Takayanagi posa sa plume dans son encrier et relu une dernière fois la lettre qui était face à lui. Puis, il la plia et la mit dans une enveloppe avant de la sceller avec une bougie qu'il marqua de son sceau. Le vampire la déposa ensuite à côté des trois autres lettres puis soupira.
- Vous ne devriez pas y aller. Commanda Ulquiorra d'une petite voix.
Le calice posa son regard sur son donneur qui était assis à ses côtés.
- Vous n'avez aucune garantie avec lui, rien ne vous prouve qu'il ne soit pas en train de vous duper. Nagi-sama ne le rejoignez pas s'il-vous-plaît. Ajouta-t-il d'une petite voix. S'il vous arrivait quelque chose, je...
L'humain se mordit la lèvre et baissa la tête. Nagi lui sourit avant de passer une main dans ses cheveux.
- Je veux tenter ma chance, Ulqui. Je veux avoir la possibilité d'être heureux. Je ...
- Vous comptez y aller et me laisser derrière vous ! N'ai-je plus aucune valeur à vos yeux ?! Finit par crier le donneur en se tournant vers son vampire.
Nagi le regarda longuement avant de poser sa main sur celle tremblante de l'humain.
- Tu n'as pas à venir avec moi. Es-tu prêt à laisser Orihime derrière toi ?
Le Bêta vit les yeux de son humain s'écarquiller et il fit basculer sa tête sur le côté.
- Tu pensais je n'allais pas m'en rendre compte ? Je te connais Ulquiorra. Vous vous fréquentez depuis un moment et je sais que vous vous plaisez. Je m'en réjouis d'ailleurs, tu pourras vivre une meilleure vie et accessoirement te marier avec elle si tel est votre souhait. J'ai laissé des directives vous concernant à mes parents.
- Nous parlons de vous Nagi-sama, pas...
- Suffit, Ulquiorra. Cesse ce caprice, je vais y aller et rien de ce que tu me diras ne me fera changer d'avis.
Nagi se saisit de ses mains et entrelaça leurs doigts.
- Il est temps pour moi de tourner la page. Je n'ai plus ma place ici, tout est joué d'avance. Et nous n'y pouvons rien changer. Ulquiorra, commença-t-il d'une voix tendre qui fit frissonner celui-ci, j'ai un dernier service à te demander.
Le brun su déjà qu'il n'allait pas apprécier ce que son vampire allait lui demander. Le bleuté lui tendit les lettres dont il se saisit avec un regard interrogateur.
- Je voudrais que tu les transmettes à mes parents, Kuchiki-dono (Ginrei), Rukia et Kuchiki-sama trois jours après mon départ, s'il-te-plaît.
- Vous voulez avoir le temps de prendre le plus de distance possible avant qu'il ne vous cherche ?
- Je doute du fait qu'il me recherche mais je ne veux rien négliger. Concernant mes parents, j'ose espérer qu'ils comprendront mon choix. Au pire, tu leur raconteras l'entièreté de ce qui s'est passée.
- Vous me renvoyez chez vos parents ?
- Oui, avec Orihime et Hanataro. Je serais plus tranquille qu'en vous sachant auprès de ma famille.
Ulquiorra se rapprocha de son vampire et le tira pour qu'il puisse s'asseoir entre ses jambes après avoir redéposé les lettres sur la table. Il passa ses bras autour de son corps et enfoui sa tête dans le creux de son cou.
- J'ai tellement peur. N'y allez pas. Et si cela ne marchait pas.
- C'est que les dieux l'ont voulu ainsi. Je préfère encore mourir que de vivre et supporter cette situation.
L'humain se tut tout en resserrant son étreinte.
- Alors, j'ai... j'ai également une dernière requête à vous faire. Dit-il d'une petite voix.
- Laquelle ? Demanda Takayanagi en caressant du pouce les mains qui enserraient sa taille.
- Offrez... Offrez-vous à moi juste une fois, Nagi-sama.
Le vampire se figea avant de se retourner dans les bras de l'humain pour croiser son regard. Ce dernier soutint celui-ci sans flancher et le calice reporta son attention devant lui, fixant la table basse.
Takayanagi ne s'attendait vraiment pas à cette requête. Il pensait qu'avec l'intérêt que son humain portait à Orihime, celui-ci aurait cessé de le désirer comme il avait fait pendant toutes ses années. Il n'avait jamais interdit à Ulquiorra d'avoir une aventure avec une humaine ou un humain, peu importe. Mais, son donneur n'avait jamais profité de cette occasion. Il lui était resté fidèle, lui accordant toute sa dévotion et son amour en sachant clairement qu'il ne pouvait pas répondre à ses sentiments.
- Ulquiorra, je...
- S'il-vous-plaît, Nagi-sama. Je sais que je vous en demande... sûrement trop. Mais, j'aimerais que vous accédiez à ma demande. Je vous aime et... je souhaiterais vous avoir entre mes bras juste une fois.
Il eut un long silence qui mit mal à l'aise le donneur. Le manque de réaction du vampire lui donnait l'impression qu'il avait fait une bêtise.
- Ce n'est pas une bonne idée, Ulquiorra.
Nagi sentit son humain se crisper dans son dos.
- Cela ne fera que nourrir ton désir pour moi. Tu supporteras mal notre séparation après. Mais, dit-il en se retournant dans ses bras, je peux t'accorder un moment mais nous n'irons pas jusqu'au bout
.
Il savait que sa proposition n'était pas meilleure mais, malgré le fait qu'entre Kuchiki-sama et lui il n'y avait désormais plus rien, il se voyait mal coucher avec son donneur. Il l'aurait sûrement fait s'il ne s'était pas marié car, Ulquiorra lui avait toujours plu. Mais présentement, il ne pouvait pas lui offrir plus. Cela compliquerait encore plus leur adieu. Pendant tout ce temps, l'humain avait fixé son vampire sans rien dire puis s'était penché pour l'embrasser. Nagi y répondit alors qu'Ulquiorra défaisait son kimono. Le Bêta frissonna lorsque les mains glacées de son humain passèrent sur son torse avant de mettre un terme au baiser pour se redresser. Le donneur lança un regard interrogateur puis posa ses mains sur sa taille lorsqu'il s'assit à califourchon sur lui.
CCC
Le jour suivant, qui était le jour du départ, Takayanagi se leva de bonne heure et lança un regard tendre à son donneur qui était allongé à côté de lui. Il le fixa un long moment puis se leva pour s'apprêter. A son retour dans la chambre, Ulquiorra était déjà réveillé et le fixait sans rien dire. Le vampire essaya de lui sourire mais il ne réussit qu'à esquisser une grimace. Il se dirigea vers son sac qu'il avait apprêté la veille et au moment où il s'en saisit, quelqu'un cogna à la porte. Il demanda à celui-ci d'entrer et sans grande surprise, c'était Hanataro qui venait déposer le petit-déjeuner ainsi qu'un sac contenant de la nourriture. Son ami le salua puis posa le plateau sur la table basse et le sac sur le fauteuil. Il se tourna ensuite vers son seigneur.
- Bonjour Nagi-sama. Vous semblez aller mieux qu'hier. La marque vous fait-elle mal ?
- Bonjour Hanataro. Oui, mais la douleur est supportable. Répondit le vampire en se dirigeant vers la table pour voir le menu.
Il profitait de son dernier repas avec son ami et son humain, après cela, il devait quitter définitivement sa vie de calice. Ces derniers virent s'asseoir avec lui, le fixant pendant qu'il se sustentait.
- Vous êtes sûr qu'il viendra ? Demanda Hanataro d'une petite voix.
- Pourquoi me mentirait-il ? Rétorqua le vampire sans le regarder.
Malgré le fait que son ami était pour qu'il rejoigne Grimmjow, il ne cessait de s'inquiéter car ils ne le connaissaient pas et il avait peur.
- Ne t'inquiète pas Hanataro, qu'est-ce qui pourrait m'arriver de pire que ce je suis en train de vivre ?
L'humain ne répondit pas, continuant de fixer le vampire. Après avoir fini de manger, Nagi les remercia pour le repas avant de demander à Hanataro de réunirent le personnel. Il tenait à tous les remercier avant de partir. Le serviteur hocha la tête avant de quitter la pièce. Le calice reporta son attention sur son donneur qui avait la tête baissée. Il passa sa main dans ses cheveux avant d'embrasser son front.
- Je suis heureux que tu aies fait partie de ma vie, Ulquiorra. Tu es, sans aucun doute, le plus beau cadeau que j'ai reçu dans cette vie. Dit-il avec un sourire sincère. Je t'aime énormément Ulqui. J'espère que tu trouveras au fond de toi la force pour pardonner mon geste.
L'humain ne répondit rien à la fin de la tirade du Bêta mais le prit dans ses bras, l'entraînant dans une étreinte désespérée. Takayanagi caressa sa tête ainsi que son dos pour le calmer. C'est à cet instant que la porte s'ouvrir, laissant apparaître Hanataro.
- Ils sont tous réunis dans la cour devant la maison, Nagi-sama.
- Merci, Hanataro.
Après s'être décollé d'Ulquiorra qui avait fini par verser des larmes, il récupéra les deux sacs en se dirigeant vers la porte. Le domestique le soulagea de ses bagages et avant de fermer la porte, Nagi se retourna une dernière fois vers son donneur.
- N'oublie pas Ulquiorra. Malgré la rancœur que tu ressens envers Kuchiki-sama, tu dois lui faire parvenir cette lettre dans trois jours.
Le donneur ne répondit pas et il ferma la porte. En chemin vers la cours, le vampire avait pris soin de remercier son ami qui l'avait soutenant dans tous ces malheurs. Ils s'étaient étreints et l'humain lui avait souhaité le meilleur. Une fois dans la cours, tous le saluèrent et il laissa courir son regard sur toute l'assemblée qui le fixait avec curiosité. Alors, il les remercia tout d'abord pour le soutien qu'il avait reçu de leur part. Ensuite, il leur annonça qu'il partait vers un nouveau rivage après son entretien avec eux et enfin qu'il aimerait que personne ne communique cette information.
- C'est parce que je vous respecte énormément et j'ai une grande estime envers vous que je vous préviens de mon départ et de sa cause. Je ne vous apprends rien, vous avez tous assisté à ma descente aux enfers.
Il voyait les larmes dans les yeux de certains mais il se mit une gifle mentale pour ne pas se laisser aller à sa tristesse.
- Je ne peux plus supporter cette situation, je ne tiendrai pas longtemps. Je ne vous demande pas d'approuver mon choix mais de le comprendre, vous qui avez assisté aux premières loges à mon malheur. Je...
- Il y a-t-il quelqu'un d'autre ?
Nagi fut pris de court par la question avant de poser son regard sur Miyako. Tout comme Hanataro, elle était une des domestiques qui avait été le plus impliqué dans cette affaire. Et il se voyait mal lui mentir. Alors, il se contenta de soupirer et cela fit office de réponse ce qui étonna certains et rassura d'autres.
- Est-ce la personne avec qui vous allez chasser ? Demanda Kinosuke.
- Vous semblez bien informé à ce que je vois ? Dit le vampire irrité en croisant les bras.
Cela fit rire l'assemblée qui se réjouissait de pouvoir chahuter leur seigneur une dernière fois.
- Nous vous souhaitons le meilleur Nagi-sama. Nous espérons tous que vous trouverez le bonheur à ses côtés. Dit Orihime avec un grand sourire.
- Merci Hime.
Tous lui souhaitèrent le meilleur puis après les adieux, il se dirigea vers la forêt suivit d'Hanataro et Orihime. Une fois aux orées de la forêt, il se retourna vers la jeune femme et lui prit les mains.
- Prends soin d'Ulquiorra, Hime. Je te le confie. Il est actuellement chamboulé et il aura besoin d'une épaule sur laquelle s'appuyer. Je sais pour vous deux et vous avez ma bénédiction.
Le vampire vit la jeune femme rougir puis détourner le regard.
- Puis-je compter sur toi, Orihime ?
- Oui, Nagi-sama ! Je prendrais soin de lui quelque soit les circonstances car je l'aime de tout mon cœur.
Nagi sourit face à cette révélation et embrassa la jeune domestique sur la joue.
- Je vous souhaite d'être heureux tous les deux.
Orihime hocha la tête puis il se tourna vers Hanataro pour récupérer ses sacs. Après un signe de la main, il s'enfonça dans la forêt. Plus, le vampire s'éloignait de cette maison, plus il avait l'impression que des poids étaient ôtés de ses épaules. Il avait actuellement mal mais ne se concentrait pas dessus tant il était perdu dans ses pensées. Le calice arriva bien vite sur le lieu de rendez-vous et ne fut pas surpris de croiser le regard de la panthère-garou. Il vit un sourire triomphant étirer ses lèvres alors qu'il se redressait pour se diriger vers lui. Grimmjow le surprit en le prenant dans ses bras et il hésita un long moment avant de répondre à son étreinte.
- Merci, je te promets que je m'occuperai bien de toi.
Le vampire ne répondit pas, profitant de l'étreinte réconfortante. Ils se détachèrent l'un de l'autre après un moment avant que la panthère ne se saisisse de ses bagages. Il se saisit de la main du vampire et le guida vers un rocher contre lequel, il s'assit, entraînant le Bêta à sa suite, le faisant s'asseoir entre ses cuisses. Grimmjow enlaça Nagi après avoir posé ses affaires.
- Nous allons commencer. Dit-il en embrassant la nuque du vampire qui frissonna. Je ne sais pas avec exactitude combien de temps il faudra pour que ma marque soit complètement ancrée en toi et efface celle de l'autre minable.
Un grognement et un regard noir le dissuadèrent de continuer sur cette lancée mais il en fit fi.
- Je vais te mordre et te marquer. Dit-il sans pour autant cesser ses caresses pour le détendre. Tu vas avoir mal, très mal. Tu auras envie de mourir plutôt que de supporter ça, mais n'oublie pas que tu n'es pas tout seul. Je serais là, je te soutiendrais. Tu vas être malade ce qui est un processus normal mais d'ici quelques jours tu iras mieux. Je nous déplacerai de temps en temps car nous devons arriver au plus vite. Ton ancien compagnon se lancera sûrement à ta recherche lorsqu'il comprendra. Nous devons mettre de la distance.
- D'accord. Répondit simplement le vampire en caressant, du pouce, l'avant-bras de la panthère-garou.
Il eut un long moment de silence puis Grimmjow resserra fortement son étreinte pour le maintenir.
- Je suis désolé. Dit-il avant de le mordre, arrachant un hurlement au vampire.
CCC
Byakuya était en pleine réunion diplomatique. Depuis le départ de son premier calice, il avait ce poids qui ne voulait pas quitter sa poitrine. Il avait un mauvais pressentiment qui persistait qui l'empêchait de dormir. Associé à ce maudit mal de tête, il avait gagné le ticket de la malchance. Il envisageait même de boire des somnifères pour l'aider à trouver le sommeil. Alors qu'il écoutait attentivement ce qu'Aizen était en train de dire, des démangeaisons dans tous son corps commencèrent à l'interpeller mais il les ignora. Au fil des secondes, celles-ci se firent de plus en plus présentent puis devinrent douloureuses. Son mal de tête s'accentua puis il eut de plus en plus de mal à respirer alors que ses oreilles sifflaient. Il sentit une main se poser sur son épaule et tourna la tête pour croiser le froncement de sourcils et le regard inquiète de Renji.
- Vous allez bien, Kuchiki-Taicho ?
Au moment où il voulut répondre, une violente douleur traversa sa tête lui arrachant un grognement. Il ferma les yeux et posa une main sur celle-ci puis y posa l'autre lorsque la douleur persista. Il n'entendit pas les appels de son second ni ne vit les regards interrogateurs ou inquiets de ses alliés. Rien n'avait plus d'importance que cette douleur et l'impression qu'il avait de la lave qui coulait dans ses veines. Le chef du clan Kuchiki ne put tenir plus longtemps et sombra lentement dans l'inconscience.
- Takayanagi. Murmura-t-il avant de s'évanouir.
CCC
Byakuya ouvrit lentement les yeux et fixa le plafond face à lui. Il prit vite conscience de son corps à cause de la douleur atroce qui le parcourait, ne lui accordant aucun répit. Il frissonna avant de tourner la tête vers Hisana qui, allongé à côté de lui, dormait avec une expression tourmentée sur le visage. Il la fixa longuement et leva la main pour la passer sur le visage endormi. L'Alpha grimaça avant que ses pensées ne se dirigent vers son premier calice. Il lui était arrivé quelque chose. Quelque chose de grave car il ne sentait plus leur lien. Une certaine angoisse se saisit de sa personne. Qu'était-il arrivé à son calice ? Byakuya sortit de ses pensées en entendant la porte s'ouvrir. Il reporta son attention sur le nouvel arrivant et croisa le regard de sa petite-sœur.
- Byakuya-Nii-sama je suis si heureuse de vous savoir réveiller. Dit-elle en se rapprochant rapidement de lui.
Rukia s'assit sur la chaise près du lui et se saisit de la main de son frère.
- Vous sentez-vous mieux ?
- Pas vraiment mais c'est supportable. Dit-il. As-tu des nouvelles de Takayanagi ? Demanda-t-il.
Il vit sa petite-sœur arborer un regard triste puis détourner le regard. Le cœur de l'Alpha s'accéléra face à cette réaction avant qu'il ne serre la main du calice.
- Dit moi Rukia. Que lui est-il arrivé ? Demanda-t-il avec une certaine panique.
- Vous venez de vous réveiller après quatre jours d'inconscience. Vous devez vous reposer Nii-sama.
- Rukia. Grogna-t-il.
Le calice se mordit la lèvre puis hésitante, sortie une lettre de son Kimono. Elle la lui tendit et Byakuya s'empressa de s'en saisir. Il reconnut immédiatement le seau de son calice et tenta de se redresser, vite aidé par sa petite-sœur. Une fois installé, il ouvrit la lettre et en sortit son contenu.
Byakuya-sama,
Nous voici donc face à ce moment tant attendu de vous, et tant redouté de moi. Je ne voulais pas que notre histoire se finisse de cette façon, mais cela ne peut plus continuer ainsi ! Alors, je vous écris cette ultime lettre qui devrait être, à vos yeux, une belle et dernière déclaration d'amour.
Bien sûr, cela n'est pas facile pour moi de vous dire adieu, car mon cœur est blessé et mes yeux sont noyés par les larmes. Mais, je comprends que vous n'ayez plus de sentiments pour moi. Je comprends que je vous ai perdu en tant que compagnon !
J'ai résisté avec l'espoir que vous reviendriez de nouveau auprès de moi, mais j'ai constaté, avec amertume, que cet espoir était vain. Je ne peux continuer de supporter cette situation. Je ne tiendrai pas bien longtemps si je m'obstine à persister sur cette voie. Alors, j'ai décidé de partir. Je ne veux pas être une tâche sur le joli tableau qu'est désormais votre vie.
Merci pour tout le bonheur et pour toute la joie que vous m'avez apportée. Je garderai à jamais gravé en mémoire toutes les belles choses que nous avons vécues ensemble ; vos sourires et cette attention particulière que vous n'aviez qu'à mon égard. Je vous aime de tous mon être Byakuya-sama et je ne pense pas que je pourrais aimer de nouveau comme je vous ai aimé.
Comme dernière requête, je souhaiterais que vous envoyiez Ulquiorra, Hanataro et Orihime auprès de ma famille. J'ai déjà fait parvenir ma requête à mes parents. Mon père entrera, sûrement, bientôt en contact avec vous. Ne vous inquiétez pas, je l'ai supplié de ne pas s'en prendre à vous à cause de mon choix et j'ose espérer qu'il accédera à ma requête.
Je vous souhaite d'être heureux Kuchiki-sama et une fois encore, veuillez me pardonner de n'avoir su répondre à vos attentes et vous offrir tout ce que vous désiriez de moi.
Sur ce, Adieu Byakuya-sama.
Adieu, l'unique que j'aime.
Le chef du clan Kuchiki dut relire une seconde fois cette lettre avant de prendre pleinement conscience de son contenu. Il n'arrivait pas à croire ce qui était écrit. Son calice ne pouvait pas lui avoir fait ça. Il ne pouvait pas, il n'avait pas le droit. Takayanagi ne pouvait être parti. C'était impossible. Ses mains se mirent à trembler alors qu'il fixait les derniers mots de cette lettre.
- Que l'on prépare ma monture, je...
- Nii-sama, Nagi ne s'y trouve plus. Informa Rukia d'une petite voix.
Byakuya se figea avant de poser son regard empli d'incompréhension sur sa sœur.
- Il est parti. Dit-elle alors que les larmes roulaient sur ces joues.
- C'est impossible. Je vais aller lui parler et...
- Renji est déjà sur place. Il m'a informé qu'il y resterait le temps des recherches.
L'Alpha reçu cette nouvelle comme une gifle et il resta à fixer, sans un mot, sa petite-sœur. Puis, tout ce qu'il avait fait à son compagnon lui revint en tête. Absolument tout et une boule se forma dans sa gorge alors que ses yeux s'humidifiaient. Il se rappela des regards tristes et désespérés, de la douleur qu'il ressentait à travers leur lien, de la souffrance mentale et physique qu'il lui avait infligé. L'Alpha voyait encore son compagnon le supplier à genoux de ne pas l'abandonner. Il voyait encore la douleur morbide qu'il avait vu dans le regard de son calice. Il voyait le regard éteint de ce dernier lorsqu'il était partit après leur dernière entrevue.
Comment avait-il pu traiter son trésor ainsi ? Comment n'avait-il pas remarqué que ses actes à son encontre étaient allés si loin ? Comment ? Comment ?
- Je dois le retrouver. Affirma Byakuya d'une voix tremblante en repoussant les couvertures, réveillant Hisana dans la même foulée.
- Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle d'une voix endormie mais interrogative.
- Nii-sama, vous n'allez pas bien, laissez Renji s'en charger et reposez-vous. Commanda une Rukia paniqué en le voyant se redresser difficilement.
- Comment veux-tu que je me repose alors que mon calice est quelque part dans la nature sans protection et en proie à n'importe quel danger. Dit Byakuya dans un grognement alors que ses yeux avaient viré au fluorescent.
- Mais...
- Vous n'irez nulle part et sûrement pas pour aller rejoindre l'autre erreur de la nature. Siffla Hisana mécontente.
L'Alpha se figea avant de tourner lentement, très lentement son regard colérique vers son second calice qui avait les bras croisés. Lorsque leurs regards se croisèrent, le calice sut immédiatement qu'elle n'aurait pas dû dire cela.
- Qui penses-tu être pour t'interposer entre mon calice et moi ?
- Byakuya-sama... essaya-t-elle de dire mais elle fut interrompue.
- Silence ! Tout ça c'est de ta faute ! Je ne l'aurais jamais traité ainsi si tu...
- Nii-sama, cela n'a pas d'importance actuellement. Dit Rukia en voulant éviter le pire car son frère était énervé. Vous devez vous reposer. Renji fait de son mieux de son côté pour le retrouver.
L'Alpha fixa sa cadette avant de leur demander de sortir. Toutes les deux hésitèrent en échangeant un regard avant de s'exécuter. Assit sur le lit, Byakuya fixait le sol, des images éprouvantes parcourant son esprit. Il se baissa en passant ses mains dans ses cheveux avant de murmurer.
- Qu'ai-je fait ?
