Chapitre 5 : Une fouine parmi les belettes

Quand sa mère lui avait demandé de rassembler ses affaires de cours, une bourse d'argent et quelques vêtements de rechange, Draco avait été naïf. Il avait cru qu'elle avait voulait passer quelques jours avec lui en dehors du manoir pour s'éloigner du Seigneur des Ténèbres. Une sorte de dernier souvenir heureux avant qu'il ne doive prendre la marque.

Il commença à se douter de quelque chose quand elle vint le chercher très tôt le matin, avant même que le soleil soit levé.

Il fut d'autant plus suspicieux de voir qu'au lieu de prendre la cheminée pour se rendre au Ministère avant d'utiliser un portoloin, sa mère l'avait amené dans le jardin. Une fois au-delà des barrières de protections, elle l'avait fait transplaner.

— Mère ? s'étonna-t-il en contemplant la campagne autour de lui. Où sommes-nous ?

— Mon chéri…

Il se tourna entièrement vers elle, surpris d'entendre ce qualificatif affectif qu'elle évitait d'ordinaire, même lorsqu'ils n'étaient qu'entre eux.

— Tu ne vas pas prendre la marque cet été.

Il ouvrit la bouche, stupéfait.

— Mais… Et père ? Et toi ?

— Ton père n'a plus son mot à dire en ce moment, trancha-t-elle d'un ton inhabituellement sec.

— Où est-ce que nous nous enfuyons ?

Le visage de sa mère se crispa d'autant plus.

— Nous ne nous enfuyons pas. Tu quittes le domicile familial pour te fiancer, ce contre quoi personne, pas même le Seigneur des Ténèbres, moi ou le Ministère, ne peut s'opposer.

Draco en était tellement stupéfait qu'il ne sut quoi répondre. Il avait été promis à Pansy quand il était jeune, mais son père était tout aussi mangemort que le sien, il devait donc s'agir de quelqu'un d'autre… Mais qui ? Les seuls candidats qu'il connaissait à être issus d'une famille neutre étaient Blaise et les sœurs Greangrass, mais leurs manoirs se trouvaient à Londres, pas au milieu de nulle part !

— Je sais que tu ne t'entends guère avec eux, mais il faudra faire un effort. Les Blacks se sont promis aux Prewett il y a fort longtemps, et l'héritière a accepté de te recueillir. Elle a sept enfants en âge de se marier, vous pourrez choisir ensemble celui ou celle que tu préfères. Allez, viens avec moi maintenant.

Draco obéit comme un automate.

Les mots tournaient en boucle dans sa tête : « sept enfants », « héritière Prewett », « tu ne t'entends guère avec eux ». Il n'y avait qu'une seule interprétation à tous ces indices, mais elle le terrifiait.

Ils avançaient sur un petit chemin boueux, slalomant entre les collines qui dissimulaient l'horizon. Finalement, l'endroit de ses pires cauchemars apparut. C'était une maison hideuse, étroite, sur une multitude d'étages qui semblaient avoir été rajoutés les uns après les autres de façon bancale, de telle sorte qu'ils ne devaient tenir que grâce à la magie.

La déchéance des familles de sang-pur, et c'était ici que sa mère l'amenait !

Une petite femme rondouillette, pour ne pas dire grosse, les attendait devant un portail en bois. Elle éclairait les lieux avec une lampe à huile qui se balançait au bout d'un crochet.

— Cissa !

— Bonjour Molly.

Draco leva les sourcils si hauts qu'ils frôlèrent ses cheveux. C'était la première fois qu'il entendait quelqu'un d'autre que tante Bella appeler sa mère « Cissa ».

— J'ai craint que tu ne puisses pas venir.

— Personne n'a remarqué notre départ, Merlin en soit remercié.

Elle posa sa main sur les omoplates de Draco pour le pousser en avant. Il s'exécuta avec réluctance, ne sachant pas encore à quel point il était horrifié par ce qu'il était en train de lui arriver.

— Merci pour ce que tu fais pour lui, Molly.

— C'est naturel, voyons. J'espère que tout ira bien pour toi. N'hésite pas à m'envoyer un hibou si tu as besoin de quoi que ce soit, Arthur et moi ferons tout pour t'aider.

Elles se prirent les mains et Draco trouva cet échange bien trop intense pour son bien. C'est comme si sa mère était vraiment en train de confier sa vie, comme s'il n'allait plus jamais la revoir. C'était terrifiant.

Elles se relâchèrent finalement et sa mère posa une dernière fois ses doigts sur la joue de Draco avant de se détourner, sans un mot, pour s'éloigner. Quand elle transplana, il eut l'impression qu'une partie de son cœur lui était arrachée et qu'il se retrouvait perdu au milieu de nulle part pour l'éternité…

Puis il se rendit compte qu'il dramatisait : il avait toujours su qu'il ferait un mariage de raison, qu'il n'aurait pas forcément son avis à donner. Et puis si sa mère l'avait laissé là, c'est bien qu'il devait imaginer la vie des Weasley pire que ce qu'elle était réellement.

— Viens avec moi, Draco. Je vais te préparer un petit déjeuner bien chaud. Tu dois mourir de faim.

.

Draco ne dramatisait pas du tout, et la vie des Weasley était encore plus terrible que ce qu'il avait pensé.

La cuisine était trop petite et encombrée, la décoration n'avait aucun sens, les meubles étaient de seconde main, tout le monde discutait en mangeant et si la nourriture était abondante, elle était d'une simplicité effroyable ! Sans parler des regards des Weasley eux-mêmes !

Si le père s'était contenté d'une stricte politesse parfaitement agréable, c'était bien le seul. La mère ne cessait de le resservir comme pour lui prouver que non, ils n'étaient pas pauvres (bien qu'elle ne parle que de sa soi-disant faim). Quant aux gosses, c'était sans doute les pires. Ginerva transperçait sa nourriture de sa fourchette en le fusillant du regard les jumeaux chuchotaient entre eux en lui lançant des œillades sournoises, et Ronald…

Bon, il ne comprenait pas vraiment le comportement de son camarade de classe.

La belette était en quelque sorte son ennemi naturel avec le balafré. Ils s'étaient affrontés un nombre incalculable de fois verbalement, magiquement et même sur un terrain de Quidditch depuis l'année dernière. Cela aurait donc logiquement dû être à lui que son arrivée aurait posé le plus de problèmes…

Mais Ronald l'avait salué d'un sobre « Malfoy » avant de ne plus lui adresser un regard ou une remarque.

C'était trop… bizarre !

Draco était par conséquent sur la défensive, se préparant à un mauvais coup de sa part dès que madame Weasley aurait le dos tourné. Il se crispa lorsque monsieur Weasley leur souhaita une bonne journée avant de partir travailler. Il se tendit encore plus quand sa femme leur demanda de quitter la cuisine pour qu'elle range.

Mais à peine furent-ils dans le couloir que Ronald s'éclipsa dans les étages supérieurs, accompagnés de Ginerva, le laissant seul avec les jumeaux.

Ils se positionnèrent chacun d'un côté de l'invité. Ils lui offrirent un sourire si perfide qu'il envisagea un instant de retourner sur le champ au manoir Malfoy, quitte à devoir faire face au Seigneur des Ténèbres en personne ! Bon, il l'envisagea une demi-seconde avant de renoncer aussi sec, mais tout de même ! Il savait de quoi étaient capables ces deux-là. Leur départ en milieu d'année était sans doute déjà rentré dans la légende de Poudlard ! Il ne voulait pas finir comme Dolorès Ombrage, lui !

— Alors beau-blond…

— Il parait que tu es venu chercher la protection de la famille ?

— C'est intéressant, ça.

— Très intéressant.

Draco ignorait comment réagir. Est-ce qu'il s'agissait de menace ? D'une proposition ? Est-ce qu'ils attendaient seulement une réponse de sa part ?

— Tu sais, les Weasley sont difficiles en matière d'alliés.

— Mais on n'a pas les mêmes critères que les Malfoy.

— Ton argent et ton sang, tout le monde s'en fiche ici.

— Il faudra que tu séduises.

— Que tu te fasses pardonner.

— Mais on n'est pas inquiets.

— Je suis sûr qu'avec ta bouille de poussin, tu trouveras un moyen.

Ce fut la phrase qui sortit Draco de sa pétrification. Il se dégagea de la main que l'un d'entre eux avait posé sur son épaule et fit un pas en avant pour se détacher d'eux et leur faire face.

— Je ne suis pas un poussin, et je n'ai pas besoin de votre aide !

— Vraiment ? s'amusa le jumeau de gauche.

— Tu vas retourner auprès du psychopathe qui t'attend chez toi alors ?

Draco se figea en entendant cela. Se pourrait-il qu'ils soient au courant de ce qu'il se passait au manoir ? De qui les Malfoy hébergeaient contre leur gré ? Impossible ! Et pourtant leurs regards semblaient affirmer le contraire, qu'ils n'étaient pas dupes.

— Je n'ai pas dit que je comptais retourner chez moi. Je…

Il déglutit.

— … suis reconnaissant pour l'aide que votre famille m'apporte.

— Ouille, ça a eu l'air de te brûler la gorge d'avouer cela, se moqua le jumeau de droite.

— Ne t'inquiète pas, tu t'y feras.

— Suis-nous, on va te faire visiter !

Ils l'embarquèrent aussitôt pour faire le tour du propriétaire. Ils commencèrent par leur jardin envahi par les gnomes (ils avaient fait de leur chasse une sorte de sport plutôt que d'exterminer les parasites, comme on l'aurait fait chez les Malfoy) la mare verte remplie de grenouilles qui coassèrent à leur approche le poulailler où le bétail moldu se mélangeait au bétail magique et l'atelier de leur père dans lequel ils ne pénétrèrent pas.

— On ne sait pas trop ce qui peut nous exploser à la figure si on entre là-dedans sans sa présence.

— À ta place, je ne m'y risquerais pas.

Draco se promit de ne JAMAIS y mettre le moindre pied… Du moins, jusqu'à ce que la curiosité le terrasse (c'était son plus gros défaut). Il espérait que ce jour-là, il ne soit pas seul pour faire face aux expériences dangereuses de l'amoureux des moldus. Son père lui avait dit qu'Arthur Weasley était aussi rusé qu'un hippogriffe. S'il se faisait passer pour un homme gentillet et inoffensif, il connaissait sur le bout des doigts les failles législatives et avait sans doute autant de réseau que Lucius Malfoy lui-même ! Un sorcier dont il fallait se méfier, donc.

— Viens, on va faire le tour de la maison maintenant.

Ils revinrent dans leur cabane à étages en ruine qu'ils osaient appeler « maison ».

— L'entrée, le salon, la cuisine, tout ça tu as déjà visité. Montons à présent !

Les escaliers grinçaient à chacun de leurs pas, menaçant de s'effondrer. Voyant son hésitation, l'un des jumeaux s'amusa à rebondir vivement sur sa marche qui couinait d'agonie.

— T'inquiète, assura-t-il en tirant Draco par le bras. Ça n'en a pas l'air, mais c'est solide.

Ça n'en avait pas l'air DU TOUT.

— Ici, l'étage de Ginny. Ne rentre pas dans sa chambre sans permission, elle a mis des pièges partout. Là, c'est notre étage avec Percy. Maman a dit que tu resterais dans cette chambre, il n'y habite plus. En face, c'est chez nous, sens-toi libre de nous rendre visite quand tu veux.

Draco crut qu'on lui avait fait un clin d'œil, mais c'était sûrement son imagination.

— Au troisième étage, la chambre de Bill et Charlie, nos frères aînés qui ne vivent plus ici. Bill travaille en Égypte, pour Gringotts, et Charlie en Roumanie dans une réserve de dragons. Les dragons du Tournois des Trois Sorciers venaient de là-bas, d'ailleurs.

Draco se rappelait d'avoir vu un dresseur aux cheveux roux, effectivement. Un très bel homme, musclé comme il les aimait, avec quelques cicatrices sur les bras. S'il devait épouser un Weasley, celui-ci ne lui déplairait pas… Quoi que, dresser des dragons en Roumanie n'était pas le cadre de vie idéale.

Il secoua la tête.

Mais à quoi pensait-il donc ? Il n'était pas sérieusement en train d'envisager de choisir un conjoint comme ça, sur le simple critère physique !

Le plus important était surtout de trouver le moins insupportable de la fratrie… Et puis quelqu'un qui tolère un Malfoy également. S'il comprenait que sa mère ait été désespérée pour avoir recours à un contrat de famille, il ne voyait pas vraiment pour quelle raison les Weasley avaient accepté de l'accueillir. Cette inconnue était loin de le rassurer…

— On se retrouve donc à l'étage des parents et de la salle de bain, ici, et au-dessus, chez Ron.

Contrairement à ce qu'ils avaient fait jusqu'à présent, ils ouvrirent la porte de la chambre du cinquième étage et poussèrent Draco à l'intérieur.

— Hey ! s'exclama le rouquin en se levant de son lit où il était en train d'écrire.

— On a remarqué que tu avais des choses à discuter avec lui, Ronny.

— Je ne vous ai rien demandé.

— Mais nous sommes des grands frères attentionnés.

— Ne nous remercie pas !

Sur ces mots, ils claquèrent la porte derrière eux, laissant Draco seul et pétrifié de nouveau face à un Ron aussi rouge que son t-shirt.

Visiblement, il n'était pas capable de mettre à l'improviste le masque impassible qu'il avait réussi à garder durant le petit déjeuner. Draco le nota intérieurement : toujours prendre Weasley par surprise. Puis il le barra mentalement de son esprit. Les Weasley étaient ses alliés maintenant, qu'il le veuille ou non. Mieux valait s'intéresser à leurs forces plutôt qu'à leurs faiblesses…

— Tu avais quelque chose à me dire, Weasley ?

Le rouquin eut besoin de quelques secondes pour se resaisir et hocher la tête. Il se tenait gauchement debout, ne sachant visiblement pas quoi faire de ses mains qu'il croisa devant lui, puis dans son dos, avant de les glisser dans ses poches.

— J'imagine que tu te doutes du sujet je vais aborder.

— Mon père que Potter et toi avez envoyé en prison ? siffla Draco en plissant les yeux.

Weasley ne frémit même pas.

— Non, Harry que les collègues de ton père ont kidnappé.

— Quoi ?

Draco devait avoir mal entendu.

— Tu parles de Potter, là ?

Weasley fronça les sourcils.

— Tu n'es pas au courant ?

— Excuse-moi, ironisa Draco d'un air narquois, mais si Saint Potter avait été kidnappé, toute l'Angleterre serait au courant à l'heure qu'il est.

Le rouquin le regarda longuement sans rien dire puis haussa les épaules.

— Peu importe. Si tu n'as pas d'informations à ce sujet, tu peux peut-être en avoir d'autres.

Draco perdit son sourire.

— Attends, parce que tu veux dire que Potter a vraiment été kidnappé ? Par les mangemorts ? Mais c'est terrible !

Il rougit malgré lui et se reprit :

— Je veux dire… Je me fiche bien du sort de Potter, ce n'est pas comme si… comme si…

— Comme si quoi ?

Honteux de s'être laissé emporter, surtout devant lui, Draco tenta de hausser ses épaules à son tour, mais Weasley ne fut pas dupe :

— Pourquoi es-tu si contrarié par la disparition de Harry ?

— Pour rien. Ça ne me contrarie pas, d'ailleurs, c'est bien fait pour lui.

Remarque hautement stupide à faire au meilleur ami qu'il devait se mettre dans la poche.

— Pas très convaincant après ce moment de panique.

Draco hésita. Certes, c'était un peu gênant d'aborder ce sujet, et certes il allait passer pour un faible… Mais Weasley traînait avec Potter et Granger ! Il devait bien lui aussi avoir cette espèce de syndrome du Sauveur prêt à aller secourir la veuve et l'orphelin. Peut-être que Draco devait tenter de l'apitoyer ?

Non, mauvaise idée. Toute la sécurité du monde ne valait pas qu'il jette son orgueil aux mandragores. Il n'avait plus onze ans !

D'un autre côté, il pouvait peut-être donner une part de la vérité susceptible d'influencer Ronald Weasley dans le bon sens.

— Et bien, simplement, Potter a beau être ce qu'il est, c'est-à-dire parfaitement détestable. Enfin, d'un point de vue totalement personnel j'entends…

Weasley leva les yeux au ciel, mais ne l'interrompit pas.

— … Il se trouve qu'il était quand même bien placé pour être la solution à notre gros « problème ». Dumbledore est certes un puissant mage, ce n'est pas cela qui va sauver les gens comme moi.

— Tu fais donc plus confiance à une prophétie qu'à un grand sorcier.

Draco écarquilla les yeux.

— Tu es au courant pour la prophétie ?!

Weasley eut un sourire en coin parfaitement agaçant.

— Sans vouloir te vexer, de nous deux, c'est bien moi qui sais le plus de choses. Mais je suis sûr qu'on aura d'autres occasions d'en discuter.

Il passa devant lui pour ouvrir la porte.

— Tu devrais aller t'installer. Je crois que maman t'a préparé la chambre de Percy.

Après un énième regard suspicieux, Draco accepta de sortir. Il descendit jusqu'au deuxième étage et entra dans la chambre que les jumeaux lui avaient désignée.

L'endroit était minuscule, mais propre et rangé. Sa valise avait été posée sur le lit étroit collé contre le mur droit. Il faisait face à un bureau qui prenait presque tout l'espace, surmonté d'étagères vides qui avaient dû accueillir des livres à l'époque où Perceval Weasley habitait là. Une petite armoire était prête à héberger ses quelques vêtements. Heureusement qu'il n'avait amené que le minimum en pensant partir quelques jours seulement, d'ailleurs. Sa garde-robe complète faisait environ six fois plus que ce qui pouvait s'entreposer ici.

Draco se décida à ranger ses affaires. Ses robes dans l'armoire, ses cours sur le bureau et les rares livres qu'il avait pris pour s'occuper sur une des étagères. Il contempla tristement le résultat. L'endroit paraissait toujours aussi vide et miséreux.

Lentement, il marcha jusqu'à son lit sur lequel il s'assit.

Après quelques secondes, il s'allongea, gardant les pieds hors du lit puisqu'il n'avait pas enlevé ses chaussures.

Il était au Terrier, sa mère était sous le joug d'un mage noir, son père enfermé à Azkaban, et il devait se choisir un époux ou une épouse dans la famille de sang-pur la plus pauvre d'Angleterre. Avait-il un jour été aussi misérable et seul ?

Il posa un bras sur ses yeux et ferma les paupières le plus fort qu'il pouvait pour s'empêcher de pleurer.

Il n'avait pas de raison de pleurer. Aucune. Il allait faire un mariage arrangé qui le protégerait du Seigneur des Ténèbres, il allait trouver le moyen de sauver ses parents et son honneur, et une fois que ce sera fait, il retrouvera le prestige de son rang. Il fallait juste se montrer patient.

Il pouvait le faire.

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