Hey tout le monde!

Voici la suite de cette histoire, j'adore l'écrire, c'est fou! J'adore Hannibal, même s'il n'est pas encore arrivé dans l'histoire, il arrivera bientôt, ne vous inquiétez pas!

Je suis toujours entrain d'écrire la suite de Nigthmare Death's, il me prend un peu plus de temps, car je dois un peu ralentir les choses entre Théo et Rigel, après tout, ils n'ont que onze ans, du moins Théo, alors que Rigel est comme un adulte piégé dans le corps d'un enfant.

Enfin bref, je vous souhaite une bonne lecture, au plaisir de lire vos reviews, j'adore vous lire! Et merci à ceux et celles qui m'en ont écrit!

Je rappelle à tous que cette histoire traite du cannibalisme, donc pour les âmes sensibles, s'abstenir, je ne veux pas de commentaires me disant que je vais trop loin dans mes descriptions ou autres, ceux qui ont vu la série Hannibal savent qu'elle est encore plus gore et sanglante que ce que j'écris. :P

Renard Malin


Le Cerf et la Chair

Chapitre 3

Vendredi arriva rapidement. Sa dernière journée d'examens avait été une répétition de la veille, avec McCall qui boudait et les murmures dans les couloirs à propos de Lydia Martin. Jackson Whittemore ne semblait pas plus affecté par sa disparition, il semblait même légèrement soulagé de cela. Elias riait intérieurement, il n'aurait jamais cru que Whittemore serait soulagé de sa disparition. Il avait pourtant montré un profond attachement pour elle, elle avait réussit à le sortir de son état Kanima et voilà que maintenant, c'était une toute autre histoire. Son absence de réaction avait provoqué la suspicion sur lui, mais faute de preuve, il ne pouvait être accusé de rien.

Alors qu'Elias entrait dans l'hôpital, il se disait qu'il avait eu raison sur ses prévisions. Il n'avait pas revu son géniteur depuis ce fameux matin. Elias songeait fortement à faire une demande d'émancipation pour pouvoir vivre de ses propres moyens, après tout, il s'était souvenu où se cachait la fortune Hale. Mais ensuite, il se ravisa, ne voulant pas devenir suspicieux aux yeux des autres. Et puis, il avait une certaine sécurité en restant dans la maison du shérif. Qui, saint d'esprit, irait soupçonner le fils du shérif de meurtre et de cannibalisme? Personne. Il avait véhiculé une image d'adolescent mal dans sa peau, hyperactif et soucieux du bien-être de son père. Mais même s'il restait dans la maison du shérif, il allait quand même aller récupérer la fortune après avoir fait ce qu'il avait à faire ici.

Elias, passant inaperçu dans les couloirs, se rendit jusqu'à la chambre de Peter Hale. Heureusement pour lui, il se trouvait assit sur sa chaise roulante devant la fenêtre, dos à la porte. Le jeune cerf avait mit du parfum fort exprès pour tromper les sens du loup afin qu'il ne découvre pas sa nature. Il s'approcha doucement après avoir fermé la porte derrière lui, préparant la seringue d'aconit. Il n'avait qu'une seule chance avant que l'autre ne réagisse à sa présence et le considère comme une menace. Avec une vitesse impressionnante, il arriva rapidement derrière Peter et planta la seringue dans sa jugulaire en même temps d'attraper sa mâchoire pour l'empêcher de crier. Hale sursauta vivement et essaya de se débattre, mais l'aconit faisait déjà son effet.

«Tu sais Peter, dans ma chronologie d'origine, tu as causé beaucoup de problèmes, beaucoup d'emmerdes pour quoi au final? Rien du tout. Tu as été tué, puis ressuscité, tu es revenu affaiblie pour ensuite te rallier à ton ennemie Kate Argent que tu avais accidentellement transformé en jaguar-garou afin d'espérer redevenir un alpha. Je ne peux pas laisser tout cela arriver à nouveau. J'ai des projets beaucoup plus importants que de rester piégé dans cette ville de merde plus longtemps que nécessaire. Adieu Peter Hale, tu ne sauras jamais qui t'aura tué enfin de compte.» murmura Elias au creux de l'oreille de l'alpha. Savourant la douleur que le loup ressentait. Dommage, la chair humaine de loup-garou était si savoureuse, mais il devait accepter de laisser tomber la récolte. Il avait déjà une autre victime en tête pour cela. Il en profita pour arracher les griffes du loup partiellement transformé, il allait en avoir besoin pour ouvrir le caveau des Hales.

Bientôt, Peter Hale rendit son dernier souffle dans la douleur, les veines noires bleutées qui avaient envahis son corps disparaissant avec son décès et il retrouva une forme complètement humaine. Heureusement pour Elias, il n'était pas relié à un moniteur cardiaque, sinon les infirmières auraient accourut dans la chambre. Il replaça le corps dans sa position d'origine avant qu'il ne le tue, puis quitta la chambre discrètement sans se faire remarqué à nouveau. Le jeune cerf avait eu la brillante idée d'emmener avec lui un brouilleur qui empêchait les caméras de sécurités de le filmer, ne laissant qu'un écran noir lorsqu'il arrivait près d'une caméra. Il ne voulait pas prendre le risque d'être retracé de quelque manière que ce soit.

Il quitta l'hôpital rapidement, il devait encore chasser une nouvelle proie pour son repas du soir. Il avait terminé les restes de son ancien béguin pour son petit-déjeuner et il mourrait d'envie d'un bon steak pour ce soir. Elias se rendit là où il savait qu'il trouverait sa nouvelle victime choisie. Son professeur hautement détesté, Harris. Il savait que celui-ci n'assisterait pas à la dernière journée, laissant la surveillance des élèves à ses collègues afin de pouvoir rester chez lui et boire jusqu'à s'évanouir. L'alcool avait tendance à attendrir la viande avait-il rapidement découvert dans sa chronologie précédente. Son professeur habitait dans une maison un peu isolé, avec un voisinage pratiquement absent. Ses tendances recluses n'étonnaient guère le Ravenstag qui imaginait mal son professeur avoir une vie de famille épanouie.

Il gara son camion derrière la maison dans les bois, à une cinquantaine de mètres, puis, munit de son équipement, il se rendit à pied chez Harris. Une fois arrivé, il regarda par la fenêtre qui menait directement dans le salon. Comme prévu, il y avait des cadavres de bouteilles de whiskey au sol et son professeur était éteint comme une lumière dans son fauteuil, en simple caleçon puisqu'il faisait chaud aujourd'hui. Bien, cela allait rendre facile la cueillette. Il entra facilement dans la maison, puisque l'idiot n'avait pas verrouillé la porte arrière, puis se rendit jusqu'à sa victime. Il était là, reposant innocemment dans son fauteuil, la bave aux lèvres, ronflant comme un tracteur de ferme. Il ne se doutait pas un instant de ce qui allait se passer. Elias fit le tour pour se trouver derrière l'homme. Il ne pouvait pas poignarder le connard au risque de laisser des indices. Non, il avait aménagé la cave de la maison de son géniteur afin de pouvoir prélever en paix ce qu'il avait besoin et il avait aussi prévu un système rudimentaire pour se débarrasser des restants des corps après.

Munie de son câble en acier dans ses mains, il l'enroula vivement autour du cou de sa proie, l'étouffant avec force. Celui-ci tenta de se débattre, mais avec la quantité d'alcool qu'il avait ingéré, il était aussi faible qu'un ver. Bientôt, il arrêta de se débattre et son corps s'affaissa, mort. Satisfait, Elias souleva le corps d'Harris et le balança sur son épaule. Il sortit par l'arrière où il n'y avait aucun voisin et rejoignit son camion où il cacha le corps à l'arrière couvert d'une bâche noire pour éviter les soupçons. Puis il quitta les lieux aussi vite qu'il était venu. Elias était fier de lui d'avoir pensé à vider le garage afin de pouvoir garer son camion à l'intérieur et sortir les corps qu'il allait ramener discrètement. Pas que son géniteur se souvenait de ce qu'il y avait dans le garage, des babioles, des déchets et autres affaires hautement inutiles qui avaient finis à la poubelle.

Lorsqu'il arriva chez lui, il ouvrit la porte du garage avec la télécommande et alla stationner son véhicule à l'intérieur. Il referma la porte du garage rapidement afin de pouvoir commencer à dépecer le corps. Il avait un temps limite avant que la viande ne commence à perdre son attrait. Rapidement, il déchargea le corps et l'emmena dans le sous-sol pour le préparer. Il avait installé l'endroit de façon à ce qu'il soit stérile et propice à ce qu'il allait faire. Plusieurs heures plus tard, sa viande préparée et emballée sous-vide dans son congélateur, Elias se détendait devant le foyer en pierre du jardin où il regardait les flammes danser. Il regardait les os d'Harris calciner dans les flammes, sachant qu'une fois que la moelle serait détruite et les os complètement sec, il allait pouvoir les réduire en poudre et l'utiliser comme engrais dans le jardin qu'il comptait faire.

Il appréciait l'avantage de vivre dans une maison où il n'y avait aucun voisin en arrière, juste la forêt. Ainsi, il avait une certaine intimité, surtout avec la clôture haute de 2 mètres et demi qui empêchait les voisins chaque côtés de mettre leur gros nez dans ses affaires. Ce fut près de l'heure du repas du soir que les os furent prêts et il éteignit le feu avant de remettre les os dans le sceau en métal et de rentrer dans la maison pour les ramener au sous-sol. Il s'en occuperait durant le week-end. Pour l'instant, il avait si faim. Elias se prépara un morceau de steak de choix, accompagné d'une salade verte et de figues avec une réduction de vin rouge. Il choisit avec précaution son vin pour accompagner son plat avant de s'installer à table et savourer son repas.

Elias gémissait pratiquement de plaisir à la première bouchée. C'était si bon! Il savait que son ancien moi aurait été dégoûté, horrifier parce qu'il était devenu, mais celui qu'il était maintenant ne faisait que savourer l'instant présent et le plaisir que cela lui procurait, sans aucune culpabilité. Après tout, son espèce avait été créée pour contrôler la croissance de l'espèce humaine. Il y avait beaucoup trop d'humains sur Terre et trop peu de Ravenstag pour contrôler cela. Il espérait trouver un compagnon comme lui, sinon au moins qu'il pourrait transformer en ce qu'il était. La méthode était encore obscur, il ne la connaissait pas, mais il savait que les couples de Ravenstag, surtout deux mâles, l'un dominant, l'autre soumis, avait tendance à avoir de nombreuses portées. Il voulait qu'il y en ait plus de son genre, avoir ses propres enfants.

Le jeune cerf rangea la cuisine une fois son repas terminé et alla se préparer pour la dernière chose sur sa liste à faire avant d'aller se coucher. Voler les titres de propriétés des Hale qui allaient lui rapporter des millions. Il avait du attendre la nuit tombée et que l'école soit vide pour pouvoir aller les récupérer, puisque l'entrée du caveau se situait sous le panneau du Lycée de Beacon Hills. Il s'assura d'avoir les griffes qu'il avait arraché au loup avec lui, car s'était grâce à elles qu'il allait pouvoir ouvrir la porte. Il quitta la maison, soulagée de l'absence de son géniteur, il aurait eu du mal à expliquer pourquoi il sortait à cette heure.


Elias se réveilla le lendemain matin en pleine forme. Récupérer les titres de propriétés avait été un jeu d'enfants, il n'avait plus qu'à les vendre, puis à faire virer l'argent sur le nouveau compte bancaire qu'il avait ouvert sous son nouveau nom, même s'il n'avait pas encore reçu la confirmation de son changement de nom. Avec cela, il allait pouvoir planifier encore mieux son avenir une fois le lycée terminé. Il ne serait pas impossible qu'Elias décide de passer les examens finaux pour obtenir son diplôme beaucoup plus tôt s'il en avait marre plus tôt que prévu. Il aurait aimé voir la tête de Derek Hale lorsque celui-ci découvrirait que toute la fortune de sa famille avait disparu, sans rien lui laisser. Il rigola tout seul dans son lit en imaginant la scène. Derek Hale avait presque entièrement perdu sa famille, la seule personne qui lui restait était Cora, mais il ne le savait pas, donc il croirait dure comme fer qu'il était seul au monde et il allait être anéanti en découvrant le caveau entièrement vide.

Se frottant le visage, il soupira de bonheur. Lydia était de l'histoire ancienne, il n'aura pas à endurer Harris pour les deux prochaines années et sa liste d'épicerie pour la viande s'agrandissait de jour en jour. Il savait qu'à un moment il allait devoir chasser dans les villes voisines pour ne pas attirer trop l'attention sur les disparitions. Après tout, Beacon Hills n'était pas une si grande ville. Déjà que la disparition de Lydia faisait sensation. Elias s'avouait que la richesse de ses parents aidait beaucoup à l'importance médiatique de sa disparition, mais bientôt, les gens passeraient à autre chose, tel était la nature humaine. Une nouvelle plus fraîche, plus sanglante prendra sa place et elle allait être oubliée.

Aujourd'hui, il allait s'accorder une journée de détente, prendre soin de son corps, faire une fournée de pain frais pour la semaine, écouter de la musique et manger un bon repas. Il songea à de la truite arc-en-ciel et des fruits de mers. Pour faire changement, bien qu'il ait besoin de la chair humaine, son estomac acceptait aussi le poisson ou les fruits de mers, mais pas la volaille. Elias regarda l'heure sur son cadran. 8h15. Il y avait longtemps qu'il avait dormi aussi longtemps. Il fronça les sourcils lorsqu'il entendit la porte d'entrée claquer. Il était curieux que son géniteur soit de retour, il était plus probable qu'il rentre le dimanche, pas le samedi. Pourquoi était-il de retour? Il traça le chemin du shérif à l'ouïe, celui-ci s'arrêtant devant sa porte et cognant trois coups.

«Sti… euh Elias? Tu es réveillé?» demanda le shérif d'une voix fatiguée.

«Oui, je suis réveillé.» répondit platement Elias qui ne voulait faire aucun effort pour apaiser la culpabilité de son géniteur.

«Je suis désolé d'avoir manqué notre souper, une pile de dossier est arrivé sur mon bureau, sans compter les recherches de cette adolescente disparue, je n'ai pas arrêté.» répondit Noah Stilinski semblant sincèrement navrée. Elias leva les yeux au ciel.

«Dis plutôt que tu t'es encore saoulé au bureau et que tu as complètement oublié jusqu'à ce qui soit temps de rentrer à la maison.» pensa amèrement le jeune cerf qui avait déjà eu son lot d'excuses toutes faites de la part de son géniteur.

«Pas grave, je suis habitué.» répondit le Ravenstag d'une voix blasée, s'étirant à nouveau avant de se lever.

«Tu ne devrais pas y être habitué fils, je suis vraiment désolé de mon comportement. Mais j'ai pris congé pour aujourd'hui, je veux passer la journée avec toi pour me rattraper.» ajouta rapidement le shérif.

«J'avais des choses de prévus pour aujourd'hui, mais je veux bien prendre le petit-déjeuner avec toi avant de partir.» décida Elias qui devait quand même tendre une carotte à son donneur de sperme. Le shérif soupira, déçu, mais comprenait.

«D'accord, je te laisse cuisiner pour que tu puisses manger quelque chose selon ton nouveau régime. Je vais prendre une douche et te rejoindre après.» termina le shérif avant de partir pour prendre une douche.

Elias soupira, adieu à sa journée détente, il allait devoir quitter la maison pour donner l'impression qu'il avait vraiment des trucs de prévus. Il s'habilla rapidement avant de descendre et attraper des saucisses maisons dans le congélateur et de commencer un petit-déjeuner classique, la seule différence étant la saucisse à la chair humaine et les fruits frais au lieu des toasts. Son géniteur ne ferait aucune différence, tant que c'était de la viande, il le mangerait. Il espérait sincèrement que celui-ci ne serait pas à nouveau présent régulièrement, car alors il allait devoir lui acheter sa propre viande afin de ne pas vider ses réserves trop rapidement. Son donneur de sperme arriva au moment où il finissait de tout mettre sur la table, du café pour le shérif, sa tasse de thé vert pour lui.

«Sa sent très bon fils, je suis certain de me régaler.» complimenta le shérif, même s'il nota avec déception qu'il n'y avait pas de toasts pour accompagner ses œufs miroirs.

«Merci, bon appétit.» répondit Elias de façon neutre avant de commencer à déguster son repas, alors que son père montrait ses mauvaises manières et démolissait son assiette comme un cochon. Elias retint un air de dégoût à cela. Il détestait les gens grossiers. Après un moment, la bouche encore à moitié pleine, le shérif décida de poser des questions.

«As-tu parlé à Scott depuis votre dispute. Je suis certain qu'il s'en veut que les choses aient dégénéré ainsi entre vous deux.» tenta le shérif pour faire la conversation.

«Non, je n'ai pas parlé à cet idiot depuis qu'il m'a reproché d'avoir changé. Il me regarde de loin avec un air boudeur, attendant que je fasse le premier pas et m'excuse. Je n'ai pas à m'excuser d'ailleurs. J'ai décidé d'agir en adulte et de maturé, pas lui. Il n'y a rien à ajouter, notre amitié est morte.» déclara Elias avec une voix neutre. Il ne voulait plus parler de cet idiot, s'il ne prenait pas de la médication pour ses poumons et ses allergies, il l'aurait dépecé et prélevé sa chair pour s'en nourrir.

«Oh, même si je me disais qu'après une si longue amitié, les choses pouvaient peut-être s'arranger, c'est ta vie et si tu dis qu'entre lui et toi c'est fini, alors d'accord. Donc, des projets pour l'été?» demanda son géniteur, cherchant clairement à faire la conversation.

«Je vais me trouver un emploi d'été pour ramasser de l'argent pour après le lycée. Je vais continuer à travailler à temps partiel après les cours, car plus j'aurai d'argent de côté, moins ma dette d'études sera élevé.» dit le Ravenstag qui avait hâte que cette conversation se termine au plus vite. Il voulait être loin pour la journée.

«As-tu commencé à chercher dans quel université tu veux postuler?» questionna le shérif qui voulait désespérément rattraper son fils. Elias soupira intérieurement.

«Et voilà, nous y sommes.» pensa le jeune cerf alors qu'il levait les yeux de son repas maintenant terminé.

«Je n'irai pas à l'université. Je compte entrer dans une école de cuisine et ouvrir ma propre boulangerie.» répondit Elias qui voyait déjà la réaction de son père s'afficher sur son visage.

«Mais…mais…mais… tu as toujours rêvé d'entrer dans les forces de l'ordre! Entrer à l'université en criminologie et être sélectionné par Quantico et entrer dans le FBI! Tu en parles depuis des années! Et maintenant tu dis que tu ne veux plus le faire et être un simple boulanger? Qu'est-ce qui se passe avec toi!» s'écria Noah sous le choc et furieux que l'avenir brillant de son fils se réduise à presque rien. Elias lui jeta un regard froid et répond en se levant.

«La preuve que tu n'as pas été présent ses dernières années, père. Je ne me suis plus intéressé à cela depuis plusieurs mois. J'ai découvert une passion pour la cuisine, en particulier la boulangerie. Je n'ai pas envie d'être coincé dans un travail peu gratifiant et redondant, avec juste l'espoir de futures promotions ou d'une enquête qui me propulserait au plus haut, finissant comme un bureaucrate minable derrière son bureau pour finir ses dernières années avant la retraite. Je ne veux répondre à personne d'autre que moi-même, être mon propre patron. Mais je ne veux pas ouvrir un restaurant où j'aurais potentiellement des clients mécontents, je préfère ouvrir ma propre boulangerie, offrir mes produits, rendre heureux les gens et les faire sourire. Ne pas voir la mort en m'endormant le soir, merci beaucoup. La conversation était intéressante père, mais j'ai d'autre endroit où être.» termina Elias en déposant sa vaisselle dans le lave-vaisselle, puis quittant la maison rapidement. Il comptait aller vendre les titres de propriétés et puis peut-être obtenir se tatouage qu'il voulait depuis longtemps.

Noah soupira en entendant la porte d'entrée claquer. La conversation n'avait pas été comme il l'avait voulu, laissant ses émotions et ses opinions prendre le dessus et réagir de la mauvaise façon face à l'avenir que son fils avait décidé. Cela lui avait fait mal lorsqu'Elias avait pointé que son manque de connaissance était la preuve de son absence durant toutes ses années et pourtant, il avait raison. Il n'avait pas été un père, il avait été un fantôme. Absent durant les moments les plus importants de son fils, absent quand celui-ci avait été obligé de changer à cause de sa négligence. Comment pouvait-il espérer avoir à nouveau une relation saine avec son fils quand il l'avait si bien bousillé. Il mit sa vaisselle dans le lave-vaisselle et monta à l'étage, curieux de voir l'état de sa chambre, si elle était la même que le salon.

Le shérif ouvrit la porte de la chambre de son fils et réprima un sanglot en voyant l'absence de toute trace de celui qu'avait été son fils. Toute sa collection de Star Wars, envolé, toutes ses BD, ses livres sur le surnaturel, son mobilier d'adolescent, tout avait disparu. Tout ce qu'il voyait était une chambre d'adulte cliniquement propre où tout était à sa place, pour le peu de chose qu'il avait conservé. Il comprenait maintenant d'où venait l'argent pour le nouveau camion, sa collection valant une fortune pour les collectionneurs. Son fils avait vendu tout ce qui le rattachait à son enfance et son adolescence pour se procurer un véhicule plus sécuritaire que la vieille jeep, un véhicule que son père alcoolique, qui dépensait son argent dans l'alcool, ne pouvait lui fournir.

Il referma la porte de la chambre, ne pouvant plus la voir et alla dans sa chambre et s'écroula sur son lit en pleurant. Qu'avait-il fait subir à son propre fils? Au fils de Claudia. Il avait détruit son innocence, le forçant à être un adulte beaucoup trop tôt, l'obligeant à prendre des responsabilités qu'il n'aurait jamais dû avoir sur les épaules à un si jeune âge. Son fils qui avait entretenu la maison, payé les factures comme une ménagère, faisant l'épicerie en volant de l'argent dans son portefeuille pour ne pas mourir de faim quand il oubliait de la faire. Et maintenant, son fils prenait sa vie en main pour ne pas dépendre plus longtemps de lui, pour ne pas à avoir à attendre après son argent pour se payer à manger quand il le fallait. Noah Stilinski réalisait à travers ses larmes qu'il était un échec monumental en tant que parent et que rien de ce qu'il ferait à partir de maintenant ne réparerait jamais les tords qu'il avait causé. Il avait perdu son fils.


Noah a enfin réalisé qu'il ne pourra jamais récupérer son fils. Peut-être l'oubliera-t-il à nouveau et Elias aura la paix pour ses deux prochaines années. Quel genre de tatouage croyez-vous qu'il veut avoir? Et où se fera-t-il tatouer? Je vous laisse deviner! Moi j'ai hâte qu'il croise la route d'Hannibal et comment cela va arriver! J'ai hâte de savoir! À bientôt mes petits monstres!