Ier Chapitre partie I.

" Ce sera la première et la dernière fois, vous n'êtes pas exempte d'une punition, monsieur Potter. Le directeur ne va pas tarder à arriver, vous feriez mieux de vous rendre présentable jeune homme." S'indigna le professeur McGonagall au regard du jeune homme brun renfrogné dans le fauteuil face au bureau du directeur.

Constatant le silence de l'étudiant, Minerva baissa les bras. Il ne semblait pas vouloir ouvrir la bouche pour une quelqu'un explication, le coquard visible sur son œil droit et de nombreuses ecchymoses en guise de tatouage accompagnées de quelques griffures parsemant ses bras et sa tête. Que pouvait bien avoir eut ce garçon dans la tête pour se bagarrer avec les brutes de l'école.

Le bras droit du directeur voulu se pencher sur l'élève pour tenter d'accrocher son regard espérant ainsi comprendre un peu mieux le garçon. Les yeux verts envahis de larmes retenues peina la femme, une colère irradiait les pupilles de l'étudiant les lèvres serrées.

" Monsieur Potter… que s'est-il réellement passé ?" Commença-t-elle à murmurer au garçon.


L'entrée fracassante du directeur interrompit l'examen du professeur McGonagall.

" Monsieur Potter, je m'étonne de vous voir encore dans une situation telle que celle-ci... Cependant, vous faites déjà l'objet de réserves de la part du corps enseignant. Il est temps d'avoir une sérieuse discussion jeune homme." fit Severus en s'installant face à l'étudiant.

Son sourcil d'abord relevé s'affaissa à la vue des larmes coulantes le long des joues du garçon toujours muet. Nul doute qu'il simulait, il avait déjà été le centre de plusieurs bagarres avec ses camarades. Bien entendu, toujours celui qui frappait le premier.

L'ancien professeur de potions soupira, puis leva les yeux en direction du professeur McGonagall. Elle semblait l'encourager par de large mouvement à parler davantage avec le garçon. Minerva était toujours présente pour creuser quand cela été nécessaire et Severus faisait confiance à son discernement. C'est pourquoi il décida de tenter tout de même sa chance afin d'extraire quelques mots du garçon.

Un Potter restait un Potter, il ne connaissait pas trente-six-mille techniques pour le faire parler.

" Contactez ses parents, professeur mcgonagall je vous prie. Dit-il faisant mine d'ignorer le regard vert qui se levait doucement dans sa direction. Veillez à tenir en premier lieu son père au courant des dégâts qu'il a encore causés."

Minerva s'activa et commença à s'éclipser dans les logements personnels du directeur comme à son habitude.

Le garçon sursauta de panique,

" Ce n'est pas moi le problème ! Arrêtez de me traiter comme le dernier des voleurs… " s'époumona-t-il.

Severus esquissa un sourire, cela fonctionnait bien, comme à chaque fois.

" Très bien, je vous laisse une chance de vous expliquer."

James Potter se mordit les lèvres à sang,

" C'est parkinson … il a critiqué mes habits. Ils ne sont pas de luxe comme les siens c'est sûr, mais il n'avait pas le droit de rire de moi !" Fit le garçon accroché à son fauteuil, les yeux maintenant ancrés dans ceux du directeur qui le défiait avec amusement.

" Chaque semaine, vous vous retrouvez à vous battre pour des idioties de la même catégorie. Je vous ai déjà conseillé d'ignorer ce genre de commentaires. Mais, vous persévérez à mettre un point dans le nez de tous ceux qui osent vous insulter."

Commença severus conscient qu'il n'était pas facile d'ignorer ce genre d'idiots.

" En dépit de mes propositions antérieures, je ne peux plus rien pour vous aider monsieur Potter. Cela ne vous mènera nulle part de vous castagner avec eux et aujourd'hui, je vais devoir vous sanctionner. L'un de vos camarades a tout de même terminé sa course dans l'un des lits de l'infirmerie."

James sauta de sa chaise commençant à tourner en rond à la manière de son père jadis.

" Soit ! Punissez-moi, je veux bien copier le dictionnaire magique de votre choix ou pire aider le remplaçant de hagrid avec le nettoyage des enclos !" Cria presque le garçon, menaçant le directeur.

Severus n'était pas dupe, James ne voulait pas que ses parents soient mis au courant.

" Non monsieur Potter, je songeais plutôt à convoquer vos parents."

L'étudiant se figea sur place, puis pivota la panique de nouveau présente.

" Cela ne servira à rien ! " Tenta-t-il.

" Et pourquoi donc ? " glissa la voix du directeur, touchant enfin du doigt les vraies raisons.

" Maman ne viendra pas, elle est trop occupée par mes frères et sœur. Papa, ne rentre pas beaucoup à la maison, ça ne sert à rien d'essayer de le contacter… " dit-il la gorge sèche et les yeux dans les chaussettes.

Il ne fallait pas être aveugle pour comprendre que la situation du garçon le dépassait. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la descente aux enfers du couple Potter n'était pas passée inaperçue du monde sorcier.

Harry peinait à garder la tête haute face aux médias, comment le visage de la paix pouvait être aussi peu aimant pour sa famille, distant, froid, selon les journalistes de la gazette pour sûr. Severus savait comme tout le monde à Poudlard, à quoi étaient dus les dettes de la famille Potter.

Les Wesley avaient récupéré une partie de la fortune Potter pour reconstituer là leurs au titre de la bienveillance du sorcier le plus populaire de sa génération. Ce n'était pas un secret, car l'information avait fait parler durant plusieurs longues semaines avant de se tasser.

" Y a-t-il quelque chose que je dois savoir de plus, avant de contacter vos parents ?" Fit severus plus doucement.

James haussa les épaules désemparé, son visage d'enfant déformé par une grimace accompagné de légers tremblements au niveau de sa lèvre inférieure, signe qu'il s'empêchait de pleurer de nouveau. Redevenu muet, la seule réponse qu'il pût apporter fut des sanglots et quelques reniflements.

Devant le spectacle offert par le garçon, severus se décida à réconforter l'adolescent qui n'avait visiblement pas grandi bloquer dans les bottes d'un enfant encore trop naïf pour comprendre la situation. Un enfant qui tentait malgré lui d'avancer sans repères parentaux solides.

La simple main posée sur son épaule et James fondit en larmes, s'accrochant à la lourde cape du directeur dans un besoin pressant de se rassurer.

L'ancien maître des potions n'aimait pas avoir à consoler. Cependant, il devait bien s'avouer qu'à voir ce garçon toujours atterrir dans son bureau en détresse, il avait fini par être gagné d'empathie pour lui. C'est pourquoi, le directeur enlaça finalement le garçon comme aurait dû le faire, Harry pour son fils.

Épuisé par ses larmes, James s'endormit dans les bras réconfortants du directeur. Severus qui avait pris soin de fermer son bureau pour quiconque se décida à installer le garçon dans son lit et de s'occuper de ses parents. Des parents qui n'avaient visiblement pas envie d'avoir à s'occuper des angoisses d'un adolescent.

À demain pour la partie II.

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