Salut à tous, j'espère que vous vous portez bien. Merci encore pour vos retours et vos encouragements concernant cette histoire. Particulièrement *Une lectrice*. Cela me fait plaisir et me motive.


Pour être choqué, le vampire était choqué. Il s'était attendu à tous sauf à ça. Comment pouvait-il lui demander une telle chose tout en sachant qu'il nourrissait toujours des sentiments pour son Alpha. De plus, il était marié ! Les mariages, chez eux les vampires, étaient des liens de l'âme. On ne s'en séparait pas comme s'il l'on voulait se débarrasser d'un objet.

- Attends, attends. Dit Takayanagi en se levant. Je suis marié Grimmjow, j'aime mon compagnon malgré ce qu'il me fait traverser. Certes, je lui en veux lourdement pour son indifférence et son comportement abject avec moi, mais je ne peux pas le quitter. Nos âmes sont liées, je suis à lui. Je n'ai pas vraiment le choix.

- Si je te garantissais le fait d'avoir le choix ? Si je te donnais l'opportunité d'avoir une meilleure vie et d'être heureux, me suivrais-tu ? Demanda-t-il de nouveau en se redressant pour passer une main sur sa joue.

- Je ne peux pas. Je...

- Il n'en a plus rien à faire de toi. Fini par dire le métamorphe en le tenant par les épaules. Il t'a jeté après utilisation et pour justifier ses actes dignes d'un lâche, il t'accuse d'évènements qu'il est pleinement conscient que tu n'aurais pas causé. Tu es en exil maintenant, tu te meurs ton seul dans ton coin au point de t'accrocher à un animal pour garder la tête hors de l'eau. Si je n'avais pas été là, qu'aurais-tu fait par sa faute ? Je suis certain que tu n'aurais pas tenu aussi longtemps surtout avec la lettre que cette Alpha irresponsable et sadique t'a envoyer. Alors arrête de courir après un homme qui n'en a clairement plus rien à foutre de toi. Il mène sa plus belle vie avec sa femme et son enfant alors que le vilain petit canard donnerait tout pour avoir un peu d'attention. Jusqu'à quand penses-tu que tu supporteras cette situation ? Tu...

Grimmjow ne put finir sa phrase qu'une gifle vint l'interrompre. Il posa un regard ennuyé sur le bêta dont la colère était parfaitement visible sur le visage. Ce dernier se saisit de son sac et sans lui prêter plus d'attention, prit la direction de sa maison.

- Tu peux fuir la réalité autant que tu veux Takayanagi mais rien dans ta situation ne changera. Je t'offre une vie où tu seras traité comme il se doit. Une vie où tu auras tout l'attention que tu mérites. Dit-il, fixant le vampire qui s'éloignait. Je t'offre mon amour et ma protection alors, prends la décision la plus juste pour toi. Arrête de faire de lui le centre de ton univers.

Le calice accéléra encore le pas pour s'éloigner le plus possible et surtout ne plus avoir à écouter ses paroles blessantes.

- Prends ton temps Takayanagi. Si tu me choisis, tu sais où me trouver ! Je t'attendrais ! Cria-t-il alors qu'il voyait le vampire se mettre à courir.

Nagi courut jusqu'à la maison et les domestiques furent surpris de le voir à la maison si tôt. Il se dirigea automatiquement vers sa chambre et après s'être délesté de son sac, il se laissa tomber sur son lit. Il fixa le plafond pendant de longues secondes, ressassant en boucle les paroles qu'avait dites Grimmjow. Il avait eu le temps de décolérer au cours du trajet et un puissant désespoir le saisit. Le calice savait très bien qu'entre son Alpha et lui, il n'y aurait, sans aucuns doutes, plus rien de particulier. Mais malgré ça, il gardait un petit espoir que ce dernier revienne à lui et que tout cela n'ait été qu'un cauchemar. Il l'aimait toujours, comme il n'avait jamais aimé personne. Les larmes coulèrent sur les joues du bêta qui se tourna sur le côté. Il était peut-être temps qu'il se fasse réellement une raison.

CCC

Quelques jours s'écoulèrent et Nagi n'était plus allé à la cascade. Cela lui manquait de voir sa panthère mais, au fond, il n'avait pas encore digéré les paroles qu'il lui avait dites. Et depuis un moment, la marque de la morsure stipulant son union lui démangeait. Il passait son temps à la gratter et il se sentait un peu faible. Son état n'avait pas échappé longtemps à Ulquiorra qui s'était automatiquement mis à s'inquiéter. Le vampire rassurait celui-ci mais lui-même, cette situation l'inquiétait. C'était la première fois que cela lui arrivait. Et comme les petits problèmes ont tendance à prendre plus d'envergure lorsqu'ils sont ignorés, les simples démangeaisons devinrent, au fil du temps, douloureuses. Sa marque lui faisait mal mais, heureusement, pas à la même intensité au cours de la journée. Takayanagi ne partagea pas cette information avec son donneur ni avec Hanataro qui voyaient bien que le vampire leur cachait quelque chose.

Un jour, alors que le calice marchait dans l'un des couloirs de la maison, il dut se tenir à un mûr et fermer les yeux tant la douleur était intense. Il entendait sa respiration erratique et la soudaine fraîcheur qu'il ressentait lui stipulait qu'il devait être en train de transpirer. Alors, pour éviter d'être surpris dans cet état, il prit sur lui et quitta la maison, passant par son jardin pour s'enfoncer dans les bois. Une fois à une distance raisonnable, il s'assit contre un arbre et massa son cou. Depuis deux jours maintenant, la peau de son cou était rouge et douloureuse. Le vampire pensait sérieusement à faire appel à un médecin. Nagi sursauta lorsqu'il entendit des bruits de pas venir dans sa direction. Il tourna la tête sur le côté et fut à peine surpris de voir Grimmjow s'avancer nonchalamment vers lui.

- Je croyais que tu attendais que je vienne à toi. Fit remarquer le Bêta sans arrêter de masser son cou.

- Je ne suis pas très patient. J'ai dit ça pour ne pas te mettre la pression. Dit la panthère-garou en s'arrêtant face au vampire. Qu'est-ce que tu as ? Demanda-t-il en s'accroupissant.

- Rien de bien fâcheux.

Un éclair de douleur le fit grimacer ce qui interpella le métamorphe qui posa ses yeux sur sa main.

- Tu me laisses voir ? Demanda-t-il en posant un regard sérieux sur lui.

Takayanagi le fixa longuement, pesant le pour et le contre, puis baissa sa main, laissant apparaître sa peau rougi. Le regard de Grimmjow se posa sur son cou et de longues secondes de silence passèrent. Puis, un petit sourire étira les lèvres de la panthère alors qu'une certaine joie se reflétait dans son regard.

- Je vois que tu as finalement compris.

Le vampire fronça les sourcils.

- De quoi parles-tu ?

- Tu es en train de rejeter votre lien. Je n'imagine pas dans quel état tu es en train de mettre ton si « précieux » Alpha. Et malgré cela, il ne revient pas vers toi. Pff, quel imbécile.

- Je t'interdis de l'insulter. Menaça Nagi, les yeux fluorescents. Comment ça je rejette le lien ?

- Tu viens de comprendre que votre histoire n'a plus de lendemain. Il est normal que tu rejettes le lien qui vous lie vu que tu ne sens plus aucune affinité avec ton Alpha. S'il ne revient pas vers toi, vous risquez d'y passer tous les deux. Mais vu que le rejet semble venir de toi, il doit être en train de déguster de son côté. Tch, bien fait pour lui. Dit en s'étirant après s'être relevé.

A la simple idée d'être la cause de la souffrance de Byakuya, la douleur s'intensifia le faisant reposer sa main sur son cou et grimacer.

- Que... que puis-je faire pour arrêter ça ?

- Ce n'est pas à toi d'arranger ce problème. Dit-il dans un sifflement dédaigneux. C'est lui qui est à l'origine de tout ça vu que c'est lui qui a mis de la distance entre vous. Du peu que j'ai entendu de ta part, ton compagnon actuel semble têtu. Je suis presque sûr qu'il ne viendra pas à toi. Il préférera souffrir en silence que de revenir ici et prendre ses responsabilités qu'il a si longtemps négligées. Cela nous laisse une opportunité à tous les deux. Dit-il en mettant les mains dans ses poches.

- Pardon ?

- Votre lien est faible actuellement nous pourrons assez facilement le briser.

- Les liens de l'âme sont impossibles à...

- Tu penses que je t'en parlerais si je n'avais pas une solution. Grogna Grimmjow en lui lançant un regard noir.

Nagi se tut face à cette remarque.

- Nous ne sommes, certes, pas de la même espèce, mais je peux te prendre comme compagnon. Et cela, malgré le fait que tu sois lié mais pour ça il faut que la marque sois assez affaibli pour ne pas que tu souffres trop ou ne meurs.

- Si je comprends bien, tu me proposes une solution qui est susceptible de me tuer.

- Tu es déjà sur cette voie, tout n'est qu'une question de temps. Je veux te sauver et accessoirement me lier à toi car j'ai des sentiments pour ta personne. Et comparé à vous, les vampires, nous n'avons qu'un seul compagnon de vie. C'est pourquoi nous les choisissons minutieusement. Avec moi, tu as la garantie que je n'irai pas voir ailleurs.

Le vampire le regarda longuement puis baissa les yeux.

- Qu'est-ce qui me prouve que tu ne cherches pas juste à me tuer.

L'éclat de rire de son interlocuteur le fit sursauter, le poussant à reporter son attention sur lui.

- Tu penses sérieusement qui si j'avais réellement voulu te tuer je ne l'aurais pas fait plus tôt. Tu n'es qu'un simple Bêta sans capacité au combat. Dès le premier jour, j'aurais pu mettre un terme à ta vie et tu n'aurais même pas eu le temps de tant rendre compte. Conclut-il avant de se rapprocher de lui.

La panthère-garou posa un genou au sol puis passa sa main sur le visage éprouvé du calice.

- La fascination avec laquelle tu m'as regardé, ce jour-là, m'a intrigué. Tu me regardais comme si j'étais une apparition divine. Dit-il avec un sourire tout en caressant sa joue. En rentrant, je n'ai cessé de penser à toi et j'en suis venu à un constat qui ne m'a pas plu au début. Tu es le premier vampire que je n'ai pas envie de tuer. Toutes les fois où nous nous sommes vus n'ont cessé de me conforter dans mon choix de te prendre comme compagnon. Et savoir que tu étais malmené par un incapable me mettait hors de moi. Si j'avais eu ton Alpha sous la patte, je l'aurais sans aucun doute tué. Alors, saisis la main que je te tends Takayanagi, laisse-moi une chance de te rendre heureux.

- Si... si je venais à accepter, est-ce que je... je pourrais amener des personnes avec moi ?

- Qui ?

- Mon donneur. C'est l'humain dont je me nourris. Ajouta-t-il en voyant Grimmjow lui lancer un regard plein d'incompréhension.

- Pas la peine, il y a des humains dans le village dans lequel je suis et l'un d'entre-deux, un ami, a accepté de te nourrir. Au pire, tu pourras te nourrir de moi, cela ne me dérange pas. En venant avec moi, tu débuteras une nouvelle vie. Laisse ce qui appartient au passé au passé.

Le calice baissa de nouveau la tête.

- J'ai... j'ai besoin de temps pour réfléchir. Murmura-t-il, tremblant.

- Bien, je te laisse une semaine.

- Mais...

- Plus le temps passe, plus votre lien vous fera souffrir. Passé ce délai, tu n'auras peut-être plus la force de bouger. De plus, commença-t-il en se penchant pour effleurer les lèvres du vampire des siennes, ça commence réellement à me démanger de ne pas pouvoir te toucher comme je le voudrais. Conclut-il en l'embrassant chastement.

Il se redressa et put apprécier le regard choqué du Bêta avec un sourire aux lèvres.

- Tu penses pouvoir rentrer seul ou tu veux que je te porte une partie du chemin ? Finit-il par demander en posant son regard sur le chemin menant à la maison du vampire.

- Je pense... que je vais rester ici encore un moment. Répondit Nagi en baissant la tête, toujours choqué.

- Bien, je vais y aller alors. Je t'attendrais à la cascade. Si tu ne viens pas d'ici une semaine, je considérerai cela comme un refus de ta part et nos chemins se sépareront. Informa-t-il en s'éloignant. J'espère vraiment que tu accepteras Takayanagi cela me désolerais de devoir t'abandonner mais je ne resterais en aucun cas auprès de toi juste pour compenser la douleur et la frustration que ton compagnon t'occasionne.

Grimmjow quitta les lieux, laissant le calice perdu et sous la merci de la douleur.

CCC

Nagi rentra tard à la maison, pas parce qu'il avait toujours une forte douleur mais parce qu'il n'avait pas vu le temps passer. Une fois dans sa chambre, il prit une plume et une feuille et se mit à écrire. Il avait besoin des conseils de Renji et Rukia. Alors, en précisant bien de ne pas en parler à Byakuya, le calice leur raconta tout, n'omettant aucun détails. Il avait besoin d'avis extérieur. Après avoir fini la rédaction de cette lettre, il en parlerait à Ulquiorra et à Hantaro. Il ne sentait pas la force en lui de prendre cette décision tout seul. Une fois fini, il donna la lettre à Keigo puis se dirigea vers la chambre d'Ulquiorra après avoir appelé Hanataro. Dans la chambre du donneur, il les fit asseoir et comme avec la lettre, il leur raconta tout. Ces derniers l'avaient écouté tout le long sans intervenir et lorsqu'il arrêta de parler, un long silence plâna.

- Vous souffrez en ce moment et vous ne m'en avez pas fait part. Dit le donneur avec une expression colérique.

C'était une première, il n'avait jamais vu son humain en colère et cela le mit mal à l'aise.

- Je comprends pourquoi ces deux derniers jours vous n'avez pas accepté que je sois présent lors de vos ablutions. Dit Hanataro à voix basse.

- J'ose espérer que vous n'accepterez pas la proposition de cet homme ou animal peu importe. Nous ne savons pas d'où il vient et quelles sont ces réelles intentions. Je n'ai jamais eu vent d'une quelconque méthode permettant de briser un lien entre vampires, il va vous tuer. Il profite de votre détresse actuelle pour vous manipuler.

- Par contre, s'il dit vrai cela est une opportunité pour Nagi-sama d'être heureux. Kuchiki-dono ne viendra, sans aucun doute, plus jamais ici. Je préfère le savoir heureux quelque part que de le voir mourir en restant ici.

A la suite de ces paroles, une dispute s'engagea entre les deux humains. Un pour et l'autre contre la possibilité du vampire de rejoindre la panthère-garou. Pendant ce temps, le calice était perdu dans ses pensées, n'écoutant pas la dispute de son donneur avec son ami. Quelques heures plus tard, les deux humains semblaient ne plus vouloir se parler et le vampire était encore plus perdu. Deux jours après, il reçut une lettre de la part de Rukia qui lui annonçait qu'elle viendrait le lendemain. Cela fit monter un peu plus la pression et la douleur de son cou augmentait au fil des jours.

Lorsque Rukia arriva, elle se jeta dans ses bras, lui demandant si cette histoire était vraie et n'était pas le fruit de son imagination. La guida dans un salon et là-bas, lui répéta de vive voix tout ce qu'il lui avait dit dans la lettre.

- Je ne sais pas quoi penser ou quoi choisir, Rukia. Je ne sais pas si je peux réellement lui faire confiance mais je n'en peux plus de continuer sur cette voix. Comment se porte Kuchiki-sama ?

- Il semble malade ces derniers temps, je comprends enfin pourquoi. Je peux essayer de lui en parler et...

- Je ne suis pas sûr qu'il viendra. Et même s'il le fait, j'ai peur de replonger dans cette situation lorsque tout ira mieux. Il m'a déjà tourné le dos, Rukia.

- Je te soutiens depuis que tu es dans cette situation et j'ai remarqué que tu semblais aller mieux depuis que tu fréquentes cette personne. Je ne sais pas s'il est vraiment sincère avec toi mais ce qui est sûr, c'est qu'il est bon pour toi. Tu sembles l'apprécier et lui a des sentiments pour toi. Commença-t-elle en prenant ses mains. Je n'ai jamais vu Nii-sama... aussi heureux que lorsqu'il est avec Yoichi (Fils de Byakuya et Hisana) et Hisana. Je suis désolé Nagi mais si tu as une opportunité d'être heureux alors saisit là car mon frère ne se tournera plus vers toi. Renji est contre cette idée, mais il ne peut pas vraiment comprendre dans quel état tu es à cause de ce rejet. Alors, Takayanagi, rejoint cet homme et je te souhaite d'être heureux avec lui.

Les larmes coulèrent sur les joues de Nagi et sa belle-sœur le prit dans ses bras.

- Je veux... je veux tenter une dernière fois et si là, il ne revient pas sur sa décision, je partirais.

- Pourquoi veux-tu te faire du mal, il...

- Je ne serai pas en paix si je n'ai pas tenté le tout pour le tout une dernière fois avant de partir. Je veux y aller sans regret le concernant.

Rukia le fixa longuement puis hocha la tête. Ils prirent la route ensemble le lendemain, cela, après avoir écouté les protestations d'Hanataro et Ulquiorra qui avaient peur que l'Alpha lui fasse quelque chose vu qu'il n'avait pas le droit de se rendre à la capitale. Takayanagi n'avait plus rien à perdre donc une punition de plus ne l'effrayait pas. Ils arrivèrent en début d'après-midi et une profonde nostalgie se saisit du calice qui revenait, après tant de temps en ces lieux. En une dizaine de minutes, ils furent devant les marches de la maison et Nagi eut un sourire en constatant que les lieux n'avaient pas changé. Il monta les marches avec Rukia et les gardes à l'entrée furent surpris de le voir.

- Kuchiki-sama ! Dirent-ils en faisant la révérence.

- Est-ce que mon Alpha est présent ?

- Oui, Kuchiki-sama, mais nous avons reçu l'ordre de ne pas vous laisser entrer si vous veniez à revenir ici. Informa l'un d'entre eux.

Cette information ne surprit même pas le calice qui s'avança lentement vers eux.

- M'interdisez-vous sérieusement d'entrer dans ma propre maison ? Demanda-t-il d'une voix froide qui fit douter les gardes. Et si j'insistais, me brutaliseriez-vous pour respecter cet ordre ? Prendrez-vous vraiment le risque de blesser le calice de votre seigneur ?

Nagi vit la peur dans les regards des gardes qui ne savaient pas quoi faire.

- Ouvrez ces portes et n'en parlons plus ?

- Kuchiki-sama nous...

- C'est un ordre !

Après s'être regardé un moment, ils ouvrirent les portes, laissant entrer les deux calices.

- Ils interceptèrent un domestique qui les informa que Byakuya était dans son bureau.

Rukia alla dans l'un des salons pour l'attendre et Takayanagi se dirigea vers le bureau de son Alpha. Une fois sur place, il prit une grande inspiration et cogna. La réponse ne se fit pas attendre et il entra. Il n'avait jamais vu son Alpha aussi surpris qu'à ce moment, il ferma la porte derrière lui et se tourna pour lui faire face. Il vit de la colère se peindre sur son visage. Cela lui causa un pincement au cœur mais il ne le montra pas.

- Bonjour Kuchiki-sama. Dit-il calmement.

- Que fais-tu ici ? Ne t'ai-je pas dit que tu n'avais plus le droit de revenir. Dit-il en se levant pour venir vers lui.

Takayanagi ne flancha pas et maintint le contact visuel. Il put remarquer les cernes qu'ils y avaient sous les yeux de son Alpha et son air fatigué malgré la colère.

- Je devais vous parler mais cela ne servait à rien de m'annoncer vu que vous ne répondez jamais à mes lettres.

- Si je ne réponds pas, c'est qu'il y a une raison. J'espère que ce que tu as à dire est à la hauteur du risque que tu viens de prendre. Dit-il en s'arrêtant devant lui.

- Oui, ce que j'ai à dire est à la hauteur de ce risque.

- Alors parle. Ordonna-t-il semblant agacé.

- J'aimerais que vous reconsidériez votre décision. Dit-il après avoir pris une grande inspiration.

Il vit de la surprise se peindre sur le visage du chef du clan Kuchiki.

- Vous devez sentir les effets de notre séparation. Du peu que j'ai pu comprendre, cela risque d'empirer de jour en jour et je n'aimerai pas que cela se produise. Je n'aimerais pas qu'il vous arrive malheur par ma faute et je souhaiterais que tout redevienne comme avant entre nous. Je suis prêt à tout vous pardonner si vous accédiez à ma requête. Conclut-il sans avoir détourné le regard une seule fois.

- Et tu penses que c'est en débitant toutes ses inepties que je vais accéder à ta demande ? Je ne veux plus prendre des risques te concernant, tu nous as assez fait de mal comme ça.

- Je vous jure de nouveau sur mon honneur et sur celui de ma famille que je n'ai commis aucune des choses dont vous me reprochez. Vous me connaissez Kuchiki-sama. Après tout le temps que nous avons passé ensemble, vous devriez savoir que je ne poserais jamais de tels actes. Je vous aime tellement, comment pourrais-je essayer de vous nuire ?

- Si tu essaies de m'amadouer avec tes belles paroles c'est raté. Grogna-t-il.

- Vous ai-je déjà menti en tant d'années de mariage ? Dit-il en prenant sa main. Je vous aime Kuchiki-sama.

- J'en ai assez de t'écouter. Je serais clément te concernant aujourd'hui, tu ne seras pas puni pour avoir outrepassé un ordre.

- Kuchiki-sa...

- Suffit. Pars t'en que je suis encore de bonne humeur. Ne reviens plus jamais Takayanagi. Rien ne changera, je suis heureux comme je suis actuellement et je ne sacrifierais pas ce cadeau pour toi.

L'Alpha vit de la douleur dans le regard de son calice qui lâcha sa main. Cela faisait bien longtemps qu'il avait fermé son esprit et que son compagnon en avait fait tout autant. Il ne pouvait pas mesurer l'entendu de la douleur de ce dernier.

- Qu'il en soit ainsi alors. Dit Nagi d'une voix tremblante. Soit, je n'insisterai plus. Je vous souhaite d'être le plus heureux des hommes, Kuchiki-sama. Je vous remercie de m'avoir offert du bonheur pendant le court instant que nous avons passé ensemble. Dit-il avant de faire une révérence et de se retourner.

Avant de sortir, il se retourna une dernière fois.

- Adieu, Byakuya-sama. Dit-il alors que les larmes coulaient sur ses joues. C'est la dernière fois que je pleurerais pour vous et à cause de vous. Conclut-il avant de fermer la porte.

Un éclair de douleur vrilla le crâne de l'Alpha qui siffla de douleur. Cette conversation n'avait pas arrangé son morale actuel et au fond de lui, il avait l'impression que quelque chose s'était brisé. Pourquoi avait-il l'impression que cet « Adieu » n'était pas un simple au revoir ?