sourit brièvement puis se détourna définitivement de son ancienne coach déserteuse.
- J'ai un doute, avoua Michèle, inquiète.
- Comment ça ? S'enquit une autre remplaçante française.
La coach ne répondit plus.
- En place ! Répéta l'arbitre.
Les deux pivots se firent face, des regards redoutables. Il ne fallait cependant pas s'y méprendre. Haruna avait un sourire radieux aux lèvres. Mais son regard était empli de sérieux. Emma et elle se regardèrent. Le chrono fut lancé et l'arbitre lança la balle haut dans les airs. Haruna adressa une signe de tête à la capitaine avant de sauter à son tour.
Alors elles s'élevèrent en même temps. Elles avaient toutes deux une excellente détente et il aurait été compliqué de dire qui attraperait la balle.
« Tout est une question de confiance », pensa Emma, se tenant toujours un peu en retrait du centre.
« Je sais que tu peux faire de grandes choses et je veux être à tes côtés pour t'aider à devenir la joueuse qui les accomplira. Et un jour, Haruna, toi et moi nous deviendrons amies. »
De mois plus tôt, tels avaient été les mots qu'Emma avait adressés à Haruna, sa coéquipière. A l'époque, elle ne lui aurait rien confié mais aujourd'hui, les deux joueuses étaient bel et bien devenues amies.
Le pivot japonais envoya la balle d'un puissant coup en direction de sa capitaine qui sourit. Elle avait bien fait de lui faire confiance. Toutes les joueuses se mirent à courir vers Emma, lancées par Olivia.
- Allez les filles, en défense ! Cria Michèle, sourcils froncés et bras sur les hanches.
Le match commençait sacrément mal, pensa la coach française.
Alors qu'Emma menait son équipe en attaque sous les yeux ébahis des spectateurs, elle s'arrêta et envoya la balle à Risa. La petite brune à lunettes stoppa sa course, sauta depuis la ligne des trois points et marqua.
- Ouais ! S'écria Miyaji en applaudissant celle qu'il aimait, debout, un grand sourire sur les lèvres.
Un tonnerre d'applaudissements retentit dans les gradins. C'était un spectacle incroyable qui commençait après à peine une trentaine de secondes de match. Les japonaises commençaient sur les chapeaux de roue.
- Etre la première équipe à marquer donne un sens à la dynamique et il ne fait aucun doute que ça va jouer en la faveur des japonaises, remarqua Riko à l'adresse de Izuki et Koganei qui étaient à côté d'elle.
- Et c'est l'équipe japonaise qui marque les trois premiers points grâce à un shoot parfaitement exécuté de Nakayama ! Commenta Tomoko Tamura au micro.
Riko avait raison. Une dynamique s'installa rapidement, donnant plus de force mentale et de volonté aux japonaises. La balle circulait vite, le tout guidé par les yeux de faucon d'Emma, les passes rapides de Risa et la force inépuisable d'Aoi. Sans compter toutes les autres joueuses, notamment sur le terrain avec Haruna et la rapidité de Nozomi. Mais… Après qu'Emma ait marqué un nouveau panier, provoquant l'admiration du public et faisant chavirer le coeur de Midorima, un nouvel obstacle de taille se révéla. Ces trois premiers paniers japonais avaient réveillé l'esprit combattif de Célia. L'as française n'allait pas tarder à leur montrer de quoi elle était capable.
"Courage Emma" pensa Midorima en la regardant de loin.
Et voilà tout pour notre chapitre d'aujourd'hui ! J'espère qu'il vous a plu. Promis, plus de romance à venir ! N'hésitez pas à me donner vos retours pour la suite, ça m'encourage beaucoup. Et surtout, si vous voulez des infos sur les sorties, n'hésitez pas à checker mon profil, j'essaierai de le maintenir à jour. Des bisous, prenez soin de vous et de ce que vous aimez.
Maude
