Bonsoir!
Voici la suite de cette histoire, je me suis beaucoup amusé à l'écrire tout au long de la semaine, j'ai beaucoup d'inspiration pour cette histoire. Mais, je vais maintenant m'attaquer à la suite de Nightmare Death's. Vous l'aurez soit ce week-end, soit au courant de la semaine.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, au plaisir de lire vos reviews et merci à tous ceux et celles qui m'en ont écris!
Renard Malin
Le Cerf et la Chair
Chapitre 2
Elias soupira de bonheur alors qu'il mangeait la délicieuse saucisse qu'il avait préparée avec ses œufs et ses toasts. Savourant la saveur unique de la chair humaine qui remplissait son estomac comme nul autre viande. Il se sentait bien et reposé malgré les deux heures de sommeil qu'il avait. Lydia Martin pouvait se vanter d'une chose dans la mort, elle était réellement délicieuse. Elias rit doucement avec un sourire narquois alors qu'il prenait une gorgée de son earl grey biologique qu'il avait acheté le dimanche. Il lui restait 3 jours d'examens, incluant la journée même, ensuite vendredi serait la dernière journée de cours où il n'y aurait aucun cours, mais plutôt des activités payer par l'école pour féliciter leurs élèves de leur effort.
Il ne comptait pas assister à la journée du vendredi, la trouvant insignifiante et inutile. Il avait autre chose de prévu cette journée-là. Il avait un loup-garou fou à tuer, avant qu'il ne puisse tuer sa nièce et devenir un alpha qui allait potentiellement transformer McCall en loup-garou stupide. Il savait que l'école ne prendrait pas la peine d'appeler son géniteur pour cette dernière journée manquée, elle n'était pas importante après tout, mais Elias savait que McCall aurait quelque chose à dire sur le sujet et n'hésiterait pas à l'emmerder jusqu'à ce qu'il sache ses raisons de ne pas l'avoir avertit pour qu'il puisse faire la même chose et qu'ils puissent passer une journée ensemble.
Soupirant doucement, Elias termina son repas dans la quiétude. Il songea à s'acheter un service de vaisselle plus chic et raffiné, il aimait pouvoir faire de ses repas quelque chose de grandiose, d'élaboré comme dans un restaurant. Il allait devoir attendre de s'être trouvé un travail pour l'été avant de pouvoir l'acheter, puisqu'il n'avait plus d'argent à présent. Il pourrait toujours vendre des choses appartenant à son géniteur, mais tôt ou tard, il finirait par le remarquer, surtout ce qui avait de la valeur. Il fit sa vaisselle, puis prépara son lunch pour la journée. En le faisant, il se rappelait en souriant le regard de McCall lorsqu'il avait sortit sa boîte à lunch de son casier la veille et était sorti pour manger. Boudant toujours, il n'avait rien dit, mais le connaissant, il n'allait pas bouder plus longtemps et allait le questionner ce matin pour cela.
Elias aimait son niveau de maturité actuel pour cette période de sa vie. Il se souvenait avec dégoût combien il avait été si naïf et stupide à cet âge, croyant avoir de vrais amis, croyant qu'il était important pour les autres, que les autres appréciaient tout ce qu'il faisait pour eux, alors qu'en réalité, ils ne faisaient que l'utiliser encore et encore jusqu'à ce qu'il n'est plus rien à donner, après cela, il était mit de côté, abandonné, jusqu'à ce qu'il est de nouveau quelque chose à donner. Il jubilait à la pensée que plus jamais il ne serait ainsi, qu'il allait changer les choses maintenant pour avoir un meilleur avenir. En particulier un changement de carrière drastique à ce qu'il avait eu dans sa chronologie précédente. Il était entré au FBI comme prévu, pour rapidement déchanté une fois qu'il avait été mordu. Sa nouvelle passion n'avait pas concordé avec la carrière qu'il visait. Il avait fini par abandonner et finir des études en science comme professeur. Un travail qu'il avait détesté jusqu'à la fin.
À présent, il avait un objectif beaucoup plus intéressant et qui le mettrait en contact avec le public et lui permettrait de choisir ses proies plus facilement. Une fois ses études terminées, il allait entrer dans une école de boulangerie, la meilleure du pays, puis il allait choisir une ville où ses meurtres passeraient inaperçus et ouvrirait sa propre boulangerie. Il nourrirait ses clients de ses délices et parfois, il leur offrirait des fournées spéciales fait avec de la viande de premier choix. Elias fredonna à cette pensée alors qu'il mettait la touche finale à son repas, puis quittait la maison pour affronter une nouvelle journée d'examen qui était plus que facile pour lui.
Comme il l'avait prévu, McCall l'attendait de pied ferme alors qu'il garait son camion sur le parking. Il pouvait voir dans son regard qu'il avait pleins de questions et qu'il allait insister jusqu'à obtenir les réponses qu'il voulait. Elias se retint de rouler des yeux face à la naïveté chronique de l'adolescent. Comment il n'avait jamais remarqué le besoin de Scott d'être le centre d'attention de leur petit groupe de deux le sidérait encore aujourd'hui. Il descendit de son camion, sa boîte à lunch et son sac d'école en main et n'eut même pas le temps de fermer la porte qu'il fut accosté par l'autre connard.
«Stiles! Où est Roscoe? Tu as du emprunter un véhicule parce qu'elle est encre au garage?» demanda impatiemment McCall qui jetait des regards envieux sur son camion.
«Roscoe est partie pour la fourrière à l'heure qu'il est. Je me suis acheté un nouveau véhicule à la place, beaucoup plus pratique et me durera au moins le temps de mes études.» expliqua Elias comme si de rien n'était, mais Scotty resta sous le choc.
«Mais…mais…mais… tu as dis que jamais tu ne te débarrasserais de Roscoe, que tu le ferais réparer jusqu'à ce qu'elle tombe littéralement en morceau! Et encore, tu garderais les morceaux dans ton garage car elle appartenait à ta mère!» s'exclama sous le choc Scotty qui n'en croyait pas ses oreilles.
«Scott, elle tombait en morceau. Cela m'aurait coûté plus chère la faire réparer que ce que m'a coûté mon camion. Il était temps que je lâche prise. Je n'ai pas besoin d'un morceau de ferraille pour me souvenir de ma mère. Elle sera toujours dans mon cœur où que je sois et peu importe le véhicule que je conduis. Ma mère aurait préféré que je sois en sécurité sur la route et ne pas mourir trop tôt, que je m'entêté à conduire sa jeep pour me souvenir d'elle et risquer ma vie.» continua le jeune cerf en se dirigeant d'un pas nonchalant vers son casier. Il se demandait combien mettrait de temps les Martin pour réaliser que leur fille avait disparu.
«D'accord… et pourquoi amènes-tu ton lunch maintenant? Tu as toujours mangé la nourriture de la cafétéria depuis qu'on a commencé le lycée et maintenant tu traînes une boîte à lunch?» demanda McCall alors qu'il le rattrapait, toujours un peu inquiet pour sa décision soudaine de se débarrasser de la jeep.
«Est-ce que tu sais tous les aditifs et les produits chimiques qu'il y a dans la nourriture à la cafétéria? Pas étonnant que le cancer atteint de plus en plus de personnes jeunes! La simple idée de manger un repas de là maintenant me dégoûte. Je préfère commencer à faire mon lunch et que les autres rigoles que de continuer d'avaler ce genre de merde, merci beaucoup!» s'exclama vivement Elias alors qu'il refermait la porte de son casier. Il porta son attention sur les alentours, entendant les élèves murmurer sur l'absence de Lydia au bras de Whittemore, ce qui était extrêmement rare.
«Quand tu le dis comme ça, sa ne donne pas vraiment envi. Tu en as fait pour deux, n'est-ce pas mon pote? Tu sais à quel point j'aime ta cuisine!» gémit McCall en lui faisant les yeux de chiots, mais cela n'avait plus aucun impact sur lui à présent.
«Non, je n'en aie fais que pour moi. Il ne te reste que 3 jours à devoir survivre à la cafétéria, tu n'auras qu'à te faire un lunch au début de la rentrée prochaine. Bonne chance pour littérature et histoire, j'ai entendu dire que c'étaient des douleurs dans le cul!» salua le jeune Lund alors qu'il lui faisait un signe de la main par-dessus son épaule et se dirigeait vers sa salle d'examen.
Comme les examens de la veille, il lui fut très facile de les faire, il avait finit avant tout le monde. Pendant qu'il attendait que les autres aient terminés, il planifiait dans sa tête les prochaines étapes de ce qu'il allait faire. À la fin de la journée, il allait se rendre dans une boutique de fleurs deux villes plus loin où il savait qu'il pouvait obtenir de l'aconit bleu, très rare, à un bon prix. Il avait gardé assez d'argent pour cela, ensuite, il le ferait infuser pour l'obtenir le plus pur possible sous forme liquide. Il allait devoir le cacher dans le grenier une fois fait, car il ne voulait pas que son géniteur tombe dessus actuellement et puisse croire que c'était de l'alcool. Bien qu'il n'aimerait rien de moins que le bâtard meurt, il avait encore son utilité.
Sur l'heure du déjeuner, il pu voir le regard inquiet sur plusieurs professeurs qui discutaient entre eux. Ils s'inquiétaient de l'absence de Lydia et avait essayé de contacter ses parents, mais ceux-ci étaient à l'extérieur de la ville et injoignable. Ce qui était un avantage inespéré pour lui car plus le temps passerait, plus le risque de remonter jusqu'à lui serait nul. Pas qu'il est laissé le moindre indice, il s'était assuré qu'il ne restait absolument plus rien des restes de Lydia, le peu qu'il restait du moins, puis il avait refermé le trou avec la terre, ne laissant aucune trace de son passage. De sa place stratégique dans la cafétéria, il pouvait voir les réactions de chacun à l'absence de la reine des abeilles. Plusieurs étaient soulagés, d'autres heureux de son absence, certains étaient inquiets, mais tous les autres étaient indifférents, incluant Whittemore, le petit ami. Lorsque McCall prit place devant lui, il du lui frapper la main lorsqu'il tenta de prendre l'autre moitié de son sandwich.
«Hey! Tu pourrais partager mon pote, après ce que tu m'as dis ce matin! En plus, tu ne manges jamais autant, donc je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas avoir l'autre moitié de ton sandwich!» s'écria vivement Scotty indigné de ce voir refuser ce qu'il voulait.
«Je ne mangeais pas autant avant parce que je ne supportais pas que les autres me regarde manger, cela me coupait l'appétit. As-tu oublié que je peux aisément manger mon poids en frites frisées lorsque l'envie me prend? J'ai assez d'appétit maintenant pour tout manger, puisque je ne me soucie plus de ce que les autres pensent. Et c'est très mal élevé d'aller piocher dans la nourriture des autres sans le demander. Et je crois me souvenir t'avoir dit ce matin que je n'en aie fais que pour moi et que tu n'aurais qu'à commencer à te faire tes propres lunchs au début de la prochaine rentrée. Je n'aime pas me répéter. Ce n'est pas parce que nous sommes amis Scott que tu peux agir comme si qui était à moi était à toi.» dit sévèrement Elias alors qu'il prenait sa deuxième moitié de sandwich et mordait dedans, se retenant de gémir de bonheur à la saveur. McCall avait le visage rouge de colère, comme un gamin à qui on avait retiré son jouet. Celui-ci se leva brusquement avec son plateau.
«Je ne te reconnais plus Stiles! Tu as changé et pas pour le mieux! Jamais tu ne m'aurais parlé comme ça avant! Tu partageais toujours tout avec moi, nous faisions tout ensemble! Mais si tu es pour agir comme ça, je n'ai pas envi d'être ton ami!» grogna Scotty en colère, espérant le faire changer d'idée et s'excuser.
«Et bien il est peut-être temps de se faire d'autres amis. J'ai toujours partagé avec toi ou j'ai toujours dit oui à ce que tu voulais faire parce que j'avais peur que si je te disais non, tu ne serais plus mon ami. Et j'ai maintenant la preuve que ma peur d'autrefois était fondée. La seule différence Scotty, c'est que maintenant, je n'en aie rien à faire que tu ne sois plus mon ami, je n'ai plus peur de la solitude. Je ne me soucie pas de ton opinion, de ta présence, de tes choix ou tout ce qui pourrait te concerner. J'en aie finis d'être le paillasson de tout le monde et de faire passer tout le monde devant mon bonheur et mes envies. Je fais ce que je veux à présent. Passe une bonne vie McCall et assures-toi de ne pas être sur mon chemin.» termina Elias alors qu'il reportait son attention sur son repas. McCall sortit en fulminant de la cafétéria, sous le regard de tous les autres élèves qui étaient sous le choc de voir le duo se briser. Ils avaient toujours cru qu'ils allaient être inséparable, mais il semblait que le jeune Stilinski en avait eu assez de se traîner un boulet.
Le reste de la journée se passa merveilleusement bien pour Elias. Il s'était finalement départi de son boulet, même s'il savait que Scotty allait aller se plaindre à sa maman chérie et qu'elle allait se plaindre à son père qui allait vouloir avoir une discussion avec lui sur la manière dont il avait parlé à Scotty et qu'il devrait réparer ce qu'il avait brisé entre eux. Son géniteur avait toujours préféré McCall à lui, était-ce parce qu'il agissait plus comme il aurait voulu qu'Elias soit? Le jeune Ravenstag soupçonnait que la vraie raison était que McCall n'était pas le fils de Claudia Lund, un perpétuel rappelle de la femme qu'il avait perdu bien avant sa mort quand la maladie avait été à son apogée.¸
Encore une fois, il ne s'en souciait plus. Bien assez tôt, il allait foutre le camp de cette maudite ville et ne jamais y remettre les pieds. Lorsque la cloche sonna la fin des cours et des examens, Elias se leva rapidement et parti précipitamment vers son camion, il avait 1h30 de route à faire pour atteindre la fleuriste avant la fermeture. Ce fut vers 18hrs qu'il rentra à la maison, heureux de constater que le shérif n'était toujours pas rentré, mais cela ne saurait tarder, alors il s'empressa de rentrer ses achats pour commencer à infuser l'aconit. Il installa le tout dans le grenier, loin des yeux du shérif, puis il descendit se faire à manger, un morceau de choix grillé dans la poêle, avec du beurrer et des fines herbes, accompagné d'une salade fraîche avec des figues. Il fit une réduction avec du vin rouge et les résidus de la viande restante dans la poêle, créant une sauce riche de saveur qui allait accompagner à merveille la viande.
Il s'installa pour son repas avec une coupe de vin rouge. Bien qu'il était techniquement un adolescent, il était un adulte en réalité, un adulte qui appréciait les bons vins et avait des goûts de gourmet. Il espérait pouvoir savourer son repas jusqu'au bout en paix avant que l'autre ne rentre à la maison. Il ne voulait pas avoir cette discussion avec lui, surtout qu'il aurait eu un verre ou deux dans le nez avant de quitter la gare, pour se donner du courage. Elias avait prévu de ne rien faire cette fois-ci, pour aider son géniteur comme il l'avait fait par le passé, laissant des notes et des post-It sur ses dossiers pour lui indiquer le chemin à suivre. C'était ce qui l'avait aidé à garder son travail malgré l'alcool, après tout.
Finalement, Elias termina son repas en paix et se préparait à monter se doucher puis se coucher lorsque la voiture de patrouille se gara dans l'allée. Le jeune cerf soupira et continua son chemin quand même, souhaitant que l'autre soit trop fatigué et alcoolisé pour avoir une discussion avec lui. Dieu ne semblait pas être avec lui sur ce coup-là.
«Stiles!» s'écria le shérif en entrant dans la maison, clairement pas de bonne humeur.
«Oui?» répondit Elias de façon la plus neutre possible.
«J'ai eu Melissa au téléphone, Melissa, qui m'a appelé au poste pour me dire que tu avais été méchant avec Scott aujourd'hui, lui parlant de façon odieuse et disant que tu voulais avoir d'autres amis! Qu'est-ce qui te prend gamin?! Scott et toi êtes amis depuis toujours! Ce n'est pas une façon de traiter ses amis!» s'écria Stilinski qui avait clairement bu vu l'odeur qui agressait l'odorat surdéveloppé d'Elias.
«Scott n'a pas aimé que je lui dise non pour partager mon lunch de se midi alors que j'en avais fait assez que pour moi. J'ai prit pour acquis que Scott allait manger à la cafétéria comme d'habitude. Il n'a pas aimé non plus que je lui aie rappelé que je lui avais dis ce matin que je n'en avais assez que pour moi. Malgré cela, il a tenté de voler la moitié de mon sandwich sous mes yeux comme si cela était parfaitement normal qu'il pouvait se servir sans mon accord. C'est lui qui c'est mit en colère contre cela, disant que si je devais agir de la sorte, il ne voulait pas être mon ami, ce à quoi j'ai été d'accord en ajoutant que nous devrions se faire d'autres amis.» expliqua calmement Elias. Sa réponse ne semblait pas plaire au shérif qui répliqua à nouveau.
«Tu aurais pu partager bon sang, ce n'est pas comme si tu serais mort de faim avec juste la moitié d'un sandwich tout de même et Scott aurait certainement partagé une partie de son plateau repas avec toi!» répliqua le shérif.
«Pourquoi dois-je être obligé de partager quand personne ne le fait avec moi? Et Scott n'aurait certainement pas partagé avec moi, il ne le fait jamais, pas que j'aurais accepté de toute manière puisque je ne veux plus manger les ordures de la cafétéria, je veux vivre longtemps, pas finir avec un putain de cancer qui me ronge!» dit froidement Elias, ce qui fit reculer son géniteur un peu sous le choc.
«Stiles, tu as toujours partagé, tu n'as jamais eu de problème avec cela avant. Ce n'est toujours pas une raison pour avoir repoussé Scott comme tu l'as fait!» ajouta le shérif un peu moins solide dans ses paroles
«Et pourquoi Scott est soudainement important hein? Pas que tu te sois intéressé à ma vie depuis la mort de maman. Tu as préféré te perdre dans l'alcool au lieu de t'occuper de ton fils. Je me suis élevé, je me suis nourris, j'ai fais les courses parce que tu oubliais de les faire. Le ménage ici, c'est moi qui le fais, pas toi. JE fais l'entretien extérieur de la maison, JE m'assure que les factures sont payées avant la date limite, JE fais le foutu lavage dans cette maison, tes vêtements n'apparaissent pas comme par magie dans tes tiroirs ou ton garde-robe! Je fais tout cela et est-ce que je reçois un simple merci pour tout ce que je fais ici? NON! Rien, que dalle, juste de la bonne vieille indifférence!»
«Mais quand ton plan cul t'appelle pour te dire que son fils chéri souffre parce que je lui aie dit ses quatre putains de vérités en pleines face, tout d'un coup tu te rappelles de mon existence et tu viens me faire la morale! J'en aie marre d'être le paillasson de tout le monde, de toujours devoir faire passer tout le monde avant moi comme si je n'étais pas important, mais je le suis. JE LE SUIS! Je suis le fils de Claudia Lund et à ses yeux, j'existais et j'avais de la valeur. Je serai aussi égoïste que je le voudrai à partir de maintenant. Fais-nous une faveur et oublie à nouveau mon existence. Il me reste 2 ans à tirer dans ce trou de merde avant de foutre le camp d'ici pour toujours. Va jouer la famille heureuse avec les McCall et oublie-moi.» termina froidement Elias avant de monter à l'étage pour s'enfermer dans sa chambre. Cela lui faisait tellement de bien d'avoir pu libérer sa colère sur son géniteur. En espérant qu'il allait faire comme s'il n'existait pas à nouveau.
Le shérif resta là, sous le choc des paroles de son fils. Son fils… un fils qu'il avait oublié, mit de côté. Pire, il l'avait relégué comme un simple meuble de la maison. Il lui avait été plus facile de boire et passer des heures supplémentaires au bureau ou trouver du réconfort dans les bras de Melissa quand le besoin se faisait sentir, que de rester dans la même pièce que son fils qui lui rappelait tant sa femme décédée. Et à présent? Son fils le détestait et voulait être le plus loin possible de lui et de la ville qui l'avait vu naître. C'était sa faute, il avait détruit leur relation et en plus, il avait prit le partie de Scott sans même une pensée. Mais en se remémorant les moments entre Scott et son fils, il s'avoua tristement que le gamin McCall avait toujours prit à son fils, souvent avant même de demander s'il le pouvait, il se l'appropriait tout simplement et Stiles… laissait faire pour ne pas perdre son seul ami.
Noah se laissa tomber sur le canapé du salon, découragé, se disant que Claudia le castrerait dans l'au-delà sachant ce qu'il avait fait à leur fils. Il regarda autour de lui et remarqua finalement l'absence des consoles de jeux, ainsi que les jeux et dvd préférés de son fils. Tout était vide, dépourvu de vie. Comment n'avait-il pas remarqué? Puis il porta son regard vers l'allée où sa voiture était garée et porta une attention particulière au camion garé à côté. L'absence de la jeep était d'autant plus écrasante alors qu'il réalisait que son fils avait du s'en séparer, faute de pouvoir la faire correctement réparer. Son fils avait-il vendu ses affaires qui avaient de la valeur pour lui afin de pouvoir s'acheter un véhicule plus sécuritaire qui lui permettrait de continuer à être indépendant?
Comment pourrait-il espérer avoir à nouveau une sorte de relation avec son fils après tout cela? Après tant d'années d'abandons? S'il laissait les choses continuer ainsi, il n'arriverait jamais à obtenir le pardon de son fils et il allait le perdre pour toujours. Il devait arranger les choses, il ne pouvait pas le perdre comme il avait perdu Claudia. Et la disparition de la jeune Lydia Martin qui n'aidait pas ses affaires, les parents avaient finalement été rejoint et ils étaient furieux que la police n'est aucune information et n'est rien fait plus tôt pour rechercher leur fille. Le shérif soupira en regardant au plafond, essayant de planifier la marche à suivre pour retourner dans les bonnes grâces de son fils. Il ne se doutait pas un instant que tout ce qu'il ferait serait voué à échec, car il avait déjà perdu son fils et que celui-ci n'avait aucune place dans son cœur pour le pardon. Noah Stilinski était mort pour Elias depuis longtemps.
Le lendemain matin, lorsqu'Elias rentra de sa course matinale, quelque chose qu'il avait commencé à faire après s'être transformé en Ravenstag, il découvrit avec surprise que la voiture de patrouille était toujours là, pire, lorsqu'il entra dans la maison, il sentit l'horrible odeur du bacon graisseux et des œufs trop cuits. Quelque chose qui avait le dont de lui lever le cœur plus qu'autre chose. Il entra dans la cuisine et vit son géniteur derrière des fourneaux, massacrant ses pauvres poêles neuves et sa spatule à poisson.
«Oh tu es debout, bien, je nous aie préparé le petit-déjeuner. Viens manger.» dit le shérif avec un sourire un peu forcé, essayant de se montrer accueillant.
«Je n'ai pas faim, merci. Je vais aller prendre une douche pour ne pas être en retard pour mes examens.» répondit Elias en se retournant pour monter à l'étage.
«Stiles attends… tu avais raison. Je ne t'ai jamais remercié pour tout ce que tu avais fait ici, ni aucun de tes efforts. Je me suis plongé dans l'alcool car la douleur de la perte de ta mère était trop dure supporter, mais dans le processus, je t'ai abandonné et tu n'aurais aucune raison de me pardonner. Mais je veux essayer Stiles, je veux arranger les choses et j'essaie en ce moment d'avoir notre premier petit-déjeuner ensemble depuis bien trop longtemps.» supplia pratiquement le shérif. Elias se retourna, le regard suspicieux.
«Si tu veux essayer, commence par m'appeler par mon prénom, Elias. Et avant que tu ne poses la question, j'ai envoyé une demande de changement de nom il y a plusieurs jours, j'attends la réponse sous peu. Ce n'est pas parce que je change mon prénom que j'oublie maman et le prénom qu'elle m'a choisit, mais soyons honnête, ce prénom me causait plus de problème qu'autre chose. Et tu ne l'aurais pas remarqué, mais je ne mange plus de bacon ou les aliments trop gras car ils irritent gravement mon estomac. Mais merci pour la pensée. Je dois vraiment aller prendre cette douche, je suis couvert de sueur et je dois encore préparer mon lunch avant les examens.» dit de façon neutre Elias qui ne laissait pas paraître ses émotions. Le shérif sembla déçu, mais comprenait. Il n'avait pas porté attention à son fils, donc il n'aurait pas remarqué que son alimentation avait changé.
«Je comprends Sti… Elias, je ne te retiendrai pas, mais… accepterais-tu que nous dînions ce soir ensemble? Je te laisserai préparer le repas pour qu'il soit selon tes nouveaux besoins.» demanda faiblement Noah à son fils. Le jeune cerf le jaugea un instant, se demandant si cela valait la peine de jouer la comédie le temps qu'il devait encore vivre ici. Il n'avait pas le choix en la matière, il devait donner le change, ne pas trop provoquer de remous avant son départ et éviter de se faire prendre. Surtout s'il voulait continuer à se nourrir des habitants de cette ville.
«D'accord pour ce soir, je préparai le repas. Bonne journée au travail.» dit Elias en partant rapidement. Il savait pertinemment que son géniteur ne serait pas là pour le repas du soir, avec la disparition de Lydia, mais aussi à cause de ses problèmes d'alcools. Il pouvait sembler se repentir, mais il le connaissait, il savait qu'il ne pourrait pas résister à la bouteille et y boirait volontiers lorsque le stress de l'affaire sera trop dure pour lui.
Comme prévu, à la fin de la journée, après une journée d'examen et un McCall tout aussi boudeur et rancunier qui le regardait de loin, Elias s'était préparé un délicieux repas pour une personne, du foie avec légumes grillés et son géniteur ne montra pas le bout de son nez. Elias ricana doucement en humant le parfum du vin qu'il avait choisit pour accompagner son repas, Noah Stilinski était si prévisible. Il allait servir son temps, ensuite, il le laisserait derrière comme il l'avait fait par le passé. Il savoura son repas tranquille, de la musique classique jouant en arrière plan. Il ne restait plus qu'une journée d'examen, ensuite ce serait le dernier jour sur Terre pour Peter Hale et il avait hâte d'y être.
Et voilà le deuxième chapitre! J'aime la version sombre d'Elias, cela change beaucoup de ce que j'ai l'habitude de lire. Je suis impatient de savoir la manière dont s'y prendra Elias pour Peter. Quel genre de travail il trouvera? Est-ce qu'Elias mettra Danny dans son lit pour soulager ses besoins sexuels? Il y a tellement de questions!
