Point de vue
Dans une école, dans un petit bureau l'adolescent aux cheveux corbeau remplissait
de la paperasse, jetant de temps en temps des regards vers le bébé assis sur le canapé,
qui l'observait lui-même en silence. Normalement le nuage Vongola n'aurait pas toléré
un intrus dans son territoire mais étrangement le bébé herbivore était silencieux ce qui
lui convenait :
« Je ne comprends pas » Hibari releva la tête vers le bébé en fronçant les sourcils,
« Que tu protèges les tient de loin oui car je suis pareil….Même si personne ne le voit »ajouta plus bas le petit nuage, « Mais ce que je ne comprends pas, c'est que tu te limites
à un territoire aussi ridicule que Nanimori. »
L'adolescent sorti ses tonfas et se prépara à attaquer le perturbateur quand il reprit rapidement« Tu pourrais voir plus grand, comme le futur territoire qui t'attend en Italie que ce soit le domaine Vongola ou Cavallone. »
« Pourquoi devrais-je m'intéresser à ce qui est loin de chez moi ? » L'adolescent ne l'admettrait pas mais il était curieux du petit carnivore car oui il a bien compris que le
bébé n'est pas un herbivore contrairement à ce qu'il fait croire, il se fit du thé et
reservit une tasse de café au bébé.
« Que tu le veuilles ou non tu fais partit des gardiens du Decimo et tu l'accompagneras
en Italie quand il reprendra le pouvoir, quand au Cavallone tu as un faible pour lui,
inutile de le nier. » L'adolescent rougit au commentaire, Skull reprit « Mais tu ne revendique pas simplement un territoire physique comme la ville mais aussi les gens comme le Grand Skull, là-dessus nous nous ressemblons. »
« Hum. Où est ton territoire herbivore ? (il n'allait pas admettre qu'il le voyait comme
un carnivore surtout si le bébé qui accompagnait Sawada était dans les parages (Dans
une de ses cachettes secrètes Reborn éternua)) »
« Le Grand Skull n'a pas de territoire comme une ville, il revendique les gens comme son territoire car ils lui appartiennent, pourquoi se contenter d'une petite ville quand on peut avoir le monde à ses pieds. » Ce commentaire troubla l'adolescent bien qu'il le cacha mais Skull vit à travers lui, il était assez doué pour lire les gens et puis avec l'Arcobaleno il avait pu s'entrainer et repris son explication, « Avant d'être un Arcobaleno le Grand Skull était cascadeur et se déplaçait dans le monde pour le travail et quand je ne travaillais pas je voyageais au gré de mes envies, je restais le temps que je souhaitais et repartais vers de nouveaux horizons ,j'ai vu des choses, j'ai beaucoup appris lors de mes voyages. »
« Tu n'as pas d'attache parce que tu ne restse pas assez longtemps pour t'y attacher, je suis né et j'ai grandi ici, mes parents avant moi avaient des devoir ici je continue leur travail, Nanimori m'appartient moi seul peut mordre à mort ceux qui trouble la paix et la tranquillité de ma ville. »
« Et concernant tes compagnons gardiens ? »
« Des herbivores bruyant… Fort qui peuvent valoir un bon combat. » Il continua avant que le bébé demande plus explicitement concernant « son patron », «L'omnivore sera se montrer un carnivore le moment voulu mais dans l'immédiat juste un herbivore qui trouble l'école et doit être mordu à mort. »
Kyoya sirota son thé en réfléchissait à sa situation depuis qu'il avait été impliqué avec cet anneaux que le canasson lui avait donné, « La seule chose qui m'intéresse vers le canasson c'est le combat il est fort mais rien d'autre, peut-être que je revendiquerais un autre territoire mais pour le moment seul MA ville est importante pour moi. Tu as dit que tu avais revendiqué les autres bébés. »
« Je les aie rencontrés lors d'une offre de travail, je ne les connaissais pas avec les travaux qui se sont succédé nous avons appris à nous connaître, à nous faire confiance, à nous apprécier dans une certaine mesure. Un nuage protège les siens sans se mêler des autres, mes flammes se sont mêlées aux leurs je les aime et les protège même s'ils ne s'en rendent pas compte, même si je n'ai pas leur force j'agis dans le mieux de mes capacités pour les aider. Le Grand Skull n'est pas un combattant mais je ne suis pas impuissant pour autant. »
L'Arcobaleno se tut et se perdit dans des souvenirs qui lui semblèrent bien douloureux et amers pendant que le préfet réfléchit à ce que venait de lui dire le bébé.
« As-tu un chef ? »
« Reborn-sempai. »
« Comme l'herbivore Sawada. » Skull mis un moment avant de comprendre ce que voulait dire son collègue nuageux.
« Je n'ai pas de ciel, un ciel a tenté de s'imposer à moi, elle s'appelait Luche, je l'ai rejeté, ses flammes étaient menaçantes, elle voulait m'empêcher de dériver à mon gré, le Grand Skull n'a pas besoin de ciel, je n'en n'ai jamais eu besoin. Un élément peut vivre sans ciel mais un ciel sans ses éléments n'est rien. »
« Sawada et l'herbivore qui lui ressemble ? »
« Je dois ma vie au Vongola, je pourrais l'aider quand il aura besoin mais je ne lui prêterais pas allégeance, je suis reconnaissant à Enma d'avoir accepté de me représenter mais il a été blessé par ma faute, il est comme le Decimo trop gentil et trop naïf, je l'apprécie mais je sais que sa famillia elle ne m'aime pas, pas besoin de rester avec des gens qui finiront par vous blesser. »
« Les bébés ? »
« C'est compliquer entre nous mais même quand nous sommes sous le même toit, nous sommes rarement longtemps ensemble dans la même pièce, même eux savent mieux que tenter de m'empêcher de dériver. » Pour la première fois Hibari pouvait voir combien lui et cet étrange bébé violet se ressemblait leur souffrance mais aussi cette fierté de n'être lié à rien qu'il ne le désire, de combattre tout ceux qui tenteraient de les mettre en cage, mais lui au moins avait un foyer où rentrer même s'il était solitaire (pas tant que ça avec cette étrange nouvelle famille et ses subordonnés), le bébé lui ne semblait pas avoir un tel lieu.
« Où est ta maison ? »
« Mon dirigeable, un lieu où je peux me protéger des attaques extérieures mais aussi de la météo, c'est une maison volante avec tout ce dont j'ai besoin et qui me permet de me déplacer chaque fois que je le souhaite. »
« Et quand tu es fatigué de voyager ? N'as-tu aucun endroit où te poser ? Les prédateurs aussi ont besoin d'un territoire pour se reposer. »
« Mon dirigeable peut se piloter seul et m'emmène la où je souhaite le poser, je n'ai pas besoin d'une maison fixe, une maison n'est pas seulement un lieu ou un bâtiment fixe, c'est là où se trouve ton cœur. Une maison où il n'y a personne pour te souhaiter la bienvenue, te demander comment été ta journée n'est pas une maison, ce n'est qu'un endroit où satisfaire les besoins primaires (autant parler le même langage que l'adolescent). »
« N'est-ce pas pareil pour ta maison volante ? »
« Je peux communiquer avec les autres au besoin mais je te l'ai dit, tout comme toi je suis un solitaire et je n'aime pas rester longtemps au même endroit (ce qui rend fou les autres Arcobaleno), je rencontre des gens avec qui je parle là où je vais. »
La cloche sonna, indiquant la fin des activités sportives, le préfet se leva et prit le bébé dans ses bras, ledit bébé était sans voix ne comprenant pas ce que l'autre lui voulait, « Ce soir tu restes chez moi et ce n'est pas négociable herbivore »
Les étudiants furent surpris de voir le préfet en chef, la terreur du collège avec un bébé dans les bras mais personne ne pipa mot, ils n'étaient pas assez fous pour aller provoquer la colère d'Hibari, sauf les irréductibles du collège à savoir Sawada et son troupeau.
« Hiiii Hi-Hibari-san »
« Hn, je prends le bébé avec moi, si vous continuer à rester en troupeau je vais vous mordre à mort »
« Teme, parle autrement au Judaime. »
« Maa, Maa calme toi Gokudera. »
« Allons-y ne minna(tout le monde). »
Inconnu des deux nuages, un certain bébé avait écouté toute la conversation et réfléchissait déjà à des moyens de convaincre leur nuage rebelle de rester à leur côté un peu plus longtemps. Il ressentit une pointe de douleur au cœur et savait qu'ils étaient responsables de la plupart de la douleur de leur jeune collègue mais il n'y avait pas eu que de mauvais moment ? Si ? Ils allaient avoir beaucoup de travail pour être pleinement accepter par leur bébé. Il s'en faisait la promesse.
