Bonjour à toutes et à tous. Avant toute chose... DESOLEE ! Non sérieusement vraiment désolée, j'ai aucune excuse. J'aime tendrement cette histoire mais bon il s'est passé beaucoup de choses dans ma vie et j'ai pas trop eu de temps à lui accorder mais je suis de nouveau à fond dedans, bien décidée à la finir alors embarquez pour la suite et fin (encore environ 3 chapitres après celui-là). Il est plus concentré sur le match que sur l'histoire d'amour mais c'est normal c'est un match important dans le développement de notre MC. J'espère que vous aimerez, gros bisous et à très vite normalement.
Chapitre 30 : La menace
Célia dribblait face à Aoi, l'air toujours assuré. Mais ce qui avait changé c'était l'expression de l'as de Shutoku. Quelque chose en elle avait changé. Ses traits s'étaient détendus. Célia le sentait. Une présence bestiale s'était éveillée en Aoi.
"Elle n'était pas comme ça au début du match", pensa la blonde, sourcils froncés. "J'ai dû la pousser à bout". Célia continuait de dribbler de sa main droite, en rythme. Elle évaluait ses possibilités, concentrée sur le jeu.
Aoi, elle, ne pensait à rien. Alors que son corps s'enfonçait dans l'eau, ses sens s'affûtaient. Les joueuses des deux équipes ne s'approchaient pas de leurs as. C'était comme si le petit cercle que les deux as formaient était impénétrable. L'as japonaise cligna des yeux une fraction de seconde, lorsqu'elle les rouvrit, une lueur y apparut. Une lumière bleue, tel un éclair. Si Célia était l'attaquante dans ce duel, c'était bien Aoi la prédatrice, il n'y avait aucun doute là-dessus. La joueuse française dribblait…
A droite ! Elle passa. Facilement, sans le moindre problème. Les gradins reprirent vie. Les spectateurs criaient à plein poumons. Aoi n'avait pas suivi Célia. Seirin regardait la scène, horrifié.
- Célia l'a passée ?! S'écria Furihata.
Un éclair. Célia regarda ses mains. Vides. Elle se retourna vers Aoi. Elle était déjà loin. Elle courait vers le panier opposé.
Aomine laissa tomber tout ce qu'il tenait dans ses mains et se leva, les yeux brillants.
- VAS-Y, AOI ! Hurla-t-il à plein poumons.
Tout autour dans les gradins, c'est comme si on venait de rallumer le son. Les cris de la foule étaient déchaînés.
- C'est incroyable ! S'exclama la commentatrice. La joueuse japonaise, Hino Aoi a enfin pris l'ascendant sur l'as française ! Elle est en train de descendre le terrain seule ! Elle passe toutes les joueuses, c'est incroyable !
Les gradins étaient en délire et tous les yeux étaient fixés sur Aoi.
- Qui pourra arrêter Hino Aoi ?! Cria la commentatrice, se levant de sa chaise, son micro dans les mains.
Emma et Risa couraient pour accompagner Aoi, mais elles ne pouvaient possiblement pas la rattraper. La petite meneuse aux cheveux noirs regardait sa binôme qui courrait loin devant elle. Aoi avait passé toutes les joueuses sur le terrain. Elle avait enfin atteint le panier adverse. Ses jambes se fléchirent et elle s'éleva à toute vitesse, laissant la pivot française sur le carreau. Sa main tenant la balle s'abattit sur l'arceau et elle rentra la balle avec tant de puissance que le panier trembla et le parquet autour aussi. Aoi resta accrochée quelques secondes puis se lâcha dans un bruit métallique reconnaissable. Ses pieds touchèrent le sol et lorsqu'elle se releva, elle leva les yeux vers les gradins : il était là, la regardant avec tant de fierté. Il faudrait qu'elle pense à le remercier plus tard. Puis, elle détourna son regard sur Célia. Elle était arrivée au panier bien plus tard.
Alors que Haruna et les autres coéquipières lui couraient dessus pour lui frapper dans la main, Aoi regardait Célia avec ce même visage sauvage et ces mêmes yeux éclairés par une lumière bleue. Puis, elle détourna le regard et se concentra sur ses coéquipières.
La joueuse française avait été bien meilleure qu'Aoi jusque là, mais elle eut soudain l'impression qu'elle ne faisait vraiment plus le poids. Célia resta debout une dizaine de mètres plus loin, à regarder Aoi et Emma s'enlacer de joie. La joueuse japonaise jeta de nouveau un regard à Célia pendant qu'elle étreignait Emma. Célia serra les poings si fort que ses jointures jaunirent.
- WOUAH ! S'écria un garçon dans les gradins, près d'Akashi.
- Incroyable ! Et dire que c'est Aomine Daiki qui sort avec elle, il a trop de chance ! S'écria un jeune homme en regardant sa joueuse préférée.
- Sérieux ? LE Aomine ? S'exclama son ami.
- Ouais, celui de la Génération Miracle, répondit-il.
- Une déesse comme ça, il lui fallait au moins l'as de la GM ! Fit un troisième avec envie.
Après cette remarque, Akashi eut un rictus.
Le match ne s'arrêtait pas. Olivia, la capitaine française, remettait en jeu sous le panier et ce fut Célia qui récupéra la balle. Aoi se tenait face à elle, le visage impassible et les yeux toujours illuminés par cette lueur bestiale bleue.
- Un nouveau duel s'annonce entre les deux as ! S'exclama la commentatrice. Voilà qui promet un beau spectacle !
Célia regarda les joueuses autour. Aucune n'arrivait à se dégager. Que faire ? Elle posa rapidement ses yeux sur Aoi. Si elle essayait de partir en dribble elle l'arrêterait. Pas le choix. Célia expira puis se redressa, faisant mine de passer. Aoi ne cilla pas. Célia se pencha en avant, dribble prêt. La bête sauvage en face d'elle frappa. Avant que Célia ne le réalise, ses mains étaient vides.
- Défense ! Défense ! Hurlaient les françaises sur le banc.
Trop tard. Aoi courait déjà vers le panier.
- Vas-y Aoi ! Hurla Rina sur le banc.
La clameur montait dans les gradins. Shutoku masculin entier se tenait debout et Takao criait.
- Aoi ! Aoi ! Criaient les joueuses de Shutoku sur le banc.
Aoi ne les entendaient que de loin. Tout ce qu'elle voyait c'était le ballon et l'arceau. Elle ne pensait plus, elle ressentait. Elle n'avait pas besoin de vérifier où était Célia. Elle était loin, c'était sûr. Alors, tel un guépard, Aoi s'élança avec souplesse et vint plaquer le ballon dans l'arceau.
- Encore un dunk ! Hurla un spectateur non-loin d'Aomine.
Ce dernier était si heureux qu'il ne pouvait s'arrêter de sourire. Aoi se laissa tomber de l'arceau, le visage impassible. Lorsqu'elle regarda dans sa direction, Aomine sentit son coeur chavirer.
- Elle nous a regardés ! S'écria un jeune homme devant Aomine.
- T'as vu ?! Répondit son ami.
Les joues de l'as de Tôô rosirent alors qu'il se rasseyait, il toussota puis reprit un visage sérieux. Non loin de là, Midorima et Takao applaudissaient encore la prouesse d'Aoi.
- Elle est inarrêtable ! S'exclama Takao. La française ne peut rien faire !
Midorima baissa les yeux vers Célia. Certes Aoi était toute puissante mais… Il avait un mauvais pressentiment.
- Ce n'est pas encore fini, fit l'arrière de Shutoku alors que sous ses yeux, une des joueuses françaises s'approchait de Célia et l'attrapait par les épaules pour lui murmurer quelque chose.
Takao eut l'air étonné. Certes, l'ailière principale française avait démontré sa force, mais Takao voyait mal comment Aoi pouvait être surpassée. Sur le terrain, alors que les joueuses se mettaient en place pour la remise en jeu, Emma avait le même sentiment que Midorima. Quelque chose arrivait. Son ventre se tordait d'angoisse. Une chose impossible à arrêter s'approchait. La tension commençait à monter. Il ne restait qu'une minute avant que le buzzer retentisse et Célia avait besoin de trouver un moyen pour contrer Aoi.
"Quand elle est dans la zone elle n'est pas à ma portée, il faut que je sois honnête avec moi-même je ne peux rien faire. Je vais jouer de façon plus sûre et éviter les un-contre-un"
Célia récupéra la balle pour la remettre en jeu. L'ombre d'Aoi était partout sur le terrain et l'ailière blonde commençait à se sentir à bout. La pression montait continuellement et son ventre se tordait de douleur.
"Que faire ? Où shooter ? Comment éviter Aoi ?"
Célia croisa le regard d'Emma, sérieux, son ancienne coéquipière. Sa chère Emma.
L'arrière française, la dénommée Nabila, lui renvoya la balle. Elle avait suggéré une stratégie à Célia quelques secondes plutôt mais dans l'état, Célia ne voyait pas comment s'en sortir. Elle était coincée. Elle ne savait pas où aller pour débloquer le match. Et non loin d'elle, leur meneuse supposée, Olivia, était effacée. Elle ne savait pas vers qui se tourner. Le public dans les gradins criait. Il y avait tellement de bruit. Célia devait vite faire quelque chose, elle était restée immobile avec la balle trop longtemps. Mais que pouvait-elle faire ? Elle tourna la tête sur le côté. Personne à qui passer.
- Célia passe ! Cria Olivia.
- Vite passe ! Ajouta Nabila.
Le brouhaha s'intensifiait dans la tête de Célia. Elle sentait son ventre lui faire mal. Sa vision se brouillait, elle ne distinguait plus les visages autour d'elle, elle n'avait plus de repères. Il n'y avait plus de temps à perdre mais que faire ?
- Wouah t'es vraiment plus forte que t'en as l'air tu sais, fit Célia à Emma.
Elles étaient au collège à l'époque. La petite brune pouffa.
- Bien sûr que je suis forte qu'est-ce que tu crois ? C'est toi qui est beaucoup moins forte que t'en as l'air.
Célia rit. Elle aimait beaucoup les entraînements depuis qu'Emma les avait rejointes. Elle avait maintenant l'impression d'avoir quelqu'un sur qui elle pouvait toujours compter même si elles se connaissaient depuis peu de temps.
- Les deux là-bas, arrêtez de parler de la pluie et du beau temps et concentrez-vous sur l'entraînement, les nationales lycéennes approchent, s'écria leur coach.
Célia et Emma se jetèrent un regard complice.
- Michèle a pas l'air contente, remarqua Célia en riant.
- Comme d'habitude, grommela Emma. Mais c'est cool que tu sois là, je m'ennuierais sans toi.
L'ailière fit mine de ne pas s'étonner de ces paroles mais elle devait avouer qu'entendre ces mots lui avait fait quelque chose. Elle aussi était bien heureuse d'avoir gagné une coéquipière comme elle. Elle se contenta de pouffer, sans rien ajouter.
Emma commença à partir devant elle pour rejoindre l'équipe. Elles allaient commencer un exercice de passe et la brune et la blonde, que l'on pouvait déjà qualifier de binôme, se mirent à nouveau ensemble. Célia avait toujours aimé le basket depuis la primaire, avec sa mère coach il ne pouvait pas en être autrement. En revanche, la coach qu'elle avait depuis le collège, elle, était beaucoup moins sympathique. Grâce à sa nouvelle coéquipière, elle avait vraiment repris goût au basket. Elle venait à tous les entraînements avec entrain.
D'ailleurs, elle venait même à l'école avec entrain parce qu'elle savait qu'elle y verrait son amie. Tout était mieux quand elles étaient ensemble.
Emma se mit face à Célia, dribbla sur deux mètres puis lui passa la balle. L'ailière la réceptionna. Alors, elle imita la meneuse et lui fit la passe.
Célia sentit un choc sur son épaule et un bruit soudain monter dans ses oreilles.
- ... Qu'est-ce que t'as foutu ? S'écria Nabila, hors d'elle.
Célia sembla revenir à la réalité. Elle n'avait plus la balle dans les mains, c'était Emma qui l'avait. Cette dernière ne semblait pas bien comprendre non plus et elle regardait Célia avec un air ahuri.
Quelques secondes plus tard, Célia comprit. Elle avait fait la passe à Emma. Toutes les joueuses sur le terrain avaient les yeux rivés sur Célia et les gradins étaient plongés dans l'incompréhension. Célia ne savait plus où elle était. Soudain, un brouhaha recommença à monter dans les gradins.
- Elle a fait la passe à Emma ?! Fit Takao, perdu.
Du côté de Seirin, c'était la même chose.
- Elle s'est pas faite intercepter c'était clairement une passe on est d'accord ? S'exclama Furihata.
Kagami et Riko avaient tous deux les sourcils froncés.
- On dirait que Célia arrive pas à tourner la page, intervint Hyûga.
Kiyoshi acquiesça.
Sur le terrain, Emma voyait les coéquipières françaises de Célia lui jeter des regards noirs et elle entendait des voix commencer à huer dans les gradins. Elle n'aimait pas ce qui se passait et elle aimait encore moins voir Célia dans cet état. Après une seconde d'hésitation elle renvoya la balle à l'ailière blonde qui l'attrapa en un clin d'oeil, le visage plein d'incompréhension.
- Attention à pas confondre le passé et le présent, déclara Emma, l'air sérieux.
Depuis les gradins, Midorima observait la scène entre Emma et Célia, alors que le brouhaha ne cessait de s'amplifier parmi les spectateurs. "C'était la bonne chose à faire", pensa-t-il en regardant Emma.
Soudain le buzzer retentit, sonnant la fin de la première mi-temps. Le second quart-temps prenait ainsi fin et Aoi sortait enfin de la zone. Après tout ce n'était pas plus mal, il fallait qu'elle garde des forces pour la suite du match. Après le dernier échange de balle déroutant, les joueuses regagnèrent leur banc et attrapèrent les serviettes tendues par leurs coéquipières.
- ... Hum hum, bien ! Le second quart-temps vient de prendre fin et le score est de 56 à 53 en faveur de l'équipe japonaise ! Commenta Tomoko Tamura. N'oublions pas que les trois dernières minutes l'équipe japonaise a totalisé plus de 15 points !
Les membres de Seirin et de Shutoku avaient l'air satisfait et se regardaient avec des sourires.
Côté joueuses, Emma n'écoutait déjà plus la commentatrice. Célia et elle échangèrent un dernier regard avant de se diriger vers leurs équipes. Célia avait eu l'air abattu un court instant mais cela n'avait pas duré. Elle avait l'air prête à en découdre et Emma ne pouvait oublier qu'elle était un immense danger pour son équipe et que sans la zone d'Aoi, elles ne pourraient pas la retenir.
- On dirait bien que cette altercation a fait du mal à Célia ! S'exclama Koganei en la regardant marcher lentement à l'écart de son équipe sur le terrain.
- Déjà qu'elle s'est faite surpasser par Aoi, mais en plus elle a fait une erreur de passe à la fin, on dirait que son équipe lui en veut, ajouta Furihata.
Kagami acquiesça, sérieux.
- Je me souviens qu'Emma a déjà dit que si tu descendais un as tu brisais les jambes de l'équipe et que si tu descendais son meneur, tu brisais sa tête. C'était peut-être sa stratégie depuis le début, ajouta Tsuchida, excité.
Izuki avait l'air peu convaincu et regardait l'ailière brune, la dénommée Jeanne, murmurer quelque chose à l'oreille de Célia.
- Je ne pense pas.
Plusieurs membres de l'équipe se tournèrent avec étonnement vers Hyuga qui venait de parler, il était du même avis qu'Izuki. Kiyoshi aussi semblait d'accord avec le capitaine à lunettes.
- Regardez la tête d'Emma. Elle n'a pas exactement l'air serein, fit-il remarquer.
Riko aussi semblait être d'accord. Elle attrapa son menton de sa main.
- En effet, c'est Aoi qui a pris Célia pour cible, Emma s'est contentée de jouer comme toujours. Il est dur de dire si les choses se passent comme prévu, elle a l'air d'être inquiète et...
La coach de Seirin s'arrêta de parler un court instant, toute l'équipe pendue à ses lèvres.
- Je pense que quelque chose de terrible approche, ajouta-t-elle en regardant à son tour Célia qui se tenait debout près du banc de son équipe, les mains sur les hanches alors que la dénommait Jeanne parlait à toute l'équipe.
Sur le terrain, Emma s'était rapprochée de ses coéquipières et du coach qui parlaient ensemble, mais elle regardait les gradins. Son regard finit par se poser sur Midorima, qui la regardait aussi. La jeune fille détourna le regard au bout de quelques secondes, les joues roses. Emma ne pouvait le voir mais il avait aussi rougit au même instant. Cependant, elle n'avait pas le temps de penser à cela, elle avait bien plus urgent à faire.
- Très bien les filles, entama le coach, debout face à elles. Vous êtes bien revenues au score, mais vous le savez, c'est loin d'être fini. Elles vous ont peut-être l'air à bout, mais elles ont plus d'un tour dans leur sac, il faut faire preuve de prudence. Allez respirer un coup, on se retrouve dans cinq minutes.
Les filles acquiescèrent à ces mots, sérieuses. Puis, toutes se levèrent pour une courte pause dans les vestiaires. Toutes les joueuses, titulaires comme remplaçantes, vinrent taper Aoi dans le dos en lui adressant des sourires, avant de partir devant. L'as japonaise sembla surprise. Emma avança de quelques pas pour arriver à sa hauteur et plaça une petite main dans son dos pour le lui frotter avec douceur.
- Emma, fit Aoi surprise.
- Tu es vraiment trop forte, dit la meneuse en souriant. Je peux même plus te suivre, ajouta-t-elle, faussement embêtée.
Aoi rendit un coup de coude à sa capitaine.
- Arrête c'est pas vrai…
Emma sourit.
- … T'as jamais pu me suivre, ajouta Aoi.
Les deux joueuses se regardèrent puis pouffèrent de rire. Emma leva alors les yeux vers le pied des escaliers des gradins noirs de monde. Elle eut l'air surprise.
- Oh. On dirait bien que quelqu'un veut te voir…
Aoi se retourna. Elle le vit. Aomine avait descendu les gradins et l'attendait. Les joueuses s'échangèrent un regard et Emma hocha la tête de façon encourageante. Aoi s'approcha alors d'Aomine en courant alors qu'il ouvrait les bras, prêt à l'étreindre.
La capitaine de Shutoku détourna le regard et continua d'avancer vers le couloir des vestiaires. Après avoir vu le regard de Célia, elle n'était plus sereine et sentait une boule grandir dans son ventre, l'angoisse commençait à lui monter à la tête. Tout cela était loin d'être fini.
Du milieu des gradins, Midorima avait vu Aomine se lever, il n'était pas assis loin de lui. Il profita de l'instant de débat parmi ses coéquipiers pour se lever à son tour dans l'espoir de pouvoir aller parler à Emma. Après tout, il avait envie de la voir et de l'encourager de vive voix après le désastre de la soirée quelques jours plus tôt. Le grand arrière de Shutoku vit Aomine arriver à hauteur d'Aoi et de celle pour qui son coeur battait, Emma.
Midorima passa à côté d'un groupe de jeunes lycéennes qui se précipitèrent vers lui, apparemment elles étaient ses fanes.
- Midorima Shintaro ! Je suis ta plus grande fane ! S'exclama une des jeunes filles.
- Moi aussi, est-ce qu'on peut parler avec toi ? Ajouta une autre.
Midorima les regardait à peine, il avait les yeux rivés sur la meneuse de Shutoku qui était en bas des gradins. Aomine et Aoi s'enlaçaient, ce que Midorima s'empressa d'ignorer, cependant il vit qu'Emma se dirigeait dans le couloir qui menait aux vestiaires et qui passait sous les gradins.
- Désolée mais il faut vraiment que j'y aille, répliqua-t-il en essayant de s'extraire à la situation.
- Oh... S'il te plaît ce ne sera pas long ! Insista l'une des filles.
Emma s'engouffrait dans le couloir et il ne la voyait déjà plus. Midorima sentit l'exaspération monter en lui. Il ne pouvait pas pousser ces gamines il faisait presque deux mètres.
- S'il vous plaît, poussez-vous j'ai une chose urgente à faire, prévint-il d'une voix sèche.
Les filles eurent l'air déçu mais le laissèrent tout de même passer. C'était pas trop tôt. Midorima pu passer le groupe et se mit à courir dans les gradins pour rejoindre le couloir. Il ne faisait que penser à elle et à la soirée catastrophique un peu plus tôt dans la semaine. Rien qu'à l'idée de pouvoir parler à Emma, son coeur s'emballait. Il l'imaginait déjà prononcer son prénom avec étonnement et ouvrir grand ses petits yeux verts brillants... "Shintarô", entendit-il dans sa tête.
Non loin de Seirin, Akashi regardait Midorima courir dans les escaliers, un air impassible sur le visage.
- C'est Midorima qui court comme ça ? S'enquit Izuki.
- Ouais mais qu'est-ce qu'il fabrique ? Ajouta Hyûga.
Kagami eut l'air mécontent, les sourcils froncés alors que Midorima arrivait enfin en bas des escaliers où il passa Aoi et Aomine. Lorsqu'il arriva enfin dans le couloir, il vit la capitaine, qui était déjà à une vingtaine de mètres de lui, il avait entrepris de la rattraper mais il se figea avant d'aller plus loin.
Emma marchait lentement en direction des vestiaires. Depuis qu'elle avait laissé Aoi avec Aomine, elle sentait son stress grandir. Elle repensait à l'erreur de passe de Célia et au dernier regard qu'elle lui avait jeté. L'angoisse montait. Quand soudain, Emma entendit des pas et une voix derrière elle.
- Emma. Il faut qu'on parle toi et moi.
La petite meneuse se retourna avec stupeur en entendant cette voix. Ses longs cheveux noirs fouettèrent l'air alors qu'elle faisait volte face rapidement. Son visage changea en un clin d'oeil et elle déclara de son ton décidé.
- C'est toi.
