Shikamaru avait enfin de nouveau du temps pour regarder les nuages. C'était un plaisir sans commune mesure. Son travail de correspondant avait pris fin après cinq mois et il avait été chaudement félicité. Puis on lui avait donné d'autres missions tout aussi délicates puisqu'il avait fait ses preuves.

Enfin, c'était le jeu.

Au moins il retrouvait des horaires plus habituels maintenant. Il pouvait retrouver les repas de famille, prendre des douches sans les chronométrer, et même dormir neuf heures par nuit. C'était le grand luxe.

— Shikamaru ! hurla sa mère en sortant sur le pallier.

Il ne bougea pas, ne fit aucun geste ou signe prouvant qu'il avait entendu. Il voulait demeurer au calme, profiter de ces instants de détente. Malheureusement trop rares. Et cela ne plut pas à sa mère qui marcha comme un tonnerre vers lui.

— Ça t'écorcherait la gorge de me répondre ?

Elle laissa tomber un fin rouleau sur son torse et repartit aussi sec. Shikamaru grogna en prenant le fin rouleau. D'habitude le Hokage ne communiquait pas ainsi et il ne voyait pas pourquoi quelqu'un lui enverrait quoi que ce soit.

Dès qu'il prit connaissance de la note, il se redressa instantanément. Il relut la lettre depuis le début : Temari l'informait qu'elle ferait parti du convoi et qu'elle arriverait à Konoha d'ici quatre jours. Elle le prévenait qu'elle arrivait bientôt !

Shikamaru sentit son esprit s'enfiévrer devant ce que cela signifiait. Elle n'était pas obligée mais elle l'avait prévenu. Sans doute espérait-elle qu'ils passent du temps ensemble sur la période où elle serait présente.

C'était le moment qu'il avait attendu. C'était le moment de « mettre les pieds dans le plat ». Argh, il ne savait pas comment monter un plan pour séduire la femme. D'ailleurs, est-ce qu'il allait toujours désirer la séduire ? Après tout, ils ne s'étaient pas vus depuis huit mois, depuis la guerre où ils s'étaient peu croisés finalement.

Il se sentit plein d'impatience et d'appréhension. Il ne savait pas combien de temps elle resterait et il faudrait qu'il aille l'accueillir pour avoir cette information. Il n'osait pas demander à son Hokage, il ne souhaitait pas se ridiculiser.

Quatre jours plus tard, il attendait aux portes du village en compagnie de plusieurs ninjas présents pour décharger les colis. Le convoi de matière alimentaire était long et il n'eut d'autres choix que d'aider au moins un peu.

Finalement, la blonde s'approcha de lui et le salua poliment.

— Je vais voir l'Hokage, tu m'accompagnes sur le chemin ?

Même si elle venait de faire un très long trajet, elle avait juste un petit sac sur le dos en plus de son éventail. Il n'était pas étonné qu'elle ne prenne pas le temps de se poser avant cette entrevue. Il prit la route avec elle alors qu'elle se réjouissait de voir les reconstructions de Konoha.

— J'ai été content de recevoir ton mot, réussit-il à lâcher après une longue inspiration. Tu restes combien de temps ?

— Je ne sais pas, au moins trois jours a priori. Ça dépendra beaucoup des décisions du Hokage.

Shikamaru fronça les sourcils sentant l'inquiétude monter. Il pensait que cette entrevue était habituelle mais il avait dû se passer quelque chose car sa collègue en parlait avec sérieux.

— Si je peux être d'une quelconque aide, proposa le chunin d'une voix traînante.

— Je ne sais pas ce qu'a prévu Kakashi mais je suppose que tu peux demander à assister à l'entrevue. Il y aura aussi Naruto normalement.

L'inquiétude de Shikamaru monta d'un cran alors qu'il acquiesçait calmement. Une partie peu rationnelle de son esprit était flattée qu'elle le considère comme un interlocuteur de choix dans une affaire qui la préoccupait. L'autre était inquiète de la situation à laquelle ils devraient faire face. Et une petite voix lui faisait remarquer qu'elle était toujours plus grande que lui ce qui eut le don de l'agacer.

Ils arrivèrent au bureau du chef de village et y trouvèrent Naruto assis sur une table en train de parler de nourriture avec son senseï à moitié comateux. Ils se redressèrent à leur arrivée et Temari ne leur laissa pas le temps d'échanger des banalités :

— Êtes-vous d'accord pour que Shikamaru assiste à l'entrevue ?

Le Hokage acquiesça comprenant qu'elle voulait rapidement arriver au sujet.

— La semaine passée, trois ninja de Konoha se sont infiltrés à Suna. Ils ont attaqué Gaara ainsi que l'équipe de genin qu'il encadrait à ce moment-là. Durant les interrogatoires qui ont fait suite, ils ont explicitement dit avoir été envoyés par Naruto Uzumaki.

Bien entendu, le blond bondit sur ses pieds et cria à l'imposture. L'instant suivant, il demandait des nouvelles de Gaara et des genins. Celui d'après il suppliait Temari de le croire quand il disait qu'il n'avait rien à voir avec ces hommes et cette attaque.

— Personne n'en a cru un mot, et surtout pas Gaara, lui assura l'étrangère tranquillement. Par contre, nous étions inquiets à l'idée que des stratagèmes équivalents soient mis en place contre d'autres pays.

Avant que Naruto ne poursuive, Kakashi demanda des informations supplémentaires sur les auteurs de ce forfait. Temari lui transmit un rouleau important contenant toutes les données qu'ils avaient récupérées. Naruto fut envoyé récupérer les dossiers des trois individus. Une fois qu'il fut de retour, Kakashi mena la conversation :

— Bon, ils sont de toute évidence de Konoha mais font parties de ceux qui n'ont pas participé à l'Alliance. Deux chûnin, un jônin spécialiste : clairement pas de taille à affronter Gaara. Première question : pourquoi assurer que Naruto est le commanditaire de l'attaque ?

— J'y ai beaucoup réfléchi et je pense qu'ils voulaient surtout faire planer le doute sur la valeur de l'alliance. Soit cela laisse sous-entendre que Naruto a les coudées franches pour faire ce qu'il veut, soit que vous vous servez de lui pour jouer double jeu. Dans les deux cas, cela affaiblirait la confiance entre les deux pays.

Shikamaru eut de la peine pour son ami en voyant ses yeux s'agrandir d'horreur. Sa nouvelle situation n'était pas la plus évidente. La tête basse, l'exubérant blond passa une main fatiguée sur ses yeux clos.

— Il y a quelques jours, Naruto et Sasuke ont été victimes d'une tentative d'assassinat, lâcha brusquement l'aîné. L'attaque venait cette fois encore de ninjas de Konoha.

Il fut étonné de voir la blonde poser une main amicale sur l'épaule de Naruto.

— Tu devrais en parler avec Gaara, il en a vécu tellement qu'il pourrait les classer, plaisanta-t-elle d'un faux ton léger.

Naruto ricana, prenant sur lui pour se redresser.

— Donc il y a des gens qui me détestent, traînent mon nom dans la boue, mettent en danger l'alliance et veulent ma mort, résuma-t-il sombrement.

— Et maintenant que l'on est au courant, on va les arrêter, poursuivit immédiatement le Nara. Je propose de prévenir directement nos alliés qu'une attaque peut se produire et que le nom de Naruto risque d'être donné en mandataire. Ensuite, il faudrait infiltrer ces cercles pour savoir si ce groupe est organisé ou si ce sont trois fous qui se sont motivés dans leur coin.

Kakashi hocha la tête lui demandant de gérer cette partie.

— Cette situation nous a fait penser que nos alliances comportaient une grande faiblesse. Le comportement d'un seul de nos ninjas pour nous faire sombrer dans la méfiance et l'animosité.

Les trois hommes regardaient Temari attendant sans aucun doute la chute de cette accroche.

— Nous avons gardé vos ninjas en prisonniers car même si nous sommes de bonne volonté, nous ne pouvons pas l'imposer à nos collègues et conseillers. Il y a déjà un climat de méfiance de notre côté et nous préférions éviter de l'empirer. C'est très clairement un sujet à aborder, assez rapidement.

— En clair, il se passe quoi ? questionna brutalement Naruto.

— Les ninjas de Konoha sont soumis à la loi de Suna.


Au sortir de la réunion, Shikamaru avait le cœur lourd. Il avait réussi à arracher à la sunienne qu'ils se retrouvent dans la soirée et il espérait que ses mauvaises pensées auraient disparu d'ici-là. Malgré l'affection qu'il avait pour Temari et le respect qu'il portait à Gaara, il était inquiet de savoir des ninjas de Konoha livrés à des autorités étrangères. Son imaginaire était plein des histoires sordides qu'on racontait sur les shinobi ennemi. À ses yeux, les crimes bêtes ne méritaient pas de cruelles punitions.

Il envoya les informations aux différents villages et s'installa dans la salle des archives. Il reprit les dossiers qui avaient été sortis plus tôt pour monter un profil type et préparer la mission d'infiltration. Une partie de lui était inquiet de devoir se retourner contre ses frères d'armes. La guerre était supposée les unir malgré les malheurs provoqués.

Il soupira en finissant le rapport qu'il livrerait à Kakashi où il établissait la mission, son objectif, les ninjas qui seraient susceptibles de la remplir à bien. Il espérait que leur Hokage choisisse Saï, cela apaiserait Naruto.

Une fois cette affaire réglée, il put de nouveau se laisser absorber par la perspective de passer du temps avec Temari. Il se demandait s'ils auraient un élan naturel l'un vers l'autre. En tout cas, il se sentait pas du tout blasé ou ennuyé. Il était toujours attiré par la femme.

Même alors qu'elle représentait une force inquiétante. Même quand elle était l'oiseau de mauvaise augure. Même quand elle était encore plus grande que lui. Mais ça c'était à cause des talons, c'était de la triche.

Le soir venu, il se rendit à l'hôtel ninja réservé aux professionnels de passage. Il attendit et vit la blonde arriver à l'heure prévue.

— Tiens, c'est vraiment toi ? railla-t-elle pour souligner ses vieilles habitudes de retardataire.

— Comme quoi, il faut jamais essayer d'être poli, grogna-t-il.

— Où allons-nous ?

— Je me suis permis de réserver dans un restaurant. Ça te convient ?

Temari lui sourit simplement et ils se mirent en route. Ils se retrouvèrent rapidement autour d'une table ronde, à côté de jolies bougies et en face d'un début de jardin coquet. Quand elle le félicita de ce choix, Shikamaru nota mentalement de remercier Chôji.

— N'hésites pas à me dire si tu veux abréger la soirée, je me doute que ces derniers jours ont été longs, commença Nara en lui servant un verre d'eau.

— Tu me donnes une excuse pour fuir ? Quelle galanterie, plaisanta son amie d'un ton détendu.

Ils échangèrent des nouvelles l'un sur l'autre, évoquèrent les changements dans leur ville respective. Shikamaru dut recourir à toute sa mémoire pour avoir une idée de ce qui avait changé dans la vie de ses amis mais il finit par abandonner. Heureusement, Temari ne semblait pas en faire grand cas.

Leurs sujets habituels venaient de prendre fin, ils mangèrent sagement sans savoir de quoi parler.

— Ta famille va bien ? Je me souviens de Yome, elle a pu retrouver ses marques ?

Il cligna des yeux surpris. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se souvienne de sa cousine. Elle ne s'était vu que deux fois il y a trois ans, c'était tellement étrange. Shikamaru lui assura que tout le monde allait bien même s'ils étaient moins nombreux aujourd'hui qu'il y a un an. Mais puisque c'était ainsi pour toutes les familles, il préférait éviter de se plaindre.

Shikamaru hésita un peu, mais il osa finalement glisser :

— Je continue de me faire charrier quand je donne de tes nouvelles.

La jolie kunoichi éclata franchement de rire, reconnaissant qu'ils avaient la dent dure dans sa famille.

— Si tu veux, tu pourrais revoir Yome. Sa mère et elle déjeunent à la maison demain, il y aura aussi mon oncle Shikatori. Ce sera plutôt calme.

Il vit son regard hésiter mais finalement elle hocha la tête. Quand elle demanda ce qu'elle devait apporter, il haussa les épaules. Il n'en avait aucune idée.

Alors que le repas s'était fini, les deux jeunes adultes sirotaient doucement leur thé. C'était leur dernier prétexte pour allonger cette soirée. Quand Shikamaru vida malencontreusement sa tasse, il la regarda avec dépit. Il n'était pas le plus doué pour tout ça.

— Temari, commença-t-il en s'accrochant au petit objet entre ses mains. Je… Tu…

« Je t'apprécie beaucoup. » « Tu me plais. » Aucune de ces deux phrases ne parvenaient à sortir de sa bouche. Il en était réduit à bégayer comme une pathétique petite chose. Il se détestait à ce moment précis.

Elle restait silencieuse à côté de lui. Il ne savait pas si c'était par curiosité ou courtoisie. En tout cas elle n'allait ni lui couper la parole ni le délivrer de cette immense gêne.

— Est-ce que tu sais pourquoi je t'ai invitée ce soir ? finit-il par demander en la regardant intensément.

Elle n'esquiva pas son regard, elle ne l'esquivait jamais.

— Je pense que oui Shikamaru.

Son cœur battait à toute vitesse mais elle posa sa tasse et lui demanda s'il avait fini. Ils quittèrent le restaurant et se retrouvèrent dans les rues vides et sombres. L'électricité fonctionnait un jour sur deux mais ce n'était pas un des principaux sujets d'inquiétude dernièrement.

Ils restèrent debout côte à côte sans savoir quoi dire quoi faire. Et plus les minutes passer, plus leur gêne s'accentuait.

— Je viens à quelle heure demain ?

— Midi trente, ce sera bien, lui assura mornement Shikamaru.

Il ne savait plus s'il avait envie de la voir là-bas. Cette gêne l'inquiétait, il voulait crever l'abcès. Il se fit violence pour tendre la main vers son bras et la toucher.

C'était la première fois qu'il faisait ça.

D'habitude, il n'avait pas besoin de la toucher, il avait l'impression d'avoir fait une grave erreur. Ce n'était ni naturel, ni magique. C'était gênant et il ferait mieux de récupérer sa main. Pourtant il sentit une main fraîche se glisser dans la sienne. D'un coup, ils étaient deux, ils se tenaient la main. Shikamaru entendit son cœur s'emballer. Il cligna des yeux, y croyant à peine. Il releva les yeux vers elle.

Son air le marqua à vie. C'était elle, et en même temps c'était quelqu'un d'autre. Son regard farouche le fixait sans jamais détourner le regard mais elle avait le haut des joues roses comme si elle rougissait.

Il se rendit alors compte que tout allait bien. Il tenait juste la main de Temari, elle n'avait pas envie de le tuer pour cela. Alors il se permit de lui sourire et de profiter de la magie de cet instant. La nuit était sublime, les étoiles étaient magiques, et Temari était magnifique. Tout allait bien.

Bien sûr le calme apaisant de ce moment ne dura pas. Tous les signes précurseurs étaient là : ses yeux verts brillants d'audace, son sourire devenu provoquant, et ses lèvres… Il les avait imaginées bien sûr mais les voir d'aussi près… Elles se rapprochaient tellement rapidement que lorsqu'il sentit l'odeur inconnue, le touché soudain, la chaleur humaine, il comprit tard que c'était un baiser. Un magnifique baiser.

Il se tendit vers elle, pencha sa tête pour profiter de ces joyeuses sensations et osa même poser une main sur la hanche de sa collègue.

Quand ils se séparèrent elle avait l'air trop fière d'elle. Il se dit qu'il devait avoir l'air stupide.

— Merci pour la soirée. On se voit demain ?

Shikamaru acquiesça et lui souhaita une bonne soirée.

Ils partirent tous les deux dans des directions différentes. Le shinobi était supposé rentrer chez lui mais il se sentait trop alerte pour rejoindre son lit. Il préféra donc rejoindre la demeure des Akimichi. Personne ne lui répondit mais il se permit de se glisser dans la maison et de marcher jusqu'au jardin.

Il trouva Shokuji en compagnie de son fils Chôji, ils étaient en train de faire une routine de Tai Chi. Ils l'invitèrent d'un geste de la main. Shikamaru quitta sa veste et prit le kata en cours de route. Après cinq minutes, ils se retrouvèrent immobiles.

— Je pensais que tu avais oublié le chemin de la maison, plaisanta la mère avec un sourire amical.

— Désolé, j'ai de moins en moins de temps.

— Il paraît que tu fais des merveilles, le félicita sa presque tante. Avec vous en action, je dors sur mes deux oreilles.

Les deux garçons hochèrent gentiment la tête ayant arrêté d'essayer de lui faire entendre raison sur ce point. Elle leur souhaita une bonne soirée et partit rapidement.

— Elle a l'air d'aller bien, murmura-t-il à l'attention de son meilleur ami.

— Ça va, elle a encore des angoisses de temps en temps mais ça se résorbe. Qu'est-ce qui t'amène ?

— Moi ? Je passe dire bonjour.

Choji lui jeta un regard torve et le rembarra aussitôt :

— Tu détestes dire bonjour. Vas-y je t'écoute.

Ils se rendirent ensemble à la cuisine où l'Akimichi sortit un gâteau et deux cuillères. Ce dernier commença à grignoter sans tarder alors que le Nara jouait avec sa cuillère d'un air gêné.

— J'ai embrassé Temari, finit-il par lâcher.

— Cool. Pourquoi tu fais cette tête alors ?

Shikamaru soupira. Il ne savait pas exactement de quelle tête parlait son ami mais il se doutait qu'il devait avoir l'air inquiet ou perplexe. Chôji le lisait mieux que personne.

— C'était très agréable mais je suis inquiet. Je ne suis pas sûr que cela mènera à quoi que ce soit.

Choji fronça les sourcils, lui demanda de préciser sa pensée. Il se creusa la tête pour trouver une formulation qui ne révélerait pas l'entrevue du début d'après-midi :

— Elle sera toujours d'un autre village, il n'y a aucun moyen de contourner ce problème. Ça s'annonce très galère pour pas grand chose, résuma Shikamaru avec un détachement feint.

— Je suppose que si tu trouves qu'elle ne vaut pas le coup, c'est une bonne raison de laisser tomber.

Il fronça les sourcils, surpris de cette réponse si… raisonnable ? Froide ? Ce n'était pourtant pas le genre du châtain.

— Je devrais laisser tomber ?

— J'en sais rien moi. Si tu trouves que c'est chiant et que ça vaut pas le coup je dirais oui. Si tu tiens à elle et que tu te dis que y'a quelque chose que tu veux vivre, bah accroche-toi.

— Depuis quand tu es d'aussi bon conseil ?

— C'est que de la logique mon vieux. On va dire que t'es trop fatigué pour réfléchir correctement.

Shikamaru éclata de rire devant cette gentille préservation de sa légende. Il était toujours inquiet à l'idée de prendre des mauvaises décisions. Il devait se calmer un peu et profiter des bons moments. Après tout, une fille l'avait embrassé ce soir.

— La vache, tu as l'air idiot.